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lundi 29 novembre 2010

Quand on confond information et propagande...


Nous avons reçu chaque jour de la semaine dernière plusieurs centaines de messages d’indignation et de colère de votre part, suite au publi-reportage sur la chasse après le 13 heures de France 2.
En effet, il ne s’agit pas d’un reportage objectif sur ce loisir très contesté, mais d’une entreprise de publicité pour améliorer l’image de marque d’un lobby dont France2 ne parait pas connaître les dessous.
Nous déplorons le manque d’ouverture et de lucidité de la chaîne sur ce sujet. Nous n’entendons jamais, sur les différentes antennes, la parole de ceux qui contestent la chasse en France.
Ils sont pourtant des millions, nous sommes des millions, et beaucoup, fuient TF1 pour cela, font partie des auditeurs de France2. Ne laissons pas les chasseurs prendre la direction de FR2.
Nous venons d’écrire à la chaîne et vous demandons d’en faire de même.
Par courrier à : France 2 - Relations Téléspectateurs - 86982 FUTUROSCOPE CEDEX
Par mail à France 2 : http://info.france2.fr/mediateur/ (cliquez à droite sur le logo « Envoyer un courrier électronique »)
ainsi qu’au CSA http://www.csa.fr/outils/faq/faq.php?id=29554 (le formulaire se situe en bas de page)
Rappelez leur votre indignation, comme vous nous en avez fait part... la diffusion de 5 reportages sur la chasse sur France 2 cette semaine, face à un public familial, le désintérêt inexplicable de la parole des associations opposées à cette pratique, la propagande inacceptable de ce lobby,
la faible proportion de chasseurs en France (moins de2% de la population)
Puis on peut ajouter : la chasse d’espèces en mauvais état de conservation, dans des espaces protégés la perte d’espace pour les usagers de la nature le dimanche, partage inéquitable de la nature... les exactions et la brutalité, communes sur le terrain, et dont les médias ne parlent jamais
Faites-le avec votre sincérité, mais en restant courtois et en évitant l’agressivité qui parfois nous démange face à l’injustice.
Nous représentons le monde de la protection de la nature, gardons la belle image d’intelligence que n’ont pas les chasseurs...
Vous en remerciant

Madline REYNAUD
Directrice ASPAS
Association pour la Protection
des Animaux Sauvages
BP 505 - 26401 CREST CEDEX
Tél: 04 75 25 10 00
06 79 44 61 17
Fax: 04 75 76 77 58
www.aspas-nature.org

Nos amis de Alberville ...La justice aux ordres


"Affaire de la dioxine": un petit procès pénal pour un scandale écologique

Un scandale écologique sans précédent en France, l'affaire de la pollution à la dioxine issue d'un incinérateur de déchets en Savoie n'aboutit qu'à un petit procès pénal, qui a lieu les 29 et 30 novembre à Albertville.

Cette affaire avait débuté en octobre 2001 par la fermeture administrative de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère à la suite de mesures de taux anormalement élevés de dioxine, polluant cancérogène, dépassant parfois jusqu'à 750 fois la norme maximale autorisée.

Par mesure préventive, près de 7.000 bêtes, essentiellement des vaches, avaient été abattues. Plus de deux millions de litres de lait et 24 tonnes de produits laitiers avaient été détruits en raison des risques de contamination humaine.

Cette pollution à la dioxine est considérée comme l'une des plus graves en Europe depuis la catastrophe de l'usine Seveso en Italie en 1976, qui avait contaminé 193 personnes.

En mars 2002, près de 200 riverains, affirmant que les rejets nocifs de l'incinérateur de Gilly avaient provoqué une augmentation de cancers, avaient déposé plainte. Une information judiciaire pour "homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui" avait été ouverte.

Lors d'une instruction très médiatisée de cinq ans, la juge Hélène Lastera avait mis en examen deux préfets, mais ces procédures avaient ensuite été annulées faute, notamment, de charges suffisantes.

La juge avait également entendu comme témoins trois anciens ministres de l'Environnement: Michel Barnier (1993-1995), Corinne Lepage (1995-1997) ainsi que Dominique Voynet (1997-2000).

Les expertises aux ordres, qui n'ont démontré aucun lien de causalité certain entre la pollution à la dioxine et les cancers, ainsi qu'une étude concluant à l'absence d'augmentation significative de cancers, ont juridiquement dégonflé l'affaire.

Seul l'exploitant, Novergie Centre-Est, filiale de Suez-Environnement, sera finalement jugé en tant que personne morale pour non-respect des normes environnementales, au côté d'un ex-directeur.

Les riverains ont été déboutés de leur constitution de parties civiles. Seules six associations et syndicat les représenteront à l'audience.

S'estimant privées d'un "vrai procès", les parties civiles ont néanmoins fait citer comme témoins Corinne Lepage et Dominique Voynet. Ces dernières avaient à l'époque mis en garde les préfets sur la nécessité de respecter les normes européennes d'émission de dioxine.

L'avocat des parties civiles, Me Thierry Billet, a également fait citer comme prévenus un ancien préfet de Savoie, Pierre-Etienne Bisch (1996-1999) ainsi qu'Albert Gibello, ex-président du syndicat intercommunal propriétaire de l'incinérateur et ancien maire d'Albertville, mis hors de cause.

Le tribunal décidera, à l'ouverture de l'audience, de la recevabilité de cette demande qui vise, selon Me Billet, à aborder le fond du dossier faute de pouvoir déterminer les vraies responsabilités de ce "scandale".

En 2008, l'incinérateur de Gilly a été démantelé. "Cette affaire c'est le pot de terre contre le pot de fer. Je n'attends rien du procès", estime Claire Breche, riveraine et ex-partie civile victime d'un cancer du sein en 1996.

Un rapport fumeux

Les dioxines de l'usine d'incinération de Gilly-sur-Isère ont-elles provoqué un excès de cancers chez les riverains ? Selon les investigations de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, la région a été souillée jusqu'à quinze kilomètres de l'incinérateur. Le magistrat instructeur a missionné trois « experts » pour vérifier si un lien de causalité peut être établi entre les dioxines et les nombreux cancers signalés dans le coin. Leur rapport, remis en septembre, refuse d'établir le lien de causalité. Sans l'exclure tout à fait.

