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jeudi 30 juin 2011

Recoubeau 26 : Concert de Bambir, Rock-folk d' Arménie

CONCERT EXCEPTIONNEL DE BAMBIR
folk rock traditionnel d'Arménie
avec Jag - Gagik Barseghyan, guitare et voix
Arik Grigoryan, flûtes, percussions et voix
Narek Barseghyan, guitare et voix
et la participation de Dietmar Bonnen, clavier
LE 6 JUILLET 2011 à 21H
DANS LE PARC DU COUVENT DE RECOUBEAU
entrée 10€ (- 12 ans gratuit)
Temps musical avec Bambir
Gaguik Barseghyan Jag, guitare et voix - Narek Barseghyan, guitare et voix - Arik Grigoryan, flûtes, percussions et voix
Bambir (le mot désigne un instrument à cordes en ancien arménien) est un groupe légendaire : en Arménie, il est le groupe de rock le plus ancien toujours en activité. Musicien, compositeur et poète, Gaguik Barseghyan - Jag en demeure le leader. Il écrit pour la scène et le cinéma, transposant souvent des mélodies et des chansons traditionnelles d'Arménie. Il est accompagné sur scène par Narek Barseghyan et Arik Grigoryan. Ils incarnent la deuxième génération de Bambir et pérennisent sa tradition folk rock et rock classique tout en introduisant une couleur particulière avec des compositions innovantes.
Vainqueur à deux reprises en 2003 et 2004, des « Armenian National Music Awards », Bambir rafle également la 3ème place de l'Eurovoice Music Contest » à Athènes en 2010. Rien d'étonnant tant ces garçons dans le vent savent électriser une scène et envoûter un public auquel ils transmettent une énergie d'une incroyable intensité. Un style et un charisme inimitables, un son rock mâtiné d'une touche de folk et surtout une captivante présence sur scène...
réservations : vazo55@gmail.com ou dmason0660@gmail.com
Dominique Mason
Le Couvent
F-26310 RECOUBEAU-JANSAC
+33 (0)4 75 21 38 89

Lyon : Dialogues en humanité ces 1, 2 et 3 Juillet 2011...

 Dialogues en humanité du 1er au 3 juillet 2011
de 11h a 22h au Parc de la Tête d'Or a Lyon
Allons à la rencontre sous les arbres de centaines de "passeurs d'humanité" venus du monde entier et de nos quartiers parmi lesquels : Ordep Serra, un des plus grands anthropologues brésiliens, spécialiste des mythologies grecques et amérindiennes, qui a vécu avec les derniers peuples canibales d'Amazonie; le guitariste Matthieu Duplessy en dialogue musical avec les violonistes mongol, indien et chinois pour un spectacle hors du temps; le formidable danseur et chanteur sénégalais Tidiane Gaye; Annabel-Mauve Bonnefous qui enseigne le management et le développement durable et qui a vécu des années au milieu des pygmées; le chanteur brésilien Carlinhos Cor das Aguas nous baignera dans la tradition artistique de Salvador de Bahia; le sage philosophe Siddhartha de Fire Flies à Bangalore en Inde sur les enjeux de souveraineté alimentaire; Brahma Dhoj Gurung, responsable de la reforestation au Népal; le représentant du peuple Kitchua de Sarayaku; Henryane de Chaponay qui a contribué à l'indépendance du Maroc et à l'éducation populaire avec Paolo Frere. Autant d'opportunités de milliers d'échanges fructueux, d'émerveillement pour grandir en humanité.
Des Dialogues sous les arbres sur "Quelle France et quelle Europe au service d'une politique de l'humanité avec Edgar Morin, Patrick Viveret et des "sages", jeunes et vieux, hommes et femmes, issus de tous les continents, de toutes les cultures, de toutes les spiritualités. Nous nous laisserons inspirer par l'arbre à palabre à l'africaine pour des Agoras d'approfondissement, des Agoras de construction de désaccords (sur les "Alternatives à l'économie casino" ou "Sortir du nucléaire ?") ou des Agoras de valorisation des potentialités créatrices.
Pendant 3 jours, de nombreuses activités sont proposées pour apprendre et partager à partir de sa propre expérience et de celle des autres. 
Plus de 100 ateliers du sensible et de formation au discernement. Un foisonnement de spectacles interactifs et interculturels, d'ateliers artistiques, corporels, comportementaux et ludiques, comme des dialogues perchés dans les arbres à la découverte de la biosphère, de basket en fauteuil, de percussions et de découvertes musicales. Avec également des temps de coopération/action  "Rio + 20", "Dialogues jeunes", des témoignages de vies croisées
Exemples de Temps forts...
Agora : Quelle Politique de l'humanité ?
"La politique de l'humanité se justifie comme politique de la communauté de destin de l'espèce humaine face à des problèmes vitaux et mortels communs ; elle concrétiserait cette conscience dans l'idée de Terre-Patrie, laquelle loin de nier les patries singulieres les intégreraient dans une patrie commune." (Edgar Morin, La Voie)
Le lancement sera radiodiffusé et animé par Philippe Lansac, journaliste à RCF (diffusion sur cette radio de 19h30 à 20h30 sur 88,4) avec CapSao, Radio Plurielle et Médias citoyens
Apprendre du printemps arabe avec des participants de tous les pays concernés
Atelier : Toupie Manège avec la compagnie Courants d'airs
Toupie Manège est tout en bois, 9 places, mais surtout il est entrainé par un vélo ! Manège très convivial à dimension humaine. Pas d'électricité pas de sono, la rencontre se fait naturellement.
Tout au long de la journée, c'est un lieu de vie : les enfants tournent, les parents pédalent à tour de rôle, les trop grands font tourner l'orgue de barbarie, les impatients distribuent des instruments aux enfants, il y a plein de jeux en bois à disposition, et tout ce petit monde est entrainé au son de l'accordéon.
Nous vous proposons un lieu de vie, de rencontre et de rendez vous. Un endroit improbable où il suffit de regarder les yeux des participants, d'écouter les rires, de se laisser bercer par la musique pour lâcher quelques minutes à la douceur de la vie.
Concert : Tidiane Gaye et son orchestre
Chanteur et danseur de renom au Sénégal, Tidiane Gaye est né à Dakar et a grandi en Mauritanie où il a fait ses premières armes. Il a commencé sa carrière comme danseur pour les plus grands groupes sénégalais. Repéré par David Murray, un célèbre saxophoniste de passage à Dakar, il fait plusieurs albums et part en tournée en Europe et aux Etats-Unis.
Témoignant des aspirations de la jeunesse sénégalaise, Tidiane Gaye a réussi à faire le pont entre la tradition (style m’balax typiquement sénégalaise) et la modernité (le jazz, la funk…).
Aujourd’hui, en résidence à Lyon au 6ème Continent, il partage ses diverses influences musicales avec des musiciens locaux et sensibilise le public à la vitalité de la musique africaine actuelle.
Les Dialogues en humanité se déroulent du 1 au 3 juillet 2011 au Parc de la Tête d'Or a Lyon
http://dialoguesenhumanite.org/
Favoriser le respect et le développement de sa propre humanité
Contacts Grand Lyon
Tel. +33 (0)4 26 99 33 44
Geneviève Ancel, Coordination générale 
gancel@grandlyon.org

C'est le moment de marcher en montagne ....et de prendre de la hauteur.


