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mercredi 30 juin 2010

La Roche sur Grâne : Fête des moissons


Fête de la Moisson

Le samedi 3 juillet 2010 de 14:30 à 23:00

Fête de la Moisson | Fêtes

Fêter l’été et le blé ... La fête de la moisson, un évènement sacré des Amanins.

Au programme :
- à partir de 10h00, animations pour les enfants et adultes (jeux coopératifs, découverte du cycle du blé et de la moisson), visite du moulin.
- à 13h00, méchoui à la ferme accompagné des légumes du jardin.
Sur réservation, places limitées - tarifs 28 € la journée (tarifs réduits pour les enfants) - N’hésitez pas réserver !

Télécharger l’affiche de la journée

Contact

Nos coordonnées :

Téléphone : 04 75 43 75 05 -
Télécopie : 04 75 43 96 59 -
Courriel : info@lesamanins.com

Adresse postale : Les Amanins

Centre de Séjour en agro-écologie

26400 La Roche-sur-Grâne

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Le site internet "Les Amanins" est édité par : SCOP les Amanins Siège social quartier les Rouins - 26400 La Roche-sur-Grâne

Directeur de la publication : Houari Belmostefa

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Conception graphique : Pymprod et PG Création

Réalisation technique : Philippe Rebergue

Nos voisins et amis réfléchissent ...sur les médias


Nos camarades d’outre-Rhin sont particulièrement actifs et semblent être des champions du manifeste. Après un manifeste Internet qui a généré de nombreuses discussions, voici la traduction d’un manifeste pour promouvoir… les slow media, ou media lents. Certaines des valeurs qu’il prône ne sont pas étrangères à la démarche de MediasCitoyensDiois.

Le manifeste des slow media

Dans la première décennie du vingt-et-unième siècle, que l’on appelle les années zéro, les fondements technologiques du paysage médiatique ont profondément changé. Les mots clés les plus importants s’appellent réseau, Internet et médias sociaux. Dans la deuxième décennie, il y aura moins de gens qui chercheront de nouvelles technologies permettant une production de contenu plus simple, plus rapide et moins chère. Au lieu de cela, il aura des réactions appropriées à cette révolution des media, qui intégreront les dimensions politiques, culturelles et économiques et qui seront constructives. Le concept de lenteur « slow », à prendre comme dans « slow food » et non en tant que « décélération », en sera une clé importante. Tout comme le «slow food », les slow media n’ont rien à voir avec la consommation rapide, ils sont du côté du choix réfléchi des ingrédients et de la préparation concentrée. Les slow media sont accueillants et chaleureux. Ils partagent volontiers.

1 – Les slow media contribuent à la pérennité.

La pérennité est liée aux matières premières, aux processus et aux conditions de travail, qui sont les fondements de la production médiatique. L’exploitation et le sous-paiement comme la commercialisation sans condition des données privées des usages ne pourra donner lieu à des media pérennes. Le terme renvoie en même temps à la consommation pérenne des slow media.

2 – Les slow media promeuvent le monotasking.

Les slow media ne peuvent être consommés de manière distraite, ils provoquent au contraire la concentration de l’usager. Tout comme pour la production d’un bon repas, qui demande une pleine attention de tous les sens par le cuisinier et ses invités, les slow media ne peuvent se consommer avec plaisir que dans la concentration

3 – Les slow media visent le perfectionnement.

Les slow media ne se présentent pas comme des choses vraiment nouvelles sur le marché. Ils accordent davantage d’importance à l’amélioration continue d’interfaces fiables et robustes, accessibles et parfaitement conçues pour les habitudes de consultation de leurs usagers.

4 – Les slow media rendent la qualité palpable.

Les slow media se mesurent en production, en attrait et en contenu par rapport à des standards de qualité élevés et se distinguent de leurs homologues rapides et vite passés, que ce soit par une interface de qualité supérieure ou par un design esthétique inspirant.

5 – Les slow media encouragent les prosommateurs – les personnes qui déterminent activement ce qu’ils veulent produire et consommer, et comment.

Dans les slow media, le prosommateur actif s’inspire de son usage des media pour développer de nouvelles idées et agir en conséquence, plutôt que d’être un consommateur passif. Cela s’illustre par exemple par les annotations en marge dans un livre ou par les discussions animées entre amis à propos d’un disque. Les slow media inspirent, impactent les pensées et actions de leurs usagers de manière continue et cet impact est encore perceptible plusieurs années plus tard.

6 – Les slow media sont discursifs et alimentent des conversations.

Ils cherchent interlocuteur avec qui entrer en contact. Le choix du medium cible est donc secondaire. L’écoute est aussi importante que le discours dans les slow media. Aussi, slow signifie ici : être attentif et abordable, être capable d’observer et de questionner sa propre position sous un angle différent.

7 – Les slow media sont des médias sociaux

Des communautés actives ou des tribus se constituent autour des slow media. Cela peut être par exemple un auteur échangeant ses pensées avec ses lecteurs ou une communauté interprétant les œuvres tardives d’un musicien. Ainsi, les slow media contribuent à la propagation de la diversité et respectent les cultures et les particularismes locaux.

8 – Les slows media respectent leurs usagers

Les slows media abordent leurs usagers d’une manière et consciente amicale et ont une bonne idée de la complexité ou de l’ironie que portent leurs usagers. Les slow media ne considèrent pas leurs usagers de haut ni ne les approchent d’une manière dominatrice.

9 – Les slow media se diffusent par la recommandation

Le succès des slow media n’est pas fondé sur une pression publicitaire envahissante sur tous les canaux mais sur la recommandation par des amis, des collègues ou membres de la famille. Une personne qui achète cinq fois un livre et qui le distribue à ses meilleurs amis est un bon exemple de ce principe.

10 – Les slow media sont intemporels

Les slow media ont une longue durée de vie et paraissent encore frais après des années voire des décennies. Ils ne perdent pas leur qualité avec le temps, mais obtiennent au contraire une patine qui augmente leur valeur.

11 – Les slows media ont une aura

Les slow média diffusent leur propre aura. Ils génèrent la sensation que le média particulier appartient à ce moment précis de la vie de son utilisateur. Bien qu’ils soient produits industriellement ou soient partiellement bâtis sur des procédés industriels de production, ils donnent l’impression d’un caractère unique et d’être autocentrés.

12 – Les slow media sont progressistes, et non réactionnaires

Les slow media dépendent de leurs progrès technologique et du mode de vie de la société connectée. C’est en raison de l’accélération de différents domaines de la vie que les ilots de lenteur délibérée sont rendus possibles et essentiels pour la survie. Les slow media ne sont pas en contradiction avec la vitesse et la simultanéité de Twitter, des blogs ou des réseaux sociaux, mais ils sont une attitude et une façon d’en faire usage.

