Information Participative

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mardi 29 juin 2010

Die 26150 : Formation sur de " l' abeille"


Réunion sanitaire pour les apiculteurs du 19 juin 2010 à Die

Conférence sur le thème "maladies" et "démarches en cas d'intoxication" au CFPPA de Die .

Monsieur Liennard, formateur au CFPPA, nous a accueilli autour de une heure et demi. Le mobilier était déjà bien en place, quelques rayons de soleil éclairaient la grande salle. Cécile Lanio, apicultrice à Die qui a mis à disposition une ruche pour la démonstration du transvasement en cas de L.A. était déjà sur place. Monsieur Pierre David Gras, vétérinaire conseil du GDSA est arrivé tout équipé avec le matériel informatique nécessaire ainsi que sa suppléante, Madame Hélène Chamoux, vétérinaire à Die.

La salle se remplissait rapidement et on cherchait des chaises supplémentaires, déjà prêtes juste à coté. Un peu plus de 40 apicultrices et apiculteurs écoutaient attentivement les deux intervenants. Ils abordaient la varroase, la Loque américaine, la Loque européenne et ils parlaient également d'intoxications. L'assistance posait des questions qui laissaient souvent deviner des craintes, des déceptions d'espoirs aussi. Elles concernaient les méthodes alternatives de traitement contre varroa, la race d'abeilles à privilégier, les effets de la transhumance ........

Les discussions continuaient tout le long du verre de l'amitié, offert par le GDSA, on rencontrait des personnes qu'on avait peut-être perdu de vu ou on faisait de nouvelles connaissances.

Une douzaine de personnes se rendait ensuite - en co-voiturage bien entendu - à l'emplacement de la ruche à transvaser. Un coin magnifique, des pâtures avec des chevaux, un poulain, des petits vignobles, des allées bordées de chênes centenaires, des bosquets. Situé au dessus de Die avec une vue imprenable sur le Justin en face, la vallée de la Drôme avec ses montagnes et en amont le Vercors, le Glandasse. De là haut on ne voit pas la ville de Die et pourtant elle est à quelques minutes à pied.

Exemple de la Loque américaine : des découvertes pour protéger les abeilles au Rocher de Cécile Lanio.

Cette maladie, appelée aussi pourriture du couvain ou loque puante, est l'une des épizooties les plus dangereuses pour les abeilles, car elle peut rapidement anéantir le couvain tout entier. Elle est provoquée par des bactéries qui dévorent les larves d'abeilles de l'intérieur jusqu'à ne laisser qu'un résidu gluant.

Les chercheurs ont pu montrer que la bactérie Paenibacillus larvae, agent de la loque américaine, colonise dans un premier temps l'intestin de la larve d'abeille et vit de la nourriture que cette dernière mange. C'est seulement lorsque l'intestin de la larve est tellement rempli de bactéries qu'il en est prêt à éclater que celles-ci perforent la paroi intestinale et parviennent ainsi dans les tissus voisins. Cette découverte a été effectuée grâce à la méthode d'hybridation fluorescente in situ (FISH).

Jusqu'ici, les scientifiques considéraient que le bacille devait franchir le plus rapidement possible la muqueuse intestinale, partant de l'hypothèse qu'il ne pouvait se reproduire que dans les tissus de la larve. Ils pensaient aussi que les bactéries ne se nourrissaient que des tissus de la larve, or elles sont aussi capables de se nourrir de sucres. Il est ainsi maintenant prouvé que le bacille est également capable de se nourrir et de se multiplier dans l'intestin de la larve.

Chaque année, cette maladie, dont l'apparition doit être obligatoirement déclarée, provoque chez les apiculteurs du monde entier des pertes très importantes. La seule possibilité actuelle de lutte contre cette épizootie est la destruction totale des couvains et colonies infectés. Une zone de sécurité d'un rayon de 3 km, interdite d'accès, est alors généralement mise en place autour de la ruche touchée. La maladie est d'autant plus difficile à éradiquer que les bactéries peuvent survivre sous forme de spores pendant des dizaines d'années.

Les résultats obtenus à Berlin et Hohen Neuendorf font figure de percée en pathologie des abeilles et pourraient constituer un premier pas vers un traitement efficace de la maladie. Une piste serait notamment le contrôle du miel avec lequel sont nourries les larves, afin d'y détecter d'éventuelles spores. Une autre approche consisterait à nourrir les larves avec des miels dont la composition (en fleurs) est défavorable au développement bactérien.

L'équipe était dirigée par le Dr. Elke Genersch, chercheuse à l'Institut d'étude sur les abeilles et enseignante au département de médecine vétérinaire de la FUB, le Prof. Lothar Wieler et le Dr. Marcel Nordhoff, travaillant tous deux à l'Institut de microbiologie et d'épidémiologie animale du département de médecine vétérinaire de la FUB.

Apis

Les abeilles n'étaient probablement pas trop contentes qu'on les a mis dehors par un temps aussi frais. Les abeilles avaient quand-même pris possession de leur nouvelle ruche, repéré le sirop offert par leur apicultrice. Il était 19 h quand nous sommes descendus.

Merci à toutes et à tous d'avoir participé, d'avoir assisté à cette réunion dans notre Haut-Diois un peu reculé.

Avec les commentaires de Rodolphe Strohmaier du GDSA et Cécile Lanio , apicultrice à Die .

GDSAD - PH 06601

Tel : 04 75 43 51 68

r.strohmaier@wanadoo.fr

Groupement de Défense Sanitaire Apicole Drômois

Groupement de défense sanitaire apicole drômois

5, Les Jardins du Barral

26160 PUYGIRON


Cécile LANIO

Les amis des abeilles

Ecologie au Quotidien de Die

Pluviane

26150 Die

argutie29@aol.com

tél : 06 03 41 68 09


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