Marcher, c'est penser hors des sentiers battus
"La marche est un authentique exercice spirituel"
Professeur de philosophie politique à l'université Paris-XII et à l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste de l'oeuvre de Michel Foucault, Frédéric Gros a écrit un livre intitulé "Marcher, une philosophie" (Carnet Nord, 2009).
Suffit-il de mettre des chaussures de randonnée et de se mettre en marche pour aussitôt se transformer en philosophe ?
Malheureusement ou heureusement, ce n'est ni aussi facile ni aussi automatique. Pour devenir philosophe, philosophe "professionnel" - pour peu que cette expression ait un sens -, on doit sans doute préférer les lectures patientes, les discussions contradictoires, la composition de dissertations ou la construction de démonstrations. Mais en marchant, surtout s'il s'agit de randonnées qui s'étalent sur plusieurs jours, il est impossible de ne pas éprouver un certain nombre d'émotions, de ne pas faire l'expérience de certaines dimensions, qui précisément sont d'une très grande richesse et constituent des objets de pensée précieux pour la philosophie.
Mais à quoi pensez-vous ? Autant on voit bien comment l'expérience esthétique peut nous permettre de construire le concept du beau, comment l'expérience révolutionnaire nous fait accéder à des problématiques politiques, autant marcher semble, aux yeux de beaucoup, une expérience plus banale, plus pauvre...
Alors prenez l'expérience d'une journée de marche. La lenteur de la marche, sa régularité, cela allonge considérablement la journée. Et en ne faisant que mettre un pied devant l'autre, vous verrez que vous aurez étiré démesurément les heures. De sorte qu'on vit plus longtemps en marchant, pas au sens où cela rallongerait votre durée de vie, mais au sens où, dans la marche, le temps ralentit, il prend une respiration plus ample.
Par ailleurs, le rapport du corps à l'espace est aussi très impressionnant : par exemple la beauté des paysages est plus intense quand on a fait des heures de marche pour franchir un col.
C'est comme si le fait d'avoir fait preuve de persévérance et de courage physique pour parvenir à tel ou tel panorama était récompensé. Il y a, dans la contemplation des paysages par le marcheur, une dimension de gratitude, sans qu'on sache exactement si c'est le marcheur qui se récompense lui-même de ses efforts en s'offrant le plaisir d'un repos contemplatif ou si c'est le paysage qui remercie par une intensité supérieure offerte au seul marcheur.
De manière plus générale, un espace que vous appréhendez par la marche, vous ne le dominez pas simplement par le regard en sortant de la voiture (une prise de vue), car vous l'avez inscrit progressivement dans votre corps.
La marche nous permet d'aller au-delà d'une conception purement mathématique ou géométrique de l'espace et du temps. L'expérience de la marche permet aussi d'illustrer un certain nombre de paradoxes philosophiques, comme par exemple : l'éternité d'un instant, l'union de l'âme et du corps dans la patience, l'effort et le courage, une solitude peuplée de présences, le vide créateur, etc.
On connaît la promenade de Kant dans les jardins de Königsberg, les voyages du jeune Rousseau à pied, d'Annecy à Turin, de Paris à Chambéry, les promenades de Nietzsche dans les hautes montagnes de l'Engadine, les sorties quotidiennes de Thoreau en forêt. Tous les penseurs ont-ils été aussi de grands marcheurs ?
Pas tous, loin de là. L'espace naturel des penseurs et des intellectuels reste majoritairement la bibliothèque ou la salle de conférences. Mais si vous prenez les penseurs que vous citez (à part Kant, qui a une conception plus hygiénique de la promenade), ils insistent pour dire ce que leur oeuvre doit à cet exercice régulier, solitaire. C'est en marchant qu'ils ont composé leur oeuvre, reçu et combiné leurs pensées, ouvert de nouvelles perspectives.
Ce n'est pas tant que marcher nous rend intelligents, mais que cela nous rend, et c'est bien plus fécond, disponibles. On n'est plus dans le recopiage, le commentaire, la réfutation mesquine, on n'est plus prisonnier de la culture ni des livres, mais rendu simplement disponible à la pensée.
On parle d'un succès croissant des activités de randonnée. Elle compterait de plus en plus d'adeptes. Peut-on parler d'une nouvelle actualité de la marche ?
Il faut répondre à votre question en plusieurs temps. Premièrement, rappeler quand même que la marche, par sa lenteur, par la fatigue qu'elle entraîne, n'a pas cessé de représenter pour l'homme une contrainte dont il fallait se débarrasser par la richesse ou le progrès technique.
Si on redécouvre aujourd'hui les bienfaits de la marche, c'est que l'on commence à ressentir que la vitesse, l'immédiateté, la réactivité peuvent devenir des aliénations. On finit, dans nos vies ultramodernes, par n'être plus présent à rien, par n'avoir plus qu'un écran comme interlocuteur. Nous sommes des connectés permanents. Ce qui fait l'actualité critique de la marche, c'est qu'elle nous fait ressentir la déconnexion comme une délivrance.
Est-ce qu'on marche pour se retrouver ?
Pour se retrouver, bien sûr, au sens où, en marchant, vous laissez au bord des chemins les masques sociaux, les rôles imposés, parce qu'ils n'ont plus leur utilité. La marche permet aussi de redécouvrir un certain nombre de joies simples. On retrouve un plaisir de manger, boire, se reposer, dormir. Plaisirs au ras de l'existence : la jouissance de l'élémentaire. Tout cela, je crois, permet à chacun de reconquérir un certain niveau d'authenticité.
Mais on peut aller encore plus loin : la marche permet aussi de se réinventer. Je veux dire qu'à la fois, en marchant, on se débarrasse d'anciennes fatigues, on se déleste de rôles factices, et on se donne du champ.
En marchant, tout redevient possible, on redécouvre le sens de l'horizon. Ce qui manque aujourd'hui, c'est le sens de l'horizon : tout est à plat. Labyrinthique, infini, mais à plat. On surfe, on glisse, mais on reste à la surface, une surface sans profondeur, désespérément. Le réseau n'a pas d'horizon.
Toutes les marches se ressemblent-elles ?
Vous avez raison, il faut absolument distinguer, car il existe des styles de marche irréductibles. Il y a la flânerie en ville, poétique, amicale, électrique. Il y a la promenade qui nous permet de sortir d'un espace confiné, de nous défaire un moment des soucis du travail, des nervosités ambiantes.
Il y a le pèlerinage, qui est tout à la fois un défi, une expiation, une ascèse, un accomplissement. Il y a la grande excursion, qui présente une dimension plus sportive, mais offre aussi la promesse de paysages grandioses.
Alors, "marcher, une philosophie" ?
Peut-être davantage : un exercice spirituel.
Nicolas Truong (Entretien)

Le FMI joue un rôle dans la spéculation sur les matières alimentaires....


