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lundi 28 février 2011

Saillans 26340 : on ne veut pas de la Grande Distribution ....

Pays de Saillans, Drôme (26340)
LES CITOYENS DU PAYS DE SAILLANS DEMANDENT UNE CONSULTATION DES ÉLECTEURS
Mobilisés depuis le mois d’octobre contre le projet d’installation d’une zone commerciale en périphérie du village de Saillans, les citoyens de la Communauté de communes du Pays de Saillans (2 000 habitants) vont remettre dans quelques jours une lettre demandant l’organisation d’une consultation des électeurs.
Malgré une pétition ayant réuni plus de 850 signatures, malgré les nombreuses interpellations publiques des élus délégués au conseil communautaire, malgré l’absence manifeste d’arguments en faveur d’une zone commerciale en périphérie de Saillans, le conseil de la Communauté de communes du Pays de Saillans a voté le 3 février dernier, devant un public de plus de 200 personnes, pour l’installation d’une grande enseigne commerciale sur la zone d’activités La Tuilière.
Les habitants de Saillans et des dix autres communes de la CCPS ont donc décidé d’utiliser un outil de démocratie directe peu employé : la consultation des électeurs.
Cette procédure est codifiée aux articles L. 1112-15 à L. 1112-22 du CGCT (Code général des collectivités territoriales). Un cinquième des électeurs peut demander que la question d’une consultation soit inscrite à l’ordre du jour de la Communauté de communes. Dès lors, c’est aux élus de délibérer pour ou contre l’organisation d’une telle consultation.
Jusqu’ici, le silence des élus majoritaires n’a eu d’égal que le caractère autoritaire de leurs décisions. Une consultation des électeurs sur le territoire de la Communauté de communes du Pays de Saillans aurait pour avantage de donner la parole à toute la population, de mettre en lumière les arguments des uns et des autres, et de connaître la position de la majorité des électeurs.
Les habitants à l’origine de cette initiative de démocratie participative espèrent que les élus mettront tout en oeuvre afin d’élaborer une politique active de développement durable, social et commercial des coeurs de villages.
Contact : coeurdesaillans@free.fr
Christian Caron
Rue porte neuve
26340 Saillans
04 75 21 68 32
Dossier de presse à votre disposition
A l'attention de la présidente de la Communauté de communes du pays de Saillans (CCPS).
Objet : consultation des citoyens, articles L1112-15 et suivants du Code général des collectivités territoriales, articles R5211-42 et suivants, cinquième partie du CGCT.
Madame la Présidente,
Depuis plusieurs mois, la question du développement d'une zone commerciale à la périphérie de Saillans fait débat au sein de la population des communes membres de la CCPS.
Une très forte et inlassable mobilisation des citoyens a révélé que le sujet nous concerne tous, et que nous avons conscience des conséquences inévitables d'une telle orientation de la politique économique de la CCPS, à moyen et long termes, sur la vie économique et sociale de Saillans et des communes proches.
Considérant que les élus de la CCPS se sont exprimés officiellement, quoique à scrutin secret, le 3 février 2011, en faveur d'un tel développement, par le vote de la délibération « Zone d'activités économiques La Tuilière – destination commerciale du lot 1' et lot 3 »,
nous, électeurs des communes membres de la Communauté de communes du pays de Saillans, demandons à ce que soit entendue la voix de la population, et que, pour cela, soit inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil communautaire une délibération concernant l'organisation d'une consultation des électeurs sur « la vente ou non de lots de la zone d'activités La Tuilière à une entreprise relevant du secteur de la grande distribution ».
Nous souhaitons, par la pratique de la démocratie participative, donner la parole à toute la population, connaître la position de la majorité des électeurs ; nous souhaitons ainsi contribuer à cette impérieuse nécessité, qui doit être celle des élus, d'apaiser la situation, d'éviter les conflits malsains et récurrents dus au silence des élus face à l'expression et à la mobilisation d'un grand nombre de citoyens.
Conformément à la jurisprudence (jugement N° 0504266, Tribunal administratif de Marseille), vous êtes, par la présente demande signée par 1/5 des électeurs, tenue d’inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire le principe et les modalités de l’organisation de la consultation.
Croyez, Madame la Présidente, à la sincérité de notre démarche démocratique.
Nom
Nom de jeune fille
Prénom
Inscrit sur la liste électorale de la commune de
Signature

Interview de Claude Veyret sur Radio-Dwa

From: "R-Dwa" <contact@rdwa.fr>
Interview de Claude sur R-Dwa
Bonjour !
Ce petit mail pour annoncer la publication de l'interview de Claude Veyret par
Luc  Boussard sur le site R-Dwa.
Voici le lien vers la page :
http://www.rdwa.fr/Arroser-le-meilleur-de-l-homme-_a310.html

 J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter cet entretien...
 À bientôt pour de nouvelles aventures !
Baptiste Lefort.
(Envoyé par Anne Tesson, annetesson@wanadoo.fr

Le courage , vertu démocratique ...

