Information Participative

Médias Citoyens Diois continu !

Retrouvez-nous sur notre nouveau site :

http://mediascitoyens-diois.info

Affichage des articles dont le libellé est cinema. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinema. Afficher tous les articles

mardi 2 juillet 2013

Saint Julien en Vercors : 4ème "Camera en campagne" sur l' enfance...



CAMERA EN CAMPAGNE
4e Rencontres cinématographiques de Saint-Julien-en-Vercors
Les 28, 29, 30, 31 juillet et 1er août
Salle des fêtes communale
La représentation du monde rural dans le cinéma français et étranger.
Thème 2013 : Enfances villageoises
Infos pratiques : Certains films sont projetés en version originale et sous-titrés en français; se référer au programme pour le détail. Les projections se déroulent à la salle des fêtes, au cœur du village de Saint-Julien. Les séances sont suivies d’échanges avec le public et des éclairages de Ronald Hubscher. Matinée prévue pour les enfants et les jeunes. Entrée libre et gratuite, possibilité de restauration dans le village et à la buvette. Prévoir un coussin pour une assise plus confortable durant les projections! 
Comment le cinéma a t-il représenté le monde rural? C’est à cette question que les rencontres cinématographiques de Saint-Julien-en-Vercors, «Caméra en campagne» entendent répondre. « Enfances villageoises» est le thème de Caméra en campagne pour les 4e Rencontres cinématographiques de 2013. En effet, le monde enfantin a inspiré de nombreux cinéastes. Un monde de contrastes où le drame frôle plus souvent qu’à son tour la comédie.
Un monde de lumière et d’ombre, d’innocence et de cruauté, où les frontières sont poreuses entre l’imaginaire et la réalité. Des êtres souvent meurtris, parfois violents et révoltés, qui portent un regard lucide sur les adultes. A la diversité des films des pays représentés appartenant aux continents américain, asiatique, européen et s’inscrivant dans une chronologie longue , répond une mise en situation des enfants dans le cadre familial, dans le contexte scolaire ou, en raisons de circonstances particulières, dans un environnement étranger au leur.
Du 28 juillet au 1er août
Dimanche 28 juillet
17h30: Concert «Les Tontons swingueurs» (jazz)
Concert d’ouverture sur la place du village par les frères Poitou.
20h30 : Ouverture officielle des rencontres puis,  L’apprenti, Samuel Collardey, 2008 : Mathieu, élève d’un lycée agricole effectue un stage dans l’exploita-tion de Paul. Autour des gestes du travail, des liens se tissent entre eux. Mathieu, mal dans sa peau, trouve en Paul un père de substitution et découvre à ses côtés ce qui ne s’apprend pas en classe...
Lundi 29 juillet
MATINÉE ENFANTS. 10h : Courts-métrages La Petite Taupe (dessin animé de 1968, pour enfants à partir de 2 ans)
10h30 : La guerre des boutons, Yves Robert, 1962
C’est la guerre entre écoliers de villages voisins! Pour éviter la récupération des boutons par les adversaires, tous vont combattre nus.
14h30 : Etre et avoir, Nicolas Philibert, 2002
Une école dans un village d’Auvergne. Classe unique, cohabitation harmonieuse du nouveau et de l’ancien, maître convaincu de sa mission, forte croyance en l’école... Passéisme ou modèle?
16h30: Table ronde «L’école à la campagne»
L’école au village : spécificités, enjeux et évolutions. Echanges et débats avec des enseignants, des acteurs de l’éducation, des élus, des témoins...
17h 30 : Jeux interdits, René Clément, 1951
L’exode en 1940. Une fillette orpheline est recueillie par des paysans. Avec le fils de la famille, ils vont, en créant leur cimetière pour animaux, à leur façon, exorciser la mort.
21h : Moi, Pierre Rivière (...), René Alliot, 1976
Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère ou le parcours réel d’un meurtrier qui rédige son auto-analyse en prison. Le procès en 1835 divise juges et médecins: criminel, fou, idiot?
Mardi 30 juillet
MATINÉE ENFANTS. 10h Courts-métrages La Petite Taupe (dessin animé de 1968, pour enfants à partir de 2 ans)
10h30 : Le vieil homme et l’enfant, Claude Berry, 1967
1943 : un garçonnet juif arrive chez un couple, pétainiste, antisémite. Deux mondes se rencontrent alors, une affection va naître.
14h30: Pas un de moins, Zhang Ymou, 1999
Un village reculé en Chine : une jeune fille doit remplacer l’instituteur absent et empêcher les enfants de partir pour la ville où les parents les font travailler. L’un parvient à fuir. L’aventure commence.
16h30 : Bashu le petit étranger, Bahram Beyzaï, 1986
Guerre Iran—Irak : le jeune Bashu devenu orphelin s’enfuit dans un village du nord du pays où tout lui est étranger. Une mère de famille le recueille et va le protéger.
18h30: L’esprit de la ruche, Victor Erice, 1973
1940 : la projection du film Frankenstein dans un village espagnol fascine deux jeunes sœurs. Ce monstre exalte leur imaginaire; elles partent alors explorer la colline. Elles y découvrent alors un homme.
21h: Padre padrone, Paolo et Vittorio Taviani, 1977. Sardaigne : Gavino, arraché de l’école par son père, devient berger. Analphabète, isolé, le service militaire lui permet de quitter cette existence misérable et de s’affranchir de cette relation d’esclavage. Palme d’or du Festival de Cannes en 1977
Mercredi 31 juillet
MATINÉE ENFANTS. 10h : Courts-métrages La Petite (dessin animé de 1968, pour enfants à partir de 2 ans)
10h30 : Les enfants de Timpelbach, Nicolas Bary, 2007
Dans un village, les adultes, excédés par les farces des enfants, décident de leur donner une leçon mais rien ne se passe comme prévu
14h30 : Le dernier des fous, Laurent Achard, 2007
Dans la ferme familiale, Martin, sevré d’affection, assiste, muet, à la désintégration de sa famille. Aucun espoir dans cet univers confus et violent , sinon le nier en y  mettant fin.
16h30 : Peau de pêche, Jean Benoît-Levy, 1928. MUET
Film muet. Un orphelin est élevé par une parente acariâtre qui, pour s'en débarrasser, l'envoie dans une ferme de province. De retour à Paris, il ne peut oublier sa cousine auprès de qui il a grandi.
20h30 : Le grand chemin, Jean-Loup Hubert, 1987
Louis est confié par sa mère à un couple d’amis. Il découvre la campagne et l’ambiance pesante au sein de ce couple hanté par un lourd secret. L’arrivée de Louis va leur donner une nouvelle chance.
Jeudi 1er août
10h30 : Café littéraire : l’enfance: Café littéraire : l’enfance
Ecrire son enfance, écrire pour les enfants : rencontre avec deux auteures, Michèle Bonnard, pour Saisons tardives, récit autobiographique et Christelle Vallat, auteure de livres pour enfants (le dernier : Les deux maisons d’Alice, 2013). Echanges avec le public, autour d’un café.
14h30 : Les bêtes du sud sauvage, Benh Zeitlin, 2012
Le bayou, Louisiane : Hushpuppy vit avec son père dans des conditions misérables ; une montée des eaux digne de l’Apocalypse, la maladie de son père la poussent à partir à la recherche de sa mère.
16h30 : Des temps et des vents, Reha Erdem, 2008
Un village turc, adossé à la montagne, face à la mer. La vie est rythmée par les saisons et les appels à la prière. Trois enfants observent et tentent de se faire une place dans ce monde parfois cruel.
18h30 : Apéritif de clôture :
au terme des rencontres, apéritif convivial, en présence des deux auteures du café littéraire du matin, pour un moment de discussion et de signatures.
20h30 : Le ruban blanc, Michael Haneke, 2009
Un village allemand en 1913. Une société rigide. Durant l’été des accidents étranges, des sévices laissent penser à des rituels punitifs contre les principales autorités du village...Palme d’or du Festival de Cannes en 2009
Clôture des 4e Rencontres Cinématographiques
EXPOSITION : durant les rencontres, reconstitution d’une ancienne salle de classe et exposition d’anciennes photos de classe. Organisée en partenariat avec le Groupe Patrimoine du Vercors.