Pour Aurélie Trouvé, candidate d’Attac pour le FMI, c’est raté !
Elle est économiste et radicalement engagée à gauche : Aurélie Trouvé, 31 ans, coprésidente de l’association altermondialiste Attac, était candidate face à la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire internationale. «Le FMI joue un rôle décisif dans la régulation, ou plutôt l’absence de régulation, de la finance internationale. C’est pourquoi Attac a décidé de proposer une candidature», a expliqué l’intéressée. Si elle avait peu de chances d’être nommée, Aurélie Trouvé a un programme clair et net : lutter contre la spéculation financière qui «fait aujourd’hui rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques». Tout le contraire, selon elle, de la politique menée par le FMI sous DSK qui a consisté «à défendre inconditionnellement les intérêts des créanciers des Etats endettés».
Aurélie Trouvé, docteur en économie et ingénieur agronome, est enseignante-chercheuse à l'Agrosup Dijon et copréside la branche française d'Attac. Elle réagit aux déclarations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) selon laquelle il y aura 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir en 2050 - soit 9 milliards d'être humains - et qu'en conséquence une hausse de 70% de la production agricole est nécessaire.
APL : Les chiffres fournis par la FAO vous étonnent-ils?
Aurélie Trouvé : Pour l'augmentation de la production agricole de 70%, non, il n'y a rien d'étonnant s'il n'y a pas de prise de conscience et de transformation de notre mode de consommation alimentaire, notamment dans les pays du Nord.
 APL: Pour des néophytes de la question il est difficile de comprendre qu'une augmentation de la population mondiale d'environ un tiers nécessite d'augmenter la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir tout le monde.
Aurélie Trouvé : Dans les pays du Sud, notamment en Asie et en Afrique, il y aura une augmentation des besoins pour des raisons démographiques et aussi parce qu'on assiste actuellement à une transformation du modèle alimentaire. Il tend notamment à imiter les pays du nord, notamment en ce qui concerne l'alimentation carnée. Et il ne faut pas oublier que pour produire une kilocalorie animale, il faut plusieurs plusieurs kilocalories végétales. C'est une des explications de la disproportion entre l'augmentation des besoins alimentaires de 70% et la hausse de la population qui n'est que d'un tiers.
APL : Une telle augmentation de la production agricole en si peu d'années vous semble-t-elle possible?
Aurélie Trouvé : C'est une question qui fait couler beaucoup de salive et d'encre parmi les agronomes et les scientifiques. Cela doit surtout amener à une prise de conscience, parce qu'aujourd'hui le modèle de consommation alimentaire des pays du nord est non soutenable à une échelle mondiale. Si toute la population planétaire se nourissait comme un habitant des Etats-Unis, on ne pourrait nourrir que 2 milliards d'être humains au lieu des 6 qui peuplent actuellement la Terre.
APL : Parmi les enjeux, il y a donc une question culturelle liée à la mondialisation, mais aussi des raisons politiques. Non?
Aurélie Trouvé : Evidemment, et ces raisons politiques ont induit des choix. Aujourd'hui, la plupart de l'alimentation animale vient d'Amérique à des prix qui sont artificiellement très bas. Parce que cette alimentation provient de très grandes exploitations qui produisent massivement et qui, pour beaucoup, ont des coûts sociaux et environnementaux très faibles. Notre alimentation très carnée s'appuie aussi sur une production qui induit un accaparement de plus en plus important des terres dans ces pays et concurrence directement l'agriculture vivrière. Au Brésil, il y a ainsi des millions de paysans sans terre.
APL : L'UE est-t-elle aussi responsable de cette situation?
Aurélie Trouvé : En Europe, on a mis des droits de douane proches de zéro sur la question de l'alimentation animale. L'UE a donc avantagé l'importation alors que l'on aurait pu avoir une production locale liée à l'herbe. Plus globalement, l'UE a développé une logique exportatrice, à l'opposé d'une logique d'autonomie alimentaire et de relocalisation des activités. Résultat: nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan alimentaire, puisque nous importons plus que nous n'exportons, malgré des conditions agronomiques très favorables.
APL : Que préconisez-vous?
Aurélie Trouvé : Il faut réinterroger profondément la libéralisation des marchés qui est le dogme actuel des négociations internationales. Cette libéralisation des marchés est orchestrée par le FMI, la Banque mondiale et l'OMC depuis les années 80. Elle est toujours en marche et est soutenue par les pays les plus puissants.
La crise alimentaire mondiale nous a montré que cette libéralisation des marchés était destructrice pour l'agriculture vivrière, notamment des pays du sud, et qu'elle induit une très forte volatilité des prix qui fragilise les petites exploitations et sélectionne les plus compétitives. Ces petites exploitations paysannes, ultra majoritaires, sont directement concurrencées par l'agriculture industrielle des pays du Nord et l'agriculture ultra compétitive des grandes exploitations du Sud qui commettent des dégâts humains et environnementaux considérables.
APL : Pensez-vous qu'on puisse encore changer de modèle économique et politique agricole?
Aurélie Trouvé : Je pense surtout que c'est nécessaire et que nous n'avons pas d'autre choix. Un exemple instructif: pour l'année 2009, nous sommes en train d'exploser les chiffres de la faim dans le monde. Aujourd'hui, c'est davantage une question d'inégalités mondiales que de quantité, davantage un problème de juste répartition et de règles alimentaires.
APL : Faut-il, comme pour le climat, agir dès à présent?
Aurélie Trouvé : L'agriculture a une place dans la crise climatique: elle est à la fois victime (les régions qui souffrent déjà de la faim seront les plus touchées par le réchauffement, les régions tropicales et subtropicales vont voir leur potentiel agricole touché) et responsable (essentiellement le modèle agricole intensif et industriel des pays du nord). N'oublions pas par ailleurs que l'agriculture intensive est dépendante des ressources fossiles, qui sont en cours d'épuisement.
En Asie et ailleurs, on a vu des stagnations des rendements agricoles, stagnations imputées au modèle intensif: à savoir, l'épuisement des sols et des ressources hydriques, la résistance aux maladies et aux ravageurs (animaux nuisibles aux cultures)... De même, sur les cultures OGM en Argentine, on a vu des retournements de rendements...
APL : Y a-t-il quand même de quoi garder un peu d'espoir ou tout est d'ores et déjà foutu, surtout pour les pays du Sud?
Aurélie Trouvé : Ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir une tension de plus en plus forte sur les terres. Si on ne change pas de mode de développement et de consommation, on va avoir besoin de terres à l'extérieur pour les besoins alimentaires et aussi pour la production d'agrocarburants par des grandes entreprises privées et les pays.
Mais si je suis une chercheuse engagée, c'est que j'ai de l'espoir, tout en sachant qu'il n'y a pas d'autre choix que de changer de modèle de développement et aussi les politiques qui les régulent. Il ne faut oublier qu'actuellement, trois quarts des personnes qui sont sous-nutries dans le monde sont des paysans.
APL : Alors, quel modèle adopter?
Aurélie Trouvé : Des centaines d'experts en agronomie de l'IAASTD, un organisme qui, pour faire vite, peut-être comparé au Giec pour le climat, mettent en avant l'agro-écologie, les connaissances indigènes, le lien de la production et des connaissances agricoles avec le fonctionnement des écosystèmes.
APL

mercredi 29 juin 2011

Espace bien-être

Un espace bien-être vient d'ouvrir ses portes au premier étage de la boutique l'Etincelle, 66 rue Camille Buffardel à Die.
L'espace a été réaménagé avec des éco-matériaux pour créer un cocon zen et...de la détente sur mesure.
Deux dioises y proposent des soins.
Viviane Scherer y est praticienne en détente par le toucher, formée au massage californien de Jean Abrassard et au Reiki.
Nadège Imbert-Cousiné, diplômée d'art-thérapie est formée au shiatsu et propose cette méthode chinoise pour remettre l'énergie en mouvement dans le corps.
Les rendez-vous peuvent être pris à l'Etincelle, avec Viviane (06 48 04 33 93) ou avec Nadège (06 62 31 33 54).
Une parenthèse hors du temps à s'accorder pour dénouer les points de tension!

Die 26150 : Rencontres avec nos amiEs du Quebec...



