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jeudi 20 décembre 2012

Les Parcs Naturels en danger....



Les parcs nationaux et régionaux sont menacés
Les parcs nationaux protègent depuis les années 60 les sites les plus remarquables de notre territoire national. Mais plusieurs indices montrent qu'ils traversent une crise majeure.
Les signaux d'alerte révélateurs d'une crise des parcs nationaux se font de plus en plus nombreux. Parmi les derniers épisodes en date, la grève des personnels des parcs le 15 novembre dernier, le refus des communes de Tarentaise de signer la future charte du Parc de la Vanoise, la demande de Parcs nationaux de France adressée à la ministre de l'Ecologie afin que soit menée à bien la réforme de 2006 ou encore la conférence de presse du 12 décembre dernier de huit ONG dénonçant les menaces pesant sur ces zones de protection.
Des communes qui ont peur du gel de leur territoire
Quelles sont les causes de la grogne ? Tout se passe comme si la réforme législative de 2006 dont l'ambition était de "mieux adapter les parcs aux enjeux d'aujourd'hui" avait au contraire fait ressurgir les antagonismes entre, d'un côté, les partisans d'une stricte protection de ces espaces naturels exceptionnels et, de l'autre, ceux qui militent pour un développement des territoires concernés.
Que prévoit cette loi ? En premier lieu, la création d'une charte dans la zone d'adhésion du parc, qui remplace l'ancienne zone périphérique. Charte à laquelle les communes peuvent adhérer librement. La réforme législative organise également une meilleure association des collectivités à la gouvernance du parc. L'objectif était de parvenir à "une meilleure appropriation des parcs par leur territoire" suite à l'échec relatif des zones périphériques, explique l'ONG Mountain Wilderness, qui rappelle que le risque de "PNR-isation" des parcs nationaux avait été pointé par les associations.
"La mise en œuvre de cette réforme s'avère difficile et déstabilise l'outil parc", estime France Nature Environnement (FNE), qui dénonce des chartes "amoindries par des communes qui craignent un gel de leur territoire".
"L'espace d'expression offert par la loi a pu ça et là conduire à raviver les vieux démons connus lors de la création de chacun des parcs, et faire naître de nouvelles inquiétudes quant à la présence plus marquée des parcs nationaux dans la future aire d'adhésion", confirme l'établissement public "Parcs nationaux de France".
L'exemple de la Vanoise
La Vanoise, plus ancien parc national français, entouré par la plus grande concentration de stations de sports d'hiver au monde, est emblématique. Malgré cinq années de concertation, aucune commune n'a émis d'avis favorable sur le projet de charte, que Mountain Wilderness estime pourtant "pas bien ambitieux sur les questions d'aménagement et de domaine skiable".
Il faut dire que les enjeux économiques sont considérables. "En deux générations, la région, autrefois pauvre et caractérisée par un exode rural massif, s'est considérablement enrichie, au point d'être aujourd'hui parmi les plus prospères à l'échelle nationale", rappelle Isabelle Mauz, présidente du conseil scientifique du Parc de la Vanoise.
"Nous avons déjà trop de contraintes, il faut arrêter d'entraver le développement économique des stations", dénonce le maire de Tignes, Olivier Zaragoza, qui rappelle au passage que 5.000 salariés vivent du tourisme dans sa commune. Sur la même longueur d'ondes, Gilbert Blanc-Tailleur, maire de Courchevel, estime que "ce n'est pas au parc de décider du développement des stations. Il y a des élus pour le faire".
Pourtant, même sur le plan économique, la durabilité du modèle de développement actuel n'est pas assuré. "Les stations ne sont pas à l'abri de l'éclatement d'une bulle immobilière et la réussite économique repose pour une bonne part sur l'attractivité de paysages qu'elle réduit constamment", analyse Isabelle Mauz. Le bilan social se révèle "moins satisfaisant" encore : pratique de la montagne fermée à une part croissante de la population, ségrégation sociale… Quant au bilan environnemental, Isabelle Mauz le qualifie de "plus sombre" : détérioration des paysages, bruit, réduction des terres agricoles, tensions sur la ressource en eau, modification des réseaux hydrologiques due à la fabrication de neige de culture, destruction des zones humides, nuisances subies par la faune et la flore…
Les cœurs de parcs menacés
Mais l'affaiblissement des zones périphériques mettrait aussi en péril le cœur même des parcs. Ainsi, pour les huit ONG organisatrices de la conférence de presse du 12 décembre, "déconnecté du territoire, voire cerné par un développement industriel du tourisme", le cœur du Parc de la Vanoise se trouverait directement menacé.
