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mardi 4 mai 2010

Vercheny 2340 : plaidoyer pour la terre 2010

La « Journée mondiale de la Terre 2010 » se déroulait à Vercheny.
" le monde est plus que jamais en péril, 40 ans après la première Journée mondiale de la Terre, le monde est plus que jamais en péril " : voici le ton donné par Annick Paoli référante du Projet Plaidoyer pour la Terre ouvrant cette nouvelle journée de la Terre célébrée ce Dimanche 25 avril 2010 à Vercheny.
Historique :
Depuis 40 ans, la Journée de la Terre mobilise les citoyens, les gouvernements et les organisations dans une lutte collective contre l'exploitation irresponsable de la planète par les activités humaines.
Le premier Jour de la Terre, il y a 40 ans .
« Aujourd'hui la Journée de la Terre, c'est : plus de 1 milliard de personnes mobilisées, 17 000 membres actifs et 184 pays participants. Un véritable levier pour les enjeux environnementaux globaux, particulièrement dans la Vallée de la Drôme et le Diois ou les objectifs du Grenelle de l’environnement associés au Grand Projet Biovallée devraient donner une vision, un sens voire une exemplarité a ce territoire » expliquait Anne Tesson une des organisatrice.
" Le monde est plus que jamais en péril "
« Les activités humaines souillent notre support de vie à un niveau jamais égalé : l'état de l'environnement ne cesse de se dégrader sur quasiment tous les indicateurs suivis : biodiversité, eau, climat, air, déchets, sols... Tandis que les catastrophes naturelles sèment le chaos dans nos sociétés fragilisées par un développement anarchique et de plus en plus artificiel.
La grande majorité des actions qui sont mises en place pour préserver notre environnement sont bien trop timides ou peu convaincantes, englouties dans une recherche sans limite de pouvoir, qu'il soit financier ou politique pointait Roger Mathieu pour les quatre associations environnementales drômoise qui participaient cette année au projet.
La nécessité de revoir en profondeur nos relations avec la Terre n'a jamais été aussi criante.
« Notre modèle de développement est obsolète et sans aucun avenir. Pourtant, tous les décideurs s'emploient coûte que coûte à le maintenir et le sauver mais à quelle fin ? Les intérêts personnels et la recherche de profits priment trop souvent sur la raison. Nous amorçons un changement de société qui emmerge à ravers une multitude d’ alternatives et innovations…Une révolution silencieuse » explique Claude Veyret du Conseil Local de Développement du Pays Diois, porteur avec le CLD du Val de Drôme et son président Bernard Farigole du projet politique du « Plaidoyer pour la terre 2010 ».
Une journée pour se mobiliser pour un autre avenir
« Ce constat pessimiste est aussi une opportunité unique pour que l'humanité prenne enfin la mesure des enjeux en changeant radicalement de mode de développement. Voila pourquoi ce jour à Vercheny quelques 400 personnes ont débattu de l’’ usage des terres, de la préservation des terres fertiles, de l’installation de jeunes paysans dans la Biovallée, de la participation citoyenne aux Documents d’urbanisme, l’accès à l’habitat bioclimatique et partagé,de nouvelles occasions de se rencontrer autour de chantiers d’éco-construction, de refuser des technologies aliénantes ou déshumanisantes ( nanotehnologies) et enfin pour une protection de la Biodiversité animale, végétales voire culturelle » notait Luc Cevat de Unir et Relier.
A ce titre, la journée mondiale de la Terre 2010 est l'occasion pour 400 personnes de montrer comment l'humanité peut changer et évoluer pour assurer sa survie dans la joie.
Vercheny a vécu au rythme du développement durable et de l'environnement. Dans une atmosphère conviviale et festive…car l’écologie c’est d’ abord vivre « bien ensemble… ».
En Drôme, cette journée est connue des scolaires et des personnes investies dans le développement durable auquel ont été notamment associés les collectivités locales, les opérateurs économiques, les universitaires et la société civile. Ce jour on notait la présence de Didier Jouve, élus régional et François Pegon maire et conseiller Général de Saillans ainsi que de nombreux conseillers municipaux.
La Terre est " vivante "
« Enfin, cette journée est l'occasion de rappeler que la Terre est " vivante " : les derniers séismes, tempêtes et éruptions volcaniques en témoignent. L'Homme, aussi intelligent et audacieux qu'il soit, ne peut se prémunir des forces colossales qui animent notre univers. N'oublions jamais notre place et l'expérience de nos aïeuls qui savaient respecter et craindre les humeurs de notre si belle planète. Une Humilité Durable à comme nouvel imaginaire précisait Cécile Lanio des Amis des Abeilles.
Jacques Liotard de Solidarité Paysanne devait conclure par un appel à « plus se tolérance et de respect pour les idée qui ne nous convinnent pas. Un dialogue en Humanité ».
A 2011....Encore à Vercheny.
La Journée Internationale de la Terre Nourricière organisée depuis depuis 1970. Le Réseau PLAIDOYER POUR LA TERRE des Coorganisateurs de cette initiative citoyenne : CLD du Val de Drôme – CLD du Pays Diois – Ecologie au Quotidien - Terre de Liens Rhône-Alpes – Fondation R. Ardouvin – l’Arrêt Public – Le CFPPA du Diois – Ligue des Droits de L’Homme 26 – Unir et Relier - Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs Drôme - Mondstupfer - Mouvement de Culture Bio Dynamique –L.P.O. Drôme – FRAPNA– Association LYSANDRA – A.S.P.A.S – Les Amis des Abeilles -

Marignac en Diois26400 : Cours de Yoga en maison de retraite

Vieillir en yoga Fondamentalement, le yoga est adaptation tout simplement car la vie est adaptation. Il n’y a pas un yoga pour tous, mais un yoga pour chacun.
Partant de là, toute personne peut prétendre pratiquer à partir de ses propres possibilités. Il n’y a aucune raison d’arrêter la pratique en fonction de l’âge ou de certaines déficiences.
C’est l’expérience avec des personnes vieillissantes (octogénaires et nonagénaires) ou atteintes de pathologies (maladie de Parkinson ou opérés cardiaques) pratiquant avec moi depuis de nombreuses années qui m’a incité à organiser un cours spécifique. Par ailleurs, une pratique avec des personnes déficientes mentales me prouvait que des progrès, fussent-ils infimes étaient possibles.
Fort de cela, j’ai proposé mes services (de façon bénévole) dans deux maisons de retraite à Die et à Marignac avec comme postulat que toute personne est capable d’évolution sur différents plans de leur existence. Il serait inconvenant de dire qu’on ne peut pratiquer le yoga parce que le corps révèle des difficultés voire certaines incapacités.
Dès lors, 3 axes vont guider la pratique :
Les mouvements : nécessaires à la vie pour éviter notamment le tassement vertébral. A cet égard, il est temps de refuser le constat suivant souvent avalisé qui consiste à dire que par exemple, l’arthrose étant là, plus rien n’est possible. Or, nous pouvons et cela se vérifie soulager et libérer la colonne par des mouvements spécifiques.
la Respiration et le travail sur les énergies : L’âge, la déficience, ne signifient en aucun cas que l’on respire bien. Revenir dans la conscience du souffle est un élément déterminant pour apaiser le mental et pour lâcher prise.
Les Mudras : Les exercices des mains vont s’avérer importants pour favoriser les mouvements et améliorer la respiration. En effet, la rigidité des mains entrave la respiration. Le fait d’avoir par exemple les doigts qui se referment outre qu’ils peuvent révéler un problème cardiaque ou de l’ostéoporose diminue l’inspiration et affecte les capacités respiratoires souvent liées aussi aux épaules qui se ferment. La main reste un outil pour la préhension et favorise les gestes quotidiens (se laver, s’habiller, manger…etc). Il s’agit donc de renforcer l’autonomie par des exercices libérant les doigts et les poignets et favoriser une meilleure circulation.
Le Toucher : Il reste un élément important pour la reconnaissance. Toucher, c’est connaître, c’est aussi émettre et recevoir. Il y a une interaction entre celui qui touche et celui qui est touché, la communication se faisant dans les 2 sens. Toucher quelqu’un n’est pas anodin. « la peau est ce qu’il y a de plus profond dans l’homme » nous rappelle Paul Valéry. Toucher l’autre, c’est toucher son être, ce qui nécessite présence et écoute.
C’est une des raisons qui fait que nous terminons les séances en maison de retraite en nous mettant debout (ce qui n’est pas toujours facile) en nous donnant la main, en essayant de lever les bras comme une fleur qui s’ouvre en terminant par le son Om.
Conclusion : La séance en maison de retraite se pratique sur chaise. Les personnes concernées n’ont jamais pratiqué le yoga avant. Nous commençons par une prise de conscience du souffle, suivi de mouvement des bras permettant d’ouvrir la poitrine, de mouvements étirant la colonne lombaire, dorsale et cervicale. S’ensuit le travail des mains, des yeux, se terminant par un automassage du visage et d’une petite chorégraphie avec des sons. De nombreuses possibilités existent pour maintenir et renforcer la musculature en tenant compte de la réalité des corps des personnes qui pratiquent.
En maison de retraite, le besoin de reconnaissance est très important et rejoint en yoga cette notion altruiste et de compassion qu’est la bienveillance (ahimsa).
Jeannot Margier, (donne des cours de yoga à Die, des séances adaptées pour personnes en difficulté et atteintes de pathologies légères ou conséquentes.
Tel 04 75 22 22 55
La Croix et Rimajat
26400 Marignac en Diois
jeannot.margier@nordnet.fr

