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mardi 24 juillet 2012

Rhône-Alpes traverséé par un convoi nucléaire...


Le convoi de déchets nucléaires italiens est entré en France, direction La Hague
Un train de déchets nucléaires venant d'Italie et à destination de l'usine de La Hague, en France.
Un convoi ferroviaire de déchets nucléaires italiens, qui a quitté Vercelli dans le Piémont italien dans la nuit de lundi à mardi, est passé dans la matinée côté français pour être acheminé jusqu'à La Hague (Manche), a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Le convoi a marqué un arrêt réglementaire en gare de Modane, en Savoie, tôt mardi matin, a indiqué la même source.
Selon le Réseau Sortir du Nucléaire, le convoi est ensuite passé en gare de Chambéry, sans marquer d'arrêt, vers 9H50.
Selon Elodie Chabert, membre du Réseau Sortir du Nucléaire en Savoie, "des militants" du réseau "ont vu passer" le convoi. "On va décider si on maintient ou non un rassemblement symbolique" à Chambéry, comme initialement prévu à 13H22, heure à laquelle le convoi devait passer dans cette ville d'après les calculs du réseau, a-t-elle ajouté.
Les déchets hautement radioactifs doivent traverser 12 départements français pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche), afin d'être retraités à l'usine Areva de La Hague (Manche).
Cette expédition se déroule dans le plus grand secret en raison de manifestations prévues par les militants antinucléaires sur son passage. Un rassemblement doit ainsi avoir lieu à Joigny (Yonne) mardi après-midi et en gare de Versailles-Chantiers mercredi matin.
Pendant la nuit de lundi à mardi, "policiers et militaires ont envahi la Val de Suse" et "les militants italiens n'ont pas pu faire d'action", a indiqué mardi matin dans un tweet le Réseau Sortir du nucléaire, qui tente de suivre le convoi.
D'après un autre message posté sur le réseau social Twitter, "le train de déchets est entouré de deux autres trains et composé de deux wagons", ont constaté des militants lors de son départ à minuit.
Cette expédition est la première depuis le convoi de début mai 2011, qui avait été le 18e transport de déchets italiens depuis 2007.
Les précédents convois avaient donné lieu à d'importantes manifestations anti-nucléaires, avaient rappelé le Réseau Sortir du Nucléaire et le syndicat SUD Rail, lundi, dans un communiqué commun. Les deux organisations avaient appelé à nouveau à se mobiliser sur tout le trajet du convoi pour protester contre la poursuite de ces expéditions dangereuses, en déplorant l'absence d'information officielle des populations.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

Crest 26400: Découverte des plantes....


Découverte de la flore locale
- Exploration d'une tourbière, au Col de la République (42)
Dimanche 29 juillet 2012
- Présence de la flore méditerranéenne, autour de Crest (26)
Mercredi 8 août 2012
Balades botaniques pour tous
Inscription à la journée (9h / 17h)
15 € la première sortie, 12 € les suivantes, adhésion obligatoire à l'association (10€)
Animateur : Alain GUICHARD, botaniste expérimenté, formateur à l'école des plantes de Paris.  Covoiturage possible.
Contact, inscriptions, renseignements :
Association Mille et une Plantes –Crest) 06 22 96 64 36 -milleetuneplantes@gmail.com ü https://sites.google.com/site/milleetuneplantes
amicalement,
Association Mille et une Plantes
42 rue Sadi Carnot  BP 432
26402 Crest Cedex
04 75 25 03 76  -  06 22 96 64 36


Un nouveau féminisme en marche...

Femen: Que pensent les féministes françaises des militantes ukrainiennes à seins nus?
(Photos : Arrestation d'une manifestante du Femen, à Davos (Suisse), le 28 janvier 2012).
FÉMINISME – MCD a posé la question à plusieurs associations luttant pour le droit des femmes...
Reçues  ce dimanche pour raconter leur combat, les Ukrainiennes du Femen ont annoncé leur intention d’ouvrir un «camp d’entraînement» en France, à l’usage des féministes du monde entier. Que pensent les défenseuses françaises des droits des femmes de l’engagement «seins nus» de ces militantes? 

dimanche 22 juillet 2012

Evgenia Chirikova, étoile verte....


Evgenia Chirikova, l’étoile verte de Russie
Evgenia Chirikova vient de rafler le "Nobel de l'écologie" pour sa lutte contre le chantier autoroutier Moscou - Saint-Petersbourg. Portrait.
L’écologiste russe, Evguénia Tchirikova, à l’honneur
Evguénia Tchirikova, héroïne de la lutte écolo-citoyenne pour la défense de la forêt de Khimki (lutte que nous avons soutenue),  qui était venue rendre visite aux Verts lors de leurs journées d’été 2010  et dont nous avons relaté l’arrestation lors d’une manifestation pour la démocratie à Moscou est à nouveau en lumière.
Elle vient en effet de recevoir le « Goldman Prize » (une sorte de prix Nobel de l’Écologie), pour son combat contre le chantier autoroutier Moscou-Saint Petersbourg à travers la forêt de Khimki.

Cet été la Caravane Croix-Rouge vous apprend à sauver une vie


samedi 21 juillet 2012

Espenel : Théâtre-Danse sur la Belle Justine...


