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samedi 11 janvier 2014

Pastoralisme et prédation...



Pastoralisme : protéger du loup
Au Poët-en-Percip s'est réunie l'assemblée générale de l'Adem 26 (Association départementale d'économie montagnarde de la Drôme). Le président Philippe Cahn dresse un tableau "assombri" en raison de la présence du loup.
Accueillis par Philippe Cahn, le président et maire de Châteauneuf-de-Bordette, accompagné de Jacques Estève, le maire de ce petit village perché à 1 000 mètres, une soixantaine de professionnels du pastoralisme ont fait le bilan des actions menées sur le département. L'Adem 26 aide les éleveurs à monter leurs dossiers, accompagne 64 groupements pastoraux et 8 associations foncières pastorales.
Elle conseille les collectivités dans la mise en œuvre des plans pastoraux territoriaux et la réalisation d'aménagements pastoraux (77 réalisés en 2013 pour 703 000 € de travaux de captages d'eau, de clôtures et d'accès). "Les territoires pastoraux sont importants dans la Drôme", explique le président qui annonce que "la fin de l'enquête pastorale en 2014 permettra d'en avoir une connaissance aussi précise que possible". Enquête à laquelle participe l'Adem 26 depuis 2012 à travers le recensement des surfaces pastorales et leur mode de gestion dans le Diois, les Baronnies provençales, le Royans-Vercors et la vallée de la Drôme - pays de Dieulefit.
90 attaques et 300 victimes en 2013
Pour autant, Philippe Cahn dresse un tableau "assombri" en raison de la présence du loup qui, "depuis quelques années et de manière de plus en plus cruelle" colonise ces espaces.Ce qui "remet en cause l'avenir du pastoralisme, prévient-il, mais aussi l'équilibre économique et environnemental des territoires de montagne et des espaces intermédiaires".Dans le domaine de la prédation, il rappelle que le rôle de l'Adem 26 "n'est pas de se substituer" aux organisations professionnelles et syndicats agricoles, "tout en étant solidaire des éleveurs durement touchés" : 90 attaques et 300 victimes recensées cette année.
Face à l'ampleur du phénomène, le président annonce que son association réalisera en 2014 une étude sur la prédation à l'échelle de la Drôme. Elle vise à "analyser la progression de la prédation sur les 15 dernières années, ses conséquences, l'évolution géographique des attaques, de jour ou de nuit, le type de protections mises en œuvre et leur efficacité, l'impact psychologique sur les éleveurs victimes de ces attaques".Une étude qui a aussi pour but de sensibiliser les élus et le grand public sur cette délicate question.
Fabien ROUX