lundi 3 mai 2010

Recoubeau 26310 : Contes avec le Coq qui dit certes


« Le coq qui dit certes » accueille accueillons le conteur Breton Loîg Pujol et sa légende de la ville d'Ys,ce jeudi 6 mai à 20h 30 au "coq qui dit certes" au Prieuré de Recoubeau 26.
PETITE REFLEXION A MEDITER :
L’art de tendre l’oreille ou l’art du conteur...
On dit de l’art du conteur qu’il est un art nouveau ou naissant puisque les conteurs d’aujourd’hui ne sont plus les conteurs d’hier ; mais pourtant c’est l’art le plus ancien de tous. Il est apparu comme une flamme dans la préhistoire. Il est né d’une pulsion vitale qui tenaille l’homme depuis toujours : raconter. Sa naissance est indubitablement liée à la maîtrise du feu par l’homme.
On le dit encore art mineur, petit, primitif, brut et rudimentaire car il ne fait appel à aucun feu d’artifice, aucun faste, aucune illusion propre au spectacle. Pourtant, il est le véritable art de la démesure, l’art de tous les excès, de tous les possibles. A voix nue, cet art est capable de muer les auditeurs en princesse et en sultan, en fée et en paysan ou encore en monstre effrayant. Il est capable de conduire dans l’infini du désert et de la mer, de renverser le ciel et la terre, de matérialiser l’invisible, d’ordonner le Chaos ! Ce petit art a l’étrange pouvoir de révéler le sens de l’existence, de bouleverser définitivement des vies humaines.
Il s’agit d’un art des paradoxes. Les conteurs le disent bien : « Plus je vous dirai, plus je vous mentirai. Plus je vous mentirai, plus je vous dirai la vérité ».
L’art de tendre l’oreille demande à aiguiser son oreille comme une lame. Une oreille bien affûtée fait preuve de discernement. Elle est capable de trancher des flots de palabres et de les pénétrer en profondeur. On ne peut trouver la vérité que dans les brumes du mensonge. Restez vigilant cependant, car ce genre d’instrument est à double tranchant. Vous faites une mauvaise entaille et la coupure peut faire très mal. Une oreille trop tendre est bien vulnérable et une oreille trop dure n’entend plus rien à la beauté véritable. Dans l’art de tendre l’oreille, il faut rester à l’affût et tendre, cesser d’écouter et chercher à entendre.
Loïg PUJOL
(Extrait du livre « Contes et légendes du Finistère » - éditions De Borée)
« Troubadour des temps modernes, un peu rêveur, un peu ailleurs, mais tellement passionné, Loïg Pujol semble tout droit sorti d’une épopée arthurienne. En guise d’épée, une parole poétique et profonde. Sur son blason, trois vertus sont entrelacées : humilité, sincérité et courtoisie. Heureux sont ceux qui ont la chance de l’écouter »
Dominique Lesbros
Vite, réservez pour cette dernière de la saison toute en histoires et
Histoire.
Allez, il faut chanter sous la pluie...Bretonne !
Ghislain Papin
ghislain.papin@free.fr
Le Prieuré
26310 Recoubeau
tel : 06 78 48 33 38 OU / 04 75 21 42 07

La déforestation menace...notre survie sur la planète

Notre ami André Aubanel, ancien maire de Chamaloc et Président de la Commission Forêt du Parc Naturel Régional du Vercors (PNRV) a souvent évoqué avec nous son soucis « de voir la Forêt gagner sur les terres ». Et cela était vrai il y a encore 10 ans pour cause de déprise agricole générale (9 millions de fermes ont été liquidées par le productivisme). Si dans le monde entier la déforestation n’a jamais faibli, le tendance s’ est inversée; même en France la forêt recule.
Comprendre les enjeux de la reforestation
Au début du XXème siècle, les forêts couvraient 20% de la surface terrestre, soit 5 Md d’hectares environ. Aujourd’hui, 1 Md d’hectares ont disparu, essentiellement au niveau des forêts boréales et tropicales. Ces chiffres sont significatifs et les impacts de la déforestation sont alarmants. Ils doivent être compris pour que l’on puisse réagir en conséquence.
Les raisons de la disparition des forêts.
Différentes causes expliquent le rythme effréné de la disparition des forêts dans plusieurs régions du monde.
75% de la coupe dans les pays en voie de développement provient de l’utilisation du bois comme source de chauffage. C’est le cas tout particulièrement au Sahel et en Inde. Cette pratique est souvent essentielle pour la survie des populations locales car elle permet de se chauffer mais aussi de se nourrir.
L’extraction de bois d’ouvrage fait également des ravages en Asie du Sud-Est et en Afrique car les coupes se font essentiellement sans politique de renouvellement des forêts. La situation change petit à petit mais ce problème reste significatif dans ces régions du monde.
Bien sûr, l’élevage et la culture représentent également une cause significative de déforestation. Nous avons tous en tête l’exemple de l’huile de palme qui anéantit la forêt indonésienne. Ce phénomène est aussi fréquent en Amazonie, au Congo et à Bornéo où l’on a recours aux brulis pour disposer de nouvelles terres utiles à la production de nourriture au détriment des forêts.
L’homme ne déforeste pas par plaisir mais par besoin. Il répond ainsi à une nécessité souvent liée à sa propre survie sur le court terme. Freiner la déforestation et reforester là où c’est possible est cependant directement lié à la survie de ces mêmes populations. Sans toujours le savoir, l’homme a besoin de la forêt car elle lui permet de vivre et se nourrir sur le long terme.
L’impact de la déforestation sur l’homme et l’environnement.
Concilier le court et le long terme nécessite une vigilance particulière dans bien des domaines. Pour la reforestation, il est question de l’alimentation et la préservation des conditions de vie des populations locales. Dans son livre « Le Plan B » aux éditions du Seuil, Lester Brown décrit de façon précise et documentée le rôle de la forêt pour l’homme et son environnement.
La forêt protège les sols du vent et de la pluie. Elle nourrie également la terre et la rend plus fertile. Une fois la forêt coupée, les sols sont mis à nu et sont exposés aux agressions climatiques. Ainsi, une tempête tropicale va entraîner une érosion des sols et la destruction d’habitations jusqu’alors protégées du vent par les arbres. Les sols sont alors rapidement lessivés et la terre fertile est évacuée vers la mer. La culture et l’élevage ne peuvent plus être produits et entrainent un appauvrissement des populations locales et une augmentation des famines.
Les exemples de ce phénomène sont nombreux. Les plus cités sont le Mozambique, Madagascar et tout particulièrement Haïti qui est souvent cité en exemple de destruction de son écosystème.
L’autre phénomène détaillé par Lester Brown est la réduction du recyclage des eaux de pluies vers l’intérieur des terres.
Une étude montre qu’en Amazonie, 75% des précipitations étaient « recyclées» grâce à l’évaporation issue des plantes et des arbres de la forêt. Cette eau qui retourne dans l’air au lieu de disparaître dans les sols donne lieu à de nouvelles pluies et augmentent ainsi les rendements agricoles des régions exploitées aux abords des forêts. Réduire la forêt, c’est réduire le recyclage de l’eau.
Enfin, les arbres puisent l’eau dans les nappes phréatiques. Le mécanisme d’évapotranspiration permet de renvoyer dans l’atmosphère cette eau souterraine qui donne notamment lieu à des pluies d’été. En l’absence d’arbres, les pluies d’été se font plus rares, limitant ainsi les rendements agricoles et le développement des forêts.
Les enjeux de la reforestation
L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué récemment que le rythme de la déforestation a reculé pour la première fois au cours des 10 dernières années. Ce sont toutefois 13 millions d’hectares qui disparaissent tous les ans, soit l’équivalent d’un quart de la France métropolitaine.
Les actions à prendre pour réduire et inverser cette tendance est de répondre aux besoins courts termes des hommes autrement que par la réduction de nos forêts. La déforestation sauvage ne doit plus être une solution pour apporter du matériau de chauffage, de construction ou de nouvelles terres agricoles.
C’est pourquoi, au-delà de la protection des forêts restantes, les projets de reforestation menés par de nombreuses entreprises et ONG répondent à un impératif : restaurer des environnements qui permettent aux hommes de se nourrir et de vivre dans des conditions acceptables sur le long terme. Pour être pleinement efficace, cette démarche doit être associée à un effort important de réduction de la déforestation.
Un des challenges des projets de reforestation est d’assurer sa pérennité. En effet, si les hommes coupent des arbres, c’est souvent pour répondre à un besoin court terme d’amélioration de leurs conditions de vie. Il faut donc éviter que les jeunes arbres plantés soient une nouvelle fois coupés à cause notamment des difficultés des populations locales.
Les moyens d’action pour la reforestation et la protection des forêts du monde existent, ils ont permis de stopper l’accélération de la destruction des forêts. Il nous appartient donc désormais de continuer cet effort pour restaurer notre environnement et rétablir les équilibres écologiques nécessaires à notre bien être.
Claude Veyret
Veyret.Claude@wanadoo.fr
26150 Die
Tel : 04 75 21 00 56