Et il ne s'agirait pas d'un cas isolé. Que ce soit lors de l'actualisation en 2008 des décrets des sept parcs nationaux existants ou lors de la création des nouveaux parcs, FNE a constaté "un amoindrissement de la protection des zones cœurs" du fait d'assouplissements de la réglementation en matière de survol, de cueillette, de chasse, ou de sports de nature, et du fait des possibilités données aux conseils d'administration de délivrer des autorisations ou des dérogations à des demandes d'activités.
"Aberration institutionnelle réactionnaire"
Le renforcement de la présence des collectivités territoriales au sein des conseils d'administration des parcs est également dénoncé par les associations de protection de l'environnement. La loi de 2006 a "mis les parcs nationaux dans la main des élus locaux", analyse Philippe Yolka, Professeur de droit public à Grenoble, créant ainsi des "parcs nationaux locaux", "sorte d'aberration institutionnelle, qui voit des établissements publics de l'Etat à caractère administratif placés sous la coupe de représentants des collectivités territoriales".
"Le strapontin laissé aux associations de protection de la nature dans les conseils d'administration des parcs, ne permet pas de sortir d'approches trop catégorielles au détriment de l'intérêt général des chartes et d'une vision territoriale qui peine à être commune et cohérente avec la zone cœur", dénonce Bruno Genty, président de FNE. Le meilleur exemple en est pour l'ONG la récente délibération du Parc des Cévennes qui déclare incompatible la présence du loup avec les activités agropastorales. "Fondamentalement, un parc national ne peut décider de la présence ou non d'une espèce sur son territoire", estime Jean-David Abel, chargé du dossier loup à FNE, même si la fédération d'associations "ne nie pas les questions légitimes que se posent les éleveurs cévenols".
Pour Nicolas Alban, auteur d'une thèse professionnelle intitulée "Les Parcs nationaux à l'épreuve des territoires", relayée sur le site de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap), la loi de 2006, comme d'ailleurs la précédente de 1960, "relève d'un pari intenable : concilier un modèle autoritaire et normatif avec une dynamique locale de gestion intégrée du territoire", qui expliquerait le "climat explosif" que connaissent les parcs actuellement.
Moyens humains et financiers en baisse
Pour les ONG, une autre inquiétude vient des réductions de personnel et de l'élargissement des missions, qui leur font craindre une perte de protection des cœurs de parcs. "Comment maintenir les fonctions fondamentales de protection de la zone cœur et les conjuguer à celles nouvelles de développement en accompagnement des collectivités de la zone d'adhésion ?", interroge Serge Urbano, administrateur de FNE en charge des milieux naturels. Une crainte partagée par "Parcs nationaux de France" qui relaie les interrogations de certains agents sur "le devenir de ces parcs « nouvelle formule »", alors que "les moyens humains et financiers sont en baisse". "Le Parc national des Calanques, créé le 18 avril dernier, ne dispose toujours pas de conseil d'administration, de budget de fonctionnement ni de personnel dédié", dénonce aussi Mountain Wilderness.
Un manque de moyens qui n'est pas admis par tous. "Malgré les restrictions financières des dernières années, le budget des parcs nationaux a en effet bondi de 53% entre 2007 et 2010 (75 millions d'euros de budget en 2010) et le nombre des personnels a crû de 18% entre 2008 et 2010 (Commission des finances du Sénat, 2011)", rapporte Nicolas Alban.
Plus d'Etat ou davantage de décentralisation ?
Mais si la réalité de la crise ne semble contestée par personne, les remèdes proposés diffèrent largement selon les protagonistes. "On a beaucoup parlé - crise aidant -, du retour de l'Etat dans l'économie. Pourquoi ne pas y songer aussi en matière d'écologie ?", interroge Philippe Yolka.
Un point de vue diamétralement opposé de celui de Nicolas Alban, pour qui l'"échec du modèle administratif français des parcs nationaux" pourrait être surmonté via "une décentralisation complète du volet réglementaire, seule voie pour redonner de la légitimité et de la pertinence à l'outil". Et celui-ci de s'interroger : "Pourquoi ne pas alors imaginer que les parcs nationaux deviennent un simple label, comme le « patrimoine mondial » de l'Unesco, fondé sur un contrat gagnant-gagnant, qui récompenserait la richesse d'un patrimoine autant que sa gestion par les acteurs locaux ?".
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Nota : Les dix parcs nationaux français La France compte dix parcs nationaux sur son territoire, dont trois en outre-mer. Il s'agit des parcs des Cévennes, des Ecrins, du Mercantour, des Pyrénées occidentales, de la Vanoise, de Port-Cros, de la Guadeloupe, de Guyane, de La Réunion et des Calanques. La création de deux autres parcs est à l'étude : un parc forestier de plaine entre Champagne et Bourgogne, et un parc national de zone humide dont la localisation n'est pas arrêtée.

