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jeudi 19 décembre 2013

Biovallée de la Drôme : mobilisation autour de la rénovation énergétique...

Biovallée reçoit le 1er prix pour la « mobilisation des professionnels » du bâtiment

Le palmarès 2013 des «Initiatives locales pour la rénovation énergétique» compte 10 lauréats sur la scène nationale. Biovallée reçoit le 1er prix thématique pour l’« Accompagnement et la mobilisation des professionnels ». Cette distinction récompense le programme DORÉMI Basse Energie (Dispositif Opérationnel de Rénovation Energétique des Maisons Individuelles).
Le prix a été remis, ce vendredi 13 décembre à Paris, par Mme Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement et M. Philippe Martin, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.
Soutenue par le Conseil Régional Rhône Alpes et ses partenaires, Biovallée renforce sa position de « territoire-école » sur la scène nationale en matière d’amélioration de l’habitat et d’économie d’énergie. Ses expérimentations ouvrent la perspective d’un déploiement sur d’autres territoires. A ce jour, ce sont près de 20 territoires français (régions, intercommunalités…) qui sont séduits par DORéMI, la dynamique professionnelle et économique qu’il génère ainsi que sa contribution à la réduction de la facture énergétique.
Le programme DORéMI, conçu avec l’Institut négaWatt, est un outil innovant de formations avec accompagnement sur chantier, mobilisant à la fois les artisans/entreprises du bâtiment et les particuliers. L’objectif est de constituer des groupements d’artisans aux compétences complémentaires, réunis autour d’un pilote qui coordonne toutes les étapes du projet de rénovation.
Ce dispositif produit une offre performante, lisible et simplifiée pour le consommateur autour d’un coût maîtrisé. Les consommations de chauffage sont alors divisées par 4 à 6 et les gaz à effets de serre diminués. Cette approche de rénovation globale Basse Energie favorise la prise de décision des propriétaires de maisons individuelles construites avant 1975 en :
  • déterminant la nature des travaux à effectuer
  • identifiant les professionnels formés qui seront mobilisés pour réaliser ces travaux
  • présentant une seule proposition chiffrée avec un plan de financement cohérent

Perspectives

Il s’agit de préparer la rénovation massive des maisons individuelles du territoire Biovallée. Près de 15000 maisons sont concernées par ce dispositif, représentant un gisement d’économies d’énergie estimé à 252 000 000 kWh.ep* par an (soit 13% de la consommation actuelle totale du territoire) pour un coût total de 5 à 600 millions d’€ d’ici 2020.
C’est un marché non délocalisable pour les entreprises avec 400 emplois à la clé, du confort pour les ménages et une revalorisation de leur bien immobilier. C’est également 35 à 42M€ de TVA pour l’Etat.
Contact : Laure CHARPENTIER : 04 75 25 97 23, lcharpentier@val-de-drome.com
Publié le 17/12/2013

mercredi 18 décembre 2013

La Vallée de la Drôme : exemplaire en Energies positives 2014-2020...

2014-2020, l’énergie comme fil rouge

Les conseils communautaires du Val-de-Drôme, du Pays de Saillans et du Crestois ont accueilli favorablement, à la quasi-unanimité, le projet politique de mettre l’énergie au coeur de l’action des collectivités de Biovallée dans les prochaines années.
Devenir territoire à énergie positive, c’est avant tout économiser sur notre facture d’énergie, revaloriser notre patrimoine bâti et le faire gagner en confort en l’isolant, créer des emplois et de la richesse économique en développant des filières non délocalisables (isolation, production d’énergie renouvelable), mobiliser notre épargne dans des projets de développement économiques rentables et pourvoyeurs de nouvelles ressources économiques et fiscales pour le territoire. C’est un vrai projet de développement pour le territoire et ses habitants ; et en plus, c’est bon pour la planète !

mardi 21 mai 2013

Die, Diois et Biovallée de la Drôme : Fêtes des Jardins ce 2 Juin 2013...