Association Accorderie du Quebec…à Die
Auparavant, Pascale vivait au Québec,où elle a participé à l'émergence d'une expérience d'innovation sociale, appelée « l'Accorderie » (voir le site internet : accorderie.ca). et dont elle a été la présidente durant 9 ans. Ce réseau d'échanges de services a pour but de favoriser l'organisation de nouvelles formes de solidarité et le développement du pouvoir d'agir des personnes. Pascale viendra nous faire partager cette aventure tout en lui permettant de connaitre les diverses initiatives dioises portées par des personnes, des réseaux, des associations qui se retrouvent autour de valeurs d'égalité, d'équité, de justice sociale et de participation citoyenne. Cela se passe le 30 juin de 18h00 à 20h salle J.Reynaud à Die.
Isabelle BLAS
Animatrice d'Accueil
Espace Social et Culturel du Diois
Place de l'Evêché
26150 DIE
04 75 22 20 45
isabelle.blas@escdd.fr
http://www.escdd.fr

Pour une réelle réforme de la Politique Agricole Commune...

La réforme de la politique agricole commune (PAC) doit intervenir d'ici 2013.  (Photo C.V. : moisson à Die)   
"Bruno Le Maire (ministre de l’agriculture) doit s'engager clairement pour un verdissement de la PAC‘’ 
Les problèmes LeL    environnementaux liés à certaines pratiques agricoles ont été mis en avant par des scientifiques et agriculteurs dès les années 1970. En 1983 le ministre de l'environnement avait même décrété "l'urgence pour l'eau en Bretagne". Bruno Le Maire voudrait nous convaincre que son ministère a pris le virage de l' environement.  
Manque de cohérence et de volonté politique.   Si le Grenelle a marqué une certaine avancée, les propos du président de la République lors du dernier Salon de l’Agriculture: "Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi ça commence à bien faire", ont amorcé un renoncement qui s'est concrétisé en août par l'annonce d'un "moratoire sur les obligations environnementales". Le chef de l'Etat ne devrait donc pas s'offusquer de l'effet boomerang de sa petite phrase et des réactions de plus en plus vives qui se font jour.
Bruno Le Maire souligne les progrès en s'appuyant sur quelques pratiques qu'il juge exemplaires. Premier exemple : les pratiques rotationnelles qui permettent de réduire les pesticides et la pollution des nappes phréatiques. Pourquoi le gouvernement autorise-t-il alors des dérogations permettant des monocultures aux effets particulièrement néfastes sur les sols et la ressource en eau ? Pourquoi le gouvernement vient-il de reculer, face aux pressions des maïsiculteurs irrigants, dans l'application d'une disposition de la loi sur l'eau visant à réduire les prélèvements dans les zones à fort stress hydrique ? Pourquoi a-t-il en 2010 accordé soixante-quatorze dérogations pour des usages normalement interdits de pesticides ?
- Deuxième exemple : la gestion des effluents d'élevage par la méthanisation. Si la méthanisation peut être en soi une technique d'avenir, elle ne résout en rien le problème de l'épandage d'azote et donc des nitrates à l'origine de trente ans d'algues vertes. Seule une réduction de la taille des élevages permettra de réduire à la source les excédents d'azote. C'est ce que vient de conclure le comité scientifique chargé de l'évaluation du plan gouvernemental "algues vertes" : les experts prônent une "forte réduction de la pression agricole" pour avoir une chance d'atteindre les objectifs européens 2027 de bon état des cours d'eau. Or plus de 800 millions d'euros de fonds publics ont déjà été investis pour réduire les taux de nitrates en Bretagne mais sans grand résultat car dans le même temps l'Etat laissait s'accroître la taille des élevages. Et le gouvernement s'obstine : il vient de prendre un décret facilitant la concentration des élevages sans enquête publique ni étude d'impacts ! Le contribuable appréciera.
- En refusant de distinguer entre les modes de production durables et ceux qui ne le sont pas, en minimisant des réalités que chacun peut constater chaque été, Bruno Le Maire se comporte davantage en ministre de certains agriculteurs qu'en ministre d'une agriculture durable, d'une alimentation saine et d'un aménagement équilibré du territoire. Il occulte ainsi le vrai scandale, pourtant dénoncé plusieurs fois par la Cour des comptes, que constituent d'une part "l'insuffisante volonté de l'Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l'encouragement au productivisme" et, d'autre part, l'immense gaspillage des deniers publics utilisés à la fois pour soutenir des systèmes de production à forts impacts sur les ressources naturelles (pollution de l'eau…) et pour remédier à ces mêmes impacts (dépollution…). Selon la Cour des comptes, en matière agricole, le principe du pollueur payé prévaut sur celui du pollueur payeur. Ce n'est pas le ministre mais le contribuable qui devrait être partagé entre colère et indignation !   
La bonne intelligence prônée par le ministre, c'est de reconnaître les excès de l'agriculture industrielle et non de la défendre coûte que coûte lorsqu'elle est à juste titre pointée du doigt. N'oublions pas que beaucoup d'agriculteurs y ont perdu leur emploi et parfois leur santé. 
DES ENGAGEMENTS CLAIRS ATTENDUS EN VUE DE LA RÉFORME DE LA PAC
- Au niveau européen, Bruno Le Maire apporte un soutien ambigu au verdissement de la politique agricole commune (PAC). Il prône une harmonisation des normes environnementales entre les vingt-sept ce qui est utile, mais insuffisant. En effet cela n'induit pas une redistribution des aides 
– aujourd'hui injustement réparties – en faveur de l'agriculture durable. Si notre ministre veut réconcilier agriculture et environnement, nous attendons qu'il revalorise dès cette année, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, les soutiens à l'élevage extensif, la culture durable des légumineuses et l'agriculture biologique.
Et, pour l'après 2013, nous attendons qu'il s'engage clairement en faveur d'un verdissement qui soutienne les systèmes de production les plus vertueux pour l'environnement et l'emploi (agriculture biologique, systèmes herbagers, grandes cultures intégrées …). Si la France est vraiment en faveur d'un verdisement de la PAC, qu'elle se prononce pour un "paiement vert" obligatoire au niveau de l'exploitation et représentant au moins 50 % des paiements directs. Seule une incitation forte permettra à l'agriculture française de basculer vers des systèmes de production durables. 
Pour mieux saisir les possibilités d'un tel basculement, le ministre devrait aller à la rencontre des dizaines de milliers d'agriculteurs qui ont choisi de faire de ces "contraintes environnementales" un atout au service de leur revenu. Nous soutenons  avec force ces paysans qui ont su s'extraire d'une folle course à l'intensification imposée par un système agro-industriel fortement intégré, dont les agriculteurs ne constituent  qu'une variable d'ajustement.  
La PAC, injuste, asociale et non écologique, connaît une grave crise de légitimité. Il faut arrêter de gaspiller l'argent public dans un modèle agricole industriel à bout de souffle. Il faut investir dans les agricultures d'avenir, riches en emplois et socle de la vitalité de nos territoires. C'est pour cela que nous soutenons une PAC forte, à budget constant, avec un soutien au revenu plafonné à l'actif et à l'exploitation, à même de réconcilier agriculture, emploi, environnement et santé. Mais si le verdissement annoncé s'avérait trompeur, notre responsabilité à l'égard des contribuables et de la société civile nous obligerait à retirer notre soutien. La France, acteur-clef dans cette négociation, a une lourde responsabilité.
Signé par un collectif d'associations agricoles, environnementales et de santé environnementale :  
IsabelleAutissier et Serge Orru, respectivement présidente et directeur général du WW France
Dominique Bernard, président de Agir pour l'environnement ;
Jacques Berthelot, chargé des politiques agricoles, Solidarité ;
Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ;
Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne ;
Jérôme Dehondt, porte-parole du Miramap ;
Daniel Fillon, président d'Interafocg ;
Jean Yves Griot, secrétaire général du réseau Cohérence ;
Jo Hervé, président d'Eau & Rivières de Bretagne ;
Franck Laval, président de Ecologie sans frontière ;
Didier Lorioux, président de la Fédération nationale des CIVAM ;
Dominique Marion, président de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB)
Audrey Massie, présidente du Mouvement rural de jeunesse chrétienne ;
Sandrine Maty, présidente du Réseau action climat ;
Jacques Morineau, président du Réseau agriculture durable ;
Raymond Penhouet, président de la Fédération associative pour le développement de l'emploi agricole et rural (Fadear )
Hubert Pesquet, président du réseau Association de formation et d'information pour le développement d'initiatives rurales.  

