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vendredi 4 avril 2014

Vercors : valoriser Ambel...



L’embellissement du site d’Ambel pour 2014
Le Vercors reste un des hauts lieux de mémoire. C’est à Vassieux, symbole de la Résistance, que s’est déroulé le congrès départemental du Souvenir français, ces jours derniers. Au cours de la réunion, il était évoqué l’un des projets phares du Vercors : l’embellissement du site d’Ambel qui doit être rénové en 2014 à l’initiative du Souvenir Français Vercors soutenu par le onzième cuirassier et les Pionniers du Vercors.
Tous les comités Souvenir français de la Drôme avaient répondu présents à l’invitation de Christian Valesa, délégué général départemental de ce mouvement, chargé d’entretenir la mémoire et les tombes en hommage aux combattants. Il était assisté de son adjoint Claude Berger et Jean Guillemot, président du Comité Vercors, rejoints par une forte délégation de « Union et Fraternité » qui assure la solidarité entre anciens combattants. Michel Hadj, directeur général national, est intervenu lors de ce congrès en soulignant les actions vers l’Éducation nationale pour montrer aux jeunes que d’autres Français de leur âge par le passé, ont fait de la France ce qu’elle est aujourd’hui.
Les témoignages vivants de Jean Brunet, président du onzième cuirassier et des Pionniers du Vercors et de Jean Monin, authentiques acteurs et victimes de l’histoire, lors de la Seconde guerre mondiale ont étayé la discussion. Tous deux étaient survivants des tragiques évènements du plateau du Vercors et ont unanimement retenu l’attention des participants.
Les allocutions de Guillaume Thirard, sous-préfet de Die, de Michel Repellin, maire de Vassieux, ainsi que de Claude Vignon conseiller général du canton se rejoignaient pour reconnaître l’action du Souvenir sur le plateau et son implication croissante pour la Mémoire du Vercors. À l’issue de cette assemblée, les participants ont rendu hommage aux morts pour la liberté par un dépôt de gerbes à la Nécropole. Un geste qui sera à nouveau accompli dans les prochains jours par des associations d’anciens combattants, à l’occasion des 1er et 11 novembre.
LEHEMBRE Cyril

mercredi 2 avril 2014

Contre tous les totalitarismes : Camille Buffardel...( 2 )



Mémoire vive : Camille Buffardel, héro de la résistance
Camille Buffardel, héro de la résistance contre le Nazisme.
Vous traversez Die, la rue principale porte son nom.
Ce samedi 24 juillet 2010, les Diois ont appris dans quelles circonstances, Camille Buffardel avait été promu en janvier 1946 officier de la médaille de la résistance à titre posthume sur proposition de René Courtin, résistant du Mouvement Combat, chargé par Jean Moulin de préparer par l’administration de la France libérée… Cette distinction a été remise à la famille De Robert et Buffardel, et en particulier à ses quatre filles : Yvette, Edmée, Edith et Josée,et leurs petits enfants par Jean Abonnenc.
Camille Buffardel est né à Ponet St Auban en 1894. Les Diois ont encore en mémoire la Cave des Frères Buffardel sur le Boulevard du Cagnard en contrebas du Centre Social.
En 1940, la municipalité républicaine du maire Jules Plan dont il est adjoint est dissoute pour laisser la place à un nouveau Conseil Municipal nommé par le Régime de Vichy. Camille Buffardel s’engage alors dans la résistance clandestine à Die dès 1940. Membre du Réseau Buckmaster, il entre en 1943 dans le groupe Baudet chargé des renseignements, de la préparation de groupes de combat, d’aider les réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire exigé par l’Allemagne) à entrer dans le maquis. La restauration de l’éphémère République le 14 juillet 1944 à Die sera suivie par une répression féroce contre les autorités civiles dioises dont faisait partie Camille Buffardel. Il est arrêté à Die le 23 juillet 1944 par la milice dioise à la solde de l’ennemi nazi et abattu au quartier de St Pierre où son corps restera pendant 24 h étendu dans la rue. Le même jour, son frère Edouard est tué par les nazis à Pont de Quart (Aix en Diois). A la Libération, la rue principale de Die prit le nom de Camille Buffardel et ce n’est que 64 ans plus tard qu’on a su que ce maquisard avait été décoré de la médaille de la résistance. C’est sur les lieux où Camille Buffardel a été exécuté que la population Dioise s’est rassemblée.
Rappel : « assassiné par la Milice française ».
La Milice française, souvent appelée simplement « Milice », fut une organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre « la Résistance ».
- Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO et de tous les « déviants » dénoncés par le régime d’extrême droite. C'était aussi la police politique et une force de maintien de l'ordre du régime de Vichy.
- Le chef officiel de la Milice était Pierre Laval, Chef du gouvernement, mais le véritable responsable de ses opérations était son secrétaire général, Joseph Darnand, fondateur du Service d'ordre légionnaire (SOL), précurseur de la Milice française.
Organisation de type fasciste, elle se voulait un mouvement, à la fois « anti » : antirépublicain, antisémite, anticommuniste, et « pour » : pour le nationalisme et l'autoritarisme. Elle sembla avoir ambitionné de devenir l'équivalent d'un parti unique de l’État français. Sa montée en puissance marqua en tout cas, selon Robert Paxton et Stanley Hoffmann, la fascisation finale du Régime de Vichy.
Comme les nazis, les miliciens usaient couramment de la délation, de la torture, des rafles, des exécutions sommaires et arbitraires, voire de massacres. Leur pratique systématique de la violence et leurs nombreuses exactions, tout comme leur collaborationisme jusqu'au-boutiste, contribuèrent à les faire rester minoritaires au sein d'une population qui les rejetait largement. La Milice n'eut jamais plus de 35 000 membres (29 000 adhérents en automne 1943). Même après son développement en zone nord, la Milice ne dépassera jamais 15 000 collabos réels au total…
Lors la Libération, la Milice fut déclarée dissoute par le Gouvernement provisoire de la République française, par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental (Article 10).
Le 15 août, Joseph Darnand ordonna le repli général des miliciens. Des membres de la Milice participèrent cependant après cette date à certains combats sur le sol français au côté des Allemands, lors de la libération de Paris ou de la libération de Nice.
Environ 2500 miliciens et leurs familles prirent le chemin de l’Allemagne où 1800 furent versés dans la 33e Division SS Charlemagne avec les survivants de la LVF, de la Sturmbrigade SS dite ensuite Frankreich et d'autres unités auxiliaires. Mais Joseph Darnand dut en abandonner le commandement à un officier général allemand et partit en Italie du Nord avec 500 francs-gardes faire la chasse aux partisans. Cette mémoire est encore très présente dans le Diois et le Vercors actuels.
Claude Veyret
Veyret.claude@wanadoo.fr

lundi 31 mars 2014

Diois : héros de la Résistance , Camille Buffardel...