Le courage , vertu démocratique 
«Le coût de la lâcheté est bien supérieur à celui du courage.» Selon la philosophe Cynthia Fleury, la valeur de «courage», à même de protéger la démocratie des effets pervers du système ultralibéral, demande à être réinvestie. L'enjeu: passer du geste isolé à l'action collective.
Dans le monde du travail comme en politique, le salut des démocraties dépend de notre capacité à réapprendre le courage. Cette vertu est au centre du dernier ouvrage1 de la philosophe Cynthia Fleury, de passage à Genève en novembre dernier, à l'occasion du centenaire de Jeanne Hersch. Entretien.
Votre livre est fondé sur l'idée qu'une démocratie sans courage est une démocratie qui court à sa perte. Qu'est-ce qui fonde le lien entre ces deux notions?
Cynthia Fleury: Mon domaine de recherche porte sur les outils de la régulation démocratique. Mon objectif est de comprendre ce qui fait que le système fonctionne ou dysfonctionne, et comment les individus peuvent prendre part à cette régulation. Les démocraties ont développé, historiquement, deux façons de la concevoir. L'une par la vertu (la tradition républicaine révolutionnaire française, par exemple), l'autre par la confrontation des intérêts particuliers (la tradition libérale américaine, par exemple). Ma conviction est que la première de ces conceptions est impraticable et que la seconde est insuffisante. La crise financière a en effet montré à quel point le caractère régulateur de l'intérêt était devenu obsolète. L'objectif de ce livre est donc de montrer qu'il existe une alternative.
Laquelle?
Mon hypothèse est que le courage permet de protéger la démocratie contre les effets pervers que le système engendre. Au niveau collectif, c'est le courage qui garantira la pérennité des institutions de la liberté. Au niveau individuel, c'est également lui qui peut permettre à chacun de préserver son intégrité personnelle.
Cela semble particulièrement vrai dans le monde du travail, que vous décrivez comme un univers en pleine déliquescence...
Le monde du travail est en effet redevenu un lieu d'aliénation et, d'une certaine manière, c'est un monde en guerre. Aujourd'hui, de plus en plus d'individus désavouent les principes de l'organisation qui les emploie. Confrontés à des phénomènes de harcèlement ou à des modes de management délirants, les travailleurs constatent quotidiennement que les choses dysfonctionnent mais ils continuent de se lever tous les matins pour se rendre à leur travail. Leur mot d'ordre: l'adaptation et pas la rupture. Ce qui peut se concevoir. Mais l'adaptation n'a de sens que pour le meilleur. Sinon c'est l'érosion.
L'ensemble de ces petites lâchetés fait qu'au lieu de s'organiser collectivement pour dire que cela suffit – donc pour jouer leur rôle de régulateur – les individus se taisent et s'efforcent de s'adapter à la situation. Résultat, dans le meilleur des cas, c'est le divan. Dans le pire, c'est la rue ou la corde.
Comment en est-on arrivé là?
Cette situation repose en grande partie sur l'illusion que provoque le système, à savoir qu'il est machinal, inévitable, plus fort que les individus. Mais le «système» n'existe pas. Le système traduit la victoire momentanée d'une dynamique. Dans le monde du travail, par exemple, la folie managériale n'a pas toujours été aussi délétère. Depuis vingt ans, il existe un retour en force, en France et ailleurs, de ce système organisationnel ultralibéral. Au début, les individus ont subi la pression de plein fouet. On a vu apparaître des phénomènes de mobilité forcée, de conversion, d'adaptabilité qui, pour différentes raisons, se sont avérés très destructeurs. Croire que cela a toujours été et sera toujours ainsi sert peu les intérêts des travailleurs. Grâce au courage des individus, et à quelques structures de défense collectives encore valides, le harcèlement et la souffrance au travail ont été dénoncés et il existe désormais des outils juridiques pour lutter contre. Aujourd'hui, le harcèlement peut être dénoncé à l'encontre d'un collègue et non d'un supérieur, mais également comme mode de gestion en tant que tel, indépendamment d'une relation interpersonnelle.
Vous portez également un regard très critique sur le monde politique...
Au niveau politique, le problème n'est pas celui de la disparition du courage, mais son instrumentalisation. Tous les leaders politiques ont fait de ce mot un argument de communication politique majeur. Le courage est devenu une espèce d'idole médiatique, tout le monde s'en réclame avec des discours du type: «moi j'ose la rupture», «moi, je dis ce que les autres n'osent pas dire», etc. Malheureusement, dans les faits, la plupart des hommes politiques sont des figures contre-exemplaires. Ce sont des personnages dont le «moi» est totalement décomplexé et qui vident la notion de courage de sa substance. La politique, c'est le règne du contentement de soi, dans lequel plaire et divertir sont devenus le plus sûr moyen de ne pas partager le pouvoir.
Selon vous, rien ne serait pourtant pire que de renoncer. Pourquoi?
L'idée de ce livre était non seulement de poser un diagnostic mais également de montrer que se dessaisir du courage est un mauvais calcul puisque le coût de la lâcheté est bien supérieur à celui du courage.
Dans quelle mesure?
Plus une démocratie est moderne et adulte, plus on a l'illusion que les choses fonctionnent toutes seules. Mais rien n'est plus faux. La démocratie ne connaît pas le statu quo. Elle est le fruit d'une tension constante entre des forces progressistes et des forces rétrogrades qui s'affrontent. Le combat est permanent. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'acquis: dès que vous baissez la garde, vous perdez du terrain. En ce sens, il existe un caractère fortement déceptif de la démocratie qui peut créer une forme de ressentiment de la part du peuple. Et cela constitue une aubaine pour les mouvements populistes de droite, les idées xénophobes ou nationalistes.
Que faire dès lors?
Faire l'expérience du courage est une sorte d'épreuve initiatique qui implique de dépasser le découragement généralisé que nous connaissons aujourd'hui non seulement sur le plan individuel mais aussi au niveau collectif. Pour beaucoup, le courage est une vertu qui est un peu datée, qui renvoie à la guerre, à la résistance et à l'héroïsme. Pour moi, le courage est à portée de main. Il est fait de petits gestes au quotidien. A mon sens, c'est donc une vertu du temps présent. C'est une pensée de l'action, comme aurait dit la philosophe genevoise Jeanne Hersch autrefois et comme d'autres le montrent aujourd'hui.
Le courage n'est donc pas tout à fait mort?
Non, il y a toujours des individus et des actes courageux. Après, tout l'enjeu est de passer du geste isolé à l'action collective pour parvenir à imposer des sujets sur l'agenda politique. Sinon les courageux se révèlent vite sacrifiés. Construire une éthique collective du courage, voilà le défi.
Vous avez des exemples?
Il faut créer des majorités qualifiées citoyennes. En France, à l'origine de mouvements tels que l'Appel des appels, le collectif Sauvons la recherche, l'association Zéro de conduite, il y a souvent des individus qui ont eu le courage de dire non et de s'organiser. Idem pour le collectif des Enfants de Don Quichotte. Lorsque ce mouvement a commencé, personne ne pensait qu'il soulèverait un élan tel qu'il conduirait au vote d'une loi sur le droit opposable au logement. La loi reste encore inappliquée et inefficace. Mais le courage, c'est le pari du temps long.
Vincent Monnet   
1 La Fin du courage, Cynthia Fleury, Fayard, 208 p.