Joseph Racapé, administrateur de l'Association 4D ;
François Veillerette, porte-parole de Générations futures.
Envoyé par Roger Mathieu
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE
04 75 76 44 27
06 30 12 20 52

Rhône -Alpes : les inégalités s' accentuent...


La ségrégation territoriale s'aggrave en Rhône Alpes
Une étude de l'Insee montre que les inégalités s'accentuent entre les zones riches et les zones pauvres de la région Rhône-Alpes. C'est en particulier vrai dans notre agglomération qui compte le 2e canton le plus riche de la région - Limonest - et les deux cantons les plus pauvres - Vaulx-en-Velin et Vénissieux.
C'est une étude accablante pour la mixité sociale. Qu'importe la loi SRU qui impose un quota minimum de logement social aux villes ou les efforts annoncés du Grand Lyon de lutter contre les ghettos urbains. La ségrégation territoriale se renforce, en particulier dans notre agglomération qui héberge les deux cantons les plus pauvres de Rhône-Alpes, Vaulx-en-Velin et Vénissieux.
L'Insee Rhône-Alpes vient de rendre public un rapport intitulé "les  plus hauts revenus des habitants de Rhône-Alpes en périphérie des grandes villes". On y apprend qu'en 2008, la région figurait au 3e rang français, derrière l'Ile-de-France et l'Alsace, plus riches. Mais cette bonne situation cache d'inquiétantes disparités. Les cantons les plus aisés se situent dans la périphérie résidentielle des grandes villes, comme Limonest et Ecully pour Lyon, St-Ismier et Meylan pour Grenoble ou Annecy-le-Vieux. Le Genevois français attire aussi les fortunés. Les revenus fiscaux médians par unité de consommation y sont supérieurs à 25 000 euros. Sans surprise, ce sont dans les banlieues populaires que l'on trouve les cantons les plus pauvres, au revenu médian inférieur à 14.000 euros. Tout en bas de l'échelle régionale figurent Vaulx-en-Velin (11 700 euros) et Vénissieux (13 000 euros). Des zones rurales sont aussi concernées, en particulier dans la Drôme et l'Ardèche.
Cette situation n'est pas près de s'arranger. En moyenne, le revenu fiscal médian a augmenté de 6,2% en Rhône-Alpes, entre 2002 et 2007. Mais les poches d'opulence se sont enrichies davantage : +11% pour Boëge (près de la Suisse), + 10,9% pour Pont-de-Chéruy et +10,4% pour Thorens-Glières, en Haute-Savoie. "Limonest, Annecy-le-Vieux, Gex, St-Ismier et Meylan, déjà plus riches en 2002, connaissent une croissance plus rapide que la moyenne régionale, tandis que St-Etienne, Vénissieux et Villeurbanne moins riches, connaissent une croissance plus lente", note le rapport. Il est à noter que le canton de Vénissieux connaît même un appauvrissement global de 0,7%.
Les cantons les plus riches
St-Ismier (Isère) : 30 600 euros
Limonest : 29 400 euros
Meylan (Isère) : 27 900 euros
St-Julien en Génévois (Hte-Savoie) : 27 000 euros
Gex (Ain) : 26 500 euros
Les cantons les plus pauvres
Vaux-en-Velin : 11 700 euros
Vénissieux : 13 000 euros
Séderon (Drôme) : 13 100 euros
Lamastre (Ardèche) : 13 600 euros
Le Chambon-Geugerolles (Loire) : 13 900 euros
 Fabien Fournier

Quand Monsanto détruisait le Viêt -Nam....

