Information Participative

Ce blog est le cheminement collectif, depuis le 1er mai 2009 à l’initiative de Médias-Citoyens-Diois (MCD association loi 1901) et du Conseil Local de Développement du Pays Diois, soutenue par la Région Rhône-Alpes, d' un service public local d’informations et d’échanges avec la population. Outil par et pour les habitant(e)s du Diois, comme du Val de Drôme, au service de nos deux territoires, il est ouvert à chacune et à chacun, individus, associations, institutions et élus. Pour envoyer une information nous avertir d'un sujet de reportage, nous faire parvenir une brève de votre village ou un article … un simple mail (mediascitoyensdiois@gmail.com ou rubrique « Nous écrire »). Vous avez la possibilité de rejoindre l’association MCD et de devenir contributeur bénévole permanent…Rien de plus simple : faites vous connaître par un simple mail d’intention. En retour nous vous ferons parvenir les modalités pratiques (codes d’accès contributeurs, conditions d’adhésion…) et nous pourrons vous aider (entraide, formations…) à lire et comprendre les médias, à rédiger un article, réaliser un enregistrement audio ou tourner et monter une courte vidéo.

Une page "débats" avec des articles de fond est ouverte sur :

http://mediascitoyensdioisdebats.blogspot.com

lundi 20 février 2012

Agenda Biovallée : un territoire vivant et désirable...

Pour un territoire viable, vivant, vivable, solidaire et désirable
« Développer une éco-citoyenneté en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial. Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre »   et « vivre bien » sur le territoire et sur la planète. Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale et humaine. Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientes et consciencieuses (on dit conscientisantes dans l’éducation populaire), à structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes et humanistes à travers des actions locales. Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé. Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques. Engendrer une solidarité pour un projet commun de territoire vivant et de "haute qualité humaine". Valoriser l’Agriculture Biologique et ses déclinaisons (filières, transformation, commercialisation, etc…) à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques. Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante. Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées. Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie » précisait Thierry Geffray, président de la Communauté des Communes du Diois dans son discours inaugural en 2008. Et tout cela sans culpabiliser personne et éviter tout catastrophisme qui mène au fatalisme. Voila le travail de toute une année qui suit les Rencontres de Die. Que 1000 fleurs s’épanouissent… Ecologie au Quotidien propose, anime, facilite ou promeut ces 11 rendez vous sur notre Région.
Agenda des six prochains mois 2012.
11 Actions concrètes et rendez vous sur le territoire :
. 24, 25, 26 février : Salon Primevère à Lyon.
. 2 mars : Biovallée un jardin des abeilles à Eurre.
. 08 et 10 mars : Journées citoyennes et solidaires du Val de Drôme à l’ Ecosite de Eurre.
. 11 mars : chaîne humaine contre le nucléaire aux Tourettes de Montélimar (pour les Diois).
. 31 mars et 01 avril : Forum éco-mobilité dans la Vallée de la Drôme par le CLD Vallée de la Drôme.
. 7 et 8 avril : Forum des Utopies à Aix les Bains.
. 22 avril : Fête de la Terre à Vercheny.
. 11 et 12 mai : Voyage en Biovallée, découverte de notre territoire par les Communautés de Communes.
. 13 mai : Fête de la Nature sur le canton e Luc en Diois (S.I. Luc)
. 26 et 27 mai : paroles de résistance aux Glières.
. 15 juillet : Journée de la Jeunesse aux Amanins.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

L' OMS manipulée par l' industrie pharmaceutique...