Le chemin sinueux du ministre de la Défense

Gérard Longuet, nommé au ministère de la  Défense
Longuet, le "hussard du libéralisme" tient sa revanche
Le sénateur revient en première ligne après une longue parenthèse judiciaire (1994-2010).
 Avec sa nomination au ministère de la Défense, le sénateur UMP Gérard Longuet tient enfin sa revanche à l'issue d'un parcours chaotique, qui l'aura vu faire ses classes à l'extrême droite, affronter la justice pendant quinze ans, avant de devenir un sarkozyste homologué. Ce proche de Nicolas Sarkozy dont il fut l'un des conseillers à l'Élysée (2007-2009), ce "hussard du libéralisme", avait clamé haut et fort son amertume d'avoir été écarté sans ménagement du remaniement de novembre 2010. À 65 ans, il aura été finalement entendu.
À la tête du groupe UMP au Sénat depuis juillet 2009, il n'a pas ménagé sa peine pour convaincre une majorité sénatoriale rétive et arbitrée par les centristes de voter des réformes qui ne lui plaisaient pas, comme la réforme territoriale ou la suppression de la taxe professionnelle. Cette élection à la tête des sénateurs UMP a marqué son retour sur le devant de la scène après une longue parenthèse judiciaire (1994-2010).
"Réformateur"
L'élu de Lorraine (région qu'il a présidée de 1992 à 2004), pourfendeur obstiné des 35 heures et des déficits, adepte de l'"auto-entreprise" défendue par son ami Hervé Novelli, anime au côté de ce dernier le club des Réformateurs, une centaine de parlementaires libéraux. À gauche et parfois même à droite, il a longtemps fait figure d'épouvantail pour avoir préconisé aux régionales de 1992 une alliance avec le Front national. Prolongement d'un parcours amorcé en 1964 dans les rangs d'Occident, un groupuscule d'extrême droite.
À la présidentielle de 1965, il soutient Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat de l'OAS dont le directeur de campagne est Jean-Marie Le Pen. Un passé sur lequel Gérard Longuet est peu disert. "Je viens de la France profonde", assure cet énarque né en 1946 à Neuilly-sur-Seine et élevé par une mère assistante sociale.
Timbres
Sur les bancs d'Henry-IV, le lycée de l'élite parisienne, l'élève Longuet nourrit son nationalisme aux lectures de Drieu La Rochelle et Brasillach. Ce n'est qu'à la fin des années 70 qu'il se convertit à l'Europe après son ralliement à l'UDF, au sein de "la bande à Léo" (François Léotard). En 1978, il est élu député de la Meuse, qu'il n'a jamais quittée depuis, sous la double étiquette UDF et Parti républicain (qu'il préside de 1990 à 1995) et au Sénat depuis 2001. Propulsé en 1993 ministre de l'Industrie et des Postes par Édouard Balladur, il trébuche un an plus tard sur une première affaire : le financement de sa villa tropézienne. En 1995, nouveaux démêlés avec la justice liés au financement du Parti républicain dont il fut trésorier (1982-86), puis président (1990-95). Fin 2000, il est à nouveau mis en cause dans le dossier des marchés publics des lycées d'Ile-de-France. Il ne sera totalement blanchi qu'en 2010.
Depuis 2007, cet homme à la silhouette toujours svelte et nerveuse, la mâchoire carrée et souvent crispée, au verbe abrupt, veut exercer "sa liberté de parole" en Sarkozie. En mars 2010, il déclenche une polémique, en contestant la candidature du socialiste Malek Boutih à la tête de la Halde qu'il préfère réserver à quelqu'un "du corps traditionnel français".
Plus récemment, il doit démentir avoir financé l'achat d'une maison avec des timbres rares reçus comme ministre des Postes, accusation soutenue par Martin Hirsch. Épinglé par le site Mediapart pour avoir été, "entre septembre 2008 et fin 2009 (...) conseiller de GDF-Suez" alors qu'à la même période le Sénat examinait des textes sur l'énergie, il se défend de tout conflit d'intérêts.
Voici les débuts de Gérard Longuet (ça explique ses attaques contre Malek Boutih).  "Après une scolarité passée au lycée Henri-IV de Paris, il entame des études de droit et de lettres. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1966, il obtient un diplôme d’études supérieures (DES) de sciences politiques en 1968.
En 1964, il prend part, en compagnie d’Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, organisation de militants d’extrême droite souvent impliqués dans des affrontements violents contre l’extrême gauche.
En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d’avoir été co-instigateur d’une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen (l’un de ces derniers étant laissé dans le coma après l’attaque), il est inculpé et incarcéré.
Gérard Longuet est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d’amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation », en même temps que douze autres militants d’extrême droite, dont Alain Madelin et Patrick Devedjian.
De cet engagement, il dit : « J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. »
Il entre à l’École nationale d’administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais).
Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année.
«Racisme décontracté» après ses attaques contre Malek Boutih
Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du PS, a demandé à Nicolas Sarkozy à l’ époque «de prendre toutes les mesures pour mettre fin au déchaînement d’un racisme décontracté, devenu le "sport" préféré d’un pan entier de la droite française».
Même indignation du côté de SOS Racisme: «La vision véhiculée par Gérard Longuet (...) montre la conception ethnique qu’il s’en fait et qui rappelle la France de Maurras en contradiction avec la France républicaine qu’il est censé incarner», a dénoncé l'association antiraciste.
Apis

Vers une précarité energétique des Français

La précarité énergétique menace de plus en plus de Français
Entre 4 et 5 millions de Français ne pourraient plus subsister aux charges énergétiques de leur logement. Face à l'ampleur du phénomène le ministère de l'Ecologie va lancer un observatoire national de la précarité énergétique...
Un français sur six se gèle l’hiver
Hausse du prix de l’énergie, de plus en plus de Français sont en train de sombrer dans le côté obscur et froid. Quelque 3,4 millions de ménages seraient en situation de «précarité énergétique», c’est-à-dire qu'ils consacrent plus de 10% de leurs revenus au budget «énergie du logement», et qu'ils éprouvent des difficultés à payer leur facture. Mais Marie Moisan, chargée de mission «précarité énergétique» au CLER souligne que ces statistiques «ne prennent pas en compte ceux qui ne peuvent plus payer, et qui ne se chauffent plus du tout.» Il faudrait réévaluer ce chiffre aux alentours des «4 ou 5 millions de ménages touchés».
«Réduire la facture énergétique des foyers modestes s’impose comme un sujet de préoccupation majeur pour les pouvoirs publics» indique dans un communiqué le ministère de l’Ecologie, qui va installer mardi 1er mars le premier observatoire national de la précarité énergétique avec les ministères de l’Energie et du Logement. L’objectif est précisément d’en «mesurer le phénomène, en identifier les causes, les conséquences et trouver des solutions concrètes.» «Nous allons lancer un appel d’offres pour retenir une équipe qui aura pour mission de nous fournir des données avant la fin de l’année», annonce Didier Cherel, chargé des questions de précarité énergétique à l’Ademe. «Nous nous réservons aussi le droit de mieux préciser la définition de précaire énergétique.»
Les classes moyennes supérieures touchées
Et il y a urgence. Thierry Philip, maire PS du 3e arrondissement de Lyon, arpente en cette période de campagne pour les cantonales les rues de son fief. «Chaque soir, sur une centaine de porte à porte, je rencontre environ cinq ménages qui n’allument plus leur télé, et qui préfèrent économiser la lumière car ils ne peuvent plus payer» assure l’élu. Il s’agit principalement de «retraités, de femmes seules, et de chômeurs.» Marie Moisan a elle calculé «que chaque augmentation de 20% du prix de l’énergie fait tomber 10% de la population en plus dans la précarité énergétique». Cette précarité ne concernait jusqu’ici que les classes moyennes inférieures (entre 1.120 euros et 1.750 euros de revenus mensuels par personne avant impôt). «Elle touche maintenant les classes moyennes supérieures (entre 1.750 euros et 2.600 euros de revenus)» a observé la chargée de mission.
Pour faire face à ce phénomène, plusieurs aides ont été mises en place. Des «tarifs sociaux de l’énergie» ont été créés par EDF et GDF. EDF a également instauré un «niveau minimal» de fourniture d’électricité, qui permet même à ceux qui ne peuvent plus payer de pouvoir continuer à brancher le minimum nécessaire, comme le réfrigérateur.
Il reste encore néanmoins environ 15.000 coupures d’électricité par an. Il existe enfin un Fonds solidarité logement, dont le volet «énergie», financé à hauteur de 80% par les collectivités locales et de 20% par EDF, comprend un montant d’environ 100 millions d’euros par an. Mais pour beaucoup de spécialistes, le vrai sujet c’est la rénovation énergétique du parc immobilier français. L’observatoire national de la précarité énergétique a en tout cas du pain sur la planche.50 % de l’énergie produite est perdue pendant le transport et 20 % par les carences en matière d’isolation. Donc tout reste à faire.
Apis

dimanche 27 février 2011

Election Cantonale de Die, 26150 : (1)

