Médias Citoyens Diois
Association 1901
Information Participative
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lundi 20 février 2012
Agenda Biovallée : un territoire vivant et désirable...
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L' OMS manipulée par l' industrie pharmaceutique...
Contactée par Le Monde, la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb répond que "le docteur Chan a promis qu'elle informerait les Etats membres des résultats de l'investigation lancée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra du 17 au 21 mai 2010." Quant au rapport final qui devrait être prêt le 13 mai, juste avant l'Assemblée, personne ne sait encore ce que sera son contenu, ni si les propositions qui semblent déranger la Fédération internationale des fabricants de médicaments (l'IFPMA) y figureront.
Tout a commencé, le 8 décembre 2009. Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la pandémie de grippe A (H1N1), un rapport confidentiel de l'OMS consacré aux maladies des pauvres, ces "maladies négligées" dont les grands laboratoires pharmaceutiques se désintéressent faute de pouvoir en tirer des profits, était mis en ligne par Wikileaks, site spécialisé dans les documents sensibles.
Ce rapport, rédigé par un groupe d'experts de l'OMS, et fruit de sept ans de réflexions, devait proposer des solutions pour remédier à cette situation qui se traduit par des millions de morts dans les pays en développement chaque année. En annexe de ce rapport de 111 pages "fuitaient" aussi quatre documents dont un étonnant mail rédigé le 1er décembre 2009 par la IFPMA qui compte parmi ses membres les plus gros laboratoires de la planète.
On y apprenait que l'IFPMA avait pu consulter en primeur le brouillon du rapport, reçu de manière "confidentielle", et faire ses commentaires. Dans un texte de deux pages, le lobby pharmaceutique passe en revue les bons et les mauvais points. Il juge ainsi problématique la proposition du Brésil d'instaurer une taxe sur les profits des industries pharmaceutiques censée rapporter 160 millions de dollars (120 millions d'euros) par an.
L'IFPMA s'interroge également sur la solution d'une "communauté de brevets", lancée par Unitaid, l'initiative internationale visant à faciliter l'accès aux traitements contre le sida par des financements innovants. Ce système permet une gestion collective des droits de propriété intellectuelle afin de faire baisser le prix des médicaments.
A la lecture de ces "fuites", la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet avait rédigé un éditorial au vitriol accusant le lobby pharmaceutique de "saboter le travail du groupe de travail de l'OMS", et affirmait qu'on ne devrait plus lui permettre "de rançonner les pauvres du monde."
Les commentaires de l'IFPMA auraient pu en rester là, si ce travail de lobbying n'avait pas été suivi d'effets, quelques semaines plus tard. Le 18 janvier 2010, lors d'une réunion à Genève du Conseil exécutif de l'OMS qui compte 34 représentants de pays, un rapport de synthèse de 19 pages était remis aux participants, reprenant seulement une petite partie des conclusions du rapport qui était sorti sur Internet. Exit la fameuse idée brésilienne d'une taxe sur les bénéfices des industries pharmaceutiques, supplantée par des mesures de financement traditionnelles. Disparues la plupart des mesures innovantes qui s'attaquaient au système de propriété intellectuelle tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
Depuis des années, les grands laboratoires pharmaceutiques expliquent que pour financer la recherche et le développement de nouvelles molécules, processus très coûteux, seul le système des brevets, qui permet de bénéficier pendant vingt ans d'un monopole sur un nouveau médicament, est optimal. Les partisans d'une rupture préconisent au contraire des mécanismes qui permettraient de séparer le problème des coûts de la recherche, de celui du prix des médicaments, et de réconcilier l'innovation et l'accès aux médicaments.
En découvrant ce rapport de synthèse épuré, certains experts de l'OMS sont sortis du bois. Dans un mail adressé le 16 janvier aux membres du Conseil exécutif, la sénatrice colombienne Cecilia Lopez Montano dit sa colère d'avoir été "utilisée pour légitimer un processus" auquel elle estime n'avoir pas pleinement participé comme la majorité de ses collègues experts. Elle raconte avoir assisté à deux réunions et avoir demandé que les questions liées à la propriété intellectuelle sur les médicaments soient discutées en priorité. "A ma surprise, j'ai constaté un grand empressement à éviter les discussions sur ces sujets", écrit-t-elle. Pour les ONG, le choc a aussi été grand. Thiru Balasubramanian de Knowledge Ecology International (KEI) attend la suite des événements. Sans se faire d'illusions. "Quand la fuite a eu lieu, il était impossible d'étouffer le scandale" estime-t-il.