13 – Les slow media reposent sur la qualité, à la fois dans la production et dans la réception des contenus médiatiques

Des compétences intellectuelles comme la critique des sources, le classement et l’évaluation des sources d’information prennent de l’importance avec l’accès croissant à une information disponible en grande quantité.

14 – Les slow media cherchent la confiance et ont besoin de temps pour devenir crédible. Derrière les slow media il y a des femmes et des hommes. Et cela se ressent.

http://owni.fr/2010/02/19/le-manifeste-des-slow-media-traduction-fr/

Valence 26000 : Jardins partagés, une longueur d'avance


Les Jardins partagés de Valence reçoivent le prix France Terre de femmes - Oasis Rigaud.

A l'occasion de la Journée internationale des femmes, l'association Le Mat (membre du réseau des Jardins Partagés de Rhône-Alpes) a été récompensée pour le projet de développement des jardins de l'Oasis Rigaud à Valence le haut. Coup de projecteur sur le groupe d’habitants oeuvrant au développement de jardins urbains au bénéfice des habitants et de la biodiversité pour une meilleure qualité de vie dans un quartier urbain difficile.

Remise du Prix France – Terre de Femmes

à Meriem FRADJ Présidente de l’Association Le Mat Drôme

Un reportage associatif 2010 à l’Institut de France

Après la visite de l’Institut de France, de la fameuse Bibliothèque Mazarin et la présentation des cinq Académies (notamment la Française) qui siègent et travaillent dans ces lieux prestigieux, le groupe des lauréates du Prix Terre de Femmes de la Fondation Yves Rocher est entré à 11 heures dans la Grande salle des Séances pour la cérémonie solennelle de remise des prix.

Nous apprenons en cette journée où elles sont honorées qu’elles ne sont qu’à peine 10% les femmes qui participent à ces académies de personnalités, d’intellectuels, d’experts, où la cooptation est la voie principale d’intégration. Mais, Simone Veil devrait malgré tout prochainement entrer à l’Académie Française.

- La séance du 8 mars 2010 réunie à l’occasion du Centenaire de la Journée des Femmes était présidée par Gabriel De Broglie, Chancelier de l’Institut, Jacques Rocher, Président de la Fondation Yves Rocher, et Marianne Bastid-Bruguière, Académicienne et Présidente du jury du Prix Terre de Femmes. Ce prix international (plus de 600 projets présentés par des candidates représentantes de 15 pays) récompense l'engagement des femmes au travers de projets exemplaires en matière d'environnement et de solidarité.

- Hormis le Prix International qui culmine au dessus de l’ensemble des actions remarquables valorisées (projet transnational pour la sauvegarde du Mont-Blanc), le Prix France est celui le plus disputé avec une sélection très difficile du fait du grand nombre de dossiers déposés. A l’issue des travaux des jurys (représentants du personnel du groupe Yves Rocher et personnalités qualifiées), les 3 lauréates ont, cette année, fait l’unanimité par la qualité des projets et de l’engagement remarquable qu’elles montrent en faveur de l’environnement et de la solidarité dans leur territoire d’intervention. Le Prix France est décerné en fonction de la nationalité des candidates, mais le projet est délocalisable comme le montre la lauréate n°1 qui développe la culture de la spiruline et la formation des populations au Burkina-Faso, et la n°3 qui pilote au Mali la production de noix de karité et la plantation d’arbres originaires de l’Himalaya pour venir en aide aux villageois.

- Dans ce contexte, Meriem FRADJ est la seule lauréate à présenter une action réalisée sur le territoire français. Ce projet exemplaire a la particularité de se dérouler sur le temps long et d’associer les habitants d’un quartier défavorisé de Valence dans la Drôme pour l’amélioration de leur cadre de vie et de la qualité du lien social. Le coup de projecteur qui est mis cette année sur les activités du groupe d’habitants mené par sa présidente emblématique tient au défi du développement accéléré de jardins urbains au bénéfice des habitants et de la biodiversité pour une meilleure qualité de vie dans un quartier urbain difficile. Il s’agirait d’une opération de grignotage raisonné et progressif du béton avec l’implantation de jardins en pied d’immeubles, véritables espaces paysagers et vivriers partagés.

Engagée depuis 1999 dans la création de jardins urbains, l’association Le Mat, après l’ouverture d’un premier espace de 3.600 m² quatre ans plus tard, espère pouvoir proposer, d’ici à 2011, de nouveaux espaces de culture pour tous dans une dynamique d’ouverture aux habitants de Fontbarlettes et d’accès aux pratiques d’écologie humaine et urbaine.

Le Mat Drôme est une association constituée d'acteurs et d'habitants du quartier de Fontbarlettes à Valence engagés dans des actions de développement local impliquant la participation des habitants pour l'amélioration du cadre de vie dans un quartier urbain populaire.

Le MAT

04 Allée Sévérine

26400 Valence

Pour en savoir plus sur le Mat Valence, consultez leur blog

http://mat.valence.over-blog.org/

Mériam Tradj, GuseppePino,

Xavier Hubert : 04 75 56 11 34

mat.valence@gmail.com

Crest 26400 : L'Arrêt Public...vous invite


En juillet à l'Arrêt Public...

Emission publique à l'Arrêt Public
Radio Saint-Ferréol réalise une émission publique sur l'égalité homme-femme dans l'emploi.

Avec l'intervention de :
- la Couverture Vivante
- l'association AIDER
- le Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF 26)
- la Délégation Départementale aux Droits des Femmes et à l'Egalité

Retrouvez-nous à l'Arrêt Public, mardi 6 juillet à partir de 10h30 !
Atelier-échanges "Savoirs de femmes"
Un atelier-échanges "savoirs de femmes" aura lieu vendredi 9 juillet de 10h30 à 12h30 animé par Charlotte Bugeau.
Le premier thème est "l'amour maternel comme état d'esprit"
Projection-débat "Zeitgeist"
Dans le contexte d'une nouvelle crise financière internationale, projection-débat autour du deuxième documentaire de l'Américain Peter Joseph : "Zeitgeist : Addendum".
Rendez-vous jeudi 15 juillet à 19h.
Le premier chapitre explique le fonctionnement du système monétaire, et plus particulièrement la façon dont l’argent est créé.
Le second chapitre est une entrevue avec John Perkins, ancien assassin économique, qui informe sur les moyens par lesquels les Etats-Unis étendent leur empire.
Le dernier chapitre est une introduction au Projet Venus, une économie basée sur les ressources et non sur une monnaie. A la fin du chapitre, l'auteur explique ce qui peut être fait dès maintenant pour arrêter de soutenir le système actuel.
Durée : 123 minutes environ
www.zeitgeist-lefilm.com
English Tea
Want to chat with us ? We meet each Thursdays at 6 pm.
More info on our website - Contact : the.arretpublic@gmail.com

Envie de faire des choses à l'Arrêt Public ?
Comment ?! Pas assez d'activités ce mois-ci ?!
Alors que vous avez plein d'idées et d'envies ? Vos suggestions/participation pour le mois prochain sont les bienvenues !
Contact : arret.public@free.fr


Près de chez nous...