Quatre candidats sollicitent les électeurs du Canton de Die :  Gilbert Trémolet pour le MODEM, Jean Pierre Simion pour l’ UMP, Didier Jouve pour Europe Ecologie–Les Verts et Philippe Leewenberg pour le PCF. Nous publierons tous les projets et programmes.
« POUR LE DIOIS ».
Les 20 et 27 Mars 2011 les électeurs du Canton de DIE devront élire leur Conseiller Général.
Gilbert Trémolet : 1er adjoint à la ville de DIE et Vice –Président de la Communauté des Communes du Diois, je vous propose ma candidature. En fonction depuis Avril 2008, j’ai pu prendre la mesure d’un territoire qui m’était cher depuis de nombreuses années et désormais me passionne. En effet, c’est en 1969  qu’à Romeyer j’ai épousé Françoise VIGNON.
Pour plus d’efficacité, j’ai fait le choix d’une suppléante, issue  comme l’on dit de la « société civile » qui saura,  par ses compétences différentes, mais complémentaires des miennes apporter un plus important à l’action forte que je souhaite mener auprès du Département en faveur de notre Canton. Je travaillerai donc en étroite collaboration avec  Anne ACHARD-REY,  titulaire d’une Maîtrise de Sciences Economiques, option de gestion des entreprises, conseillère en formation continue et très attachée au diois dont  elle est native et où elle vit et travaille.
Présent quotidiennement sur le terrain, disponible, cadre bancaire retraité, titulaire d’une Maîtrise  en droit et du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat, je souhaite poursuivre dans le même esprit mon action, mais offrir davantage encore mes compétences économiques aux habitants, Communes et Maires du Canton. En quelques mots, je souhaite  accomplir le plus efficacement possible mon rôle de Conseiller Général dans un contexte actuel  fait de menaces mais aussi d’opportunités. Connaissant les forces mais aussi les faiblesses de notre territoire marqué par sa ruralité, je saurai immédiatement être votre porte-parole au sein de l’Assemblée Départementale.
Confronté quotidiennement à la problématique de l’emploi, tant à la Ville de DIE qu’à la Communauté des Communes (donc déjà l’ensemble du canton à travers le Site de proximité) ma préoccupation permanente sera de poursuivre mon action et de continuer d’agir  afin :
- d’assurer le maintien  des activités existantes et des emplois.
-de soutenir la création d’activités nouvelles, afin de créer les conditions d’un développement économique durable, source d’emplois nouveaux.
-de promouvoir une éducation et des formations facilitant l’insertion professionnelle et sociale des jeunes et des adultes.
L’enjeu est de taille, au regard de la vie et parfois de la survie de certaines zones de notre territoire et du maintien des services publics auxquels nous avons droit.
Au cours des prochaines semaines, je vous préciserai (lors de rencontres, de discussions et d’échanges avec les habitants de  chacune des Communes du Canton ou par presse interposée, mais aussi sur mon blog :http://pourlediois.blog4ever.com , mon analyse quant au développement durable, l’environnement,  la santé et les solidarités, le développement économique, l’agriculture, le tourisme, l’éducation, la culture, les routes, les transports, le sport ,la jeunesse, l’aménagement et le développement local pour que ceux qui le souhaitent, puissent encore naître, travailler et vivre heureux dans le Diois.
Gilbert TREMOLET
POUR LE DIOIS : au-delà d’un slogan….une volonté et un objectif.
L’analyse de la situation démographique et économique de notre Canton nous amène  à nous interroger sur le pourquoi d’une situation qui n’est pas récente, et en conséquence sur la dynamique qu’il est nécessaire d’insuffler sans délais pour que notre Canton puisse faire face aux enjeux de l’avenir. Qu’en est-il exactement ?
Le Canton de Die est plus touché que beaucoup d’autres Cantons de France par le manque d’activité, notamment du secteur privé, par le chômage et la précarité. L’enclavement géographique ne peut à lui seul expliquer cette situation car d’autres, dans le même cas, réussissent mieux que nous.
Cette situation est d’autant plus préoccupante, que ce qui jusqu’à présent, nous permettait de bien passer les crises, à savoir la forte présence de l’emploi public est menacé. En effet la RGPP (réforme générale des politiques publiques) dans un contexte de déficit budgétaire et social et d’un   endettement élevé de l’Etat, aboutira au mieux pour notre territoire à une stabilisation des  effectifs si nous ne faisons rien.
Pourquoi une telle situation ? Est-elle inéluctable ? En ce qui me concerne je pense très sincèrement que non car des solutions raisonnables  existent et sont envisageables. Notre territoire reste attractif et heureusement, permettant ainsi un accroissement de la population grâce aux nouveaux arrivants compensant le solde négatif naturel entre naissances et décès depuis de nombreuses années. Ces nouveaux arrivants consomment et investissent sur notre territoire. Favoriser leur accueil, c’est favoriser le développement de l’activité et de la création d’emplois, maintenir et développer les services publics. C’est donner ainsi espoir et avenir à notre jeunesse.
Par ailleurs, notre Canton  bénéficie d’infrastructures de très bon niveau. A ce titre, le passage de la fibre optique dans les principales communes, permet d’envisager, un développement du travail, salarié ou non salarié, et de la formation à distance (entre 25 à 40 % de la population active dans les grands pays développés, pour 7% en France). Cette véritable autoroute de l’information est une opportunité que notre territoire doit savoir saisir, d’autant que cela s’inscrit parfaitement dans des objectifs de préservation de l’environnement et de qualité de vie des travailleurs.
La qualité de l’environnement dans notre Canton rural, constitue  également un formidable atout, notamment  les productions issues de l’agriculture bio mais aussi conventionnelles  ainsi que de toutes les industries périphériques qu’il faudra soutenir et encourager afin de fixer et retenir notre population.
En définitive, même si notre Canton souffre de points faibles, nous ne devons pas négliger les atouts dont nous disposons et sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour saisir des opportunités favorisant le maintien et la création d’activités, la création d’emplois nouveaux et pérennes,en cohérence avec un modèle de territoire durable, cher à notre Département.
Dans cet esprit, il faudra veiller à ce que les compétences nécessaires à ces nouvelles activités, existent sur notre territoire  et à ce titre, promouvoir et renforcer nos structures d’éducation et de formation déjà existantes pour qu’elles contribuent efficacement à la mise en adéquation entre demande et offre d’emplois permettant ainsi le développement attractif et compétitif de notre Canton..
Dates des réunions publiques (en mairie  sauf indications contraires)
Mardi 1er Mars STE CROIX               19H.
Vendredi 4 Mars BARSAC                 18H.
Mardi 8 Mars     PONTAIX  Salle des fêtes     19H.
Mercredi 9 Mars ST JULIEN EN QUINT  19H.
Jeudi 10 Mars  ROMEYER                 19H.
Vendredi 11 Mars  MARIGNAC         19H.
Lundi 14 Mars LAVAL D’AIX             18H
Lundi 14 Mars  AIX EN DIOIS           20H.
Mardi 15 Mars DIE  Salle Joseph Reynaud    20H.
Mercredi 16 Mars MOLIERE     18H
Jeudi 17 Mars CHAMALOC       18 H.
Les élections Cantonales auront lieu le 20 et le 27 mars 2011. Les candidats se dévoilent les uns après les autres, et le moment est venu pour le MoDem d'exprimer ses propositions.
 Les élections Cantonales sont, avec les élections municipales, les élections de proximité par excellence. Par conséquent, les candidats doivent être issus du Territoire ou y être déjà bien enracinés. Par ailleurs, ils doivent être impliqués de manière significative et depuis plusieurs années, dans la vie économique et sociale locale. Le MoDem du Canton de Die n'a pas encore en son sein un candidat réunissant toutes ces qualités. En revanche,  nous souhaitons être présents à ces élections.
Aussi, dès l'automne 2010,nous avons oeuvré pour identifier lequel des acteurs politiques locaux avait les convictions les plus proches de celles du MoDem, afin d'envisager une collaboration. Après plusieurs rencontres et entretiens, l'équipe formée par Gilbert Trémolet et Anne Achard-Rey s'est imposée à nous comme  une évidence.
-Gilbert Trémolet, après avoir épousé une Dioise,et achevé une carrière professionnelle bien remplie, a choisi de se consacrer au Territoire Diois. A ce titre, les actions qu'il mène depuis plusieurs années dans le cadre de ses mandats, sont connues de tous et appréciées du plus grand nombre.
-Anne Achard-Rey est native du Territoire Diois. Son implication, notamment, dans le domaine de l'éducation, et plus spécifiquement dans celui de la Formation Continue, est connue et reconnue. Elle est par ailleurs, engagée dans la vie associative de la Commune d'Aix en Diois, où elle réside.
Ils font tous deux partie de ces femmes et de ces hommes, qui au delà de tout dogmatisme politique, s'intéressent d'abord aux êtres humains, à leurs difficultés, à leurs projets, avec la simple volonté de les comprendre pour mieux les aider à les résoudre ou à les accomplir.
Ils n'en sont pas moins conscients des défis que nous devons relever. C'est avec d'autant plus de courage et de détermination qu'ils souhaitent les aborder, que notre Canton est plus touché que la moyenne des autres Cantons de France par le manque d'activité économique, le chômage et la précarité.
Ces valeurs d'humanisme, de conscience sociétale et de volontarisme politique sont celles que défend le MoDem. C'est donc très naturellement, que nous apportons non seulement le soutien du MoDem à la candidature de Gilbert Trémolet et d' Anne Achard-Rey,( photo) mais également notre complète collaboration, pour participer à la réussite de ce ticket novateur et porteur d'un véritable espoir pour le Canton de Die.
Vous retrouverez les candidats sur http://pourlediois.blog4ever.com .
Bernard Feuiltaine
Délégué Départemental du MoDem de la Drôme

