Information Participative

Médias Citoyens Diois continu !

Retrouvez-nous sur notre nouveau site :

http://mediascitoyens-diois.info

mercredi 31 mars 2010

Recoubeau 26310 : Contes avec le Coq qui dit certes

« le coq qui dit certes » accueille Myriam ce jeudi 8 avril à 20h 30 au "coq qui dit certes" au Prieuré de Recoubeau 26.
Je pense que nous allons vivre un superbe moment
Amis du conte il vous faut réserver au plus vite avec Myriam Pellicane
Née à Tunis aux douze coups de midi, d'un père immigré sicilien et d'une
mère issue de la pure campagne française, Myriam Pellicane a grandi en
Algérie dans une famille itinérante (le père ayant pour tâche de construire
des puits dans le désert). Arrivée à Paris, elle devient urbaine dans la
cité de la Courneuve et de temps à autre s'échappe et s'improvise bergère,
flânant entre légendaire chrétien et diableries. A l'adolescence, elle
débarque à Lyon, capitale de la sorcellerie, ville carrefour, avec ses
copines rebelles, elle monte un groupe punk avec lequel elle fera ses
premières scènes dans les MJC locales. En 2000, elle trouve enfin le nord et devient conteuse. Elle se forme à l'éloquence avec Michel Hindenoch, au répertoire avec Jean Porcherot, elle chante et joue les déjantées avec Evelyne Girardon, elle s'essaie à la tragédie, au baroque et aux sons organiques avec Mireille Antoine et Vicente Fuentes, à l'improvisation avec Didier Kowarsky, au mouvement avec Eulalia Sagarra, au Kung-Fu dans les Pentes de la Croix Rousse. Après quelques créations solo, elle intègre la compagnie Izidoria en 2005 et son intérêt se porte désormais sur la recherche d'une parole bousculée par la musique. Ses partenaires de scène: Abaye Abakar Adam (conteur et musicien) et Daniel Mariotte (guitariste) jusqu'en 2006. Ses dernières créations 2008: une Mythologie Barbare, la légende des Nartes: «les Héros» avec Olivier Bost (guitariste) et Eric Delbouys (batteur) et «les Petseurs (les 7 peurs)», un spectacle jeune public avec l'acousmate Laurent Grappe. Sur la terre crue des histoires traditionnelles, Myriam Pellicane se livre à un mariage baroque de toutes les croyances populaires et des mythes fondateurs. Elle rejoint ainsi le fantastique et la modernité avec l'insolence d'un surréalisme débridé. Passionnée des mystères de l'ancien monde, elle invente pour eux de nouveaux espaces. Elle cherche l'aventure spontanée, en scène, dans la rue, elle conte sur la légende, comme les enfants jouent avec les cartes mangas, en comptant les points lumineux.
Ghislain Papin
ghislain.papin@free.fr
Le Prieuré
26310 Recoubeau
tel : 06 78 48 33 38
OU / 04 75 21 42 07

Ecovoiturage Drôme et Ardèche

Ecovoiturons est une association loi 1901 dont l'objet est le développement du covoiturage, notamment en Drôme-Ardèche
Nous pensons que vous êtes intéressé(e) par la pratique et par le développement du covoiturage en Drôme-Ardèche.
Lettre d'infos Avril 2010 / Edito
Quelle société voulons-nous ? La question de la solidarité est très souvent au coeur des échanges qu'Ecovoiturons anime avec les collectivités, les entreprises, les associations et les citoyens.
Le covoiturage solidaire peut permettre à des personnes en difficulté et/ou sans voiture de se déplacer. La pratique des "Voitures A Plusieurs" vise à rendre plus attrayant un auto-stop simple et convivial, mais tombé dans l'abandon. Ce sont des projets sur lesquels Ecovoiturons travaille.
Les 2 départements de la Drôme et de l'Ardèche vont accélérer le développement du covoiturage en 2011. Ecovoiturons recommande que le volet technologique (site internet) ne soit pas surévalué au détriment de l'objectif social (augmenter l'offre de déplacements pour les personnes sans véhicule, agées, dépendantes, ou en dehors du circuit internet).
Ecovoiturons se propose d'être encore en 2011 un acteur important du développement du covoiturage ... si vous nous soutenez.
Alors le covoiturage, ça roule?
Bernard témoigne : "Je fais plusieurs fois par semaine l'A/R entre Aubenas et Valence. J'ai trouvé un équipier grâce à vous depuis plusieurs mois, et même une autre personne qui nous a rejoint car elle suit une formation à Valence. A+"
Vous trouverez sur notre blog d'autres témoignages de personnes qui covoiturent grâce à Ecovoiturons en cliquant:
Faites-nous part de votre propre expérience qui nous aide à avancer.
Environ 300 annonces de covoiturage sont enregistrées dans notre base de données pour des trajets domicile-travail en Drôme-Ardèche. La carte jointe à ce message montre que de nombreux axes sont couverts.
Astuces: Vous n'avez encore d'offre/demande qui vous correspond chez Ecovoiturons?
Publiez quand même votre annonce, elle sera disponible pour un futur visiteur. (Seuls, ceux qui ont essayé...)
Vos futurs covoitureurs roulent tous les jours derrière vous. Imprimez votre annonce "covoiturage - valence crest - 06 12 34 56 78" en A4 , et affichez la sur la lunette arrière de votre voiture. Ils auront le temps de la lire au feu rouge. Attention à ne pas réduire votre visibilité.
Accrochez une affiche Ecovoiturons dans votre entreprise, votre mairie, votre association, votre école, etc. Plus on sera connus, mieux ça marchera !
Ecovoiturons propose pour l'instant surtout des offres de covoiturage régulier (domicile travail/université). Pour le covoiturage occasionnel, lisez nos conseils à http://ecovoiturons.over-blog.com/article-covoiturage-occasionnel-temoignage-40855266.html
Enquête covoiturage
Participez à notre enquête sur vos attentes et votre pratique du covoiturage en cliquant:
http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dDYwT2xvMGlGQl8zd0N0NnU4dFhaZ3c6MA
Les 50 premières réponses sont intéressantes:
Parmi les personnes qui ne covoiturent pas, 2/3 ne le font pas à cause de leurs horaires ou de leurs containtes personnelles (nous recommandons dans ce cas d'essayer un jour par semaine dans une démarche volontaire d'évolution des habitudes)
Pour 2/3, "voyager avec quelqu'un que je ne connais pas trop" ne pose pas vraiment de problème, etc
Nous enverrons le résultat complet de l'enquête à chaque participant qui l'aura demandé dans le questionnaire.
Le covoiturage, une pratique de cohésion sociale
Le covoiturage n'est pas qu'un mode de déplacement économique et écologique. Il peut être aussi un mode de déplacement solidaire qui permet à des personnes sans voiture (jeunes, agées, sans emploi, etc) de se déplacer lorsqu'il n'y a pas de transports en commun.
Nous rencontrons actuellement les travailleurs sociaux de Drôme-Ardèche et nous étudions ensemble comment proposer à ces personnes le covoiturage pour se déplacer vers les services publics, l'emploi, la formation ou même les loisirs.
Nous souhaitons que les conducteurs qui s'inscrivent auprès d'Ecovoiturons acceptent de ne pas accueillir dans leur voiture que des personnes qui leur resemblent, mais qu'ils puissent aussi aider des personnes en difficulté.
En acceptant notre charte "covoiturage", conducteurs et passagers s'engagent tous à adopter un comportement respectueux... et solidaire?
Jean-Marc Delorme, chargé du développement
www.ecovoiturons.org
http://ecovoiturons.over-blog.com/pages/vos-temoignages-de-covoiturage-2787196.html .
http://ecovoiturons.over-blog.com/article-covoiturage-occasionnel-temoignage-40855266.html
ecovoiturons@wanadoo.fr

Quelle Démocratie ?