Denis Morin pour mémoire...

Parcours du Directeur de Agence Régionale de la Santé Rhône-Alpes : Âgé de 53 ans, diplômé de l'Institut d'études politiques (IEP) et d'HEC, ancien élève de l'ENA, Denis Morin est conseiller maître à la Cour des comptes et membre, depuis mai 2008, du comité de surveillance de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades).
Après l'ENA, en 1983, il a commencé sa carrière comme administrateur civil à la direction du budget au ministère de l'économie et des finances.
Puis il a été détaché en 1987 comme adjoint au directeur général des services départementaux de l'Essonne.
De 1989 à juin 2000, il a travaillé de nouveau au ministère de l'économie soit dans des cabinets ministériels, soit dans l'administration.
De septembre 1989 à octobre 1992, il a travaillé au cabinet du ministre chargé du budget Michel Charasse, comme conseiller technique puis comme directeur adjoint. De 1992 à 1993, il est resté dans le cabinet du nouveau ministre du budget, Martin Malvy, également comme directeur adjoint.
De mars 1993 à juin 1997, il a travaillé à Bercy à la sous-direction chargée du secteur couvrant notamment les affaires sociales, la santé et la sécurité sociale.
Puis il a retrouvé les cabinets ministériels en tant que directeur adjoint du cabinet du ministre de l'économie, Dominique Strauss-Kahn, et, parallèlement, comme directeur de cabinet du secrétaire d'Etat au budget, Christian Sautter.
Il a gardé sa fonction de directeur de cabinet lorsque Christian Sautter est devenu ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
En 2000, après quelques mois au ministère de l'économie comme conseiller du nouveau ministre Laurent Fabius, il a été directeur de cabinet de la ministre de l'emploi et de la solidarité, Martine Aubry (cf dépêche APM NSDFR003), puis conseiller auprès de la nouvelle ministre de l'emploi et de la solidarité, Elisabeth Guigou.
Il a été nommé conseiller maître à la Cour des comptes en décembre 2000, où il a été rapporteur général chargé du rapport annuel sur la sécurité sociale en 2002 et 2003.
Il a été mis en disponibilité en septembre 2007 comme adjoint du délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), où il est resté d'avril 2007 à avril 2008, puis est revenu à la Cour des comptes en avril 2008.
Mémoire : M. Denis Morin, rapporteur général de la cour des comptes, avait donné des éléments sur les difficultés rencontrées pour opérer les restructurations hospitalières : " Il y a encore aujourd'hui 28 600 lits excédentaires : il y a eu peu d'évolution en la matière, et, même si cela est peu évoqué dans le débat public, il y a encore certains établissements qui ont trop de lits alors que d'autres en manquent. Les instruments juridiques permettant de mener à bien ces restructurations sont trop complexes et non coordonnés entre eux. Les micro-regroupements engagés au niveau local, comme la mise en commun de directions administratives ou la coordination entre établissements publics et cliniques privées, semblent stagner depuis 1999. Enfin, on ne sait pas quelle est l'évolution des coûts en conséquence des opérations de restructuration menées et, en raison de cette inconnue financière et comptable, on alloue les moyens à l'aveugle."
Mercredi 18 septembre 2002( déjà ), Séance de 9 heures 30.

dimanche 2 mai 2010

Die 26150 : 20 ans du Festival Est -Ouest

J - 5 avant le début des festivités. Comme nous avons eu l'occasion de vous l'annoncer dans des courriels précédents, le Festival Est-Ouest fête cette année ses 20 ans !
Cette longue histoire d’une partie de la vie associative dioise continue aujourd’hui avec enthousiasme et passion, marquée par autant de retrouvailles, bonheurs, difficultés et réussites propres à la vie d’une association.
Si aujourd’hui le Festival Est-Ouest continue d’exister et d’être l’une des références nationales en matière de relations et d’échanges culturels entre l’Europe Centrale et Orientale et l’Europe Occidentale, c’est grâce à l’énergie de toutes celles et ceux qui se sont investis, à un moment ou à un autre dans le projet de l’association, le faisant évoluer, grandir et ainsi le nourrissant de multiples expériences et compétences.
En étant public ou invités, bénévoles, stagiaires, salariés à un moment ou un autre du Festival Est-Ouest, vous êtes de ceux qui ont rendu ce projet possible.
C’est pourquoi nous vous invitons à venir fêter les 20 ans du Festival Est-Ouest les 7 et 8 mai prochains à Die.
PROGRAMME DES REJOUISSANCES Vendredi 7 mai à 20h30
Concert d’Alexeï Aïgui, violon et Dietmar Bonnen, piano et voix
Théâtre Les Aires à Die
Tarif unique 10 €
(Nombre de places limité. Réservation conseillée au 04 75 22 12 52 et contact@est-ouest.com)
Samedi 8 mai Place de l’Evêché (en cas de mauvais temps, repli à la Salle Polyvalente)
dès 12h marché aux livres, expositions affiches, projection photos…
Retrouvailles sur la place avec votre pique-nique tiré du sac, buvette sur place toute la journée.
17h Paroles « officielles » et bougies
Dès 19h30 Restauration sur place (assiette : 8,50€, dessert : 2€)
21h Concert Taraf des 3 becs; Entrée libre
Nous vous convions à nous rejoindre nombreux pour partager ce moment de fête et de convivialité. Merci de nous confirmer votre présence à l'une ou l'autre des manifestations proposées à l'occasion de cet anniversaire au 04 75 22 12 52 ou par courriel : contact@est-ouest.com
En espérant vous revoir très bientôt,
Michèle Brenier, Présidente
www.est-ouest.com
Programme :
Voir page festivals : Programme détaillé à partir du 14 juillet.
Renseignements :
Tél : 04 75 22 12 52
Fax : 04 75 22 22 47
e-mail : festival.est-ouest@wanadoo.fr