Camille Buffardel
Portrait noir et blanc de Camille Buffardel, industriel et adjoint au maire de Die, résistant du réseau Buckmaster Roger.
Camille Buffardel a été exécuté par la Milice le 23 juillet 1944 à
Die.
La Milice impitoyable contre la Résistance, investit des villages et prend des otages. C’est pratiquement toujours à la suite de dénonciation, ou avec l’aide de miliciens infiltrés dans la Résistance et revenus dans leurs rangs bien renseignés, que les miliciens mettent sur pied l’investissement de villages entiers. Nous illustrerons ceci par quelques exemples.
Lorsque des agents de la Gestapo et des Miliciens investissent Nyons le 21 janvier 1944, ils arrêtent 8 résistants locaux, dont six mourront en déportation. À Taulignan, ce sont les miliciens de Montélimar qui, le 9 février 1944, arrêtent et conduisent à la Gestapo M. et Mme Gras, Marc dit la Cloche, le gendarme Chalou et l'ouvrier agricole Guitton qui, sauf ce dernier, seront torturés et déportés. Ce sont encore ces miliciens montiliens qui arrêtent le 21 février Suzanne Dupont et Mathilde Bravais.
Le 22 février 1944 à Izon-la-Bruisse, dont l’école servait de logement à 250 FFI (Forces françaises de l’intérieur) du maquis Ventoux, 35 hommes sont lâchement fusillés 4 par 4 après avoir été fouillés et dépouillés.
Chez le boucher Faure de Montoison, des miliciens viennent perquisitionner le 8 mars 1944. À défaut de le saisir avec sa femme, ils arrêtent son commis. Marius Sapin qui est déporté.
Le 14 mars, la Milice arrête des membres du groupe Tain-Tournon : Étienne Morand, les frères Louis et Gaston Pinet, Marcel Billon, et Georges Girard qu'ils hébergeaient chez eux après qu'il eût tué un responsable de la Gestapo de Lyon. Emmenés à Lyon, Girard est fusillé, les autres déportés.
Le 19 mars 1944 à 7 h, à Nyons, une trentaine de soldats allemands accompagnés de 3 miliciens en uniformes des Chantiers de jeunesse cernent la maison du docteur Jean Bourdongle qui est arrêté et conduit dans la salle des mariages de la mairie. Il sera fusillé à Condorcet (Saint-Pons). Paul Bernard, maçon à Nyons, est arrêté le 21 mars par des miliciens et remis aux Allemands qui le déportent à Dachau. Le 16 avril, la Milice arrête à Romans Ernest Diébold, réfugié lorrain, et Pierre Revol. Ils sont déportés en Allemagne. Diebold ne reviendra pas. Fernand Chauffingeal, arrêté à Malissard le 17 avril, mourra en déportation. André Giroud est arrêté et torturé à Saint-Nazaire-en-Royans. Le lendemain, les miliciens arrêtent l'instituteur Louis Ferroul, l'emmènent à Valence puis à Lyon où il est interné.
Le 8 juin, aux Crozes commune de Peyrins, deux miliciens du lieu, les frères D., ont aperçu des résistants en embuscade dans leur voisinage : ils se précipitent à bicyclette à Romans pour prévenir les Allemands. Une équipe de la compagnie Bozambo tente d'arrêter les deux frères. L'un d'eux est tué, l’autre réussit à s'échapper. À proximité, un groupe de résistants est intercepté par des miliciens et des Allemands. Deux d'entre eux sont tués, les autres, blessés, restent à râler dans un fossé, gardés par la Milice. Le lendemain, trois rescapés transportés à la caserne Bon, à Romans, par les miliciens, sont interrogés par neuf Français de la Gestapo de Lyon et un Allemand. Deux sont achevés le lendemain.
Le 12 juillet, au retour d'un sabotage, une équipe de la compagnie Mabboux veut intercepter une voiture de miliciens et les prendre vivants. Après une poursuite, les miliciens s’arrêtent au Creux-de-la-Thine et ouvrent le feu à la mitraillette sur les Résistants, faisant 2 morts et 3 blessés. Le sous-lieutenant Vibout est abattu au volant de sa voiture, son voisin également. Leurs corps sont poussés dans le fossé avec ceux de deux blessés. Pollet réussit à s'enfuir soutenant son bras ensanglanté.
Lors de l’occupation de Die par les Allemands à partir du 22 juillet 1944, la Milice est à leurs côtés et leur chef, le traître Halperson, le dentiste de la Motte-Chalencon vêtu en officier allemand, joue les premiers rôles. À leur arrivée à Die, Allemands et miliciens ont tout de suite cherché Camille Buffardel, Auguste Werly et Léon Livache, dénoncés par Halperson. Ils se précipitent dans les hôtels et à l’hôpital où ils arrêtent Cohen, Feldman, Froment, Jeanneret, Lieber, le Juif Albert Peters, ancien artiste lyrique et chef d'orchestre à Berlin, qu’ils massacrent à la prison ainsi que 4 jeunes gens pris à Romeyer : Gagnole, Ordassière, Canovas, Pedoyat. L’un d’eux n’étant pas mort sur le coup, un milicien s’acharne sur le corps en criant « tu ne veux pas mourir, sale Espagnol! ». Ce sont les miliciens qui pillent la maison du pasteur Loux, qui a été dénoncé, puis les caves de clairette Buffardel. Ce sont les miliciens qui remplacent au fronton de la mairie le sigle : Liberté, Égalité, Fraternité, par : Travail, Famille, Patrie. Ce sont les miliciens qui débaptisent la place de la République pour lui donner le nom de « place Philippe Henriot ». C’est le milicien ardéchois François qui harangue la foule parquée sur la place de l’Évêché : « je suis un bon Français... je ne suis pas pour les Allemands, je suis avec les Allemands, contre les Juifs, les communistes, les terroristes ». Ce sont les miliciens qui martyrisent Rousset, blessé de la Résistance, abattu quelques heures plus tard. Ce sont les miliciens qui s’emparent des sœurs de l’hôpital soumises à interrogatoire, après un simulacre d’exécution, puis enfermées. Ce sont les miliciens qui, le 23, exécutent Camille Buffardel, adjoint au maire, membre du Comité local de Libération, sur la place Saint-Pierre. Puis ce sera le tour de Vermorel, Laheurte, Plumel, Brugier, Basset, Livache, du docteur Kroll et de son fils. Le corps de Léon Livache, resté sur la route de Romeyer, sera écrasé par plusieurs véhicules allemands.
Le 25 juillet, à Recoubeau, une centaine d’Allemands, accompagnés de miliciens dirigés par Halperson, incendient la maison du père du lieutenant Bernard, puis le moulin de la famille Abonnenc à Luc-en-Diois. On les retrouve ensemble le 5 août à Vercheny, où ils tentent d’arrêter l’épouse du capitaine Pons qui réussit à leur échapper.
Dans l'après-midi du 23 août, des Allemands capturent Georges Bert de Saint-Donat : le commandant de la garnison de Tain le livre à la Milice. Il est assassiné par le milicien C.
Le 10 août 1944 vers 13 h 45, des maquisards du maquis Félines venant de Bourdeaux arrivent au village de Montboucher-sur-Jabron pour surprendre, au moment de sa sieste, le milicien valentinois Croze en permission dans une ferme. Ils le tuent d’une rafale de mitraillette. À 16 h 30, 50 Allemands et des miliciens viennent de Montélimar à Montboucher en expédition punitive, encadrés par la Gestapo. Ils prennent des otages : Léon Demauve et son père Gabriel. Des camions déménagent le mobilier et les bêtes. Entre 17 h 30 et 18 h, le père et le fils Demauve, attachés l’un à l’autre, sont arrosés d’essence et brûlent dans l’incendie de leur maison. Toute la nuit, des avions survolent la maison en flammes pour empêcher qu’on éteigne le feu. Le lendemain, on retrouve les restes des deux hommes, avec la chaîne noircie qui avait servi à les enchaîner. Leurs noms figuraient sur une liste de suspects aux mains de la Milice. Le lendemain, un barrage routier a été mis en place par les Allemands et miliciens. Vers 10 h, une voiture montée par deux jeunes hommes du bataillon Morvan non armés est interceptée, L’un d’eux réussit à disparaître, mais Albert Aurel est conduit dans le village et massacré à l’endroit où le milicien Croze avait été abattu la veille. Le 12 août, la population du village doit assister à ses obsèques, les bras obligatoirement chargés de fleurs. Le même soir, les maquisards incendient la ferme du milicien Garayt. En représailles, les miliciens arrêtent Rouvière, qui parvient à s’échapper, et Reboulet, torturé et tué. On retrouvera son corps affreusement mutilé. Le milicien Garayt sera passé par les armes trois jours après.
Robert Serre
http://www.museedelaresistanceenligne.org/pageDoc/pageDoc.php?id_expo=2&id_theme=6&id_stheme=26&id_sstheme=124&id_media=466&ordre_media=4#media