L'OMS sous influence de l'industrie pharmaceutique
L'Organisation mondiale de la santé a-t-elle été manipulée par les grands laboratoires pharmaceutiques ? Depuis des mois, les conclusions d'un rapport consacré à la recherche sur les maladies négligées dans les pays en développement alimente les soupçons. Face à la menace d'un scandale, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, a annoncé le 20 janvier qu'une enquête était en cours et que l'immunité diplomatique des membres du groupe d'experts chargé de rédiger le rapport, serait s'il le faut, levée. Mais deux mois plus tard, il est toujours impossible pour les médias d'obtenir le moindre détail sur l'affaire.
Contactée par Le Monde, la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb répond que "le docteur Chan a promis qu'elle informerait les Etats membres des résultats de l'investigation lancée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra du 17 au 21 mai 2010." Quant au rapport final qui devrait être prêt le 13 mai, juste avant l'Assemblée, personne ne sait encore ce que sera son contenu, ni si les propositions qui semblent déranger la Fédération internationale des fabricants de médicaments (l'IFPMA) y figureront.
Tout a commencé, le 8 décembre 2009. Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la pandémie de grippe A (H1N1), un rapport confidentiel de l'OMS consacré aux maladies des pauvres, ces "maladies négligées" dont les grands laboratoires pharmaceutiques se désintéressent faute de pouvoir en tirer des profits, était mis en ligne par Wikileaks, site spécialisé dans les documents sensibles.
Ce rapport, rédigé par un groupe d'experts de l'OMS, et fruit de sept ans de réflexions, devait proposer des solutions pour remédier à cette situation qui se traduit par des millions de morts dans les pays en développement chaque année. En annexe de ce rapport de 111 pages "fuitaient" aussi quatre documents dont un étonnant mail rédigé le 1er décembre 2009 par la IFPMA qui compte parmi ses membres les plus gros laboratoires de la planète.
On y apprenait que l'IFPMA avait pu consulter en primeur le brouillon du rapport, reçu de manière "confidentielle", et faire ses commentaires. Dans un texte de deux pages, le lobby pharmaceutique passe en revue les bons et les mauvais points. Il juge ainsi problématique la proposition du Brésil d'instaurer une taxe sur les profits des industries pharmaceutiques censée rapporter 160 millions de dollars (120 millions d'euros) par an.
L'IFPMA s'interroge également sur la solution d'une "communauté de brevets", lancée par Unitaid, l'initiative internationale visant à faciliter l'accès aux traitements contre le sida par des financements innovants. Ce système permet une gestion collective des droits de propriété intellectuelle afin de faire baisser le prix des médicaments.

A la lecture de ces "fuites", la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet avait rédigé un éditorial au vitriol accusant le lobby pharmaceutique de "saboter le travail du groupe de travail de l'OMS", et affirmait qu'on ne devrait plus lui permettre "de rançonner les pauvres du monde."

Les commentaires de l'IFPMA auraient pu en rester là, si ce travail de lobbying n'avait pas été suivi d'effets, quelques semaines plus tard. Le 18 janvier 2010, lors d'une réunion à Genève du Conseil exécutif de l'OMS qui compte 34 représentants de pays, un rapport de synthèse de 19 pages était remis aux participants, reprenant seulement une petite partie des conclusions du rapport qui était sorti sur Internet. Exit la fameuse idée brésilienne d'une taxe sur les bénéfices des industries pharmaceutiques, supplantée par des mesures de financement traditionnelles. Disparues la plupart des mesures innovantes qui s'attaquaient au système de propriété intellectuelle tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
Depuis des années, les grands laboratoires pharmaceutiques expliquent que pour financer la recherche et le développement de nouvelles molécules, processus très coûteux, seul le système des brevets, qui permet de bénéficier pendant vingt ans d'un monopole sur un nouveau médicament, est optimal. Les partisans d'une rupture préconisent au contraire des mécanismes qui permettraient de séparer le problème des coûts de la recherche, de celui du prix des médicaments, et de réconcilier l'innovation et l'accès aux médicaments.
En découvrant ce rapport de synthèse épuré, certains experts de l'OMS sont sortis du bois. Dans un mail adressé le 16 janvier aux membres du Conseil exécutif, la sénatrice colombienne Cecilia Lopez Montano dit sa colère d'avoir été "utilisée pour légitimer un processus" auquel elle estime n'avoir pas pleinement participé comme la majorité de ses collègues experts. Elle raconte avoir assisté à deux réunions et avoir demandé que les questions liées à la propriété intellectuelle sur les médicaments soient discutées en priorité. "A ma surprise, j'ai constaté un grand empressement à éviter les discussions sur ces sujets", écrit-t-elle. Pour les ONG, le choc a aussi été grand. Thiru Balasubramanian de Knowledge Ecology International (KEI) attend la suite des événements. Sans se faire d'illusions. "Quand la fuite a eu lieu, il était impossible d'étouffer le scandale" estime-t-il.
Agathe Duparc
Maladiés négligées
Des pathologies délaissées
Les maladies négligées menacent plus de 400 millions d'individus dans le monde.Sur les 1 556 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1975 et 2004, seuls 21 (1,3 %) ont été mis au point pour des maladies tropicales et la tuberculose, alors qu'elles représentent 11,4 % des maladies dans le monde.
Leishmaniose viscérale (LV)
Deuxième parasitose mortelle après le paludisme, elle fait 500 000 nouveaux cas par an et menace 200 millions de personnes dans 62 pays.
Maladie du sommeilMortelle sans traitement, cette maladie menace 50 millions de personnes dans 36 pays en développement.
Maladie de Chagas
Due à un parasite, elle sévit en Amérique latine : 8 millions de personnes sont infectées et 100 millions y sont exposées dans 21 pays.
Ulcère de BuruliIl
"fait partie des maladies tropicales les plus négligées, alors qu'il peut être traité", selon l'OMS.
Un groupe de travail international de 23 experts
Le groupe de travail chargé de rédiger le rapport sur le financement de la recherche-développement - en particulier sur les maladies négligées - est composé de 23 experts, auxquels s'ajoute Philippe Douste-Blazy, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur le développement des financements innovants. Il a été créé en 2008 à la suite de travaux débutés en 2003. La version finale du rapport sera présentée en mai, à l'issue d'une consultation publique en ligne. Les Etats membres ont jusqu'au 5 avril pour présenter leurs remarques. Le rapport est consultable sur le site de l'OMS (www.who.int).