samedi 24 novembre 2012

Diois : comptage des bouquetins..



Bonjour,
Les 15 & 16 décembre la LPO 26, le parc naturel régional du Vercors et
la réserve naturelle des hauts plateaux organisent un comptage bouquetins.
- Le samedi 15 rendez vous à 13h30 à la gare SNCF de Die pour le comptage de la partie ouest et sud Glandasse.
- Le dimanche 16 rendez vous à 6h30 à la gare SNCF de Die pour le comptage sur Archiane et est de Glandasse.
Votre participation peu être à l'un des deux comptages ou les deux.
Pour les personnes souhaitant un hébergement sur Die le samedi soir, vous pouvez contacter : M&Mme LEGAUT Rémi gîte de l'abbaye de Valcroissant au 04 75 22 12 70
Merci de me confirmer votre venu par courriel.
Pour plus de renseignement me contacter au 04 75 22 07 26
06 24 11 63 30
Si le comptage devait être annulé vous serez informés par courriel 24 h
avant. En vous remerciant par avance pour votre participation.
Salutations
Marc Prouveur 
26150 Die

mercredi 21 novembre 2012

Saint Laurent en Royans : Fête de l' Arboretum....




Voici en pièces jointes : un article de presse sur la fête de l'arboretum du 24/11/2012 à St Laurent en Royans organisée par la mairie , le CPIE et d'autres partenaires.  Une photo d'un arbre de l'arboretum et l'affiche de la manifestation.  Je vous laisse choisir entre la photo ou l'affiche, voir ce qui rendra le mieux sur le journal-Internet.
Pour Françoise Charras, adjointe  commune de St Laurent en Royans
Emilie Guérin
Animatrice coordinatrice
CPIE Vercors - Antenne du Royans
Rue des écoles 26190 Saint Jean en Royans
04 75 47 68 82
emilie.guerin@cpie-vercors.assso.fr
http://parc-du-vercors.fr/fr_FR/cpie-1079.html

mardi 10 janvier 2012

Beaufort sur Gervanne 26400 : Paysages de la Gervanne...

Géologie et paysages de la Gervanne

Une animation à ne pas manquer pour tous les amoureux des paysages de la Gervanne. Diaporama commenté par Bernard Moulin, géologue de Gigors. A 16h30 à la salle d'activité de Beaufort/Gervanne. Par Bernard Moulin. Entrée libre.
Rendez vous le samedi 14 janvier à 16 heures 30.
Gérard Grassi
Association LYSANDRA Education Environnement
L'esplanade
26400 BEAUFORT SUR GERVANNE
04 75 57 32 34
Site : http://lysandra.asso.free.fr

samedi 23 juillet 2011

Méaudre 38 : Fête du Bleu de Sassenge et comice agricole...