Agathe Duparc
Les maladies négligées menacent plus de 400 millions d'individus dans le monde.Sur les 1 556 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1975 et 2004, seuls 21 (1,3 %) ont été mis au point pour des maladies tropicales et la tuberculose, alors qu'elles représentent 11,4 % des maladies dans le monde.
Leishmaniose viscérale (LV)
Deuxième parasitose mortelle après le paludisme, elle fait 500 000 nouveaux cas par an et menace 200 millions de personnes dans 62 pays.
Maladie du sommeilMortelle sans traitement, cette maladie menace 50 millions de personnes dans 36 pays en développement.
Maladie de Chagas
Due à un parasite, elle sévit en Amérique latine : 8 millions de personnes sont infectées et 100 millions y sont exposées dans 21 pays.
Ulcère de BuruliIl
"fait partie des maladies tropicales les plus négligées, alors qu'il peut être traité", selon l'OMS.
Un groupe de travail international de 23 experts
Le groupe de travail chargé de rédiger le rapport sur le financement de la recherche-développement - en particulier sur les maladies négligées - est composé de 23 experts, auxquels s'ajoute Philippe Douste-Blazy, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur le développement des financements innovants. Il a été créé en 2008 à la suite de travaux débutés en 2003. La version finale du rapport sera présentée en mai, à l'issue d'une consultation publique en ligne. Les Etats membres ont jusqu'au 5 avril pour présenter leurs remarques. Le rapport est consultable sur le site de l'OMS (www.who.int).
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D' une résistace créative à une vision transformatrice...
"Il existe des éléments communs aux différentes facettes de la crise économique, écologie, financière, sociale, culturelle que nous vivons : ce sont la démesure et le mal de vivre.
La crise écologique est bien le résultat d'une démesure productiviste. Tout comme cette démesure est au coeur de la question sociale et de l'accroissement des inégalités.
Lorsque, selon les chiffres officiels des Nations Unies, les 225 personnes les plus riches de la planète, les Ultras-Riches comme on les appelle, possèdent l'équivalent de fortune et de revenus de 2 milliards et demi de personnes, on prend alors conscience du cocktail explosif que cela peut représenter et surtout qu'il n'y a pas de vivre ensemble possible dans une société où il y a un tel éclatement des conditions sociales. Et pourtant, cette démesure fait système, elle est considérée comme normale. Si l'on ne traite qu'une facette de la crise - en tentant de gérer la crise financière, on a finalement traité le symptôme et non la cause -, il y a une fuite en avant de ce côté, pour une fuite en arrière au niveau écologique et social (car on va prétendre qu'il n'y a plus d'argent pour gérer ces problèmes-là).
Notons que la démesure est aussi à l'origine de la chute de l'URSS : car elle n'intervient pas qu'un niveau de la captation des richesses, mais peut aussi avoir pour objectif la captation du pouvoir, ou celle du sens comme vont tenter de faire les intégrismes lorsqu'il prétendent qu'ils détiennent la Vérité...
En fait, cette démesure montre un dysfonctionnement majeur. Et derrière elle, il y a en réalité le prix du mal de vivre. En 1998, le Rapport Mondial pour le Développement Humain montraient que les sommes nécessaires pour les besoins vitaux de l'humanité étaient de 40 milliards de dollars supplémentaires par rapport aux 40 milliards déjà en circulation. Or à l'époque, on dépensait déjà 10 fois plus, rien que pour les budgets publicitaires (soit 400 milliards de dollars...). Aujourd'hui, le budget annuel de la publicité mondiale est de 1 400 milliards de dollars ! L'argent ne manque pas, il est mal employé. Quant à l'économie de la drogue, elle est également dix fois supérieure aux sommes nécessaires pour que l'on puisse subvenir aux besoins vitaux de tous les humains. Et celle de l'armement est, quant à elle, vingt fois supérieure... Or publicité, drogue, armement, sont tous trois des éléments qui font partie de la gestion du mal-être.