D' une résistace créative à une vision transformatrice...


Etre heureux, un acte de résistance…
Devant 300 invités, rebondissant sur la notion de sobriété heureuse et de coopérateurs ludiques, aux Rencontres de l’ Ecologie de Die ce 06 février 2012, le philosophe et économiste Patrick Viveret fait le lien entre crise et mal de vivre pour nous proposer son nouveau "rêve", et nous montrer la voie vers une stratégie transformatrice nécessaire.
"Il existe des éléments communs aux différentes facettes de la crise économique, écologie, financière, sociale, culturelle que nous vivons : ce sont la démesure et le mal de vivre.
La crise écologique est bien le résultat d'une démesure productiviste. Tout comme cette démesure est au coeur de la question sociale et de l'accroissement des inégalités.
Lorsque, selon les chiffres officiels des Nations Unies, les 225 personnes les plus riches de la planète, les Ultras-Riches comme on les appelle, possèdent l'équivalent de fortune et de revenus de 2 milliards et demi de personnes, on prend alors conscience du cocktail explosif que cela peut représenter et surtout qu'il n'y a pas de vivre ensemble possible dans une société où il y a un tel éclatement des conditions sociales. Et pourtant, cette démesure fait système, elle est considérée comme normale. Si l'on ne traite qu'une facette de la crise - en tentant de gérer la crise financière, on a finalement traité le symptôme et non la cause -, il y a une fuite en avant de ce côté, pour une fuite en arrière au niveau écologique et social (car on va prétendre qu'il n'y a plus d'argent pour gérer ces problèmes-là).
Notons que la démesure est aussi à l'origine de la chute de l'URSS : car elle n'intervient pas qu'un niveau de la captation des richesses, mais peut aussi avoir pour objectif la captation du pouvoir, ou celle du sens comme vont tenter de faire les intégrismes lorsqu'il prétendent qu'ils détiennent la Vérité...
En fait, cette démesure montre un dysfonctionnement majeur. Et derrière elle, il y a en réalité le prix du mal de vivre. En 1998, le Rapport Mondial pour le Développement Humain montraient que les sommes nécessaires pour les besoins vitaux de l'humanité étaient de 40 milliards de dollars supplémentaires par rapport aux 40 milliards déjà en circulation. Or à l'époque, on dépensait déjà 10 fois plus, rien que pour les budgets publicitaires (soit 400 milliards de dollars...). Aujourd'hui, le budget annuel de la publicité mondiale est de  1 400 milliards de dollars ! L'argent ne manque pas, il est mal employé. Quant à l'économie de la drogue, elle est également dix fois supérieure aux sommes nécessaires pour que l'on puisse subvenir aux besoins vitaux de tous les humains. Et celle de l'armement est, quant à elle, vingt fois supérieure... Or publicité, drogue, armement, sont tous trois des éléments qui font partie de la gestion du mal-être.
L'armement est au service de la gestion de la peur et des processus de domination. Quant à la publicité, elle est sur un registre compensateur par rapport aux dégâts que nos sociétés produisent : l'absence de vie intérieure, de sérénité. Au service d'une société de consommation que l'on pourrait davantage intituler société de consolation... Ces dépenses somptuaires de la publicité sont là pour nous faire oublier, nous divertir au sens Pascalien du terme, par rapport à la réalité de nos sociétés où nous vivons en constante rivalité avec la nature, les autres ou pire, nous-même. Elle tente de nous faire croire qu'une croissance dans l'ordre de l'être peut s'obtenir grâce à une croissance dans l'ordre de l'avoir. Ce qui est bien sûr totalement illusoire, et générateur de frustration, donc de désir de nouvelles compensations... Alors, le toujours plus des uns va produire du toujours moins des autres : le mécanisme d'accumulation finit par aboutir à des situations de rareté artificielle.
Or il y a une grande différence entre le besoin et le désir. Le désir est de l'ordre de l'illimité, car lié à la conscience de mort. Si nous faisons un mauvais usage de cette énergie puissante, cela peut causer beaucoup de dégâts. Et si l'on prétend traiter notre désir illimité dans l'ordre de l'être par une production dans l'ordre de l'avoir, on produit au final de la misère et du mal-être. Le phénomène de la démesure est ainsi lui-même dû à du mal-être et du mal de vivre (puisque lié à notre angoisse de mort). On peut donc comprendre qu'en posant des limites du côté de la simplicité et de la sobriété, on intervient aussi sur la joie de vivre. La question du bien-vivre va donc de pair avec la condition de sortie de modes de croissance infinie et de la démesure.
Dans les stratégies positives de sortie de crise, la question du bien-vivre est fondamentale. Sous l'impulsion des peuples indigènes, ces questions du bien-vivre ont été mises en lien avec la notion de bien commun de l'humanité. Contre les logiques prédatrices. Elles nous interrogent : qu'est-ce qui fait que nous désirons vivre, que nous vivons debout ? Une personne qui se retrouve en faiblesse d'énergie (en dépression par exemple) va tenter d'en spolier un autre. Une communauté en perte d'énergie, de sens, va également chercher à usurper cette énergie à l'extérieur, et entrer dans une logique de guerre. Mais il peut y avoir un autre accès à l'énergie : l'autre forme d'énergie ne se fait pas contre autrui, c'est la joie de vivre.
Il importe aujourd'hui de sortir du couple excitation-dépression pour accéder au couple densité-sérénité : nous vivons dans une société maniaco-dépressive où même les marchés financiers alternent panique ou euphorie... L'on constate également ce phénomène dans la politique, les médias, le sport... Il met tout le monde dans un état de déséquilibre qui va nous tourner à la fois vers la démesure et une illusion d'intensité de vie. Ce couple maladif est à la fois source de frustration et de violence, même s'il nous permet de reconnaître que les humains ont un désir d'intensité.
Mais il est possible de vivre un tel désir dans la sérénité : c'est lorsque nous sommes dans la joie de vivre. Intensité et sérénité deviennent complémentaires. Le plaisir est alors un indicateur majeur, il nous enseigne sur l'art de vivre à la bonne heure. Quand nous sommes vraiment bien, nous sommes là.
Les acteurs qui veulent vivre dans cette logique transformatrice et non compensatrice doivent être vigilants à trois éléments, indissociables - le Rêve de Patrick Viveret ! - :
- R pour résistance créative ;
- E pour expérience sociale (et donc incarnation immédiate du projet) ;
- V pour vision transformatrice
.