On emprisonne bien les journalistes...

Change Jianping, journaliste  a été condamnée à un an de « rééducation par le travail ».
D’un geste prompt, Hua Chunhui démonte les batteries et les cartes à puce de ses deux téléphones portables, qu’il remise à sa droite sur la table du restaurant. « L’habitude », dit-il pour expliquer la surprenante agilité de sa manœuvre. « La police a peut-être placé un système d’écoute sur mes appareils. » Sa tragique expérience l’incite à redoubler de prudence. Employé d’une compagnie d’assurances, Hua Chunhui, 47 ans, devait épouser le 28 octobre sa fiancée, Change Jianping, de cinq ans sa cadette. « C’est ce jour-là qu’elle a été arrêtée. Le jour de notre mariage. » Deux semaines plus tard, elle a été condamnée à un an de « rééducation par le travail ».

Villeneuve de Berg en Ardèche : démarrage de l'opposition aux gaz de schiste

20.000 personnes en Ardèche pour dire "Stop au gaz de schiste"
Plusieurs milliers de personnes, dont José Bové, ont convergé samedi en Ardèche pour le premier rassemblement national contre l'exploitation du gaz de schiste, malgré l'annonce par la ministre de l'Environnement de la suspension des travaux.
Derrière le slogan "No gazaran", entre 10.000 (selon la préfecture) et 20.000 personnes (d'après les organisateurs) ont fait, le temps d'un après-midi, du petit bourg de Villeneuve de Berg l'épicentre de l'opposition croissante à l'exploitation de ce gaz emprisonné à 3.000 mètres sous terre.
A pied, à vélo, en poussette, en voiture ou en autocar, une foule bigarrée et bon enfant, venue de tout l'Hexagone, s'est rassemblée sur une aire de repos au bord de la route nationale, interdite à la circulation, pour dire "Stop au gaz de schiste".
En contrebas, la plaine de Mirabel, des fermes, des vignes, des cultures, un camping. Au loin, les montagnes si chères à Jean Ferrat. Ici, "ils risquent de forer deux puits" et d'ériger une torchère, pour brûler les gaz, explique Guillaume Vermorel, spéléologue et l'un des initiateurs du rassemblement.
Les industriels Total, Schuepbach Energy et GDF-Suez qui ont obtenu un permis pour explorer 930 km2 autour de Villeneuve. Deux autres permis, dits de Nant (Aveyron) et Montélimar (Drôme), ont été accordés en mars 2010 par les services de l'ancien ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo.
Le ministère essaie de gagner du temps
Devant la fronde grandissante des élus locaux et régionaux, des riverains et des écologistes, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé début février la suspension des travaux d'exploration dans l'attente des conclusions d'une mission d'évaluation des enjeux environnementaux, en juin.
Principales inquiétudes des opposants: la pollution des nappes phréatiques et les dégâts sur les activités rurales et touristiques.
Pour extraire ce gaz, il faut effectivement forer des puits tous les 200 mètres et y injecter des millions de m3 d'eau additionnée de sable et de produits chimiques afin de libérer les particules gazeuses.
Même "la collectivité n'a rien à y gagner, sauf qu'elle devra entretenir les routes abîmées par les camions", insiste M. Vermorel.
Pour José Bové, député européen Europe Ecologie, fer de lance de la contestation et présent au rassemblement, l'exploitation de ces gisements pose la question du "gaspillage énergétique".
"Il est temps de se demander comment on rend l'énergie plus efficace, renouvelable et non destructrice de l'environnement", plaide l'ancien du Larzac.
A ses yeux, il n'y a qu'une issue à la mobilisation, née en quelques semaines seulement "du mépris des citoyens et des élus" par le gouvernement et des entreprises qui "jouent aux apprentis sorciers": l'abrogation des permis.
Pour appuyer leur combat, les différents collectifs départementaux se sont par ailleurs constitués samedi matin à Valence en coordination nationale.
Dans la foule, barbe blanche et cheveux longs, Alain Gibert, maire écologiste de Rocles, estime qu'"il se passe la même chose qu'avec les OGM: les populations ne sont pas consultées". Et les maires non plus. Alors, dans sa commune ardéchoise de 240 habitants, il a pris, comme contre les OGM, un arrêté pour interdire l'exploitation de ce gaz.
A ce jour, la préfecture ne l'a toujours pas contesté. Et la culture des OGM est interdite en France.
APIS (photos Gilles Warnery de Die)

500 ans d' art...