Socialisme et Projection démocratique.
Dès le départ, disons que les partis socialistes officiels sont des filiales de la droite mondiale qui se moquent des peuples en feignant l’opposition au capitalisme afin d’éviter toute velléité de socialisme authentique combattant pour le changement social. En aucun cas, il ne faut considérer ces partis ouvrant officiellement boutique de socialisme comme un label, que du point de vue de leur félonie et de leur lugubre simulation déroutante, lorsque nous invoquons le socialisme authentique. Le socialisme, plus qu’une pensée politico-économique, est une weltanschauung (weltanschauung ou weltanschauung : Mot français d’origine allemande prononcer : Velte-anne-chao-oungue , vision du monde, de la réalité, de la place de l’homme dans cette réalité.) globale de l’homme et de la société déliés des abominations du matérialisme bourgeois. Sa conception n’a de cesse de placer l’homme, je dis l’homme collectif qu’est la société, au cœur de toute orientation des décisions de l’État concernant l’administration des biens et ressources dans le social. Il est donc nécessairement et essentiellement aux antipodes du capitalisme qui, lui, est une perception des biens et ressources pour le profit aux dépens de l’homme et du peuple rendu serviteur des richesses pour l’enrichissement et le règne de quelques-uns. Que le socialisme ait été perverti par les partis et les gouvernements se réclamant de lui, qui ont subverti jusqu’à son sens, c’est un truisme (vérité évidente et banale. Synonyme : évidence) historique que tous constatent sans analyse.
Voilà pourquoi ni les bévues des tyrans gauchistes du passé ni le gauchisme réactionnaire de nos socialistes de carrière, ne saurait être imputé aux fondements d’anthropocentrisme (doctrine selon laquelle tout se rapporte à l’homme, qui en fait le centre de l’univers.) du vrai socialisme qui est action d’amélioration du bien vivre social et rejet sans appel de l’économisme capitaliste ploutocratique (du grec ploutos, richesse et kratos, pouvoir, autorité. La ploutocratie est un système politique dans lequel le pouvoir est exercé par les plus riches. Une telle forme de gouvernement aux mains de la classe sociale des plus fortunés ne peut que conduire à de fortes inégalités et à une faible mobilité entre les différentes classes sociales.). Car l’économisme capitaliste qui, au détriment de l’homme, place la richesse au centre du monde (ce qu’on peut appeler ploutocentrisme), véritable idolâtrie de l’argent essentialisé comme une métaphysique maudite de l’avoir, n’a que faire de l’humanité de l’homme ou de la société c’est une entreprise de scélérats mafieux et vénaux infligée en servitude à l’humanité.
Un socialisme conséquent avec son credo, quelque soit les couleurs et sensibilités qui l’infléchissent, ne peut éluder la personne humaine comme agent politique et social qui fait l’économie et au nom de qui cette économie existe et est utilisée. Un socialisme authentique au 21ème siècle doit être un néohumanisme qui priorise toujours l’homme dans la gérance des ressources de l’État. Car éluder cela, est tout simplement renier le combat des origines du socialisme qui fut une réaction à la réification (La réification consiste à transformer ou à transposer une abstraction en un objet concret, à appréhender un concept, comme une chose concrète. Le terme est aussi employé à propos des personnes vivantes) économique et sociale de l’homme par les politiques capitalistes. Pourvoir les hommes de toutes les valeurs citoyennes pour que la citoyenneté l’emporte sur la réduction individualiste des humains dans le système d’économisme capitaliste, c’est l’une des tâches dévolues à tout mouvement socialiste cohérent. Le socialisme réfute l’individualisme capitaliste qui bricole l’incommunication de peur que la bonne communication et mise en commun des individus ne les fasse déboucher sur la compréhension de leur écrasement et la révolte. D’où tout socialisme vrai ne peut qu’engendrer un personnalisme (Le personnalisme, (ou personnalisme communautaire), est un courant d’idées recherchant une troisième voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme.) politique où l’homme est intervenant et locuteur dans la société au pouvoir horizontal où les décisions politiques circulent, sont débattues entre dirigeants et dirigés avant de prendre forme de lois au service de tous. Là où le capitalisme ne gère que les comptes pour la gloire du marché et de la finance, le socialisme compte et gère l’économique pour la suprématie sociale de l’homme.
Axiologie du changement
Les valeurs humaines les plus essentielles ne sont pas vendables ou matérielles. La chose est évidente quand on constate que les facultés spirituelles, intellectuelles et morales telles : l’amour, l’amitié, la solidarité, la culture croissent lorsqu’on les utilise et les exprime alors que le matériel décroît et disparaît par l’usage. De là, nous saisissons que les bases de la finance actuelle dans son matérialisme oligarchique, bancaire - malgré les histrions du G20 et leur vain mythe dit sommet financier où ils renforcent l’infâme FMI tout en frimant aux yeux des peuples - ne sauraient primer les autres valeurs sociales si nous voulons une société plus ou moins juste et humaine. Les valeurs spirituelles, intellectuelles et culturelles doivent composer l’autre axiologie (L’axiologie (du grec : axia ou axios, valeur, qualité) peut être définie, en philosophie, à la fois comme la science des valeurs morales, une théorie des valeurs (axios) ou une branche de la philosophie s’intéressant au domaine des valeurs.) pleinement humaine où tout est expression des valeurs d’élévation commune en société. Les valeurs sont des forces de propulsion qui doivent nous porter à plus d’humanité et non à plus de « richesses matérielles » ! Voilà pourquoi, le nouveau socialisme à naître doit renoncer à toute raideur létale d’idéologie inapplicable, sans toutefois jamais négocier ses principes humanistes fondateurs. Il doit également laisser leur liberté aux théoriciens et artistes dont les œuvres seront mises en pleine lumière dans les débats publics pour en débusquer le sens global et esthétique, la portée idéologique approuvable ou rejetable que le peuple avisé traitera en pleine connaissance de cause sans jamais bafouer le droit de tous à l’expression. Et, parlant d’expression, le peuple instruit de ses droits ne peut être manipulé par les menteurs qui voudront les canulars pseudo-démocratiques de l’ennemi capitaliste nécessairement oligarchique comme c’est presque toujours le cas dans la société du mensonge où nous vivons. Le socialisme à construire contribuera à la démocratie authentique projetée sur la ruine du prétexte démocratique combien despotique des oligarques ploutocrates qui bernent le peuple par l’alibi d’une liberté consumériste capitaliste et la liberté des mœurs, seule bannière de nos gauches fausses et dévoyées.
Contrôle de l’économie, décroissance par la rationalisation du rapport aux ressources, éducation humano-citoyenne des individus et garantie des libertés individuelles, telle est la voie du socialisme retrouvant son idéal dans les subtilités de la réalité appelant son instauration politique !
Et pour revenir au titre de ce propos, je dis que nul politique ne peut se passer de projection à court, à moyen et à long terme du collectif ciblé par sa gérance. Le politique est un activiste qui force la réalité par sa dose d’utopies toujours réalisables dans le miracle des peuples motivés… Et pourquoi, de la meilleure définition, la politique est téléologie (La téléologie (du grec télos, fin, but, et logos, discours) est l’étude de la finalité,) et prospective vers les horizons étatico-nationaux poursuivis par le politique.
Qu’un socialisme authentique où les peuples, les gouvernés ont enfin le contrôle réel de leurs gouvernants par des structures de surveillance de ce qui les regarde - je cite le pouvoir politique - conquière et établisse la nouvelle ère démocratique sur la ruine du sempiternel ordre oligarchique dans l’histoire sans cesse volée aux peuples, et qui nous opprime tous !
Que les richesses produites soient aux peuples et nations qui les produisent et non à quelques familles prédatrices et charognardes ! Que la convivialité devienne la méthode de gouvernance de l’État toujours prêt à combattre les aspérités sociales entre altérités au sein de la nation ! Que chaque citoyen rendu à la citoyenneté effective, soit le but des actions de l’État enfin réapproprié par tous les secteurs de la nation, et non le moyen qu’utilise le pouvoir pour enrichir quelques uns ! Il faut commencer par démanteler l’essentialisme (Essentialisme : philosophie selon laquelle l’essence de l’homme précède son existence.) de classe des bourgeois qui essentialisent leurs positions et privilèges présentés supranaturels et annoncent l’immoralité voire l’infamie de quiconque s’y attaque.
L’innocence nietzschéenne du devenir n’est qu’une fable que se raconte le chantre de la volonté de puissance dans la perspective mythique de l’éternel retour.
La virginité de l’esprit ou de la société qui innocenterait le devenir n’est que fiction et chimère vu le poids de l’histoire. La mystique du devenir s’il en est, sied aux choix, à l’action et à la volonté humano-citoyenne qui l’implanteront. Notre devenir collectif est à construire. Notre avenir politique est perspective d’options et de luttes des peuples ; il ne saurait nullement aller de soi ! Le futur étant en construction permanente, puisque sans être rejeton du présent et de l’instant, il est constamment empreint des traces diverses de la voie de l’action dans le temps, c’est donc l’action des volontaires du changement, qui l’orientera pour en faire un avenir de liberté, un devenir de bien-être collectif loin du mal-être de nos sociétés inhumaines contemporaines. D’où, la nouvelle société doit se poser comme correctrice du passé tout en s’imbriquant dans l’éducation humano-citoyenne qui la construira d’abord dans les mentalités. Là, le devenir délaisse la fable et les caquetages des rêves de vestales (vestale : chez les Romains, prêtresse de Vesta. Elle faisait voeu de chasteté.) évanescentes et d’ariels (Ariel : génie aérien de la "Tempête" de Shakespeare, il symbolise l’esprit de l’air. Ariel est un archange de la théologie judéo-chrétienne. C’est aussi une marque...) flotteurs pour entrer dans le possible. Devenir social, complicité ou rixe de l’homme avec les forces pour faire le destin collectif dans le temps ! Et si le temps triture les êtres, ce n’est que par la propension du futur à transformer tout, une fois qu’il arrive, en passé. Toutefois, le rêve appliqué par l’action militante fait échec aux morsures et dévorations du temps qu’il édente et transforme en champ de conquête, d’ensemencement et de fructification. Le devenir social travaillé par la volonté de l’homme citoyen peut donner de l’avenir au vœu de liberté de la conscience collective mobilisée sans que la fatalité du temps, le futur, le réduise au déclin et en passé.
Là, l’action des peuples peut se transformer en cet astéroïde populaire qui, par l’impact de la pensée et de l’action politique, embrasera l’État-Moloch (Moloch : dieu des Ammonites, célèbre dans l’Écriture par le culte cruel qu’on lui rendait en faisant passer des enfants au travers du feu.) de notre temps pour créer un autre type d’État et une nouvelle Gouvernance où tous les humains ont le seuil d’accès aux chances matérielles, intellectuelles, affectives et culturelles permettant la possibilité d’un rapport plus sain de l’homme à l’être, à lui-même et à la société… Nous devons mettre fin au contexte social hypermatérialiste esquintant le rapport de l’homme à l’être et à soi, rapport, somme toute, qui ne peut être d’abord que spirituel, car c’est en fait le charnel psychologique qui rend l’homme esclave du matériel et engendre l’avarice et les malpropretés du matérialisme social où l’homme est jugé et hiérarchisé selon ses biens consommés, rendu inférieur aux objets vendus sur le marché. Voilà pourquoi, je crois que le spirituel doit avoir une place d’avant-garde dans toute nouvelle société. Spiritualité toutefois loin des églises officiellement représentées dans la cité et qui ouvrent commerce du divin comme une marque déposée ! C’est à la réconciliation de l’homme avec lui-même, ce trait d’union immanent entre l’homme et le sens, entre l’humain et le divin non domestiqué par les institutions, entre la personne humaine et le mystère transcendant de sa vie et de son destin supra-animal et supra-biologique que le changement social aura été d’abord humain… Puisque c’est le vide béant de la société capitaliste qui creuse la faille compulsive de la consommation chez la masse des pauvres choses anthropomorphes (anthropomorphe : qui a la forme humaine.) qui peuplent nos états et qu’on appelle bêtement citoyens !
Que par l’action de mobilisation multiple des amis de la liberté et de la démocratie, par la désobéissance civile et la conquête des structures du pouvoir, vienne le temps de la nouvelle société !
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Die 26150 : Conseil Municipal


Conseil Municipal ce Mercredi 31 Mars 2010 à Die à 17 heures .( Double -Clic sur le scanner pour agrandir ).