lundi 3 juin 2013

Au Pestel , Cinéma de Die...


Programme Cinéma Le Pestel - Die : La Cage Dorée
Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent au rez-de-chaussée d'un immeuble haussmannien dans leur chère petite loge. Tant appréciés et si bien intégrés que, le jour où on leur offre de rentrer au Portugal dans les meilleures conditions, personne ne veut les laisser partir. Jusqu'où seront capables d'aller leur famille, les voisins et leurs patrons pour les retenir ? Et après tout, Maria et José ont-ils vraiment envie de quitter la France et d'abandonner leur si précieuse cage dorée ?

Depuis leur départ du Portugal, il y a trente ans, Maria et José habitent la loge d'un immeuble parisien. Elle est une excellente concierge. Lui, un super chef de chantier. Un jour, le couple hérite d'une maison au Portugal. Dilemme : doivent-ils rester en France ou rentrer au pays, comme ils en ont toujours rêvé ?... Le cinéaste a eu la bonne idée de bâtir son intrigue autour de repas : déjeuner sur le chantier, où les vannes fusent ; banquet familial dans la cour de l'immeuble ; dîner aux chandelles accompagné d'un air de fado — merveilleux — dans un restaurant portugais. Autant d'oasis de convivialité au coeur de la ville de béton. Grâce à ces saynètes, la comédie sociale est chaleureuse, pétillante de vie : on pense, par moments, au Ken Loach de Riff-Raff. Alves filme des gens simples, humbles, qui trouvent une forme d'accomplissement dans le travail. Ses héros profitent, déboussolés, d'un week-end dans un hôtel de luxe : ils n'en deviennent que plus attachants et drôles. Le réalisateur effleure des sujets complexes et graves — l'intégration et le déracinement — avec justesse et légèreté.
Comédie de Ruben Alves. 1h30
La Cage Dorée
Jeudi 30 : 18h30
Samedi 01 : 20h00
Dimanche 02 : 17h00
Lundi 03 : 18h00
Mardi 04 : 20h45
Kate Savalle
Cinéma Le Pestel - 08 92 68 06 24
Adresse : Avenue de la Division du Texas
26150 Die
Téléphone bureaux
04 75 22 03 19
Site internet

dimanche 24 février 2013

Illuminations rimbaldiennes...

Illuminations rimbaldiennes


( Photo. Pour le cinéaste, la scène du sauna est «une forme de re-naissance qui rejoint de manière pudique, apaisée, les représentations iconiques de pietà»).