mardi 26 février 2013

Les chiens divagants : 100 fois plus de problème que les loups...s



Deux chamois tués par des chiens errants…
La bête a été retrouvée à quelques dizaines de mètres de la carcasse d’un deuxième animal. Un labrador et un berger allemand, tous deux errants, seraient à l’origine de l’attaque.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une personne a assisté à la scène...
Si le loup est souvent pointé du doigt pour ses attaques sur le cheptel ovin ou sur le gibier, les chiens errants ont également leur part de responsabilité, comme semble en témoigner l’incident qui s’est déroulé à hauteur du col des Prés.
Dans la nuit de samedi à dimanche à 5 h 30, un employé de la patrouille des routes du Conseil général a assisté à l’attaque d’un chamois par deux chiens : l’un de type labrador noir, l’autre de type berger allemand. La bête a été découverte à quelques dizaines de mètres de la carcasse d’un deuxième animal. Des chiens en divagation qui se seraient attaqués à des animaux affaiblis. Actuellement, les conditions climatiques particulièrement rigoureuses conduisent la faune sauvage à se rapprocher des zones habitées.
« Cet incident agace tout particulièrement les présidents des associations communales de chasse agréées de Thoiry et d’Aillon-le-Jeune, d’autant que ce genre de problème ne serait pas une première et que la divagation des chiens était connue », précise Denis Sevezen, lieutenant de louveterie attaché au territoire.
Le propriétaire s’expose à une contravention de 750 €
Même constat sur la commune de Montaimont, située dans le canton de La Chambre. Plusieurs chevreuils égorgés ont été retrouvés près de maisons, et des chiens errants vus en train de courir après le gibier.
« Les chiens errants peuvent être capturés et mis fourrière. S’il a causé des dommages à la faune sauvage, son propriétaire s’expose à une contravention de 750 € et éventuellement à des dommages et intérêts », indique le lieutenant de louveterie. Dans les cas les plus graves, les agents de l’État sont autorisés à les abattre sans autre forme de procès.
Nota 1 : Le bétail tué par le loup  est correctement indemnisé
En cas de prédation, lorsqu’il n’est pas possible de certifier  la responsabilité d’un prédateur autre que le loup (un chien  par exemple), le doute est au bénéfice de l’éleveur. L’Etat  parle de " loup non exclu " et indemnise l’éleveur pour chaque animal tué.  (17,18)
Nota 2 : Les brebis meurent surtout d’autres causes
Depuis dix ans, le total de pertes attribuées au « loup non exclu » est de  2 500 à 4 500 ovins par an (17), soit au maximum 0,6% par an du cheptel présent dans les secteurs concernés (700 000 brebis (15)). La mortalité hors loup est infiniment supérieure : au moins 3 à 7% par an pour les brebis et 10 à 15% pour les agneaux (3,7) ! Maladies, parasitisme, chutes ou disparitions dans les estives, chiens divagants... causent la perte d’un millier de moutons par jour en France.
Saviez-vous que chaque année en France...
400 000 à 500 000 ovins de réforme sont  envoyés à l’équarrissage !
Oui, ce nombre gigantesque de moutons  qui n’entrent pas dans le circuit de  consommation est tout simplement  détruit, incinéré.
(1,15).
Sources :
- (1) AGRESTE (2012). Statistique agricole annuelle 2010-2011.
Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.
http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/saa2012T9a.pdf
- (2) Beaufort F. (1987). Encyclopédie des Carnivores de  France. Fascicule 1 : Le loup en France. Société Française  pour l’Etude et la Protection des Mammifères.
- (3) Benoit M. & Laignel G., Institut National de la Recherche
Agronomique. Méthodologie d’élaboration des résultats  technico-économiques en élevage ovin allaitant. Illustration  en France, en zone de plaine et de montagne. Options méditerranéennes, série A, n°70, page 64.
- (4) Benhammou F. (2003). Les grands prédateurs contre  l’environnement ? Faux enjeux pastoraux et débat sur  l’aménagement des territoires de montagne. Le courrier de  l’environnement de l’Institut National de Recherche Agronomique n° 48, p 5-12.
http://www.inra.fr/lecourrier/wp-content/uploads/2012/01/C48Benhammou.pdf
- (5) Benhammou F. (2007). Crier au loup pour avoir la peau de l’ours - Une géopolitique locale de l’environnement à travers la gestion et la conservation des grands prédateurs en France. Thèse de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et forêt.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/breves/2006/popup/TheseBenham.pdf
- (6) Bugeaud N. (2011). Le retour du loup en France – Conséquence sur l’activité professionnelle des éleveurs-bergers et les répercussions sur leur état de santé. Mémoire pour l’obtention du diplôme de médecine agricole, Institut National de Médecine Agricole.
http://www.inma.fr/files/file/diplome/dip_mem/dip_mem_2011_08_bugeaud.pdf
- (7) Chambre d’agriculture Ariège. Quelques systèmes types
ovin-viande en Midi-Pyrénées.
- (8) Durant T. (1999). Pastoralisme ovin durable et retour du loup. Rapport de Mission, DIREN Rhône-Alpes-DDAF Savoie.
- (9) Espuno N. (2004). Impact du loup (Canis lupus) sur les ongulés sauvages et domestiques dans le massif du Mercantour. Thèse de l’Université de Montpellier II.
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/THESE-espuno.pdf
- (10) Evin M. (2005). Les effets du surpâturage dans les Alpes du sud : impacts sur la biodiversité et la torrentialité. La voie du loup n° 22 : dossier pastoralisme et biodiversité, France
Nature Environnement.
http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/documents.html
- (11) FERUS (2009). Une croissance faible de la population de loups en France ? Des pistes pour évaluer les pertes illégales.
http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2009/04/Ferus__estimation_du_braconnage_des_loups__6_avril_2009.pdf
- (12) Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural 2007-2013, volet régional Rhône-Alpes du Programme de Développement Rural Hexagonal, p 185.
http://feader.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/mesure_323_C1_cle836511.pdf
- (13) Institut de l’élevage (2008). Chiffres clés de la production ovine lait & viande
http://www.inst-elevage.asso.fr/spip.php?article15984
- (14) Institut de l’élevage (2010). Panorama des systèmes d’élevages ovins viande pastoraux du sud-est de la France.
http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/panorama-des-systemes-delevages-ovins-viande-pastoraux-du-sud-est-de-la-france-dossier-de-10-cas.html
- (15) Institut de l’élevage (2012). Chiffres clés de la production ovine lait & viande
http://idele.fr/domaines-techniques/economie-des-filieres/analyse-des-filieres/publication/idelesolr/recommends/chiffres-cles-2012-des-productions-ovines-lait-viande.html
- (16) Landry J.-M. (2001). Le loup - biologie, mœurs, mythologie, cohabitation, protection. Editions Delachaux&Niestlé.
- (17) Le site de l’Etat consacré au loup.
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?rubrique29
- (18) MEEDDAT & MAP. Plan national sur le loup 2008-2012 dans le contexte français d’une activité importante et traditionnelle d’élevage
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plan_loup_2008_2012.pdf
- (19) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Connaître les espèces. Le Chevreuil. Le Cerf. Le Sanglier. Le Chamois et l’Isard. Le Mouflon méditerranéen.
http://www.oncfs.gouv.fr/Connaitre-les-especes-ru73
- (20) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Connaître les espèces. Le Loup.
http://www.oncfs.gouv.fr/Connaitre-les-especes-ru73/Le-Loup-ar636
- (21) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Le réseau « ongulés sauvages ONCFS-FNC-FDC » et le  suivi de la progression numérique et spatiale de ces espèces  en France.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/file/mammiferes/ongules/reseau_ongules_sauvages_oncfs_fnc.pdf
- (22) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Au menu du loup : un bilan du régime alimentaire dans différentes meutes de France. Bulletin Réseau loup n°27, p 8-10.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Bulletin_Reseau_Loup_27.pdf
- (23) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Mise à jour des estimations d’effectifs de la population française. Bulletin Réseau loup n°27, p 11-12.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Bulletin_Reseau_Loup_27.pdf
- (24) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Tableaux de chasse ongulés sauvages saison 2011-2012, bulletin Faune sauvage.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/file/mammiferes/ongules/tableau/FS296_tableaux_chasse_ongules.pdf
- (25) Parc National des Ecrins (1999). Pratiques agri-environnementales dans le PNE : effets sur les exploitations agricoles et les milieux. PNE-CERPAM-Chambre d’agriculture des  Hautes-Alpes-CEMAGREF.
- (26) Randon M. (2011). Analyser et comprendre l’impact du loup (Canis lupus) sur les populations de cervidés dans le  département de la Drôme. Mémoire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Montpellier.
- (27) Rayé G. (2005). Pastoralisme et biodiversité : la grande  confusion. La voie du loup n° 22 : dossier pastoralisme et  biodiversité, France Nature Environnement.
http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/documents.html
9
- (28) Vignon V. (2007). Réflexions sur le pastoralisme et les milieux naturels de montagne. Ferus, Gazette des grands prédateurs n° 22, p 17-21.
http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2007/07/pastoralisme-biodiversite-gazette-grands-predateurs-23.pdf
- (29) Wedlarsy R. (2005). Le retour du loup (Canis lupus).
Interactions avec l’élevage ovin et implications socio-économiques. Thèse pour le doctorat vétérinaire. Ecole nationale vétérinaire d’Alfort.
http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=760
- (30) Wooding A. (2004). Sensibilité face aux attaques de loups : confrontation entre un modèle de sensibilité théorique (CEMAGREF) et sensibilité observée (attaques de loups). Rapport de stage Master 1, Université Joseph Fournier de Grenoble-Alpes/ Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.
Des centaines d’associations préservent la Biodiversité :
Animal Cross
BP 55 - 4 rue Charles de Gaulle, 64110 La Poste Jurançon
Mail : contact@animal-cross.org / Site web : www.animal-cross.org
Association pour la Protection des Animaux Sauvages
BP 505 - 26401 Crest Cedex
Tél : 04 75 25 10 00 – Fax 04 75 76 77 58
Mail : info@aspas-nature.org / Site web : www.aspas-nature.org
Ferus
BP 80104 - 13718 Allauch Cedex
Tél : 04 91 05 05 46
Mail : ferus@ferus.org / Site web : www.ferus.fr
France Nature Environnement
Réseau Nature et Biodiversité, 8 rue Adèle Riton, 67000 Strasbourg
Tél : 03 88 32 91 14
Mail : nature@fne.asso.fr / Site : http://loup.fne.asso.fr
Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères
c/o Muséum d’Histoire Naturelle - Les Rives d’Auron, 18000 Bourges
Tél : 02 48 70 40 03
Mail : sfepm@wanadoo.fr / Site web : www.sfepm.org
Société Protectrice des Animaux
39 boulevard Berthier, 75847 Paris cedex 17
Tél : 01 43 80 40 66
Site web : www.spa.asso.fr
Ligue pour la Protection des Oiseaux Rhône-Alpes
32 rue Ste Hélène, 69002 Lyon
Mail : rhone-alpes@lpo.fr
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature
77 rue Jean Claude Vivant, 69100 Villeurbanne
Tél : 04 78 85 97 07
Mail : coordination@frapna.org / Site web : www.frapna.org
Groupe d’Etude des Mammifères de Lorraine
Parc Sainte-Marie, Avenue du Maréchal Juin, 54000 Nancy
Mail : contact@geml.fr / Site web : www.geml.fr
Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur
Villa Saint-Jules, 6 avenue Jean Jaurès, 83400 Hyères
Tél : 04 94 12 79 52
Mail : paca@lpo.fr / Site web : http://paca.lpo.fr

jeudi 6 décembre 2012

Ils crient au loup...