mardi 30 mars 2010

Die 26150 : Formation sur les couleurs


« Les couleurs sont à la Vie ce que l'ADN est pour le corps » (JC Bladier) CONFERENCE le 30 avril 2010 suivi d'un SEMINAIRE les 1er et 2 mai à DIE «Dynamique et Enseignements de Vie des Couleurs » par Jean-Claude BLADIER
Cette Conférence vous propose de sentir et comprendre à quel point les couleurs structurent votre vie, à commencer par une programmation des âges de votre vie des plus pertinentes.
Vous aurez aussi l'occasion de poser des questions pour que ce moment soit le plus convivial possible. Des réponses vous seront données à partir des couleurs qui se présenteront ou qui en seront le sujet.
P.A.F. 3/5 Euros
Réservation Eliane ROBIN : 04 75 21 35 69
Si vous êtes déjà "initié(e)s aux couleurs vous pouvez suivre la séminaire uniquement.
Le Séminaire des 1er et 2 mai est prévu pour s'adapter aux besoins du Groupe présent ce week-end.
Les éléments de connaissance seront donnés sur la base de mises en pratique dans différents domaines de la vie, en privilégiant les pôles d'intérêt de chaque participant, lesquels seront invités à préciser leurs demandes au moment de l'inscription.
Toutes les couleurs de la Vie seront abordées, au-delà des seules couleurs de l'Arc-en-ciel, selon une gamme de couleurs étudiée sur base d'une expérience collective et selon une méthodologie très simple mise au point par l'animateur.
Parmi les thèmes possibles à aborder (parmi d'autres) :
-Le travail avec le « Jeu des Couleurs » de William BERTON
-La « lecture » des vêtements, outil relationnel voire professionnel
-La « lecture » de l'aura et des chakras
-Le choix de l'aménagement de lieux de vie
-Couleurs qui attirent, couleurs détestées … pourquoi ?
-Couleurs et décryptage transgénérationnel
-Les Couleurs « qui ne figurent pas au catalogue »
-Le rôle de l'intuition … Travail sur la confiance en Soi
-Couleurs et Relation à l'argent
Tout ne pourra pas être traité en un week-end, des priorités seront définies ensemble et formeront l'objectif pédagogique du séminaire.
Vous l'aurez deviné, ce séminaire se veut le plus personnalisé possible, proche de vos demandes, y compris celles de dernière minute.
L'animateur, Jean+Claude BLADIER, s'appuie sur une expérience de près de 40 ans de l'univers des couleurs, dont plus de 25 ans au service des personnes et des entreprises. (Il a rencontré et travaillé avec William BERTON avant, pendant et plusieurs années après la création du « Jeu des Couleurs ». Il poursuit depuis son propre chemin).
Coût du stage : 85 € les 2 jours
+( si non adhérent) adhésion annuelle à l'association "Au fil du Soi" 15 €-
Hébergement sur place possible - nous contacter.
Pour toutes informations avant inscription
Eliane Robin : 04 75 21 35 69
ou Jean-Claude Bladier : 09 53 51 30 60
Eliane ROBIN
Association « Au fil du Soi »
11, rue St.Vincent
Tél : 04 75 21 35 69
aufildusoi@wanadoo.fr
Site : http://aufildusoi.fr
blog : http://aufildusoi.hautetfort.com/

La journée de la Femme c'est tous les jours


La compassion est-elle féminine ?

Au moment de rédiger cette chronique, rien qui ne s’impose vraiment. Bousculade des sujets, tant de choses qui m’interrogent, me révoltent, tant de choses qui me réveillent, me séduisent. "Choses qui"... C’était le thème de mon dernier atelier d’écriture avec des novices qui découvrent la magie de ces séances où l’on cherche ses mots, sa voix, sa petite musique.

Émerveillement : je n’aurais jamais cru que je pouvais écrire ça. Si tu peux ! "Choses qui, donc, fait partie de ce qu’on appelle des inventaires : des listes forcément très personnelles, par exemple de ses goûts ou de ses souvenirs - ainsi les fameux "Je me souviens" de Georges Perec repris au théâtre l’automne dernier à Paris et avec quelle grâce par Sami Frey.

S’inspirant des Notes de chevet (ed. Gallimard) écrites par Seï Shonagon, dame d’honneur à la cour dans le Japon du XI° siècle, les participants à l’atelier sont conviés à dresser une liste de titres d’inventaires, apparemment futiles, qu’ils souhaiteraient écrire : drôles ou graves, très concrets ou quasi impalpables.

À chaque fois, cette proposition donne quelques joyaux. Tenez : « Choses qui donnent une impression de lumière, choses qui broient le coeur, ou qui bruissent à sa porte, choses qui chantent en soi, choses qui libèrent, choses qui lient, choses qui donnent envie d’aimer, choses qui donnent envie de tuer, choses qu’il ne faut pas oublier si on part sur la lune, choses qui sont dans le carré du jardin, choses vues par ma fenêtre, choses qu’on ne se résoud pas à jeter, choses qu’on dit en sortant du cinéma, choses qui se réduisent à peu de choses, choses qui m’échappent, choses que je n’ose pas dire, choses qui brillent, choses qui brûlent, choses qui pétillent... », etc. Ensuite, il s’agit de déplier un ou deux inventaires : énumérez ces choses qui m’échappent par exemple. Et la magie continue. . .

Dans ces ateliers (comme partout !) il y a 80 à 90% de femmes, mais écriture d’homme, écriture de femme ?, impossible de faire le distinguo. Il y a des sensibilités différentes. Point.

Une constatation qui me permet de passer à un livre qui ne se lit pas comme on boit du petit lait mais fort intéressant, à classer dans les choses qui dérangent peut-être : L’Énigme de la femme active - Égoïsme, sexe et compassion (éd. Payot). Livre très touffu dont je retiens un thème : la compassion est-elle "naturelle" aux femmes, inhérentes à leur genre ? Non ! répond Pascale Molinier, dans le même courant de pensée qu’Élizabeth Badinter réaffirmé avec force dans Fausse Route (éd. Odile Jacob). À savoir : la différence des sexes ne prédestine pas aux rôles et aux fonctions.

Que les femmes soient présentes en masse dans les métiers qui requièrent de la compassion, c’est un fait. Mais ce que pointe l’auteur, c’est que ce savoir-faire développé par les femmes, par exemple celui des infirmières, n’est pas reconnu en tant que tel mais attribué à une particularité propre au genre féminin. Ce qui permet aux hommes, aux chirurgiens par exemple, de se tenir très éloigné de la sphère de la souffrance - "Il y a un déni viril de la souffrance", écrit Pascale Molinier. Et alors, direz-vous ? Alors, ce n’est bon pour personne. Ni pour les hommes qui peuvent y perdre leur âme. Ni, naturellement, pour les femmes qui s’y épuisent sans reconnaissance, sans possibilité de théoriser sur cet aspect essentiel de leur travail. Du coup cependant, épargnés de la souffrance d’autrui, les hommes ont la possibilité de développer l’égoïsme qui seul autorise la création. Un égoïsme qui manque souvent aux femmes pour affirmer leur autonomie créatrice. S’affranchir des déterminations sociales, développer notre identité non sexuée pour faire place à notre singularité, à notre propre sensibilité - celle qui surgit dans l’atelier d’écriture - tel est le message de ce livre.

Dane Cuypers

Le 25 avril à Vecheny 26340 : Journée de la Terre 2010


Journée Internationale de la Terre Nourricière « IIèmePlaidoyer pour la Terre » Vercheny (Drôme) – Les 4 Saisons de la Vallée de la Drôme « se réapproprier la Terre »
La journée du 25 avril 2009 a eu un fort retentissement.
Il en résulte la nécessité de poursuivre notre action pour trouver et mettre en œuvre ENSEMBLE des solutions pour :
-Permettre de conserver nos terres nourricières (74 000 ha disparaissent en France chaque année) -Garantir leur disponibilité aux petits paysans -Revivifier la biodiversité végétale et animale -Régénérer les terres qui s’épuisent
Nous, acteurs socio-économiques, élus, législateurs, devons
revisiter notre relation au monde rural, voire agricole afin que DEMAIN la souveraineté alimentaire, la qualité de vie et nos paysages soient réinvestis
Dimanche 25 avril 2010 à la Fondation Ardouvin( ancien : Enfants de Paris) Programme de la Journée
9h00 - Accueil
9h30 – Ateliers pratiques
- Marche sensible dans la nature (Association Lysandra)
- Installer une ruche dans son jardin (les Amis des Abeilles)
- Construire en Terre et Paille (Association Unir et Relier)
- Atelier d’écriture : habiter poétiquement la terre
10h00 – Ouverture des stands, forum, expositions
Le PIB et l’indice de Bien-Etre durable - Classes ES du Lycée Armorin
10h30 – Profil cultural avec le CFPPA du Diois
12h00 – Buffet, buvette, produits locaux, crêpes
14h00 – Ouverture officielle, inauguration avec les Elus.
14h30 – Ateliers d’échanges avec animateurs
-« Vivre autrement » en harmonie avec un territoire
Habiter, travailler, cultiver - Association Unir et Relier
-Construire en milieu rural (Plan Locaux d’Urbanisme –HABITAT),CLD Diois : Claude Veyret
-La Biodiversité dans la Vallée de la Drôme , Collectif Associations Naturalistes Roger Mathieu, G. Grassi
- Les nanotechnologies - Confédération Paysanne -Thomas Verney
- Relocaliser les productions - Stéphane Cozon,Devenir, Rester Paysan, sur quelles terres ?
17h00 – Restitution des Ateliers/débats
- Bilan et intervention d’un Sage ( Jacques Liotard )
19h00 – Conclusion
20h00 – Repas
20h30 – soirée surprise (dialogue, film et débats, …)
Toute la journée : ateliers enfants/adultes
Buvette, respirations musicales…
Contact : plaidoyerpourlaterre@gmail.com
Référente du projet : Annick Paoli
plaidoyerpourlaterre@gmail.com
Ecologie au Quotidien
Le Chastel
26150 DIE
Tel:04 75 21 00 56
Site : http://plaidoyerpourlaterre.blogspot.com
Tél. 09 70 20 31 04 – 04 75 21 00 56
Journée Internationale de la Terre Nourricière.
(Depuis 1970)

lundi 29 mars 2010

Nyons 26110 : Rencontres de l' Ecohabitat

CYCLE DE CONFÉRENCES ÉCO-HABITAT - HAUTE ALPES (05) ET DRÔME PROVENÇALE (26) les jeudis d’avril
Un RDV proposé avec le Syndicat Mixte des Baronnies
Provençales dans le cadre d’un partenariat sur l’écoconstruction
- CONFÉRENCES “ÉCO-HABITAT UNE DÉMARCHE GLOBALE” par Xavier DAVADANT, chargé de mission éco-habitat au CEDER en partenariat avec le Syndicat Mixte des Baronnies Provençales
- Jeudi 1er avril à 20 h 30 CEDER à Nyons (26) - Jeudi 8 avril à 18 h 30 salle d’honneur de la mairie de Buis les Baronnies (26) - Jeudi 22 avril à 18 h 30 Hameau Les Damias à Eourres (05) - Jeudi 29 avril à 20 h 30 salle des fêtes de Serres (05)
Le CEDER est implanté en Drôme provençale et sur le haut Vaucluse. Depuis plus de 27 ans, la structure agit concrètement pour la promotion des énergies renouvelables au travers de nombreux événements. Ses conseillers renseignent objectivement et gratuitement sur la maîtrise des consommations énergétiques et les économies d'eau. Le CEDER propose des réflexions communes sur les grandes problématiques environnementales.
Centre pour l’Environnement et le Développement des Énergies Renouvelables
26110 NYONS - 84110 VAISON LA ROMAINE
Tél. : 04 75 26 22 53 / 04 90 36 39 16
Fax : 04 75 26 19 02
infoenergie@ceder-provence.org
Émilie GARREAU
Chargée de mission événements et projets
Standard : 04 75 26 22 53 - Fax : 04 75 26 19 02
15, avenue Paul Laurens - 26110 NYONS
Avenue Gabriel Péri - BP 90 - 84110 VAISON LA ROMAINE
www.ceder-provence.org
emilie.garreau@ceder-provence.org