Crest 26400 : Ciné à L' Arrêt Public

L'association Ciné Pelloche viendra présenter quelques pellicules en 16 mm le mercredi 26 mai à 20h à l'Arrêt Public !
Au programme :
Actualités : "Charly contre Jerry" (réalisateur : Philippe de Poix) - Publicité : à la manière de Philippe de Poix (6 min.)
Documentaire : "La commune de Paris" (production : Les amis de la commune ; réalisateur : Robert Memegoz ; 1951 ; musique de Kosma, commentaire de Henri Bassis dit par Julien Bertheau, 25 min.)
ENTRACTE
Film : "Le cuirassé Potemkine" / Bronenosez Potemkin (URSS, 1925, N/B, VOSTF, 65 min.)
Le cuirassé Potemkine
Odessa, 1905. La révolte éclate à bord du cuirassé Potemkine devant la mauvaise qualité de la nourriture. Des officiers sont jetés par-dessus bord mais la mutinerie est jugulée. La révolte gagne alors Odessa. C’est la fusillade sur le grand escalier. Elle ne pourra empêcher la fraternisation.
Réalisation : Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein
Scénario : S.M. Eisenstein, d'après le récit de Nina Agadjanova-Choutko
Interprètes : Alexandre Antonov (marin Vakoulintchouk), Grigori Alexandrov (lieutenant Guliarovsky), non professionnels (marins et habitants d'Odessa), Vladimir Barsky (Golikov), Béatrice Vitoldi (femme au landau), I. Bobrov (conscrit humilié), Alexandre Liouchine (officier), Andrei Fait (officier au piano), Konstantin Feldman (étudiant), Yulia Eisenstein (femme apportant de la nourriture aux mutins), Mikhaïl Gomarov (marin), Prokopenko (mère du garçonnet assassiné), Repnikova (femme sur l'escalier)...
" Longtemps considéré comme le meilleur film du monde, interdit jusqu'en 1952 en France et censuré dans plusieurs pays d'Europe.
La version première de ce film est quasiment perdue. En 1950 circula une version comportant une mus ique de N. Krioukov. Version plus courte, des plans ayant été anastasiés. C'est la version qu'on découvrit à l'époque dans les ciné-clubs. C'est celle de notre copie.
En 1976, une version plus complète et plus proche de la version originelle fut accompagnée d'une musique de Chostakovitch. C'est cette version que la télévision présenta en 1984.
L'originalité du film repose :
- sur le refus de la conception traditionaliste et littéraire du personnage au profit du type social et politique,
- sur un choix privilégié du cadrage en plans de détails et en plans serrés,
- sur leur articulation dans un montage au rythme très rapide, quasi paroxystique dans les scènes violentes (scènes de la révolte sur le cuirassé, scène de la répression sur l'escalier) qui caractérisent à la fois la démarche radicale du cinéaste et l'impact produit sur le public, littéralement bouleversé et soulevé par un enthousiasme communicatif, dans les conditions voisines de celle de l'exécution d'une partition musicale.
Il frappa par son formalisme exacerbé (le montage-attraction, le côté théâtral et stylisé de la fusillade sur le grand escalier) et par son souffle révolutionnaire (le peuple est la véritable vedette du film) plus que par son souci de vérité historique. Il souffre aujourd'hui moins peut-être d'une désaffection à l'égard de la révolution russe, que de ses recherches esthétiques. Le génie d'Eisenstein n'en est pas moins incontestable. "
Association Ciné Pelloche et
L’Arrêt Public - café citoyen
1 rue de la république
26400 Crest
arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic

Débat : cultiver le racisme ambiant ...


Intégrisme culturel

Le racisme demeure aujourd’hui l’un des traits significatifs des sociétés européennes. Le discours identitaire moderne fonde une nouvelle stratification des groupes humains basée non pas sur la biologie mais sur les différences culturelles entre groupes «ethniques».

La doctrine ethnico-différentialiste, version atténuée du concept de race, véhicule les mêmes stéréotypes que le racisme traditionnel. Les inégalités socioéconomiques sont présentées et traitées comme la résultante de l’inadaptation culturelle des classes exploitées : attitude face au travail, immobilisme et stagnation des mœurs, aspirations radicalement différentes,…

Chaque culture est conçue comme une catégorie fermée qui détermine l’identité de l’être. Tous les membres d’une communauté sont supposés partager une âme sui generis, une mentalité commune qui distinguent le groupe. Cette reconnaissance aboutit à une forme de totalitarisme en ce sens que les conduites et pensées des individus sont définies à travers un référent extérieur invariable.

Le propre de l’identité est justement d’être un rapport en constante évolution. La cohésion du groupe communautaire est faible et temporaire ; elle est fonction des nécessités mêmes de la condition d’immigré qui s’implante dans un nouvel environnement et de l’hostilité du pays d’accueil. Exclu de l’espace social, les immigrés sont enclins à se concentrer et à survaloriser des signes de reconnaissance propres.

La communauté n’est pas une catégorie homogène mais une entité mouvante traversée par des lignes politiques, sociales et philosophiques.

La rhétorique raciste postule que l’immigré ne respecte pas les normes sociales et qu’il menace les institutions libérales et démocratiques. En période de crise sociale et économique, la concurrence et la rivalité dégrippent les crispations identitaires.

L’apolitisation des conflits sociaux et l’ethnicisation de la politique sont suggérées par les agents intellectuels de la bourgeoisie qui savent l’avantage qu’ils peuvent en dégager. Non seulement le système économique est ménagé mais la conscience politique s’érode au bénéfice d’identifiants de substitution.

Marx était parfaitement conscient que l’impulsion de l’opposition entre indigènes et immigrés servait la cause des classes dominantes, comme il l’a signalé dans sa lettre du 9 avril 1870 adressée à Siegfried Meyer et August Vogt : « Chaque centre industriel et commercial en Angleterre possède maintenant une classe ouvrière divisée en deux camps hostiles, prolétaires anglais et prolétaires irlandais. L’ouvrier anglais ordinaire déteste l’ouvrier irlandais comme un concurrent qui abaisse son niveau de vie. Il se sent à son égard membre d’une nation dominante, et devient, de ce fait, un instrument de ses aristocrates et capitalistes contre l’Irlande, et consolide ainsi son pouvoir sur lui-même. Des préjugés religieux, sociaux et nationaux le dressent contre l’ouvrier irlandais. Il se conduit envers lui à peu près comme les Blancs pauvres envers les Noirs dans les anciens Etats esclavagistes de l’Union américaine. L’Irlandais lui rend largement la monnaie de sa pièce. Il voit en lui le complice et l’instrument aveugle de la domination anglaise en Irlande. »

Cet antagonisme est entretenu artificiellement et attisé par la presse, les sermons, les revues humoristiques, bref, par tous les moyens dont disposent les classes au pouvoir. Cet antagonisme constitue le secret de l’impuissance de la classe ouvrière anglaise, en dépit de sa bonne organisation. C’est aussi le secret de la puissance persistante de la classe capitaliste, qui s’en rend parfaitement compte ». Il suffit de remplacer Irlandais par Arabes ou Musulmans pour que cette analyse retrouve toute son actualité.

La notion de civilisation, version élargie de la logique ethniciste, permet de hiérarchiser les conduites sociales suivant une grille de valeurs européocentriste. On surligne les différences tangibles ou supposées, au profit du civilisateur et bien entendu au détriment du barbare, afin de justifier les ingérences et interventions armées.

Il y a équivalence entre l’universalisation du capital et celle de la civilisation. Depuis le 11 septembre, les Etats-Unis et leurs auxiliaires ont entrepris une croisade civilisatrice pour soumettre l’Orient à l’Occident, pour promouvoir la liberté (de marché) et la démocratie (bourgeoise) dans les pays « archaïques ».

Pour Alex Callinicos le « racisme n’est pas une affaire d’idées dans la tête des gens, mais un problème d’oppression, d’inégalités systématiques dans les droits et les espérances générées par une structure sociale d’exploitation ; la solution, par conséquent, réside dans la lutte politique ». L’injonction morale d’ouverture et d’acceptation des différences est purement déclamatoire si elle ne se prolonge pas par une remise en question des structures matérielles auxquelles le racisme se greffe. C’est l’égalité des conditions réelles qui est le révélateur de la démocratie et le vecteur principal de l’émancipation.

L’exploitation et l’oppression n’ont pas de patrie. Le racisme est l’expression de rapports sociaux inégaux et son dépassement est lié à la révolution socialiste qui démantèlera sa matrice. L’histoire est l’histoire de la lutte des classes. La lutte des populations opprimées dans les pays capitalistes dominants ou dominés, malgré les diverses formes qu’elle peut prendre, est en dernière instance un combat contre le capitalisme et l’impérialisme.