Rendez-vous aux Jardins 2013
La 4e édition de "Rendez-vous aux jardins" aura lieu le dimanche 02 juin 2013.
Rendez vous aux Jardins 2013

Fête des jardins, dimanche 2 juin 2013
Aux jardins familiaux de l'Aube
9h30 Ouverture de la fête des jardins
10h et 15h Visite générale des jardins animée par Silvère Lerouge, animateur des jardins familiaux, et Jean-Pierre Galle, de l'association Les Potagers rares suivie d'une visite libre avec rencontre des jardiniers
11h Atelier Compost:
RETOUR AU SOL : de l'assiette au jardin, le compostage facile
Animé par Olivier Canivet, de l'association Humic
12h Pique-nique partagé
Apportez un mets salé et un mets sucré et disposez-le sur la table commune.
Pensez à prendre vos assiettes, verres et couverts.
15h Présentation des Incroyables Comestibles par Claude Veyret de Ecologie au Quotidien.
16h Animation pour les enfants :
Jeu coopératif sur le jardin, pour enfants à partir de 7/8 ans.
Animée par Edwige Picard, de l'association Médiane
18h Apéro musical
Apéritif offert par la mairie de Die
Et toute la journée: Troc de graines et de plants, Marché aux plants,  Stand des associations, Expos…
Fête des jardins, dimanche 2 juin 2013
Les propriétaires et les usagers des jardins ‘privés’ et ‘partagés’ sont invités à organiser des animations spécifiques, et plus particulièrement des visites pédagogiques, des démonstrations de savoir-faire, des expositions, des jeux, des lectures de textes, des concerts, des ouvertures jusqu'au crépuscule le samedi soir, etc. Les usagers sont également incités à remettre aux visiteurs une fiche descriptive de leur jardin offrant des informations historiques, géographiques, architecturales, botaniques et paysagères.
Nous continuons cette année le partenariat avec les associations : MJC Nini Chaize d'Aoûste, Réseau Transition Diois Monnaie Locale, Les 5 Groupes Transition du Val de Drôme et Saillans, les Potagers Rares,  Jardins Familiaux de l'Aube, Ecologie au Quotidien,  Aire-Trampoline, Topin-en’bourg, Humic, les Incroyables Comestibles , Mediascitoyensdiois et des tas de privés, etc.…, que nous remercions sincèrement pour la qualité de leur travail et leurs  engagements en faveur des jardins.
En ouvrant votre jardin aux visiteurs, vous leur permettez de partager quelques moments de beauté et de contemplation, mais aussi des conseils de culture dans tous les sens du terme.
Nouveauté 2013
Il vous est proposé d'écrire un texte racontant l’histoire de la composition/réalisation de votre jardin. Il devra être adressé  à l’Association (REQ). L’ensemble des fiches sera consultable sur notre site. Vous pourrez aussi laisser ce document en consultation à vos visiteurs.
Journée  d’échange de pratiques
Sur le thème « Le jardin et ses Partageux », elle sera organisée en Biovallée de la Drome (les 103 communes) le dimanche 02 juin 2013 par ‘Ecologie au Quotidien’. Tous les organisateurs et les partenaires des Rendez-vous aux jardins sont invités à participer à cette journée. Les conclusions de cette rencontre pourront servir de support à des projets organisés à l'occasion des Rendez-vous aux jardins.
Dossier-programme de la journée : « De Jardin en Jardins » ; Que 1000  jardins s’épanouissent dans nos 103 communes de la Biovallée. Nous vous invitons à participer à la Fête des Jardins les 2 juin sur le territoire de la BioVallée. 
Pour ouvrir nos jardins, échanger, se connaître, partager nos recettes de jardinier et jardinière et pourquoi pas nos semences et plants...
Si vous voulez ouvrir votre jardin, il suffit d'installer un épouvantail et /ou de mettre le panneau ci-joint (avec la coccinelle ou l’épouvantail fétiches) pour indiquer que nous pouvons visiter votre jardin.
Merci de nous informer par mail de votre participation afin que nous indiquions les jardins participant à la Fête des Jardins sur notre site internet : www.ecologieauquotidien.fr
(Suivre les panneaux à partir du boulevard du Ballon à Die et les indications sur les 53 autres communes : plus de 130 jardins sont ouverts en 2013, contre 60 en 2012)
 Au plaisir de vous croiser dans un jardin ou de partager le pique-nique,
Anne Tesson pour Ecologie au Quotidien et
Lerouge Silvere de AIRE : silvere.lerouge@gmail.com
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
« Les Incroyables Comestibles du Diois »
incroyablescomestiblesdiois.blogspot.com
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

dimanche 31 mars 2013

Diois : 3 débats publics sur la Transition Energétique...