Isabelle Stengers écoutée à Dieulefit 26

“Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient”
Résumé : Un appel à la résistance par la prise de conscience de chacun aussi bien dans le domaine économique que dans le domaine de l’écologie.
“Du possible, sinon j’étouffe !” Gilles Deleuze aurait aimé cette belle formule qui donne son titre au tract que les intermittents du spectacle et précaires d’Ile-de-France ont diffusé il y a quelques années pour faire connaître les motifs de leur grogne. Du possible – c’est-à-dire non pas nécessairement une perspective d’avenir riante, celle des lendemains qui chantent, mais plus modestement, et de manière plus vitale aussi bien, une restauration des puissances d’agir, de sentir, d’imaginer et de penser, un renouvellement des capacités de faire et de défaire des mondes.
Deux caractéristiques remarquables autorisent à tenir l’expérience des intermittents en France pour révélatrice d’une situation politique globale. Tout d’abord, la façon dont ils ont été considérés par le pouvoir en place – par celles et ceux que Isabelle Stengers appelle dans son dernier livre “nos responsables” : à savoir, comme des surnuméraires. Trop nombreux sont les intermittents du spectacle. Mais trop nombreux aussi sont les enseignants, les étudiants, les chômeurs, les inactifs, les vieux, les artistes, les journalistes de France Télévision, etc. On en vient à se demander à la longue si les politiques néolibérales contemporaines ont d’autre fonction que de fabriquer des déficits et d’utiliser les populations comme variable d’ajustement.
Mais le plus étonnant dans un tel discours est qu’il ait pu rencontrer un accueil aussi favorable auprès de l’opinion publique, laquelle en est venue à se dire, sur tous ces sujets d’actualité, qu’il n’y avait effectivement pas d’autres choix possible que de supprimer des emplois, que de réduire les aides sociales, que d’augmenter le temps de travail, que d’alléger les charges patronales, etc. C’est qu’”il faut bien réformer”, n’est-ce pas, et en cette affaire le mieux est toujours l’ennemi du bien. Il en va en effet de deux choses l’une : soit moins de droits sociaux, soit plus de chômeurs ; soit des salaires revus à la baisse, soit des délocalisations ; soit les OGM, soit la perte de compétitivité de l’agriculture européenne ; soit les brevets, soit pas de recherche.
Telles sont quelques-unes des “alternatives infernales”, comme les appellent Isabelle Stengers et Philippe Pignarre, que le discours néolibéral aime à multiplier, et par lesquelles trop souvent nous nous laissons piéger, capturer, envoûter. Tout l’intérêt du mouvement des intermittents, de ce point de vue, a tenu à l’étonnante capacité de résistance qu’il a manifesté, et qui s’est traduite par la tentative de réouverture d’un espace de possibles. En lisant collectivement le protocole de réforme, en confrontant les rapports des experts aux pratiques d’emploi et aux savoirs des uns et des autres, les intermittents ont produit une contre-expertise qui a permis de déplacer le combat sur le terrain même de la production de savoir.
Une nouvelle forme de lutte
À ce titre – et c’est là sa seconde caractéristique remarquable – ce mouvement est à la fois exemplaire et symptomatique des nouvelles formes de lutte et d’un sens renouvelé de l’action politique. N’est-ce pas de cette même manière que les eurosceptiques ont su “résister” au projet de constitution européenne en se réunissant pour organiser des séances de lecture du traité ? N’est-ce pas de cette manière encore que les citoyens sont parvenus à faire bégayer les experts et autres stakeholders des industries agroalimentaires en s’opposant en connaissance de cause à la diffusion des OGM ? N’est-ce pas de cette manière que les “usagers de drogue non repentis” des Pays-Bas, les associations de victimes de l’épidémie de sida, le collectif sans ticket de Bruxelles, etc. se sont donné les moyens de poser les questions qui les concernent en élucidant les diverses dimensions de la situation où ils se trouvent ?
En fabriquant et en échangeant des savoirs, en mobilisant de nouvelles associations et agencements spécifiques ( bref, en transformant, comme le dit Marx, leurs “forces propres” en “forces sociales” ) les collectifs d’usagers sont parvenus à donner de l’importance à des savoir négligés et à faire entendre des nouvelles questions qui ont contribué à mieux situer la pertinence et les limites des expertises officielles, et surtout a faire surgir du possible là où l’idéologie fataliste que véhicule le discours néolibéral s’emploie systématiquement à n’en faire apparaître aucun.
C’est en cette dernière opération que consiste la “barbarie” que dénonce Isabelle Stengers : l’absence de résistance, la quasi-résignation savamment entretenues dans nos pays modernes face à un capitalisme prédateur qui continue de “confier au libre marché mondialisé la charge de l’avenir de la planète, quitte – c’est désormais à l’ordre du jour – à ‘réguler’ pour éviter les ‘excès’”. “Un autre monde est possible”, criaient ensemble les manifestants réunis à Seattle en novembre 1999 à l’occasion d’un sommet de l’OMC – un monde différent de celui où règne une compétition généralisée, une guerre économique de tous contre tous, “où chaque individu, nation, région du monde, doit accepter les sacrifices nécessaires pour avoir le droit de survivre”.
Mais où veut-on en venir exactement, se demandera le lecteur interloqué ? De quoi s’agit-il ? D’altermondialisme ? de décroissance ? d’anticapitalisme ? Tous ces mots sont bel et bien prononcés, et l’auteure ne cache pas ses sympathies pour une certaine gauche – celle dont Gilles Deleuze, si présent dans cet essai, disait qu’elle se distingue radicalement de la droite par ceci qu’ “elle a besoin que les gens pensent”, qu’ils élaborent la signification politique de ce qui leur arrive, qu’ils interviennent dans un problème avec leurs propres critères et leurs propres intérêts, qu’ils créent des “trajets d’apprentissage” leur permettant de refuser les alternatives infernales et la pente obligée qu’elles construisent, le long de laquelle l’avenir devrait dévaler.
De quoi s’agit-il alors ? Il s’agit de comprendre pourquoi nous avons si mal résisté par le passé, mais aussi de savoir comment nous devons à l’avenir nous réapproprier nos propres capacités de penser, d’imaginer et de sentir ensemble, comment nous devons (ré)apprendre à résister ici et aujourd’hui en nous inspirant des techniques d’empowerment et d’action directe qu’ont inventées les groupes d’usagers et les activistes non-violents américains, et en en créant de nouvelles.
La résistance écologique
La résistance à laquelle en appelle Isabelle Stengers depuis quelques années prend, dans son nouvel essai, la forme inédite d’une résistance “écologique”. “Nous ne pouvons pas”, écrit-elle, “nous ne pouvons surtout pas laisser aux responsables des désastres qui s’annoncent la charge d’y répondre. C’est à nous de créer une manière de répondre, pour nous mais aussi pour les innombrables espèces vivantes que nous entraînons dans la catastrophe.” De ce point de vue, ce qui manque le plus à l’écologie politique est un art de remettre en politique les affaires de l’écologie, en refusant d’emblée les termes de l’alternative infernale qui paralyse et empoisonne la pensée : soit la croissance et la compétition, soit la ruine de l’État et la faim dans le monde. Il reste à inventer ce que l’on pourrait appeler une pragmatique des situations de catastrophes écologiques, c’est-à-dire un ensemble d’expériences pratiques, de techniques ou d’artifices capables de produire “les capacités collectives de se mêler des questions qui concernent l’avenir commun, et de se mêler d’abord de la manière dont ces questions sont formulées”. L’enjeu de la réflexion n’est pas, et ne peut pas être, celui de dire quel “autre monde” est possible, car “la réponse appartient à un processus de création dont il serait insensé et dangereux de sous-estimer la difficulté terrible”, mais de rendre d’abord et avant tout sensible au caractère inédit de ce qui arrive et qui n’a été ni voulu ni préparé par personne, et auquel nous devons pourtant répondre.
“Ce à quoi nous avons à créer réponse”, écrit Stengers, “est l’intrusion de Gaïa”. Que faut-il entendre par là ? Pourquoi solliciter ce nom dont l’or s’est quelque peu terni entre les mains des élucubrateurs du New Age ? Nommer Gaïa, prévient l’auteure, est plus qu’un simple acte de baptême, c’est une opération pragmatique “qui confère à ce qui est nommé le pouvoir de nous faire sentir et penser sur le mode qu’appelle le nom”. A ses yeux, le bénéfice à espérer du choix d’une telle appellation est double. Le nom de Gaïa rappelle que la théorie qui lui est liée, que James Lovelock et Lynn Margulis ont avancée au début des années 1970 pour désigner le système autorégulé que formeraient ensemble la vie et la terre, a une origine scientifique. Par là, il s’agit de faire entendre qu’il faut “résister à la tentation d’une opposition brutale entre les sciences et les savoirs réputés ‘non scientifiques’”, parce que leur “couplage sera nécessaire si nous devons apprendre à répondre à ce qui a déjà commencé”.
Mais l’intérêt du nom de Gaïa est qu’il réussit comme nul autre à communiquer le sens d’une transcendance, celle d’un “agencement chatouilleux de forces indifférentes à nos raisons et à nos projets”, dont nous avons besoin pour lutter contre cette autre forme de transcendance que menacent de devenir les bien nommées “lois du marché” s’imposant quels que soient nos projets et espoirs futiles. L’intrusion de Gaïa a l’incomparable mérite de ramener le mode de transcendance du capitalisme aux conditions réelles de son fonctionnement en révélant qu’en lieu et place d’un système prétendument autorégulé et automatique dont la logique échappe au politique, nous avons affaire à une entreprise qui repose sur tout un appareillage gigantesque de lois, de règlements, de contraintes, d’institutions toujours en mutation. Loin d’être implacable, la logique de fonctionnement capitaliste est seulement “radicalement irresponsable”, incapable de “faire autrement que d’identifier l’intrusion de Gaïa avec l’apparition d’un nouveau champ d’opportunités”.
On l’aura compris, se fier au capitalisme qui se présente aujourd’hui comme soucieux de préservation et de durabilité serait commettre la même erreur que la grenouille de la fable qui accepta de porter un scorpion sur son dos pour lui faire traverser une rivière. S’il la piquait, ne se noieraient-ils pas tous les deux ? Il la piqua pourtant en plein milieu de la rivière. En son dernier souffle la grenouille murmura : “Pourquoi ?” À quoi le scorpion, juste avant de couler, répondit : “C’est dans ma nature, je n’ai pu faire autrement.” Et Isabelle Stengers de conclure : “C’est dans la nature du capitalisme que d’exploiter les opportunités, il ne peut faire autrement.”
Hicham-Stéphane AFEISSA
Isabelle Stengers
Éditeur : Les Empêcheurs de penser en rond
205 pages / 12,35 €