Marche contre la pauvreté

mercredi 30 juin
Rendez-vous au Conseil Général de la Drôme à Valence à
9h30 : Place du Champ de mars à Valence, Parc Jouvet pour un pique-nique ;
14h : Marche
Bourg-lès-Valence
18h : Débat au centre social du Plateau, place de l'Allet à Bourg les Valence
jeudi 1er juillet
9h30 : départ de la mairie Pont d'Isère
rives du Rhône et pique-nique
16h : entrée de Tain l'Hermitage
Tournon (débat au centre social de Tournon a 18h)
Contacts : Jérôme Bar, 06 76 72 97 50, fede1.cs26@gmail.com (Drôme)
Vanessa Jaume, 06 46 05 17 45, facs.vanessa_jaume@orange.fr (Ardèche)

www.contrelapauvrete.fr
Fête de la moisson aux Amanins

Un temps fort de l'activité agro-écologique essentielle: la récolte du blé nourricier.
Venez le partager dans le jeu du faire ensemble aux Amanins : le 3 juillet prochain de 14h30 à 23h.
Plus d'infos : affiche / article
Festival l'Oasis à Dieulefit
Au festival l'Oasis de la Bizz'art Nomade les 9, 10, 11 juillet à Dieulefit, la Bizz'art et la CEN vont se rejoindre.
La culture itinérante et l'éducation populaire ensemble pour une émancipation collective...
www.bizzartnomade.fr

4ème rencontre d'été 2010 d'Unipaz
Unipaz propose du 31 juillet au 6 août une semaine de partage et de vie en commun sur les contreforts du Vercors, dans un lieu calme et propice à la créativité, pour explorer avec le corps, le cœur et l’esprit des pratiques épanouissantes et s’ouvrir à la vie, à la beauté et aux autres.
Participants et organisateurs prépareront ensemble les repas bio végétariens en autogestion.
www.unipazfrance.blogspot.com

Petites annonces locales

Comme vous l'avez peut-être constaté, des tableaux sont apparus ces dernières semaines sur les murs du café, voici quelques infos/idées/petites annonces que vous avez partagées et que nous relayons ici :

Qui pourrait/voudrait donner des cours de bricolage ? On serait déjà plusieurs intéressées pour faire aussi des répérations. Muriel

Quid d'un espace enfant à l'Arrêt Public ? On pourrait aménager un petit coin avec tapis, coussins...

L'arrêt Public recherche un petit échafaudage léger en vue de la réfection de sa façade... des connaissances qui pourraient nous en prêter un ? (arret.public@free.fr)

Propose de transmettre la gestion des nouveaux outils de com' de l'Arrêt Public (site, lettre d'infos, etc.) à toute personne intéressée et qui se débrouille en informatique. Mehdi (webmestre.arretpublic@gmail.com)

Cherche maison à vendre avec jardin, aux environs de Crest. Nhan N'Guyen (06 79 58 35 01)

Donne graines de kéfir à qui veut ! Cécile & Mehdi (cecile.mehdi@gmail.com)

Couple cherche maison à louer à partir de début juillet dans la région de Crest-Die pour habitat et création d'un atelier céramique. Florent Béal & Cécile Tardy (09 51 07 04 42 / 06 19 40 92 51)

Cherche petite maison à louer (type F1-F2) située près du secteur Crest-Cobonne-Saillans, avec un espace pour faire un potager. J'apprécie si la maison est isolée, mais ce n'est pas une nécessité. Je m'appelle Coline, je suis une jeune femme respectueuse du voisinage, de l'environnement. Pour me contacter, appelez-moi au 06 84 03 50

Propose d'aposer sur les murs extérieurs de l'Arrêt Public, un grand panneau d'expression libre sur une thématique à l'image de ce qui s'est fait à la gare Perrache à Lyon. Suggestion thème n°1 : la Culpabilité. Charlotte

A bientôt !

Le collectif

L'Arrêt Public - Café citoyen
ouvert tous les samedis de 9h à 13h
1 rue de la République 26400 CREST
arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic

mardi 29 juin 2010

Vercheny 26340 : Emploi

La Fondation Ardouvin recherche un animateur F/H jeunesse et vie locale - Die (26)

La Fondation Robert ARDOUVIN recherche un animateur jeunesse et vie locale en zone F/H. CDI à temps plein situé à Vercheny, à 17 km de Die (Drôme. Poste à pourvoir dès septembre 2010. Candidature jusqu'au 20 juillet 2010.

Employeur : fondation RUP habilitée Justice et Aide sociale à l’enfance et gérant un village d’enfants dans la Drôme.

Mission : dans une démarche la plus participative possible avec les acteurs du village d’enfants (enfants, ados, adultes) et en lien avec les acteurs locaux (population, associations, communes, écoles), il (elle) conçoit, anime, encourage, accompagne et coordonne :

-1) prioritairement en direction de la jeunesse : des actions culturelles, sportives, de loisirs et de découverte du monde du travail,

-2) des actions de développement durable (relations intergénérations, protection de l’environnement, économie solidaire…).

Et en particulier, il(elle) travaille :

- à impliquer les adolescents du village dans une démarche de projet ;

- à créer un réseau vivant d’acteurs locaux poursuivant les mêmes objectifs que la Fondation.

Profil : diplôme DEFA (ou équivalent) + expérience de 3 ans dans l’animation socio-éducative. Disponibilité, créativité, capacité à mobiliser et à encadrer un groupe. Intérêt pour le domaine culturel, la protection de l’environnement, le développement local et le travail en réseau.

Conditions : CDI temps complet. Travail des week-ends et les vacances scolaires. Poste à pourvoir dès septembre. Rémunération selon expérience (minimum 1795 euros bruts).

Envoyer lettre + CV à

M. le Directeur – Fondation Robert ARDOUVIN

26340 Vercheny.

Die 26150 : Formation sur de " l' abeille"


Réunion sanitaire pour les apiculteurs du 19 juin 2010 à Die

Conférence sur le thème "maladies" et "démarches en cas d'intoxication" au CFPPA de Die .

Monsieur Liennard, formateur au CFPPA, nous a accueilli autour de une heure et demi. Le mobilier était déjà bien en place, quelques rayons de soleil éclairaient la grande salle. Cécile Lanio, apicultrice à Die qui a mis à disposition une ruche pour la démonstration du transvasement en cas de L.A. était déjà sur place. Monsieur Pierre David Gras, vétérinaire conseil du GDSA est arrivé tout équipé avec le matériel informatique nécessaire ainsi que sa suppléante, Madame Hélène Chamoux, vétérinaire à Die.