Charte du collectif « transition énergétique ».
CONTEXTE : Un débat national pour faire émerger un projet de société
Pour engager pleinement le pays dans la transition énergétique, le Gouvernement a voulu un grand débat national, ouvert et citoyen. Le débat d oit faire émerger un projet de société autour de nouveaux modes de vie, de production, de consommation… fondés sur la sobriété, l’efficacité et le développement des énergies renouvelables.
La transition énergétique est le passage d’une société fondée sur la consommation abondante d’énergie,  de plus en plus chère, rare et polluante,  à une société plus sobre et plus écologique.

Pays Diois
5 avril  à  Châtillon à 20 heures à la Mairie.
15 avril à  Luc en diois à 20 heures salle des Voconces.
6 mai  à Die à 20.30 heures salle Polyvalente Municipale.
Le débat conduira à un projet de loi de programmation à l'automne 2013.
Le débat sur la transition énergétique s'organise autour de 5 questions :
Comment aller vers l'efficacité énergétique et la sobriété ? L'évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.
1- Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quel type de scénarii possibles à horizon 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?
2- Quels choix en matière d'énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l'énergie et quelles stratégies de développement industriel et territorial ?
3- Quels coûts, quels bénéfices et quels financements de la transition énergétique ? Quels instruments pour assurer une répartition efficace et juste des efforts et des bénéfices?
4- Quelle gouvernance ? Quel rôle notamment pour l'État et les collectivités ?
Au cours des ateliers, la 1ère question devra être traitée, et au moins une autre au choix parmi les 4 questions restantes
L’organisation du débat reposera sur 2 types d’événements qui feront l’objet d’une labellisation :
des conférences avec un objectif de sensibilisation,
des ateliers participatifs permettant la sensibilisation et le recueil de contributions.
NOTRE PROJET COOPERATIF    Au-delà du débat national, favoriser une dynamique territoriale
Conscients que la transition énergétique est un enjeu majeur pour un territoire rural comme le nôtre, plusieurs structures de la Vallée de la Drôme (haute et basse vallée) désireuses de porter le débat localement, ont décidé de relever le défi ensemble.
Au-delà du débat national, notre ambition est de faire de ces ateliers et de la coopération née de leur organisation, un atout pour la dynamique territoriale sur la transition énergétique.
En conformité avec la charte de labellisation de la Région Rhône-Alpes, nos objectifs sont :
- informer les citoyens sur la transition énergétique
- informer le plus grand nombre, sortir du cercle de convaincus
- assurer une prise de conscience, inciter au changement des comportements
- démontrer la faisabilité au travers d’exemples,
- apporter des exemples concrets et locaux par des témoignages diversifiés
- travailler sur les conditions de réussite de la transition énergétique,
- définir la façon la plus pertinente écologiquement, la plus efficace économiquement et la plus juste socialement de mener la transition énergétique
- développer une approche territoriale de l’énergie pour des choix de gestion locaux
- recueillir des contributions pour le projet de loi.
Concrètement, nous avons mutualisé nos compétences afin d’avoir une réflexion commune sur les objectifs, nos engagements éthiques, le contenu type d’un atelier et la communication. L’organisation logistique et l’animation des ateliers sont menées indépendamment en haute et basse vallée.
Pays Diois
5 avril  à  Châtillon à 20 heures à la Mairie.
15 avril à  Luc en diois à 20 heures salle des Voconces.
6 mai  à Die à 20.30 heures salle Polyvalente Municipale.
Chacun de ces deux groupes a prévu 3 ateliers.
Val de Drôme
16 avril à Saillans (à Confirmer) à 20 heures
14 mai  à Crest (à Confirmer) à 20 heures
24 mai  à Livron (à Confirmer) à 20 heures
Une synthèse des contributions sera faite pour l’ensemble de la Vallée.
NOS ENGAGEMENTS  Ouverture et respect de la diversité pour impliquer le plus grand nombre
Cette charte éthique permet de définir les principes communs des structures et personnes qui s’engagent dans le collectif.
Parce que nous considérons que la transition énergétique est une formidable opportunité pour répondre aux enjeux auxquels nous sommes confrontés, que ce soit sur le plan économique, politique, social ou environnemental, et en particulier face à l'urgence du climat ;
Nous nous engageons à :
Donner sa place à toute structure désireuse de contribuer à ce projet coopératif
Organiser des ateliers participatifs fondés sur le respect de la diversité et de la pluralité des opinions
Proposer un moment d’échange citoyen ouvert et transparent pour favoriser l’appropriation des enjeux de la transition énergétique et donc l’implication du plus grand nombre
Rédiger les synthèses avec fidélité et neutralité
Instaurer un climat de confiance et de respect, afin de consolider l’engagement des acteurs, des citoyens, des experts et des décideurs dans la mise en œuvre conjointe de la transition énergétique
Organiser des évènements écoresponsables (réduire les impacts et contribuer au développement durable)
Inscrire nos activités dans une démarche d’évaluation et d’amélioration continue
Contribuer à la dynamique de la transition énergétique au-delà du temps du débat national
Pour que la transition énergétique devienne un enjeu de société partagé par tous !
contacts  Diois   : 04 75 21 19 10 - 06 43 35 64 31 transition.énergétique.diois@orange.fr
Val de Drôme     : 04 75 42 54 58 - 06 48 52 21 37