11ème Fête du Bleu du Vercors-Sassenage et du comice agricole cantonal
Fête du Bleu: l’agriculture en vedette!
Toits lauzés, vieux bassins de pierre, et clocher enneigé, Méaudre respire l’authenticité d’un village qui a su préserver son charme d’autrefois. Cette petite station familiale située à une trentaine de kilomètres de Grenoble dans le Parc Naturel Régional du Vercors invite ses visiteurs à découvrir une nature généreuse et étonnante et pratiquer des activités sportives et de détente.
C’est au coeur de ce magnifique environnement  que la fête du bleu s’installera le week-end du 30 et 31 juillet 2011.
(Le samedi 30 juillet 2011 à Méaudre à partir de 11h00)
L’édition 2011 de la fête du bleu qui se déroulera les 30 et 31 juillet à Méaudre sera un rendez-vous incontournable de présentation de l’agriculture du Vercors.
Pour ces deux journées, les éleveurs ont prévu un programme de festivités dense. Toutes les races du territoire seront réunies sous plus de 1000m2 de surface de chapiteaux.
Le public pourra admirer vaches, chevaux, brebis, chèvres, poules, canards … et pourra découvrir et déguster les différents produits, garantis de qualité et parfois d’originalité. En effet, depuis peu des agriculteurs se sont lancés dans la culture du « safran », au delà de la connaissance de la plante, de l’épice, les chefs cuisiniers du territoire prépareront des plats surprenants et proposeront avec l’APAP (l’association des agriculteurs du parc du Vercors), des ateliers et fiches de recettes..
« 15 fermes et 1 jardin »
Titre évocateur et quelque peu poétique de l’exposition préparée par un collectif d’associations, d’individuels et de
professionnels qui souhaitaient avec leurs regards présenter les exploitations de Méaudre. Un rendu d’intimité, d’anecdotes, et de portraits tous aussi touchants et attachants.
Méaudre est le berceau de 15 exploitations d’élevages variés : bovins viande, bovins lait, chèvres et brebis et 1 jardin de plantes aromatiques, qui offrent une diversité et une complémentarité assez exceptionnelles.
La fête du bleu est une formidable aventure de territoire, celui du Parc Naturel Régional du Vercors, qui met à l’honneur pendant deux jours toute la filière lait à travers son AOC fromagère : Le Bleu du Vercors-Sassenage.
Cette manifestation est une vitrine des actions du Parc du Vercors, des activités économiques, sociales et environnementales de ce territoire. C’est une fête itinérante, née d’une volonté politique de promouvoir l’ensemble des communes, et de faire connaître au grand public le caractère exceptionnel, varié et oxygénant de ce territoire. Chaque année les habitants s’emparent du projet et relèvent brillement le défi de créer autour du cœur de fête une ambiance chaleureuse, festive marquée d’une décoration toujours plus étonnante.
Du plaisir au programme !
C’est la fête de tout un parc : un territoire vous ouvre les portes sur ses savoir-faire, riches et variés. Dans ce temps de vacances, sereins et disponibles à la surprise, les visiteurs se promèneront à travers différents pôles, dont chacun retiendra une attention particulière.
St-Nizier-du-Moucherotte sera métamorphosée, en ébullition, parée pour le divertissement, l’amusement et l’enchantement. Tous les animaux du plateau seront là – Villardes, Montbéliardes et Abondances, chevaux du Vercors et Comtois, ânes, porcs, poules, canards et étonnantes fourmis… Une cinquantaine d’agriculteurs vous accueilleront autour de démonstrations de la fabrication de ce fromage unique qu’est le Bleu du Vercors-Sassenage, de défilés de bestiaux, d’un comice agricole, de traites en public. Vous percevrez des effluves de banquets et de vercouline se préparant sous les tentes. Vous baderez les stands des artisans et créateurs, et ceux du patrimoine. Vous pourrez découvrir les sports du grand dehors. Le cœur, les yeux, l’odorat, le toucher, l’imagination seront à la fête.
Vous apercevez, là-bas, une petite ferme construite autour des ateliers du lapin bleu – accueil et pédagogie festive pour vos enfants. Vous profiterez de la douceur estivale avant de goûter aux concerts et spectacles de la soirée.
Informations pratiques
Dates du 30 juillet 2011 au 31 juillet 2011
Adresse : Place du centre
Meaudre
38112 France
Au programme
11h00 : RDV dans les "jardins de Magaly" (proche de la piscine)
11h15 : visite officielle avec présentation des espaces et exposants de la fête
12h00 : inauguration sur le pôle "Elevage et Lait"
12h30 : apéritif offert par la commune de Méaudre dans la salle "hors-sac"
Téléchager le programme de la fête:
Syndicat Interprofessionnel du Bleu du Vercors-Sassenage
Maison du Parc
38250 Lans en Vercors
Tél : 04 76 94 38 30
Fax : 04 76 94 38 39
e-mail : siver@pnr-vercors.fr
Alexandra Couturier
06 85 03 49 79 ou
04 76 94 38 26
Chrystelle Hustache : 04 76 94 38 30

jeudi 17 mars 2011

week-end très ornithologique !