«POST TENEBRAS LUX» S’inspirant de Tolstoï, Carlos Reygadas livre une méditation grave, saugrenue et baroque sur la vie. Un joyau de cinéma sensoriel et une fable eschatologique à nulle autre pareille.
A l’instar de l’écrivain mexicano-colombien Fernando Vallejo, Carlos Reygadas a bâti une œuvre cinématographique qui souligne le deuil d’une humanité rêvée. Repenser le cinéma depuis le point aveugle de la sensation, retrouver l’horizon de ses possibles dans le brouillard éblouissant des affects: ce serait le théorème du réalisateur, et c’était, onze ans en arrière, le chantier ouvert par son Japon. Passionnant à bien des égards, Post Tenebras Lux exacerbe une contradiction inhérente à la méthode Reygadas: une manière d’appeler le spectateur à habiter le plan, à venir au contact, tout en rendant volontiers ses images proprement inhabitables. Ce balancement n’est pas pour rien dans le déchaînement critique suscité par l’opus. En voulant fixer ses vertiges dans une expérience des limites, le cinéaste se place dans le sillage de Rimbaud dans «la tentative harmonique» de déconstruire, voire détruire le monde, et de le refaire, ici par l’écriture imagée poétique de l’énigme. Si la tentative retombe parfois, du moins nous vaut-elle le moment même de l’illumination.
Voir et revoir le film, pour comprendre combien les personnages font une expérience de la solitude qui leur permet tout à la fois d’échapper aux terreurs du monde mais aussi de se cloîtrer en eux-mêmes, dans une position simultanée, ambiguë, de libération et d’enfermement. La nature elle-même participe à ce mysticisme, nature que Reygadas filme dans ses manifestations charnelles: pluie, vent dans les arbres, et surtout ciels composés comme pour un tableau, dont le caractère bienveillant ou orageux est un indice ou non du déroulement des événements, parfois une indifférence terrible au sort des humains.
DECOR PRIMITIF
Il faut voir de quelle manière poignante le protagoniste principal, Juan, reconduit sur son lit d’agonie léthargique l’un des monologues du comte Pierre Bézoukhov, personnage de Guerre et Paix, de Tolstoï, assistant avec lucidité au déroulement de sa vie, et capable d’un détachement hier plein d’angoisse, de rage impuissante et aujourd’hui serein. Les gestes infimes, les émotions spontanées remontant à l’enfance lui permettent de se connaître bien mieux que la manière dont il tente de résoudre ses problèmes de couple et ses doutes.
L’action est presque entièrement circonscrite dans un cadre unique et primitif, un décor qui semble venu du fond des âges, un pays de forêts, dans l’Etat de Morales, au Mexique. Et au milieu une maison, celle que le cinéaste venait de se faire construire, comme un monolithe fiché aux abords d’une étendue d’eau. Le film déploie, dans un calme cosmique, un récit rudimentaire : un jeune architecte, amoureux de la nature, tente de vivre une relation fusionnelle avec elle, mais tout se délite de l’intérieur et sous les coups notamment de la jalousie et de l’envie suscitées par des proches. Fortuitement, il est blessé par un forestier et cambrioleur occasionnel qui s’arrache in fine la tête au lointain, tout en douchant l’image de teintes violacées, délavées. Le film se clôt sur un match de rugby entre adolescents marquant simplement que, pour évoluer et s’affirmer, il faut faire montre d’un sens du collectif. Evidemment, le réalisateur n’a pas oublié qu’il fut rugbyman doublé d’un étudiant en droit confronté aux meurtres de policiers mexicains souvent décapités rituellement par les cartels.
«HYMNE A LA VIE NATURELLE»
Transitant par des paysages évoquant des compositions surréalistes ou un réalisme plus halluciné que magique, l’opus est cet «hymne à la vie naturelle» cher à Tolstoï et au peintre et philosophe Henri David Thoreau. Le cinéaste mexicain excelle à mêler contemplation sensuelle sans le barnum panthéiste d’un Terrence Malick et des fulgurances visionnaires loin d’être aussi tourmentées, sulpiciennes et catho révulsées que l’un de ses devanciers putatifs, Buñuel. En floutant les contours de son image, permettant de dédoubler en échos pulsionnels les êtres et paysages filmés, Reygadas renoue avec une évidence énoncée par le réalisateur français Philippe Grandrieux (Sombre, Un Lac): pour mieux percevoir kinesthésiquement des couches subtiles de l’image-sensation, il faut moins voir.
D’où, comme chez Tolstoï, les associations de sensations, les transcriptions dans les réalités, peut-être rêvées, de menus faits, pour déboucher sur la révélation de la vie. Ainsi la scène d’ouverture marque-t-elle comme rarement. Extérieur d’heure bleue, cette poignée de minutes qui filent entre les dernières morsures diurnes et les griffures du crépuscule. Tout a ici la forme du conte. La fillette du cinéaste vagabonde dans une cuvette boueuse au milieu de chiens domestique, qui sont loin d’être des lémures infernaux. Elle les désigne de leurs prénoms bibliques, dont l’un est le gardien tutélaire de la maisonnée.
«C’est le regardeur qui fait le tableau», lâchait Duchamp. La scène la plus injustement controversée est celle du club échangiste français sis dans un sauna. Le couple formé par Juan et sa juvénile épouse, cherche la chambre Marcel Duchamp pour une initiation. Alors qu’une femme âgée prodigue consolation, chastes caresses sororales à l’épouse incarnée par une actrice amateur, cette dernière connaît l’acmé voluptueuse comme une révélation, entre lumière et douleur, prise par des partenaires multiples dont on ne verra ni sexe ni corps. Aux yeux du cinéaste, «c’est une forme de re-naissance qui rejoint de manière pudique, apaisée, les représentations iconiques de pietà». 
Bertrand Tappolet

samedi 1 décembre 2012

TV-Vercors, qu' on aime bien...