Marc Isoard et Mireille Verdet
- ADTE,  Association Dioise pour la Transition Énergétique
Le Serre de Pibous et Cougnès, 26150 DIE
Tél : 04 75 21 19 10
Une boîte mail a été ouverte au nom de l’association.

Collectif « Transition énergétique » de la vallée de la Drôme
Pour le Diois, Le collectif :
- ENERCOOP,  Coopérative énergétique.
- EQ,  Écologie au Quotidien.
- « Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme ».
- FAEP,  Familles A Énergie Positive.

CTVD Collectif Transition du Val de Drôme
- Vallée de la Drôme Énergie citoyenne.
Pour le Val de Drôme,:
04 75 42 54 58 


dimanche 3 mars 2013

Auroville : Utopie ou enfermement ? (2/2)

Auroville  en Inde : Nous profitons du voyage de trois semaine de Sophie Dorothée et Morice Benin de Die  en Inde et à Auroville pour vous offrir ce reportage 
A Auroville, l'utopie fête ses 45 ans (2/2)

Se balader à moto dans une belle forêt au gré de ses envies, c'est évidemment assez plaisant. Mais à Auroville, la balade revêt une dimension particulière lorsqu'on réalise que toute cette végétation luxuriante qui nous entoure a été plantée par l'homme. En se frayant un chemin entre les allées boisées, on peut admirer ici et là de grandes constructions à l'architecture moderne et audacieuse, se fondant parfaitement dans le décor. Les auroviliens sont avant tout soucieux de leur environnement. Ici le béton se fait discret et épouse la flore harmonieusement, les bâtiments tournent à l'énergie solaire, et quelques voitures électriques sillonnent les routes silencieusement. Entre deux écoles et un centre culturel, on tombe sur une zone résidentielle au bout d'un petit chemin dissimulé dans la forêt. C'est là qu'habitent les auroviliens.