Etre heureux est un acte de résistance : le mal-être est au coeur des systèmes de domination. Les choses ne pourront évoluer que pour autant nous changeons nous-mêmes nos postures de vie, notre rapport au pouvoir, à la santé... Il n'y a pas que la peur et l'impuissance qui soient contagieuses : la joie l'est également. Cette capacité à nous mettre debout, à vivre intensément nos propres vies est un axe de transformation, qui va permettre de relier les multiples énergies transformatrices : il s'agit d'une oeuvre de tissage destinée à construire une mosaïque de vie, contraire aux logiques mortifères qui nous entourent. Les transformations personnelle et sociale doivent être menées conjointement. Afin de tenter de ne pas passer à côté de l'essentiel. Et d'aller vers l'audace de vivre.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

dimanche 19 février 2012

7 minutes de souvenirs apres le décès de Whitney Houston...

http://www.youtube.com/watch?v=KUh0Z0ilTjs&feature=related

Luc en Diois : Fête de la Nature.ce 13 mai 2012


Manifestation organisée par : 
Office de Tourisme du pays Diois - 
bureau de Luc-en-Diois
Participez à l'expo-photos de la Fête de la Nature
Thème précis de l'exposition : "  L’eau, sa faune et sa flore des sources de la Drôme au Claps".
Tous les photographes amateurs ou professionnels sont invités à venir exposer sur ce sujet à l'occasion de la Fête de la Nature qui aura lieu du 9 au 13 mai.
Pour participer à l- exposition photo, Il faut réaliser de une à dix photos sur ce sujet.
Elles seront sélectionnées par la commission culturelle du S .I.
IMPERATIF : Photos tout format à partir de 15X21, collées sur carton permettant l- accrochage.
Dépôt des photos au plus tard le 15 avril 2012.
Une enveloppe timbrée devra être jointe pour le retour ou si non les photos pourront être récupérées au S.I. après l- expo.
Merci de nous faire passer vos photos avant le 15 avril.
Merci d’accorder quelques instants d’attention sur ce programme, à bientôt à Chanteduc
Nouveau rendez-vous à Chanteduc, seul ou avec des amis, en famille, en groupe :
Du 9 au 13 mai 2012,  6er édition nationale de la FÊTE DE LA NATURE et une première dans le Haut-Diois : 5 jours de contacts intimes avec la nature qui vous entoure, ateliers , Land’art,  découverte de l’habitat des castors, repas spectacles conviviaux et de la bonne humeur à partager.
Logement en chalet loisirs spacieux de 43m², WE  pour cinq personnes, mini semaine  5 jours/5personnes,…possibilité de demi-pension et pension complète
Cordialement,
Jean-Louis Berck, Gérant
CHANTEDUC : Centre de Vacances
Le Pontillard
26310 Beaurieres
04 75 21 46 59
À bientôt sur : www.chanteduc.fr
Visitez aussi notre blog : www.grand-gite-drome.blogspot.com

Rêver n' a jamais empéché la lutte...