Les experts indiquent que «personne ne peut contester qu'à Gilly-sur-Isère et à Grignon (village voisin se trouvant souvent sous les fumées), les sujets porteurs de cancers ont été exposés à la dioxine. Il est important de noter qu'une des patientes possède toujours un taux très élevé et tout à fait au-dessus des normes autorisées de dioxine dans le sang». Pour autant, ils ajoutent que «rien ne permet d'affirmer une relation exclusive et directe de causalité», entre dioxines et cancers. Les experts s'en remettent à une étude épidémiologique menée par l'Institut national de veille sanitaire, attendue sous peu. Il n'est, selon eux, «pas exclu» qu'elle «puisse trouver une augmentation significative du nombre de cancers». Si c'était le cas, ajoutent-ils, il faudrait «évoquer la possibilité d'un lien de causalité entre pollution et cancer».

APIS

ENJEUX PROCES 19/20 NOV 2010

COMMMUNIQUE EUROPE ECOLOGIE/LES VERTS

UNE JUSTICE PARTIALLE ET AUX ORDRES

Le procès dit de la dioxine (29 et 30 novembre) concerne une plainte déposée par l’ACALP, la CFDT, Bien Vivre en Tarentaise et des malades du cancer, pour « mise en danger de la vie d’autrui » par une exposition aux pollutions du four d’incinération de Gilly/Albertville. Cette infraction n’a pas été retenue car la justice via des experts, argue que les anomalies de santé pouvaient éventuellement provenir d’autres causes que dioxines ! Donc malheureusement le procès va se réduire à une simple infraction à la réglementation du contrôle des installations dites dangereuses… ainsi qu’au seul jugement de l’employé de Novergie qui a violé les scellés de l’incinérateur pour dépanner rapidement un autre four.

- Après une longue instruction, une étude épidémiologique a conclu à l’absence de lien absolu entre l’exposition aux polluants et les maladies constatées chez les riverains du four. Les experts qui ont ainsi conclu ont été désignés de manière arbitraire par la chambre de l’instruction. Le sérieux de leur étude est remis en cause par des scientifiques éminents. Par ailleurs, une étude nationale conduit à affirmer que le risque de contracter certains cancers est plus important à proximité des incinérateurs. Ce qui conduit le procureur à expliquer face caméra que « quand bien même il y a plus de cancer à proximité des incinérateurs, vous ne pouvez pas prouver que VOTRE maladie est due à l’incinérateur ». Il y a suffisamment de pollutions de toutes sortes pour qu’elles s’exonèrent de responsabilités les unes les autres ! Circulez !

- La question posée est donc celle de l’indépendance des expertises en cas de plainte pour des dommages sur la santé en cas de grave pollution. La justice aujourd’hui n’offre pas de réponse ;

Plus grave encore, devant un pourvoi de l’avocat des plaignants, pour réfuter la procédure arbitraire d’expertise, la cour de cassation a publié un arrêté dans lequel elle déclare que c’est au plaignant de prouver que le pollueur l’a exposé à un risque vital (inversion de la charge de la preuve) !

Cette situation scandaleuse conduit les plaignants à déposer une requête auprès de la cour européenne pour contester une nouvelle règle du droit qui conduirait pratiquement à empêcher de faire le lien entre pollution de l’environnement et dommage à la santé des populations.

- La justice avait agi différemment dans le cas de l’amiante. Faut-il y voir cette fois un nouveau coup porté à l’indépendance de la justice rendue au nom du peuple français ?

- Bien sûr il faut continuer de travailler la réflexion indispensable sur la question des déchets. Mais il est tout aussi indispensable que la justice, à travers ce procès, n’introduise pas une jurisprudence disculpant les pollueurs en entravant les recours en justice des populations exposées aux polluants.

- Les écologistes seront aux côtés des plaignants et porteront un programme pour la présidentielle qui, entre autre, corrige cette révoltante situation.

Elisabeth Roulet

roulet.elisabeth@wanadoo.fr

BESSET Jean Pierre

bessetjp@wanadoo.fr

BERLAND MIREILLE

mireille@maison-nature.fr

Europe Ecologie –Les Verts

Tél.: 04 79 32 06 02

dimanche 28 novembre 2010

vidéo de Benoît parapente 2010 sur Diois et Vercors


Voyage sur les Hauts Plateaux du Vercors, Glandasse et du Diois.

Un peu d’air par temps gris de ce jour.

Parapente et Vidéo de Benoît Schricke

Benoît Schricke

Tel : 09 51 27 01 20

Le Village

26150 Ponet Saint Auban

Comment va évoluer la Politique Agricole Commune ?


Le projet de verdissement de la PAC présenté par le MEEDDM (Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer) suscite des réactions virulentes.

Le projet du ministère de l'environnement pour la PAC 2013 a déclenché une série de réactions tranchées. Dans l'attente du projet défendu par la Commission européenne les clivages autour d'un verdissement de la PAC se concrétisent.

Le 26 octobre, le Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM) présentait ses propositions pour la réforme de la Définition de « Politique Agricole Commune (PAC) »La Politique Agricole Commune est un système de régulation et de subvention mis en place par la communauté Européenne pour augmenter les rendements agricoles tout en maintenant les revenus des exploitants. Les objectifs assignés à la PAC par le tr...Lire la définitionpolitique agricole commune (PAC). Le ministère, proposait un Ministère de l'environnement : vers un verdissement de la PAC Le ministère de l'environnement présente sa vision de la future politique agricole commune. Garantie de revenus stables, rémunération des services environnementaux et soutien à une agriculture durable sont d'après lui les nouveaux défis de la PAC. Lire la newsverdissement de la PAC afin de relever trois défis : garantir des revenus stables, rémunérer les services environnementaux et soutenir une agriculture durable. S'agissant des financements, le texte, titré NoteConsulter le projet du MEEDDMPlus d'infosPour une politique agricole durable en 2013", faisait la part belle à l'environnement en accordant 4 milliards d'euros par an pour la rémunération des services environnementaux et 2 milliards pour le soutien d'une transition agro-écologique vers la durabilité. Seulement 3 milliards d'euros sont affectés à une rémunération de base garantissant un minimum de revenus aux agriculteurs.

Les propositions du MEEDDM ont soulevé la colère du syndicat agricole majoritaire, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). "Borloo, Jouanno, soyez réglos !" appelle le syndicat dans un communiqué diffusé le 2 novembre, rappelant que l'agriculture ne fait pas partie du portefeuille du MEEDDM. Le syndicat ne se prononce pas sur la réforme proposée par le ministère, il estime surtout qu' "il s'agit bel et bien d'un écart de conduite institutionnel". En effet, pour la FNSEA, il appartient au Premier ministre d'arbitrer entre les ministères et "l'étalage sur la place publique [des différentes contributions] affaiblit notre pays dans ces négociations." Autre reproche formulé, "les ministres Borloo et Jouanno n’ont pas jugé bon de consulter les représentants des paysans avant de prendre à témoin l’opinion."