«Malédiction». Depuis leur arrivée à la fin des années 60, les pionniers se sont regroupés en communautés réparties de manière sporadique sur l'ensemble de la ville. «À l 'époque, nous vivions tous comme une seule et même famille, pas comme aujourd'hui», regrette Michel,   installé dans la ville depuis 1976. D'après lui, cela fait vingt ans que le lien entre auroviliens ne cesse de s'effriter. «Depuis le début des années 90, se souvient-il, en même temps que la fin des kolkhozes et la régression des kibboutz» ajoute-t-il, comme pour justifier ce comportement par la fin programmée d'un idéal communautaire à l'échelle mondiale. Une «malédiction» à laquelle Auroville n'a pas pu échapper.
C'est d'ailleurs durant cette même période que d'autres fossés communautaires se sont creusés. Les auroviliens se sont peu à peu divisés entre les pionniers –dits Oldtimers- qui étaient là depuis le début et qui ont pour la plupart, connu La Mère, et ceux qui ont rejoint l'aventure plus tard, les Newcomers. Mais la fracture sociale se fait également ressentir entre jeunes et moins jeunes. La génération de ceux qui sont nés ici, arrivée à l'âge adulte, est confrontée à un dilemme : quitter Auroville pour aller faire ses études à l'étranger et choisir son propre destin, ou consacrer le reste de sa vie à la poursuite d'un idéal dont ses parents ont rêvé. Au final, rares sont ceux qui vont choisir d'hériter d'une tâche aussi lourde.
Tente. Tandis que de l'autre côté, des milliers de jeunes motivés, extérieurs à la ville, rêvent de rejoindre l'aventure. Un rêve qui tourne souvent au cauchemar, face à la difficulté de la démarche à suivre pour devenir aurovilien. Un parcours du combattant, durant lequel ils doivent passer au moins un an d'essai au sein de la communauté, afin de prouver leur volonté sincère de contribuer au projet d'Auroville. Au bout de cette année d'observation, si leur candidature est approuvée par la communauté, ils doivent déposer une demande auprès du gouvernement indien afin d'obtenir un visa d'immigration spécial pour Auroville. Si tout se passe sans complication, ils sont ensuite autorisés à devenir aurovilien. «Encore faut-il qu'ils trouvent où habiter!», nous révèle Michel. Car depuis une dizaine d'années, Auroville vit une sérieuse crise du logement. Certains habitants sont même sans domicile fixe, et doivent habiter sous des tentes ou occasionnellement dans des maisons vides dont les propriétaires sont partis en vacances.
Toutefois, il est possible pour les nouveaux arrivants de bâtir leur propre maison. «Une petite villa viable coûte à peu près 45 000 euros. Ça reste beaucoup moins cher qu'ailleurs, c'est sûr, mais c'est tout de même une somme assez difficile à trouver quand on a entre 20 et 30 ans», raconte Michel. Selon lui, cette pénurie de logement est la conséquence logique d'un problème dont souffre la ville depuis 10 ans: le boom des immigrés d'origine indienne.  
« Bombe ». Il y a 30 ans, la nationalité française était la plus représentée, suivie des Allemands, puis des Italiens. Les Indiens arrivaient ensuite, en dernière position. Mais leur proportion n'a jamais cessé de croitre durant toute ces années, culminant aujourd'hui à près de 47% de la population totale. «Bientôt, ils seront majoritaires. C'est une révolution latente, explique Michel, une bombe à retardement!». Toutefois, il précise qu'il faut faire la distinction entre deux types d'Indiens. D'un côté il y a ceux qui étaient là depuis le départ, venus des quatre coins de l'Inde, convaincus par le rêve de La Mère et entièrement dévoués à la cause aurovilienne. Puis de l'autre, les habitants de la région, les Tamouls, qui viennent s'y installer principalement pour leur propre intérêt, afin d'améliorer leur niveau de vie. Avec une éducation de haute qualité, un accès aux activités culturelles pour leurs enfants, des soins médicaux gratuits, et des logements à moindre frais -voire gratuits-, habiter à Auroville est devenu une aubaine pour les habitants du coin.
Selon Michel, la plupart d'entre eux finissent par se conduire comme des passagers clandestins. «Ils passent une année d'observation en faisant semblant d'être motivés par la réalisation de l'idéal d'Auroville, puis se désintéressent complètement de la vie communautaire une fois devenus auroviliens», accuse ce pionnier. Une situation qui dérange surtout les habitants d'origine indienne qui sont sincèrement dévoués au projet de la ville. Ils ont peur que cette nouvelle forme d'immigration ternisse le travail auquel ils ont dédié leur vie. «Cette mentalité doit changer, c'est une honte! Nous devons nous assurer qu'Auroville n'est pas utilisée pour améliorer le bien-être matériel de certains habitants. C'est complètement à l'opposé de nos principes», s'indigne Suryagandhi, qui occupe un poste important dans une clinique dentaire.