Voici une vidéo sympa :
 500 ans de portraits de femmes
(Photo : Cybèle, déesse dioise) 

samedi 26 février 2011

Vivez la Nuit de la Chouette

Le 19 mars 2011, plongez au coeur de la nuit à la découverte des chouettes et des hiboux
Le 19 mars 2011, pour la 9e Nuit de la chouette, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la Fédération des Parcs naturels régionaux proposeront au grand public des animations gratuites partout en
France. Une plongée au coeur de l’obscurité à la découverte des rapaces nocturnes, des dangers qui les guettent et des gestes simples pour leur venir en aide.
Depuis maintenant plus de quinze ans (1995), petits et grands curieux de nature se rassemblent tous les deux ans, une fois la nuit tombée, à l’affût des habitants à plumes de la nuit, les chouettes et les hiboux, et de leurs compagnons à poils. Pour sa huitième édition, la Nuit de la chouette a ainsi rassemblé, le 14 mars 2009, plus de 26 000 personnes qui ont participé à plus de 400 animations.
Lors de sorties au milieu des ombres, des bruits et des odeurs du crépuscule, les guides naturalistes lèveront le voile sur la chouette hulotte, la chevêche d’Athéna, l’effraie des clochers, les hiboux moyen ou grand-duc. De plus, il sera peut-être possible d’apercevoir, au détour d’un sentier, un chevreuil ou un renard en maraude, ou encore d’entendre l’appel flûté du crapaud alyte.
Nous vous invitons également à découvrir la vie de ces fascinants nocturnes (comportement, distribution, régime alimentaire) et les menaces qui les guettent (destruction des habitats, raréfaction des sites de nidification, intensification agricole, trafic routier) lors de conférences, de projections de films et diaporamas, de lectures, d’expositions et, pour les plus jeunes, d’animations dans les écoles.
Enfin, des ateliers vous permettront de vous initier à des gestes simples pour sauvegarder ces rapaces (installation de nichoirs, plantation d’arbres et de haies, conduite ralentie la nuit) et soutenir ainsi les actions mises en oeuvre au quotidien, sur le terrain, par les associations comme la LPO, et les parcs naturels régionaux.
Plongez au coeur de la nuit à la découverte de ces rapaces, aussi attachants que fragiles, et accompagnez les acteurs de leur protection.
Rendez-vous pour la 9ème Nuit de la Chouette
Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO
Jean-Louis Joseph
Président de la Fédération des Parcs
Les rapaces nocturnes nicheurs de France
La France métropolitaine compte neuf espèces de rapaces nocturnes nicheurs. L’effraie des clochers, la chevêche d’Athéna et le hibou
moyen-duc sont présents sur la quasi-totalité du territoire où ils fréquentent les bocages et les milieux ouverts. La chouette hulotte, commune elle aussi, niche dans les bois et forêts de plaine. À la fin de l’hiver, le grand-duc d’Europe s’installe dans les falaises des régions accidentées. La chevêchette d’Europe et la chouette de Tengmalm sont deux espèces rares qui ne fréquentent que les forêts d’altitude.
Le hibou des marais, plus commun en hivernage, niche encore occasionnellement dans les marais et les friches. Le petit-duc scops, plus méridional, est le seul rapace nocturne à passer l’hiver en Afrique avant de revenir, sur notre territoire, au mois d’avril.
Les espèces à observer lors de la Nuit de la chouette
Chouette hulotte, chevêche d’Athéna et effraie des clochers seront fréquemment observées tandis que vous apercevrez plus occasionnellement les hiboux moyen-duc et grand-duc, et la chouette de Tengmalm.
Vous pourrez également croiser le bihoreau gris, le héron cendré, la corneille noire, le choucas des tours, la buse variable, le busard
Saint-Martin, la cigogne blanche, la fauvette à tête noire ainsi que des chauves-souris, des renards, des chevreuils, des blaireaux, et des batraciens qui, à la sortie de l’hiver, se reproduisent dans les points d’eau.
Cordialement,
Sylvie Portier
Animatrice de la vie associative
Domaine de Gotheron
26320 Saint-Marcel-lès-Valence
Téléphone : 04 75 57 32 39 (*4)
Courriel : drome@lpo.fr
Participez à la connaissance de la faune drômoise :

Un arrété du maire de Vivier en Ardèche...

Département                           ARRETE N° 2011/014
ARDÈCHE                               
Commune                    Interdiction de toute prospection
VIVIERS                                  de gaz de schistes sur la commune

                  Le Maire de VIVIERS (Ardèche),

VU la Constitution et son préambule,

VU le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 selon lequel la nation garantit à tous la protection de la santé,

VU la Charte de l'environnement de 2004 et notamment, son article 5 selon lequel "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état de connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par l'application du principe de précaution et dans leur domaine d'attribution, (...) à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation d'un dommage",

VU le Traité instituant la Communauté européenne et notamment son article 174 consacrant le principe de précaution,

VU le Code général des Collectivités Territoriales et plus particulièrement les articles L. 2212-1 et L. 2212-2-5° qui chargent le Maire de prévenir, par des précautions convenables, les pollutions de toute nature,

VU l’article L. 1311-2 du Code de la Santé Publique, selon lequel le Maire peut édicter des mesures particulières en vue d’assurer la protection de la santé publique sur le territoire de la commune,

VU le Code de l’Environnement et notamment son article L. 110-1,

VU l’Arrêté du 1er mars 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis de Nant », à la société « Schuepbach Energy LLC »,

VU l’Arrêté du 1er mars 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis de Villeneuve de Berg », à la société « Schuepbach Energy LLC »,

VU l’Arrêté du 1er mars 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis de Montélimar », aux sociétés « Total E&P France » et « Devon Energie Montélimar SAS »,

VU le communiqué de la Préfecture de l’Hérault en date du 20 janvier 2011,

VU la note technique en date du 26 janvier 2011 des services techniques de la commune et la cartographie annexées à la présente note,

Considérant le rapport annuel 2009 visant l’industrie pétrolière et gazière émis par la Direction Générale de l’énergie et des matières premières DGEMP,

