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dimanche 27 septembre 2009

Die , la Déesse

Vous êtes nombreux à demander d’où vient le nom de la ville de Die.
Le nom de« La belle Déesse des Alpes » apparaît avec la colonisation romaine. Nous reviendrons sur l’histoire de Die, sachant que deux excellentes Revues "Terre Voconces" et "Les Chroniques du Diois " vulgarisent régulièrement cette histoire. Celles et Ceux qui veulent participer à cette mémoire du Pays peuvent envoyer les textes.
Histoire de la commune
D’ où vient le nom de Dea, Dia, Dye, Die, Déesse.
- Dea Aug(usta) Andarta (Long : Recherches sur les Vocontiens, 382)
- Col(onia) Dea Aug(usta) Voc(ontiorum), IIIe siècle (ibid., 77)
- Civitas Voc[ontiorum], 245 (ibid., 381)
- Civitas; Dea Vocontiorum, 333 (Itin. à Burdeg.)
- Venatores Deensium (Long : ibid., 390)
- Ad Deam Augustam Vocontiorum (ibid., 403)
- Civitas Deensium, Ve siècle (Noticia Gall., 169)
- Urbs Diensis, VIe siècle (Grégoire de Tours, IV, 45)
- Dea, 614 (Element. jur. can., Il, 416)
- Dia, 1086 (Cartulaire de Romans, 161)
- Dia, 1157 (Cartulaire de Saint-André-le-Bas, 297)
- Civitas Dia, 1165 (Cartulaire de Die, 28)
- Diensis civitas, 1168 (ibid., 20)
- Cives Diensis, 1218 (ibid., 19)
- Civitas Diensis, 1321 (ibid., 80)
- Dya, 1374 (Cartulaire de Romans, III, 204)
- Dye, 1575 (Mémoires des frères Gay).
Avant 1790, Die était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et le siège d'un évêché, d'un bailliage, d'un gouvernement militaire et d'une maîtrise des eaux et forêts.
L'évêché, qui était suffragant de Vienne , et fut uni à celui de Valence, de 1276 à 1687, remontait, suivant la tradition, à saint Martin; qui vivait en 220, mais plus sûrement à saint Nicaise, un des pères du concile de Nicée (325).
L'évêque de Die
- Episcopus Diniensis, 325 (Labbe et Cossart: Concilia, I, 319)
- Diensis episcopus, 1116 (Cartulaire des Ecouges, 85)
- Episcopus Dyenci, 1291 (Cartulaire des Dauphins, 7)
- L'esvesques de Dia, le senor de Dia, XIIIème siècle (Censier de l’ évêché de Die) à qui les empereurs d'Allemagne concédèrent, en 1178 et 1214, tous les droits régaliens dans son diocèse, et qui prenait encore en dernier lieu le titre de comte de Die,- Episcopus et comes Diensis, 1315 (Cartulaire de Die, 134) était seigneur temporel de la ville épiscopale et des terres de: Aoûste, Aurel, Bourdeaux, Bézaudun, Chamaloc, la Chapelle-en-Vercors, Châtillon-en-Diois, Crupies, Jonchères, Mirabel, Montmaur-en-Diois, Poyols, Saillans, Saint-Agnan-en-Vercors, Saint-Julien-en-Vercors, Saint-Martin-en-Vercors, Les Tonils, et en partie de Vassieux et de la vallée de Valdrôme. Il avait en outre des droits de fief sur la plupart des autres terres de son diocèse.
Le chapitre de Die - Diensis ecclesie canonici, 1159 (Cartulaire de Die, 44)- Capitulum Dyense, XIVème siècle (Pouillé de Die)
- Capitulum et universitas ecclesiœ Beatœ Mariœ Dyensis, 1516 (Rôle de décimes)
- Messieurs du chapitre et université de l'esglize cathedralle de Dye, 1619 (ibid.) composé d'un doyen, d'un sacristain et de huit chanoines, était lui-même seigneur de: Ausson, Justin, Marignac, Menglon et Romeyer.
Au XIIIème siècle, le territoire de Die formait six paroisses, qui étaient celles de Notre-Dame, du Château, de Saint-Marcel, de Saint-Maurice, de Saint-Pierre et de Justin; mais à partir du XVème siècle, il n'y en eut plus qu'une, celle de la cathédrale.
- Ecclesia Beate Marie Diensis, 1145 (Cartulaire de Die, 33)
- Sancta Diensis ecclesia, 1178 (ibid., 4)
- La gleisa de Dia, XIIIème siècle (Censier de l'évêché de Die)
- La gleysa Nostra Dona de Dya, 1325 (Moutier : Dialectes dauphinois, 31)
- Ecclesia catedralis Beatœ Mariœ Dyensis, 1516 (Rôle de décimes)
- L'esglize cathedralle de Dye, 1619 (ibid.) que desservaient deux curés