Emrah KAYNAK

Vers la fin des retraites...

Retraites solidaires ou marche vers la privatisation du système de retraites ?
L’ensemble de la protection sociale est impacté par le processus de marchandisation et de privatisation de celle-ci. Pour des actionnaires, cela est compréhensible : la protection sociale est le premier budget humain (environ 540 milliards d’euros soit près de 30 % du PIB et bien plus que le budget de l’Etat tous ministère confondus) qui jusqu’aux années 70 était largement dégagée des pressions capitalistes. Catherine Jousse montre bien que les attaques sont lancées sur toutes les composantes de la protection sociale (santé et assurance-maladie, famille, retraites, assurance-chômage, dépendance, etc.).
Les retraites dans le collimateur néolibéral
L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. 1995 a été la première année de l’accélération de ce processus. Depuis, la loi Fillon de 2003 a prévu des rendez-vous quadriennaux pour ajuster les principaux paramètres de l’équilibre des régimes, essentiellement la durée de cotisation. Cette loi s’appuie sur un premier dogme à savoir que tout gain d’espérance de vie devra se partager de la façon suivante : 2/3 pour l’allongement de la durée d’activité et 1/3 pour l’allongement de la période de retraite ! 2008 a confirmé le passage à 41 annuités et le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 propose une future augmentation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 ! Il est à noter que pour en arriver là, un deuxième dogme a fonctionné : il ne fallait pas, paraît-il, augmenter les cotisations patronales, par ce que cela rentrerait dans les prélèvements obligatoires !
Et puis le troisième dogme implicite celui-là : on ne doit pas toucher à la répartition des richesses ! La déformation du partage de la valeur ajoutée des années 80 au profit des profits et donc au détriment des revenus du travail est considérée comme naturelle et donc ne doit pas être touchée ! Si on regarde le différentiel entre 1982 et 2007, le déport est de 9,3 points de PIB (environ 170 milliards d’euros) et si on regarde le différentiel 1960-2007, le différentiel est de plus de 3 points de PIB (environ 55 milliards d’euros). Excusez du peu !
Et conformément à la ligne stratégique dévoilée par Denis Kessler dans la revue Challenges, cette attaque se fait par un patchwork de mesures qui semblent détachées l’une de l’autre mais qui, en fait, font partie d’un plan concerté bien que non explicité aux assurés sociaux. Dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2010 qui sera voté au Parlement entre la fin octobre et le début décembre 2009 sont prévus des modifications concernant les droits familiaux et conjugaux, les bonifications de retraites pour les mères ayant garder leurs enfants. Et est également prévu l’année prochaine, le remplacement des régimes de base actuels par un régime par points ou par comptes notionnels (système suédois de système par répartition avec capitalisation virtuelle et sortie avec une rente calculée en fonction de l’espérance de vie et du capital virtuel accumulé ((Voir le texte de Piketty et Bozio et discutés par Sterdyniak (toujours sur le site du COR). Également la lettre numéro 3 du COR (juin 2009) censée faire le bilan des contre-réformes dans les pays développés)). Il est à noter que dès le déclenchement de la crise du capitalisme, le pilotage automatique théorique de ce système a été abandonné par les suédois tellement le système s’affolait !
Bien évidemment, le COR va être obligé de revoir sa copie depuis le déclenchement de la dernière crise du capitalisme démarrée à l’été 2007 et approfondie par le krach bancaire et financier de septembre 2008. Les fonds de pension se sont écroulés bien que les études d’opinion montrent que de nombreux salariés y croient encore. Et comme le COR 2007 avait pris comme hypothèse un taux ce chômage de 4,5% à partir de 2015(principalement à cause de la démographie qui va faire baisser mécaniquement le chômage à partir de cette date), il est probable qu’il va revoir à la hausse cette prévision vu que le chômage 2009 et 2010 sera plus fort que prévu avant le déclenchement de la dernière crise.
Le président de la République a annoncé que des décisions nouvelles seraient prises à la mi- 2010 sur la pénibilité, l’âge de la retraite, la durée de cotisation voire le niveau des pensions de retraite. Parallèlement, les partenaires sociaux ont décidé de se revoir en 2010 pour définir les règles de l’ARRCO et l’AGIRC (caisse de retraites complémentaires obligatoires) pour fixer les nouvelles règles dès 2011.
Les trois acteurs en présence
D’abord, il y a les travailleurs qui ont produit les forts mouvements sociaux de 1995 et de 2003 mais avec une mobilisation différenciée suivant le fait d’être dans le secteur public ou le secteur privé. Il va de soi que c’est le principal acteur de la période. Son niveau de mobilisation notamment dans le secteur privé déterminera le niveau du rapport des forces et donc des décisions qui seront prises alors. Il faudrait plutôt se rapprocher du mouvement de mai 68 chez les salariés pour bloquer le processus en cours. Nous verrons ce que les travailleurs et leurs syndicats feront alors.
Puis, il y a la crise et son développement. Tant par le chômage qui va croître très fortement de façon prévisible que par les ruptures économiques possibles (Etats très endettes, faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, suraccumulation du capital, pression tendancielle à la baisse des taux de profits, etc.).
Enfin, il y a les politiques économiques qui fluctuent entre les néolibéraux qui inspirent toutes les contre-réformes depuis un quart de siècle (gouvernement de droite et de gauche d’ailleurs) et les ultralibéraux (MEDEF qui veulent pousser au maximum leur avantage de l’incapacité actuelle de la gauche et du mouvement social de les contrer. Les premiers souhaitent continuer la politique qu’ils ont réussi jusqu’ici à faire : maintien de l’architecture actuelle des régimes de retraite, allongement régulier des durées de cotisation, choix du départ à la retraite par le salarié. Les seconds ont déjà eu gain de cause lors du PLFSS 2009 pour le passage de 65 à 70 ans pour la mise en retraite d’office par l’employeur et ce sont eux qui sortent depuis peu une nouvelle panoplie encore plus antisociale que leurs prédécesseurs : retraites par points, report de l’âge de la retraite (différent de l’allongement de la durée de cotisation) alors que le taux d’emploi des seniors est très faible, etc. En avançant le rendez-vous à la mi-2010, il semble que Nicolas Sarkozy devient le porte-parole des ultralibéraux.
De plus, il est à noter que les ultralibéraux pensent aussi modifier la philosophie générale des retraites en pénalisant les carrières courtes (et donc les femmes) alors que traditionnellement, c’était l’inverse.
La décision ultralibérale de la Cour de cassation avec son arrêt selon lequel la majoration de la durée d’assurance (MDA = 2 ans par enfant) devrait être appliquée également aux pères a entraîné l’audition dans le cadre du PLFSS 2010 au Parlement. Ce dossier est explosif car l’écart actuel entre les pensions des hommes et des femmes est déjà très élevé dans le privé.
Enfin, ils théorisent sans combat la croissance forte du précariat et du chômage de masse tant pour les jeunes que pour les seniors.
Questions en suspens
Bien évidemment, ces apprentis-sorciers néolibéraux et ultralibéraux n’étudient pas les conséquences sociales de toutes ces contre-réformes. Ils continuent de s’appuyer sur les trois dogmes cités en début d’article.
En ce qui concerne le mouvement social, le niveau de la campagne actuelle d’éducation populaire tourné vers l’action est faible. C’est pourtant bien là que l’effort doit porter.
Bernard Teper
Télé : 01 46 27 09 25
ufalsiege@ufal.org
27, rue de la Réunion 75020 Paris
http://www.ufal.org/retraites-solidaires

samedi 1 mai 2010

Vie de votre média : mediacitoyens-diois.blog.com

http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/
Bon d'accord, ce n’est pas bien. S'absenter une journée (ce 25 avril) comme ça sans même éteindre la lumière. Non, http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/ n’est pas en vacances, il ne boude pas ses lecteurs, ne manque pas d'actu, ni même de travail. Simplement, il y a des moments où MCD en demande un peu plus que d'habitude, du travail. MCD s'éparpille.
Il se passe plein de choses passionnantes en ce moment,
dans cette Biovallée® mais qu'il faut vérifier, recouper, approfondir et mettre en perspective avant de les livrer en lecture... Il y a des reportages plus lointains, des sujets plus exotiques, des dossiers plus caverneux. Comme disait un ami, l'information est une maîtresse exigeante... Et comme la rédaction de http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/ n’est pas encore tout à fait au niveau de celle du New-York Times (du point du vue des effectifs, s'entend), et bien...MCD ne peut pas être partout instantanément. Donc un peu de patience, nous fignolons quelques dossiers intéressants. Profitez-en pour vous défouler dans les commentaires, dire tout le mal que vous pensez de cette odieuse absence ou de ces sujets sans intérêt que nous traitons depuis un an.
Et 723 articles plus loin …Et oui déjà un an que http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/ informe les Dioises et Diois…