Considérant le rapport émis par l’Environment Protection Agency EPA aux Etats Unis visant la production des gaz de schistes,
                              

Département                           ARRETE N° 2011/014
ARDÈCHE                               
Commune                    Interdiction de toute prospection
VIVIERS                                  de gaz de schistes sur la commune

Considérant qu’il a été accordé le 1er mars 2010 trois permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur les territoires des départements de l’Ardèche, la Lozère, la Drôme, l’Hérault, du Vaucluse et du Gard,

Considérant que ces permis ont pour vocation d’autoriser les entreprises bénéficiaires à prospecter sur ces zones géographiques afin notamment de trouver des gaz de schistes,

Considérant que les méthodes d’investigation de ces prospections ne sont nullement médiatisées ni expliquées,

Considérant qu’en l’état actuel des connaissances acquises et notamment par l’expérience développée sur le territoire du continent nord américain, des impacts environnementaux non négligeables sont liés à la production de gaz de schistes, au nombre desquels la pollution de nappes phréatiques, des nuisances liées à la multiplicité des sites de forage,

Considérant qu’en l’état actuel du droit, aucune législation ne vise expressément la prospection et la production de gaz de schistes,

Considérant que les conditions d'évaluation actuelles menées sur les effets de la prospection et de la production de gaz de schistes ne fournissent pas les garanties suffisantes qui permettent d'affirmer que les risques pour la santé humaine et l'environnement liés à ces activités sont suffisamment maîtrisés,

Considérant la nécessité impérative de maintenir localement les conditions environnementales propres à garantir l’intégrité de la santé de tout citoyen,

Considérant qu'il apparaît que les zones de captage des eaux du site captage dit « Beilleure », desservant en eau potable la commune de Viviers, sont susceptibles d'être impactées par tous travaux de prospection aux abords de la zone, en raison de la territorialité des arrêtés de permis exclusifs de recherche,

Considérant les circonstances locales qui exigent de préserver la qualité de l’eau consommée pour les usagers et résidents de la commune de VIVIERS,

ARRETE

ARTICLE 1 : Tous travaux de prospection d’investigation liés à la recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux tels que visés par les arrêtés du 1er mars 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, de même que tous travaux liés à la prospection et la production de gaz de schistes, sont  interdits sur tout le territoire de la commune pour l’année 2011.

ARTICLE 2 : Le Maire de la commune, tout officier et agent de police judiciaire et tout agent visé à l'article 15 du Code de procédure pénale sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté.

Département                           ARRETE N° 2011/014
ARDÈCHE                               
Commune                    Interdiction de toute prospection
VIVIERS                                  de gaz de schistes sur la commune

ARTICLE 3 :
Cet arrêté peut faire l’objet d’un recours en annulation devant le Tribunal Administratif de Lyon dans un délai de deux mois. Il sera inscrit au registre des arrêtés de la commune, et sera affiché en mairie.

ARTICLE 4 : La présente décision sera transmise pour ampliation à :
- Monsieur le Préfet de l’Ardèche
- Service Police Municipale - Mairie de Viviers
- Directeur Général des Services – Mairie de Viviers
        - Notifié à la Gendarmerie.
           

                             Fait à VIVIERS, le 27 janvier 2011
                              François LOUVET
                             Maire de VIVIERS

Il n' y a pas d' Ecologie de Droite...

Nicolas Hulot, candidat de l’écologie, courant gel douche
Pour avoir vécu de très près celle de Jospin, où j’étais chargé d’une partie de l’intox, et celle de Royal, ou j’étais chargé de la contre-intox, je me doutais bien un peu que cette présidentielle 2012 s’annonçait encore plus baroque que les précédentes… mais quand j’ai appris que le patron de la marque de gel douche qui trône dans ma salle de bain envisageait sérieusement de se présenter, j’en suis quand même resté légèrement sonné.
Nicolas Hulot ! Si ! Rappelez-vous : ce type qui faisait du parapente au-dessus des hippopotames devant les caméras de TF1 à la fin des années 80 en nous commentant tout ça d’un râle d’asthmatique en fin de vie. Eh bien je vous rassure, il va très bien : il s’est reconverti avec un succès certain dans l’industrie cosmétique.
C’est qu’au début des années 90, au plus fort de sa gloire télévisuelle, se présente une opportunité rare : L’Oréal est absent du secteur gel douche et souhaite y investir. Le pur coup de chance car, comme le confesse Patrick Le Lay, l’homme qui gère nos temps de cerveau disponibles, «on n’a jamais retrouvé une marque de la puissance d’Ushuaïa» (1). Un partenariat est donc signé entre L’Oréal, TF1 et une société Eole «Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (7022Z)», qui gère les intérêts de Nicolas Hulot, et qu’il possède à concurrence de 498 parts sur 500 ; cette société tire plus des deux tiers de ses revenus de la vente des produits dérivés Ushuaïa. Depuis 2006, les comptes d’Eole ne sont plus publiés, comme l’y oblige pourtant l’article R-247-3 du code de commerce. Il est vrai qu’acquitter l’amende prévue (minime : 3 000 euros et 9 000 euros en récidive) plutôt que d’exposer au grand jour les profits moralement discutables que rapportent des partenariats avec L’Oréal et TF1 est sans doute un calcul de gestionnaire d’image de marque avisé. 9 000 euros par an, ce n’est pas cher payé par rapport au risque que la ménagère de plus de 50 ans s’aperçoive soudainement que Nicolas Hulot n’est pas seulement le gentil chevalier blanc qui se bat pour sauver la planète et les gentils dauphins, mais aussi un homme d’affaires comme des millions d’autres en ce bas monde.
D’autant qu’un document semble révéler que Nicolas Hulot a des motivations moins altruistes qu’on aurait pu le croire. Il s’agit du très récent (2 février) «rapport d’information de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale» sur les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement.(2) Extrait :
«Nous avons mis le doigt sur des situations assez étonnantes. Ainsi, nous avons rencontré une fondation de protection de l’environnement - celle de Nicolas Hulot - dont EDF et L’Oréal sont des administrateurs et des financeurs importants. Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ? […]Il me semble que nous, élus de la nation, avons une responsabilité morale et politique majeure.[…] Quand Veolia et EDF financent Nicolas Hulot, que sait-on de leurs actions et que pensent les Français d’un tel mécénat d’entreprise ?»
La candidature Hulot signe la mort de l’écologie politique. Elle annonce l’avènement d’une écologie soft, apostolique, qui fait le lit de l’oxymore «croissance verte» concocté par les think-tanks américains et que le Medef essaie de nous revendre. Une écologie débarrassée de cet horrible clivage gauche-droite qui fait tant de peine au petit cœur de boy-scout de Hulot.
Maintenant, pour ce qui regarde la candidature Hulot en elle-même, je ne suis pas certain qu’il faille absolument, même pour amuser Dany, organiser cette imposture politique pathétique, celle de l’homme-marque. Il est vrai qu’au bout de quatre ans de sarkozysme en bande organisée, on en vient à douter absolument de tout. Mais, même au sein du règne de l’absurde le plus obscène, il reste quelques évidences irréfragables : il y a des gens qui sont taillés pour le parapente et d’autres non. On n’imagine pas Mélenchon en parapente. Encore moins Nicolas Hulot en politique.
PHILIPPE DE TILBOURG, Consultant politique en technologies de l'information et de la communication
 (1) «Sain Nicolas», Bérengère Bonte, Ed. du Moment, 2010. 
(2) Rapport www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3142.asp

Nous sommes tous des Tunisiens et des Egyptiens...