Confessions de Phillipe Merieu, vice Pt de Région

"J'étais affecté de ne pas être aimé de mes adversaires"

Depuis dimanche soir, Philippe Meirieu est un élu de la République, pour la première fois de sa vie. Il dit qu'il en est "ému", "impressionné". Universitaire et pédagogue réputé, collaborateur de plusieurs ministres socialistes, il menait les listes Europe écologie aux régionales en Rhône-Alpes, avant de les fusionner avec celles de Jean-Jack Queyranne. Quelques jours après le premier tour, il porte un regard assez neuf, décalé, sur la campagne. Et sur les quatre années à venir. Un entretien dans lequel il assume son affectivité, ses faiblesses, et raconte sans pudeur excessive les mutations d’ un novice en politique.

Les débuts en campagne

"Le début a été difficile pour moi. Je n'étais pas assez préparé au type de relations qui s'établissent dans une campagne, aux petits et aux mauvais coups bas, aux débordements. J'ai été blessé par le mitraillage systématique sur Internet des geeks du PS. Ils se sont vantés d'être 150 à l'affût de tous les sites pour marquer à la culotte le concurrent. J'ai été choqué par cette liberté qui est donnée aujourd'hui, par l'anonymat sur les sites, de dire n'importe quoi sur n'importe qui. Mais cela fait partie du jeu et j'ai compris qu'il ne fallait pas trop s'en inquiéter."

L'affectif

"Au début, je vivais assez mal les meetings. Je n'étais pas sûr de moi, j'avais une vraie fragilité. J'étais affecté de ne pas être aimé par mes adversaires ! Puis j'ai compris que dans le débat public, je ne devais pas me laisser affecter. J'ai eu un vrai basculement entre le débat organisé par le Coup de Grâce et celui de l'ENS, en février. Beaucoup de gens m'ont demandé pourquoi j'étais à fleur de peau, j'ai compris ce qu'ils me disaient. J'ai décidé de ne pas devenir une machine sans affectivité, mais de ne plus mettre en jeu mon affectivité en fonction de celle de l'autre, de ses attaques. Il y avait une ligne de crête à trouver entre l'indifférence politicienne et le caractère écorché vif que je pouvais avoir. J'ai compris que je n'avais pas à être aimé de mes adversaires."

Le rôle de la presse

"J'ai été frappé par la difficulté de la presse à faire émerger les questions de fond, à donner au citoyen le matériel pour connaître notre fonds doctrinal, ce qui nous distinguait des autres partis. J'étais souvent poussé à détailler les questions de stratégie électorale, pas le contenu. Cela tient aussi à nous, à notre incapacité à rendre intelligibles nos propositions. J'aurais aimé que la presse nationale me propose une interview de fond plutôt que des portraits ou des reportages. Est-ce qu'il y a encore une place pour une presse d'explication politique précise ? Pour ma part, dans mes relations avec les journalistes, j'ai rencontré une petite difficulté. J'étais spontanément dans un registre de non calcul de mes réponses et certaines choses peuvent parfois être reprises de façon surprenante. Il y a des codes à décrypter pour comprendre ce qu'un journaliste peut faire de vos réponses. Les professionnels de la politique donnent moins de prise, d'aspérité, dans leurs réponses."

Négociations et médiation

"L'un des problèmes d'une campagne, c'est qu'on est dans une logique d'affrontement, pas de travail. On n'essaie pas de sortir par le haut d'un différend en cherchant des solutions acceptables par tous. Ce que j'appelle dans mon jargon la médiation par l'objet : aux parents qui ont des différends avec leurs enfants, je conseille de faire quelque chose ensemble, de préparer un voyage ou de jardiner. Il s'accrocheront mais la meilleure solution l'emportera. Sans cet objet autour duquel travailler ensemble, vous êtes dans le bras de fer mortifère. L'un doit prendre le pas sur l'autre. Dans un combat de coqs, à celui qui a la plus grosse. Dans les négociations de l'entre-deux tours, il y avait encore la tension de l'affrontement et la force que chacun voulait représenter, mais la rédaction d'un texte commun a commencé à changer les rapports. Nous étions déjà autour d'un objet commun permettant, par le travail, d'arbitrer les conflits."

La gestion de l'union des gauches

"Après 2004, le rapport de force s'était étiré entre les Verts et le PS. Mais je suis confiant pour cette fois. Nous ne sommes plus dans la même configuration. Nous représentons 37% de la gauche qui arrive au pouvoir ; le centre de gravité a changé. Nous ne sommes plus dans une position de village gaulois qui résiste au sein de la gauche. Nous n'aurons pas une vingtaine d'élus fonctionnant en commando, mais un groupe de 37 élus, presque autant que l'UMP. C'est un beau défi de construire un mandat plus équilibré. C'est essentiel que nos partenaires entendent que ça leur apporte quelque chose, que cela ne leur enlève rien. J'espère que nous pourrons travailler ensemble. Je crois qu'il y a une puissance du travail, de l'intelligence, qui permet de dépasser le rapport de force. J'aime beaucoup cette phrase de Lévinas: "L’humanité ne se révèle que dans une relation qui n’est pas de pouvoir". C'est utopique mais je continuerai à avoir cet horizon comme ligne de comportement.

Travailler de façon transversale

"Au conseil régional, il faut sortir du fonctionnements en tube. Il faut faire le forcing, se donner des priorités, pour parvenir à une gestion plus transversale sur les sujets les plus importants. Il faut par exemple que formations initiale et continue fonctionnent ensemble, que les lycées bénéficient d'une ouverture plus grande pour profiter à la formation continue, aux associations. Sur la question du foncier aussi, il faut avoir une approche très transversale. J'ai découvert dans cette campagne son importance. Elle s'est imposée comme centrale partout où j'allais. Il y a une spéculation terrible sur les terrains autour des villes et dans les stations de montagne. Car on bitume et on bétonne partout. Je me suis fait à l'idée qu'il fallait investir le foncier. Quand un agriculteur qui part en retraite préfère vendre à Casino plutôt que de céder ses terres à la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) pour une bouchée de pain, il faut être en mesure d'acheter ces terres pour les louer à des agriculteurs. Autour d'Annecy, c'est le seul moyen de sauver les bords du lac, où les prix ont augmenté de 720% en quatre ans. Le seul moyen d'éviter qu'ils deviennent totalement inaccessibles. Il faut lever un emprunt obligataire pour entrer dans les Safer et investir. Cette question du foncier, dans sa transversalité, touche aussi bien les villes, le bâti, l'aménagement du territoire, l'agriculture, le tourisme. Dans d'autres secteurs, il faudra être transversal en abordant ensemble santé et l'environnement, ou en affrontant la question de la reconversion de l'emploi."

Articuler le travail pour le rendre lisible

"Je pense qu'une de nos priorités doit être de mieux articuler le travail entre l'exécutif (les vice-présidents, NDLR), l'administratif et le délibératif (l'ensemble des conseillers régionaux, qui votent en assemblée). C'est essentiel pour rendre lisible notre travail, éviter que les citoyens ne sombrent dans le poujadisme. L'abstention me renforce dans cette conviction. Aujourd'hui, il y a une véritable opacité. Certains directeurs généraux adjoints dépendent de plusieurs vice-présidents, et le travail de certains vice-présidents relève de plusieurs DGA. Il y a un empilement administratif, des strates nouvelles ajoutées sans supprimer les précédentes. C'est une vraie maladie administrative française. C'est Feyzin : on branche, on ajoute un tube, on le raccorde de l'autre côté à un autre tube. De l'extérieur, on ne comprend plus rien à ce fonctionnement et cette opacité est très sélective socialement. Seuls ceux qui possèdent les codes peuvent s'orienter, accéder aux subventions par exemple. J'ai milité pour que l'on réduise le nombre de vice-présidents, qui auraient travaillé avec deux ou trois conseillers délégués, et un directeur général adjoint. Au lieu de juxtaposer des missions aux contours différents, cela faisait une équipe de quatre ou cinq personnes ayant une responsabilité collective et la capacité de travailler en transversalité. Cela n'a pas été possible pour l'instant mais je ne renonce pas. Il faudra prendre le temps de convaincre, de rassurer les fonctionnaires. Si leur travail devient plus lisible, ils gagneront beaucoup en légitimité et en plaisir. Or en prenant du plaisir, on est toujours meilleur dans son travail.