50ème anniversaire du premier épandage d’ "Agent Orange" au Viêt Nam, par André Bouny
Durant la guerre américaine au Viêt Nam, le premier épandage d’agent chimique se déroula le jeudi 10 août 1961, dans la province de Kontum, située au centre du pays. Il s’agissait d’un ultime test. Prélude à l’Operation Ranch Hand qui débutera cinq mois plus tard : la plus grande guerre chimique de toute l’Histoire de l’humanité. L’Agent Orange avait pour but la destruction de la forêt tropicale afin d’empêcher les indépendantistes vietnamiens de se cacher et d’évoluer sous son couvert végétal, mais aussi anéantir et empoisonner les ressources vivrières dans le but d’affamer les combattants et la population censée nourrir et renseigner la résistance.
L’année dernière, le 10 août 2010, la Vice-présidente de l’Assemblée nationale du Viêt Nam, Madame Tong Thi Phong, déclara que son pays comptait 4 millions de personnes contaminées par l’Agent Orange.
Encore largement ignorées, les effroyables conséquences sanitaires et environnementales de cette guerre chimique sont néanmoins d’une actualité brûlante. Pourtant si la dioxine contenue dans l’Agent Orange parvient un demi-siècle plus tard à traverser le placenta des mères vietnamiennes donnant naissance à des enfants aux formes inhumaines, l’information sur l’utilisation et la persistance de cette substance, elle, ne parvient toujours pas à percer le bouclier des « grands médias conventionnels ».
Espérons que la date symbolique du 10 août 2011, Journée des victimes de l’Agent Orange sera l’occasion pour eux de tenir le rôle qui leur incombe, celui d’en parler réellement, régulièrement et d’une manière approfondie permettant d’alerter l’opinion publique afin qu’un jour justice soit rendue.
Il est capital que l’utilisation de cet « herbicide », expérimenté secrètement durant des décennies pour le métamorphoser en Arme de Destruction Massive (ADM) chimique, soit pleinement dévoilée et expliquée au public par nos chaînes de télévision, une façon pour elles d’échapper à l’insignifiance d’une arme de distraction massive.
Cependant, l’honnêteté oblige à reconnaître que des journaux, radios et chaînes de télévision commencent à aborder le sujet. D’ailleurs, comment un média aurait-il l’impudence d’ignorer des millions de victimes tandis que la plus grande partie de l’espace informationnel resterait consacré à des évènements qui n’en sont pas ?
Le Viêt Nam déploie beaucoup d’énergie pour faire connaître et comprendre à l’opinion publique internationale les conséquences de l’Agent Orange, l’existence de ses centaines de milliers de petites victimes innocentes puisque nées plusieurs générations après la guerre. Qu’ont-elles fait pour ne pas recevoir la moindre page d’empathie sur les dépêches des agences d’informations si promptes à ressasser les frasques glauques de notre gotha ? Une deuxième conférence internationale aura lieu les 8 et 9 août prochains à Hanoi. Elle réunira 150 délégués dont 80 étrangers, victimes, scientifiques, et représentants d’organisations internationales voulant une application non sélective du droit international.
Les États-Unis d’Amérique n’ont jamais reconnu leur responsabilité. Pourtant l’Académie nationale des Sciences de Washington a établi une impressionnante liste de maladies liées à l’Agent Orange (reconnaissance exclusivement valable pour les vétérans US…), et cette lugubre recension augmente sans cesse au fur et à mesure des années qui passent. Le Rapport Stellman (du nom de la scientifique états-unienne Jeanne Stellman) indique que jusqu’à 4,8 millions de Vietnamiens furent directement exposés à l’Agent Orange dans les villages au sud du Viêt Nam. Ensuite, l’hydrologie étendra le champ funeste du poison qui s’introduit dans la chaîne alimentaire. Aujourd’hui arrive la quatrième génération et les dégâts sanitaires sont toujours là, catastrophiques.
Les victimes vietnamiennes intentèrent des procédures aux USA : toutes débouchèrent sur un déni de justice.
Actuellement s’opère un rapprochement entre les USA et le Viêt Nam à propos de ce crime. Un groupe de discutions vietnamo-états-unien a préconisé une aide de 300 millions de dollars étalée sur 10 ans (soit 30 millions de dollars par an), tandis que dans le même temps le budget prévisionnel 2010 états-unien pour ses seuls vétérans malades contaminés par l’Agent Orange dépassait les 11 milliards de dollars… Les vétérans US contaminés et malades sont aujourd’hui environ 200 000, tandis que les Vietnamiens sont des millions, condamnés à vivre sur une terre empoisonnée. De plus, il ne suffit pas de porter assistance aux victimes vietnamiennes mais aussi de décontaminer le territoire. Il se trouve qu’aucune technique connue à ce jour ne permet cela à l’échelle d’un pays.
Alors on a identifié des « points chauds ». Loin de prendre en considération les millions d’hectares qui ont été aspergés (parfois à 10 reprises et plus), on dénombre 28 « points chauds ».
Et voici que seulement 3 d’entre eux sont pris en considération (faut dire qu’ils battent tous les records du monde) comme étant très hautement contaminés. Il s’agit d’anciennes bases américaines : Bien Hoa, Phu Cat, Da Nang. Pour finir, cette déclinaison nous conduit à Da Nang. En effet, après maints pourparlers, un projet de décontamination doit y démarrer durant l’été 2011. Même s’il s’agit d’une « pierre de touche », pourquoi décontaminer seulement l’ancienne base militaire US de Da Nang ? On apprend, non sans étonnement, qu’une coopération militaire entre les USA et le Viêt Nam est envisagée, voire engagée. Où se trouve l’intérêt commun aux deux pays ? Nous devons le chercher du côté de la Chine. Ce grand pays est source d’inquiétudes communes entre les deux anciens ennemis. Or, Da Nang est le seul port en eaux profondes pouvant recevoir les navires de l’US Navy. Doit-on simplement comprendre que les États-Unis veulent occuper cette position stratégique sans risquer de contaminer une nouvelle fois les leurs, s’appuyant sur ses anciennes victimes pour y parvenir… afin d’en guetter d’autres ?
Au mois de mai dernier, deux vétérans états-uniens révélèrent que l’US Army avait enterré en 1978 un stock d’Agent Orange (environ 50 000 litres) dans la base militaire US de Camp Carroll, à Chilgok, situé à 300 km au sud-est de Séoul, en Corée du Sud. Un autre ancien combattant US a déclaré qu’il avait participé en 1963-64 à l’enfouissement de « produits chimiques » à Camp Mercer, situé à Bucheron, près de la capitale sud-coréenne. Ceci nous rappelle que si l’Agent Orange fut utilisé pour commettre sciemment un écocide durant la guerre américaine au Viêt Nam, il fut aussi utilisé au Laos et au Cambodge. Les soldats US eux-mêmes, tout comme leurs alliés sud-coréens, new-zélandais, australiens, thaïlandais, furent contaminés. Bien entendu cette substance infecta largement les lieux où elle fut fabriquée, non seulement aux États-Unis mais aussi en Nouvelle-Zélande, ainsi que là où elle fut stockée, comme aux Philippines ou sur l’Île Johnson dans l’océan Pacifique avant d’être incinérée en haute mer, sans oublier les innombrables endroits autour de la planète où elle fut abondamment expérimentée pour sa mise au point.
Par ailleurs, il est utile de savoir que l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique, constituant pour moitié la substance appelée Agent Orange, est le composant chimique qui génère la dioxine 2,3,7,8-TCDD (tétrachlorodibenzo-para-dioxine) responsable de toutes sortes de cancers, de maladies systémiques, et d’effets tératogènes sur les nouveau-nés. Bien que dilué de 30 à 60 fois dans son utilisation civile, il fut violemment utilisé par l’agriculture intensive, collectivités territoriales, compagnies d’électricité, de chemin de fer et d’autoroutes, comme dans la gestion des forêts, et cela jusqu’à la fin des années 80 dans le monde entier.
Oui, l’Agent Orange est responsable d’une contamination intercontinentale.
André Bouny, constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS)
Auteur du livre « AGENT ORANGE – APOCALYPSE VIÊT NAM », 2010, aux Éditions Demi-Lune, Paris.
P.S. Suite à la lecture de ce livre (préfacé par Howard ZINN), Stéphane Hessel, Jacques Perrin, et Henri Alleg viennent de rejoindre le CIS.
André Bouny