L'armement est au service de la gestion de la peur et des processus de domination. Quant à la publicité, elle est sur un registre compensateur par rapport aux dégâts que nos sociétés produisent : l'absence de vie intérieure, de sérénité. Au service d'une société de consommation que l'on pourrait davantage intituler société de consolation... Ces dépenses somptuaires de la publicité sont là pour nous faire oublier, nous divertir au sens Pascalien du terme, par rapport à la réalité de nos sociétés où nous vivons en constante rivalité avec la nature, les autres ou pire, nous-même. Elle tente de nous faire croire qu'une croissance dans l'ordre de l'être peut s'obtenir grâce à une croissance dans l'ordre de l'avoir. Ce qui est bien sûr totalement illusoire, et générateur de frustration, donc de désir de nouvelles compensations... Alors, le toujours plus des uns va produire du toujours moins des autres : le mécanisme d'accumulation finit par aboutir à des situations de rareté artificielle.
Or il y a une grande différence entre le besoin et le désir. Le désir est de l'ordre de l'illimité, car lié à la conscience de mort. Si nous faisons un mauvais usage de cette énergie puissante, cela peut causer beaucoup de dégâts. Et si l'on prétend traiter notre désir illimité dans l'ordre de l'être par une production dans l'ordre de l'avoir, on produit au final de la misère et du mal-être. Le phénomène de la démesure est ainsi lui-même dû à du mal-être et du mal de vivre (puisque lié à notre angoisse de mort). On peut donc comprendre qu'en posant des limites du côté de la simplicité et de la sobriété, on intervient aussi sur la joie de vivre. La question du bien-vivre va donc de pair avec la condition de sortie de modes de croissance infinie et de la démesure.
Dans les stratégies positives de sortie de crise, la question du bien-vivre est fondamentale. Sous l'impulsion des peuples indigènes, ces questions du bien-vivre ont été mises en lien avec la notion de bien commun de l'humanité. Contre les logiques prédatrices. Elles nous interrogent : qu'est-ce qui fait que nous désirons vivre, que nous vivons debout ? Une personne qui se retrouve en faiblesse d'énergie (en dépression par exemple) va tenter d'en spolier un autre. Une communauté en perte d'énergie, de sens, va également chercher à usurper cette énergie à l'extérieur, et entrer dans une logique de guerre. Mais il peut y avoir un autre accès à l'énergie : l'autre forme d'énergie ne se fait pas contre autrui, c'est la joie de vivre.
Il importe aujourd'hui de sortir du couple excitation-dépression pour accéder au couple densité-sérénité : nous vivons dans une société maniaco-dépressive où même les marchés financiers alternent panique ou euphorie... L'on constate également ce phénomène dans la politique, les médias, le sport... Il met tout le monde dans un état de déséquilibre qui va nous tourner à la fois vers la démesure et une illusion d'intensité de vie. Ce couple maladif est à la fois source de frustration et de violence, même s'il nous permet de reconnaître que les humains ont un désir d'intensité.
Mais il est possible de vivre un tel désir dans la sérénité : c'est lorsque nous sommes dans la joie de vivre. Intensité et sérénité deviennent complémentaires. Le plaisir est alors un indicateur majeur, il nous enseigne sur l'art de vivre à la bonne heure. Quand nous sommes vraiment bien, nous sommes là.
Les acteurs qui veulent vivre dans cette logique transformatrice et non compensatrice doivent être vigilants à trois éléments, indissociables - le Rêve de Patrick Viveret ! - :
- R pour résistance créative ;
- E pour expérience sociale (et donc incarnation immédiate du projet) ;
- V pour vision transformatrice.
Etre heureux est un acte de résistance : le mal-être est au coeur des systèmes de domination. Les choses ne pourront évoluer que pour autant nous changeons nous-mêmes nos postures de vie, notre rapport au pouvoir, à la santé... Il n'y a pas que la peur et l'impuissance qui soient contagieuses : la joie l'est également. Cette capacité à nous mettre debout, à vivre intensément nos propres vies est un axe de transformation, qui va permettre de relier les multiples énergies transformatrices : il s'agit d'une oeuvre de tissage destinée à construire une mosaïque de vie, contraire aux logiques mortifères qui nous entourent. Les transformations personnelle et sociale doivent être menées conjointement. Afin de tenter de ne pas passer à côté de l'essentiel. Et d'aller vers l'audace de vivre.
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dimanche 19 février 2012
7 minutes de souvenirs apres le décès de Whitney Houston...
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Luc en Diois : Fête de la Nature.ce 13 mai 2012
Manifestation organisée par :
bureau de Luc-en-Diois
Thème précis de l'exposition : " L’eau, sa faune et sa flore des sources de la Drôme au Claps".