mardi 25 mars 2014

Urbain des bois, l'apprenti charbonnier ...



- Urbain des bois, l'apprenti charbonnier
- Résumé en français :
Un peu partout en Europe vont se multipliant les fêtes de pays ayant pour thème les anciens métiers de la forêt. L'auteur ayant été directement impliqué dans quelques unes de ces manifestations organisées dans le massif préalpin du Vercors, se propose, à partir d'une relecture critique du film des événements, d'essayer de mieux comprendre l'intrigue de ce nouveau « théâtre de verdure » mettant en scène la mémoire des charbonniers italiens de Bergame. On montrera que ce type de fête joue un rôle symbolique et politique en qualifiant un lieu : la clairière en forêt, devenue pour la circonstance une sorte d'Agora. La fête des charbonniers favorise ainsi la mise en récit d'une histoire des « gens du lieu » qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs.
- Texte intégral :
- Raviver la flamme du souvenir
Derrière le taillis de hêtres on entend comme un cognement lourd et régulier, des craquements et crépitements, des paroles, onomatopées, quelques éclats de rire aussi qui les accompagnent et puis il y a cette odeur âcre de fumée omniprésente. Quelle est donc cette activité spectaculaire qui aiguise la curiosité du visiteur égaré dans la sylve profonde ? Une charbonnière vomissant des gaz épais, autour de laquelle s'agite une population bigarrée de femmes et d'hommes des bois.
- Depuis 1993, la Carbonera est allumée chaque automne sur les hauteurs boisées de Forellac en Espagne ; à Reverolle, canton de Vaud en Suisse romande on aime également cuire le charbon selon les procédés traditionnels, mais aussi à La Vieille Loye en forêt de Chaux dans le Jura et dans bien d'autres régions. Un peu partout en effet vont se multipliant les fêtes ayant l'univers de la forêt comme cadre et ses travailleurs itinérants comme héros. Leur multiplication témoignerait de l'engouement d'un public chaque année plus nombreux pour les manifestations à caractère patrimonial. Dans l'apparente sauvagerie des grands bois, des équipes de néo-charbonniers - la plupart du temps des bénévoles dirigés par d'anciens professionnels - prennent plaisir à édifier une charbonnière et font ainsi revivre, par la magie de leurs gestes, un peu de la vie des hommes de la forêt. Ces réalisations accompagnent parfois un programme de recherches en ethno-histoire (recueil d'histoires de vie, de techniques, d'outils) comme celles initiées par le mouvement Alpes de Lumière en Haute Provence, CORDAE/La Talvera dans le Tarn ou encore le Centro Studi Valle Imagna en Lombardie1. Les habitants et visiteurs du massif du Vercors n'échappent pas à cette passion pour le monde de la forêt. De nos jours, diverses fêtes secrètes (séances de « jeux de rôle » au grand air, rave parties) ou publiques, comme celle de « Madame la charbonnière » - qui mobilise six mois durant, les forces vives des villages riverains - y sont organisées. - L'auteur de ces lignes ayant été directement impliqué dans quelques-unes de ces manifestations se propose ici, à partir d'une relecture critique du film des événements, d'essayer de mieux comprendre l'intrigue de ce nouveau « théâtre de verdure ». La fête de la charbonnière, à mi-chemin entre tradition et invention, ne va pas sans susciter bien des questions concernant la mise en scène de la ruralité et des identités culturelle et sociale2, des travailleurs saisonniers de la forêt. Dans notre monde bi-pôlaire, partagé entre rural et urbain, la ville serait le territoire de la culture en mouvement, tandis que les campagnes constitueraient un univers homogène, isolé et statique3. Ces dernières sont en effet fréquemment considérées comme des espaces conservatoires de « valeurs refuges » garantes de l'Authenticité. Les fêtes qui s'y déroulent célèbrent donc nécessairement ce qui perdure, ce qui rassemble et révèlent ainsi un sentiment d'appartenance régionale ou locale4. Elles ne sont évidemment pas exemptes d'ambiguïtés dans le rapport qu'elles entretiennent avec un passé, parfois un peu idéalisé et déréalisé : d'anciennes activités devenues de nos jours objets de contemplation, sont en effet, de manière un peu candide, parées de toutes sortes de vertus. Une fois émises ces quelques réserves, nous allons montrer que ce type de fête qui se déroule aux confins du terroir villageois joue un rôle symbolique et politique en qualifiant un lieu : la clairière en forêt, devenue pour la circonstance une sorte d'Agora.
- Le spectacle de l'homme en noir

mercredi 19 mars 2014

Vercors : une sainte à Vassieux....