La Belle Justine
Je vous invite Dimanche 22 à 18 h au Temple d'Espenel (à 5 km de  Saillans entre Crest et Die) nous présentons une petite forme théâtre-danse.
Nous sommes 4, une peintre (Françoise Donis) une danseuse (Juliette  Murgier, une comédienne Metteure en scène (Natacha Dubois) et moi Elisabeth Chabuel, auteure. Nous travaillons depuis une semaine et demi, nous revisitons  une légende de Die : La Belle Justine (une jeune-fille qui a la place du  nez un groin de cochon)
Peut être à dimanche
Elisabeth Chabuel

Pour mémoire 2011 :
Création du collectif d’art vivant Passage de la Belle Justine.
- écriture, mise en scène, musique, danse et peinture - Avec :
Elisabeth Chabuel, Sarah Cillaire, Françoise Donis, Natacha Dubois, Gaëlle Hispard et Juliette Murgier.
Chaque dimanche, on entrevoit la silhouette de Justine dans la nef de la cathédrale, elle disparaît sitôt l’office terminé.
On dit que la Belle Justine ne passe pas par la grande porte.
On dit qu’il existe un souterrain qui la conduit directement de sa demeure à la nef.
On dit que les hommes rêvent de l’aborder.
On dit qu’elle mange dans une auge en or car en guise de nez elle a un groin.
On dit qu’elle a l’esprit étonnement vif et une voix magnifique.
Pour clôturer une première semaine de travail autour de cette légende dioise, le collectif d’art vivant Passage de la Belle Justine, vous invite… Passage de la Belle Justine
Petit extrait :
"Justine vit au cœur de la nature elle a pour amis les oiseaux qui viennent boire à la cascade
Les biches Les cerfs Et les faons Les lièvres Et même les serpents qui vivent sous sa terrasse
Elle a un sixième sens
Et les sangliers aussi
Parfois viennent manger dans l’auge des porcs
Quand elle s’assoit dans la petite clairière pour écouter l’écoulement de l’eau dans la gorge
de la montagne Des marcassins Et des porcelets
Elle aura pour famille des marcassins
- On dit Qu’elle était femme tronc
Non pas exactement Tronc On dit qu’elle avait des jambes
De longues jambes rectilignes Et des pieds de fée
Des pieds de fée ?
Non On dit qu’elle avait de la corne sous les pieds
Qu’elle pouvait courir dans les gravelles comme un bouquetin
Qu’elle avait pour pied De vulgaires sabots
Qu’en guise d’orteil À l’extrémité de belles jambes Elle avait
Deux gros onglons
De pieds de cochon
Non un sur deux Mais deux Sur deux et elle n’avait pas de main Pas de bras
Non On dit qu’elle était belle comme un rêve Et quand elle ouvrait la bouche
Qu’elle avait une voix qui ensorcelait le paysage."
Elisabeth Chabuel
Visuel : Françoise Donis

L' infinie solitude ...


L'infinie solitude du maître nageur un jour de pluie
La vraie valeur des choses, c'est le prix que les gens sont prêts à payer pour les avoir.
Non, vraiment, c'est un objet magnifique, en parfait état de conservation, il est nickel. De la belle ouvrage, toujours parfaitement fonctionnel, poursuit-il. Mais voilà, ça ne suffit pas. En ce moment, il n'y a plus de marché pour cela. Ça vaut le prix du métal, pas plus, mais ce serait vraiment dommage.

vendredi 20 juillet 2012

Biovallée de la Drôme : Rencontres nationales , Territoires à énergie positive....


Les 2èmes rencontres nationales "Énergie et territoires ruraux : vers des territoires à énergie positive" auront lieu les 26-27-28 septembre 2012 en Biovallée (Drôme).
Après le franc succès des 1ères rencontres organisées par la Communauté de communes du Mené en juin 2011, ce sont les communautés de communes composant la Biovallée, dans la Drôme, qui reprennent le flambeau en 2012.
Consultez le  et inscrivez-vous en ligne sur : 
Un programme riche alliant temps d’ouverture et de co-construction
Le programme des rencontres « énergie et territoires ruraux » s’étale sur 4 demi-journées du 26 au 28 septembre 2012. Les rencontres débuteront mercredi 26 après-midi avec une session plénière dédiée à la présentation de 4 démarches stratégiques de recherche d’autonomie énergétique. Deux invité-e-s d’honneur témoigneront des bénéfices associés à leur démarche, déjà largement aboutie : Anja Pfeiffer, Présidente de la Communauté de communes de Weilerbach (Allemagne) et Karl Totter, fondateur et dirigeant de la coopérative agricole SEEG Mureck (Autriche). Ils seront accompagnés des témoignages de représentants du Pays Thouarsais, engagé depuis de longues années dans des projets énergétiques et plus récemment un plan climat, et de la Biovallée, hôte de l’événement.
En fin d’après-midi, les congressistes découvriront les projets concrets, menés par des collectivités, des acteurs locaux et des citoyens, qui font la Biovallée. 8 circuits de visites sont proposés :
Circuit 1 : Entreprise et développement durable
Circuit 2 : Petite Hydroélectricité
Circuit 3 : Viticulture et énergie
Circuit 4 : Habitat coopératif et autopromotion
Circuit 5 : Filière Bois énergie
Circuit 6 : Gestion communale de l’énergie
Circuit 7 : Petit et grand éolien
Circuit 8 : Ecoparc d’activités
Le jeudi 27 sera consacré à des ateliers d’échanges de 3 heures, répétés le matin et après-midi, pour approfondir deux sujets parmi 6 proposés :
Atelier 1 : La rénovation basse énergie de l’habitat privé, un marché pour les artisans et les petites entreprises du territoire
Atelier 2 : La rénovation du patrimoine public en territoire rural, mutualiser compétences et capacités de financement
Atelier 3 : L’investissement dans les énergies renouvelables, généraliser les projets portés pas les citoyens et les acteurs locaux
Atelier 4 : La mobilité en milieu rural, s’organiser pour faire face à la hausse du prix des carburants et réduire les émissions de gaz à effet de serre
Atelier 5 : Territoire à énergie positive & entreprises, des bénéfices réciproques
Atelier 6 : Énergies renouvelables, évaluer le potentiel du territoire et engager rapidement des projets
Après une introduction par des porteurs de projet et praticiens de terrain, témoignant de leur expérience concrète, une très large place sera laissée à des séquences de coproduction avec les participants, dont émergeront des constats et des propositions à travailler dans le réseau et à présenter lors du débat national sur l’énergie.
Vendredi 28, en conclusion des rencontres et afin de débattre des résultats issus des travaux des différents ateliers du jeudi, une table ronde « politique » reviendra sur le rôle accordé aux territoires dans la mise en œuvre de la politique énergétique, mais surtout sur le rôle qu’ils pourront tenir à l’avenir, dans le contexte d’une nouvelle organisation territoriale de l’énergie que la plupart appelle de leurs vœux et dont la perspective semble plus réaliste que jamais.
L’inauguration de l’écosite du Val de Drôme, futur fer de lance du développement économique durable souhaité dans la Biovallée, conclura les rencontres et fera une transition douce entre l’événement national et la dynamique locale qui se poursuivra tout le week-end.
En effet, vendredi 28 après-midi et samedi 29, les Portes Ouvertes grand public sur l’écosite du Val de Drôme et la Biovallée offriront la possibilité aux habitants de rencontrer une centaine d’acteurs qui font la Biovallée, d’essayer des véhicules électriques Renault (dont la Zoé en avant-première mondiale) et des vélos électriques.
Ne ratez pas cette occasion d'échanger (avec un verre de Clairette de Die, au bord de la Drôme) avec celles et ceux qui font déjà les territoires à énergie positive lors des nombreux temps conviviaux aménagés pendant ces trois jours.
Tout ça pour seulement 125€ (inscription et repas) et 46€ (2 nuits) !
Cordialement
Philippe MEJEAN
Chef de projet Biovallée
 Ligne directe 04 75 22 47 95 (lun, mar, ven)
Standard de la CCVD les jeudis 04 75 25 43 82
Absent les mercredis