- Duo curati Beate Marie Diensis, 1550 (Estat des rev. de Die), et qui eut pendant quelque temps, pour annexe, une église de Saint-Jean- Ecclesia de Sancto Johanne de Dya, 1450 (Terrier de l'évêché de Die)
- L'esglise parrochielle appellée Sainct Jehan, 1511 (Visites épiscopales) exclusivement destinée aux enfants.
En fait d'établissements ecclésiastiques, il y avait encore à Die un couvent de dominicains fondé en 1272
- Fratres minores civitatis Diensys, 1509 (Visites épiscopales)
- Fratres predicatores civitatis Dyensis, 1516 (Visites épiscopales)
- Le couvent des jacobins de Dye, 1551 (ibid.) un couvent de cordeliers fondé en 1278
- Le couvent Sainct-Francoys de Die, 1551 (ibid.) un couvent d'ursulines, fondé en 1630 un couvent de religieuses hospitalières, fondé en 1739 et un séminaire.
Avant la révocation de l'édit de Nantes, les protestants avaient à Die une académie, qui, fondée en 1604 par les synodes du Dauphiné, comprenait une chaire de théologie, une d'hébreu, deux de philosophie et une d'éloquence. Il s'y distribuait chaque année un prix connu sous le nom de prix Marquet.
La justice-mage ou bailliage épiscopal de Die
- Curia Diensis, 1276 (Cartulaire de Die, 115)
- Curia episcopalis Dyensis, 1293 (ibid., 122) tribunal composé d'un vibailli ou juge-mage, d'un lieutenant et d'un procureur fiscal, connaissait en première instance des causes de la ville de Die et des autres terres épiscopales et, sur appel, de toutes les causes des terres relevant du fief de l'évêque. On appelait de ce tribunal au Présidial de Valence
Le gouvernement militaire de Die, composé d'un gouverneur et d'un major, ne s'étendait pas au delà de cette ville.
La maîtrise des eaux et forêts de Die, composée d'un maitre-particulier, d'un lieutenant, d'un garde-marteau et d'un procureur du Roi, avait pour ressort les élections de Valence et de Montélimar avec la principauté d'Orange
Die était en outre une des dix villes du Dauphiné, dont les consuls siégeaient à la tête des députés, du tiers état, dans les États généraux de cette province, et faisaient partie de la commission chargée d'assister le Procureur des États dans l'intervalle des sessions.
En 1790, Die devint le chef-lieu d'un district comprenant les cantons de : la Chapelle-en-Vercors, Châtilion-en-Diois, Die, la Motte-Chalancon, Luc-en-Diois, Lus-la-Croix-Haute, Pontaix, Saint-Julien-en-Quint, Saint-Nazaire-le-Désert et Valdrôme. La réorganisation de l'an VIII en a fait le chef-lieu d'un arrondissement, comprenant les cantons de: Bourdeaux, la Chapelle-en-Vercors, Châtillon-en-Diois, Crest-Nord, Crest-Sud , Die, la Motte-Chalancon, Luc-en-Diois et Saillans.
La population de la ville de Die se composait, en 1474, de : 236 familles roturières, 8 familles nobles, 11 exempts ou francs archers et 33 ecclésiastiques. En 1688, il y avait 4100 âmes. (4668 ce 27 septembre 2009, même si on compte plus en âmes).
Le mandement de Die
- Mandamentum Die, 1203 (Cartulaire de Die, 42) ne comprenait autrefois que la partie de la commune de ce nom qui est sur la rive droite de la Drôme, la partie de la rive gauche ayant formé jusqu'au XVème siècle les paroisse et mandement de Justin, et jusqu'à la Révolution une seigneurie distincte de celle de Die.
Le diocèse de Die
- In Diensi episcopatu, 886 (Cartulaire de Saint-Chaffre, 6)
- Dyensis diocesis, 1449 (Pouillé historique) comprenait avec trois cantons du département de l'Isère, l'arrondissement de Die, moins les communes du Canton de Crest-Nord qui sont au couchant des montagnes de la Raye et la plus grande partie du Canton de Crest-Sud, plus le Canton de Dieulefit et quelques communes des cantons de Grignan et de Nyons.
Extrait du 'Dictionnaire topographique de la Drôme
http://fr.geneawiki.com/index.php/26113_-_Die
Sources : http://gallica.bnf.fr/?lang=fr
Mail : gallica2@bnf.fr

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