Crest 26400 : Nos ami(e)s de Crest communiquent et s' organisent.... en juillet


En juillet autour de L'arrêt public, un café citoyen à Crest
Territoires en Transition
MANUEL DE TRANSITION
Mardi 5 juillet à 19h30 à L'arrêt public : Étude des chapitres 4 et 11 du Manuel de Transition.
VOYAGES ET TRANSITION
Mercredi 6 juillet à partir de 18h à L'arrêt public : Soirée avec Franswaz Rochette (bilan de son projet "La fin du pétrole n'est pas la fin du voyage", voyage de 18 jours avec un âne d'école en école et soirées chez l'habitant avec ateliers, contes, débats...) et Paul Schaeffer (petit concert et débat autour de la décroissance). Repas partagé !
Événements locaux
LE VILLAGE DES POSSIBLES
Samedis 2 et 9 juillet en matinée : Le collectif du Village des Possibles sera présent autour du café L'arrêt public pour présenter et expliquer son projet, qui prévoit un échange participatif du 3 au 21 septembre 2011 à Eurre (voir en pièce jointe).
Samedi 9 juillet à 18h00 au Cabaret des Ramières à Eurre : Soirée Préambule au Village des possibles. Musique, Présentation et Projections de films sur l'habitat léger et mobile. Petite restauration et repas partagé ! Prix libre en soutien au collectif.
Plus d'infos en écrivant à villagedespossiblesdrome@laposte.net
ECOLOGIE AU QUOTIDIEN
Lundi 4 juillet à 17h 30: Conseil d’ administration à la Salle des Société , rue Joseph Reynaud à Die, Puis à 20 heure Réunion du collectif  «Rencontres de l’ écologie 2012 » du Val de Drôme , du Diois et Vercors au même lieu. Discussion et finalisation du projet 2012.
20h : - Compte-rendu de la Rencontre de Romans sur les Monnaies Locales, du Forum "Transformons nos Territoires", de la Fête des Amanins.
- Répartition des tâches pour la journée du 15 juillet sur la relocalisation de l'Economie et accueil de l'Alter Tour
- Permanences au Village des initiatives aux Amanins le 25 juin
- Participation aux différents pôle d'organisation du Village des Possibles
- Pré-Programme Rencontres de l'Ecologie 2012
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
GAZ DE SCHISTE
Lundi 4 juillet à 20h : Réunion du collectif  « Non au gaz de schiste » du Val de Drôme à L’arrêt public. Discussion autour des problèmes liés au gaz de schiste, des actions à mener et des alternatives possibles. Si vous ne pouvez pas venir, mais souhaitez recevoir des informations, contactez : nonaugazdeschistevaldedrome@gmail.com
DIALOGUES EN HUMANITE à LYON
1, 2et 3 juillet au Parc de la Tête d’ or
Au cœur du Parc de la Tête d'Or, les Dialogues sous les arbres offrent l'occasion de s'interroger de façon conviviale et ouverte sur les innombrables questions liées a l'humain. Pendant 3 jours, de nombreuses activités sont proposées pour apprendre et partager à partir de sa propre expérience et de celle des autres. Edgar Morin et Patrick Viveret proposent cette année le thème "Pour une politique de l'humanité : quelle France et quelle Europe à l'oeuvre ?"  Agoras sous l'arbre à palabre à l'africaine, foisonnement de spectacles interactifs et interculturels, d'ateliers artistiques et ludiques, comme des dialogues perchés dans les arbres, de basket en fauteuil, de percussions et de découvertes musicales, et bien d'autres encore. Avec également des temps de coopération/action, des témoignages de vies croisées de "passeurs d'humanité" venus du monde entier : Débora Nunes, Ordep Serra, Tidiane Gaye, Carlinhos Cor das Aguas, Siddhartha. Autant d'opportunités d'échanges fructueux...
SORTONS DU NUCLÉAIRE !
Samedi 9 juillet à 15h à Avignon, place de l'horloge, devant l'hôtel de ville : Rassemblement pour une chaîne humaine. Renseignements : contact@creavignon.fr ou 06 88 88 86 01 ou http://creavignon.fr
Dimanche 24 juillet à Avignon : Chaine humaine pour sortir du nucléaire.
Renseignements : contact@chainehumaine.org ou 07 77 20 27 71 ou http://www.chainehumaine.org
EXPOSITION A L'ARRÊT PUBLIC
Lundi 11 juillet à 18h à L'arrêt public : La parole est donnée à Guy Tournier et ses peintures, balades entre Vercors et Drôme. Il nous présentera son travail avec une approche de la notion de responsabilité collective et des enjeux paysagers d'un territoire, et nous expliquera la mise en place de son œuvre participative. L'exposition sera présentée au café jusqu'à la mi-août.
ALTERTOUR
Du 2 juillet au 7 août : Un autre tour de France pour relier les alternatives à vélo !
Et le 15 Juillet à la ferme du Bès à Saint Roman en Diois chez Jean Marie et Dominique Verdet. Animation, logistique et alimentation organisées par « Ecologie au Quotidien de Die ».
De passage dans notre région, voir sur leur site : www.altertour.net
NOURRITURES
Du samedi 9 au vendredi 15 juillet à la ferme de Baume Rousse, Cobonne : De quoi se nourrit-on aujourd'hui ? Séminaire pour se relier à la Nature, à son environnement et à soi. Frais de stage : 370 euros. Renseignements sur www.lafermedebaumerousse.net ou 04 75 25 08 68.
Et régulièrement…
Atelier Tarot de Marseille
Un atelier régulier se tient chaque semaine à L'arrêt public.
ASTI
L'Association de Solidarité avec Tou(te)s les Immigré(e)s tient une permanence tous les premiers samedis matin du mois à L’arrêt public.
Plus d'infos sur ASTI Drôme
Et les copains,
Radio Saint Ferreol 94.2
Emission Gaz de schiste tous les jours de la semaine.
Emission Biotop tous les derniers jeudi du mois de 18 à 19h : Coproduit par RSF et radio Diois avec le soutien du CCVD et de Biovallée. Sur le développement durable dans la vallée de la Drôme.
Et toujours l'émission Libertaria tous les 1er mercredi du mois à 21h.
Rediffusion le samedi suivant à 19h.
 Les autres cafés associatifs de Crest
Retrouvez le programme du Verre à Soi : ici !
http://leverreasoi.over-blog.com/
Et celui d'Archijeux : !
http://archijeux.org/
Participer à l'arrêt public
Permanences du samedi et des soirées : on recherche des volontaires pour tenir le bar en juillet 2011 !
Vous avez des idées, des envies ? Vos suggestions/participations pour le mois prochain sont les bienvenues !
Retrouvez les rubriques, mises à jour le plus régulièrement possible :
Articles sur la solidarité, l’écologie et la citoyenneté
Consultez le site de L’arrêt public !
A bientôt !
Le collectif
Arrêt Public - café citoyen
1 rue de la république
26400 Crest
arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic

L'Islande invente la Wiki-Constitution



C'est une première mondiale: l'Islande veut se doter d'un nouveau texte constitutionnel, et tout le monde peut participer. Via Internet et les réseaux sociaux, citoyens islandais et étrangers font évoluer le projet en débattant et en soumettant leurs propositions...

Frappée de plein fouet par la crise économique, l'Islande avait besoin d'un nouveau souffle. Il pourrait bien venir d'Internet. Les 25 membres du Conseil constitutionnel invitent en effet les citoyens à participer en ligne à l'élaboration de la nouvelle Constitution de l'île. Sur la toile, toutes les plateformes sont mises à contribution pour générer le débat. Le Conseil s'est doté d'une page Facebook, d'un compte Youtube pour partager des vidéos, d'un compte Flickr pour publier des photos et d'un compte Twitter. D'où le surnom de "Constwitution" donné au projet sur le réseau social.

L'Islande met en pratique le "crowdsourcing", néologisme apparu en 2006 qui désigne le fait d'utiliser le savoir-faire et la créativité d'un grand nombre d'internautes afin de réaliser un projet. Les 25 membres du Conseil constitutionnel sont chargés de remplacer la Constitution actuelle, rédigée à partir du modèle danois en 1944. Elus par un vote populaire en novembre 2010, ils travaillent sur la base d'un rapport de 700 pages préparé par un comité, qui a lui-même pris en compte les conclusions du Forum national composé de 950 Islandais choisis au hasard et rassemblés pour une journée de débat. Ils comptent aujourd'hui sur les bonnes idées des citoyens numériques pour les aider à améliorer leur nouveau texte.

Tous sont égaux. Mais que signifie "Tous"?

"Le public voit la Constitution naître devant ses yeux. C’est très différent des temps anciens, où les auteurs de la Constitution estimaient parfois qu'il valait mieux s'isoler et se réunir loin de tout contact extérieur", explique Thorvaldur Gyvalson, un membre du Conseil constitutionnel, au quotidien anglais The Guardian. La population islandaise est a priori prête pour ce genre d’initiative. Selon Statistics Iceland, plus de 90% des foyers islandais possèdent au moins un ordinateur et une connexion Internet. 94% des habitants de l'île lisent la presse et 70% sont inscrits sur les réseaux sociaux.

Sur le site Stjórnlagaráð, les citoyens sont ainsi directement mis à contribution, et sur tous les sujets. Droits humains, élections, système de santé, justice, politique étrangère… chaque domaine fait l'objet de différents articles visibles sur le site, que les internautes peuvent librement commenter. Pas de conditions particulières - pas même celle d'être Islandais! - pour ajouter sa pierre à l’édifice sinon celle de donner son nom et son adresse.

Ainsi, on retrouve aussi bien les propositions de Wolves Nathanaelsson, habitant de Reykjavik que celles de Michael-Paul Gionfriddo, candidat américain à la mairie de Grand Rapids, dans le Michigan. Helgi Briem suggère par exemple que toute discrimination basée sur la religion des individus soit bannie. D'autres préfèrent alimenter le débat et interrogent simplement les membres du Conseil sur certains aspects du texte en cours. "Tous sont égaux devant la loi et jouissent de droits humains sans discrimination", cite Nils Gislason, un internaute islandais. "Mais que signifie 'tous'? Seulement les citoyens islandais? Les étrangers sur le sol islandais? Les groupes d’étrangers choisis?"