Bonjour,
Tous les records de fréquentation sont battus, plus de 40000 visites ce mois, Vercorstv a le vent en poupe. Mais pas d'illusions, notre situation financière reste précaire et nous nous posons des questions sur notre devenir. A nous, à vous décideurs publics ou privé de prendre une décision. To be or not to be……
Merci encore à ceux qui nous soutiennent.
Bref, pas de tracasseries, gardons le sourire avec la rétro de festival d'humour de Villard de Lans. 
Comme la neige est au rendez-vous, et que vous aimez nos routes, un extrait de Macadam Vercors sur le déneigement des gorges de la Bourne, du temps où l'on pouvait encore les parcourir toute l'année…Et pour terminer, des images très rares de la crevaison de la Luire, qui n'arrive qu'exceptionnellement .
Bonne vision, faites circuler l'info.
@+
la rédaction.
Ce n'est pas tous les jours que la grotte de la Luire se met en furie. Avec la neige précoce de fin octobre et les pluies qui ont suivi, tout était réuni pour que la grotte de la Luire crève le 11 novembre. Marlène Garnier y était.
PS : Vous n'êtes pas encore forcément adhérents de Vercors-tv mais nul doute, vous allez bientôt prendre ou reprendre votre cotisation. (20€ pour les individuels). Ce qui permet à vercors-tv de garder son indépendance. Et pourquoi pas, interpeller vos amis et nos élus afin qu'ils contribuent à financer cet outil de communication sur notre territoire.
Guy Meauxsoone - Les Eymes - 38112 Méaudre
0476952425 / 0607793630
"Eveillez la curiosité des gens, faire jaillir une étincelle, si la matière est bonne, elle prendra feu " Anatole France

samedi 17 décembre 2011

La journée de la femme c' est tous les jours...