La salle se remplissait rapidement et on cherchait des chaises supplémentaires, déjà prêtes juste à coté. Un peu plus de 40 apicultrices et apiculteurs écoutaient attentivement les deux intervenants. Ils abordaient la varroase, la Loque américaine, la Loque européenne et ils parlaient également d'intoxications. L'assistance posait des questions qui laissaient souvent deviner des craintes, des déceptions d'espoirs aussi. Elles concernaient les méthodes alternatives de traitement contre varroa, la race d'abeilles à privilégier, les effets de la transhumance ........

Les discussions continuaient tout le long du verre de l'amitié, offert par le GDSA, on rencontrait des personnes qu'on avait peut-être perdu de vu ou on faisait de nouvelles connaissances.

Une douzaine de personnes se rendait ensuite - en co-voiturage bien entendu - à l'emplacement de la ruche à transvaser. Un coin magnifique, des pâtures avec des chevaux, un poulain, des petits vignobles, des allées bordées de chênes centenaires, des bosquets. Situé au dessus de Die avec une vue imprenable sur le Justin en face, la vallée de la Drôme avec ses montagnes et en amont le Vercors, le Glandasse. De là haut on ne voit pas la ville de Die et pourtant elle est à quelques minutes à pied.

Exemple de la Loque américaine : des découvertes pour protéger les abeilles au Rocher de Cécile Lanio.

Cette maladie, appelée aussi pourriture du couvain ou loque puante, est l'une des épizooties les plus dangereuses pour les abeilles, car elle peut rapidement anéantir le couvain tout entier. Elle est provoquée par des bactéries qui dévorent les larves d'abeilles de l'intérieur jusqu'à ne laisser qu'un résidu gluant.

Les chercheurs ont pu montrer que la bactérie Paenibacillus larvae, agent de la loque américaine, colonise dans un premier temps l'intestin de la larve d'abeille et vit de la nourriture que cette dernière mange. C'est seulement lorsque l'intestin de la larve est tellement rempli de bactéries qu'il en est prêt à éclater que celles-ci perforent la paroi intestinale et parviennent ainsi dans les tissus voisins. Cette découverte a été effectuée grâce à la méthode d'hybridation fluorescente in situ (FISH).

Jusqu'ici, les scientifiques considéraient que le bacille devait franchir le plus rapidement possible la muqueuse intestinale, partant de l'hypothèse qu'il ne pouvait se reproduire que dans les tissus de la larve. Ils pensaient aussi que les bactéries ne se nourrissaient que des tissus de la larve, or elles sont aussi capables de se nourrir de sucres. Il est ainsi maintenant prouvé que le bacille est également capable de se nourrir et de se multiplier dans l'intestin de la larve.

Chaque année, cette maladie, dont l'apparition doit être obligatoirement déclarée, provoque chez les apiculteurs du monde entier des pertes très importantes. La seule possibilité actuelle de lutte contre cette épizootie est la destruction totale des couvains et colonies infectés. Une zone de sécurité d'un rayon de 3 km, interdite d'accès, est alors généralement mise en place autour de la ruche touchée. La maladie est d'autant plus difficile à éradiquer que les bactéries peuvent survivre sous forme de spores pendant des dizaines d'années.

Les résultats obtenus à Berlin et Hohen Neuendorf font figure de percée en pathologie des abeilles et pourraient constituer un premier pas vers un traitement efficace de la maladie. Une piste serait notamment le contrôle du miel avec lequel sont nourries les larves, afin d'y détecter d'éventuelles spores. Une autre approche consisterait à nourrir les larves avec des miels dont la composition (en fleurs) est défavorable au développement bactérien.

L'équipe était dirigée par le Dr. Elke Genersch, chercheuse à l'Institut d'étude sur les abeilles et enseignante au département de médecine vétérinaire de la FUB, le Prof. Lothar Wieler et le Dr. Marcel Nordhoff, travaillant tous deux à l'Institut de microbiologie et d'épidémiologie animale du département de médecine vétérinaire de la FUB.

Apis

Les abeilles n'étaient probablement pas trop contentes qu'on les a mis dehors par un temps aussi frais. Les abeilles avaient quand-même pris possession de leur nouvelle ruche, repéré le sirop offert par leur apicultrice. Il était 19 h quand nous sommes descendus.

Merci à toutes et à tous d'avoir participé, d'avoir assisté à cette réunion dans notre Haut-Diois un peu reculé.

Avec les commentaires de Rodolphe Strohmaier du GDSA et Cécile Lanio , apicultrice à Die .

GDSAD - PH 06601

Tel : 04 75 43 51 68

r.strohmaier@wanadoo.fr

Groupement de Défense Sanitaire Apicole Drômois

Groupement de défense sanitaire apicole drômois

5, Les Jardins du Barral

26160 PUYGIRON


Cécile LANIO

Les amis des abeilles

Ecologie au Quotidien de Die

Pluviane

26150 Die

argutie29@aol.com

tél : 06 03 41 68 09


Déplacement : Les Alternatives en Rhône-Alpes (I)


Les Alternatives en matière de déplacements.

Quelles solutions alternatives au "tout autoroute" ? Quelles réponses aux besoins logistiques des entreprises ? Quelles politiques harmonieuses de déplacement dans les bassins de vie ? Comment protéger le patrimoine naturel de notre région ? Conscient de l'importance de ces questions, le Conseil régional a fait de sa politique de transport un enjeu majeur.
Le report de la circulation vers des modes de déplacement moins polluants comme le transport ferroviaire, fluvial et la promotion des modes doux comme le vélo participent à une politique des transports qui se veut efficace pour la protection de l'environnement. Avec un objectif : construire durablement une écorégion.

Vélo à bord

Bon à savoir. Votre vélo est considéré comme un bagage... Vous en êtes donc responsable tout au long du trajet.
Il est conseillé d´arriver en avance avant le départ de votre TER pour charger votre vélo. Pensez aussi à préparer votre descente pour faciliter celle des autres passagers.
TER et mon vélo, comment ça marche ?
Vous avez envie de prendre le train accompagné de votre vélo ?
Le transport des vélos en "bagage à main" est autorisé et gratuit dans tous les trains TER de la région Rhône-Alpes, dans la limite des places disponibles.
La fréquentation des TER augment actuellement à hauteur de 10% par an environ ; La SNCF et la Région Rhône-Alpes travaillent à augmenter la capacité des trains, grâce notamment à un rythme important d'acquisition de matériel neuf, financé par la Région.
Malgré cet effort, il ne sera pas toujours possible de répondre à la demande de tous les cyclistes, compte tenu du fait qu'une place aménagée pour un vélo nécessite la même surface que 2,5 places assises en moyenne.
Votre vélo sera donc accepté selon la place disponible dans le train concerné. Aux heures de pointe et sur certaines lignes, le nombre important de voyageurs peut contraindre le contrôleur à limiter l'accès des vélos.
Pour augmenter vos possibilités de voyager avec votre vélo, nous vous conseillons de choisir les trains les moins chargés.