Une sainte allemande à Vassieux
Depuis longtemps Monseigneur Legleize, évêque de Valence, souhaitait qu’une relique d’un saint allemand ayant résisté au nazisme puisse être accueillie à l’église paroissiale de Vassieux-en-Vercors. Ce vœu prit forme en 2006 avec quelques morceaux d’étoffe ayant appartenu à sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, carmélite d’origine juive disparue à Auschwitz en 1942 en même temps que sa sœur. Dans la société, la sainte est plus connue sous le nom d’Edith Stein, brillante philosophe, élève puis disciple d’Edmund Husserl, fondateur de la phénoménologie. Les reliques de la sainte sont placées dans le nouvel autel installé dans la cadre de la restauration de l’église sous la direction de Thomas Joulie, architecte. Mais il manquait quelque chose pour honorer comme il convient la mémoire de la sainte carmélite. Dans cet esprit a donc été commandé un diptyque à un artiste du Royans, Yan Vita. L’œuvre fut inaugurée ce dimanche 14 juillet sous la présidence de Monseigneur Lagleize entouré du Père Rochegude, curé de la paroisse Notre-Dame en Royans-Vercors, des Pères Soignard et Lambert. On notait également les présences de MM. Michel Rapelin, maire de Vassieux et d’Hervé Mariton, député.
Une vague de lumière
Le Père Rochegude retraça en guise d’introduction la genèse du projet et donna la parole à Yan Vita qui décrivit en quelques mots la symbolique de son œuvre, ses deux parties encadrant l’autel. Lorsque l’on regarde l’autel de face, à l’extrême gauche on retrouve du noir et du rouge sombre symbolisant l’horreur des camps puis on trouve la sainte, les mains ouvertes dans le geste de l’offrande. C’est alors comme le mouvement d’une vague de lumière partant à la rencontre de l’autre partie du diptyque, à droite, le chandelier à sept branches symbolisant à la fois les origines juives de la carmélite et la lumière divine. On trouve de même le calice et la patène, symbolisant l’Eucharistie.
Dans son homélie, Monseigneur Lagleize rendit un vibrant hommage à la sainte qu’il admire à l’évidence beaucoup. Il lut de larges extraits des écrits de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, montrant le chemin qui va de la chercheuse de vérité qu’elle était en tant que philosophe à la chercheuse de Dieu qu’elle est devenue en tant que carmélite. Une recherche au sein même de la vie de tous les jours et qui la mena à la contemplation de Jésus crucifié, Dieu fait homme.
La messe fut d’une grande ferveur. Le lien est désormais établi entre la disparition de la sainte allemande dans les fours d’Auschwitz et les événements funestes qui marquent à jamais Vassieux-en-Vercors. Rappelons que Jean-Paul II fit de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix une co-patronne de l’Europe. En ces temps difficiles, méditer ce que fut la vie de Thérèse-Bénédicte de la Croix prend son sens.
Michel Destombes

samedi 8 mars 2014

Vercors : restauration d' un des planeurs allemands de 1944...



HISTOIRE du Vercors : un planeur allemand restauré pour "que nul n’oublie" : Le 21 et le 23 juillet 1944, 22 planeurs DFS 230 chargés de soldats allemands et tractés par des bombardiers Dornier 17 depuis l’aéroport de Lyon-Bron, ont fondu sur le Vercors. Ils ont ensuite été abandonnés sur place. Évacués pour la plupart après la guerre, il n’est resté que quelques carcasses, dont celles visibles à Vassieux.
(Photo : Vercors : un planeur allemand restauré pour "que nul n’oublie" :Le 21 et le 23 juillet 1944, 22 planeurs DFS 230 chargés de soldats allemands et tractés par des bombardiers Dornier 17 depuis l’aéroport de Lyon-Bron, ont fondu sur le Vercors. Ils ont ensuite été abandonnés sur place. Évacués pour la plupart après la guerre, il n’est resté que quelques carcasses, dont celles visibles à Vassieux.)
Sur le plateau du Vercors, la silhouette des carcasses de planeurs allemands de la Seconde guerre mondiale hante le paysage depuis 70 ans. L’une de ces machines de mort est en cours de restauration.
De Saint-Nizier à Vassieux ou La Chapelle, l’histoire de la Résistance et des sacrifices de la population court le plateau du Vercors. S’il est un des témoins de cette époque devant lequel le visiteur se fige toujours aujourd’hui, c’est devant les carcasses de planeurs abandonnés par les troupes allemandes en juillet 1944.
Cet été-là, la mort a fondu du ciel. A Vassieux, la Résistance se mobilise, portée par l’espoir que le débarquement en Normandie a redonné au pays. Elle attend du matériel et des renforts des Alliés qui ne peuvent venir que des airs. Alors elle balise un terrain d’atterrissage de fortune. Le 21 juillet puis le 23, ce ne sont pas les troupes amies qui posent le pied sur le plateau. Mais 200 soldats ennemis à bord d’une quarantaine de planeurs d’assaut. L’opération « nettoyage » lancée par l’occupant et les représailles contre les civils de tous âges mettent les villages à feu et à sang.

Après le conflit, les squelettes des aéronefs seront évacués, il faut bien que la vie aux champs reprenne ses droits. Aujourd’hui, il ne reste que quelques exemplaires de ces planeurs DFS 230, devant la Nécropole et près de l’église du village.
A l’initiative du département de la Drôme, l’un d’entre eux est en cours de restauration à Montélimar. Dans un hangar de l’aérodrome montilien, Pascal Conchon de l’Association « La Belle Aviation Française » comprend que ce travail de reconstitution puisse surprendre, peut-être choquer : « j’ai hésité avant d’accepter cette rénovation, j’étais tourmenté. A Vassieux, j’ai tourné une journée autour de cette carcasse, une partie de ma famille a été décimée pendant la guerre. Et puis j’ai fait abstraction de mes sentiments. Je me dis que je fais un travail d’archéologue ».
« Ne pas heurter les sensibilités »
Carine Marande, attachée de conservatoire des patrimoines de la Drôme, ne dit pas autre chose : « Notre volonté est de conserver une silhouette, un vestige. C’est une manière de continuer à en parler. Il ne s’agit surtout pas de heurter des sensibilités encore vivaces ». Le souci du département de la Drôme est d’abord de mener « une restauration préventive pour arrêter la dégradation du planeur » soumis aux intempéries depuis plus d’un demi-siècle.
C’est aussi la préoccupation du maire de Vassieux, Michel Répellin : « Ce planeur est un patrimoine qui retrace les événements passés, c’est un moyen de les faire entrer dans la mémoire ». A Grenoble, le secrétaire général des Pionniers du Vercors, Alain Carminati, ne « trouve rien à redire à cette initiative ».
A Montélimar, Pascal Conchon secondé par l’ACAM (Association des Constructeurs Amateurs Montiliens) s’est lancé dans un puzzle géant : « Il faut trouver des pièces et ce n’est pas facile ». Même si parfois le hasard lui donne un coup de pouce : « Il se trouve que deux planeurs n’étaient jamais arrivés à destination en juillet 44, explique Pascal Conchon, l’un s’était posé tant bien que mal et l’autre s’était écrasé près de Montjoux non loin de Dieulefit. Les habitants du coin avaient récupéré ce qui pouvait l’être. Aujourd’hui ils nous font signe et nous donnent des pièces ».
Un morceau de tissu de lin qui recouvrait la carlingue était précieusement conservé au musée de Serres dans les Hautes-Alpes : il servira de modèle pour reconstituer le camouflage kaki et bleu ciel qui permettait au planeur de passer inaperçu.

« Une valeur symbolique »
Mais c’est dans la région parisienne que les restaurateurs ont fait bonne pioche. Un collectionneur a rassemblé et remis en état six planeurs du Vercors. Grâce à cette documentation grandeur nature, des copies des éléments manquants seront fabriquées de toutes pièces.
Pascal Conchon est au début de sa quête mais l’inventaire est encourageant : la verrière au-dessus du pilote, le tableau de bord du cockpit, les portes de la carlingue. A l’intérieur, les neuf sièges des soldats plus celui du pilote sont réutilisables après nettoyage. En revanche il ne reste rien de l’armement du planeur souvent équipé de deux mitrailleuses, une sur le flanc et une autre sur le toit « pour dégager le terrain au moment de l’atterrissage ».
Sur les 2200 planeurs de ce type fabriqués avant et pendant le conflit, seulement quelques spécimens ont traversé le temps. Un se trouve dans un musée de Berlin.
Pascal Conchon ambitionne de reconstituer l’appareil entièrement sur un côté et d’aménager un « écorché » sur l’autre. Mais le planeur ne retrouvera ni ses ailes ni son empennage. Il regagnera ensuite Vassieux sans que son lieu d’exposition ne soit encore tranché. Le hall du musée départemental de la Résistance a été pressenti mais son directeur Pierre-Louis Fillet reconnaît « que la place des objets n’est pas anodine, elle a une valeur symbolique ».
A Montélimar, Pascal Conchon admet s’être lancé dans un travail de longue haleine pour lequel le département de la Drôme a investi 24 000 euros. Le prix de la mémoire alors que le plateau du Vercors se prépare à commémorer fin juillet le 70e anniversaire des combats. Pour que « nul n’oublie ».
Georges BOURQUARD
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lundi 3 mars 2014

Décès de l'Auteur de "Nuit et Brouillard": Alain Resnais...