Avec, vendredi et samedi, deux "Nuits de la chouette",
samedi et dimanche, deux "Journées Tête en l'Air" :
le week-end s'annonce riche en sorties ornithologiques ! 

1/ deux soirées dans le cadre de "La Nuit de la Chouette" :
- vendredi 18 mars à Saint Jean en Royans, à la recherche de la Chevêche d'Athena,
- samedi 19 en Forêt de Saoû, en partenariat avec le Conseil Général, à la recherche du Hibou grand Duc, avec projection d'un film.
Tous les détails pratiques sont en ligne sur le site de l'événement : http://nuitdelachouette.lpo.fr/participant.php?dpmt=28 ,
et la documentation ornithologique dans le dossier de presse ci-joint.

2/ Deux journées "Tête en l'Air" pour observer la migration des oiseaux au Belvédère de Pierre-Aiguille (Crozes Hermitage, 26), samedi 19 et dimanche 20 mars de 10h à 17h (en espérant une météo favorable...).
Sur place : prêt de jumelles et détermination des oiseaux par une équipe de migratologues confirmés, exposition "A tire d'Ailes", animations sur le thème de l'oiseau et table de documentation.

Merci de relayer ces informations SVP !

Cordialement,
Sylvie Portier
Animatrice de la vie associative
Ligne directe : 04 75 57 32 39 (*1)
Courriel : sylvie.portier@lpo.fr

Domaine de Gotheron
26320 Saint-Marcel-lès-Valence
Téléphone : 04 75 57 32 39 (*4)
Courriel : drome@lpo.fr 

***Nouveau*** Participez à la connaissance de la faune drômoise : www.faune-drome.org

mercredi 8 décembre 2010

Vercors : offensive des chasseurs


A tous ceux qui s’intéressent à la Réserve des Hauts plateaux du Vercors ; à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir du Tétras lyre

Arnaque sur la Réserve : premier épisode

Ayant pris connaissance du CR officieux du récent Comité consultatif de la Réserve des Hauts plateaux du Vercors qui s’est tenu le 29 novembre 2010 sous la Présidence du sous préfet de Die et ayant eu au téléphone plusieurs personnalités, je suis inquiet.
Je résume en quelques mots. Les deux présidents de fédération des chasseurs (FDC) 38 et 26 font un lobbying d’enfer auprès des responsables politiques du PNR Vercors et du Préfet (qu’ils ont rencontrés) pour obtenir la fin du moratoire de la chasse au Tétras lyre imposé par le PNRV, à la demande du Conseil scientifique du PNR Vercors.
Ils ont senti qu’il valait mieux reprendre la main dans cette histoire de Tétras lyre en proposant une convention entre le PNR Vercors et les deux FDC...
Avantage :

ils apparaissent (aux yeux de ceux qui ne connaissent pas la réalité de la chasse) comme des gens responsables ; super malin : avec la fin du moratoire, ils maîtrisent totalement la situation car c’est eux qui vont pouvoir décider de faire ce qu’ils veulent et où ils veulent en entrainant les élus du Parc dans un marché de dupes, comme ils savent si bien le faire avec des promesses (qu’ils ne tiendront pas), des chiffres et calculs fumeux, des comptages fait par eux mêmes, sans témoins et des “quotas” que personne ne peut contrôler - un moratoire c’était 5 ans, sans possibilité de revenir en arrière durant ces 5 années.