Livraison de vélo

Peut-on s’occuper de mon vélo ?
Pour vous permettre de voyager léger, la SNCF a mis en place le Service Bagages à Domicile. Tout comme vos bagages, votre vélo est pris en charge de votre lieu de départ à votre lieu d’arrivée.
Le Service Bagages à Domicile propose deux formules selon vos besoins :
- de porte à porte pour 49 €*
- d’une agence Sernam à une autre pour 39 €*

Pour en profiter, appelez au 36 35 (0,34 € TTC/min) et dites « Bagages » ou tapez 45.
Tarifs valables au 1er janvier 2007

Les consignes individuelles

La consigne individuelle à vélo est un matériel de stationnement construit sur-mesure pour la Région Rhône-Alpes et la SNCF et co-financé par l'Union Européenne. Un soin particulier a été apporté à sa conception à laquelle les associations d'usagers du vélo ont d'ailleurs été associées.

Chaque consigne dispose de 4 places de stationnement. En fonction des sites, le nombre de places disponibles peut varier de 4 à 16 places. Le dimensionnement de l'espace de stationnement d'un box permet de loger deux vélos côte à côte et tout a été mis en œuvre pour sécuriser cet espace afin de limiter le risque de vol.
Son fonctionnement
Cet espace de stationnement est en libre accès.
Il est possible de sécuriser son vélo à l’intérieur grâce à la barre de soutien latérale et également depuis l’extérieur grâce à un antivol « en U » dont chaque utilisateur est invité à se munir avant d’utiliser la consigne.
L´utilisation
En arrivant l’utilisateur doit :
- stationner son vélo dans l’un des box
- refermer et verrouiller la porte à l'aide de son antivol personnel. Pour davantage de sécurité il est recommandé d’utiliser un antivol de type « U » sur l’emplacement prévu à cet effet sur le haut des portes des consignes.
En partant l’utilisateur doit :
- retirer et récupérer son antivol personnel
- refermer la porte de la consigne battante
- laisser la consigne propre et libre de toute occupation et non cadenassée. La SNCF se réserve le droit de faire ouvrir toute consigne vide qui serait cadenassée.
L'usage de la consigne individuelle est exclusivement réservée au stationnement des vélos (les deux-roues motorisés sont interdits) des clients du TER Rhône-Alpes. La SNCF décline toute responsabilité en cas de perte, vol et dégradation.

Les consignes collectives

La consigne collective à vélo est un matériel de stationnement construit sur-mesure pour la Région Rhône-Alpes et la SNCF et co-financé par l'Union Européenne. Un soin particulier a été apporté à sa conception à laquelle les associations d'usagers du vélo ont d'ailleurs été associées.


La consigne collective est un local fermé et abrité de 45m² où sont aménagées de 48 à 72 places de stationnement (cette capacité est modulable grâce à des extensions). Afin de sécuriser cet espace et les vélos qui y sont stationnés, la porte ne s'ouvre que pour les personnes inscrites au service.

La conception de la consigne et le choix des matériaux ont été travaillés en cohérence avec les problématiques de développement durable.
Les éléments d'habillage sont en métal galvanisé et en pin Douglas, produits dans la région, le toit en couverture transparente permet de bénéficier d'un puit de lumière naturelle et l'éclairage est complété par des diodes à faible consommation de type LED.
Son fonctionnement
Le service TER + Vélo propose aux clients du TER en possession d'une carte OùRA! de s'inscrire pour réserver une place de stationnement dans la consigne collective.
La carte OùRA! est disponible gratuitement dans les espaces OùRA! de Lyon Part Dieu, de Lyon Perrache et de Grenoble et sur demande écrite (formulaires disponibles dans les gares, sur le site internet : http://www.tersncf.com/Regions/rhone_alpes/Fr/Transverses/FAQ/Default.aspx
Le client choisit une consigne collective de son choix et dispose d'une place de stationnement dans cette consigne pendant une durée donnée (un mois ou une année). Si le client souhaite disposer de plusieurs places dans une même consigne ou dans des consignes différentes, il devra alors s'acquitter autant de fois de son abonnement que de places de stationnement désirées.
Deux formules d´abonnement sont proposées aux clients :
- L´abonnement mensuel à 5€
- L´abonnement annuel à 35€
L´utilisation
L´utilisation des consignes collectives c´est :
- Respecter les autres usagers.
- Laisser propre l'espace commun.
- Ne pas encombrer l'entrée et l'allée centrale
- Ne pas laisser des objets qui pourraient gêner le bon fonctionnement du matériel de stationnement.
- Ne stationner que des vélos.
- Ne pas laisser de sacs ou de colis qui pourraient être considérés comme suspects.
La SNCF décline toute responsabilité en cas de vol et de dégradation.
- Penser à accrocher votre vélo à l’aide d’un antivol ou de tout autre moyen de sécurisation (en « U », chaîne, etc.)
- Penser à remettre le niveau supérieur du rack en place après son utilisation.
- Veiller à ce que la porte de la consigne soit toujours refermée.

Bas du formulaire

Direction des Transports et des technologies de l'information et de la communication.

Missions

Pilotage et financement du réseau TER Rhône-Alpes (horaires, matériel, gares, tarification, billettique....),
développement des solutions alternatives à l'usage de la voiture,
soutien aux grands projets d'infrastructures (Lyon-Turin, CFAL, LGV Rhin-Rhône), développement de l'accès du plus grand nombre au bon débit pour internet (SIDERHAL 2010, réseau Amplivia, soutient aux projets territoriaux....).

http://www.rhonealpes.fr/20-transports-rhone-alpes.htm

Directeur : Pierre Ravier
Tél. 04 72 59 42 77

Service études et projets
Responsable : Didier Biau

Service organisation et relations extérieures
Responsable : Michel Gourdol

Service technologies de l'information et de la communication
Responsable : Isabelle Verzier

- BP 19 - 78 route de Paris
69751 Charbonnières-les-Bains (69)
Cedex

RRA - Région Rhône-Alpes
78 route de Paris Charbonnières-les-Bains
Tél. 04 72 59 40 00

Budget de l'Agence Régionale de la Santé..