Olivier BERTRAND et Anne-Caroline JAMBAUD

dimanche 28 mars 2010

Excellente Revue : Clés

Le magazine Nouvelles Clés ?
Fondé en 1988, le magazine trimestriel Nouvelles Clés paraît à chaque début de saison : les 21 mars, 21 juin, 21 septembre et... 6 décembre (le 21 décembre est trop proche du boom de Noël pour que la diffusion du journal soit matériellement possible à cette période-là). Diffusé par les NMPP, Nouvelles Clés est présent dans beaucoup de kiosques, de maisons de la presse et de Relais H. On ne le trouve cependant pas partout (cela demanderait d’imprimer trop d’exemplaires, ce que les moyens du journal ne permettent pas). Le plus simple, si vous ne parvenez pas à le trouver près de chez vous, est de vous abonner.
La joie quoi qu’il arrive SOMMAIRE DU N°65
La joie quoi qu’il arrive ?
- La joie c’est quoi ?
- Marie de Romanens : Nous avons peur de sauter devant cette inconnue qu’est la joie.
- Alexandre Jollien : Ma blessure appelle son joyeux contraire
- Pierre Rabhi : Le bien suprême, c’est la joie.
- Bernard Giraudeau : Je pense que l’amour et la joie sont liés.
- Bernard Leblanc-Halmos : Coup de projecteur sur trois inestimables joies accessibles a tous.
- André Comte-Sponville : La joie est bonne par définition.
Comment résister à la barbarie qui vient
Entretien avec Isabelle Stengers
La philosophe Isabelle Stengers prône une approche scientifique démocratique et joyeuse. Réenchanter le monde lui semble une nécessité politique vitale.
La lumière rouge régénère toutes nos cellules
C’est une innovation que nous attendions depuis des années et qui se confirme de façon spectaculaire. Une nouvelle médecine arrive, fondée sur la physique et non plus sur la chimie.
L’esprit des papillons
Pour Tim Perceval, photographe à l’oeil contemplatif, attraper la vie des éphémères papillions est un hommage à la création et à la nature menacée.
L’oeil du Tao
A l’occasion de l’exposition exceptionnelle au Grand Palais sur le taoïsme, Fabrice Midal analyse pour nous une fameuse oeuvre taoïste.
L’héroïne de Dan brown existe vraiment
Etonnants Américain, leur ouverture d’esprit leur fait franchir les frontières séparant la science de la fiction, la médecine de la spiritualité, l’université des médias, la recherche du commerce...
La guérilla jardinière ?
Un peu partout, des jardiniers clandestins prennent d’assaut des espaces urbains abandonnés pour en faire des îlots de verdure. Incursion dans le monde de la révolte verte et tendre.
Henry Miller, zen et paillard
Condamné comme pornocrate par une société hypocrite et puritaine, Henri Miller est aujourd’hui considéré comme un sage laïque et débonnaire du XX° siècle dont il est un des écrivains majeurs.
Prendre soin de soi
- Les super-stars de la diététique
- Les vertus du chlorure de magnésium
Chroniques :
- Éditorial, par Marc de Smedt
- Cohérence, par Thierry Janssen
- Philosophie, par Denis Marquet
- Cinéma, par Michel Cazenave
- Interstices, par Isabelle Sorente
- Et si c’était vrai ? par Patrice van Eersel
Rubriques :
Echos-Clés, Actions, Notes de lecture...
Abonnement 4 N° (1 an) 20.00 €
Contact : Jacqueline Vivian
pub@nouvellescles.com
15 lot. la Cerisaie - BP 18
84220 Gordes
France
Tél : 04.90.72.12.55
Fax : 04.90.72.08.38
http://www.boutique.nouvellescles.com/

Festival Vice-Versa à Bourg-lès-Valence 26500

Le Festival Vice & Versa revient pour sa 7ème édition du 1er au 12 mai 2010 à Bourg-lès-Valence, Valence, Chabeuil et Eurre !
Quelques-uns des bijoux d’humanité à découvrir sur cette édition :
- Mega Siesta Dodocafonica, une nuit inoubliable menée par deux somnambules du Grand Chahut Collectif qui vous accompagnent de leur musique durant votre nuit de sommeil du samedi 1er au dimanche 2 mai
- Les ballade-spectacles insolites l’après midi du 1er mai, un parcours atypique de 5 petites formes poétiques de la Compagnie La Valise autour du conte et de la marionnette, chez l’habitant à Bourg-lès-Valence et Valence.
- Les rois du silence, le 11 mai, une soirée ludique oreilles bouchées mêlant jeux et spectacles accessibles à tous, sourds et entendants, avides de rencontres atypiques et de sensations inoubliables… Une soirée jumelle de notre classique repas dans le noir… aucun niveau de Langue des Signes Française n’est requis !
- Cirque hybride des Marchepieds, un spectacle de cirque comme on en fait peu, sous un magnifique chapiteau, en séance scolaire le 11 et en séance familiale le 12 mai.
- No Mad ? en concert de clôture le 12 mai sous chapiteau, pour un voyage onirique et, si le cœur vous en dit, un prolongement sous forme de guinche collective !
- Ainsi que des propositions familiales et jeune public en pagaille, tendres, émouvantes, surprenantes : Cultiv’art, Cie Désuète, Cie Haut les Mains, Anonima Teatro, Cie 158, Cie Portez-vous bien, Cie Songes, Emmanuel Sala, Ollin-Cie du mouvement, Amalgame, Cirque hirsute... Des collaborations avec la Cave les Bouteilles, Valence Ville d’Art et d’Histoire, l’Ecole de Vol à Voile de Chabeuil et deux partenariats naissants : l’un avec la Maison Pic sous le signe de la découverte sensorielle et culinaire, et l’autre avec le Transe Express pour une soirée le 20 mai à la Gare à Coulisses en coda du festival… Le début de deux longues aventures, nous l’espérons !
- Rejoignez-nous le mercredi 7 avril à 12h à L’Annexe pour découvrir le programme complet et rencontrer les partenaires et les artistes du Festival ou laissez-vous guider par le programme déjà en ligne pour cueillir ce qui vous plaît.
Bonne lecture à très bientôt en chair, en os et en sens!
Julie Serpinet
Vice & Versa
11 rue Dupont 26 500 Bourg-lès-Valence
T/F + 33 (0)4 75 55 88 85
info@festival-vice-versa.com
www.festival-vice-versa.com
http://festival-vice-versa.over-blog.com

La journée de la Femme c'est tous les jours

Ce féminisme qu’on dit radical
On a beau dire que les mots ne sont que des mots, ils ont un pouvoir. Prenez, par exemple, le mot radical. A quelles sauces n'a-t-il pas servi et combien de générations a-t-il terrorisées ?
Que dire, maintenant, quand on l'accole au mot féminisme ? Une vraie bombe qu'on lance au visage des femmes pour les effrayer, pour discréditer toutes les féministes, pour faire oublier la pertinence de leurs réclamations. Mais qu'est-ce, précisément, le féminisme radical ?
Il en existe plusieurs formes, dont une forme extrême qui effraie terriblement les hommes, car elle préconise de cesser de les entretenir et de vivre qu'entre femmes. Réflexion faite, je me demande en quoi cette sorte de vie parallèle est plus radicale et plus terrorisante que celle que les femmes vivent déjà dans les sociétés misogynes, sous le couvert de vie conjugale. Mais passons. C'est d'un autre forme de radicalisme que je peux parler, une forme tout aussi utopique, mais ne dit-on pas que l'utopie d'aujourd'hui est la réalité de demain?
Le féminisme radical dont je parle est une option politique qui analyse les rapports humains comme reproduisant, à des degrés divers et dans divers domaines, une division primitive en classes sexuelles d'hommes et de femmes. Ce féminisme, courant important au sein du mouvement des femmes en Amérique du Nord, identifie comme première l'oppression spécifique des femmes, contrairement à ce que font les mouvements dits de gauche, comme les marxistes et les marxistes-léninistes pour lesquels la première division de classes en est une essentiellement économique. Pour illustrer cette analyse féministe dite radicale, on fait parfois un parallèle entre le racisme et le sexisme, le nationalisme ou ethnisme et le sexisme. Par exemple, au sein d'une même classe raciale ou ethnique, de même qu'au sein d'une même classe économique, les femmes constituent un sous-groupe.
L'homme noir, ouvrier le plus pauvre, d'une langue maternelle minoritaire, appartient encore à une classe d'hommes qui domine la classe des femmes de conditions identiques. On peut s'amuser à chercher des exemples équivalents, ils foisonnent.
Cette analyse féministe radicale estime, également, que la division sexuelle en classes primitives est l'œuvre du patriarcat. Des hommes commencent à protester contre le fait qu'on les rende collectivement responsables du statut des femmes dans le monde; ils disent que les hommes ne sont pas tous semblables. C'est un fait, sur le plan individuel. Quand il s'agit de préserver des intérêts collectifs, toutefois, les hommes font front commun et manifestent une forte conscience de classe.
Que quelques individus masculins commencent à rejeter les modèles que leur système de valeurs leur impose ne signifie pas que, collectivement, les hommes soient en train d'abolir les frontières de leur classe. On les retrouve solidaires quand ils défendent "leur" territoire, par exemple, sur le marché du travail, où le harcèlement sexuel a toujours été leur arme favorite; au foyer, où la plupart refuse encore d'assumer des responsabilités familiales et domestiques équivalentes à celles des femmes; dans le réseau de prostitution et de pornographie qu'ils soutiennent à coup de milliards et de meilleur gré qu'ils ne soutiennent les réseaux de services de garde. Y a-t-il meilleure illustration de l'esclavage sexuel que les hommes entendent continuer d'imposer aux femmes, collectivement ?
Ce féminisme radical, semblable à celui que préconise la féministe américaine Ti-Grace Atkinson, mais tout de même plus dilué, préconise d'abolir en tout premier lieu ces classes sexuelles si on veut obtenir des changements profonds dans tous les rapports humains, qu'ils soient politiques, sexuels, économiques, affectifs et sociaux. C'est assurément la peur des mots qui fait craindre de s'identifier à ce courant plusieurs féministes québécoises qui, pourtant, pratiquent bel et bien ce féminisme.
En effet, ne réclame-t-on pas ces changements fondamentaux, de manière à déraciner le sexisme le plus ordinaire, lorsqu'on dénonce la division sexuelle du travail et les stéréotypes sexistes dans les rôles masculins et féminins ?
Ce féminisme radical estime, aussi, que tout compromis ou collaboration avec l'oppresseur, ou le système qui le sert, est un obstacle au progrès de la société. Cela ne signifie pas qu'il faille cesser de regarder les hommes ou de les aimer. Je dirais plutôt que ce féminisme exige qu'on cesse de les aimer à tout prix, même quand ils sont méprisants et misogynes. Il faut refuser de se soumettre aux règles du jeu qui maintiennent le système d'oppression et cesser de collaborer à sa propre oppression. Pour certaines, cela se concrétise par le refus de voter, pour d'autres, cela veut dire refuser d'occuper des fonctions dans lesquelles on servira de caution à un système inchangé. Cela peut prendre diverses formes, y compris refuser tout rapport avec des hommes.
Un tel critère réduit considérablement le nombre de féministes dites radicales. Même le NOW (National Organization of Women) et l'ERA (Equal Rights Amendment), dont Lise Bissonnette parlait récemment, ne répondraient pas à cette définition. Ces groupes féministes sont de ceux que Playboy a soutenus, en leur avançant des fonds. Vous avez bien lu : Playboy ! Faut-il se demander, ensuite, pourquoi certains mouvements féministes semblent parfois minés de l'intérieur? Minés, ils le sont, en effet, dans le sens militaire du terme, par ceux-là mêmes pour lesquels ils représentent le pire ennemi.
Contrairement au féminisme dit réformiste, le féminisme radical dont je parle ne se contente pas de réclamer l'égalité entre les hommes et les femmes. D'égalité dans la misère et dans la servitude, on n'a rien à faire. Ce féminisme veut une transformation réelle et perceptible des valeurs, en premier lieu l'abandon de l'hégémonie des valeurs mâles et patriarcales. Il souhaite des sociétés plus humaines, qui renversent les systèmes de valeurs au point d'accorder plus d'importance aux personnes qu'au système économique et politique qu'elles soutiennent, bon gré, mal gré. Effectivement, le féminisme radical préconise de mettre la hache dans les seules valeurs masculines, qui ont plutôt mené à la destruction qu'à l'épanouissement de l'humanité. Il ne veut pas, pour autant, instaurer les seules valeurs féminines, mais plutôt un système de valeurs mixte qui tiendrait compte des personnes des deux sexes et abolirait cette interminable guerre des sexes engendrée par l'ordre patriarcal et misogyne.
A plus d'un titre, les hommes ont raison de considérer ce féminisme de non-collaboration servile comme révolutionnaire. Instaurer de nouveaux rapports humains signifie, pour les femmes, cesser de servir les hommes par amour ou par insécurité et de voir en eux leur principale raison de vivre. Autonomes sur le plan économique, libres de mettre en chantier leurs aspirations personnelles et de puiser à des sources variées leur nourriture affective, intellectuelle et spirituelle, les femmes n'auront plus guère de motifs d'acheter la paix et d'accepter que se perpétue le colonialisme sexuel, pierre d'assise de la domination masculine. Elles pourront véritablement choisir les hommes et les femmes qui les respectent, et repousser les autres. Qui sait si d'aucuns ne craignent de n'être à la hauteur, ou l'indépendance des femmes ?
Au lieu de brandir comme un épouvantail le féminisme radical, les hommes devraient y voir une occasion de se libérer. Car ce féminisme suppose qu'hommes et femmes s'assument en tant que personnes, se prennent en charge, se responsabilisent. Il invite à renoncer aux compromis qui font tourner en rond et à conjuguer des valeurs au lieu de sans cesse les opposer. On ne voit pas en quoi ces exigences constituent un complot pour exterminer les hommes; à moins, comme le dit Ti-Grace Atkinson, que renoncer à la domination sexuelle et à l'oppression soit, pour eux, synonyme de mort.
Si cette conception de la vie et de l'humanité devait les menacer au point qu'ils se croient en danger de mort, les hommes devraient manifester un brin de réalisme et d'honnêteté, et regarder en face leur insécurité. Est-il trop leur demander que d'attendre qu'ils deviennent, enfin, des hommes? On ne saurait plus longtemps renoncer au progrès de l'humanité dans le seul but de les rassurer et de les maintenir dans l'irresponsabilité de l'enfance.
Micheline Carrier
Micheline Carrier, une journaliste pigiste a publié plusieurs articles féministes dans la presse officielle et militante, ainsi que des livres, à compte d'auteure,
sur la question de la pornographie et de la violence envers les femmes. Censurée depuis 1984, quand La presse refusa, sans lui en donner les raisons, de publier l'un de ses textes portant sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles et la pornographie juvénile.

