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mardi 8 avril 2014

Contre les censeurs...



Contre la censure, aux actes !
Il y a eu, en 2000, Présumés innocents, exposition au CAPC de Bordeaux dont les commissaires ont été poursuivies, a posteriori, au pénal, par une association s’occupant de rechercher les enfants disparus, la Mouette. La procédure a fini par un non-lieu, de nombreuses années après, mais elle a marqué les esprits et le retour de l’ordre moral qui n’a fait que s’aggraver ces dernières années.
- En 2010, Le Baiser de la Lune, film d’animation de Sébastien Watel, montrait un poisson-lune qui aimait un poisson-chat. Il devait être diffusé à l’école dans le cadre d’une campagne de prévention contre les discriminations, mais le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, l’a interdit. Christine Boutin, sous couvert de son parti chrétien, soutint que ce film privait les enfants « des repères les plus fondamentaux que sont la différence des sexes et la dimension structurante pour chacun de l’altérité ». Prévenir contre l’homophobie serait faire de l’idéologie.
- En avril 2011, Immersion (Piss Christ) et Sœur Jeanne Myriam, deux œuvres d’Andres Serrano, furent vandalisées à la Collection Lambert d’Avignon à la suite d’une manifestation conduite par Civitas. Certains évêques s’étaient joints aux intégristes dans la dénonciation d’un prétendu blasphème.
- Quelques mois plus tard, des représentations de la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci, furent empêchées par des catholiques intégristes. Il a fallu que la police protège les théâtres, comme ce fut le cas ensuite pour la pièce Golgota Picnic, de Rodrigo Garcia. Le porte-parole de la Conférence des évêques dénonçait ces deux spectacles sans les avoir vus, encourageant ainsi les manifestants.
- Le 21 novembre 2013, le Fonds régional d’art contemporain de Lorraine a été condamné pour la présentation des œuvres d’Éric Pougeau dans l'exposition Infamilles à la demande de l’AGRIF, une association « pour le respect de l’identité française et chrétienne », sur le fondement de l’article 227-24 du Code pénal, dont l’Observatoire de la liberté de création demande la modification depuis 2003 (voir manifeste ci-joint). Les œuvres incriminées sont considérées par la justice comme violentes à l’égard des mineurs, et portant gravement atteinte à la dignité humaine. C’est la première fois qu’une exposition est condamnée judiciairement sur ce fondement. La cour d’appel est saisie.
- En février 2014, le film Tomboy, de Céline Sciamma, a été attaqué par Civitas qui demande son retrait du dispositif d’éducation artistique « École et cinéma », et a cherché à s’opposer à sa diffusion sur Arte. Une candidate du FN à La Roche-sur-Yon dénonce Tragédie, spectacle chorégraphique d’Olivier Dubois, jugé « décadent » pour cause de nudité. Tous à poil !, livre de Claire Franek et Marc Daniau, est vilipendé au même moment par Jean-François Copé au nom du « respect de l’autorité ».
- Les 28 janvier et 5 février 2014, sont remis en cause les visas d’exploitation du film Nymphomaniac Volume I et Volume II de Lars von Trier, par deux décisions du juge des référés du tribunal administratif de Paris. La délivrance de ces visas par la ministre de la Culture s’était pourtant appuyée sur une consultation de la Commission de classification. Le juge des référés est, par définition, seul. Il visionne et juge le film, seul. Et son jugement donne raison à une association (Promouvoir) dont le but est clairement confessionnel (« la promotion des valeurs judéo-chrétiennes, dans tous les domaines de la vie sociale ») et qui développe une stratégie d’actions contentieuses, administratives et pénales, contre les films et les livres, depuis 20 ans.
- Les visas critiqués ont été délivrés par la ministre de la Culture après avis collégial d’une commission présidée par un conseiller d'État, nommé par décret, et composée de fonctionnaires représentant les ministères concernés par la protection de l'enfance et de l'adolescence, de professionnels, d’experts, dont des représentants de l'Union nationale des associations familiales (UNAF) et du Défenseur des enfants. Le film est désormais interdit aux moins de 16 ans (Volume I), et 18 ans (Volume II). Avec des conséquences lourdes sur sa diffusion, dont la portée est loin de ne concerner que les mineurs prétendument protégés par de telles mesures.
 - Le 20 février, le même juge des référés déboute l’association Promouvoir qui prétendait faire casser le visa du film La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche (interdit au moins de 12 ans), en faveur d’une interdiction aux moins de 18 ans. Le juge des référés ne répond pas favorablement, uniquement parce que l’association s’y est prise trop tard, ce qui laisse présager de la suite.
- Il y encore l’artiste Steven Cohen, arrêté en septembre 2013 au Trocadéro en pleine performance, pour cause « d’exhibition sexuelle », car il était partiellement nu, par les policiers du commissariat de la Faisanderie, proche du bois de Boulogne. Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris, le 24 mars prochain, à la demande du parquet.