Le Budget de L’Agence Régional de la Santé Rhône-Alpes
JORF n°0077 du 1 avril 2010 page 6380
texte n° 60
ARRETE : Arrêté du 31 mars 2010 portant fixation du budget primitif du premier exercice de l'agence régionale de santé de Rhône-Alpes
NOR: SASG1008698A
Le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique et la ministre de la santé et des sports,
Vu la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, notamment son article 130 ;
Vu la loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009 de financement de la sécurité sociale pour 2010, notamment son article 59 ;
Vu la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010,
Arrêtent :
Article 1 En savoir plus sur cet article...
- Le budget primitif de l'agence régionale de santé de Rhône-Alpes est arrêté en recettes à 48 646 794 € et en dépenses à 58 469 343 € conformément au tableau joint en annexe au présent arrêté. Il est équilibré par un prélèvement de 9 822 549 € sur le fonds de roulement.
Article 2 En savoir plus sur cet article...
- Le plafond d'emplois autorisés de l'agence régionale de santé de Rhône-Alpes est fixé à 725,50 emplois en équivalents temps plein.
Article 3 En savoir plus sur cet article...
- Le directeur de la sécurité sociale et le directeur des affaires financières, juridiques et des services sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Annexe
A N N E X E
BUDGET PRIMITIF 2010 DE L'AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ DE RHÔNE-ALPES
Fait à Paris, le 31 mars 2010.
Personnel
34 076 090
Subvention de l'Etat
41 587 236
Fonctionnement
5 458 508
Contributions de l'assurance maladie
7 059 558
Intervention
18 572 227
Autres ressources
Dont politiques territoriales de santé
9 363 791
Dont formation médicale des internes
9 208 436
Investissement
362 518
TOTAL DES DEPENSES
58 469 343
TOTAL DES RECETTES
48 646 794
Apport au fonds de roulement
0
Prélèvement sur le fonds de roulement (*)
9 822 549
TOTAL EQUILIBRE DU BUDGET
58 469 343
TOTAL EQUILIBRE DU BUDGET
58 469 343
(*) Fonds de roulement issu de la dissolution à la date de création des ARS des agences régionales de l'hospitalisation et des groupements régionaux de santé publique.
La ministre de la santé et des sports,
Roselyne Bachelot-Narquin
Le ministre du travail, de la solidarité
et de la fonction publique,
Eric Woerth

lundi 28 juin 2010

Faciliter les Elevages industiels...en douce


Porcheries industrielles : un amendement déplorable voté en catimini par les députés.

L'adoption par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, de l'amendement de plusieurs députés bretons, visant à relever le seuil d'autorisation pour les porcheries de 450 à 2000 places (!) est une véritable déclaration de guerre à la politique environnementale. Il a été voté hier soir mercredi 16 juin, en catimini, à l’occasion de l’examen du projet de loi sur la modernisation agricole.
Le prétexte d’une harmonisation européenne ne tient pas : aucune disposition européenne n’impose à la France de relever ce seuil. Par contre, comme chacun sait, la France a déjà été condamnée (captages eau potable) et se trouve toujours sous la menace de nouvelles condamnations européennes (directive nitrates), faute d’avoir suffisamment restauré la qualité de ses eaux. « Ce n’est pas cet amendement qui va nous y aider » a indiqué Jo HERVE, le Président d’Eau & Rivières de Bretagne.
Pour tous les projets de créations ou d'extensions jusqu’à 2000 places de cochons, (soit 5000 porcs produits par an), ce relèvement aurait comme conséquence immédiate :

de les dispenser de la réalisation d'une étude d'impact sur l'environnement ; de supprimer toute enquête publique et tout avis des conseils municipaux concernés ; d'éviter l'examen des projets par les conseils départementaux de l'environnement, des risques sanitaires et technologiques.

S’il devait être confirmé en séance plénière par l‘Assemblée Nationale, cet amendement conduirait à priver l’Etat de toute capacité à réguler la pression polluante, puisque les préfets ne peuvent juridiquement s'opposer à la simple déclaration à laquelle seraient soumises les porcheries industrielles.
L’Etat vient d'engager un plan de lutte contre les marées vertes en Bretagne qui va mobiliser 120 millions d'euros ; il est toujours sous la menace d’importantes sanctions financières dans le cadre du contentieux européen sur les nitrates. Le vote de cet amendement aberrant rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates et ces marées vertes. Il va aggraver un peu plus le fossé entre la société et le monde agricole.
Eau & Rivières saisit ce jour les parlementaires bretons pour leur demander de revenir sur cet amendement déplorable à l'occasion de l'examen en séance plénière prévu le 30 juin prochain. En lien avec France Nature Environnement, l’association alerte le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, pour qu’il fasse revenir la majorité parlementaire à la raison.
Dans l'attente de l’examen du texte en séance plénière, Eau & Rivières de Bretagne suspend immédiatement toute participation aux instances environnementales consultatives auxquelles elle est associée.

L'association Eau & Rivières de Bretagne

Où nous contacter ?

Au siège régional de l'association
Venelle de la Caserne - 22200 GUINGAMP
Tél./Fax : 02.96.21.38.77
courriel : erb(arobase)eau-et-rivieres.asso.fr

A notre Centre Régional d'Initiation à la Rivière
22810 BELLE-ISLE EN TERRE
Tél. : 02.96.43.08.39 - Fax : 02.96.43.07.29
courriel : crir(arobase)eau-et-rivieres.asso.fr
Site internet: http://educatif.eau-et-rivieres.asso.fr

Eau & Rivières est une association loi 1901, créée en 1969 par des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce magnifique poisson des rivières bretonnes. Elle s'appelait alors « Association Pour la Protection du Saumon en Bretagne » (A.P.P.S.B.).

Devenue par la suite « Eau & Rivières de Bretagne », l'association a élargi son action et sa réflexion à l'ensemble des problèmes de gestion et de protection de l'eau et des milieux naturels de la source à la mer.
L'association est agréée par l'État:
- au titre de la protection de la nature (art. L. 141-1 du code de l'environnement) par un arrêté du ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement du 17 février 1998;
- au titre de la défense et de l'information des consommateurs (art. L. 411-1 du code de la consommation) par un arrêté du préfet des Côtes d'Armor du 16 novembre 2007;

- au titre de l'éducation nationale (décret 92-1200 du 6 novembre 1992) par une décision du Recteur de l'Académie de Rennes du 17 décembre 2007;
- au titre de l'éducation populaire (décret 2002-571 du 22 avril 2002) par un arrêté de la Directrice Départementale de la Jeunesse et des Sports des Côtes d'Armor du 29 octobre 2007.
Elle est membre de la fédération nationale (« France Nature Environnement ») et européenne (« Bureau Européen de l’Environnement ») des associations de protection de la nature.