Et si ça se trouve. A tout de suite.
Claude Veyret

Réunion sur le Projet-Action de Média Citoyen dans le Diois.
Suite à la rencontre du 12 avril, je vous envoie une fiche de synthèse
présentant ce qui a été décidé lors de la rencontre ... pour informer
les absents, pour rappeler aux présents ce qu'ils ont à faire ...
La prochaine rencontre, c'est le Lundi 3 mai à 9h30 à l'ESCDD (ancienne mairie), place de l' Évêché à Die.
Je vous envoie également les premiers jets de statuts, les documents
concernant la charte. Pour le texte de Jean-Marc et Yannick, merci de
travailler à partir de la version papier (qui n'est pas longue) pour
essayer de finaliser un doc.
Alain CANTARUTTI
Espace Social et Culturel du Diois

place de l'évêché

26 150 Die

04 75 22 20 45

alain.cantarutti@escdd.fr

Die 26150 : Formation pour les aidants familiaux

Session d'aide aux aidants familiaux - prendre soin de soi pour mieux prendre soin de l'autre
La première séance de la 5 ème session d’aide aux aidants familiaux du PAYS DIOIS et du PAYS de SAILLANS démarre le lundi 17 mai au CLIC, 42 rue CAMILLE BUFFARDEL , de 14h à 16h avec ISABELLE SIMONETTO , docteur en neurosciences ; si vous souhaitez participer à certaines séances vous êtes les bienvenus .
Programme des séances : la séance concernant la maladie d’ALZEIIMER est une proposition mais il s’agira avant tout de répondre aux participants en fonction des problématiques de santé de leur proche qu’ils évoqueront dés la première séance ; nous pourrons alors faire appel à un intervenant extérieur si nécessaire, à certains d’entre vous si vous êtes intéressés …
Les séances suivantes auront lieu les : Mardi 8 juin 2010 Mardi 29 juin 2010 Vendredi 10 septembre 2010 Mardi 5 octobre 2010
Même lieu, même heure. Du fait de vos contacts réguliers et en direct avec le public susceptible de bénéficier de cette session, je vous remercie de me communiquer les noms et adresses des personnes intéressées afin que nous leur envoyons, comme les années précédentes, au plus vite une lettre personnalisée d’invitation pour le 17 mai prochain. Les personnes inscrites s’engagent à suivre l’ensemble de la session, à la fois pour la cohésion du groupe d’aidants et du fait que les séances ont une progression. En vous en remerciant. Dans l’attente, je reste à disposition. Cordialement.
Programme : ADDHEO
Les sessions sont organisées en deux temps :
Un apport théorique confronté à la vie quotidienne (1 à 1,5 heure)
Un échange autour des problématiques individuelles et/ou collectives
Exemple de progression
Session 1 Vieillissement et dépendance
Présentation individuelle des participants et de leurs attentes
Les caractéristiques du vieillissement
Les modifications de l'environnement
Échange
Session 2 Maladie d’Alzheimer
Caractéristiques de la maladie d’Alzheimer
Conduites à tenir
Échange
Session 3 Le sentiment de culpabilité
Les différents mécanismes du sentiment de culpabilité
Positionnement face au sentiment de culpabilité
Échange
Session 4 Communiquer et se positionner
Le déséquilibre crée par la maladie
Les différentes stratégies mises en place par l’aidé
Comment rétablir une communication équilibrée
Échange
Session 5 Deuils et séparations
Le travail de deuil
Échange
Ce programme est une proposition de progression. Il se doit de rester souple pour que les sessions répondent au mieux à l’évolution des besoins des participants tout en couvrant l’ensemble du programme proposé. Les thématiques sont programmées par session mais il est souvent nécessaire de revenir sur un des thèmes, en particulier, sur celui du sentiment de culpabilité.
Martine CHAZELLE FAYOT
Coordinatrice
CLIC
Pôle Gérontologique – Conseil Général

42 Rue Camille Buffardel

26150 DIE

Tel : 04 75 21 06 25 / 06 80 50 11 32
Fax : 04 75 22 19 14

PS : Bien Vivre auprès d’un parent âgé.
« Prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre »
Il n'est pas toujours facile d'accompagner un parent âgé ( père , mère, conjoint…) quand survient la dépendance. Les difficultés assumées au quotidien sont nombreuses et les familles sont souvent seules. Pour vous aider à bien vivre ce rôle d'aidant, le CLIC Centre Local d’information et de Coordination Gérontologique du DIOIS et du PAYS de SAILLANS avec ses partenaires organisent gratuitement, une session de soutien et d’échange sur des thèmes qui vous préoccupent :
Le vieillissement et la dépendance, les maladies de Parkinson, d’Alzheimer…… ;le sentiment de culpabilité, comment communiquer et se positionner en tant qu’aidant, la notion de perte et de deuil, l’importance de prendre soin de soi pour mieux prendre soin de l’autre …
5 séances de 14h à 16h30 , une fois toutes les trois semaines. Ces séances d’échange sont suivis d’un temps plus informel autour d’un café, d’un thé. Le groupe sera co-animé par ISABELLE SIMONETTO, Docteur en neurosciences et par MARTINE CHAZELLE , coordinatrice et responsable du CLIC du DIOIS et du PAYS de SAILLANS ;
Pendant le temps de ses séances, le CLIC peut prendre en charge financièrement la présence d’une auxiliaire de vie auprès de votre parent âgé afin que vous puissiez participer en toute sérénité. Faites vous connaître, parlez en autour de vous …
Une nouvelle session démarre le 17 mai 2010 dans les locaux de la COMMUNAUTE DE COMMUNES à DIE , 42 Rue Camille Buffardel; 26150 Die .

Die 26150 : Concert de Cristal...

Cathédrale de Die
Le 08/05/2010 à 17h

Concert de bols de Cristal

Un moyen efficace de rétablir l’harmonie du corps est l’écoute des sons et des tonalités.
Les 7 notes des bols émettent des sons vibratoires, puissants, harmonisants, purifiants et rééquilibrants.
Ils élèvent le taux vibratoire des gens et des lieux.
Les tonalités pures du cristal font vibrer notre corps parce que celui-ci possède une affinité naturelle avec le quartz.
Le corps humain est lui-même composé de nombreuses substances Cristallines.
L’opportunité d’un massage vibratoire d’environ 40mn.
(Conseil : avant et pendant le concert boire jusqu’à 1 l d’eau)
Participation libre
Valérie Philippot
val.19philippot@gmail.com
Chatillon en Diois
tel : 06 03 84 43 31

Les retraites sont du salaire différé...