A Die, quelques éleveurs ovins et caprins se sont rassemblés ce mardi devant la sous préfecture pour manifester et crier "stop au loup". Ils sont été reçus par Guillaume Thirard, sous-préfet de Die auquel ils ont remis une pétition. 


(Photo : Dans le Haut-Diois, l’appétit des loups n’en finit plus d’exaspérer les éleveurs. DR)
Dans le Haut-Diois, l’appétit des loups n’en finit plus d’exaspérer les éleveurs. À son tableau de chasse cette année : 276 têtes. « Sans compter les 30 brebis jamais retrouvées lors de l’attaque de Val-Maravel en milieu d’année, » coupe Micheline Falcon, éleveur aux Près. Cette année, le loup a beaucoup plus sévi qu’en 2011, c’est une certitude ! Résultat : les éleveurs n’en peuvent plus ! »
Pour crier leur colère et leur désarroi, ils manifesteront ce matin devant la sous-préfecture de Die pour (re) dire tout le mal qu’ils pensent du canidé. « Nous voulons lui dire aussi que nous sommes contre le projet de zonages du Plan Loup 2013. On veut aussi obtenir plus facilement l’autorisation des tirs de défense (autorisations individuelles accordées aux éleveurs pour protéger leur troupeau), rajoute Micheline Falcon. Trop souvent, on entend dire que l’on touche des indemnités pour chacune des bêtes tuées. « Indemnisés, voilà ce que l’on entend trop souvent. Mais alors pourquoi de nombreux éleveurs font leur valise les uns après les autres ? Et vous ne pensez pas que les éleveurs sont attachés à leur bête ? » S’agace l’éleveuse en faisant allusion aux pro-loups, coupables selon elle de ne pas raconter la réalité de leur métier.
Ce matin, ils réclameront des mesures plus radicales en déposant une pétition au sous-préfet qui rassemble plus de 500 signataires. ”Nous insistons sur le fait que nous ne demandons pas l’extermination des loups, mais leur transfert systématique dans des parcs animaliers où ils seront soignés” dit le texte de la pétition.
Micheline Falcon, elle, va plus loin : « L’État a favorisé l’implantation du loup, c’est désormais à lui de trouver les solutions pour l’éradiquer. Nous, éleveurs, on ne veut pas mourir en silence. »
Julien COMBELLES, le 04/12/2012 pour le Dauphiné Libéré.


Abattre le maximum de loups !
Le loup sacrifié par l’Etat ?
L’association nationale Ferus, spécialisée dans la défense des grands prédateurs, s’insurge contre l’orientation que semble prendre le gouvernement à l’issue de la dernière réunion du Groupe National Loup du 16 octobre 2012 à laquelle elle a participé.
En effet, après de nombreux exposés relatifs au suivi de la population de loups, à l’évaluation des moyens de protection, à un historique sur l’indemnisation des dommages, sans compter les retours d’expérience sur l’efficacité des moyens de protection, Ferus s’étonne que seules des mesures à sens unique et anti-loups nous aient été proposées dans la cadre du prochain Plan d’action national sur le loup.
Nous rappelons que le plan loup va expirer fin 2012 et qu’il en est attendu un nouveau pour 2013/2017. En effet nous avons eu droit à une communication de deux inspecteurs généraux, l’un de l’agriculture, l’autre de l’environnement, qui ne laisse présager rien de bon quant à son contenu futur.
Il s’est agi d’une litanie de mesures destinées à freiner la progression de l’espèce en augmentant le nombre de loups à prélever et en territorialisant les quotas. Egalement en projet, la généralisation des tirs à la carabine par les éleveurs tout en renforçant les tirs par des spécialistes. Enfin, on nous propose scandaleusement d’autoriser les tirs dans les zones centrales des parcs nationaux sous prétexte que la prédation serait trop forte donc, en clair, de faire disparaître les sanctuaires de protection de la nature qu’ils sont censés être. Puisque la protection ne leur semble pas être possible nous proposons donc, à l’inverse, de supprimer totalement l’élevage dans ces zones désertes qui ne représentent que 0,5 % du territoire national. Ceci afin de lutter contre le surpâturage et son cortège de disparitions d’espèces, que ce soit par compétition alimentaire, à cause des déjections du bétail rempli d’antibiotiques et d’anti-parasitaires, de la divagation des chiens, de la transmission des maladies à la faune sauvage ou du dérangement de la faune sauvage à cause des pistes qui desservent les cabanes d’altitude.
La fonction première d’un parc national est la conservation de la biodiversité SAUVAGE que nous laisserons en héritage à nos enfants… pas les activités agricoles !
Nous condamnons fermement toutes ces propositions et nous dénonçons surtout l’esprit dans lequel on semble bien préparer le prochain plan loup dont l’orientation principale est à l’évidence d’abattre le maximum de loups, sans annoncer aucune mesure supplémentaire de protection, ni de formation des éleveurs à l’utilisation des moyens de protection, ni surtout de réflexion, nécessaire, à une évolution de l’élevage ovin. Pas de propositions non plus, pourtant essentielles, sur la gestion des zones de recolonisation.
Le loup est protégé par la Directive Habitats, les dérogations sont soumises à des conditions très strictes, la France ne peut s’y soustraire et doit respecter ses engagements.
Nous rappelons que Ferus considère que le loup a toute sa place dans les grands massifs forestiers français et qu’il représente une chance pour la France, entre autres dans la régulation des ongulés et qu’il préfigure le rapport que nous devons avoir avec la nature en ce début du XXI siècle…
Nous proposons l’arrêt du système d’indemnisations qui favorise les éleveurs qui font le moins d’effort, la prédation se concentrant sur un faible pourcentage de troupeaux, toujours les mêmes ! Remplaçons cela par une assurance privée financée à 80% par la collectivité et, comme en Italie, supprimons les constats, source de contestations et de conflits. Cela dégagera du temps aux différents gardes pour accomplir leur mission première : LA CONSERVATION DE LA NATURE !
En aucun cas le loup ne peut être tenu pour responsable de la situation économique de l’élevage. Les zones où le plus grand nombre d’éleveurs cessent leurs activités sont des départements de plaine où les loups sont absents.
Notre association rappelle fermement son opposition aux tirs de prélèvement qui lui paraissent totalement contre-productifs, sauf à leur accorder un statut de tirs politiques, mais qu’elle n’est pas opposée à des tirs « éducatifs », non létaux, de défense ou d’effarouchement.
Ferus rappelle également qu’il faut relativiser le coût de la prédation sur les troupeaux en rappelant le nombre de brebis équarries chaque année… Il a été annoncé à cette réunion que 85% des troupeaux attaqués ne subissent qu’une seule prédation par an et seulement 5% plus de quatre.
Nous proposons de déterminer des zones d’expérimentation, conjointement gérées par les éleveurs, l’Etat et Ferus, où nous pourrions étudier ensemble, sans ambiguïté et en toute transparence, la réelle efficacité de la protection des troupeaux. Nous sommes convaincus, après 20 ans de présence du loup en France, que l’expertise liée à la protection des troupeaux peut être largement enrichie.
Enfin nous rappelons que Ferus reste une association de terrain déjà très engagée auprès du monde de l’élevage au travers de son programme pastoraLoup et que notre bonne volonté n’est plus à démontrer.
Communiqué de FERUS suite au Groupe National Loup qui s’est tenu le 16 octobre à Paris.
P.-S.
Photo © Jocelyne Thomas

