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jeudi 21 avril 2011

Manifestation contre le gaz de schiste le 16 avril 2011 à Donzère, "chez" Eric Besson. (Photo : Philippe Merle et autres)
Quelque 4.000 personnes, selon la gendarmerie et les organisateurs, ont manifesté, hier, à Donzère (Drôme), dont le maire est le ministre de l'Énergie, Éric Besson, pour réclamer un renoncement définitif au gaz de schiste, dans le cadre d'un week-end de mobilisation nationale. Après un pique-nique et des prises de parole, les militants se sont rendus devant la mairie de la ville devant laquelle une banderole «Élus solidaires, non au gaz de schiste» a été déployée. Une motion a été glissée sous la porte, alors que l'édile était absent. Mercredi, le Premier ministre, François Fillon, a annoncé l'annulation des permis déjà accordés mais a laissé la porte ouverte à une exploitation future des gisements, avec d'autres techniques.
Gaz de schiste : la mobilisation ne faiblit pas
Dans l'attente de l’interdiction effective de l'exploitation des gaz de schiste, des rassemblements ont eu lieu un peu partout en France, notamment à Nant, dans l'Aveyron.
Comme hier à Donzère dans la Drôme, la commune dont le ministre de l'Energie Eric Besson est maire, près de quatre mille opposants à l'exploitation des gaz et des huiles de schiste ont manifesté dans une ambiance festive, ce dimanche 17 avril à Nant, sur les contreforts du Larzac.
Le gouvernement a reculé sur la question, une proposition de loi visant à l'abrogation des permis d'exploration doit être examinée le 10 mai, oui, mais les militants ne veulent pas relâcher la pression tant que la décision ne sera pas effective.
"On demande une abrogation de tous les permis, pris pour le Sud et pour la région parisienne" a répété Anne Lacouture, l'assistante de José Bové et l'une des coordinatrices des différents collectifs contre le gaz de schiste.
"C'est seulement à cette condition qu'on pourra débattre sereinement" a-t-elle ajouté. Du reste, il n'y a pas grand-chose à discuter puisqu'elle clame, que quels que soient les tenants et les aboutissants, l'exploitation du gaz ou de l'huile de schiste, "c'est hors de question".
Cela n'est pas encore gagné. Mercredi, le Premier ministre avait annoncé l'annulation de tous les permis déjà délivrés, par ailleurs la technique si controversée d'extraction par "fracturation hydraulique" de la roche devrait être interdite, cependant François Fillon n'a pas totalement fermé la porte à d'éventuelles alternatives. D'où la mobilisation toujours aussi importante ce dimanche.
Nant, le lieu du rassemblement, n'a pas été choisi par hasard : cette commune située tout près des Cévennes a donné son nom à l'un des permis délivrés l'an dernier par le gouvernement alors que Jean-Louis Borloo était ministre de l'Environnement.
A en croire Bernard Saquet, le maire de la localité, ce projet n'a fait l'objet d'aucune concertation. Ainsi c'est en lisant le journal qu'il dit avoir appris que Nant était au coeur de l'une des zones de prospection. Non seulement il s'oppose lui-même au gaz de schiste comme beaucoup d'élus locaux, mais il a assuré que c'était une position unanime dans la région : des gens qui sont pour, "chez nous, je n’en connais pas. Et celui qui serait pour ne le dirait pas".
Venus de tous les départements limitrophes, souvent en famille, c'était assurément l'opinion des milliers de personnes qui ont convergé ce dimanche à Nant. Après un pique-nique au soleil dans cette vallée de carte postale, ils devaient marcher dans la commune, notamment derrière une banderole "gaz de schiste, une terreur pour l'environnement".
Outre les risques de pollution que l'exploitation de cette source d'énergie ferait courir aux nappes phréatiques, les manifestants redoutent l'impact qu'auraient de tels gisements pour l'agriculture et sur les paysages. Par ailleurs, beaucoup dénoncent la façon opaque dont ils estiment que le gouvernement a géré ce dossier.
Selon Eric Besson, le ministre de l'Energie : "La France n'a pas fermé la porte au gaz de schiste ", a déclaré M. Besson sur Europe 1. "Nous attendons des réponses à ces deux questions: y-a-t-il un potentiel en France? Nul ne le sait pour l'instant. Et peut-on l'exploiter proprement? Nul ne le sait", a-t-il précisé.
Ainsi le gouvernement n'a pas fermé la porte à l'exploitation du gaz de schiste en France à condition que les techniques mises en œuvre pour le capturer soient respectueuses de l'environnement. Pour Eric Besson, si il devait y avoir exploitation du gaz de schiste celle-ci devrait se faire à l'aide de techniques propres, "conformément à nos valeurs et au respect de l'environnement qui doit être notre préoccupation".
"On nous a déjà laissé croire à un moratoire"
Après un pique-nique et des prises de parole, les militants se sont rendus devant la mairie de la ville devant laquelle une banderole "Elus solidaires Non au gaz de schiste" a été déployée. Une motion a été glissée sous la porte, alors que l'édile était absent. La députée européenne d'Europe Ecologie, Michèle Rivasi, le président socialiste du conseil général de l'Ardèche, Pascal Terrasse, et de nombreux élus locaux et régionaux étaient présents dans le cortège.
"Même si les lois proposées et non encore votées vont dans le bon sens, nous restons mobilisés car on a déjà essayé de nous faire croire à un moratoire", a expliqué l'un des organisateurs de la manifestation, soulignant qu'"à terme, avec l'augmentation du prix des énergies fossiles, cette voie du gaz de schiste sera à nouveau nécessairement sollicitée". Mercredi, le Premier ministre François Fillona annoncé l'annulation des permis déjà accordés mais a laissé la porte ouverte à une exploitation future des gisements, avec d'autres techniques.
 Fin février, entre 10.000 et 20.000 personnes avaient convergé à Villeneuve de Berg (Ardèche), où les industriels Schuepbach Energy et GDF-Suez avaient obtenu un permis d'exploration, pour le premier rassemblement national contre l'exploitation du gaz de schiste.
APIS

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