Rêver n’a jamais empêché la lutte
SAMEDI La liste
Je me réveille ce matin avec le sentiment que j’ai quelque chose de très important à faire. Je me précipite sur ma dernière liste, notée sur les enveloppes de factures qui me font office de pense-bête : - Payer l’abonnement ELM Leblanc. - Appeler Hélène Morita - Passer chez le soldeur pour échange pantalon. - Acheter cadeau pour soirée pyjama de Lucie - Voir colo. Le dernier point m’alerte. Carlotta, ma fille, part en colo de ski dans une semaine et je ne me suis occupée de rien. Je saisis la liste «colo» et je prends conscience de mon insuffisance. Elle n’a pas de lunettes catégorie 3, pas de gants en cuir, pas d’après-ski. Je passe de liste en liste et tente d’établir une hiérarchie des choses à faire. J’embarque Carlotta direction Go Sport. Sur le chemin, elle me demande : «Ils mangent comment, les pauvres ?» Je lui parle de la soupe populaire et du froid. Elle me demande : «Nous, maman, on n’ira jamais à la soupe populaire ?» Je la rassure, désorientée par sa question. «Non, bien sûr que non, on n’ira jamais.» On sort du magasin avec tout ce qu’il faut.
DIMANCHE Pôle emploi
On annonce le redoux. J’aime le mot «redoux». Il était temps que l’on abandonne le froid, ce best-seller de l’information. Mais aujourd’hui, j’ai beau penser qu’il va faire chaud, je suis transie. J’ai oublié de fermer la fenêtre avant de sortir. L’appartement est une glacière. Je pense facture GDF et ma fille refuse d’enlever son manteau. Mauvais début de soirée. L’ordinateur m’indique que j’ai reçu des messages. Parmi eux, un courrier de Pôle emploi (ILS écrivent le dimanche). J’ai beau avoir retrouvé un travail à mi-temps, je dépends encore d’eux. Mon cœur bat, comme il bat depuis le début lorsque je reconnais le logo de la grande administration. Toujours je me suis sentie en faute, eu le sentiment que je fraudais en percevant les allocations, cru qu’on allait m’annoncer que j’étais radiée parce que trop inactive dans ma recherche d’emploi. Nicolas Sarkozy a annoncé hier son intention de durcir les règles du jeu : les chômeurs jouent et gagnent ? Je vais leur faire regretter de m’avoir pourri la vie. C’est une jolie entrée en campagne, très élégante, très humaine, bien appropriée à la situation. L’appartement se réchauffe petit à petit, Carlotta a retiré son manteau. «Maman, me dit-elle, on a oublié d’acheter un bonnet de ski, pour la colo.» Je note sur ma liste : - Bonnet de ski. - Appeler Hélène Morita.
LUNDI Métro
18 h 30. Ligne 4, station Vavin, on a encore la chance de trouver un siège. Je sors mon livre, A défaut d’Amérique. A Montparnasse, on monte, on se rue, on pousse. Tant de sauvagerie. Mais, si je n’étais pas assise, je me ruerais, je pousserais moi aussi. Les sauvages sont ceux qui ne sont pas à notre place. Une femme se rebelle, elle porte le poids de son corps contre ma tête, s’empare du moignon de barre au-dessus de mon siège et me force à me pencher en avant, s’arrange pour que son écharpe rouge atterrisse sur le livre. Je ne manifeste rien puisque je suis coupable d’être dans une posture plus avantageuse que la sienne. Les Halles. Les gens descendent, les places se libèrent, mais elle les ignore ; elle continue à peser sur moi. Je me lève, par goût de l’expérience ; elle prend ma place. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est le résultat d’une politique : les debout contre les assis, les fumeurs contre les non-fumeurs, les vieux contre les jeunes, les actifs contre les chômeurs. Ça me donne envie de rester debout, de fumer, de vieillir et de chômer. - Appeler Hélène Morita