lundi 5 novembre 2012

Le loup rebondit dans le journal " Le Monde"...


Garder le loup sans perdre l'agneau
Editorial. A mesure que sa population augmente en France - elle est estimée à 250 individus -, la cohabitation du loup avec l'éleveur de moutons devient plus difficile. Elle est en train d'atteindre son point de rupture.
Entre la survie d'une profession traditionnelle menacée,l'agropastoralisme, et celle d'une espèce prédatrice revenue naturellement en France il y a vingt ans, il s'agit de choisir. Ou d'agir pour sauvegarder les deux.
Le loup, espèce intelligente et randonneuse, ne se laisse pas cantonner aux territoires qu'on aimerait lui attribuer. Les bergers, dont le métier ne tient qu'à un fil, ne peuvent modifier leurs techniques de travail au-delà de toute mesure, surtout si cela ne permet pas de protéger leurs troupeaux.
Comme l'ours dans les Pyrénées, mais de façon plus violente, le loup nous place ainsi devant nos contradictions, devant notre désir de défendre deux réalités inconciliables. Et devant une situation oubliée dans nos contrées développées, mais que d'autres, tels les pays d'Afrique avec leurs populations d'éléphants, vivent au quotidien : l'impossible coexistence de l'animal et de l'homme quand les mêmes territoires sont en jeu.

mercredi 21 décembre 2011

Espenel 26 : Un jeune loup percuté par un train...

ESPENEL: Le loup percuté par un train a été autopsié
L’animal a-t-il été percuté par un TER ou par le train Briançon-Paris ? Difficile à déterminer pour l’heure. Reste que ce loup a été découvert mercredi matin par des agents de louveterie, à proximité d’un passage à niveau situé à 500 mètres du village d’Espenel, dans le Diois.
Il s’agit d’un jeune mâle qui a été transporté au laboratoire départemental de la Drôme, pour y être autopsié.
Les analyses et prélèvements permettront d’en savoir beaucoup plus sur les habitudes du prédateur, et son implantation. Des analyses pour déterminer aussi et surtout son origine et son appartenance à l’une des meutes présentes actuellement sur l’arc alpin, notamment dans la Drôme comme dans les Hautes-Alpes.
On rappellera que c’est dans ce même laboratoire qu’avait été autopsié en 2008, un loup mâle de 38 kg. L’animal avait alors été percuté par un véhicule et retrouvé mort sur la Lacra (la voie rapide entre Romans et Valence).
« Il a été apporté mercredi dernier ici, par des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage alors que le” Réseau grands carnivores loup-lynx” avait été prévenu. Quelques heures seulement après avoir été percuté, mercredi dernier dans la matinée, par un train à hauteur de la commune d’Espenel » confie le docteur Arnaud Rème, directeur du laboratoire départemental de la Drôme. Le lendemain, il procédait à son autopsie. Elle confirmait que le décès du loup était survenu lors du choc avec le train.
Analyses génétiques en cours
« L’usure des dents, notamment, a permis de déterminer son âge. C’était un jeune mâle, âgé de 1 à 2 ans, pesant 22,8 kg. Aussi, ce loup ayant été retrouvé à Espenel, entre deux massifs (Vercors-Diois et Baronnies) laisse penser qu’il devait quitter sa meute pour en fonder une autre ».
Le docteur Arnaud Rème poursuit : « Différents prélèvements ont été effectués lors de l’autopsie. L’analyse du contenu stomacal a permis de déterminer qu’il s’était essentiellement nourri de grappes de raisin. Aussi, aucun parasite n’a été trouvé. Des analyses génétiques sont en cours pour, notamment, permettre de déterminer la provenance de ce loup. Toutes ces recherches augmentent nos connaissances sur la faune sauvage ». « Ici, nous travaillons avec le réseau “Sagir” pour la surveillance sanitaire nationale de la faune sauvage, et avec les vétérinaires pour de l’aide au diagnostic. Au sein du laboratoire, la “santé animale”, l’une de nos trois activités avec “l’environnement” et “l’alimentaire” nous permet de surveiller la pathologie de la faune sauvage » conclut Arnaud Rème.
MCD

vendredi 26 août 2011

Les loups n' échappent pas aux sondeurs...

Les loups.......et les sondages
Oui les loups n'échappent à la loi des sondages qui sont fait pour connaître oui ou non si la popularité est de mise pour ceux qui sont sondés. Pour une fois ce ne sont pas  des êtres humains, ce sont les loups qui sont l’objet de sondages... en Rhône-Alpes. Et la surprise loin du microcosme parisien, les Rhônalpins ont manifesté leur agrément pour le loup qui pourtant fait parler de lui en ce moment dans des journaux régionaux. Ceux ci pourtant ne lui font  pas la part belle, dès qu il s'agit de relater des attaques de troupeaux de moutons.
A deux reprises  les sondages,  dont l’un réalisé par le « Progrès de Lyon » montrent l'attachement des citoyens  au loup par 6O% (pour le retour du loup dans notre région) et 40 % contre pour 4 000 votants.
Plus probant encore le « Dauphine libéré » qui fait un forum hebdomadaire sur la question : êtes vous d'accord oui ou non pour le tir des loups par les éleveurs près des troupeaux :  sur 4600 votants, 72% contre le tir et 28% seulement pour  ce qui confirme s 'il en était l’assentiment des français  pour le loup et la nécessaire implication des politiques qui s’en tiennent trop aux voix braillardes dans les campagnes si fertiles à faire entendre leur voix à  l’approche des élections.
Et les loups tués, les 3 juin et les 13 juin respectivement  dans le Vercors et le Dévoluy ne calmeront pas les esprits. Ces tirs de prélèvement (qui sont de l’ordre au total de 6)  ne règlent en rien les problèmes de protection sur des troupeaux qui ne sont pas encore assez bien protégés.
Etant donné de la dynamique du loup en France, qu’il s’agisse de l'expansion vers les Vosges, la Lozère et les Pyrénées, le loup, espèce protégée au niveau européen ne doit pas seulement être un enjeu électoral et de paix sociale mais un enjeu de société. Si oui ou non on est encore capable d’accepter des animaux sauvages et libres… comme les loups.
Jean  paul vieron
jean-paul-vieron1(@)hotmail.fr
Les bouleaux
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samedi 13 août 2011

La coexistance "loups-éleveurs-citoyens" par la pratique...