Sœurs en chœur
Leurs têtes sont penchées l’une vers l’autre. Elles marchent du même pas, sans dévier de leur route. Les messes basses finissent en sourires. On les regarde arriver de loin, deux silhouettes frêles dans le froid de décembre.
Delphine et Muriel Coulin sont sœurs. Cela se voit. Elles viennent de réaliser leur premier long métrage ensemble, sélectionné à la Semaine de la critique, à Cannes, et primé à Deauville. 17 filles, demain en salles, suit une bande de copines de lycée qui décident de tomber enceintes en même temps. L’histoire est inspirée d’un fait réel : une épidémie de grossesses survenue dans un lycée de Gloucester, un port de pêche du Massachusetts, en 2008. A l’époque, la presse parle d’un «pacte» secret. «C’était quelques lignes dans Libé, se souvient Muriel, l’aînée, j’ai descendu les escaliers quatre à quatre et j’ai montré le journal à Delphine. A l’époque, on habitait ensemble. On s’est dit : "C’est dingue." J’ai gardé le papier.» L’idée de faire un film est déjà là. Delphine, romancière, décide de ne rien lire sur le fait divers, «pour ne pas trop coller au réel». Muriel, documentariste, va compulser tout ce qui lui tombe sous la main : «On sentait une ambiance : une fête foraine de bord de mer avec un chanteur foireux… Je me disais : "Mais bien sûr, ces bals ringards, on les connaît."»
Elles transposent les scènes à Lorient, ville où, adolescentes, elles ont connu l’ennui. Les sœurs Coulin en ont fait une utopie féminine : des jeunes filles libres de leurs corps refusent une vie toute tracée, étriquée. Elles choient leurs ventres ronds pour repousser le monde des adultes. Une grossesse collective, comme un rêve politique.
Les Coulin ont connu, comme leurs héroïnes, «cette envie de s’affranchir.» Delphine : «On a eu chacune une bande de filles, et on était unies à la vie à la mort. A cet âge, on est intransigeant, mais on ne se trompe pas.» Une de ses complices se souvient :«A Lorient, on se sentait coincées, alors on s’inventait beaucoup d’histoires.» Dans cette ville, la mer n’est qu’une «promesse d’horizon».
Ado, Muriel voulait faire du cinéma, et passait «pour une originale». Delphine : «Quand j’étais lycéenne, dans les années 1980, c’était la crise, tout le monde ne parlait que de "débouchés", mais, moi, je voulais écrire des livres.» Elles ont cultivé des désirs d’ailleurs. Delphine avait tagué du Rimbaud sur un mur de sa chambre. Muriel, affiché des posters de Chaplin.
Elles sont blondes toutes les deux et habillent de noir leur minceur. Elles ont les mêmes yeux gris, couleur océan. Elles se reprennent sans se couper, complètent chacune ce récit à deux voix. Delphine commence une phrase en disant «elle», puis continue avec un «tu», en se tournant vers sa sœur, moins bavarde, plus évanescente. Après les frères Taviani, les frères Coen, Larrieu ou Dardenne, les sœurs Coulin ?
Quand Muriel décroche ses premiers boulots sur des films comme Milou en mai de Louis Malle, la cadette (qui a sept ans de moins) s’invite en visiteuse de tournage, jeune fille discrète aux yeux écarquillés. Sa sœur, comme assistante caméra, apprend auprès de Kieslowski, Kaurismäki, etc.
Muriel qui ne voulait pas «faire des équations toute sa vie» est diplômée de l’école Louis-Lumière, Delphine, de Sciences Po et de lettres. La première a fait des documentaires, la seconde des livres. Ensemble, elles ont réalisé cinq courts métrages, souvent primés. Le premier a été tourné «à l’arrache» pendant les grèves de 1995 qui avaient paralysé le pays («On avait 3000 figurants dans la rue, gratuits»), les autres collent à un jeune travailleur dans une usine de poulet, ou à un sans-papiers, nommé Seydou.«On y parle beaucoup de désillusion», notent-elles.
Pour écrire 17 filles, elles ont parlé. Parlé. Beaucoup et n’importe où, comme dans ce café intime du Marais où elles ont donné rendez-vous pour poursuivre l’interview.
Puis elles ont rédigé, avec un ordinateur pour deux :«L’une se mettait à écrire, puis sortait prendre l’air, et l’autre continuait», explique Muriel, «Comme un cadavre exquis», rajoute Delphine.«Il y a un plaisir à surprendre l’autre. Si c’est trop mièvre ou si une blague tombe à plat, on ne laisse pas passer, on est plus dur qu’avec soi.» Elles se «connaissent par cœur», ont dans la tête«les mêmes images, les mêmes décors», dit Muriel. Entre elles,«pas besoin de longs discours.» Elles préparent déjà leur prochain film ensemble. «Il y a une harmonie entre elles deux qui s’est ressentie sur le tournage. Elles ne se ressemblent pas mais ont une façon très proche d’appréhender les choses», rapporte Jean-Louis Vialard, le directeur de la photographie, ami de longue date de Muriel et compagnon de Delphine. Elles assument d’avoir «les mêmes goûts». Sauf pour les hommes. «Ce ne sont pas les mêmes qui nous plaisent.» Et l’alimentation : Muriel mange «n’importe quoi, n’importe quand», quand Delphine aime cuisiner des bons plats. Et la politique? Muriel «cynique»n’a pas de carte d’électeur, et ne votera pas en 2012. Delphine s’est «engueulée» avec son meilleur ami parce qu’il pensait voter Sarkozy à la dernière élection, a milité plusieurs années à la Cimade et apprécie Eva Joly, «qui n’est pas du sérail».
Elles ont partagé plusieurs années une maison à Joinville. Aujourd’hui, Muriel vit en «nomade», entre la Bretagne et Paris, les tournages. Elle habite en ce moment dans un hôtel près de chez sa sœur. L’océan lui manque quand elle en est trop longtemps éloignée. Delphine vit avec le même homme depuis treize ans.
Leur mère était professeur de lettres et d’anglais, leur père chef d’entreprise. Leur patronyme ne dit rien de leurs origines ashkénazes et bretonnes. Tant mieux. Elles détestent être«cataloguées». Leur grand-père, un juif laïc, ancien déporté,«fantaisiste» et «complice», organisait le dimanche des projections de films muets sur un grand drap blanc. Leur arrière-grand-mère, née en 1871, fumait, portait des pantalons, et a eu trois maris… Elles aiment parler des figures de leur famille et avaient commencé l’écriture d’un long métrage sur plusieurs générations de femmes, et la question de la transmission. Le temps qui s’écoule semble les obséder. «Il y a une violence : le temps ne passe pas de la même manière pour les femmes. A 16 ans, comme dans le film, c’est trop jeune pour avoir un bébé, à 42 ans, trop vieux…».
Ni Muriel ni Delphine ne sont mères. Pour l’aînée, née dans les années 1960, toujours en voyage, «cela ne s’est pas fait.» Muriel n’en tire «ni regret, ni gloire.» Delphine, née au début des années 70, se pose encore «la question d’en faire ou pas» mais confie avoir connu «l’accomplissement» et la «plénitude» avec l’accouchement de son premier roman (Les traces). Muriel et Delphine disent souvent «les petites» ou «nos filles». Ce sont celles du film.
En 5 dates
1996 Premier court métrage ensemble. Delphine chez Arte qu’elle quittera en 2006.
2001 Prix de la critique française pour leur court métrageSouffle.
2004 Les Traces premier roman de Delphine.
2005 Docu de Muriel : l’Homme sans douleur.
2011 17 filles, sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes.
CHARLOTTE ROTMAN
Delphine et Muriel Coulin. Sept ans et peu d’autres choses séparent les réalisatrices de «17 filles», leur premier long métrage commun.

dimanche 20 novembre 2011

Die 26150 : paroles de femmes au cinéma...

Journée contre les violences faites aux femmes.