NB : sur la forme, il s’agit d’un coup de force du Préfet de la Drôme contre les Associations de Protection de la Nature et le Comité scientifique. Un préfet qui, forcément avec l’accord des élus du Parc, ont fait débattre et voter les membres du Comité consultatif sur ces sujets qui ne figuraient pas à l’ordre du jour de la séance du 29 novembre. En droit, les décisions prises ne sont pas valides.
Mais que cherchent les chasseurs en proposant cette convention entre le PNR du Vercors et eux
?
L’objectif visé est triple :
1/ Recommencer à chasser les derniers tétras lyre sur la Réserve
2/ Obtenir l’édition d’un DEPLIANT DE PROPAGANDE à la gloire de la chasse
: Obtenir du PNR du Vercors que celui-ci édite un petit dépliant de propagande à l’intention des touristes et randonneurs qui fréquentent les Hauts plateaux et qui on beaucoup de mal à comprennent pas la triste réalité : la chasse est autorisée dans la réserve, comme partout ailleurs sur le territoire national.
- Et que dirait ce dépliant ? : que les chasseurs sont des gens très bien, qu’ils font des comptages, qu’ils ont des plans de chasse (on ne parlerait évidemment pas des chasseurs qui s’arc-boutent sur leur chasse de divertissement et tout particulièrement celle du tétras lyre, espèce en fort déclin et menacé sur l’ensemble des ALPES...).
Qui distribuerait ces dépliants ? : les gardes des Hauts plateaux, les Offices de tourisme, le PNR du Vercors...
3/ Obtenir la généralisation de la chasse de la Gélinotte. Les chasseurs drômois veulent obtenir l’autorisation de chasser la gélinotte sur l’ensemble du Vercors et de la Réserve (et bien au delà : sur l’ensemble du département). Actuellement la gélinotte , espèce en mauvais état de conservation, n’est chassée (sans aucune restriction) que dans le département de l’Isère ; pas dans la Drôme.
Petits détails à connaître :

Lors de ce comité consultatif, le président du Conseil scientifique de la Réserve a maintenu fermement son attachement au moratoire appuyé par le représentant du CREN, le représentant de la FRAPNA Drôme (qui n’est pas naturaliste) a joué son rôle tout à fait correctement (et a demandé le maintien du moratoire)...

Le représentant du CORA Faune sauvage ne pouvait être présent et ignorait tout –et pour cause- de la volonté du Préfet de faire débattre et voter sur un sujet aussi important ne figurant pas dans l’ordre du jour...

Le sous préfet, sans rire, n’avait pas pensé à proposer une APN, dans le comité de pilotage de cette convention...

Les présidents des FDC ont ressorti leurs arguments de propagande que l’on connaît et destinés à amuser les “gogos” (merci au représentant de la FRAPNA Drôme qui s’est méfié...). Par exemple : c’est le tourisme et le pastoralisme qui fait mourir les tétras lyre (ce qui est vrai pour le pastoralisme) DONC on peut continuer à chasser (!) ; plus on chasse le tétras lyre, mieux il se porte (!?) -c’est la fameuse courbe de l’OGM, sans aucune valeur scientifique, qu’ils exhibent à chaque occasion où l’on parle de la chasse au tétras lyre (entre parenthèse, cette courbe montre que les effectifs de tétras lyre diminuent largement dans les zones chassées depuis 2003...).

Bien sûr, cette comédie avait été préparée soigneusement, avant la réunion, entre le Préfet de la Drôme, le Président de la FDC Drôme et celui de l’Isère avec l’accord de la Présidente du PNRV.
La Question ? Quelle sera à terme la position des élus socialistes et ceux d’Europe écologie le Verts (EELV), à quelques semaines des élections cantonales, vis à vis de ce marché de dupe.
Marchandage à venir qui fait la part belle aux chasseurs et met en jeu la sauvegarde du patrimoine naturel menacé au sein d’une des plus prestigieuse Réserve naturelle nationale de France...
Ne manquez pas l’épisode N° 2 : ou vous verrez que les associations de protection de la nature de Drôme et d’Isère ne sont pas décidées à laisser disparaître les derniers coqs des Hauts plateaux dans les congélateurs des chasseurs pour des raisons purement électoralistes...
J’ai rédigé ce billet en mon nom propre après en avoir discuté avec les responsables associatifs concernés...
Cordialement,
Roger MATHIEU
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE
04 75 76 44 27
06 30 12 20 52