Carte de vacances d’un Diois en Italie
Cher-e-s ami-e-s, nous vivons au milieu des ours, des loups et de nos amis italiens, dans ce village de Villavallelonga depuis un peu plus d'une semaine... Nous avons déjà vu quatre ours différents (beaucoup plus facile à voir que les loups !!!!). Je t'envoie (tu peux diffuser à nos ami-e-s ) une photo d'ours (une femelle que nous appelons "Testa Gialla") et que nous voyons chaque année, au même endroit, en train de se gaver de baies de "Nerprun" ; nous photographions et nous filmons en "digiscopie", technique qui permet de photographier de très loin, sans aucune perturbation de l'animal. Nous étudions les ours dans cette région des Abruzzes depuis quatre ans en relation avec l'équipe du Parc national. L'année dernière "Testa Gialla" avait deux oursons et cette année, elle est seule. Une femelle ours met bas tous les deux ans et se débarrasse de ses oursons de l'année précédente lorsqu'ils ont environ un an et demi (Ah! si nous pouvions faire de même !!!! - Pour les âmes sensibles, je précise que je plaisante !). NB : à peine une cinquantaine d'ours dans le Parc et pré-Parc des Abruzzes et nous en étudions un peu moins d'une dizaine que nous retrouvons chaque année sur les crêtes des montagnes qui entourent "notre" village. Demain, nous allons essayer d'observer les loups dans une zone de rendez-vous, près du village touristique d'OPI, au milieu des vaches, chevaux et humains (une centaine de loups en une dizaine de meutes dans les Abruzzes, pour une surface équivalente au Parc du Vercors ; des milliers d'habitants locaux, vivant dans plusieurs centaines de villes et villages et un peu plus d'un million de touristes chaque année !)... Ici les relations sont pacifiées ; le loup est présent partout depuis... toujours et les hommes ont appris à vivre à ses côtés. Pour faire simple, 95 % de la population est soit indifférente, soit fière (oui, oui, fière) de "ses" loups et 5 % préfèrerait vivre "sans" eux mais sans "haine". Bonnes journées d'été.
Cordialement Roger MATHIEU et Françoise SAVASTA
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE
04 75 76 44 27
06 30 12 20 52

vendredi 12 août 2011

Le Dauphiné Libéré informe...


SAINT-AGNAN-EN-VERCORS (DRÔME)
Sur son cheval camarguais, Jean-Pierre Ricard a fière allure. Mais derrière cette posture, le berger ne peut cacher sa peine. Abattu, il confie qu’il est « à bout ».
« Que voulez-vous faire, cela fait quinze ans que le loup est sur le Parc du Vercors, et chaque année, il m’enlève des bêtes. Mais cet été, on bat des records ! », Lâche-t-il dépité. En un mois, son troupeau a en effet, été attaqué à trois reprises par le prédateur.
La dernière en date, celle de samedi après-midi. Cette fois, c’est en pleine journée que le canidé a sévi profitant du temps maussade et d’un brouillard épais sur l’alpage de la Grande cabane situé sur la commune de Chichilianne en Isère. Des attaques malgré les patous, le parc de nuit et l’aide-bergère
Pourtant, le berger suit scrupuleusement les mesures de précautions indiquées par les services de l’État. « J’ai trois chiens patous, je fais dormir mes brebis dans un parc de nuit, et je suis assisté d’une aide-bergère », précise Jean-Pierre. « Des moyens de protection insuffisants et inefficaces », ajoute Christophe Gabert, le président de la fédération des acteurs ruraux, présent sur les lieux. Pour les deux hommes, « la cohabitation entre le loup et l’élevage est impossible. » Jean-Pierre Ricard évoquant ainsi « une réserve parquée pour le loup ».
Des pistes de réflexion régulièrement soulevées très souvent par les professionnels du secteur. À l’image de l’association des éleveurs et bergers du Vercors Drôme Isère présidée par Michel Curt. « C’est une attaque de plus ! Il y en a de plus en plus, et pourtant rien ne change du côté des instances publiques ! », réagissait à chaud, le Romanais.
Écœuré, Jean-Pierre poursuivra cependant autant que faire se peut, la transhumance jusqu’au mois d’octobre comme prévu.
Dimanche matin, les gardes du Parc ont constaté six bêtes blessées. Dans l’après-midi, le berger et le président des acteurs ruraux ont trouvé en plus, la dépouille d’une brebis. Ils ont repéré les traces de prédations : « des marques de crocs, mais aussi des côtes cassées, sont autant d’éléments qui nous permettent d’établir la preuve d’une agression par un grand canidé », précise Christophe Gabert.
Hier, avec Céline Bosse son aide-bergère, Jean-Pierre a fait l’inventaire total de son troupeau. Quand il est arrivé le 20 juin dans le Vercors, il en avait 2 304. Un mois et demi plus tard, il en compte 2 263.

SAINT-AGNAN-EN-VERCORS (DRÔME) Une nouvelle attaque de loup dans le Vercors: six bêtes gravement blessées
Hier, le loup a une nouvelle fois frappé dans le Vercors à la Grande Cabane sur la commune de Saint-Agnan-en-Vercors. En effet, le troupeau Lemercier de plus de 2000 brebis merinos gardé par le berger Jean-Pierre Ricard a été attaqué par le prédateur. Selon nos informations, six bêtes seraient gravement blessées. Mais le troupeau ayant été partagé en plusieurs groupe et à cause du brouillard présent sur les alpages, le total des pertes n'est pas encore arrêté. "Cela va prendre du temps", concédait ce matin, Michel Curt, le président de l'association des éleveurs et bergers du Vercors Drôme-Isère, contacté par le berger. "Les attaques de loup ne cessent d'augmenter pourtant les mesures prises par les pouvoirs publics ne changent pas!", s'énervait le Romanais. "Notre priorité est de soutenir notre confrère et surtout de faire avancer rapidement ses droits à l'indemnistation" concluait M.Curt.