La fin d' un monde (1)...


Apocalypse now
(Image : Grosse panique pour ces Américains effrayés par le passage d'une soucoupe volante extraterrestre, vignette à collectionner, 1954).
Coll. AGENCE MARTIENNE
FIN DU MONDE (I) Entre destruction et rédemption, dissolutions et créations, christianisme et hindouisme ont chacun à leur manière imaginé un sens au monde. Où la vision de sa fin diffère.
Evénements cataclysmiques, destruction de la planète? Ou changement radical dans la conscience mondiale, transformation spirituelle et début d’une nouvelle ère? La fin d’un monde, voire du monde, est annoncée pour le 21 décembre 2012. La date correspond à la fin des 5125 années d’un cycle du compte long du calendrier maya, et a été interprétée par certains courants New Age comme le signe que les humains connaîtront une transformation spirituelle ou physique, tandis que des mouvances millénaristes prédisent la destruction de la Terre, théories pseudo scientifiques à l’appui – on prophétise notamment un alignement galactique meurtrier, une inversion des champs magnétiques de la planète, des tremblements de terre ou encore une collision avec l’hypothétique planète Nibiru!
Cette issue fatale a été annoncée un nombre incalculable de fois depuis que l’humain existe et nombreux sont les mythes qui la mettent en scène. Mais pourquoi trouve-t-elle un tel écho aujourd’hui encore, dans une société globalisée supposée rationnelle? Un fait en l’occurrence d’autant plus surprenant qu’aucune inscription maya ne mentionne une quelconque fin du monde ou bouleversement majeur pour ce 21 décembre 2012 – qui n’est que la fin d’un cycle, tout comme le 31 décembre marque le terme d’une année dans notre calendrier grégorien.
Cet été, Le Mag se propose d’explorer l’imaginaire de la fin du monde sous ses différentes facettes – culturelles, sociales, scientifiques et mythologiques. Pour commencer par un premier volet qui plonge dans l’eschatologie chrétienne et hindoue, deux traditions religieuses dont la relation au temps – donc à sa fin – diffère. Pour l’hindouisme, il est cyclique: la vie du cosmos comme de l’individu est une succession de créations et de destructions, de morts et de renaissances (lire en page suivante). Le christianisme, lui, donne un sens linéaire à l’histoire, un début et une fin en forme de rédemption dont le texte emblématique est le Livre de l’Apocalypse – du grec apokálupsis qui signifie «mise à nu», «dévoilement», «révélation».
Attribuée par la tradition – mais pas par la plupart des savants modernes – à Jean l’Evangéliste et datée de la fin du Ier siècle (vers 90-100 après J.C.), l’Apocalypse présente un vaste scénario de fin du monde. «Un mythe auquel toutes les civilisations de l’Antiquité ainsi que l’Ancien Testament font également référence», rappelle Enrico Norelli, professeur d’histoire des origines du christianisme à l’université de Genève.
Quels sont les premiers mythes de fin du monde et quelle fonction ont-ils?
Enrico Norelli: Ces représentations reflètent d’abord l’expérience de la précarité de la vie et l’espoir qu’elle continue malgré tout. Ainsi de l’histoire du déluge, présente dans plusieurs religions – elle est arrivée en Israël via Babylone. Dieu détruit le monde car il ne peut pas supporter le mal. Dans la Bible, avant de faire tomber le déluge, il préserve Noé et des spécimens de tous les animaux; en Perse ancienne, il demande aux hommes de construire un enclos pour y conserver leurs bêtes et des échantillons de semences. Pourtant, les humains sont toujours mauvais... Dieu est donc conscient du mal mais va l’accepter et ne pas détruire complètement le monde. L’expérience des catastrophes naturelles qui pouvaient anéantir les récoltes a été projetée sur un plan universel pour signifier la précarité du monde. En même temps, le mythe du déluge permet de se rassurer: il n’y aura pas de destruction totale.
Les scénarios catastrophes de fin du monde sont la projection du genre sur un horizon définitif. Ne restera alors plus que le bien. L’histoire du monde est ainsi représentée de façon linéaire, avec un début et une fin. Qu’y aura-t-il au-delà de cette fin du monde, dans cet éternel présent heureux? Serait-ce la fin de l’histoire?
Comment a été perçue l’Apocalypse?
– Il faut distinguer l’époque de sa composition et celle de sa canonisation, quand elle a été reçue dans le corpus normatif du Nouveau Testament, qui s’est construit progressivement jusqu’à la fin du IVe siècle. En Occident, l’Apocalypse a rapidement fait autorité. Dans l’Eglise d’Orient, elle entre dans le canon plus tard à cause de ses idées sur la fin du monde justement. L’Apocalypse mentionne un règne de 1000 ans où le Messie revient asseoir son royaume dans ce monde, avant la venue du Royaume de Dieu. Dans certains cercles millénaristes, on pensait qu’il régnerait sur Terre avec un groupe d’élus, les bons juifs ou les bons chrétiens. Le monde prend alors une forme renouvelée, où le mal est éliminé. L’Apocalypse ne décrit pas ce règne messianique terrestre comme riche de jouissances matérielles, à la différence d’autres textes juifs et chrétiens. Toutefois, l’idée même de ce règne heurtait une représentation spirituelle du royaume du Christ à laquelle on tenait beaucoup en Orient. L’Eglise d’Orient est donc restée longtemps partagée sur la réception de l’Apocalypse dans le canon, parfois même au-delà du VIIe siècle.
Selon l’Apocalypse, la fin du monde est liée à la rédemption et à la rétribution des péchés et bonnes actions. Etait-ce nouveau?
– Les couches anciennes de la Bible évoquent déjà une forme de vie dans l’au-delà, mais on croyait que chacun était récompensé ou châtié par Dieu dans cette vie. On a vu ensuite que les choses ne se passaient pas ainsi, ce qui a débouché sur une crise. Soit on laissait tomber l’idée d’un dieu, soit on développait une autre stratégie: on a imaginé alors que Dieu remettait les choses en ordre ailleurs, après la fin de ce monde. D’où l’idée de l’immortalité de l’âme, qui se développe en Israël avant le christianisme.
Le christianisme a progressivement accentué la dimension du destin individuel, et le lien entre mort de l’individu et rétribution de sa conduite. L’Apocalypse de Pierre en est un exemple: elle nous est connue en deux versions, la plus ancienne relatant le discours du Christ sur la façon dont les méchants seront punis et les bons récompensés après la fin du monde, dans une sorte de parcours de l’enfer qui se développera jusqu’à Dante. Avant le VIIIe siècle, on a repris ce texte en imaginant que les châtiments ont lieu au présent et non après la fin du monde, dans un univers parallèle où chacun va après sa mort. L’enfer et le paradis ont une existence simultanée à ce monde-ci, dans une autre dimension.