Né à Vannes, dans le Morbihan, le 3 juin 1922, le cinéaste Alain Resnais est mort samedi 1er mars à Paris « entouré de sa famille ». Il avait 91 ans.
Alain Resnais a réalisé en 1955 Nuit et Brouillard, premier documentaire de ce type réalisé sur les camps nazis, dont le ton met en lumière l'effrayante banalité de ces lieux de mort. Issu d'une commande à l'occasion du 10e anniversaire de la libération des camps de concentration, ce film de 32 minutes, mêlant images d'archives en noir et blanc et séquences en couleurs tournées sur place, reste une référence.
« Nuit et Brouillard », film de toutes les polémiques…
On l'oublie parfois : d'une durée de trente-deux minutes, Nuit et Brouillard, l'un des films les plus importants d'Alain Resnais, était une commande du Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale, un organisme gouvernemental chargé de rassembler de la documentation sur la période de l'Occupation.
Sorti en 1956, dix ans après la libération des camps, produit par Anatole Dauman, Samy Halfon et Philippe Lifchitz, il débute par l'impératif biblique « souviens-toi ». Mêlant archives en noir et blanc et images en couleur, le film fut supervisé par deux historiens de la déportation : Olga Wormser-Migot et Henri Michel. Ecrit par l'écrivain Jean Cayrol, lui-même ancien déporté, le texte est dit par Michel Bouquet – ce dernier, en hommage aux victimes, refusa que son nom figure au générique.
LES NN, NACHT UND NEBEL
Quant à la musique, composée par Hanns Eisler, elle amplifie l'émotion que l'on ressent en voyant ce film dont le titre évoque le nom donné aux déportés par les nazis : les NN (Nacht und Nebel).
Nuit et Brouillard est un film sur l'univers concentrationnaire, en ce sens qu'il ne différencie pas explicitement les camps de concentration des camps d'extermination. Et si l'on y voit les chambres à gaz d'Auschwitz, la spécificité du génocide juif n'apparaît pas (le mot juif n'est cité qu'une seule fois) : il faudra pour cela attendre le film de Claude Lanzmann, Shoah, en 1985.
Le film s'achève sur un travelling arrière des chambres à gaz, citant les 9 millions de morts qui hantent le paysage : « Il y a nous, qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d'un seul temps et d'un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n'entendons pas qu'on crie sans fin. »
ALLUSION À LA COLLABORATION

mercredi 26 février 2014

Le Vercors primé au Salon de l'Agriculture...



Le Vercors primé au Salon de l'agriculture
Bonjour à tous,
Lors de la remise de prix du concours national des Prairies Fleuries, Hugues et Didier ARGOUD-PUY,  ont obtenu le "1er prix d'excellence agri-écologique" dans la catégorie "prairie fauchée et pâturée (altitude)".
La remise des prix a eu lieu hier après-midi au salon de l’agriculture par le ministre de l’Agriculture Mr Le Foll. Cette année, le concours prairies fleuries s'est vu récompensé de ces 4 années d'existence par son entrée dans le concours général agricole.
Crédit photo : Gregory Loucougaray
Le Vercors primé !
La parcelle de prairies fleurie du GAEC Les Allières à Villard-de-Lans (Hugues et Didier ARGOUD-PUY), proposée par le Parc naturel régional du Vercors au concours national des prairies fleuries 2013, a obtenu le "1er prix d'excellence agri-écologique" dans la catégorie "prairie fauchée et pâturée (altitude)".
La remise des prix a eu lieu hier au salon de l’agriculture par le ministre de l’Agriculture Mr Le Foll. Ce concours, organisé par les Parcs naturels régionaux, les Parcs nationaux, les Chambres d'agriculture et de nombreux partenaires a réuni depuis sa création plus d’un millier d’éleveurs qui s’engagent pour les meilleures pratiques du point de vue agricole et écologique sur leurs prairies naturelles. Cette année, il s’est vu récompensé de ces 4 années d’existence par son entrée dans
le concours général agricole et a été également reconnu comme un engagement au titre de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB).
Entre avril et septembre 2013, les 34 jurys locaux, composés chacun d’experts agronomes, écologues et apicoles (plus de 150 experts mobilisés), ont visité environ 250 parcelles en compétition, en présence des exploitants. Pour apprécier les qualités de chaque prairie, les jurys s’appuient sur des indicateurs de végétation, notamment sur la présence de plantes indicatrices facilement reconnaissables, choisies pour leur intérêt fourrager, écologique et mellifère et garantes d’un bon équilibre agri-écologique. Le jury national du concours s’est réuni le 7 novembre 2013 sous la présidence de Pierre-Yves Motte (Chambres d’agriculture France) et a élu les sept lauréats du concours. Les résultats sont tenus secrets jusqu’à la remise des prix qui a lieu salon de l’Agriculture.
Lors de la cérémonie de remise des prix, les éleveurs lauréats recevront le prix d'excellence agriécologique mettant en valeur leur travail ainsi que les services rendus par leurs prairies fleuries à la qualité des fourrages (qui se répercute sur la qualité des produits : lait, viande, miel...) à l’apiculture
et au maintien de la biodiversité (nombreuses espèces animales et végétales présentes dans ces milieux). Le concours est organisé dans une cinquantaine de territoires (contre 18 en 2010). 29 territoires de Parcs naturels régionaux et 3 de Parcs nationaux et dans une vingtaine de territoires : 15 chambres d'agriculture, 7 collectivités territoriales, des association de développement agricole ou de protection de l'environnement (2 Conservatoires d'espaces naturels, 2 ADASEA - Association Départementale pour l'Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles, 3 associations environnementales, 3 syndicats d'AOP) se mobilisent !
Salon international de l'agriculture
Contact : Jean-Luc Langlois 06 08 28 66 16
Sandrine Collavet

vendredi 21 février 2014

Notre histoire : la résistance du Vercors bouge encore...