MARDI William                                                                                        Noisy-le-Sec. Je rencontre des élèves de 3e tous les mardis dans le cadre d’une résidence d’écrivain en Seine-Saint-Denis. Je travaille avec eux sur le doute, sur l’image que les autres ont d’eux. Je tente de les aider à se situer, à défendre ce qu’ils sont, à savoir qui ils sont. J’écris en parallèle une pièce pour France Culture, partenaire de ce vaste projet. Ce matin, comme tous les mardis, je constate que certains d’entre eux gardent leur gros blouson malgré la température très élevée de la salle. Je préviens que la séance va commencer sur cette question des manteaux. Je m’adresse à William, le rassure, mon intention n’est pas qu’il retire son blouson, mais je voudrais comprendre pourquoi il ne l’enlève pas. Il me répond : «C’est ma maison.» Je le remercie de sa franchise. Et, alors que je leur expose le projet du jour, je remarque que les élèves retirent leur blouson. William le premier, et je le vois pour la première fois en polo, rayonnant. Son professeur aussi. Je retiens mes larmes.
MERCREDI Assistés
J’ai rendez-vous à l’Armée du salut pour rencontrer des convalescents qui «bénéficient» des lits du Samu social. Je suis invitée par Anne Terral qui anime un atelier d’écriture dans le cadre de sa résidence. (Décidément, les écrivains sont des résidents. Si on le prend dans le sens : «Personne établie dans un autre pays que son pays d’origine», c’est assez drôle). Tous sont là pour écrire. On parle de ce que c’est qu’écrire, pour eux, pour moi. Ecrire, c’est s’échapper, ne plus être là. Elisabeth demande à sortir. Elle veut fumer une cigarette et s’excuse auprès de moi : c’est plus fort qu’elle. Je l’accompagnerais bien. En rentrant, je m’oblige à regarder TF1. Pourquoi est-ce que je m’inflige tant de mal ? Je retiens que, l’assistanat, ça suffit. C’est dit. Par Nicolas Sarkozy. Je pense à Barbara, Elisabeth, Henri, Dominique, Fred. Les faire disparaître ? Ils ne sont déjà plus là. - Marquer les affaires pour la colo. - Appeler Hélène Morita.
JEUDI Iphone
Hélène Morita me téléphone à l’heure du déjeuner. Je suis heureuse de l’entendre, on se parle rapidement, on se rappellera bientôt. - Penser à lire Murakami. - Répondre à JLS. - Confirmer horaires de train. - Payer cantine.
Je m’envoie des messages de mon iPhone pour me rappeler les affaires en cours. Je suis submergée, le soir, par mes propres mails, ce qui m’empêche de répondre à ceux qui me sont envoyés dans la journée. Mais j’ai la possibilité, le lendemain, de répéter l’opération. Je ne me perds pas de vue, je ne m’égare pas, je suis un bon petit soldat. Je suis forte. C’est drôle, «forte», ça me dit quelque chose… France forte ! Zut, zut, je retire tout ce que je viens dire. Je ne peux pas jurer que je balancerai demain mon iPhone dans la Seine, car ceux qui voteront Hollande ont tous un iPhone. Je suis coincée.
VENDREDI redoux
Aujourd’hui, je vais faire de ma journée un rêve. Ouvrir ma fenêtre (le redoux est confirmé) et fumer en crachant la fumée le plus loin possible, écouter le Quatuor n°1 opus 41 de Schumann, ne pas allumer mon ordinateur (hormis pour envoyer ma semaine au journal), couper le téléphone, et écrire une histoire d’amour loufoque et étonnante de brièveté. Elle aura pour titre L’amour, l’amour, l’amour. Ecrire. M’accorder ce luxe. Faire de la politique à ma façon. J’écris, je combats et, que je le veuille ou non, chaque mot m’inscrit dans l’histoire. Cette histoire, dont l’écriture me fait prendre conscience, m’oriente vers une possible révolution. Sur mes bulletins scolaires était écrit : «Nathalie rêve». Il est aussi reproché à Carlotta d’être trop rêveuse. Continue à rêver, ma chérie. Rêver n’a jamais empêché la lutte.
Au contraire, c’est dans le rêve qu’elle prend racine. Aujourd’hui, pas de liste.
NATHALIE KUPERMAN écrivaine
En 1993, elle a publié le Contretemps. Rue Jean-Dolent paraîtra sept ans plus tard chez Gallimard. Elle écrit des livres pour enfants à l’Ecole des loisirs (La liberté est une poussière d’étoile, 2011) et des pièces de théâtre pour France Culture. Parallèlement à l’écriture, elle a travaillé longtemps dans la presse jeunesse. Elle quitte son emploi à Fleurus Presse en 2009 et écrit Nous étions des êtres vivants, roman qui s’inspire de cette expérience. En janvier, elle a rejoint les éditions de l’Olivier, où elle est conseillère littéraire. Les raisons de mon crime, son dernier roman, vient de paraître chez Gallimard.