Taxe Carbone : la lacheté du politique

La taxe carbone tuée par le gouvernement ! Du cynisme en politique.
Rejetée par le conseil constitutionnel au début de l'année 2010, la taxe carbone devait finalement entrer en vigueur le 1er juillet 2010. Les résultats décevants des élections régionales pour la « majorité présidentielle » ont achevé la mise en place de cette mesure critiquée mais nécessaire.
La taxe carbone avait pour objectif de responsabiliser les ménages et les entreprises vers des pratiques de consommation et d'achat plus sobres en carbone et en énergie et moins polluantes. En effet, les prix actuels des énergies fossiles ne tiennent pas compte de leurs impacts négatifs sur le climat. En taxant la consommation des énergies fossiles (carburants, fioul, gaz) qui sont source d'émissions de CO2, la taxe carbone devait permettre à la France de réduire ses émissions de CO2 tout en développant les sources énergies renouvelables.
Dans la loi de finances de 2010, le Conseil constitutionnel avait rejeté en l'état la taxe carbone sous motifs que les nombreuses exemptions prévues (entreprises très polluantes, agriculture, etc) créent une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitent les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, cette décision n'avait pas dissuadé le gouvernement. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer assurait : " La contribution carbone, nous la mettons en place en responsabilité, parce que c'est juste, parce que c'est efficace, parce que c'est indispensable à notre avenir commun ".
Après l'échec de la conférence de Copenhague sur le climat, le rejet du Conseil constitutionnel avait été l'occasion pour l'opposition politique et un certain nombre d'ONG environnementales de dénoncer une taxe carbone insuffisamment réfléchie, complexe, inéquitable et finalement peu efficace. Finalement, elle est abandonnée : ce qui devait être une première ébauche courageuse d'une fiscalité écologique a succombé à des intérêts bêtement électoralistes.
Ainsi, Nicolas Sarkozy a confirmé ce jour que l'exécutif conditionnait la mise en place de la taxe carbone à un hypothétique accord européen :
" Je subordonne la création d'une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières qui protégera notre agriculture et nos industries contre la concurrence déloyale de ceux qui continuent à polluer sans vergogne ". Une manière habile mais peu crédible de se débarrasser de cette taxe devenue trop peu lisible en se remettant à une décision peu probable de l'Union européenne.
Pour Jean-Louis BORLOO, " la fiscalité écologique reste une grande idée, absolument indispensable pour accélérer la mutation écologique et économique de notre pays. Je reste convaincu de sa nécessité. Cependant, la contribution carbone a été l'otage de débats qui ont dépassé largement le champ de l'écologie et qui ont conduit à une profonde incompréhension. Je suis, à titre personnel, déçu par toutes ces controverses et ces malentendus." La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno s'est dite " désespérée de ce recul, désespérée que ce soit l'écolo-scepticisme qui l'emporte ".
Europe Ecologie s'indignait en septembre 2009 : " La taxe carbone de M.Sarkozy aboutit en effet à un véritable gâchis qui dévalorise l'idée même de fiscalité écologique en exonérant les plus grands pollueurs." Ce Ce 23 mars 2010, le mouvement déclarait dans : " Le renoncement de Nicolas Sarkozy est d'autant plus dramatique que l'investissement dans la transition énergétique( pas seulement la taxe) constitue l'un des leviers de sortie durable de la crise avec des centaines de milliers d'emplois à la clé et la réduction de la précarité énergétique. "
Enfin, les ONG environnementales sont scandalisées et demeurent dans l'incompréhension comme le souligne le communiqué de la Fondation Nicolas Hulot : " cette déclaration est incompréhensible, et marque une vraie rupture dans l'ambition française en matière de protection de l'environnement.(...) L'objectif de la Taxe carbone est bien de s'engager vers un système fiscal plus juste : moins taxer le travail de l'homme (et donc encourager l'emploi), pour taxer l'utilisation des ressources non renouvelables."
Pour France Nature Environnement, " l'enterrement de la taxe carbone – projet mal ficelé – n'est pas une surprise. L'urgence est aujourd'hui de ne pas jeter toute idée de fiscalité verte et le Grenelle avec l'eau de la taxe carbone."
Le Réseau Action Climat ( Rac), qui regroupe notamment Greenpeace et le WWF, a adressé mardi 23 mars une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour faire part de son indignation : " La taxe carbone n'est plus, et de votre promesse, il ne reste rien. Les associations sont scandalisées par le mépris qui caractérise cette décision. Que nous réservez-vous pour demain ? L'abandon du Grenelle ou de ce qu'il en reste ? Monsieur le Président, l'avenir du climat mérite mieux que tout opportunisme politique. "
L'opportunisme politique, c'est bien ce qui caractérise le gouvernement actuel... Pourtant, les défis portés par l'urgence climatique devraient arrêter ces basses stratégies électoralistes.
A un moment où le médiatico-scepticisme gagne du terrain sur la raison, les recherches nauséabondes du pouvoir politique sarkozyte expliquent une nouvelle fois la profonde crise de défiance installée entre les citoyens et les élus.
Contact : Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE
Tel:04 75 21 00 56
ecologieauquotidien@gmail.com
Site : http://ecologieauquotidien.blogspot.com

ou http://www.ecologieauquotidien.fr/

samedi 27 mars 2010

Elections Régonales 2010 : Vices présidences

Les vice-présidences Rhône-Alpes
1ère vice-présidence : Bernardette Laclais (PS) :
Transports, déplacements et infrastructures
2ème vice-présidence : Philippe Meirieu (EE) :
Formation tout au long de la vie
3ème vice-présidence : Marie Odile Novelli (EE):
Logement, politique de la ville, solidarité
4ème vice-présidence : Jean-François Debat (PS) : Finances
5ème vice-présidence : Sylvie Gilet d Thorey(PS) : Lycées
6ème vice-présidence : Jean-Louis Gagnaire (PS) : Développement économique, industries PME
7ème vice-présidence : Lela Bencharif (EE) :
Vie associative
8ème vice-présidence : Alain Chabrolle (EE) :
Santé, environnement
9ème vice-présidence : Christiane Puthod (FdG) : Emploi
10ème vice-présidence : Hervé Saulignac (PS) : Grands projets
11ème vice-présidence : Farida Boudaoud (PS) : Culture, lutte contre les discriminations
12ème vice-présidence : Bernard Soulage (PS) : Europe, relation internationale
13ème vice-présidence : Véronique Moreira (EE) : Solidarité internationale
14ème vice-présidence : Benoit Leclair (EE) : Energie, climat
15ème vice-présidence : Michel Grégoire (PS) : Agriculture