Village martyr, Vassieux-en-Vercors fut comparé à Oradour-sur-Glane pour les massacres et déportations qui y furent commis. Aujourd’hui, une nécropole et deux musées y attirent plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque année.
La Résistance, éternel débat français
Histoire Vivante : Première ou Seconde Guerre mondiale, les commémorations historiques vont se succéder en 2014. L’occasion aussi de réactiver le débat sur la Résistance, en France, à l’exemple du maquis du Vercors.
Les rayons historiques des librairies sont au garde-à-vous depuis des mois! Et pour cause: 2014 sera l’année de la Grande Guerre (1914-18), dont on célébrera les 100 ans à l’été prochain. Mais 2014 marquera aussi les 70 ans du Débarquement en Normandie. Tournant historique majeur suivi d’une autre date clé, côté français: le soulèvement et la répression brutale du maquis du Vercors en juillet 1944. Un souvenir douloureux, élevé au rang des hauts faits de l’esprit français de résistance.
Les hommes politiques ne s’y sont pas trompés. C’est sous le second septennat de François Mitterrand qu’a été entreprise l’édification du Mémorial de la Résistance en Vercors (inauguré en juillet 1994 pour les 50 ans du soulèvement du maquis). Plus récemment, en 2009, Nicolas Sarkozy a choisi le village de Chapelle-en-Vercors pour un grand discours sur l’identité nationale et les valeurs profondes de la France…
Mais pourquoi le Vercors, «forteresse montagneuse» de 60km sur 30 aux portes de Grenoble, est-il devenu synonyme d’esprit d’insoumission? Pourquoi ce maquis a-t-il si particulièrement marqué les mémoires? A ses débuts, l’histoire du Vercors ressemble à celle des autres maquis qui se forment dès l’armistice (juin 1940) en France. A partir de 1942, les hommes affluent, le maquis se structure. Imaginé par un architecte de la région, un projet connu sous le nom du plan «Montagnards» est échafaudé et accepté par les services de la France libre en exil. Le plan prévoit d’utiliser le massif du Vercors comme base d’accueil de matériels aéroportés afin de couper la retraite allemande au moment de la libération (à partir du sud du pays).
Plusieurs parachutages américains sont effectués, dès 1943, dans le but de soutenir les maquisards. Le Vercors est rapidement considéré, côté allemand, comme l’un des principaux centres de résistance. Début juin 1944, le signal est lancé: près de 4000 maquisards (mal équipés) passent à l’action. Pour la première fois en France depuis 1940, une zone décrète sa «libération». Mais suite à une série de mésententes, de promesses non tenues ou d’erreurs – les versions ont longtemps divergé – les renforts n’arrivent pas. L’armée allemande mobilise alors la plus importante force (10000 soldats environ) jamais envoyée contre un maquis durant la Seconde Guerre mondiale.
Un «second Oradour»
En quelques jours, le Vercors passe de l’euphorie à la tragédie, au point que le village de Vassieux sera comparé au village martyr d’Oradour-sur-Glane (près de Limoges), où 642 personnes furent massacrées en un jour. Durant deux semaines, la répression sera sans pitié: au total, près de 850 morts (dont 200 civils), 570 maisons incendiées, une quarantaine de déportés.
A titre de comparaison, l’attaque allemande contre le célèbre maquis des Glières (près d’Annecy) en février/mars 1944 fait 120 morts. Très vite, après la guerre, la tragédie va diviser les esprits. Au cœur de la polémique, la thèse selon laquelle le Vercors aurait été «sacrifié» par les responsables français basés alors à Londres ou Alger.
Longtemps soutenue par d’anciens résistants, la «légende noire» du Vercors est périodiquement réactualisée. Ainsi, en 2004, un article du «Nouvel Observateur» commentait: «L’histoire du maquis du Vercors est une histoire de courage, mais aussi de trahison et de massacres [...] Les Alliés et les dirigeants de la France libre ont laissé crever ces résistants-là, que de Gaulle, brutal dans sa conquête du pouvoir, n’aurait su manipuler.»
Cette vision manichéenne n’a cependant pas résisté à l’historiographie contemporaine. Spécialiste de la question, Gilles Vergnon relativise: «La «légende noire» du Vercors, dans sa version maximaliste (le Vercors «trahi») ou plus modérée (le sentiment qu’il s’est produit des choses inavouables, ou «pas claires»), a comme toute légende, une puissante vertu explicative». La vérité est comme souvent plus complexe, ajoute l’historien.
Utile lors de la Libération?
En fait, le destin tragique du maquis du Vercors est la résultante d’une série de circonstances. «Des promesses orales inconsidérées et surinterprétées par leurs destinataires, un chevauchement de compétences et des rivalités entre les services français à Alger et à Londres, une mobilisation prématurée, mais largement spontanée, en juin 1944, le piétinement pendant trois longues semaines des Alliés en Normandie, scellent son destin», note encore Vergnon.
Parmi les autres griefs adressés aux responsables du maquis, il y a aussi le fait de s’être trompés de guerre, de n’avoir pas adopté une tactique de guérilla contre un ennemi trop puissant. Longtemps, après-guerre, on a insisté sur l’utilité militaire du Vercors dans la libération du pays. C’est cette utilité qu’ont relativisée, dans des recherches plus récentes, certains historiens. A ce titre, conclut Gilles Vergnon: «La Résistance a joué un rôle incontestable, dans la libération de la France, mais qu’on ne peut quantifier ou convertir en chiffres précis. Tout juste peut-on dire qu’en l’absence (hypothétique) de la Résistance, les armées alliées auraient libéré le territoire français de l’occupant, mais sans doute avec des délais plus longs, des pertes et des difficultés supplémentaires.»
- Sur le sujet: Gilles Vergnon, «Résistance dans le Vercors, Histoire et lieux de mémoire», Ed. Génat, 2012.
- A noter aussi que différentes manifestations marqueront en 2014 les 70 ans du soulèvement du maquis du Vercors, dont une grande exposition à Grenoble sur le thème des maquis; une autre exposition se tiendra à Vassieux, alors que plusieurs nouveaux livres devraient paraître sur le sujet.

mercredi 15 janvier 2014

Vercors : prévoir ses sorties neige en Mars...



Ski de fond et bien-être, départ garanti !
VERCORS BIEN ETRE séjour Ski de Fond - Bien Etre
7 jours/6 nuits : 620 euros / personne tout compris
Départ garanti le 2 mars 2014
C'est au cœur du Vercors, que la Maison de l'Aventure et Loïc (énergéticien et moniteur de ski de fond) vous proposent ce séjour 100% naturel : ski de fond et bien-être.
Tout en découvrant une région tournée vers un développement touristique doux, ce séjour vous permettra d'allier les plaisirs de la glisse et d'acquérir des techniques simples destinées à optimiser les bienfaits du sport, à la recherche de l'épanouissement personnel.
Des balades sur et hors pistes qui vous emmèneront sur le domaine nordique du Haut-Vercors et et la magique plaine d'Herbouilly, sur les crêtes surplombant la vallée de la Drôme. Sur le site de Font d'Urle, vous découvrirez le ski-sensoriel : sentir son corps s’oxygéner, se nourrir par le mouvement (principe du tai chi...), tout en profitant des grands espaces sauvages d'un lieu propice au dépaysement. Au retour, assouplissements et respiration (issus des pratiques zen) pour apporter au corps une profonde décontraction.
Un séjour qui se concluera par une séance en après-midi dans un espace détente avec notre partenaire « L'Eau et l'air » (sauna + hammam + Jacuzzi + fauteuil de massage).
Contact organisateur
Gil Borel
Maison de l'Aventure
tel: 04 75 48 22 38
26420 La Chapelle-en-Vercors
Réservation
Maison de l'Aventure info@maison-aventure.com

samedi 30 novembre 2013

Noyaret 38 : Rencontres Nomades en Vercors...