Hervé Mariton : Réaction en chaîne....


Hervé Mariton en séance parlementaire sur la parité, ça vaut le détour!
Publié le 16 février 2012
- Les échanges épistolaires provoqués par mon dernier article en commentaires m’ont incité à aller y voir de plus près et à lire le compte-rendu intégral des débats de la semaine dernière à l’Assemblée nationale, lors desquels s’est brillamment illustré notre député Hervé Mariton. C’est accessible en ligne ici, et ça vaut le détour!  On ne lit pas assez ce qu’il se passe de beau dans cet hémicycle et ce qui s’y décide, en notre nom…
- En l’occurrence, le débat sur l’imposition d’un quota de femmes dans la haute administration a été franchement ubuesque, et ce grâce à notre représentant qui a su s’ériger contre la pensée unique et défendre vaillamment ses convictions!-)
- Hervé Mariton a réussi à prendre comme exemple pour sa démonstration un corps de la fonction publique dans lequel il y aurait plus de femmes que d’hommes alors que “C’est rarement dans ce sens que le problème se pose !” comme le lui a répliqué la députée socialiste Catherine Coutelle. Une démonstration d’ailleurs peu convaincante puisqu’elle n’a été comprise ni de cette députée ni du ministre de la fonction publique François Sauvadet !-)
- Intéressant aussi d’entendre parler de ce qui se dit en commission en lisant les critiques de la députée UMP Marie-Jo Zimmermann qui explique que certains termes employés par Hervé Mariton la dérangent car “Les femmes ne sont ni un stock ni un flux. Jamais on n’a parlé des hommes en ces termes.”.
- Ce qui est bien aussi avec ces comptes-rendus, c’est qu’ils sont vraiment “complets” puisqu’y sont retranscrits TOUTES les interventions en séance, même les interjections des députés lancés depuis leurs sièges! Comme lors de cet échange ciblant Hervé Mariton qui reflète au passage bien ce que je pense de ce débat :
- Mme Marie-Jo Zimmermann.… (…) Certains débats datent d’un autre âge…
- Mme Catherine Coutelle. Du siècle dernier.
- Mme Marie-Jo Zimmermann. …et ne devraient même plus être ouverts dans cet hémicycle.
ou celui-ci :
- M. François Sauvadet. (…) Je cite un dernier exemple car je ne désespère pas de vous convaincre, monsieur Mariton, en faisant appel à votre sens aigu de l’observation des réalités, pour en tirer des leçons pour l’avenir que nous devons construire. Tous les ans, vingt personnes sont nommées dans le corps préfectoral. L’application du taux de 20 % conduira d’abord à nommer quatre femmes par an, puis celui de 30 % amènera à la nomination de six femmes…
- M. Jean Gaubert. Ce n’est pas la fin du monde !
- Mme Catherine Coutelle. Ce n’est pas un tsunami !
ou encore mieux, la réplique fatale à un ministre du gouvernement Sarkozy :
- M. François Sauvadet (…) La question centrale est, en fait, celle de l’effectivité de l’égal accès des citoyens aux emplois publics. Moi, je ne me contente pas d’une égalité formelle,…
- M. Hervé Mariton. Mais c’est un concept marxiste !
et pour finir  en beauté :
- M. Hervé Mariton. Je suis volontiers le mouvement ; je ne suis pas révolutionnaire pour autant. Peut-être suis-je l’un des rares membres de cette assemblée à assumer le fait de ne pas être révolutionnaire,…
- M. Bernard Derosier. Ça, on avait remarqué !
- Les comptes-rendus indiquent aussi les “applaudissements” ou “exclamations” exprimés sur les bancs des différents groupes politiques (et mêmes les rires et les sourires!), et permettent de se mettre dans l’ambiance du Palais Bourbon.
- Petit florilège, pour le plaisir, des amabilités adressées à notre édile par ses collègues, dont beaucoup de son propre groupe politique ou du gouvernement :
- “J’ai conscience que ce moment va bousculer un certain nombre de conservatismes. D’ailleurs, monsieur Mariton, vous avez employé exactement les arguments de ceux qui ne veulent pas que les choses changent.”
- ” Il est conservateur !”
- “Je veux dire à M. Mariton que si nous ne faisons rien, rien ne changera.”