Le retrait du projet le met sous les projecteurs

Deux jours après, le projet n'est plus accessible sur le site internet du ministère de l'environnement. Très vite, il est mis en ligne sur le site NoteConsulter le site internet du collectif PAC 2013Plus d'infospouruneautrepac.eu du collectif PAC 2013 qui promeut une PAC "conciliant des objectifs de souveraineté alimentaire, de protection de l’environnement, et de développement rural."

Depuis la réaction de la FNSEA, divers acteurs se sont exprimés sur l'opportunité de la publication d'un tel projet et sur son contenu. Du côté des opposants au texte, on trouve notamment le syndicat national des entreprises coopératives agricoles, agroalimentaires et agro-industrielles (Coop de France) qui estime que le projet "ne contient aucune vision économique réaliste et l’application de ses recommandations conduirait à une véritable décroissance de l’agriculture." Par ailleurs, il reproche aussi au MEEDDM d'être intervenu et estime que "la France doit plus que jamais se serrer les coudes autour du ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et ne parler que d’une voix."

L'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, critique pour sa part "un document édité par le MEEDDM proposant, sans concertation, des dispositions visant à réformer la PAC." Au même titre que la FNSEA et Coop de France, l'Assemblée juge que l'initiative de Jean-Louis Borloo affaiblit la position française défendue sur la scène européenne par Bruno Le Maire, le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Cette position ne remet pas en cause les deux piliers de la PAC, les paiements directs aux agriculteurs et le soutien au développement rural, contrairement au projet de Jean-Louis Borloo qui propose un abandon de la structure actuelle.

Un projet utile au débat public

Du côté des soutiens apportés au projet, la Confédération paysanne considère que "c’est une avancée formidable [que] de lier les soutiens publics à l’actif et à l’emploi." Par ailleurs, elle évoque des "pressions professionnelles" suite au retrait du projet qu'elle souhaitait voir redevenir public. Elle a donc été exaucée par le collectif PAC 2013 qui a indiqué, lors de sa diffusion initiale sur le site du ministère, que malgré "l’absence de proposition sur les instruments de gestion de marché, le document demeure toutefois novateur et audacieux."

Le collectif PAC 2013, regroupant des ONG françaises d’environnement, de solidarité internationale et de développement durable, publie par ailleurs la NoteConsulter la lettre de Jean-Louis Borloo et Chantal JouannoPlus d'infoslettre envoyée par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno aux organisations ayant reçu le document en amont de sa publication. Datée du 18 octobre, la lettre ministérielle justifie l'initiative du MEEDDM par le fait que "le développement durable de la France, et de l’Europe, est intimement lié à l’avenir de notre agriculture."

Autre soutien reçu par le projet du MEEDDM, celui de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) qui juge "encourageante et courageuse, la proposition du Ministère de l’écologie […] aujourd’hui l’objet de vives attaques." Selon elle, "les nouveaux défis [de la PAC] sont environnementaux, les nouvelles préoccupations sont alimentaires et les nouvelles modalités de gouvernance sont plurielles et participatives." La Fédération "salue particulièrement, la proposition du MEEDDM, de répartir plus équitablement les aides, en sortant du critère surfacique pour y préférer celui des actifs, éléments essentiels du développement rural."

D'autre part, un collectif d'associations, regroupant notamment le Réseau action climat France, France nature environnement et le WWF, souligne "une position garante des engagements français souscrits dans le cadre des conventions environnementales." Par ailleurs, il rappelle que "la Charte des droits fondamentaux de l’UE commande l’intégration de l’environnement dans toutes les politiques européennes et la PAC, avec 40% du budget européen, est la première concernée." Quant à savoir si le MEEDDM est légitime, il juge que "l’agriculture concernant 60% du territoire français, c’est le silence de ce ministère qui aurait été surprenant." Enfin il appelle à une gouvernance élargie, sur le modèle du Grenelle, afin "de sortir de la cogestion entre le Ministère de l’Agriculture et les organisations agricoles dominantes."

Enfin, "Europe Ecologie Les Verts dénonce [une] manifestation grossière de l'ingérence du ministère de l’agriculture, gouverné par la FNSEA, sur les autres ministères." S'agissant du contenu du projet, le mouvement "salue, sans pour autant les cautionner intégralement, les propositions du MEEDDM." Par ailleurs, il revient sur les propositions de la Commission européenne, dont Premières indications de la Commission sur la future PACDans un projet de document, détaillé par EurActiv.fr, Bruxelles détaille les différentes options possibles pour réformer la Politique agricole européenne. Dans un projet de document, dont EurActiv.fr a obtenu une copie, les services du commissa...Lire la newsles premières fuites semblent indiquer qu'elles "vont beaucoup moins loin que celles du MEEDDM en France, mais prônent également, dans une certaine mesure, […] un verdissement de la PAC."

Le ministère de l'agriculture renforcé par la polémique ?

Finalement, le retrait du texte du site du ministère a mis en relief son contenu. Alors que la Commission européenne doit présenter son projet le 17 novembre, le débat sur l'avenir de la PAC semble bel et bien lancé en France et le clivage est plus que jamais marqué.

D'un côté, les grandes organisations professionnelles de l'agriculture se rangent derrière le projet franco-allemand soutenu par Bruno Le Maire en septembre. Ce projet n'avait pourtant été qualifié que de "séduisant" par la FNSEA qui considérait que le ministre de l'agriculture "[commençait] à répondre à [leurs] attentes." Aujourd'hui cette prudence n'est plus de mise et, pour les organisations ayant critiqué la proposition du MEEDDM, le projet défendu par Bruno Le Maire doit servir de base à la proposition française.

À l'opposé, les ONG environnementales et certains syndicats minoritaires (Confédération Paysanne, MODEF et Coordination Rurale) militants pour un verdissement de la PAC ont bénéficié des projecteurs braqués sur le projet du MEEDDM. Le projet du ministère est redevenu public et leur offre un point d'ancrage pour intégrer les problématiques environnementales dans la PAC.

Apis

La PAC 2013 selon le ministère de l’environnement

Pourquoi faire disparaitre un projet intéressant ?

La Confédération paysanne a pris connaissance du document issu du ministère de l’environnement (MEDDM).

L’orientation générale affirmée pour une agriculture durable, celle que nous revendiquons dans notre projet d’agriculture paysanne, apparait satisfaisante.

C’est une avancée formidable de lier les soutiens publics à l’actif et à l’emploi. Dans le contexte social désastreux du monde agricole, cette évolution marquerait un net réajustement de la répartition des soutiens publics.

Nous restons toutefois inquiets face à l’imprécision du plafonnement annoncé pour la rémunération des services environnementaux. Plus encore, les éléments budgétaires présentés semblent reconnaître l’avancée inéluctable des thèses libérales, en se privant de moyens sérieux de régulation, seuls capables de maintenir les prix à des niveaux rémunérateurs.