15e Rencontres Nomades à Noyarey, salle de l'école maternelle (la coccinelle) samedi 7 décembre 2013 à partir de 9h
« Paysages industriels »
(Compter 2 heures et 110 kms de Die par le Trièves et 2h20 et 150kms par Romans sur Isère...A coté de Sassenage)
Paysages industriels : un programme de coopération interparc
 Les Parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat et du Vercors ont décidé de mener une réflexion collective sur l’histoire industrielle de leurs territoires, ses mutations et ses ruptures, son impact sur les paysages et la vie quotidienne des populations d’aujourd’hui. Cette démarche prend la forme d’un programme artistique auquel s’adjoint une recherche action en sciences sociales sur les territoires concernés.
Une commande artistique
Huit commandes d’œuvres réparties sur huit sites ont été adressées à quatre artistes. La direction artistique a été confiée à Valérie Cudel de l’association À demeure, également médiatrice de l’action Nouveaux commanditaires proposéé par la Fondation de France. Les artistes plasticiens Michel Aubry, Élisabeth Ballet, Susanne Bürner et Lani Maestro ont été choisis pour leur capacité à réagir à une commande et à son contexte social, historique et humain. Chacun intervient sur deux sites. En Vercors les artistes sont Susanne Bürner, qui relie deux sites industriels : les carrières de l'Echaillon (St Quentin) et l'ancienne fonderie de canon de St-Gervais et Michel Aubry qui intervient dans le Royans drômois et isérois, sur la thématique des métiers et usines de transformation du bois (tournerie tabletterie).
Des « paysages industriels » dans un parc ?
Si chacun des Parcs impliqué dans ce programme est unique par ses paysages, ses patrimoines, sa faune et sa flore, certains d’entre eux sont confrontés à une dévitalisation d’une partie de leurs espaces ruraux, un effritement continu du volume des emplois locaux, des phénomènes localisés de déprise et de pression urbaine et une volonté de maintien des services publics. De manière concomitante, ces territoires font face à la mutation et au déclin de certaines filières industrielles, leurs paysages peuvent être marqués par la présence d’anciens sites désormais à l’arrêt. Ces évolutions ont leur place dans les perceptions individuelles et dans les représentations collectives des paysages, influencées par les traces visibles et invisibles des outils de production et de la vie quotidienne au travail. Si ces représentations sont parfois chargées d’affects, elles sont aussi porteuses d’initiatives. Dès lors, que transmettre aux générations futures ? Que faut-il préserver et pour quels nouveaux usages ? Comment agir, et à quel niveau, pour perpétuer et dynamiser les savoir-faire ? Comment faire vivre les mémoires des sites tout en favorisant leur ouverture au monde.
Des paysages industriels en Vercors ?
Le massif du vercors et ses piémonts abritent d'anciens sites industriels : établissements métallurgiques, industries du bois (tournerie tabletterie, injection de poteaux) et du textile (de la laine à la soie artificielle et aux tissus techniques), carrières de pierre et cimenteries, dont certains sont encore en activité (composants électroniques). Les ressources forestières de la montagne ont récemment été utilisées par le secteur de la papeterie ou l'industrie du meuble. De nouvelles « zones d'activité » sont installées de nos jours aux confins des agglomérations, lesquelles témoignent de formes inédites d'aménagement du territoire. Certains sites protégés ou labellisés (ENS, réserves, etc) portent l'empreinte de ses anciennes activités (atelier de taille de meule, etc), ce qui ne va pas sans susciter des question quant aux « représentations du sauvage ».
Pourquoi Noyarey ?
Cette commune possède un double visage. Elle est à la fois rurale sur ses hauteurs (Ezy Petit hameau où se maintient une agriculture de montagne) et urbanisée dans la vallée (lotissements, immeubles et sites industriels). Si elle fait désormais partie du Parc, elle est également rattachée à la communauté d'agglomération de Grenoble, qui s'étire le long de la vallée de l'Isère, voie de passage fluviale et routière, par laquelle ont transité (et transitent encore de nos jours) des biens, denrées et autres populations migrantes.
Programme samedi 7 décembre 2013 à partir de 9h

jeudi 7 novembre 2013

Die 26150 : Assemblée Générale de votre Quotidien Internet M.C.D.

Invitation à notre AG à la Salle Polyvalente Municipale de Die. 
Vendredi 24 Janvier 2014  de 12h-14h dans le Hall d’arrivée.
MCD est à vous !
Qu’est ce que vous en faites ?
Medias Citoyens Dois a été créé et a évolué comme un projet collectif, collaboratif, dans et comme un mouvement d’émancipation. Dans cette période où l’offensive médiatico-libérale fragilise nos valeurs et nos combats et précarise chacunE d’entre nous, que faisons-nous de ce projet ?
Être au service du mouvement social, dans une vision positive, ce n’est pas de proposer des services. « Nous  » ce n’est pas seulement la dizaine de personnes qui se réunissent chaque vendredi soir. «  Nous  » c’est les abonnéEs qui reçoivent nos infos « quotidiennes », c’est les 250 visiteurs du site internet chaque jour (si l’ on considère qu’une seule parsonne regarde un seul ordinateur), c’est aussi les soixante adhérentEs et la vingtaine d’associations coopératrices-correspondantes. En réalité nous avons plus de 15.000 visites par mois…
Des adhésions qui augmentent...
Parce que depuis trois ans, le nombre d’adhésions augmente sensiblement, parce qu’il nous semblait pertinent de nous donner les moyens de se passer de subvention (On bouge la dessus car on a enfin demandé 10 000€ a la Région Rhône-Alpes), que le loyer et les charges sont pour l’instant absents, se pose aujourd’hui la question de savoir comment faire vivre ce projet collectif au-delà de 2014. Les visiteurs du site et les destinataires de "Ce Quotidien Local Associatif Pluriel" augmentent,… Sans un nombre significatif d’adhérentEs, M.C.D. n’aurait plus de sens et c’est ce sens que nous voulons questionner ici avec vous.
Ce projet collectif contient la nécessité d’une participation de touTEs.
Alors, plus important finalement que le problème du financement d’un local ou de l’hébergement du site, nous nous interrogerons sur la participation collective au projet. Il est nécessaire aujourd’hui que d’autres nous rejoignent, qu’ils fassent évoluer ce projet comme cela a été le cas auparavant. Le site par exemple est largement ouvert à la contribution de rédacteurs/trices mais leur participation effective reste modeste : alors n’hésitez pas, envoyez/rédigez infos et analyses.
Une critique de la «normose » (on comprend toutes et tous ce mot dans MCD) doit s’enrichir de nos diversités et différences.
Le projet de MCD ce n’est pas produire du service de "communication", de l’aide sociale ou de la location de salle. C’est de créer un lieu de rencontre entre des groupes en réflexion ou de critique socétale, une interaction entre des points de vue, des positions, des réflexions différents. C’est de mettre à disposition des outils que chacunE puisse utiliser pour co-construire un pôle d’intervention ouvert à tous les courants critiquant un  système obsolète.
En clair, MCD est à vous ...mais qu’est ce que vous voulez en faire ? (Oui nous nous y prenons 78 jours en avance, mais nous reviendrons plusieurs fois sur le sujet…) 
Nous vous invitons à venir en débattre lors de notre AG
Vendredi 24 Janvier à 12h-14h
Vous pouvez envoyer vos contributions par mails, lettres ou téléphone.
(L’année passée, l’AG était au même lieu, même heure, le vendredi 25 janvier 2013).
Nous alimentons quotidiennement un Blog Citoyen :
Les Medias Citoyens du Diois
MediasCitoyensDiois

lundi 4 novembre 2013

Laisser les chemins ruraux ouverts au public....