Organisée par Kate Savalle, avec des femmes engagées de la Drôme et Marie-Madelaine Koelsch (Chargée de mission aus droits des femmes et à l’égalité).
« Vents de sable, femmes de roc »
Date de sortie cinéma Pestel de Die : 28 octobre 2011
Réalisé par Nathalie Borgers
Avec Amina Ahmed, Mariama Dadi, Hanne Issa,...
Long-métrage français, belge, autrichien. Genre Documentaire
Durée : 01h30min Année de production : 2009
Distributeur : Eurozoom
Synopsis : Les femmes toubou de Bedouaram s’apprêtent à effectuer les 1500 kilomètres de l’annuelle caravane des dattes. Laissant aux hommes le soin de faire paître les chameaux, elles emmènent seules leurs enfants à travers le Sahara. Beaucoup de choses peuvent arriver en chemin, y compris la naissance d’un enfant. Mais pour elles seul le résultat compte. Grâce au revenu de la vente, un foyer nomade peut acheter les vivres et les biens nécessaires à sa survie pendant un an. Si pour Domagali chef de caravane il faut perpétuer le voyage, il est un enjeu d’une autre nature pour Amina et Mariama qui rêvent d’une vie moderne. Loin des hommes, elles partagent leurs secrets de femmes nomades.
Elles ont pour prénom Amina, Mariama et Domagali et protègent leurs silhouettes aiguës sous des voiles bariolés qui cachent leurs poignards et leurs bijoux. Leurs regards maquillés de sombre semblent toujours tendus vers un horizon lointain. Durant quatre mois et tout au long de 1 500 km, Nathalie Borgers a mis ses pas dans ceux de cette petite troupe de femmes touboues, un peuple de chameliers du Niger, lors du périple qui pousse ces nomades jusqu’à N’Guigmi, ville située à la frontière du Tchad et du Nigeria. C’est la caravane des dattes, le précieux fruit récolté dans la palmeraie dont les revenus ajoutés à celui de quelques chèvres permettra à chacune des participantes de vivre toute une année. Avec leurs enfants et leurs chameaux pour seule escorte, les voyageuses luttent contre les tempêtes de sable, montent et démontent leurs tentes de branchages, marchent la nuit pour échapper au soleil, enduisent de crème leurs corps desséchés lors des haltes autour de la théière qui chauffe sur le brasier. La réalisatrice réussit habilement à s’effacer, laissant toute leur place à ces aventurières intrépides et pugnaces et aussi au désert brûlant. Une plongée dans une radicale altérité, tant géographique que sociale et pourtant l’on rit avec les voyageuses quand elles trouvent une ressemblance entre Kadhafi et un acteur entr’aperçu lors d’une exceptionnelle séance de télévision à la ville, on s’effare et s’émeut de leurs confidences où les hommes apparaissent sous forme de pères et de maris violents, toujours plus ou moins geôliers. Un film dont les images restent en tête longtemps comme les voix volontaires et pleines d’espoir de ses héroïnes qu’on aimerait suivre encore... En écho, un extrait du poème du journaliste Jean Couvreur, “la Longue marche des foules” : “Elles marchaient depuis la première aube des âges/ Par le désert, les pistes, les bords de rivière, la forêt/Marchaient, couraient, volaient, s’accrochant aux nuages/Des millions, des milliers de millions de visages/Et il était bien certain qu’un jour elles s’arrêteraient/Des millions, des milliers de millions de mains dont chacune/Tenait le fil précis qui la guidait vers le rut, vers le nid/Et des milliers de millions de routes dont aucune/Ne se mêlait, en leurs entrelacs infinis.”
Liesel Schiffer
Cinéma Le Pestel Kate Savalle
Avenue du Texas 26150 Die
04 75 22 03 19
08 92 68 06 24
Vendredi 28 octobre : « Vents de sable, femmes de roc »

mardi 8 novembre 2011

Die 26150: "De bon matin" ce soir au cinéma Le Pestel...