Tous les photographes amateurs ou professionnels sont invités à venir exposer sur ce sujet à l'occasion de la Fête de la Nature qui aura lieu du 9 au 13 mai.
Pour participer à l- exposition photo, Il faut réaliser de une à dix photos sur ce sujet.
Elles seront sélectionnées par la commission culturelle du S .I.
IMPERATIF : Photos tout format à partir de 15X21, collées sur carton permettant l- accrochage.
Dépôt des photos au plus tard le 15 avril 2012.
Une enveloppe timbrée devra être jointe pour le retour ou si non les photos pourront être récupérées au S.I. après l- expo.
Merci de nous faire passer vos photos avant le 15 avril.
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Rêver n' a jamais empéché la lutte...
On annonce le redoux. J’aime le mot «redoux». Il était temps que l’on abandonne le froid, ce best-seller de l’information. Mais aujourd’hui, j’ai beau penser qu’il va faire chaud, je suis transie. J’ai oublié de fermer la fenêtre avant de sortir. L’appartement est une glacière. Je pense facture GDF et ma fille refuse d’enlever son manteau. Mauvais début de soirée. L’ordinateur m’indique que j’ai reçu des messages. Parmi eux, un courrier de Pôle emploi (ILS écrivent le dimanche). J’ai beau avoir retrouvé un travail à mi-temps, je dépends encore d’eux. Mon cœur bat, comme il bat depuis le début lorsque je reconnais le logo de la grande administration. Toujours je me suis sentie en faute, eu le sentiment que je fraudais en percevant les allocations, cru qu’on allait m’annoncer que j’étais radiée parce que trop inactive dans ma recherche d’emploi. Nicolas Sarkozy a annoncé hier son intention de durcir les règles du jeu : les chômeurs jouent et gagnent ? Je vais leur faire regretter de m’avoir pourri la vie. C’est une jolie entrée en campagne, très élégante, très humaine, bien appropriée à la situation. L’appartement se réchauffe petit à petit, Carlotta a retiré son manteau. «Maman, me dit-elle, on a oublié d’acheter un bonnet de ski, pour la colo.» Je note sur ma liste : - Bonnet de ski. - Appeler Hélène Morita.
18 h 30. Ligne 4, station Vavin, on a encore la chance de trouver un siège. Je sors mon livre, A défaut d’Amérique. A Montparnasse, on monte, on se rue, on pousse. Tant de sauvagerie. Mais, si je n’étais pas assise, je me ruerais, je pousserais moi aussi. Les sauvages sont ceux qui ne sont pas à notre place. Une femme se rebelle, elle porte le poids de son corps contre ma tête, s’empare du moignon de barre au-dessus de mon siège et me force à me pencher en avant, s’arrange pour que son écharpe rouge atterrisse sur le livre. Je ne manifeste rien puisque je suis coupable d’être dans une posture plus avantageuse que la sienne. Les Halles. Les gens descendent, les places se libèrent, mais elle les ignore ; elle continue à peser sur moi. Je me lève, par goût de l’expérience ; elle prend ma place. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est le résultat d’une politique : les debout contre les assis, les fumeurs contre les non-fumeurs, les vieux contre les jeunes, les actifs contre les chômeurs. Ça me donne envie de rester debout, de fumer, de vieillir et de chômer. - Appeler Hélène Morita
J’ai rendez-vous à l’Armée du salut pour rencontrer des convalescents qui «bénéficient» des lits du Samu social. Je suis invitée par Anne Terral qui anime un atelier d’écriture dans le cadre de sa résidence. (Décidément, les écrivains sont des résidents. Si on le prend dans le sens : «Personne établie dans un autre pays que son pays d’origine», c’est assez drôle). Tous sont là pour écrire. On parle de ce que c’est qu’écrire, pour eux, pour moi. Ecrire, c’est s’échapper, ne plus être là. Elisabeth demande à sortir. Elle veut fumer une cigarette et s’excuse auprès de moi : c’est plus fort qu’elle. Je l’accompagnerais bien. En rentrant, je m’oblige à regarder TF1. Pourquoi est-ce que je m’inflige tant de mal ? Je retiens que, l’assistanat, ça suffit. C’est dit. Par Nicolas Sarkozy. Je pense à Barbara, Elisabeth, Henri, Dominique, Fred. Les faire disparaître ? Ils ne sont déjà plus là. - Marquer les affaires pour la colo. - Appeler Hélène Morita.| Réactions : |
Hervé Mariton : Réaction en chaîne....
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