Aujourd’hui, ce texte, mis sur le site du ministère le 25 octobre dernier n’y est plus, suite à des pressions professionnelles.

La réflexion sur l’avenir de la PAC ne peut s’accommoder de ce genre de pratiques et cette contribution doit redevenir publique.

Téléchargez le document

Contact : Confédération Paysanne
Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18

Régis Hochart : 06 08 75 00 73

Opposition aux Jeux Olympiques de Annecy



Jeux Olympiques de Annecy

Comme je vous l'indiquais la semaine dernière, une délibération a été soumise au vote, vendredi dernier à la Région, sur les JO d'Annecy 2018. Cette délib prévoyait l'engagement de la Région à hauteur de 225 millions d'euros, portant principalement sur des équipements de logement et infrastructures ferroviaires. Après les hélicos, suite de mon compte-rendu de plénière...

Rapide compte-rendu qui n'engage que moi du débat et vote sur la délibération relative aux JO d'Annecy soumise au Conseil Régional le 22 octobre 2010.

En amont de l'assemblée plénière, le groupe Front de Gauche, après avoir débattu d'une position de vote « contre » cette délibération en l'état, a par l'intermédiaire de son co-président Gilles Ravache déposé un amendement le 18 octobre (le seul proposé, les autres groupes à l'exception de l'UDC -droite- n'ayant pas déposé de demandes de modifications).

Cet amendement porte sur trois points : que les logements après les JO soient réaffectés à des logements sociaux, saisonniers et étudiants ; que les infrastructures ferroviaires soient garanties, JO ou non ; et que les chantiers fassent l'objet d'une « haute qualité sociale », notamment en y associant les syndicats. Ce travail d'amendement s'est fait sur des délais extrèmement courts, vu le fonctionnement de l'institution et les récents soubresauts dans l'exécutif qui ont impacté le bon fonctionnement du délibératif. Nous n'avions eu les délibérations que tardivement, et une liasse de rapports énorme, sur pas mal de sujets importants, à étudier en quelques jours. Cela ne nous a pas permis d'avoir le temps nécessaire à une élaboration collective de cet amendement au sein du groupe, ni d'aller plus loin en terme d'objectifs chiffrés par exemple, mais l'intention portée était forte. Cet amendement a été adopté vendredi à l'unanimité, à l'exception du Front National qui s'est abstenu.

La délibération a donc été modifiée en conséquence pour intégrer ces préoccupations. Cette nouvelle version a ensuite été soumise au vote. Un vote nominatif a été demandé. Sur les 157 votants, 102 ont voté pour, 52 contre, et 1 abstention, la mienne.

Lors du débat préalable au vote, il a été déclaré dans l'assemblée par le groupe PSEA que la question de la Plaine de Passy avait été réglée par le PLU, que les sites avaient été reconcentrés et que trois axes avaient particulièrement été travaillés : terres agricoles, équilibre naturel des paysages, convertibilité des équipements après les JO. Bernadette Laclais, Vice Présidente aux Transports, a souligné l'opportunité que représentaient les JO pour désenclaver le territoire comme cela avait été le cas pour Grenoble en 68, et qu'il fallait saisir l'occasion de développer le rail et de supprimer les voies uniques, qualifiant les JO de « formidable accélérateur d'investissement ferroviaire », pour une mise en oeuvre entre 2017 et 2018, utile en termes de tourisme et de desserte au quotidien sur les trajets domicile-travail.

Le groupe PRG, par la voix de Gérard Perrissin Fabert, maire du Grand Bornand et nouveau Président de Rhône Alpes Tourisme. a affirmé son vote « pour ».

Alain Chabrolle, pour les Verts – Europe Ecologie a indiqué que les préoccupations environnementales avaient été entendues puis Gwendoline Delbos Corfield a insisté sur le fait que la « course à la candidature » et la « dérive du système olympique » laissaient tout de même les élu-e-s Verts-EE sur une satisfaction relative et dubitative, soulignant d'importants progrès dans la position de la Région, sans pour autant que ces efforts change le fait même que les JO restent un événement marketing. Elle a également indiqué que la Vice Présidente au Tourisme Verts-EE présente dans l'exécutif ne souhaitait pas prendre part au vote et avait le soutien du groupe.

Les élu-e-s du Front de Gauche, leur amendement ayant été retenu, ont voté pour cette délibération sur des équipements en logements sociaux et chemins de fer sur la base de leur utilité sociale pour les citoyen-ne-s. Tout en rappelant, dans leur explication de vote exprimée par Gilles Ravache, leur condamnation de l'esprit marchand des JO, leur forte volonté de donner la priorité au rail et de viser un objectif de 100% des visiteurs acheminés par des transports collectifs, le souhait d'associer les deux lycées publics du coin qui forment à l'éco-construction, de défendre la préservation des terres agricoles, et de ne pas oublier la dimension sociale des travaux et d'accès pour tous - sur les tarifs des transports notamment.

En ce qui me concerne, j'ai demandé à mes camarades du groupe Front de gauche la possibilité de m'exprimer différemment, et me suis abstenue, avec le soutien marqué d'Elisa Martin (PG) et d'Armand Creus (GU) qui se sont associés à ma demande. Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que cette délibération s'inscrit dans le cadre du soutien à la candidature d'Annecy aux JO, même si ce n'était pas son objet. Ensuite parce que, comme indiqué plus haut, les amendements retenus n'ont pas pu être formulés de manière suffisamment précise pour être véritablement contraignants pour la Région à mon sens. Enfin, parce que même si certaines choses peuvent sembler aller dans le bon sens, cette appréciation ne vaut que si on se place dans une perspective d'avoir les JO à Annecy. Mais pour faire court, disons qu'on limite les dégâts au lieu de changer radicalement de perspective. On n'en est pas encore au pas de côté.... Ça viendra, on continue à œuvrer pour.

Corinne Morel-Darleux

http://www.lespetitspoissontrouges.org/

(le blog de corinne morel darleux)

corinne@lespetitspoissontrouges.org

26150 Die

Art... avec Chris Jordan



Chris Jordan fait déferler la vague de nos déchets

2,4 millions de débris plastiques ont été utilisés par l'artiste américain Chris Jordan, 46 ans, pour composer cette oeuvre. C'est aussi le poids d'ordures en tonnes pêchées toutes les heures dans la mer. Le photographe a récolté ces déchets dans l'Océan Pacifique et a réalisé cet océan d'ordures en hommage au « Vieux fou de la peinture », le Japonais Hokusaï (1760-1849).