VAL-MARAVEL Huit brebis tuées et 16 autres disparues : la faute au loup ?
Le troupeau de 102 ovins de Laure Beaudoin et Jean-Rémi Lesurques, à l’alpage sur le Luzet (frontière des Hautes-Alpes), a été la cible de trois attaques en cinq jours, entre le 11 et le 16 juillet. Des attaques qui ont tué huit bêtes, et en ont fait disparaître 16 autres. Les regards diois se tournent vers le loup.
« On est passé de 102 à 78 bêtes en 15 jours d’alpage. Même si l’été dernier ça n’a pas été le cas parce qu’on les gardait nous-mêmes, on est attaqué depuis août 2008 » expliquait hier Jean-Rémi Lesurques. « Les brebis sont descendues de l’alpage, ce qui est improbable à la mi-juillet, sauf si elles ont beaucoup de stress » ajoutait l’éleveur. Elles sont depuis gardées autour de la bergerie, dans un parc grillagé. « On est dans la m…, il n’y a pas d’herbe en bas » précisait-il d’un ton calme.
Contacté hier, le sous-préfet de Die, Michaël Sibilleau, expliquait avoir « demandé aux services de l’État l’autorisation d’un tir de défense pendant la période où les bêtes sont exposées à la prédation ». Un arrêté devrait être pris en ce sens.
De son côté, Monique Astier, maire de Val-Maravel, parlait d’un « véritable fléau » sur sa commune.

VILLAROGER Deux chiens s’attaquent à un troupeau de moutons
Vendredi, les propriétaires du troupeau de 90 moutons qui pâturent à l’alpage de La Martin, au-dessus du hameau de La Savinaz, à Villaroger ont eu la désagréable surprise de découvrir plusieurs de leurs bêtes blessées au cou, au dos et à la gorge.
Les responsables ? Deux chiens de troupeaux, des border-collies, qui avaient apparemment faussé compagnie à leur propriétaire, une agricultrice de la commune. Et ce pour la seconde fois.
Selon nos informations, le 20 juillet dernier, d’autres bêtes avaient été blessées. Mortellement pour certaines. Les deux propriétaires auraient recensé, entre les deux attaques, deux bêtes mortes, une petite dizaine de disparues et pratiquement autant de blessées.
Repérés par des randonneurs, les deux chiens ont finalement été capturés vendredi par le gardien du refuge tout proche de La Martin. Remis aux agents du Parc de la Vanoise, ils ont ensuite été restitués à leur propriétaire qui a dû s’acquitter d’une amende de 135 €.
L’un des propriétaires du troupeau touché aurait porté plainte auprès de la gendarmerie ce week-end.

mercredi 3 août 2011

Combovin 26 : un loup tué...

Un loup tué dans le Vercors près d'un élevage
Un loup a été tué dans la nuit de mardi à mercredi d'un "tir de défense" à Combovin, dans le Vercors drômois, à proximité d'un troupeau de brebis attaqué à six reprises depuis le début de l'été, selon la préfecture.
A la différence des tirs de "prélèvement", opérations de traque et d'abattage du loup décidées par arrêté préfectoral, les tirs "de défense" sont des autorisations individuelles accordées aux éleveurs pour protéger leur troupeau.
"Cet éleveur a subi six attaques depuis le 20 juin, alors qu'il a mis en place des mesures de gardiennage renforcé et d'effarouchement du loup", deux préalables nécessaires pour obtenir le droit de tirer sur le prédateur, a précisé le sous-préfet de Die, Michaël Sibilleau.
La préfecture a accordé cette autorisation par un arrêté du 8 juillet. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux lieutenants de louveterie se sont postés près du troupeau et ont abattu un loup aperçu à une quinzaine de mètres des brebis, vers minuit et demi.
Il s'agit d'un jeune mâle de 27,5 kilos, transporté dans la matinée au laboratoire départemental de Valence pour analyse.
Les tirs de défense ont été suspendus "sur tout l'arc alpin" pour 24 heures, a précisé M. Sibilleau, et pourront reprendre par la suite.
Selon la préfecture, les attaques de loups ont connu "une tendance haussière continue depuis 2006" dans le département. Sur la seule année 2010, le prédateur protégé par la convention de Berne a fait 26% de victimes de plus qu'en 2009.
Face aux éleveurs lassés par les attaques, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet s'est dite la semaine dernière prête à assouplir le protocole qui leur permet d'en abattre, sous certaines conditions.
La ministre a notamment évoqué de possibles nouvelles mesures comme la mise en place d'un "arrêté de défense automatique qu'on prendrait à l'année sur toutes les zones attaquées l'année précédente".
APL

lundi 25 juillet 2011

Attaque et prélèvement chez nos amis des Hautes Alpes....

Alpes-de-Haute-Provence : nouvelle attaque du loup, un tir de prélèvement autorisé
Dimanche 17 juillet 2011, un article de « la Provence » nous a appris que le troupeau de moutons d’Yves Derbez avait été attaqué dans la nuit de vendredi à samedi à Méolans en Ubaye.
Personne n’a rien vu, mais le journal a sauté directement aux conclusions : c’est une attaque de loup, et c’est l’attaque de trop. Une brebis et un agneau ont été dévorés, et de nombreux agneaux ont été tués ou blessés mais non consommés. Pour enfoncer le clou le journal insiste sur les 400 bêtes déjà tuées par le loup en 2011 (un chiffre qui  ne diffère que sensiblement des autres années à la même date). Le député local Spagnou déduit de cette attaque nocturne que « le prédateur attaque désormais en plein jour ! ».
La règle est d’attendre les conclusions de l’enquête et l’avis des experts. Il se peut que les assaillants aient été des loups, il se peut aussi que non. Par le passé ce type de situation a débouché tantôt sur la confirmation du rôle joué par le prédateur sauvage, tantôt par la révélation que les responsables étaient des chiens, mais la presse a toujours crié au loup et a rarement rectifié.
L’article indique qu’un agent de l’ONCFS aurait vu la marque d’une louve apprenant à chasser à ses petits, il a peut être raison, peut-être est-ce aussi une supposition de sa part, en tout cas ce serait une information étonnante car en cette période de l’année les louveteaux sont bien petits pour chasser. Nous préférons attendre les conclusions officielles de sa hiérarchie, données objectives (poils, relevés d’ADN ou autres) à l’appui. Nous réagirons à nouveau quand les faits seront établis.
Il va de soi que nous sommes très sensibles à la perte subie par l’éleveur que nous connaissons et qui avait bien placé ses animaux dans un parc électrifié. Nous sommes mobilisés pour que le pâturage extensif des brebis dans les alpages puisse avoir lieu même quand le loup est présent, et nous resterons fidèles à cette démarche.
La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a décidé d'autoriser un tir de prélèvement, soit l'abattage d'un loup, après que plus de 70 brebis ont péri lors d'une nouvelle attaque attribuée à l'animal dans la vallée de l'Ubaye, a annoncé dimanche la préfète Yvette Mathieu.
Dix bêtes ont été tuées par le loup, 62 sont mortes après avoir sauté dans un ravin par panique et 30 autres sont portées disparues, sur un troupeau de 1.500 têtes, à la suite de l'attaque d'un loup dans la nuit de vendredi à samedi sur la commune d'Enchastrayes, au Super-Sauze.
(Le week-end dernier, 45 brebis avaient été tuées, sept blessées, et sept avaient disparu dans le même département, à Méolans-Revel, a rappelé la préfète, ci-dessus).
Depuis le début de l'année, 66 attaques imputables au loup ont été recensées, occasionnant la mort de 422 ovins, contre 86 attaques et 246 victimes sur l'ensemble de l'année 2010, selon la même source.
Face à cette recrudescence, Mme Mathieu va "signer lundi un arrêté de prélèvement" autorisant la destruction d'un loup.
Cette procédure, réalisée sous le contrôle de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (OFCFS), n'intervient qu'en dernier recours, quand toutes les méthodes de prévention des attaques se sont avérées insuffisantes (protection des troupeaux, recours à l?effarouchement puis mise en place de tirs de défense).
Le nombre des spécimens qu'on peut tuer en France est fixé à six pour 2011/2012. Depuis 2004, seuls cinq prédateurs ont été abattus dans ce cadre.
La cohabitation entre loups et bergers est houleuse depuis le retour en France en 1992 du "canis lupus", qui avait été éradiqué dans les années 1930-40.
Selon les évaluations officielles, la France compte en 2011 entre 150 et 180 loups, essentiellement sur l'arc alpin, mais aussi dans le Massif central et les Pyrénées. Cette espèce protégée étend progressivement sa zone de présence vers la moyenne montagne.
APL