Libre de toute appartenance politique, syndicale, professionnelle et confessionnelle, Eau & Rivières de Bretagne oeuvre en toute indépendance et de manière désintéressée dans les quatre départements bretons, la Manche et la Loire-Atlantique, aidée d'une équipe d'une quinzaine de permanents et d'une bonne centaine de militants. L’association s'appuie également sur un réseau d'adhérents fort de plus d'un millier de personnes, et rassemble une petite centaine d'associations locales réparties dans le grand ouest.

Ruisseaux pharmaceutiques
D’après plusieurs études scientifiques internationales convergentes (le Monde du 3/02/09), nos ruisseaux seraient devenus de vraies pharmacies à ciel ouvert. La France, en quatrième pays consommateurs de médicaments, est bien placée pour délivrer sans ordonnance dans ses rivières antibiotiques, anticancéreux, analgésiques, antidépresseurs, anti-inflammatoires et hormones de toutes sortes. Enfin une solution à la pénurie de médecins en milieu rural : suffit d’aller faire trempette à la rivière.

Apis

Débat : André Gorz et la sortie du capitalisme...


Le travail dans la sortie du capitalisme. "La sortie du capitalisme a déjà commencé"

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

[1] L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur - sa productivité - doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.
Les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les 500 firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent.
La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La "valeur" de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le "good will", c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futurs et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des somm
es croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.
La capitalisation des anticipations de profit et de croissance entretien l’endettement croissant, alimente l’économie en liquidités dues au recyclage bancaire de plus-value fictives, et permet aux États-Unis une "croissance économique" qui, fondée sur l’endettement intérieur et extérieu
r, est de loin le moteur principal de la croissance mondiale (y compris de la croissance chinoise). L’économie réelle devient un appendice des bulles spéculatives entretenues par l’industrie financière. Jusqu’au moment, inévitable, où les bulles éclatent, entraînent les banques dans des faillites en chaîne, menaçant le système mondial de crédit d’effondrement, l’économie réelle d’une dépression sévère et prolongée (la dépression japonaise dure depuis bientôt quinze ans) .
On a beau accuser le spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière (en particulier des hedge funds), la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. La "restructuration écologique" ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans
rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis 150 ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur 3 ou 4 d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85% jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°, les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables.
La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un
autre style de vie, une autre civilisation, d’autres rapports sociaux. En leur absence, l’effondrement ne pourrait être évité qu’à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d’une économie de guerre. La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer.

La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les massacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation.
Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire "changement de mentalité", mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour "irréaliste", comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable. En réalité une foul
e d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

[2] Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d’abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s’est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l’offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins. C’est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.

Dans un premier temps, l’informatisation a eu pour but de réduire les coûts de production. Pour éviter que cette réduction des coûts entraîne une baisse correspondante du prix des marchandises, il fallait, dans toute la mesure du possible, soustraire celles-ci aux lois du marché. Cette soustraction consiste à conférer aux marchandises des qualités incomparables grâce auxquelles elles paraissent sans équivalent et cessent par conséquent d’apparaître comme de simples marchandises.
La valeur commerciale (le prix) des produits devait donc dépendre davantage de leurs qualités immatérielles non mesurables que de leur utilité (valeur d’usage) substantielle. Ces
qualités immatérielles - le style, la nouveauté le prestige de la marque, le rareté ou "exclusivité" - devaient conférer aux produits un statut comparable à celui des oeuvres d’art : celles-ci ont une valeur intrinsèque, il n’existe aucun étalon permettant d’établir entre elles un rapport d’équivalence ou "juste prix". Ce ne sont donc pas de vraies marchandises. Leur prix dépend de leur rareté, de la réputation du créateur, du désir de l’acheteur éventuel. Les qualités immatérielles incomparables procurent à la firme productrice l’équivalent d’un monopole et la possibilité de s’assurer une rente de nouveauté, de rareté, d’exclusivité. Cette rente masque, compense et souvent surcompense la diminution de la valeur au sens économique que la baisse des coûts de production entraîne pour les produits en tant que marchandises par essence échangeable entre elles selon leur rapport d’équivalence. Du point de vue économique, l’innovation ne crée donc pas de valeur ; elle est le moyen de créer de la rareté source de rente et d’obtenir un surprix au détriment des produits concurrents. La part de la rente dans le prix d’une marchandise peut être dix, vingt ou cinquante fois plus grand que son coût de revient, et cela ne vaut pas seulement pour les articles de luxe ; cela vaut aussi bien pour des articles d’usage courant comme les baskets, T-shirts, portables, disques, jeans etc.
Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse [1].
Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminent de la politique des firmes - plus important que le profit qui, lui, se heurte à le limite interne indiquée plus haut - la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que d
épend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la "personnalisation" des produits. L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux , à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une "culture de la consommation" qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la "socialisation antisociale".
Tout s’oppose dans ce système à l’autonomie des individus ; à leur capacité de réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs ; de se concerter sur la meilleure manière d’éliminer les gaspillages, d’économiser les ressources, d’élaborer ensemble, en tant que producteurs et consommateurs, une norme commune du suffisant - de ce que Jacques Delors appelait une "abondance frugale". De toute évidence, la rupture avec la tendance au "produire plus, consommer plus" et la redéfinition autonome d’un modèle de vie visant à faire plus et mieux avec moins, suppose la rupture avec une civilisation où on ne produit rien de ce qu’on consomme et ne consomme rien de ce qu’on produit ; où producteurs et consommateurs sont séparés et où chacun s’oppose à lui-même en tant qu’il est toujours l’un et l’autre à la foi
s ; où tous les besoins et tous les désirs sont rebattus sur le besoin de gagner de l’argent et le désir de gagner plus ; où la possibilité de l’autoproduction pour l’autoconsommation semble hors de portée et ridiculement archaïque - à tort.
Et pourtant : la "dictature sur les besoins" perd de sa force. L’emprise que les firmes exercent sur les consommateurs devient plus fragile en dépit de l’explosion des dépenses pour le marketing et la publicité. La tendance à l’autoproduction regagne du terrain en raison du poids croissant qu’ont les contenus immatériels dans la nature des marchandises. Le monopole de l’offre échappe petit à petit au capital.
Il n’était pas difficile de privatiser et de monopoliser des contenus immatériels aussi longtemps que connaissances, idées, concepts mis en oeuvre dans la production et dans la conception des marchandises étaient définis en fonction de machines et d’articles dans lesquels ils étaient incorporés en vue d’un usage précis. Machines et articles pouvaient être brevetés et la position de monopole protégée. La propriété privée de connaissances et de concepts était rendue possible par le fait qu’ils étaient inséparables des objets qui les matérialisaient. Ils étaient une composante du capital fixe.
Mais tout change quand les contenus immatériels ne sont plus inséparables des produits qui les contiennent ni même des personnes qui les détiennent ; quand ils accèdent a une existence indépendante de toute utilisation particulière et qu’ils sont susceptibles, traduits en logiciels, d’être reproduits en quantités illimitées pour un coût infime. Ils peuvent alors devenir un bien abondant qui, par sa disponibilité illimitée, perd toute valeur d’échange et tombe dans le domaine
public comme bien commun gratuit - à moins qu’on ne réussisse à l’en empêcher en en interdisant l’accès et l’usage illimités auxquels il se prête.
Le problème auquel se heurte "l’économie de la connaissance" provient du fait que la dimension immatérielle dont dépend le rentabilité des marchandises n’est pas, à l’âge de l’informatique, de la même nature que ces dernières : elle n’est la propriété privée ni des entreprises ni des collaborateurs de celles-ci ; elle n’est pas de par sa nature privatisable et ne peut par conséquent devenir une vraie marchandise. Elle peut seulement être déguisée en propriété privée et marchandise en réservant son usage exclusif par des artifices juridiques ou techniques (codes d’accès secrets). Ce déguisement ne change cependant rien à la réalité de bien commun du bien ainsi déguisé : il reste une non-marchandise non vendable dont l’accès et l’usage libres sont interdits parce qu’ils demeurent toujours possibles, parce que le guettent les "copies illicites", les "imitations", les usages interdits. Le soi-disant propriétaire lui-même ne peut les vendre c’est-à-dire en transférer la propriété privée à un autre, comme il le ferait pour une vraie marchandise ; il ne peut vendre qu’un droit d’accès ou d’usage "sous licence".
L’économie de la connaissance se donne ainsi pour base une richesse ayant vocation d’être un bien commun, et les brevets et copyrights censés le privatiser n’y changent rien ; l’aire de la gratuité s’étend irrésistiblement. L’informatique et internet minent le règne de la marchandise à sa base. Tout ce qui est traduisible en langage numérique et reproductible, communicable sans frais tend irrésistiblement à devenir un bien commun, voire un bien commun universel quand il est accessible à tous et utilisable par tous. N’importe qui peut reproduire avec son ordinateur des contenus immatériels comme le design, les plans de construction ou de montage, les formules et équations chimiques ; inventer ses propres styles et formes ; imprimer des textes, graver des disques, reproduire des tableaux. Plus de 200 millions de références sont actuellement accessibles sous licence "créative commons". Au Brésil, où l’industrie du disque commercialise 15 nouveaux CD par an, les jeunes des favelas en gravent 80 par semaine et les diffusent dans la rue. Les trois quarts des ordinateurs produits en 2004 étaient autoproduits dans les favelas avec les composants de matériels mis au rebut. Le gouvernement soutient les coopératives et groupements informels d’autoproduction pour l’auto approvisionnement.