Merci à Jean-Christophe Robert, qui son blog,

Topinambourg & Billevésées, a déniché l'artiste. Il est parvenu à réaliser trois zooms successifs ci-contre.

Découvrez la série des nombres de l'artiste engagé sur

Portfolio de Chris Jordan. Very trash !
Le site de www.chrisjordan.com

samedi 27 novembre 2010

La magnifique histoire du Mouton (6ème partie)



On parle souvent de la disparition des loups, mais on ne parle que très peu de la belle histoire du mouton… Nous avons pour l’occasion et exceptionnellement emprunter une introduction à l’encyclopédie Wikipédia (avec leur consentement) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton .

Si nous ne souscrivons pas à tout (ex : les gyrophares amusent surtout la galerie) nous y trouvons de nombreuses informations.

A chacun de se faire sa propre opinion. Nous vous conseillons de lire le très long et très documenté article en cliquant sur leur site.

Cordialement , APIS.

Histoire du Mouton et des brebis (6 éme Partie)

(Photo1 : Un rhyton à tête de mouton).

Les moutons ont été parmi les premiers animaux à être domestiqués par l'homme; des sources fournissent une domestication datant d'entre neuf et onze mille ans en Mésopotamie. L'espèce a plusieurs caractéristiques, comme un manque relatif d'agressivité, une taille gérable, une maturité sexuelle précoce, un caractère sociable et des taux de reproduction élevés, qui font qu'elle est particulièrement facile à apprivoiser. Aujourd'hui, Ovis aries est une espèce entièrement domestiquée, un animal qui est largement tributaire de l'homme pour sa santé et sa survie. De petites populations sauvages de moutons existent encore mais uniquement dans des zones dépourvues de prédateurs (habituellement des îles). Les populations de moutons sauvages n'ont jamais atteints l'ampleur de celles des chevaux sauvages, des chèvres, des porcs ou de chiens.

Les détails sur la descendance des moutons depuis leurs ancêtres sauvages sont actuellement peu connus. L'hypothèse la plus communément admise est que Ovis aries descende des espèces de mouflons d'Europe et d'Asie. On a également supposé que le mouflon européen est une ancienne espèce de moutons domestiques retournée à l'état sauvage plutôt que le contraire. Quelques races de moutons, comme le Castlemilk Moorit d'Écosse, sont le résultat de croisements de moutons avec des espèces sauvages de mouflons européens. On pensait que l'urial (Ovis vignei) avait pu être un ancêtre de mouton actuel car il y a quelquefois des croisements mouton-urial en Iran. Toutefois, l'urial, l'argali (Ovis ammon) et le mouflon des neiges (Ovis nivicola) ont un nombre différent de chromosomes de celui d'Ovis aries, ce qui rend une relation directe invraisemblable et les études phylogénétiques ne montrent aucun signe d'ascendance de l'urial chez le mouton. D'autres études comparant les races de moutons d'Europe et d'Asie ont montré d'importantes différences génétiques entre les deux. Deux explications à ce phénomène ont été proposées. La première est qu'il y a actuellement une espèce ou des sous-espèces de moutons sauvages inconnus qui ont contribué à la formation de l'espèce ovine domestique. Une deuxième hypothèse suggère que cette variation soit le résultat de plusieurs vagues de captures de mouflons dans la nature, de façon semblable à celle d'autres animaux d'élevage.

(Photo 2 : Un taureau (il existe aussi des tauroboles à Die), un mouton et un cochon conduits au sacrifice à Rome au premier siècle après J.C.)

Au départ, les moutons ont été élevés uniquement pour leur viande, leur lait et leur peau. Les stèles trouvées sur les sites archéologiques iraniens donnent à penser que les premières sélections de moutons pour leur laine peuvent avoir commencé environ VIe millénaire av. J.-C., mais les premiers vêtements de laine ont été tissés seulement deux à trois mille ans plus tard. À l'âge de bronze, les moutons avaient toutes les caractéristiques principales des races modernes et étaient largement répandus dans toute l'Asie occidentale. Toutefois, il existe une différence essentielle sur les techniques de recueil de la laine entre les moutons actuels et les moutons d'autrefois. Les premiers moutons ne pouvaient pas être tondus et devaient avoir leur laine recueillie à la main dans un processus de délainage. La laine pouvait également être recueillie sur le sol après sa chute. Ce trait survit aujourd'hui dans quelques races telles que le Soay. En effet, le Soay, ainsi que d'autres races d'Europe du Nord ont la queue courte, une toison qui ne peut être tondue, une petite taille et des cornes dans les deux sexes rappelant étroitement les anciens moutons. À l'origine, le tissage et la filature de laine était un art pratiqué à la maison, avant d'être une technique industrielle. Les Babyloniens, les Sumériens, les Perses dépendaient de l'élevage des moutons et, bien que le lin ait été le premier tissu à être façonné pour l'habillement, la laine était un produit prisé. L'élevage de troupeaux pour leur toison a été une des premières industries et les troupeaux étaient un moyen d'échange dans l'économie de troc. De nombreuses figures bibliques avaient de grands troupeaux et les sujets du roi d'Israël étaient imposés en fonction du nombre de béliers qu'ils possédaient.(….)

Prédateurs

En dehors des maladies, la prédation est une menace pour les moutons qui diminue la rentabilité des éleveurs. Les moutons ont peu de moyens de défenses, comparés à d'autres espèces de bétail. Même s'ils survivent à une attaque, ils peuvent mourir par la suite de leurs blessures ou tout simplement de panique. Cependant, l'impact de la prédation varie considérablement selon les pays. En Afrique, en Australie, en Amérique et dans certaines régions d'Europe et d'Asie, les prédateurs posent un problème grave. Aux États-Unis, par exemple, plus du tiers des moutons décédés en 2004 sont morts par suite des prédateurs. En revanche, d'autres pays sont pratiquement dépourvus de prédateurs, en particulier des îles (Grande-Bretagne, Irlande, Islande...) connues pour un important élevage extensif des moutons. De par le monde, les canidés, y compris le chien domestique, sont les principaux responsables de la mort de moutons. D'autres animaux se nourrissent de temps en temps d'ovins. Ce sont: les félins, les ours, les oiseaux de proie, les corbeaux et les porcs sauvages. Des croyances attribuent même la mort de certains moutons à des créatures imaginaires tels que le Chupacabra, le Drekavac ou autres.

Généralement, les animaux tués par des prédateurs ne sont consommés qu'en partie.