« De bon matin », Jean-Pierre Darroussin fait sauter la banque
Dans « De bon matin », Jean-Marc Moutout met en scène un banquier laminé par son job et la logique ultra-libérale. Résultat : un film brutalement contemporain, incarné de main de maître par Jean-Pierre Darroussin. Puissant.
Non, le cinéma français n'est pas voué aux remakes besogneux, à compter ses petits boutons, à mener de pitoyables « Guerre... » et à respecter les us et coutumes du formatage.
Une semaine après « Les Hommes libres » d'Ismaël Ferroukhi et trois avant « L'Exercice de l'état », le passionnant précipité politique signé Pierre Schoeller, « De bon matin » (sortie ce 5 octobre) prouve qu'un certain cinéma français s'agite pour le meilleur.
Banquier de son (triste) état
Il s'appelle Paul Wertret, affiche la cinquantaine et, en guise de signes extérieurs de (relative) richesse, vit avec femme et enfants dans un pavillon nickel de (bonne) banlieue.
Cadre depuis des lustres au sein de la Banque internationale de commerce et de financement (sic), Paul s'apprête, un lundi matin a priori comme les autres, à rejoindre son bureau.
Une fois sur place, l'homme ouvre son attaché-case, sort un flingue et descend froidement deux types : ses supérieurs.
Panique dans la banque. Paul se cloître dans un bureau et attend. Attend quoi ? La fin du film le dira. Pas nous.
Dans le viseur
Passé ce sympathique prologue, « De bon matin » déroule le flash-back et donne à voir comment Paul Wertret, le banquier si compétent, en est venu à accomplir l'incompréhensible.
Débuter par la (presque) fin pour montrer comment l'inéluctable a sournoisement imposé ses lois : le procédé, en l'occurrence, vise juste.
Le film a la bonne idée de ne pas respecter les lois rassurantes de la chronologie et de la douce psychologie. Il voyage dans l'existence et l'intériorité de cet homme « ordinaire », usé par son job, des règles de plus en plus déréglées, des objectifs à atteindre de plus en plus abjects.
Jean-Marc Moutout, le metteur en scène, n'est pas un cinéaste militant et le pamphlet n'est pas son registre. Il navigue ailleurs, subtilement, et, depuis une dizaine d'années, filme les névroses de l'époque avec une rigueur glaciale. Il ne dénonce pas, il montre. Ce qui est encore pire, ou encore mieux, selon le point de vue adopté.
Après le bien nommé « Violence des échanges en milieu tempéré »(sujet : les mœurs de l'entreprise moderne) et « La Fabrique des sentiments » (sujet : le speed-dating et la solitude amoureuse en temps de modernité marchande), il récidive dans « De bon matin », un film implacable, aussi noir que son titre est ironique. C'est dire.
Petit soldat de l'horreur
Le travail qui rend fou, l'acceptation de l'inacceptable, la sphère intime gangrénée par l'obsession professionnelle... Jean-Marc Moutout met en scène le processus de décomposition intellectuelle et morale qui afflige son protagoniste mal-en-point.
Bien trop malin et exigeant pour se contenter de désigner les responsables de la chute sans fond du banquier, Moutout dépeint comment Paul Wertret, cet anonyme, a fini par rompre de l'intérieur, suite à la violence vécue dans son environnement immédiat.
La crise (les crises) est (sont) passées par là. La peur de perdre son job a conduit ses confrères à devenir des petits soldats de l'horreur bancaire, prêts à tout ou presque pour exploiter leurs clients, trahir leurs confrères et sauver leur place. Wertret a (mollement) refusé de suivre leur voie. Mais il n'a pas eu le cran de démissionner. Et son conflit intérieur, insoluble, dure depuis trop longtemps.
Les dommages collatéraux s'ensuivent. Dans sa vie privée, Wertret est devenu l'ombre de lui-même, voire ne sait plus qui il est. Jusqu'à un certain lundi matin...
Darroussin, immense
Dans la peau de cet homme au bout du rouleau existentiel : Jean-Pierre Darroussin, qui, une nouvelle fois, fait démonstration de son incroyable capacité à incarner les personnages ambigus, complexes, terriblement humains.
Les mauvais esprits ne manqueront pas de ricaner en rappelant que l'acteur a récemment prêté sa bobine pour les campagnes promotionnelles du... Crédit Lyonnais. Ce qu'il n'a pas fait de mieux dans sa carrière, soit, mais il a sûrement ses raisons qui, comme on dit, ne nous regardent pas.
L'essentiel est niché ailleurs : comme il le prouvera à la mi-novembre dans « Les Neiges du Kilimandjaro », le nouveau (et remarquable) film de son complice Robert Guédiguian, Jean-Pierre Darroussin confirme dans « De bon matin » sa place éminente parmi les meilleurs acteurs de sa génération. Discrètement impressionnant, à l'image du film.
De bon matin de Jean-Marc Moutout - avec Jean-Pierre Darroussin - 1h31
Mardi 08  novembre à 18 h 30 et 21 heures
Kate Savalle  
Cinéma Le Pestel
Avenue Division du Texas,
26150 Die
04 75 22 03 19 ()

mercredi 5 octobre 2011

Dieulefit, 26 : 10èmes rencontres citoyennes

Bonjour à tou(tes)s

 Petite piqure de rappel au sujet des Rencontres Citoyennes qui se tiennent à Dieulefit, et sont organisées par le Collectif Citoyen (EPI de Dieulefit)

Bonne journée.
Nicolas

10èmes Rencontres citoyennes du pays de Dieulefit
A Poët-Laval et Dieulefit
Jeudi 6, Vendredi 7, Samedi 8, Dimanche 9 Octobre 2011

CHANGEONS CE MONDE !
Conférences, réflexions citoyennes, créations, spectacles
Tout ce qu'il faut pour penser le monde autrement



En partenariat avec :
Les Cafés Littéraires de Montélimar - Le Conseil Local de Développement - Le Tri-Porteur - Champs Libres - Espace Public Internet - CAEM - CEDER - La Maison de la Céramique - La Maison Fraternelle - Le Cinéma le Labor - La Bizz'Art - Artistes et créateurs locaux - Invités Européens venus de Roumanie et d'Italie




Télécharger le programme en format .pdf...
Collectif Citoyen du pays de Dieulefit

samedi 23 juillet 2011

Die 26150 : Programme cinéma ces 24 et 25 Juillet...