- “Je cite un dernier exemple car je ne désespère pas de vous convaincre, monsieur Mariton, en faisant appel à votre sens aigu de l’observation des réalités, pour en tirer des leçons pour l’avenir que nous devons construire.”
- “Monsieur Mariton, de grâce ! la société a changé ; elle a évolué. Nous voulons faire en sorte de garantir à l’ensemble de la société française, et pas seulement aux femmes, un égal accès des hommes et des femmes aux postes de responsabilité. Monsieur le député, rejoignez votre époque,…”
- “Monsieur Mariton, personne ne vous a traité de brute épaisse.” / “Pas encore. (Sourires.)“
- ” Ce n’est pas grave : l’obscurantisme, ça se soigne !”
- “M. Mariton vient de développer des arguments si étonnants que je me dois de répondre : nous avons entendu exactement les mêmes au sujet des élections au sein des conseils municipaux. À partir du moment où l’on fait de la place aux femmes alors qu’elles n’en avaient pas, il y en a toujours pour considérer qu’on leur en fait trop…”
- “Il est toujours un peu difficile de prendre la parole après M. Mariton… En l’occurrence, j’avoue que la chute de son propos me rend très perplexe !”
- “Je veux le dire à M. Mariton : avec une telle loi, ce ne sont pas les principes de la République que nous abîmons, contrairement à ce qu’il laisse entendre. Savez-vous ce que l’on abîme, monsieur Mariton ? Les conservatismes !”
- “Monsieur Mariton, ma main, la main du Gouvernement, ne tremble pas, et je serais très heureux que vous révisiez votre point de vue et votiez une loi d’avenir, une loi qui garantit tout simplement l’équilibre d’une société qui a beaucoup changé en vingt ans. Pensez à nos jeunes au moment de voter.”
- Spéciale dédicace à François Sauvadet pour cette phrase : “Je pense à tous les jeunes qui nous regardent, qui, demain, peut-être, liront certains articles. Ils sauront que nous avons pris des dispositions pour que la société se sente représentée dans sa haute fonction publique.” Les jeunes vous lisent aussi, M. Sauvadet!-)
- Sur le fond, ce débat a été le mieux résumé par Michel Diefenbacher, porte-parole du groupe UMP sur cette question : “Nous sommes en présence d’un problème très concret : assurer l’égal accès des hommes et des femmes aux emplois publics.” “Il y a, par conséquent, deux attitudes possibles. Ou bien on en reste aux déclarations d’intention, comme nous le faisons depuis des années, sur les bancs de l’Assemblée comme sur les autres. Et si l’on ne peut douter de la sincérité des engagements pris de part et d’autre, force est de constater que les résultats ne sont pas là. Ou bien on admet que le seul moyen de progresser, c’est d’édicter des règles normatives.”
- Mais si j’ai voulu parcourir ces échanges à la source, c’était pour savoir ce que proposait réellement Hervé Mariton sur cette question et qui n’aurait pas été retranscrit dans les médias. Et après lecture, la réponse à cette question est : pas grand chose! Au cours de ses nombreuses interventions, il cite un seul exemple concret, en Allemagne, mais reste surtout arque-bouté sur les “principes constitutionnels” de la République, seul, envers et contre tous, au mépris du constat élémentaire de la réalité actuelle, un chemin que semble avoir effectué l’ensemble des députés… sauf lui!
- Ce qu’on comprend mieux quand on lit certaines de ses réflexions comme celle-ci :
- Mme Catherine Coutelle. (…) Ce principe pourrait d’ailleurs être étendu encore plus largement, par exemple à l’Académie française : je pense à l’élection au fauteuil de Jacqueline de Romilly, où nous sommes en présence de six candidatures d’hommes… Ce n’est donc pas une femme qui succédera à Mme de Romilly – comme si aucune écrivaine n’était suffisamment talentueuse pour cela.
- M. Hervé Mariton. Que voulez-vous, c’est comme au Loto : 100 % des gagnants ont tenté leur chance ! Comment voulez-vous élire une femme si aucune ne se présente ?
- Et cela après moult échanges, chiffres éloquents et explications en séance de ses collègues féminines sur le “plafond de verre” et l”autocensure” des femmes dans notre société. Pathétique!
Yann Louvel
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