Les éleveurs utilisent une grande variété de mesures pour lutter contre les prédateurs. Les anciens bergers utilisaient leur propre présence, la présence de chiens de berger et des structures de protection telles que des granges et des clôtures. Les clôtures (à la fois ordinaire et électrique), les enclos à moutons et la mise à l'abri des agneaux la nuit à l'intérieur de bâtiments continuent d'être largement utilisés. Les bergers actuels utilisent aussi des fusils, des pièges et des poisons pour tuer les prédateurs, provoquant une baisse importante dans leur population. Mais l'éveil des protecteurs de la nature et de la conservation des espèces font que l'utilisation de ces méthodes relève généralement du ressort d'organismes gouvernementaux spécialement désignés plutôt que des producteurs de moutons

Les années 1970 ont vu une recrudescence de l'utilisation des chiens d'élevage (le chien de montagne des Pyrénées ou montagne des Pyrénées, appelé dans les Pyrénées patou), et le développement de nouvelles méthodes de contrôle des prédateurs par les éleveurs, dont beaucoup ne sont pas mortelles. Les ânes et les lamas sont utilisés depuis les années 1980 pour garder les moutons, en utilisant le même principe de base que pour les chiens de berger. La présence concomitante dans les pâtures d'animaux plus grands tels que les bovins ou les chevaux, peut contribuer à dissuader les prédateurs, même si ces espèces ne gardent pas activement les moutons. De nouvelles méthodes modernes de protection des moutons utilisent des techniques dissuasives qui ne sont pas mortelles pour les prédateurs telles que les gyrophares et les alarmes sonores.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton

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Gigors et Lozeron 26400 : Comptage des chamois


Comptage de Chamois

Un petit rappel concernant le comptage chamois de Gigors, prévu le dimanche 5 décembre de 8 heures à 11 heures. Bilan du comptage vers 11h30 et repas partagé dans la salle communale de Gigors ensuite. Chacun amène un plat, salé ou sucré ou une boisson.

Le rendez-vous est fixé à 8 heures devant la Mairie de Gigors. Merci de vous inscrire IMPERATIVEMENT au 04 75 57 32 34 ou par mail, en précisant bien le nombre de personnes prévu.

Cordialement

Gérard GRASSI

Association LYSANDRA Education Environnement
L'esplanade - 26400 BEAUFORT SUR GERVANNE
04 75 57 32 34
E.mail : assolysandra@aliceadsl.fr
Site : http://lysandra.asso.free.fr

Les Cancers sont pour 75 % d' origines environnementales.


L’origine environnementale des cancers en voie de reconnaissance internationale

L’hypothèse selon laquelle deux tiers à trois quart des cancers sont d’origine environnementale implique que les cancers soient causés par des agents cancérigènes extérieurs à l’organisme. Cette hypothèse environnementale, émise par le Pr. D. Belpomme dès 2004 est aujourd’hui largement reprise par de très nombreux scientifiques dans le monde...

L’hypothèse selon laquelle deux tiers à trois quart des cancers sont d’origine environnementale implique que les cancers soient causés par des agents cancérigènes extérieurs à l’organisme, à savoir certains micro-organismes tels que virus et bactéries, les rayonnements et un certain nombre de substances chimiques.

Cette hypothèse environnementale, émise par le Pr. D. Belpomme dès 2004 , ayant fait l’objet d’une communication de la Commission européenne, il y a près d’un an , est aujourd’hui largement reprise par de très nombreux scientifiques dans le monde.

Ainsi, la cause environnementale des cancers a-t-elle été acceptée par la commission du Parlement européen sur l’environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire (ENVI) .

Il est nécessaire de comprendre qu’il ne peut y avoir de cancer sans mutations.

Les agents mutagènes sont donc les plus importants à prendre en compte puisqu’ils sont initiateurs de tumeurs.

Or si on considère la thèse classique selon laquelle le mode de vie serait responsable de l’augmentation actuelle d’incidence des cancers, à savoir par exemple les déséquilibres de régime alimentaire, l’alcoolisme, la sédentarité, l’obésité et le tabagisme, seul ce dernier facteur, du fait des substances chimiques cancérigènes présentes dans la fumée et les goudrons, est capable d’induire des mutations et ainsi initier un cancer .

Il est de plus reconnu que le tabagisme est responsable au plus de 25% des cancers.

D’autre part, on avait longtemps pensé qu’une alimentation hypercalorique riche en graisses animales pouvait être à l’origine des cancers et donc que faisant suite aux affirmations de l’OMS, manger cinq fruits et légumes par jour protégerait contre l’apparition des cancers.

Or, il n’en est rien.

Confirmant l’hypothèse de l’ARTAC, elle-même basée sur des études antérieures réalisées aux Etas-Unis , cette affirmation de l’OMS avant d’être aujourd’hui réfutée par les résultats de l’étude européenne EPIC .

Il est en effet aujourd’hui clairement établi qu’une alimentation riche en fruits et légumes ne protège pas contre le cancer ou ne protège que dans un nombre très limité de cas.

Ces faits ont amené de nombreux scientifiques, dont ceux de l’ARTAC, à mettre en doute la thèse classique selon laquelle le mode de vie autre que le tabagisme serait à l’origine des cancers et par conséquent à s’intéresser aux agents mutagènes présents dans l’environnement.

De nombreuses études scientifiques ont démontré le rôle cancérigène de ces agents , thèse qui a été récemment partiellement reprise par l’AFSSET .

De plus, pour la première fois, l’INCa évoque que « l’exposition croissante et prolongée à des facteurs de risque environnementaux » serait l’une des causes de l’incidence globale des cancers.

L’ARTAC avait auparavant publié un important article dans la revue américaine de référence Carcinogenesis dans lequel elle explique les mécanismes de la cancérisation à l’origine des cancers.

Il y est en effet démontré l’effet cancérigène des substances chimiques exogènes, c'est-à-dire résultant du tabagisme ou de l’exposition aux produits chimiques environnementaux.

Ces derniers jouent donc un rôle très important dans la cancérisation, au même titre que les virus et les rayonnements.

C’est ce qu’avait souligné l’Appel de Paris.

ARTAC

Organisme de recherche habilité à recevoir des dons et legs, l'Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse unit dans un même combat des cancérologues, des malades et des représentants de la société civile. Ses recherches antérieures sur les médicaments anticancéreux et actuelles sur l'identification des causes environnementales à l'origine des cancers sont un véritable espoir pour éradiquer la maladie.
L'ARTAC s'est aujourd'hui résolument engagée dans la prévention et la précaution pour contribuer à diminuer le nombre de nouveaux cas de cancers, en luttant contre toutes les formes de pollution environnementale et sociétale (prévention et précaution primaires), et en encourageant le dépistage chez les bien-portants (prévention secondaire). En outre, ses recherches visent à améliorer le pronostic des cancers diagnostiqués chez les malades.