Claudio Prado, qui dirige le département de la culture numérique au ministère de la Culture du Brésil, disait récemment : "L’emploi est une espèce en voie d’extinction... Nous comptons sauter cette phase merdique du 20è siècle pour passer directement du 19è au 21è siècle". L’autoproduction des ordinateurs par exemple a été officiellement soutenue : il s’agit de favoriser "l’appropriation des technologies par les usagers dans un but de transformation sociale". La prochaine étape sera logiquement l’autoproduction de moyens de production. J’y reviendrai encore.
Ce qui importe pour le moment, c’est que la principale force productive et la principale source de rentes tombent progressivement dans le domaine public et tendent vers la gratuité ; que la propriété privée des moyens de production et donc le monopole de l’offre deviennent progressivement impossibles ; que par conséquent l’emprise du capital sur la consommation se relâche et que celle-ci peut tendre à s’émanciper de l’offre marchande. Il s’agit là d’une rupture qui mine le capitalisme à sa base. La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" (libre, "free", est aussi l’équivalent anglais de "gratuit") a été Le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières - la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Cette sortie implique nécessairement que nous nous émanciperons de l’emprise qu’exerce le capital sur la consommation et de son monopole des moyens de production. Elle signifie l’unité rétablie du sujet de la production et du sujet de la consommation et donc l’autonomie retrouvée dans la définition de nos besoins et de leur mode de satisfaction. L’obstacle insurmontable que le capitalisme avait dressé sur cette voie était la nature même des moyens de production qu’il avait mis en place : ils constituait une mégamachine dont tous étaient les serviteurs et qui nous dictait les fins à poursuivre et la vie a mener. Cette période tire à sa fin. Les moyens d’autoproduction high-tech rendent la mégamachine industrielle virtuellement obsolète. Claudio Prado invoque "l ’appropriation des technologies" parce que la clé commune de toutes, l’informatique, est appropriable par tous. Parce que, comme le demandait Ivan Illich, "chacun peut [l’]utiliser sans difficulté aussi souvent ou aussi rarement qu’il le désire... sans que l’usage qu’il en fait empiète sur le liberté d’autrui d’en faire autant" ; et parce que cet usage (il s’agit de la définition illichienne des outils conviviaux) "stimule l’accomplissement personnel" et élargit l’autonomie de tous. La définition que Pekka Himanen donne de l’Ethique Hacker est très voisine : un mode de vie qui met au premier rang "les joies de l’amitié, de l’amour, de la libre coopération et de la créativité personnelle".
Les outils high-tech existants ou en cours de développement, généralement comparables à des périphériques d’ordinateur, pointent vers un avenir où pratiquement tout le nécessaire et le désirable pourra être produit dans des ateliers coopératifs ou communaux ; où les activités de production pourront être combinées avec l’apprentissage et l’enseignement, avec l’expérimentation et la recherche, avec la création de nouveaux goûts, parfums et matériaux, avec l’invention de nouvelles formes et techniques d’agriculture, de construction, de médecine etc. Les ateliers communaux d’autoproduction seront interconnectés à, l’échelle du globe, pourront échanger ou mettre en commun leurs expériences, inventions, idées, découvertes. Le travail sera producteur de culture, l’autoproduction un mode d’épanouissement.
Deux circonstances plaident en faveur de ce type de développement. La première est qu’il existe beaucoup plus de compétences, de talents et de créativité que l’économie capitaliste n’en peut utiliser. Cet excédent de ressources humaines ne peut devenir productif que dans une économie où la création de richesses n’est pas soumise aux critères de rentabilité. La seconde est que "l’emploi est une espèce en voie d’extinction".
Je ne dis pas que ces transformations radicales se réaliseront. Je dis seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. Les moyens en existent ainsi que les gens qui s’y emploient méthodiquement. Il est probable que ce seront des Sud-Américains ou des Sud-Africains qui, les premiers, recréeront dans les banlieues déshéritées des villes européennes les ateliers d’autoproduction de leur favela ou de leur township d’origine.

André Gorz