Croyait-on vraiment à une fin du monde?
– Oui, et le premier christianisme pensait qu’elle était proche. L’Apocalypse a été actualisée à différentes périodes pour la faire concorder avec les préoccupations présentes. Il y a ainsi eu beaucoup d’apocalypses dans le judaïsme ainsi que dans le christianisme ancien et médiéval, chaque fois actualisées. Le Livre de Daniel évoque par exemple quatre empires successifs, suivis du messie et de la fin du monde. Ces quatre empires ont été identifiés avec des empires réels, dont le dernier devait finir, selon le livre, autour de 165 av. J.C. Le christianisme l’a réinterprété pour y faire entrer l’empire romain, puis celui de Charlemagne. Certaines apocalypses ont pris en compte l’avènement de l’islam – qui, en passant, reprend largement ces représentations de la fin du monde.
Dès le début du Ve siècle, certains théologiens, dont Augustin a été le plus influent, ont fait démarrer à l’incarnation du Christ le règne de 1000 ans évoqué par l’Apocalypse, l’identifiant donc avec le temps de l’Eglise: ainsi, au Moyen Age, plusieurs ont cru que le monde prendrait fin en l’An Mil. Plus tard, à la Réforme, Luther a longtemps méprisé l’Apocalypse qu’il jugeait peu claire pour un discours divin, jusqu’au jour où il a pensé que la Bête représentait le pouvoir du Pape. Il a ensuite développé une interprétation de l’Apocalypse comme une prophétie de la perversion de l’Eglise catholique.
Pourquoi ce besoin d’imaginer un début et une fin au monde?
– La fonction fondamentale de toute religion est de mettre de l’ordre dans la vie, de surmonter la perception du monde comme chaos. Tous les humains font l’expérience du mal, de la souffrance, de la mort, de l’injustice de voir les méchants triompher. Ils ont développé des conceptions qui les aident à mettre de l’ordre dans cet état de chaos et à se convaincre que l’histoire humaine peut avoir un sens. Chez les juifs et les chrétiens apparaît l’idée que pour donner un sens au monde, il faut donner un sens à son histoire, c’est-à-dire un début et une fin. Ce qui est déjà une construction idéologique. Le commencement et la fin aident à élaborer le sens de cette histoire; il y a destruction, punition, rétribution des actes de chacun au-delà de ce monde dont la fin est un dénouement heureux, où tout est enfin à sa place. Le tout est lié à la notion de salut. Ces scénarios concernent le destin collectif de l’humanité et des Justes. Beaucoup de textes décrivent cette parabole des derniers temps du monde: l’augmentation du mal et de la souffrances des Justes est le signe de la venue imminente de Dieu.
Ces textes naissent-ils donc dans des sociétés particulièrement opprimées?
– Oui, ils sont l’œuvre de cercles qui perçoivent leur position comme désavantagée, définie par la privation de pouvoir, la frustration. Pour surmonter cela, on se dit qu’on est marginalisé car on fait partie des bons, qu’il faut résister car l’arrivée de Dieu est proche. Quand il compose l’Apocalypse, Jean représente l’Empire romain comme une créature de Satan. Le dragon, c’est le diable; les bêtes, le pouvoir de l’Empire romain et le culte impérial. L’Apocalypse a en effet été écrite dans un contexte où surgit le culte de l’empereur. Il n’y avait pas de grandes persécutions contre les chrétiens, mais de petits épisodes de pogroms locaux, non généralisés. L’Apocalypse part de ces expériences délimitées pour les projeter sur un plan cosmique, prédisant la venue de grandes persécutions qui commencent à se deviner dans le culte voué à l’empereur, au lieu du vrai Dieu – une adoration suscitée par le diable.
Les chrétiens doivent donc résister et se désolidariser de toute connivence avec  cet Etat fondamentalement souillé, quitte à être marginalisés. De fait, ils s’excluent eux-mêmes de l’ordre social et sont tous des martyrs potentiels. Le sens premier de martyr est «celui qui témoigne» et le premier témoin est Jésus, qui a affronté la mort par fidélité envers Dieu. L’Apocalypse marque la charnière entre ce sens-là et le sens qui deviendra courant du mot «martyr» – celui qui subit la mort à cause du témoignage rendu à Dieu. Au final, les chrétiens distingueront l’autorité politique et civile de l’Empire et sa religion. Ils feront allégeance à la première et refuseront le culte de l’empereur. Le dénouement du Livre de l’Apocalypse, c’est l’effondrement de l’Empire.
Cette dimension prophétique est-elle importante?
– Oui. Les prophètes, qui représentent le lien entre la volonté divine et la communauté, sont la seule autorité mentionnée dans le Livre. L’auteur lui-même dit transmettre une révélation reçue de Dieu, et se comprend donc comme un prophète. Plus tard, les martyrs affrontaient souvent leur destin dans la perspective du salut soutenue par l’Apocalypse, et les Actes des martyrs y feront de nombreuses références.
Comment expliquer la persistance de tels scénarios apocalyptiques aujourd’hui?
– Les imaginaires de fin du monde sont la concrétisation mythique de terreurs existentielles, sur la condition humaine et la quête de sens. Aujourd’hui, ces scénarios sont liés à la perception d’un monde où une compréhension unique du sens est difficile. Il y a compétition entre plusieurs systèmes – qui côtoient aussi des systèmes de non-sens. On a peur de voir la technologie prendre le dessus sur l’humain, et de la destruction écologique de la planète par l’homme, qui accélère lui-même son extinction.
La réactivation des perspectives apocalyptiques a souvent été due à des mouvements minoritaires, soucieux de se légitimer à travers une tradition qui valorise les groupes marginalisés en interprétant leur condition comme un signe de proximité avec Dieu. Aujourd’hui, les églises chrétiennes majoritaires ne développent pas beaucoup ce scénario de fin du monde. Mais des groupes, à l’intérieur ou hors du christianisme, prêchent l’exigence d’une conversion et appellent une fin imminente car ils veulent renverser un certain ordre1.
1. Ainsi, pour les sionistes chrétiens, protestants fondamentalistes, la reconquête du Grand Israël annonce le retour sur terre du messie, la conversion des juifs au christianisme et la rédemption annoncée par l’Apocalypse. Ces chrétiens évangélistes sont pourtant loin d’être minoritaires: ils représentent 40 à 60 millions d’Américains et ont voté à 84% pour George W. Bush en 2000. Leurs idées bénéficient de la bienveillance du mouvement néoconservateur et ont largement influencé la politique américaine au Proche-Orient (ndlr).