Jusqu'à ce que mort s'en suive
Rien de tel que de poser un faux problème pour obtenir de mauvaises réponses !
Ne sentez-vous pas comme un vent mauvais de panique qui souffle rageusement sur les braises de notre ignorance ? N'avez-vous pas comme un sentiment de déjà vu, comme un effet de rémanence rétinienne, comme l'impression tenace d'être tombé dans une faille spatiotemporelle ? D'un seul coup, d'un seul, un peu comme en octobre 2008, on découvre qu'il y a le feu au lac et que les pompiers ont été virés depuis longtemps. On nous refait le coup du tam-tam dans la volière, on nous refait le coup de la crise, énÔrme, imminente, indépassable. Bien sûr, cette fois, ce ne sont pas les bas de laine qui sont visés, tant ils ont été proprement essorés lors de la dernière campagne triomphale de stratégie du choc qu'a été le braquage international opéré par les bankdits sur les caisses des nations, non, cette fois, ce qu'ils veulent, ce ne sont ni nos revenus, ni nos économies, ce qu'ils veulent, c'est notre droit élémentaire à ne pas crever sous le joug, c'est notre droit élémentaire à goûter quelque repos après une vie de travail éreintante, voire stressante ou invalidante, ce qu'ils veulent, c'est le fric qu'on n'a pas encore touché, ce qu'ils veulent, c'est nous ôter le pain de nos bouches édentées depuis la dernière "réforme" du système de santé.
- Ce n'est même plus un braquage de classe international, ce sont juste de petites frappes en réunion qui ont décidé de détrousser les petits vieux à la sortie de la Caisse d'Épargne. Et ils sont tellement gloutons, qu'ils n'attendent même plus qu'on soit vieux.
Pathétique.
Monstrueux.
Révoltant.
Les caisses sont vides !
Si celle-là, on ne nous l'a pas encore faite vingt fois, c'est qu'on ne nous l'a jamais faite. Et vas-y qu'on nous balance des chiffres faramineux à la truelle, des gouffres abyssaux, propres à donner le vertige aux gagne-petit qui peinent à boucler leur budget de crève-la-dalle dès le deuxième jour du mois. Tu n’as plus rien ? Tu es à sec ? Ce n’est pas grave, on pourra toujours te prendre le fric que tu n'as pas encore gagné. Parce que la retraite, ce n'est rien moins que cela : du salaire! Différé, certes, dans le temps, mais du salaire. Du salaire que ton patron sort chaque mois de TON revenu de crevard. Il ne faut jamais perdre de vue que si tu es un crevard, c'est aussi et surtout parce que ton patron, lui, il a tout intérêt à te laisser sur le plancher gluant du précariat, dans la mesure où lui, il ne met pas au pot commun. Exonérations de charges, qu'ils appellent ça. Confiscation de salaire, détournement de ressources sociales, je dirais. Regarde attentivement ta feuille de paie qui ne rembourse pas tout le mal et tout le temps que tu donnes, regarde-la bien, surtout les petites lignes cryptiques qui détaillent les cotisations diverses et variées qui sont retirées du salaire de la peur en échange d'une promesse à venir : le pacte social qui fait qu'en échange de cette part de ton labeur, tu as le droit à la santé, à l'assurance chômage, à la solidarité nationale, à ne pas vieillir dans la douleur et la misère. Regarde bien ces petites lignes et compare les deux colonnes : ce que tu rétrocèdes et ce que ton patron donne. Regarde bien et médite sur tout ce qu'on ne cesse de te seriner sur les déficits des comptes sociaux, c'est-à-dire sur le pillage des ressources communes des travailleurs. La vérité, mon gros naïf qui doit apprendre à fermer ses esgourdes aux cris stridents des experts pickpockets, la vérité, c'est que le déficit des comptes sociaux est organisé depuis des années par les empilements invraisemblables d'exonérations de la part patronale sur les salaires, soit quelque chose de l'ordre de 42 milliards d'euros en 2009 de niches sociales.
- Tout ce fric, mon grand, il est resté dans les poches de ton patron qui était censé investir et embaucher avec et qui s'est offert un 4x4 ou des vacances aux Antilles. Tout ce fric, c'est maintenant à toi d'en assumer la disparition, en étant toujours moins bien soigné, moins bien payé, moins bien protégé. Et bientôt, tout ce fric qui manque, il te faudra le rembourser avec ton sang et tes larmes, quand tu devras traîner au turbin ton corps tordu par les douleurs que l'âge finit toujours par te donner.
Parce que c'est toujours la même histoire, toujours la même opération qui consiste à prendre le pognon des peuples et à les exhorter ensuite à se serrer toujours plus la ceinture pour rembourser la dette des autres!
L'éternel problème de la répartition des richesses
- En gros, la stratégie du choc appliquée aux retraites consiste à rester le museau dans des approximations comptables alarmistes en ne proposant qu'une seule solution : l'allongement de la vie active, c'est à dire le recul de l'âge auquel un travailleur peut prétendre à se reposer. L'argument massue pour justifier l'injustifiable, c'est de s'appuyer sur les chiffres, encore eux, de l'allongement de l'espérance de vie, avec une logique qui peut avoir l'air imparable au premier abord : puisqu'on vit plus vieux, il est normal de travailler plus longtemps.
Et fin du débat.
- Sauf que, bien sûr, c'est tout sauf un argument valable, parce que, comme d'habitude, il s'agit de réduire l'immense agencement de la réalité à quelques petits faits qui arrangent bien les fossoyeurs du système social.
- Il n'est même pas nécessaire de démonter patiemment l'argumentaire purement comptable et hypothétique qui sert de fondation à tout ce branlant édifice de spoliation sociale, Jean-Luc Mélenchon pourvoit fort bien à cette tâche ingrate en démontant l'alarmisme de petits boutiquiers perdus dans de vaines spéculations. Il suffit de regarder le corps social dans le blanc des yeux pour comprendre que le vrai débat est ailleurs.
Nous vivons plus vieux ?
Enfin, ça dépend qui et comment. Par exemple, on ne vit pas autant de temps dans le Pas de Calais et le Gers. Même chose entre les cadres et les ouvriers. Les hommes et les femmes. Ceux qui ont la chance de passer à travers les mailles du cancer et les autres. Bref, même si la ligne d'arrivée fait mine de reculer, il y en a déjà pas mal d'entre nous qui n'y arriverons pas. Et parmi ceux qui feront de vieux os, nombreux sont ceux qui n'en profiteront pas vraiment, comme en témoigne la hausse croissante des dépenses de dépendance.
Ensuite, pourquoi vivons-nous plus vieux ?
Déjà, parce qu'on meurt moins étant jeunes. Entre les guerres, les accidents, les maladies, les jeunes mourraient pas mal à certaines époques que nous ne souhaitons pas revivre et du coup, ils plombaient pas mal la fameuse espérance de vie. En moyenne, on vivait moins longtemps, mais en moyenne seulement. Les vieux vivaient souvent aussi vieux qu'aujourd'hui.
Ensuite, nous sommes plus nombreux à avoir la chance de devenir vieux... parce que nous sommes mieux soignés et que nous arrêtons de nous user la santé plus tôt. Hé oui, à partir de la grosse cinquantaine bosser use nettement plus que quand on est jeune et en bonne santé. On peut même dire qu'en terme d'usure, de stress, de fatigue, passé un certain âge, chaque année de boulot tend à compter double ou triple. Il y a de fortes chances que l'espérance de vie a augmenté parce qu'on a abaissé l'âge légal du départ à la retraite. Nous faire faire le chemin inverse est une escroquerie intellectuelle criante.
La retraite, c'est bien, surtout quand on peut en profiter. Quand on est encore capable de bouger, de faire des choses, d'avoir des envies. S'il faut attendre d'être trop usé et ne s'arrêter qu'à l'antichambre de la mort, quel intérêt de se faire chier à payer toute sa vie pour une agonie de merde, je vous le demande?
Confiscation salariale massive
- En fait cette pseudo réforme ne s'occupe guère de la réalité vécue quotidiennement par des millions d'entre nous. Elle fait l'impasse, sur les conditions de travail, sur le sens du travail, sur la répartition des revenus, sur la dégradation salariale qui nourrit la dégradation des comptes sociaux. Elle n'a en fait qu'un seul et unique objectif : réduire encore et toujours le montant des pensions perçues.
- Politiquement, il serait suicidaire d'avouer que la précédente réduction du montant des retraites n'a pas suffi à nourrir les appétits de la finance. Ha bon, vous n'aviez rien remarqué ? Pour le coup, ce sont des mathématiques élémentaires, pas de vaines spéculations.
- Les retraites, c'est du salaire différé. C'est donc une part de ce que vous gagnez aujourd'hui qui est injectée dans une caisse qui, en échange de ce financement, s'engage à vous reverser un revenu quand les vieux jours seront arrivés.
Ce revenu est calculé en fonction du montant des sommes prélevées et du temps de prélèvement. Ce système marche très bien dans une société de plein emploi où les salaires suivent une gentille courbe ascendante. Ce même système marche nettement moins bien dans une société caractérisée par le chômage de masse, le précariat et la compression de la masse salariale.
- La clé de la spoliation est le temps de cotisation. Dans une réalité où les gens doivent se former longtemps (études longues), peinent à accrocher le premier emploi, connaissent de faibles progressions de salaire et des décrochages de carrière (chômage de masse) et sont considérés comme des boulets en entreprise à partir de 40 ans, il devient extrêmement difficile de cotiser la durée fixée pour une pension à taux plein. Et du même coup, chaque allongement de la durée de cotisation revient mathématiquement à une baisse du montant de la pension finale.
Au total, en quinze ans, le taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport à son salaire) a baissé de 10 points.
Olivier Bonnet, Retraites : le chemin de la reconquête. - Et bien sûr, le problème des retraites reste une urgence, puisque la potion n'est pas calibrée pour soigner le mal !
- Dix points dans ta face ridée de pruneau, ce n’est pas rien, quand même ! C'est même, strictement, la part de richesse passée du travail au capital ces 30 dernières années. Ce sont ces milliards d'euros disparus de l'assiette salariale pour aller goinfrer l'ogre financier, lequel, jamais repu, en demande toujours plus et finit toujours par nous présenter le tour de vis suivant comme l'ultime solution pour sauver les meubles, alors qu'il ne s'agit que d'une saignée de plus, une de celles qui affaiblit le malade et assure la rente du médecin-profiteur.
Ces milliards prétendument absents des caisses que tu alimentes pourtant de ton temps, de ton talent, de ta santé, de ta vie, ces milliards, il va bien falloir un jour aller les chercher et les rendre à tous ceux à qui ils appartiennent de droit !
Agnès Maillard
http://blog.monolecte.fr/post/