                      Fête à Auroville (
Photo anne eentong)
« Cadeau ». Un ras-le-bol généralisé qui a donné naissance à «une certaine forme de racisme et d'intolérance» entre Occidentaux et Indiens, raconte Arul, artiste plasticien installé ici depuis 6 ans. Un comportement de plus en plus présent malgré les recommandations de La Mère quelques temps avant de disparaître. «Vous devez absolument développer des relations non seulement cordiales, mais surtout amicales, avec les villageois voisins. Établir une vraie fraternité humaine est la première étape nécessaire à la réalisation d'Auroville. Tout manquement à cette règle serait une grave erreur pouvant compromettre l'ensemble du travail», avait-elle prévenu.

Une chose est sûre, à Auroville, le divorce social a été consommé. De grosses fissures n'en finissent pas d'affaiblir les relations humaines, et la ville doit absolument instaurer un changement radical pour être en phase avec son temps et ses aspirations. Faute de quoi, elle se transformera peu à peu en un musée d'idéalistes, une Mecque des utopistes où l'on ira en pèlerinage de temps à autre sur les pas de cette bande de rêveurs qui a eu le courage de tout laisser tomber pour essayer de refaire le monde. Malheureusement, en arrivant ici, ils ont amené avec eux un concentré représentatif des possibilités humaines, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Mais malgré tout, ce projet audacieux reste «le plus précieux cadeau que la terre possède», comme l'affirme le philosophe indien Kireet Joshi.

Les auroviliens semblent mettre du temps à réaliser leur rêve de départ, diront certains. Mais qu'est-ce qu'être rapide ou lent lorsqu'il s'agit de transformer des habitudes nocives vieilles de quelques millénaires? «L’utopie est à l’horizon. Je m'en approche de deux pas, elle s’éloigne de deux pas. Je fais dix pas de plus, elle s’éloigne rapidement de dix pas vers l'avant. Aussi loin que je puisse marcher, je ne l’attendrai jamais. À quoi sert donc l’utopie?», s'était demandé l'écrivain Eduardo Galeano. «À cela : elle sert à avancer!»

Yassine Redissi

lundi 10 octobre 2011

Semaine bleue à Crest...

« Semaine bleue »
Dans le cadre des Jeudis du caveau et en écho à la “Semaine bleue”, Isabelle Mounier présente Les encombrants de Marie-Sabine Roger.
Nous sommes heureux de vous inviter à cette soirée.
Au plaisir de vous y retrouver... le jeudi 13 octobre à 19h30, au caveau, 10 rue Peysson – 26400 Crest.
Viviane Vendroux
Les envolires
Le caveau, 10 rue Peysson
26400 Crest
04 75 78 34 73
envolires@orange.fr

samedi 9 avril 2011

C' est le temps du jardin...