La ronde des dissolutions et des renaissances
Avec leur temps cyclique, les mythes hindous diffèrent de la conception apocalyptique judéo-chrétienne. «Il ne s’agit pas ici de la fin du monde mais de la dissolution (pralaya) cyclique de l’univers, qui entraîne une nouvelle manifestation», relève Nicola Pozza, maître d’enseignement et de recherche à l’université de Lausanne, spécialiste du monde hindou. Les principaux récits de dissolution proviennent des Purânas, ou récits «antiques». Longs de 10 000 à 25 000 vers, ils ont été compilés entre le IVe et le XIVe siècle, la tradition orale les composant étant beaucoup plus ancienne. On compte 75 Purânas, en sanskrit ou en tamoul principalement, chacun mettant en valeur un dieu principal, la tradition en retenant 18 «majeurs» et 18 «mineurs».
«Traditionnellement on parle parfois des Purânas comme d’un cinquième Veda, pour asseoir leur autorité, dit Nicola Pozza. Les quatre premiers se concentrent plutôt sur la création du monde et règlent les sacrifices nécessaires au maintien de son ordre socio-cosmique, sans lesquels il risquerait de s’effondrer – ce que prédisent les Purânas.» Ceux-ci se déroulent souvent sous la forme d’un dialogue et contiennent des informations sur les dieux, les pèlerinages, les rites, la construction de temples, la confection et le culte des images, ou le dharma (voie à suivre). Ils sont censés avoir en commun la description de cinq sujets, continue M. Pozza. «Ils traitent de la création du monde, de sa résorption et de sa recréation cyclique, font la généalogie des dieux et des rishis (les sages), décrivent les ‘âges de Manu’ (les premiers hommes de chaque période cosmique), et font la généalogie des lignées solaires et lunaires.»
Destin cosmique et individuel
Autre aspect marquant: la durée immense des cycles. Chacun compte quatre âges (ou yugas) d’une durée spécifique – de plus en plus courte à mesure que leur qualité se dégrade. Les yugas correspondent à une journée de Brahmâ, soit 4,5 milliards d’années, et un cycle complet à une vie de Brahmâ. Les dissolutions correspondent soit à la fin d’un petit cycle – tout brûle, mais il reste tout de même des éléments –, soit à la fin d’une vie de Brahmâ, tous les éléments s’absorbant alors mutuellement jusqu’à redevenir matière primordiale (prakriti), à la base de tout ce qui existe. «Tout, de l’éther à la terre, en passant par les organes des sens et le mental, provient de l’évolution de cette matière primordiale», précise Nicola Pozza. Nous sommes aujourd’hui dans l’âge de Kali Yuga, marqué par la décadence.
Le Livre 6 du Vishnu Purâna décrit ainsi la fin d’un monde: on entre dans une période de déclin, la morale se dégrade et les rois usurpent leur pouvoir, puis une énorme sécheresse s’abat sur les trois mondes – terre, espace intermédiaire et ciel. «Cette destruction du monde sera précédée d’une sécheresse de 100 années, selon le Vishnu Purâna. Sept explosions de lumière assécheront toutes les eaux. Douze soleils feront évaporer la mer; alimentés par l’eau se formeront sept autres soleils qui transformeront le monde en cendres. La terre deviendra aussi dure qu’une carapace de tortue.» Le désir de la divinité est alors de résorber toute créature en elle-même. Suivra le déluge, pluie déversée par les nuages créés par Vishnu, qui éteint le feu et submerge les trois mondes. Cette fin est délivrance et promesse de renaissance, manière d’assurer la continuité du samsara, ou cycle transmigratoire des morts et des renaissances. Si le but pour les humains est de s’en libérer, la longueur des cycles cosmiques assure la continuité du système.
La triade divine ou trimurti – Brahmâ, Vishnu et Shiva – joue ici un rôle central. Ce dernier notamment en tant que dieu destructeur, nécessaire à la re-création du monde, tandis que Vishnu apparaît entre deux cycles, reposant sur le serpent cosmique Shesha. Selon l’indianiste Madeleine Biardeau, on peut mettre en parallèle l’incendie cosmique et le déluge, où le feu et l’eau purificateurs sont les conditions pour la renaissance d’un monde rénové, et le destin individuel: après la mort, la crémation suivie de l’immersion des cendres dans l’eau – du Gange de préférence – préfigure également une renaissance.
«Les textes de l’hindouisme auxquels nous avons accès sont souvent des synthèses de plusieurs courants et traditions, note Nicola Pozza. Ils ne s’entendent donc pas forcément entre eux sur la durée des cycles, et paraissent plein de paradoxes.» Difficile également de définir très précisément l’origine socio-historique des Purânas, le contexte et l’époque de leur rédaction. «On pense que les premiers ont été écrits aux IVe et Ve siècles, sous l’ère Gupta, et qu’ils font suite au Mahabharata avec lequel ils partagent de nombreux thèmes. On suppose qu’ils permettaient d’intégrer à un monde védique plus ancien les changements apportés par les nouvelles pratiques et les nouvelles conceptions religieuses.» Par ailleurs, certains Purânas ont été lus a posteriori comme des prophéties, notamment en ce qui concerne les allusions au non-respect de la religion, vues comme l’annonce des invasions musulmanes et de l’Empire britannique.
Des récits très présents
Depuis vingt à trente ans, sous l’influence notamment des études postcoloniales, on étudie davantage ces textes délaissés depuis le XIXe siècle et l’esprit des Lumières. A la recherche de la langue originelle, les premiers orientalistes montraient un grand intérêt pour l’aspect spéculatif des Upanishads et la philosophie moniste du Vedânta notamment. «Mais la mythologie des Purânas et ses dieux multiples avait été écartée, ce qui avait également eu un effet sur les érudits indiens soucieux de présenter un hindouisme moins ‘superstitieux’», raconte Nicola Pozza. Auparavant laissés aux prêtres, les récits des Purânas ont depuis retrouvé leurs lettres de noblesse, à des fins identitaires également.
Quel impact cette vision cyclique du monde peut-il avoir sur le quotidien? «Lors de mes voyages, j’ai toujours ressenti le hiatus entre l’image donnée par les études sur l’Inde, avec leur accent sur les grandes théories sur le dharma et la réincarnation, et la connaissance intime que les Indiens ont du Mahabharata, du Ramayana, des Purânas et du Panchatantra – fables qui ont inspiré La Fontaine», note Nicola Pozza. Autant de récits qui ont une fonction sociale et éthique, porteurs de valeurs et d’un code de conduite. «Ils sont racontés en famille, lus dans les temples, sujets de romans et de films. Les gens en ont une connaissance qui marque leur quotidien, leur permet d’agir selon certaines valeurs. Ils ne réfléchissent pas en termes de pralaya et de grands cycles, mais s’inspirent en revanche de ces récits, très présents.»
Fin du monde.
Selon certaines interprétations du calendrier maya, le ciel pourrait nous tomber sur la tête le 21 décembre prochain. En attendant, MCD explore cet été l'imaginaire de la fin du monde sous toutes ses facettes – culturelles, sociales, scientifiques et mythologiques.