Publication Internationale

Cette publication est une synthèse de la littérature scientifique actuelle analysant les causes de l’augmentation du nombre de cancers dans les pays industrialisés depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’analyse montre tout d’abord que l’augmentation de l’espérance de vie ainsi que les progrès réalisés en matière de dépistage ne peuvent expliquer à eux seuls la progression des cas de cancer dans les pays industrialisés. De plus, en analysant les « facteurs du mode de vie » qui caractérisent nos sociétés, c’est-à-dire le tabagisme, la consommation d’alcool, l’alimentation, le surpoids et la sédentarité, etc., les connaissances scientifiques actuelles montrent que seule la fumée de tabac est directement en cause dans l’apparition d’un cancer. Les autres facteurs ne sont que des « co-facteurs », ce qui signifient qu’ils ne provoquent pas à eux seuls des cancers, mais augmentent les effets d’agents directement cancérigènes. L’étude avance ensuite plusieurs arguments : la diminution de la consommation de tabac et d’alcool depuis ces 30 dernières années ; l’accumulation, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreuses substances cancérigènes dans l’environnement liée aux activités humaines ; le fait que toutes les classes d’âge sont concernées par cette augmentation, notamment les enfants ; etc. L’analyse conclut que les facteurs environnementaux jouent un rôle majeur dans l’accroissement des cas de cancers dans nos pays. Le rôle de l’environnement est supérieur à celui des facteurs du mode de vie, ainsi que de la génétique, les cancers purement héréditaires ne représentant que moins de 1% du total.

Belpomme D., Irigaray P., Newby J.A., Howard V., Clapp R., Sasco A.J., Hardell L. The growing incidence of cancer: role of lifestyle and screening detection. Int J Oncol. 2007, 30, 1037-1049.

Ces chercheurs montrent qu’en plus des facteurs liés au mode de vie (tabac, alcool, déséquilibres alimentaires), certains facteurs environnementaux liés à la pollution permettent d’expliquer l’augmentation actuelle de l’incidence des cancers. Différents facteurs environnementaux dits «exogènes» classés certainement ou potentiellement cancérigènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer sont analysés dans le nouvel article : les microorganismes (virus), les radiations (radioactivité, UV et ondes électromagnétiques pulsées) et les produits chimiques. L’importance de ces derniers dans l’incidence actuelle des cancers est majeure, étant donné le rôle qu’ils jouent dans les cancers professionnels. Les produits chimiques proviennent de la pollution atmosphérique (particules carbonées associées à des hydrocarbures aromatiques polycycliques), de la pollution de l’air intérieur (formaldéhyde et composés organiques volatiles tels que benzène et 1,3 butadiène) et de la pollution alimentaire (additifs alimentaires et autres contaminants cancérigènes tels que nitrates, pesticides, dioxines et autres organochlorés). Les métaux cancérigènes, les produits pharmaceutiques et les cosmétiques pourraient aussi jouer un rôle important. Bien que la fraction de risque attribuable aux facteurs environnementaux est encore inconnue, cette longue liste de facteurs cancérigènes, et en particulier mutagènes, confirme la thèse selon laquelle de nombreux cancers sont causés par les modifications récentes de notre environnement.

Irigaray P., Newby J.A., Lacomme S., Belpomme D. Overweight/obesity and cancer genesis: More than a biological link. Biomed Pharmacother. 2007 Dec;61(10):665-678.

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Nos amis de Alberville ...dupés dans un procès truqué

Fiasco judiciaire annoncé dans l’affaire de la dioxine

Affaire de la dioxine : les politiques échappent au procès

Grâce à une dissolution opportune, qui fait suite à plusieurs non-lieux, aucun responsable politique ne comparaîtra au procès de la pollution à la dioxine liée à l'usage illicite de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère entre 1995 et 2001. Il s'ouvrira le 29 novembre prochain.

Battu au premier tour des dernières municipales à Albertville par la liste de gauche, l'ancien maire de cette commune, l'UMP Albert Gibello, « payé » pour les dysfonctionnements de l'incinérateur63 ans, a ainsi de Gilly-sur-Isère.

Sur le plan judiciaire, cette énorme affaire de santé publique sera jugée les 29 et 30 novembre prochain, sans le moindre élu sur le banc des prévenus, mais avec quelques lampistes. Mis en service en 1984, l'incinérateur n'a jamais fonctionné en conformité avec les normes législatives et réglementaires en la matière.

Depuis 1995 jusqu'à la fermeture de l'incinérateur le 25 octobre 2001 sur décision préfectorale, Albert Gibello était président du Simigeda (Syndicat intercommunal mixte de gestion des déchets du secteur d'Albertville), gestionnaire de l'incinérateur d'ordures de Gilly-sur-Isère. Regroupant cinq communes et cinq communautés de communes, ce syndicat organisait la collecte et le traitement des ordures ménagères pour 66 517 habitants.

80 cancers dans une seule rue

Bien qu'ayant fort prudemment démissionné de ses fonctions de président du syndicat fin 2001, Albert Gibello avait été mis en examen pour « mise en danger de la vie d'autrui » en 2004, avant de bénéficier d'un non-lieu le 26 octobre 2007.

Interrogé par les gendarmes de la section de recherches de Chambéry, Albert Gibello avait reconnu, durant sa garde à vue les 10 et 11 juin 2004, que le Simigeda n'avait pas fait les travaux nécessaires pour la mise en conformité de l'incinérateur pour des raisons tout à la fois politiques (les élections municipales de 2001 approchaient) et financières.

Exploité par Suez-Environnement, l'incinérateur de Gilly-sur-Isère rejetait jusqu'à 700 fois les normes autorisées de dioxine. Cette substance toxique ayant été retrouvée, en 2001, dans le lait des vaches, 6 875 animaux ont été abattus, 2,23 millions de litres de lait et 24 tonnes de produits laitiers détruits, ainsi que 8.500 tonnes de foin contaminé.

Toutefois, une expertise et une contre-expertise judiciaire ont indiqué qu'aucun décès ne pouvait être imputé à ces rejets de dioxine. Cependant, sur son site Internet, Greenpeace annonçait la découverte de 80 cancers dans une seule rue d'une commune riveraine de l'incinérateur, la rue Louis Berthet à Grignon.

L'alerte de Suez-Environnement était restée lettre morte

Conçu pour répondre aux besoins de traitement des ordures ménagères d'une cinquantaine de communes, l'incinérateur de Gilly-sur-Isère, mis en service en 1984, reste une tache indélébile dans la carrière politique d'Albert Gibello.