De la pratique du jardinage biologique et collectif.
Pour beaucoup, cultiver bio signifie simplement ne pas utiliser de produits chimiques. Pourtant ce n'est pas suffisant, le jardinage biologique implique en réalité une approche et une gestion radicalement différente.
Bio ? ( photos A.T. : tomates de Die)
Etymologiquement "bio"  (du grec "bios") signifie "vie". Cultiver bio implique donc un respect de toutes les formes de vie en présence : minérales, végétales, microbiennes, animales et humaines. Ce n'est pas là une simple question de principe mais bel et bien une condition de base à un bon équilibre du microenvironnement que constitue un jardin (ou une exploitation agricole).
Les maladies ou autres invasions de "nuisibles" résultent toujours d'un déséquilibre. Ces déséquilibres sont la conséquence directe de la disparition de zones enherbées, des friches, de tas de bois ou de pierres, des mares... Autant de niches écologiques pour des nombreuses espèces animales garantes d'un équilibre naturel.
Ainsi, la Vie, sous toutes ses formes, devrait être au centre des préoccupations de tout jardinier ou agriculteur biologique. Mais qu'en est-il en réalité ?
Le jardinier (même bio) est persuadé qu'un jardin doit être impeccable. Les "mauvaises herbes" (en bio, on préfère le terme "adventices") ou autres ronciers n'ont pas leur place dans son royaume, les mulots, taupes ou autres serpents sont combattus sans relâche, les mares asséchées car source de moustiques... En faisant cela, le jardiner (bio ou non) pense bien faire et est fier de montrer son jardin parfaitement entretenu. En réalité, il détruit complètement ce fragile équilibre naturel, ce qui engendre inévitablement des maladies et attaques parasitaires. Il se voit donc contraint par la suite d'utiliser des produits de traitements. Bien sûr, ces produits peuvent être naturels et autorisés en bio (et c'est évidemment préférable).
Les conséquences de l'utilisation de certains produits autorisés en bio
Pourtant, même d'origine naturelle, certains produits  ne sont pas sans conséquences pour la vie.
Ainsi, les pyrèthres naturels (extrait de fleurs de pyrèthre, plante du genre Chrysanthème), couramment utilisés comme insecticides en jardinage bio, sont certes inoffensifs pour les animaux à sang chaud mais ils sont toxiques pour les poissons et  tous les insectes, y compris les auxiliaires tels que nos précieuses coccinelles (que l'on réintroduit artificiellement par la suite !).
De même, la roténone (extraites des racines de légumineuses tropicales),  du fait des ces mêmes toxicités, est aujourd'hui exclue du cahier des charges de l'agriculture biologique mais reste dans les rayons des produits bio destinés aux  jardiniers amateurs...
La bouillie bordelaise, fongicide bien connu, également autorisée en agriculture biologique est également sur le point d'être exclue du cahier des charges de l'AB (dès qu'un autre fongicide naturel efficace sera reconnu) du fait de l'accumulation de cuivres constatée dans les sols. Pourtant, inconscients des conséquences de son utilisation sur la terre (et donc sur la santé), les jardiniers amateurs l'utilisent fréquemment et souvent à des doses supérieures aux doses prescrites.
Les bonnes pratiques
A ces produits, nous préférerons préserver des zones "sauvages" dans le jardin et limiter le désherbage (manuel) aux premières phases de développement des cultures à fort développement  (ces plantes se satisfaisant parfaitement d'un certains enherbement à leurs pieds)  assurant ainsi un équilibre propice au bon développement de nos végétaux et limitant les attaques.
Une population quelconque n'est en effet nuisible que si elle se trouve en quantité supérieure à ce qu'elle devrait ; ce qui n'est jamais le cas dans un jardin (ou une exploitation) ou l'on a pris soin de préserver des zones enherbées, des friches, des tas de bois, une mare... Les populations se régulent alors par elles-mêmes, de la façon la plus naturelle qui soit. Par ailleurs, certaines plantes sauvages peuvent attirer des "nuisibles" et préserver ainsi nos cultures.
J'ai par exemple observé l'été dernier la présence de colonies de pucerons sur des chardons volontairement préservés. Mes cultures sensibles telles que concombres ou fèves en était indemnes, alors que celles de mes collègues en étaient infestés. Au bout de quelques jours, ces colonies de pucerons avaient pratiquement disparues.
L''utilisation préventive de préparation à base de plantes est également recommandée. Les purins d'ortie ou de consoude sont aujourd'hui bien connues pour leurs facultés à renforcer la résistance des plantes aux maladies ou autres attaques parasitaires. La prêle est également relativement efficace en préventif contre le mildiou ou autres maladies cryptogamiques.
Des infusions à base de plantes agissent efficacement comme répulsifs. Ces préparations sont trop nombreuses (car spécifiques à tel ou tel autre insecte) pour être détaillée ici. Je conseille à ce sujet "Soigner le Jardin avec les Plantes" de Philippe Delwiche (édité par Nature et Progrès).
Pour conclure
Contrairement à ce que beaucoup pensent aujourd'hui, l'homme ne domine pas la Nature et ne la dominera jamais. Une pratique intelligente du jardinage intègre cette donnée fondamentale et consiste à accompagner plutôt que de vouloir maîtriser.
Observez et laissez faire la nature, vous serez surpris des résultats.
Sources
L'art de faire travailler le naturel au jardin - Jean-Luc Sacquet (Editions les Jardins d'Errand).
Soigner le jardin par les plantes - Philippe Delwiche (Editions Nature et Progrès)
Ravageurs et maladies au jardin - Les solutions biologiques - O.Schmid et S Henggeler (Editions Terre Vivante).
Les Jardins collectifs de l’Aube et du Perrier.
Les Jardins de Trampoline-Aire
Les Rencontres de Jard’diene de Juin de Ecologie au quotidien
26150 Die