mercredi 18 juillet 2012

Le Théâtre Cirqule passera aussi dans la vallée de Quint !

Le Théâtre Cirqule on the road in Diois !
Après l'association "Les amis du monastère" à Sainte Croix, c'est l'association Valdec'Quint qui a le plaisir d'accueillir le théâtre Cirqule
à Saint Julien en Quint le mardi 24 juillet à 20 h (entrée libre et chapeaux à la sortie).



Pour connaître toutes les dates de leur tournée dans le Diois, faire connaissance avec cette joyeuse troupe, vous pouvez lire l'article et écouter l'émission de R-dWA ici.

http://rdwa.free.fr/Interview/238%20Interview%20%5b16.07.12%5d%20Cirqule.mp3 Le Théâtre Cirqule on the road in Diois !



Plus d'info
www.cirqule.com
Yvette Challande : 06 34 31 47 46

Crest 26400 : Collecter "tous ensemble" les déchets...


Rassemblement citoyen pour collecter les déchets
Appel aux citoyens !
« Action Peace » invite la population de Crest et de ses alentours à un pique-nique collectif.
La prochaine action proposée par le collectif, sera un rassemblement citoyen pour collecter les déchets qui abondent sur les bords de Drôme (rencontres, constats, sensibilisation, éducation …).
Pour finir tous ensemble, nous vous proposons de partager un pique-nique accompagné de spectacles et de musique. Instruments et talents artistiques ou autres bienvenus.
Ce rassemblement citoyen aura lieu Samedi 21 Juillet dès 15h devant Le Globe, 16 rue Maurice Long, Crest. Des détails supplémentaires vous seront transmis par mail et  seront disponibles sur le site.
http://pasdemcdoacrest.wordpress.com
Au programme :
- RDV à 15h devant Le Globe rue Maurice Long
(munissez-vous de sacs poubelle et de gants) ;
- 15h30 Départ pour un ramassage des déchets trouvés sur les bords de Drôme
(collecte des déchets afin de montrer à la mairie l'abondance et le type de pollutions que Mac Donald's apportera à la ville);
- 18h pique-nique géant sur les berges face au quai André Reynier
(repas partagé, accompagé de musique, spectacle, improvisations poétiques…).
« Vis le changement que tu souhaites voir émerger »
Au plaisir de se rencontrer,
Avec l'enthousiasme de créer ensemble, bienvenue à votre joyeuse participation, Nous comptons sur vous !
Collectif Citoyen
« L'objectif premier de ce collectif, est que les citoyens puissent s'interroger, échanger et s'impliquer, sur et dans, les décisions communales que les autorités publiques peuvent mettre en place dans nos villes et notre région. »

Entraide des jardiniers de la Biovallée...