L'usine se voulait une unité modèle construite dans le cadre des Jeux olympiques de 1992 à Albertville. En réalité non-conforme à la réglementation, l'incinérateur était une pièce maîtresse dans l'organisation départementale. En effet, le site accueillait les ordures ménagères d'une bonne partie des stations de ski de la vallée de la Tarentaise, et les tonnages augmentaient tous les hivers avec le séjour des vacanciers.

La « catastrophe » est arrivée le 25 octobre 2001 : l'unité est fermée par le courageux préfet Paul Girod de Langlade. Il avait constaté un taux de dioxines trop élevé à la sortie de la cheminée de l'incinérateur et dans le lait des vaches des troupeaux aux alentours.

Pendant près de six ans, se cristallisent alors autour de cette usine des débats judiciaires qui la dépassent largement. Finalement, la juge d'instruction Hélène Gerhards-Lastera a ordonné le renvoi du Simigeda et de Suez-Environnement (exploitant de l'incinérateur) devant le tribunal correctionnel d'Albertville.

Le 17 mars 2009, la Cour de cassation a confirmé la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon, rejetant une constitution de parties civiles. Le tribunal correctionnel d'Albertville jugera cette affaire les 29 et 30 novembre 2010.

Le problème principal réside dans l'absence de travaux de mise aux normes de cette usine à l'époque des faits et donc dans sa non-conformité. Suez-Environnement n'avait aucun pouvoir pour engager de tels travaux sur une installation qui ne lui appartenait pas. Ce groupe avait exercé son devoir d'alerte auprès du Simigeda et de la préfecture sans parvenir pour autant à ce qu'un arrêté de mise en demeure soit adressé au titulaire de l'arrêté préfectoral, le Simigeda, lui enjoignant de réaliser les travaux.

Par ailleurs, Suez-Environnement n'était pas autorisée, par le code des marchés publics, à cesser d'exécuter le marché qui lui avait été confié pour assurer le fonctionnement de l'usine.

Michel Barnier mis en cause

Membre de la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et l'environnement pour la Haute-Savoie et la Savoie), Vincent Ruguet y a été chargé de novembre 1996 à août 1999 de la surveillance des installations classées dangereuses et donc notamment de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère.

Auditionné par le juge d'instruction le 18 novembre 2005, ce fonctionnaire n'a pas hésité à mettre en cause son supérieur hiérarchique, Alain Vallet (mis en examen le 4 juin 2004 avant de bénéficier d'un non-lieu), et Michel Barnier, tout à la fois à l'époque, ministre de l'Environnement et président du conseil général de Savoie :

« Monsieur Vallet m'a expliqué que le problème des quatre usines d'incinération de la Tarentaise était politique, c'est-à-dire en étroite relation avec le préfet. A l'époque, les quatre usines n'étaient pas aux normes.

En 1997, j'étais chargé de suivre le dossier d'extension de l'usine d'incinération d'ordures ménagères de Gilly-sur-Isère et de préparer le plan de fermeture des trois autres sites à Valmorel, Tignes et Saint Martin de Belleville.

J'avais rédigé un rapport, contresigné par Monsieur Vallet, dans lequel il était précisé que la mise en conformité de l'usine de Gilly-sur-Isère serait envisagée lors de la reconstruction de l'usine en 2002. »

Dans son audition, Vincent Ruguet déclare que son supérieur Alain Vallet « lui avait indiqué qu'il était inutile de faire un rapport au préfet sur les dysfonctionnements de l'usine de Gilly-sur-Isère et de proposer ainsi des suites administratives et pénales, parce qu'il y avait des négociations politiques en cours ».

Deux des préfets de la Savoie, Paul Girot de Langlade et Pierre-Etienne Bisch, seront mis en examen en tant que témoins assistés dans le dossier avant de bénéficier d'un non-lieu.

Toujours devant le magistrat instructeur, Vincent Ruguet confirme ses déclarations faites devant les gendarmes :

« Michel Barnier, ministre de l'Environnement, avait réuni les Drire en leur demandant de ne pas accentuer leurs actions concernant les non-conformités des usines d'incinération d'ordures ménagères. »

Entendu le 15 février 2006 en qualité de témoin par le juge d'instruction, Michel Barnier indique ne pas avoir été avisé du cas de Gilly-sur-Isère, en tant que ministre. Toutefois, il admet l'avoir été… en tant que président du conseil général de Savoie de 1982 à 1999. Confronté aux déclarations de Vincent Ruguet, il s'inscrit en faux, les qualifiant « d'invraisemblables ».

En 2005, l'inamovible procureur d'Albertville, Henri-Michel Perret (toujours en poste) qui déjeune régulièrement à l'époque (sans se cacher le moins du monde) avec le maire d'Albertville, demande à ce que l'instruction soit transférée à Marseille, ville qui vient de se doter d'un pôle spécialisé dans les questions de santé.

Hélène Gerhards-Lastera refusant de se dessaisir du dossier, le procureur saisit la Cour de cassation, qui tranche en faveur de la jeune femme. Une juge trop indépendante, mais qui manque cependant cruellement de moyens : elle change sans cesse de greffière ; l'ordinateur de son bureau n'est pas assez puissant pour rédiger l'ordonnance de renvoi de l'affaire devant le tribunal correctionnel ; le remplacement de certaines ampoules dans son cabinet d'instruction prend des mois…

Les politiques échappent au procès

De moyens et de relations, Albert Gibello ( photo avec Michel Barnier) et ses amis n'en manquent pas. Le 16 décembre 2009, la sous-préfète d'Albertville, Dominique Conca (en poste depuis le 2 décembre précédent) prononce par arrêté la dissolution du Simigeda, dont Albert Gibello a été le président jusqu'en 2001.

Dès le lendemain, les cinq communautés de communes et cinq communes de ce syndicat créent « Savoie Déchets », syndicat de traitement des déchets à l'échelle du département, c'est-à-dire de 343 000 habitants sur 415 000 au total.

Dans les statuts de ce syndicat, l'article 2 indique : « gestion de la crise de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère ». La dissolution du Simigeda permet à son dernier président Lionel Dugit-Pinat, maire de Venthon, de ne pas comparaître les 29 et 30 novembre 2010 devant le tribunal correctionnel d'Albertville, en tant que personne morale.

Il devait y être jugé aux côtés du représentant de Suez-Environnement, pour « délit d'exploitation non-autorisée par personne morale d'une installation classée pour la protection de l'environnement ».

Pour les dirigeants du Simigeda et Michel Barnier, l'affaire de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère n'a jamais existé. Albert Gibello et ses amis peuvent dire merci à madame la sous-préfète Dominique Conca.

Photo du Haut : l'incinérateur de Gilly-sur-Isère, en Savoie, en août 2007, par Jyoccoz

Yvan Stefanovitc

Apis et LyonCapital