Dharma Guns
Une fille pilote un hors-bord et tracte Stan, un jeune skieur. Ils bravent l'un comme l'autre leurs limites quand un choc survient... Stan se réveille d'un coma dans un monde sans couleurs. Proclamé héritier d'un Professeur Starkov, il découvre qu'il est le fruit d'une expérience scientifique. Stan pénètre dans un monde apocalyptique, assiégé par des Dharma Guns qu'il faut combattre, où une vaste manipulation tend à modifier génétiquement la population. Une femme prénommée Delie ressurgit sous la forme d'un fantôme, et le lieu, Las Estrellas, évoque le labyrinthe d'Alphaville
Polar mental entêtant où viennent se télescoper les spectres de toute l'histoire du cinéma (de Murnau à Godard en passant par le glamour hollywoodien des années 1930), Dharma Guns est un film magnifique qui marque le retour au cinéma de FJ Ossang. L'histoire est celle d'un écrivain un peu aventurier sur les bords qui va chercher sa fiancée dans les limbes après qu'un accident de ski nautique les eut projetés entre la vie de la mort. On y croise des généticiens louches, des guerriers semblant tout droit sortis d'une bande dessinée, des clones en guerre contre l'humanité.
Pour mettre en scène le voyage intérieur de son personnage, il joue avec les registres musicaux (du folk à l’électro industrielle), exacerbe les contrastes entre le noir et la lumière en puisant dans les formes du cinéma muet, fait résonner celles-ci avec des structures architecturales obsédantes.
De la part d’un artiste qui a créé son nom à partir d’un verset de la Bible (« Je solidifierai mon sang, j’en ferai de l’os« ), il faut s’attendre à des énigmes à tous les étages. Emprunté au capitaine du Hollandais volant, ce bateau de légende condamné à hanter indéfiniment les océans, le nom Van der Decken ouvre la voie à une trame qui s’enroule dans les méandres de l’enfer, sur laquelle viennent se greffer des références au mythe d’Orphée, à Lovecraft, le look de parfait nazi d’un des personnages secondaires, une collection de codes-barres géants qui s’invite dans la danse… Le film n’exige pas de tout décrypter, au contraire. Il invite plutôt à se frayer son chemin dans la foisonnante forêt de signes qu’il organise, voire à s’y perdre.
Fulgurances de mise en scène, comme toujours chez Ossang.
Dharma Guns, film français de FJ Ossang, avec Elvire, Guy McKnight, Lionel Tua (1 h 33).
Dimanche 24 juillet à 10 h 30, et 21 heures
Lundi 25 juillet à 18 h 30
Kate Savalle  
Cinéma Le Pestel 
Avenue Division du Texas,
26150 Die
04 75 22 03 19 ()

lundi 21 mars 2011

Die 26150 : La Belle Verte par l' Eglise Réformée et la Paroisse Catholique

Film à voir ou à revoir :
"La belle verte" de Coline Serreau
Vendredi 25 mars  à 20 h à la Chapelle St.Saint-Vincent à Die 
Projection du film « La belle Verte » suivie d’un débat partage. Ouvert à tous.
Quelque part dans l’univers existe une planète dont les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps quelques-uns d’entre eux partent en excursion sur d’autres planètes. Curieusement, depuis 200 ans plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme décide de se porter volontaire. Et c’est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris.
Proposée par la Paroisse catholique
Cure de Die,
9 Rue Saint Vincent
26150 Die
04 75 22 01 13
http://dioiscrestois.cef.fr   
Et
Eglise réformée.
C.Giorgis
0475 22 13 47
26150 Die  
Entrée libre
Merci de faire suivre dans vos réseaux.

samedi 22 janvier 2011

Die 26150 : Cinema Le Pestel

La LDH soutient le film de Gilles Porte « Dessine-toi… »
 Le film sort en salle le 26 janvier 2011 et très prochainement ouverture du site Internet
 Apres avoir déjà réalisé une exposition, un ouvrage et une série de courts métrages,  Portrait – autoportrait, pour célébrer le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’Enfant (Cide), Gilles Porte nous propose aujourd’hui un documentaire, « Dessine-toi… », qui est l’aboutissement de son projet commencé il y a six ans.
 Pour réaliser ce documentaire, Gilles Porte s’est rendu dans trente-trois pays, sur les cinq continents, il a ainsi rencontré plus de 4000 enfants âgés de 3 à 6 ans, ne sachant ni lire ni écrire. Il leur a donné comme seule consigne de se dessiner sur une vitre en plexi-glace à l’aide d’un feutre noir. Les enfants sont donc invités à laisser libre court à leur imagination, ce qui nous réserve de belles surprises. On découvre ainsi les enfants tour à tour, excités, dubitatifs, perdus, concentrés seuls face à la vitre. On peut lire sur leur visage toutes leurs interrogations.
 Tous les dessins sont ensuite animés, ils prennent vie, pour au final tous se rencontrer et être comme un pont entre tous ces enfants.
« Dessine-toi… » nous replonge en enfance, et nous entraîne dans un voyage onirique sur une musique originale de Louis Sclavis qui rythme et accompagne merveilleusement tous les dessins des enfants. Il ressort de ce film beaucoup de poésie, d’émotion et une grande drôlerie.
 Mais c’est également un film qui nous interpelle sur les droits des enfants, avec les problématiques de l’égalité entre les filles et les garçons, de l’accès à l’école en Afrique ou en Asie, ou le travail des enfants.
Une chose est sûre, devant une feuille et un crayon tous les enfants sont égaux.
Réalisation : Gilles Porte
Montage : Catherine Schwartz
Musique originale : Louis Sclavis
Animateurs graphistes : Carine Khalifé, Benjamin Anton, Cédric Lecomte, Oerd Van Cuijenborg
Production : 3B Productions, Gedeon programmes et S’imagine films
Distribution : Gebeka Film
Film documentaire, 70 min
Année de production : 2010
Au Cinéma de Die : Le Peste dans le cadre des Rencontres de l’ Ecologie 2011.
Kate Savalle
Cinema Le Pestel                                                                                               
Avenue du Texas
26150 Die                                                                                          
0475220319                                                                                                             
08 92 68 06 24