Récolte de graines de phacélie
Bonjour, je vous propose de venir récolter des graines de phacélie au "jardin du canal " de Blacons  env. 500 m de phacélie fanées à votre disposition.
La phacélie est une plante engrais vert très mellifère.
rdv le samedi 21 juillet vers 19 h : on pourra faire des grillades
Apporter de quoi les récolter : cagettes - journal  et Gants, ça pique !
En échange je vous demanderai peut-être ce jour-là, une aide au potager ou plus tard dans la saison.
Merci de confirmer et de diffuser à des gens sympas
Jardinèrement votre,
Florence Davrout
Mirabel et Blacons
04 75 61 79 75

La Cour de Justice Européenne étrangle Kokopelli...


Semences : Kokopelli vent debout contre la décision de la CJUE
L'association Kokopelli fait éclater sa colère suite à la décision de la Cour de justice de l'UE du 12 juillet dernier. La juridiction européenne, allant à l'encontre des conclusions de l'avocat général, a en effet validé la législation européenne actuelle sur la commercialisation des semences. "Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger", s'indigne l'association.
"Toute puissance du paradigme productiviste"
L'expression "productivité agricole accrue", "utilisée 15 fois dans la décision de la Cour", consacre selon l'association "la toute puissance du paradigme productiviste". La biodiversité "peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité", fulmine-t-elle.
"De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !", ajoute l'ONG qui qualifie cette remarque de "choquante" et "erronée".
Quant aux dérogations "supposément introduites" par la directive 2009/145 pour les variétés anciennes, il s'agirait d'un "véritable leurre" confirmé par l'impossibilité pour plusieurs organisations européennes d'inscrire certaines semences au catalogue officiel.
"Agriculture chimique mortifère"
"Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice", redouble Kokopelli, qui fait part de sa vive inquiétude sur la réforme générale en cours de la législation sur le commerce des semences. L'Association européenne des semences (ESA), qui se félicite de son côté de la décision de la Cour, confirme que "la décision intervient à un moment très important". Ainsi, se réjouit son secrétaire général, Garlich von Essen, "la Commission avait besoin de cette confirmation juridique de la Cour au moment où elle finalise sa proposition législative de révision de la législation européenne sur le commerce des semences".
Kokopelli demande dans un premier temps au gouvernement français de retirer son mandat à Madame Clément-Nissou, collaboratrice du GNIS, chargée par le ministère de l'Agriculture de représenter la France auprès de la Commission afin de rédiger la proposition législative. L'association réclame, sur le fond, que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
"Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre", s'indigne l'ONG, selon laquelle "des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique".
Pour mémoire :
Semences : la CJUE rend une décision défavorable aux vendeurs de variétés anciennes
Les directives européennes sur la commercialisation des semences sont valides, estime la CJUE. Une mauvaise nouvelle pour les défenseurs de variétés anciennes non homologuées.
Par une décision rendue le 12 juillet, la Cour de justice de l'UE a jugé que les directives européennes sur la commercialisation des semences de légumes étaient valides et qu'elles prenaient en compte les intérêts économiques des vendeurs de variétés anciennes, dans la mesure où elles permettaient leur commercialisation sous certaines conditions.
Pourtant, comme le rappelait l'avocat général dans les conclusions qu'il avait rendues sur cette affaire le 19 janvier dernier, "les semences de la plupart des espèces de plantes agricoles ne peuvent être commercialisées que si la variété en question est officiellement admise. Cette admission suppose que la variété soit distincte, stable ou suffisamment homogène (...) il faut que soit en outre établie la capacité de rendement – une « valeur culturale ou d'utilisation satisfaisante » – de la variété. Or, pour bon nombre de « variétés anciennes », ces preuves ne peuvent pas être apportées. La question se pose dès lors de savoir si cette restriction aux échanges de semences est justifiée".
Condamnation pour concurrence déloyale
Par un jugement du 14 janvier 2008, le tribunal de grande instance de Nancy a condamné l'association à but non lucratif Kokopelli au paiement de dommages et intérêts à l'entreprise semencière Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Cette juridiction a constaté que Kokopelli et Baumaux intervenaient dans le secteur des graines anciennes ou de collection, qu'elles commercialisaient des produits identiques ou similaires pour 233 d'entre eux et qu'elles s'adressaient à la même clientèle de jardiniers amateurs et étaient donc en situation de concurrence. Le tribunal a considéré que Kokopelli se livrait à des actes de concurrence déloyale en vendant des graines de semences potagères ne figurant ni sur le catalogue français ni sur le catalogue commun des variétés des espèces de légumes.
Kokopelli a fait appel de ce jugement devant la cour d'appel de Nancy, qui, dans le cadre d'une question préjudicielle, a demandé à la CJUE de se prononcer sur la validité de la directive 2002/55 relative à la commercialisation des semences de légumes et de la directive 2009/145 qui autorise certaines dérogations pour les "variétés de conservation" et les "variétés créées pour répondre à des conditions de culture particulières".
Les directives sur la commercialisation des semences sont valides
Pour la Cour de justice, les deux directives sont valides au regard tant des principes du droit de l'UE que des engagements pris aux termes du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (TIRPAA).
En premier lieu, la CJUE considère que le principe de proportionnalité n'est pas violé. "L'établissement d'un catalogue commun des variétés des espèces de légumes sur la base de catalogues nationaux apparaît de nature à garantir" la productivité des cultures de légumes dans l'UE, premier objectif des règles relatives à l'admission des semences de légumes. Ce régime d'admission permet également "d'établir le marché intérieur des semences de légumes en assurant leur libre circulation dans l'Union". Enfin, le régime d'admission dérogatoire mis en œuvre pour les variétés anciennes est "de nature à assurer la conservation des ressources génétiques des plantes", qui constitue le troisième objectif visé par le droit communautaire.
La Cour considère également que les directives contestées prennent en compte les intérêts économiques des vendeurs de variétés anciennes, tels que Kokopelli, dans la mesure "où elles n'excluent pas la commercialisation de ces variétés". Si des restrictions géographiques, quantitatives et de conditionnement sont prévues, ces restrictions s'inscrivent néanmoins dans le contexte de la conservation des ressources phytogénétiques, estime la CJUE.
La juridiction européenne constate enfin que les directives litigieuses ne violent ni les principes d'égalité de traitement, ni celui de libre exercice d'une activité économique, ni enfin celui de libre circulation des marchandises.
La Cour n'a pas suivi les conclusions de l'avocat général
Cette décision de la Cour n'allait pas de soi car l'avocat général, dans ses conclusions présentées le 19 janvier, avait proposé aux juges de déclarer invalide une disposition de la directive 2002/55, dont il estimait qu'elle violait les principes du droit communautaire. Cette disposition était "l'interdiction (…) de commercialiser des semences d'une variété dont il n'est pas établi qu'elle est distincte, stable et suffisamment homogène ni, le cas échéant, qu'elle possède une valeur culturale ou d'utilisation suffisante".
La Cour ne l'a pas suivi, au grand dam des défenseurs des variétés de semences anciennes non homologuées. Il revient maintenant à la cour d'appel de Nancy de juger l'affaire, après avoir pris en compte cette position de la juridiction européenne.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       