Une démocratie véritable

Toutes les semaines, le projet de Constitution est enrichi et mis à jour grâce à ces commentaires déposés sur le site et sélectionnés par les membres du Conseil. Il existe déjà 8 versions du texte. Et leurs réunions hebdomadaires sur la dernière mouture sont retransmises en direct sur la toile.

Sur la page Facebook, ce sont les internautes étrangers qui ont pris le pouvoir. Ils soumettent également leurs propositions et abordent tous les sujets qui font polémique dans leur propre pays, du port des armes à l'euthanasie, de la légalisation du cannabis à la liberté d'expression sur Internet. C’est sans doute ici que l’interaction est la plus forte, puisque les membres du Conseil répondent aux différents commentaires en utilisant leur compte personnel.

Des internautes du monde entier s’enthousiasment pour cette initiative et veulent en faire un modèle pour leur propre pays. "Je suis honoré de vivre à une époque où une démocratie véritable et impliquée est possible. Merci d'avoir créé un nouveau modèle!" s'enthousiasme Sam Long, un jeune Américain. "Pour le peuple, par le peuple... quel concept original!" commente Julie Higgins, une autre internaute. "J'espère que cela marchera pour votre pays."

Le projet modelé et remodelé devrait être prêt à la fin du mois de juillet. Il pourrait ensuite faire l'objet d'un référendum, avant que le Parlement ne l’approuve, donnant naissance à la nouvelle Constitution islandaise.



Reçu du mail groupe de la CEN (Coordination de la Nouvelle Education Populaire http://la-cen.org/), la copie d'un article de Julie Gonnet, journaliste, paru le 22 juin dernier dans l'hebdomadaire La Vie

mardi 28 juin 2011

Drôme et Diois : Connaître nos moyens de déplacement...


TRANSDRÔME, LE TRANSPORT À LA DEMANDE DANS L'ARRIÈRE PAYS DRÔMOIS
CONTEXTE
Présentation du territoire et problématique
D'une géographie légèrement plus douce que d'autres départements, la Drôme n'en est pas moins un département de montagne, puisque la plus grande partie du territoire drômois est en zone de massif des Alpes. Cette partie Est du département se caractérise par une densité de population faible, voire très faible (17 hab/km² pour le bassin de vie le moins dense, 80hab/km² pour le plus dense).
Ces territoires ruraux ne disposaient pas auparavant de services publics de transport.
Initiateur
Département de la Drôme
OBJECTIFS
- favoriser l'accès aux lignes de transports publics structurantes.
- Faciliter la mobilité des personnes âgées et/ou invalides.
LE PROJET
Étapes
Le service Transdrôme a été le premier transport à la demande (TAD) crée dans le département. Par
la suite, le conseil général a mis en place un système de TAD supplémentaire, qui est un service de lignes virtuelles. Ici, le parcours et les horaires sont fixes, et la ligne n’est activée que sur réservation. Il existe trois lignes de cette sorte. Ces lignes ont été créées pour amener aux bourgs centre les jours de marché par exemple.
Fonctionnement
Le conseil général a mis en place deux types de missions pour Transdrôme :
- Mission de rabattement vers les grandes lignes régulières : ce service est ouvert à tous, et vise à faciliter l’accès aux lignes régulières (autocar ou train), et est conçu de façon à favoriser les correspondances.
Un trajet coûte 1,9€ à l'usager. La différence entre le prix réel du service et le prix payé par l’usager est pris en charge par le département.
- Mission de commodité : réservé aux personnes âgées et aux personnes invalides, ce service a été mis en place pour permettre les déplacements de ces publics pour des motifs divers de commodités (achat, visite médicale, démarche…). Cette mission est assurée sur 13 bassins de vie, et permet d'accéder au bourg-centre depuis toutes les communes du canton.
L’usager, s’il est seul dans le véhicule, paiera 3,8€ un trajet. A partir de deux dans le véhicule, le prix descend à 1,9€ par personne.
Ces deux missions de Transdrôme sont assurées par des taxis, avec lesquels le département a passé une convention de délégation de service public. Concrètement, les taxis viennent chercher les personnes à leur domicile et les amènent au lieu désiré pour la commodité ou dans une commune pour le rabattement.
Pour bénéficier de ces services, il faut impérativement réserver 48h à l’avance, auprès d’organismes relais. Ces organismes peuvent être des mairies, postes, Gare (à Die), office du tourisme, Points
Publics notamment. Certains d’entre eux demandent à être payés pour cette prestation.
RÉSULTATS
Les résultats pour les deux missions du service Transdrôme sont bons. La mission de commodité est très utilisée.
La mission de rabattement est moins utilisée par les locaux, mais elle sert davantage aux touristes
ou aux propriétaires de résidence secondaire. Ce service permet d’assurer une continuité des transports publics jusque dans la plupart des communes isolées.
DIFFICULTÉS RENCONTRÉES
Les difficultés sont de plusieurs ordres.
Malgré l’incitation tarifaire (prix divisé par deux à partir de deux personnes dans le taxi), il est rare que les usagers s’accordent pour faire des courses communes. Ils ne réservent généralement pas aux mêmes heures.
FACTEURS DE RÉUSSITE
- Création d’un service de transports dans des zones qui ne disposaient d’aucune offre auparavant.
- Prix du trajet relativement modéré.
- Souplesse du service, tant sur les horaires que sur la qualité (service assuré par des taxis conventionnés).
IMPACTS
L’impact positif est la prise en compte des deux problématiques, tant celle d’équilibre et de solidarité territoriale que celle d’attractivité du territoire (services offerts aux touristes). En effet, Transdrôme permet d’une part une desserte accrue de ces territoires qui permettent de dynamiser ces zones, et d’autre part une prise en compte de l’aspect tourisme qui permet de renforcer l’accessibilité des zones depuis l’extérieur.
L’impact négatif principal concerne le service de ligne virtuelle (qui est différent du service Transdrôme), qui se trouve en concurrence avec le service Transdrôme, notamment car les publics d’usagers sont les mêmes dans ces milieux ruraux. Le service Transdrôme est plus souple puisque le taxi prend en charge les usagers chez eux, s’occupe des bagages et est complètement à la demande en terme d’horaires. Ce service Transdrôme est antérieur (des habitudes ont été prises) et plus souple et a donc les faveurs du publics, au détriment du service de lignes virtuelles.
LIMITES ET PERSPECTIVES
Les limites du service Transdrôme sont d’abord financières car c’est un service qui coûte cher au conseil général. En outre, le second service de lignes virtuelles, qui lui aussi a un coût non négligeable, fait face à une concurrence des services Transdrôme, alors que tout deux sont mis en place par le département.
En réaction à cela, le département étudie actuellement une réorganisation de ces services de transports à la demande.
Structure porteuse
Conseil général de la Drôme
26 avenue du Président Herriot
26000 Valence
04 75 79 26 26
Service Transdrôme
AVENUE SADI CARNOT
26150 Die
04.75.21.33.36
Vous arrivez en gare de Die :
Service à la demande "Transdrôme" vers tous les villages du canton.
Réservation obligatoire au 04.75.48.22.54.
- Arrivée à la Gare de Die : La veille de votre arrivée, réservez auprès de Liaison Transdrôme (04 75 48 22 54), un trajet en taxi. Cette liaison se fait vers tous les villages du Vercors et Diois, sauf le samedi après midi et le dimanche. Le taxi sera facturé au prix du billet de bus.
- Expériences similaires dans le massif des Alpes:
- Communauté de communes du pays des Ecrins : plusieurs TAD mis en place dans la C.C.
Info : Contacter l'ADRETS :
adrets@adrets-asso.fr
04 92 51 07 19
7 rue Bayard - 05000 GAP
 http://adrets-asso.fr/