Nous sommes tous des Tunisiens et des Egyptiens
Lisez le discours de Barack Obama, le 11 février, au soir de la chute d'Hosni Moubarak. On le trouve sur le site Whitehouse.gov. Un discours de plus ? C'est en tout cas un vrai moment d'éloquence, comme les aime ce président américain, grand lecteur d'Abraham Lincoln. L'Egypte, le géant arabe, venait de basculer, sous la pression conjuguée des aspirations démocratiques et d'un retournement des militaires contre le vieux raïs.
Barack Obama s'est tenu debout derrière un pupitre sur le perron de la Maison Blanche. Il était grave et posé. Il n'a pas eu le ton d'un triomphateur. Il a parlé de Gandhi, de Martin Luther King, de la chute du mur de Berlin et des étudiants d'Indonésie qui manifestaient jadis contre Suharto. Une phrase, en particulier, mérite attention : "En Egypte, c'est la force morale de la non-violence - non pas le terrorisme ni la tuerie absurde - qui a une fois de plus incliné l'arc de l'Histoire vers la justice", a-t-il dit.
Le président américain se saisissait des événements du Caire pour ancrer le soulèvement pacifique des jeunes Arabes dans une lignée héroïque. En juin 2009, dans son discours du Caire, M. Obama avait cherché à réhabiliter l'image des Etats-Unis dans le monde musulman, annonçant "un nouveau commencement". Le voilà, ce 11 février, qui semble adouber une recette pour la démocratisation, le changement de régime, version "révolutions de velours".
Il faisait la démonstration de l'inanité de l'idéologie d'Oussama Ben Laden pour changer les choses. Il insistait : la voie pacifique est la solution. Citant un slogan de la place Tahrir, il prononce quelques mots en arabe, comme il l'avait fait au Caire - et ce n'est peut-être pas que de la pédanterie. "Selmiyya, selmiyya", nous sommes pacifiques.
C'était là un président américain en quête d'un "narratif" efficace contre Al-Qaida et consorts, contre ceux qui depuis des années cherchent à capter les frustrations de la jeunesse musulmane en les canalisant vers le fanatisme.
Une question en découle : Barack Obama va-t-il s'inventer son propre "Freedom Agenda" ? L'expression est très connotée, et lui-même ne s'y associerait certainement pas en ces termes. Elle provient du second mandat de George W. Bush. De cette période où le commandant en chef de la guerre d'Irak cherchait à faire oublier que nulle arme de destruction massive n'avait été trouvée du côté de Saddam Hussein. Une étape où il fallait essayer de draper en théorie pour l'ensemble du "Grand Moyen-Orient" une recette plus présentable que le langage des armes, et, ce faisant, tenter de priver Al-Qaida de leviers idéologiques. Mais il était alors trop tard.
Le "Freedom Agenda" de Bush a échoué au Moyen-Orient, sombrant dans le fracas des opérations militaires et des attentats en Irak. Barack Obama se retrouve paradoxalement - il ne pouvait l'anticiper - en position de reprendre le flambeau. A sa manière, et avec bien des prudences de langage. Sans donner la moindre impression de "dicter" aux autres.
L'éruption spectaculaire des sociétés civiles arabes a ouvert des horizons nouveaux. Hillary Clinton vient d'annoncer une stratégie pour ériger la formidable capacité de rassemblement sur Internet, les réseaux sociaux, en une partie intégrante du soft power américain, le pouvoir par l'influence et non la force.
Joseph Nye, l'inventeur de la formule soft power, professeur à Harvard, a théorisé cela. Il a écrit que, à l'ère de l'information, les stratégies de communication deviennent plus importantes. L'issue d'une lutte, en l'occurrence celle de l'antiterrorisme, ne peut se décider par la victoire des armes, mais par la victoire d'un récit. Dans la lutte contre Al-Qaida et ses métastases, il est essentiel d'avoir un "narratif" attractif pour la grande majorité, afin d'éviter le recrutement des esprits par les radicaux.
Voilà ce à quoi, neuf ans après le 11-Septembre, Barack Obama semble vouloir s'atteler, en s'appuyant sur la vague démocratique arabe, durant laquelle pas un slogan antiaméricain, antioccidental, ni anti-israélien, n'a été prononcé. Cette stratégie esquissée par le président américain nous était ainsi décrite, à Washington, par un membre de son administration, quelques jours après le discours du 11 février.
Oussama Ben Laden et ses émules ont dû être tétanisés par ce qui s'est produit à Tunis et au Caire, nous disait cet interlocuteur : "Les partisans d'Al-Qaida ont vu tout cela, et ils se sont dit : "Nous n'en étions pas."" M. Obama, en parlant de non-violence, a compris cela. Une foule de musulmans, sans slogans religieux, demandant un gouvernement qui rende des comptes et soit au service de la population : c'était le plus radical des échecs pour les fous furieux du djihad.
Dommage qu'en Europe aucun dirigeant n'ait à l'instar du président américain salué ouvertement, et avec emphase, le fait que l'avènement de la jeune génération de Facebook arabe constituait un formidable désaveu pour le "narratif" des islamistes fondamentalistes.
L'analyse avait pourtant bien été faite, depuis longtemps, que les régimes autoritaires servaient de terreau au radicalisme, et non de rempart. Prenons la France. Le chercheur Olivier Roy l'écrivait en 2005 dans un rapport remis au Centre d'analyse et de prévision du Quai d'Orsay : au Moyen-Orient, "les régimes laïques autoritaires ont failli", "la démocratisation est populaire" dans les opinions arabes.
Ou encore, ce texte public d'un collectif de diplomates et d'universitaires français appelé Avicenne, qui analysait en avril 2007 : "Le Moyen-Orient est la seule partie du monde qui n'a connu aucune alternance politique réelle depuis la chute du Mur. Les mêmes dirigeants (ou leurs fils) sont au pouvoir, appuyés sur des structures clientélistes et répressives." Dans ces "sociétés bloquées", le retard de développement contribue au "désespoir des populations, notamment des jeunes et des personnes qualifiées, et l'absence de perspectives alimente les discours d'Al-Qaida".
Barack Obama n'a pas deviné l'imminence de ces soulèvements arabes, aux catalyseurs imprévisibles. Mais, une fois le basculement accompli, il a trouvé des mots pour dire un "nous sommes tous des Tunisiens et des Egyptiens". A l'Europe de le suivre ?
Natalie Nougayrède
nougayrede@lemonde.fr