mardi 17 juillet 2012

Fiasco de l'EPR de AREVA en Finlande...


Nouveau retard pour l'EPR finlandais, sur fond de dissensions TVO-Areva
Le réacteur nucléaire EPR que le français Areva et l'allemand Siemens bâtissent en Finlande continue d'accumuler les retards, l'opérateur finlandais TVO ayant annoncé lundi que l'entrée en service était repoussée après 2014.
Cette annonce a en outre une nouvelle fois mis à jour les dissensions entre le consortium franco-allemand et son client, les deux parties se rejetant la responsabilité de ce nouveau dérapage du calendrier, qui porte à près de six ans les délais du projet.
Selon TVO, "les travaux d'installation du réacteur et l'ingénierie du système d'automatisation de la centrale sous la responsabilité du fournisseur n'ont pas progressé conformément au calendrier du fournisseur" Areva-Siemens.
Le finlandais a fait part de son agacement en se disant "pas satisfait" de la situation.
Areva a répliqué en fin d'après-midi en indiquant avoir informé TVO qu'il "supportait la responsabilité" de ce nouveau retard.
Le groupe nucléaire, qui reproche régulièrement à son client de mettre trop de temps à lui valider des documents techniques, a réclamé l'engagement "sans faille" de TVO.
Ces passes d'armes ne font que s'ajouter aux multiples déboires du chantier, démarré à Olkiluoto sur la côte sud-ouest de la Finlande en 2005. Alors que le réacteur OL3 devait initialement entrer en service en 2009, des retards sont annoncés chaque année. Jusque-là, la date prévue était d'août 2014 pour ce réacteur d'une capacité de 1.600 mégawatts.
Areva comme TVO soulignent néanmoins lundi chacun de leur côté que "les travaux progressent", que les composantes majeures du réacteur sont achevées de même que la majeure partie de la tuyauterie, très importante dans un réacteur nucléaire.
Fin 2011, Areva disait avoir réalisé les deux tiers du travail.
Trois autres réacteurs EPR sont en construction dans le monde, un pour l'électricien national français EDF à Flamanville (Manche, nord-ouest de la France), et deux à Taishan (sud-est de la Chine).
Il est finalement probable que ces deux réacteurs chinois, construits en collaboration avec l'opérateur chinois CNGPC, seront les premiers au monde à entrer en service, fin 2013 et fin 2014 selon le calendrier actuel. A Flamanville, le démarrage initialement prévu pour 2012 est reporté à 2016.
Areva présente ce réacteur nucléaire dit de troisième génération, à eau pressurisée, comme plus sûr, performant et durable que ses concurrents. Mais son fleuron peine à se vendre, même si le groupe espère décrocher 10 commandes de plus d'ici 2016.
Les problèmes de l'EPR ont déjà fait perdre beaucoup de crédit au géant français du nucléaire. A cause de ces retards, il a passé des provisions de 2,8 milliards d'euros qui ont déjà largement excédé le prix auquel le réacteur a été vendu, 3 milliards (dont 1,8 milliard pour Areva).
En quatre ans, l'action Areva a perdu plus de 85% de sa valeur à la Bourse de Paris. Cependant, elle était en hausse lundi (+7,45% à la clôture à 11,75 euros), les analystes préférant se concentrer sur la cession réussie du producteur d'or canadien La Mancha Resources.
TVO a déjà tenté de pénaliser ses fournisseurs en plaçant sous séquestre des sommes qui leur étaient dues. Le consortium (73% Areva et 27% Siemens) a répondu sur le terrain judiciaire, et obtenu d'un tribunal arbitral début juillet le déblocage de 125 millions d'euros.
Mais le gros du litige se poursuit avec des demandes croisées d'indemnisation. Olkiluoto 3 est "le plus grand investissement dans l'histoire de l'industrie finlandaise", selon TVO.
MCD-APL

Succès du 1er marché festif Bee Ô à Ste Croix


Le soleil et le public a été au rendez-vous du premier marché festif bio organisé dans la vallée de Quint !

Les 19 producteurs locaux et les 3 artisans présents étaient à l'honneur sur la magnifique place du village de Ste Croix, devant l'ancien Monastère.

La musique, les jeux, les ateliers, la visite botanique, les balades en âne et les causeries ont participé à l'ambiance familiale et festive de ce premier rendez-vous de l'été !

N'hésitez pas à venir partager un moment convivial et découvrir d'autres surprises encore les jeudis 19, 26 juillet, 2 et 9 août à partir de 17h !

Mehdi pour Axolotl
Plus d'info : 06 63 07 42 23 / asso.axolotl@gmail.com