Die 26150 : Assemblée Générale de Monntain Wilderness

27 et 28 mars à Die (26) Ateliers-débats + AG Mountain Wilderness Venez passer un week-end studieux mais joyeux, enrichissant et convivial dans le Diois avec Mountain Wilderness les 27 et 28 mars au centre le Martouret à Die (26) : Réunion des groupes de travail samedi 27 mars de 10h à 12h
Installations obsolètes. Contactez Carmen : cg@mountainwilderness.fr
Mobilité douce. Contactez Camille : cl@mountainwilderness.fr
Recherche de partenaires privés. Contactez André : andre.mansiaux.mw@gmail.com
Atelier/débats : « Eco-tourisme : réinventer le tourisme ? »
samedi 27 mars de 14h-18h30
L'éco-tourisme représente un nouveau vecteur d'emploi, mais jusqu'où doit-on sacrifier au tourisme au regard de la préservation de la nature, de la « wilderness » ? Les falaises, les canyons, les massifs forestiers sont aujourd'hui le support de nouvelles activités économiques. Ne faut-il pas pour autant se garder de « marchandiser », de sur-aménager la nature ? La « wilderness », la possibilité de s'y aventurer, de s'y perdre, ne font-elles pas aussi partie de l'attractivité d'un territoire ?
Trois ateliers, suivi d'un débat, seront consacrés aux trois grands axes de ce nouveau tourisme :

- Tourisme et éducation à l'environnement,

- Agro-tourisme, multi-activités : quelles perspectives ?,

- Espaces protégés et sports de nature.
Le débat sera l'occasion d'une mise en perspective grâce à la présentation d'exemple à l'étranger, ainsi que d'une réflexion sur les outils permettant, accompagnant, la mise en application de ces orientation, en particulier la Convention alpine et la Directive territoriale d'aménagement des Alpes du Nord.
Contact : 
Vincent 
04 76 01 89 08
–vn@mountainwilderness.fr

Inscription et hébergement :
Carmen 
04 76 01 89 08
–cg@mountainwilderness.fr

Assemblée générale 2009 dimanche 28 mars à partir de 8h30
- Présentation du rapport d'activités 2009, débat et vote,
- Présentation du rapport d'orientation 2010,
- Présentation du rapport financier 2009 et du budget prévisionnel 2010, débat et vote,
- Élection des membres du Conseil d'administration,
- Proposition, débat et vote d'une motion sur les énergies renouvelables.
Merci de nous informer de votre présence éventuelle par mail ou téléphone.
Contact : Carmen 04 76 01 89 08 - cg@mountainwilderness.fr

Vers une Tiers-mondialisation de l' Europe...

La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe
La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurels qui ont été imposées par le FMI aux pays du sud après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte. A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise. Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances. On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. » Cela ne vous évoque rien ?
- La Grèce est très endettée et la finance internationale attaque ce maillon faible de la zone euro pour tester la cohésion de l’ensemble, avant éventuellement de spéculer contre d’autres pays pour générer d’énormes profits.
La réaction à cette attaque devrait entraîner la mise « sous tutelle » de la Grèce par la Commission européenne, par ses partenaires au sein de la zone euro et/ou par un éventuel Fonds monétaire européen. A l’instar des pays du Tiers-Monde à partir des années 1980, la Grèce va se voir imposer un programme d’ajustement économique et social drastique, traduisant sa Tiers-Mondialisation qui préfigure sans doute celle d’autres pays européens.
La Grèce enregistre des déficits publics importants qui doivent être financés par l’emprunt dont le cumul accroît le volume de la dette de l’État. Pour rétablir la confiance de ses bailleurs de fonds privés, le pays doit réduire son endettement. A défaut, la prime de « risque », réclamée par les bailleurs, qui s’ajoute au taux d’intérêt « normal » pourrait conduire à un taux usuraire. Georges Papandréou n’a pas le choix, il doit impérativement s’endetter moins, voire diminuer le volume de la dette grecque.
L’exemple du Tiers-Monde en 1982 La situation de la Grèce, liée au « surendettement », n’est pas sans rappeler celle des pays du Tiers-Monde lors de la crise de la dette de 1982. En effet, pour pouvoir faire face à leurs obligations financières, les pays du Sud, en quasi cessation de paiements, ont été « aidés » par le FMI et par la Banque mondiale. Ces institutions ont accordé des prêts aux pays du Sud afin qu’ils puissent rembourser leurs banques créancières. Lesdites banques ont ainsi pu transférer au FMI et à la Banque mondiale une bonne partie de leurs créances « pourries » (ou « actifs toxiques » en langage politiquement correct). En contrepartie, les pays « aidés » se sont vus imposer des programmes d’ajustement structurel, traduction du consensus de Washington d’inspiration néolibérale monétariste.
A travers l’application de ses dix commandements, le consensus de Washington vise à permettre aux pays sous ajustement de recouvrer la capacité d’assurer le service (principal + intérêts) de leur dette extérieure. Il faut, à n’importe quel prix, dégager des fonds pour payer les créanciers.
Réduire le déficit de l’Etat
Cette démarche passe par la compression des dépenses et l’augmentation des recettes de l’État.
L’action sur la dépense publique implique la réduction :
- de la masse salariale de la fonction publique (baisse des effectifs et/ou du niveau des traitements)
- des autres dépenses de fonctionnement (éducation, social...)
- des subventions (services publics, associations...)
- des investissements publics (infrastructures...)
L’augmentation des recettes réclame :
- l’alourdissement de la fiscalité
- la privatisation de services publics rentables (eau, électricité...)
Plus généralement, la croissance est censée élargir les marges de manœuvre par le développement de l’activité économique qui, mécaniquement, augmente les recettes de l’Etat. La croissance peut être tirée par les exportations si la production nationale gagne en compétitivité externe, grâce à la dévaluation de la monnaie nationale, ou, si cette opération se révèle impossible, par la désinflation compétitive (comme pour le franc CFA avant la dévaluation de 1994) qui consiste à obtenir un taux d’inflation plus faible que celui des pays concurrents.
La philosophie des programmes d’ajustement est, in fine, d’une part, de tenter d’augmenter la production locale de surplus (par la croissance) et, d’autre part, de réduire la consommation locale dudit surplus afin de l’exporter. En aucun cas, il s’agissait de se préoccuper du bien-être des populations.
Un bilan des ajustements dramatique
Malgré de nombreuses études financées par la Banque mondiale et le FMI, tendant à démontrer que l’ajustement générait de la croissance et, par effet de ruissellement, bénéficiait même aux pauvres. Les conséquences sociales négatives ont été rapidement mises à jour et dénoncées. Ainsi, la pauvreté s’est accrue et les classes moyennes préexistantes ont été paupérisées. Les populations du Sud ont subi les conséquences funestes de l’ajustement pour rembourser des dettes dont elles n’avaient que peu profité.
La Grèce « inaugure » les politiques d’ajustement en Europe
Jusqu’à présent, l’ajustement néolibéral imposé était réservé aux pays « non développés ». La Grèce inaugure le processus de Tiers-Mondialisation de l’Europe en passant sous les fourches caudines de « l’ajustement ». A l’instar des pays du Tiers-Monde, il s’agit de dégager des marges de manœuvre budgétaires pour rembourser la dette extérieure à travers la réduction du périmètre de l’État, la privatisation, la dérégulation, les coupes claires dans les budgets de santé, d’éducation...
La Grèce est un test pour l’Europe néolibérale
L’inconnue reste la réaction populaire. La population va-t-elle accepter l’austérité ? Déjà, des grèves et des manifestations se déroulent. Hier, le 11 mars, plus de 100 000 personnes manifestaient dans les rues d’Athènes. Au Portugal et en Espagne, la mobilisation sociale s’opère. L’ajustement va-t-il buter sur l’obstacle social ? D’autant plus que les conséquences des troubles sociaux pourraient atteindre le domaine politique avec l’émergence et l’éventuelle arrivée au pouvoir de forces politiques situées en-dehors du « consensus » : droite « molle » - gauche « caviar ». Mais, là aussi, les élites complices peuvent trouver l’inspiration dans l’expérience du Tiers-Monde pour faire « passer » les réformes.
La faisabilité politique de l’ajustement
Dans les années 1990, de nombreux travaux ont été menés, au sein de l’OCDE, sur la faisabilité politique de l’ajustement néolibéral. Christian Morrisson prévient : « l’application de programmes d’ajustement dans des dizaines de pays pendant les années 1980 a montré que l’on avait négligé la dimension politique de l’ajustement. Sous la pression de grèves, de manifestations, voire d’émeutes, plusieurs gouvernements ont été obligés d’interrompre ou d’amputer sévèrement leurs programmes ». Il convient de minimiser les risques et adopter une stratégie politique adéquate.
Prendre des mesures politiquement et socialement peu risquées
A partir de plusieurs études-pays, Christian Morrisson met en avant « l’intérêt politique de certaines mesures [...] : une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles ». Peu importe, « dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures [dans les investissements publics] qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n’a quasiment aucun poids politique ». « La réduction des salaires et de l’emploi dans l’administration et dans les entreprises parapubliques figure, habituellement, parmi les principales mesures des programmes [d’ajustement] ».
Selon Christian Morrisson, cette mesure est « moins dangereuse politiquement » que d’autres « et elle touche les classes moyennes plutôt que les pauvres ». En cas de troubles (grèves...), « le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, expliquer que, le FMI imposant une baisse de 20 pour cent de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. Les expériences de plusieurs gouvernements africains montrent que ce discours peut être entendu ». Ce qui est vrai en Afrique l’est certainement sous d’autres cieux.
Agir sur la qualité des services publics
« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population ». Sans commentaire !
Diviser et opposer pour imposer
« Un gouvernement peut difficilement [ajuster] contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c’est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement. ». Comme « la plupart des réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, [...] un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants ». Il faut donc diviser et opposer pour imposer.
Un régime « dictatorial » serait idéal pour imposer les réformes
« Une comparaison pour les pays d’Amérique latine entre des régimes démocratiques comme la Colombie, l’Équateur, le Pérou, et des régimes militaires, comme l’Argentine et le Chili, en 1981-82, montre que les troubles sont plus rares lorsque le régime est militaire. [...]. La comparaison entre les deux expériences de l’Argentine sous un régime militaire (en 1981) et en démocratie (1987) est parlante : le niveau de protestation a été trois fois plus élevé en 1987 et il y a eu beaucoup plus de manifestations ». Ainsi, un régime dur serait idéal pour imposer les réformes. Le néolibéralisme serait-il entrain de déraper ?
Au total, la Grèce préfigure bien la Tiers-Mondialisation de l’Europe.
Bernard Conte