vendredi 27 mai 2011

L' éleveur et le Loup..."Comprendre une ruralité complexe".

Après la publication de Roger Mathieu de Beaufort sur Gervanne 26400 du 11 janvier 2011 sur :
Et des sommes affichées du 07 janvier 2011 sur :
recherchés sur :
Nous publions la réponse de Marc Finand de Establet 26.
Élevage, loups et aides publiques
Marc Finand 26470 Establet
0475272302
m.finand@shdnet.fr
Éleveurs, vaches, moutons et autres
Il faut répondre au citoyen R. Mathieu de Beaufort sur Gervanne !
Oui, bien sûr, vos questions sont légitimes : Par quel absurde se fait-il que les éleveurs (de zone montagne), qui se plaignent, mais aussi qui cristallisent leurs haines sur le loup, continuent une activité qui, s'ils ne l'avaient pas, leur permettrait de bien vivre, à subventions égales ?
Pourquoi, malgré ces subsides publics qui peuvent paraître considérables, auxquels s'ajoutent les mesures spécifiques liées à la présence du loup, focalisent-ils tant sur le loup, sont-ils si intolérants ?
Je tente de répondre à partir de mon expérience et mes interrogations sur le sujet, en tant qu'éleveur, éleveur mais pas moins citoyen pour autant.
Il y a deux types de réponse, qui se rejoignent pour expliquer la situation. La situation:
une présence des loups qui ne peut que se renforcer dans les conditions actuelles de déprise rurale, s'accompagnant, hélas, du maintien de l'absurde recherche de productivité en élevage ovin , pratiqué selon une logique industrielle dans des régions qui ne s'y prêtent pas : une grosse ferme plutôt que deux, trois, quatre, dix, abandon des zones non mécanisables, mono élevage ( tous les oeufs dans le même panier) avec augmentation incessantes des effectifs ( de brebis, même si les institutions ont parfois discrètement enjoint les éleveurs à freiner leurs béliers) , maîtrise de la filière par des techniciens institutionnels, pratiques d'élevage semi industrielles (mortalité, relations hommes-animaux, soins véto, etc) …
D'un coté, de plus en plus d'espace pour les loups, et, de l'autre, de plus en plus de gros troupeaux, difficiles à surveiller et à manoeuvrer, rentrer dans des abris , de moins en moins de personnel, ne serait-ce le petit + de bergers salariés, sur les subsides européens/loup .
Et, face à cela, dans cette situation, qui correspond à l'extinction massive des paysans dans les pays développés, les éleveurs qui restent, qui ont tenu, de plus en plus en tendus, jusqu'à la violence, dès lors qu'il s'agit du loup, et oui, c'est vrai, même chez ces gens que l'on pourrait présumer porteurs de valeurs écologiques et non violentes.
Explications, malaise :
Ces éleveurs, ils ont fait ce qu'on leur a conseillé de faire ; bien souvent, ils ont hérité de leurs parents, puis ils ont accepté les aides, la DJA, puis les aides PAC ; Ils ont aussi bien souvent, profité de l’arrêt des voisins pour s'agrandir : développer le cheptel, acquérir les tracteurs et les accessoires de fenaison, rationaliser les bâtiments. Il fallait 80 brebis il y a 40 ans, 160 brebis il y a 20 ans pour dégager un semblant de revenu, le double aujourd'hui : qu'à cela ne tienne, on peut très bien se mettre à considérer les bêtes comme des produits, des machines à viande et les élever comme telles : en même temps, des voisins prennent leur retraite et ne seront pas repris, exploitation non viable, trop petite, allez, ça tombe bien ! La PAC permettra de faire un autre crédit pour prendre un tracteur plus gros, on laissera tomber les petites parcelles ou trop éloignées, puisqu'on peut faucher ce que fauchait le voisin qui a arrêté …
A ce niveau du tableau, vous posez la question de l'efficacité des aides publiques, en regard des difficultés financières régulièrement, structurellement pointées par la profession :
C’est que, oui, faire de la monoculture d'ovins, en zone de montagne sèche, sur un mode industriel, (course à l'agrandissement et mécanisation, spécialisation, abandon de la main d'oeuvre au profit d'une consommation d'énergie gigantesque), oui, cela est totalement absurde, économiquement et agronomiquement ! Plus, bien plus sans doute que ce que vous n'osiez l’imaginer ! Oui, cela coûte très cher à la communauté, européenne ou nationale, d'une manière générale, le loup rajoutant encore un petit surcoût … d'une manière générale, le maintien de l'agriculture, en dehors des zones super productives en mode industriel (plaines alluvionnaires) coûte très cher et ne se justifie aucunement par des besoins de production, que ce soit clair; Les enjeux sont ailleurs : politiques, stratégique et environnementaux.
Soyons sérieux : avez vous essayé de chiffrer le capital travail d'une exploitation conventionnelle de la région, c'est à dire de quoi élever plus ou moins trois cent brebis par éleveur ?
Sans parler de l’habitation, qui a un coût, quand on s'installe, pas pour ceux qui en héritent, il faut des terres : entre 500 et 2000€ l'Ha (ça, ça flambe, avec le résidentiel et les droits de chasse), entre 80 et 500 Ha …, + en GAEC ...
Les bâtiments : bergerie et grange, de quoi nourrir les bêtes de novembre à mai sans sortir...
Le tracteur, ho pardon ! Les tracteurs, un 80cv, un autre plus vieux, un 100cv, un peu plus récent; la faucheuse cinq disques, le faneur andaineur, la presse; pour l'avant du tracteur, une fourche, puis une pince hydraulique, une remorque à fourrage, une autre pour le grain, une autre pour le reste; un épandeur à fumier, une charrue, un vibroculteur, un cylindre, une herse; le reste, pour s'arranger la vie, pas perdre de temps : fendeuse de bûches, benne arrière, épandeur d'engrais, bétonnière, machine à planter les piquets, machine pour ci ou pour ça , un quad, une remorque pour quad; le matériel de contention, filets, postes clôtures, barrières, parcs de tri
Le cheptel, hérité et/ ou acheté …
On en est à combien déjà ? 500 000€, un million ? Oui, d'accord, mais ça , ce n'est que la mise de fond , on a pas encore compté les frais de fonctionnement , la maintenance, le matériel qu'il faut remplacer en permanence, le fuel, les assurances, les cotisations MSA et autres....