Débattre à Gauche

Suite au papier de Corinne Morel-Darleux nous avons reçut une note de Bernard Trannoy qui alimente le débat de société.
Parce qu’il ne met de fait, au centre que le rassemblement comme une fin en soi, ce front est destiné à finir dans les poubelles de l’histoire.
A la question centrale que pose l’abstention, le monde du Travail est dans sa très large majorité aux abonnés absents et nous devons le comprendre.
POUR CELA TROIS RAISONS :
1- En 2005 55% des français ont rejetés le TCE. Le couple UMP – PS s’est assis sur ce résultat par une véritable forfaiture. Provoquant ce sentiment « a quoi cela sert de voter, puisqu’ils n’en tiennent pas compte » d’où l’abstention qui s’est développé depuis.
2- Le front n’est qu’un jeu a somme nulle les gains ne recouvrent pas les pertes – c’est une structure hors sol, comme il y a l’agriculture hors sol tenant hors du champ des décisions les adhérents des organisations, au profit de cénacles mal identifiés. Qu’un populiste veux à tout prix dominer - croire qu’il est possible d’affronter le capital à fleuret moucheté n’est qu’une douce illusion - Il nous faudra une organisation d’une autre qualité – En fait le front n’est qu’une somme d’individus ayant leur vision propre – sans faire même l’effort d’une vision collective.
3- La question qui n’a pas été tranchée : Voulons-nous tous ensemble engager des processus de rupture avec le système capitaliste ? Franchement nous pouvons en douter tant dans le front de gauche que dans le PCF, où beaucoup trop d’élus n’ont des stratégies que personnelles.
La question centrale n’est donc pas réglée. Elle n’est pas celle du rassemblement. Mais bel et bien celle d’un contenu rompant non seulement avec le capital mais aussi avec l’Europe, l’euro et l’OTAN qui sont autant d’outils d’asservissement des peuples. Ceci parce qu’il nous faut absolument reconquérir tous les attributs de la maîtrise de nos destins collectifs, donc de la souveraineté nationale.
Mais là je crains que nous ne soyons pas tous d’accord.
Pour moi le front de gauche est de profundis. Car lui aussi s’inscrit dans le vouloir jouer à la marge. Son illisibilité est quasi-totale – ce n’est qu’une Mélenchonnade type Mac Do.
Parce que précisément il évacue cette question centrale. Ce n’est pas le rassemblement qui peux mobiliser, mais le contenu dont il devrait être porteur et qu’il ne peut avoir, faute de vision commune. Ce travail qui n’a jamais été fait est sans continuellement glissé sous le tapis des sujets qui fâchent.
Ne rêvons pas à un Die Linke à la française.
Celui-ci n’a toujours pas de programme tellement les désaccords sont profonds.
Voir l’expérience Arcobello en Italie qui a donnée les résultats que l’on sait, la gauche n’est même plus représentée au parlement italien.
Situation n’est guère plus brillante en Espagne avec Izquierda.
Les seuls à faire front, et en état de le faire, sont le PC Portugais et le PC grec (KKE) (qui se heurtent pourtant à la volonté de caporalisation du PGE).
Regardons bien ce qui se passe en Grèce.
Car c’est ce qui nous attend demain. Mis en œuvre par Sarkozi, mais aussi n’en doutons pas, par le PS dès que viendra son heure.
Qu’attendre d’une organisation, le P.S dont 2 de ses plus éminents membres dirigent ces organisations emblématiques de la mondialisation impériale, Strauss Kahn au Fond Monétaire International (FMI) et Pascal Lamy à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Sous la conduite d’un occident (USA – EUROPE) qui ne veut pas voir que l’axe du monde se déplace inexorablement vers l’Asie, nous sommes dans la même phase historique que celle qui a précédée la chute de Rome. D’ailleurs ce refus fait courir au monde les plus graves risques de guerres, les USA refusant d’admettre leur inévitable et certain déclin.
En l’occurrence au-delà des circonvolutions de langage, ce n’est pas l’Iran que l’on veut sanctionner (Israël en justifierait bien plus, elle qui détient de 2 à 400 têtes nucléaire). Mais en fait, c’est la Chine qui est visée ; Et cela la Chine le sait.
En fait le changement nécessaire n’intervient que sous la pression des événements, d’un collapsus majeur (crise général du système) avec tous les dégâts humains et sociaux que l’on peut facilement imaginer.
Mais nous sommes peut-être quasi incapables collectivement d’anticiper. Alors en attendant il faut maintenir l’outil en état de fonctionner.
Les hommes en fait, ne changent l’ordre existant que sous la pression des nécessités.
Bernard Trannoy
Réveil Communiste
Administrateur site : www.pcfbassin.fr
Cette analyse est très largement partagée par la direction de section du PCF du Bassin d’Arcachon

Montclar sur Gervanne 26400 : Ecouter Nougaro

NOUGARO et L’ENFANT [ EN POESIE ET MUSIQUE] De Nougaro, du « petit Claude », que retient-on ?
Le swing d’une langue qui se marie si bien au jazz et à la bossanova.
Oui certes ! Mais encore ?
Une langue riche et voluptueuse, aux mots diamants qui éclataient si bien de mille soleils dans sa bouche toulousaine.
Une LANGUE-POÉSIE , vibrante et sonore, des mots de la tripe et des mots de l’âme dont la profondeur pourtant se planque parfois sous la musique, comme la timide violette toulousaine à l’ombre des grands arbres.
Alors plutôt que de les chanter, nous avons pris le parti de les
DIRE pour encore mieux les faire entendre, ces jolis mots-là.
Les DIRE en musique, dans leur robe de parade et de fête.
Cette musique nous l’avons puisée dans la superbe discothèque du « Claude ». Nous nous sommes permis de la réarranger à notre façon en espérant qu’elle reste l’écrin de ses mots à lui.
Nous avons choisi d’évoquer sa vision de l’Enfance,
Eden évanoui qu’il poursuivit tout le long de sa vie d’Homme..
Ces textes de Claude, souvent trop peu connus, nous allons les parler, les scander, les conter, voire même les chanter pendant une petite heure de tendresse amusée, et, pourquoi pas, d’amour ?…
Dominique JACQUES-JEAN (piano) /Jean-Marie TAMPERE (voix) Dimanche 2 mai 19h: Soirée "Nougaro et l'Enfant" à la Ferme de charsac.
Repas sur réservation avant jeudi 29 avril : Estouffat toulousain et Glace aux Haricots et à l’Armagnac.
Spectacle : 8 euros 6 euros membres assoc
Repas : 12 euros 10 euros membres assoc
Cordialement
Roger Poulet
26400 Charsac
Montclar sur Gervanne
Tél: 04 75 40 10 69
Courriel: poulet.roger@gmail.com