Monsieur le maire de Choranche (38):
Adressée à : Monsieur Bourne Branchu abandonnez l'aliénation et organisez une concertation pour rechercher une solution acceptable par tous.- réouvrez à la circulation tous les chemins ruraux actuellement barrés par les riverains.
Merci d'avoir signé la pétition "Monsieur le maire de Choranche: - abandonnez l'aliénation et organisez une concertation pour rechercher une solution acceptable par tous.- réouvrez à la circulation tous les chemins ruraux actuellement barrés par les riverains."
NON À LA PRIVATISATION DES CHEMINS RURAUX DE CHORANCHE
Le conseil municipal de Choranche a préparé dans le plus grand secret un projet d’aliénation de dix chemins ruraux appartenant au domaine privé de la commune. Cependant il n’a pu se soustraire à l’obligation d’ouverture d’une enquête publique, ce qui a fait éclater l’affaire au grand jour.
Choranche est une commune classée en Commune de Montagne du fait de la vigueur de son relief. Elle est connue nationalement pour ses grottes aménagées qui sont une des toutes premières destinations touristiques du département de l’Isère. Beaucoup de spéléologues fréquentent également ses grottes « sauvages », où circulent de magnifiques rivières souterraines. Les hautes falaises qui constituent son « cirque » et la séparent de la commune voisine de Presles ont une renommée internationale dans le monde des grimpeurs. Enfin, Choranche est traversée par le GR 9, le célèbre itinéraire de randonnée qui court au long de toutes les Alpes françaises.
De toute évidence, le tourisme représente un futur crédible pour la commune dont la population est depuis un siècle en déclin constant (140habitants au dernier recensement), et qui ne comporte plus que quelques exploitations agricoles qui ne peuvent se mécaniser aisément en raison de la raideur des pentes.
Une nouvelle population, souvent constituée de néo-ruraux, tente de relever ce défi, mais se heurte à l’opposition de certains propriétaires fonciers installées depuis toujours sur la commune et pour qui tout « étranger » est un ennemi à bouter hors du territoire.
Le projet actuel n’est que le dernier épisode de cette bataille des anciens et des modernes. Il a pour but, à vil prix (0,1 euro le mètre carré), de dépouiller la collectivité au bénéfice de quelques intérêts particuliers.
Il contrevient à l’intérêt général puisqu’il aboutirait à ramener à presque rien le patrimoine communal, à réduire notablement les possibilités de promenade des habitants, à limiter fortement l’activité des randonneurs, à compliquer ou interdire la traversée du territoire de Choranche par les itinéraires pédestres intercommunaux.
Il tente d’échanger certains chemins ruraux de pente régulière, larges, tracés en milieu ouvert, offrant des échappées superbes sur les paysages remarquables qu’offre Choranche, contre des itinéraires accidentés, étroits, sinueux, inaccessibles aux animaux de bât, sans aucune vue puisque repoussés en forêt, ou par des portions de route goudronnée.
Ce déclassement est organisé sans la moindre concertation, et le conflit d’intérêt y pointe, puisque quatre membres du conseil municipal dont le maire (premier gagnant par la longueur du linéaire déclassé), son premier adjoint (qui achètera en plein village à plus de cent fois au-dessous du prix du marché) et deux conseillers, soit cinquante pour cent de la constitution actuelle du conseil, figurent au premier rang des bénéficiaires des terrains ainsi bradés.
L’association DES CHEMINS POUR TOUS s’est constituée pour empêcher ce déni de justice qui ne fait qu’ajouter de nouveaux problèmes aux difficultés existantes. Elle a la volonté de participer bénévolement à l’entretien des chemins ruraux que la commune n’assure pas, et vous prie de bien vouloir signer la pétition suivante.
Pétition adressée à :
Monsieur Bourne Branchu, Maire de Choranche
- abandonnez l'aliénation et organisez une concertation pour rechercher une solution acceptable par tous.
- réouvrez à la circulation tous les chemins ruraux actuellement barrés par les riverains.
Cordialement,
Votre nom ( déjà 1214 personnes)
 http://www.change.org/fr/pétitions/monsieur-le-maire-de-choranche-abandonnez-l-aliénation-et-organisez-une-concertation-pour-rechercher-une-solution-acceptable-par-tous-réouvrez-à-la-circulation-tous-les-chemins-ruraux-actuellement-barrés-par-les-riverains
Notre blog : http://choranche.blogspot.fr
Merci de faire suivre ce courriel à tous vos amis susceptibles d?être
concernés par cette atteinte aux libertés publiques.
Bien cordialement,
Christian BOUILHOL
2 Allée les Portes du Vercors
26190 Sainte Eulalie en Royans
06 85 50 08 46
chris.bouilhol@free.fr

vendredi 18 octobre 2013

Quelle utilité du Parc Naturel Régional du Vercors dans le Diois ?



Parc Naturel Régional du Vercors
Jeudi 14 novembre2013 : Rencontre-débat sur le thème du parc du Vercors à Die
Dans le but d’apporter sa contribution au Parc naturel régional du Vercors (PNRV), face à un éloignement ressenti de cette institution vis-à-vis de son territoire, La Fédération des Amis et Usagers du Parc du Vercors (FAUP) a lancé en 2013 un programme d’actions visant à aller à la rencontre des habitants et acteurs du massif pour recueillir leur perceptions, ressentis et attentes vis-à-vis du Parc.
Rendez vous de 19 à 22h au théâtre devant un verre ! 
LA FÉDÉRATION DES AMIS ET USAGERS DU PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
La Faup est née le15 mai 1971. Son importance historique et fonctionnelle est rappelée par l’article 78 de la Charte.
La F.A.U.P. Vercors a pour but :
- De fédérer les volontés d'agir en direction de la population et de son patrimoine sur le territoire du Parc Naturel Régional du Vercors.
- De concourir par ses actions à :
Valoriser des patrimoines naturels et culturels du territoire ainsi qu'à leur appropriation par la population,
- Développer et animer des activités économiques, sociales, scientifiques, sportives et de loisirs dans le strict respect des principes qui président à leur mise en place et au fonctionnement de celles-ci sur le territoire du Vercors,
- Promouvoir des activités culturelles sur tout le territoire du Vercors,
- Défendre et promouvoir le milieu associatif, "courroie de transmission" essentielle entre les pouvoirs publics et la population. Cette démarche doit s'accomplir dans un esprit de coopération avec les partenaires institutionnels,
- Informer au sujet des domaines précités.
En conclusion, la FAUP se propose d'être une force de proposition, synthèse des interrogations de l'ensemble des voix associatives et individuelles qui la composent.
Elle se fixe pour intention prioritaire la notion de développement durable aux côtés de son partenaire privilégié : le PNRV.