Alors, oui, c'est sûr, si on compte tout, ça fait cher le prix de revient de l’agneau, plus grand chose pour l'éleveur, même ayant hérité, par ce que ses pratiques sont tellement différentes de celles de ses parents, et au final, de grosses sommes englouties pour produire pas grand chose et voir les fermes disparaître quand même !
Dans ces conditions, il lui reste quoi à l’éleveur, qui a suivi cette logique, n'a plus que ses moutons, ses chiens et ses paperasses à remplir, en termes d'identité, de considération de soi ? Il ne maîtrise pas ses techniques de production, il a fait ce qui se fait, il ne maîtrise pas la commercialisation de ses produits, ni l’origine, il ne vit pas de la vente de sa production mais survit à 82% des subsides publics (moyenne nationale en 2008).
Et là, on leur met des loups, pour amuser les touristes ! (je résume exagérément: cela est faux mais encore une idée très répandue dans le milieu)
Parlez leur du loup, vous verrez : il ne s'écoulera pas une minute avant que vous n'entendiez le mot touriste, généralement suivi ou précédé de « écologistes » (de la ville) ;
Je crois que c'est précisément l'impression de jouer les utilités pour satisfaire une société par ailleurs coupée de la ruralité, de leur ruralité ,qui leur est le plus insupportable - Sans le loup et ce regard post moderne sur notre ruralité, on peut encore se faire croire qu'éleveur, c'est une activité sérieuse, rationnelle, consistant à produire des produits carnés; avec le loup et l'émergence d'une vision glamour de la rude montagne, l'éleveur se sent perçu comme un nain de jardin , un élément du décor, un acteur rémunéré, à jouer son rôle …
C'est déjà pas très glorieux de survivre de subventions alors que l'on est sensé vivre d'une production , c'est carrément vexant d'être considéré comme un second rôle du décor montagne, tel est le sentiment, normal, lié à la situation décrite plus haut.
Un retour en arrière, ou une évolution, dans les mentalités, semblent difficiles, ne serait-ce la disparition vraisemblable de ceux-ci, des éleveurs conventionnels, au fil du temps, inexorablement.
Savez vous aussi que dans notre situation, un gros propriétaire a intérêt d'arrêter l'agriculture et à tout mettre en droits de chasse ? Le rendement à l'hectare est dix fois supérieur !
Pourtant , la question des mentalités, la question du paradigme est au centre du problème : seul un changement de paradigme agronomique permettrait de sortir de la situation en forme d'impasse: Pas de mono culture élevage, des petits troupeaux divers et variés, à taille humaine, de la polyculture élevage, des petites fermes plus nombreuse et plus peuplées, la maîtrise de leur production et commercialisation par les paysans (circuits courts), etc., et les loups, prudents naturellement , n'auraient qu'à bien se tenir !
Peut-être, dans le même temps, serait-il sain de rétablir des plans de chasse plus responsables, par exemple laisser des chamois et mouflons aux prédateurs naturels), des pratiques de chasse plus correctes (sans agrainage), et ne pas vendre nos montagnes à n'importe quel prix, pour des raisons électorales !
Faut-il le rappeler, et l'asséner dans nos milieux : le loup s'intéresse d'abord aux hectares non peuplés et à la quantité d'ongulés sauvages qu'ils recèlent, ils ne font pas les comptes de ce qui va sortir de la bergerie …
J'ai parlé des éleveurs, conventionnels, en ne m'y incluant pas : je n'ai pas hérité ni suivi les conseils institutionnels liés à la profession: je me suis installé en partant d'une question : qu'est qu'on peut faire ici, de raisonnable, pour tirer des protéines ?
Je savais en m'installant que seule la structure familiale de polyculture élevage , foresterie si il y a lieu est rentable agronomiquement , l'agriculture vivrière en étant la base : je n'ai pas un gros troupeau mais plusieurs petits, les vaches pouvant jouer le rôle de répulsif anti loup , de races très rustiques- je suis aussi très présent au niveau des bêtes , je calcule les itinéraires selon la saison aussi , en fonction de la présence du loup; je maîtrise ce que je fais , la façon de faire , jusqu'à la commercialisation, je n'ai pas de problème d'identité.
Un loup a attaqué mes brebis, il y a trois ans, je m'en suis voulu, c'était prévisible et je me suis considéré imprudent, mauvais berger, dans un drôle de monde quand -même ! Je fais plus attention maintenant, question éloignement, et je mets un âne, des boeufs, si il faut.
Bien sûr, je ne compte pas sur les brebis pour vivre , et j'ai moins de besoin en énergie qu'un conventionnel ; je me pose vraiment la question de la rationalité économique de la mécanisation qu'implique la fenaison ( + matériel céréales en général) en mode d'élevage conventionnel : tant d'investissements pour quelques dizaines d'agneaux !
Je n'oublie jamais non plus que la biodiversité n'est pas un gadget mais une nécessité vitale pour l'espèce humaine plus encore que pour toutes les autres, c'est simple !
Ce qui m'étonne le plus sur le sujet, c'est l'incohérence des prises de position du syndicat agricole connu pour ce slogan de « trois petites fermes, plutôt qu'une grande », puisque une grande partie de la solution se trouve là énoncée. Et, également, le discours biaisé des organismes para agricoles qui s'occupent de nous, prompts à prendre faits et causes pour ces éleveurs, prisonniers et aliénés par leurs choix, ou d'une époque qu'ils n'ont pas choisie ….
Bien sur, la situation en certains lieux fait que le maintien du pastoralisme passe par la possibilité pour les éleveurs de défendre leurs troupeaux, et en cela, se trouver dans la situation ancestrale, qui est celle de certains pays, pas si loin : il ne s'agit pas d'éradiquer, mais de cohabiter, de se partager le territoire en bonne intelligence - N'y aurait-il qu'en France où l'on serait incapable de cela ? Si le loup n'est plus menacé d'extinction , il faut adapter la législation en fonction, travailler à l'apaisement, défaire la frontalité, la rigidité des positions , apprendre la tolérance, changer le paradigme agronomique des éleveurs de montagne …
En attendant, il nous faudra aller répétant et répétant encore que c'est bien l'homme qui a le plus besoin de la nature et de sa diversité, et non l’inverse.
Marc Finand
Eleveur-cultivateur
26470 Establet
04 75 27 23 02