- Il y a les pressions, exercées par des mouvements extrémistes, sur les bibliothèques pour censurer tel ou tel ouvrage, jugé par eux immoral ou scandaleux, demandant des comptes sur les politiques d’achat, de consultation et de prêt.
- Il y a les mêmes anathèmes, lancés sur les manuels et les bibliothèques scolaires, les enseignants et les éducateurs, au nom d’un ordre moral qui ne s’autorise que de lui-même ou d’une rumeur autour d’une « théorie du genre », prétendument enseignée à l’école. Et cette fois, sont rassemblés les fondamentalistes de toutes les religions.
Ce n’est évidemment pas fini.
- Ces faits devenus réguliers ont plusieurs caractéristiques communes alarmantes. Quelques groupes, très actifs et organisés en réseau, se sont érigés en arbitres et en gardiens des bonnes mœurs, selon des principes le plus souvent empruntés à l’ordre du religieux et de la morale. Ils s’attaquent à l’art et tentent d’empêcher la diffusion des œuvres qui leur déplaisent par tous les moyens : intimidation, rumeur, action violente... Les musées, les lieux d’exposition, les cinémas, les théâtres, les bibliothèques et les écoles, tous les lieux publics de culture et de connaissance sont devenus leur cible.
- Or nous vivons dans une république démocratique et laïque. Il est temps de rappeler que la culture et l’éducation fondent notre pacte républicain, autour des valeurs de diversité, de tolérance et de dialogue. Le débat sur les œuvres est légitime et sain, chaque avis est respectable, mais rien ne justifie l'action violente. Une œuvre qui respecte ce pacte ne peut faire l’objet d’aucune censure ni d’aucune forme de pression dictée par des minorités agissant au nom de principes communautaristes, ou d’arguments idéologiques, religieux ou moraux.
- Le travail des auteurs, des artistes et des interprètes n’est jamais de dire une vérité unique. Une œuvre est une représentation, une fiction qui permet d’exprimer une vision du monde, et cette vision est et doit rester libre. La diffusion des œuvres ne doit pas être entravée par ceux qui n’en ont qu’une vision étroite, injuste ou déformée, et demandent une censure, parfois sans même voir, regarder ou entendre. Ce qui est en cause, ici, c’est le jugement que chacun peut faire librement des œuvres qui lui sont données à voir ou à entendre. Ce n'est pas seulement la liberté des créateurs que nous défendons, mais c'est aussi celle du spectateur. La censure porte atteinte à ce qui donne à chacun l'occasion d’exercer son intelligence et de questionner son rapport à l’autre ou au monde. Il s’agit de défendre l’expérience offerte à tous de la pensée et de la sensibilité, contre toute forme de puritanisme ou de catéchisme de la haine. Il ne faut pas la isser vaincre ceux qui tentent d’anéantir ce qui est un principe de toute vie démocratique. Si l’œuvre est polémique, elle requiert un débat, pas une interdiction.
- Il est très préoccupant que l’Observatoire de la liberté de création ait à rappeler ces évidences. Il dénonce, depuis plus de dix ans, le dispositif légal qui permet aux associations d’agir contre les œuvres au nom de la protection de l’enfance, alors qu’elles n’ont aucun titre à le faire. Il dénonce les dispositions légales qui sont fort mal rédigées, et qui permettent des sanctions pénales contre les œuvres pour des motifs touchant à la morale.
- Pendant sa campagne électorale, le candidat François Hollande s’est publiquement engagé auprès de l’Observatoire de la liberté de création, le 2 mai 2012, à « revoir profondément la législation en vigueur », dénonçant les attaques et remises en cause de manifestations artistiques, et affirmant qu’il convient de faire « cesser » «les poursuites contre des commissaires d’exposition ou l’autocensure des élus ».
Il est temps de passer aux actes.
- Nous en appelons solennellement au président de la République, au gouvernement et aux parlementaires, pour procéder aux modifications législatives qui s’imposent, afin de garantir la liberté de création et de diffusion des œuvres, et modifier le code pénal.
- Nous en appelons aux plus hautes instances de l’État, mais aussi aux élus locaux, pour protéger, autant de fois qu’il sera nécessaire, les œuvres, les artistes et les lieux de connaissance et de culture, par la garantie réaffirmée de la liberté de création et de diffusion des œuvres.
- Membres de l’Observatoire :
- la Fédération des salons et fêtes du livre de jeunesse ;
- le Syndicat des artistes plasticiens (Snap – CGT) ;
- l’association des Auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) ;
- le Cipac – Fédération des professionnels de l’art contemporain ;
- la Ligue de l’enseignement ;
- la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ;
- l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) ;
- la section française de l’Association internationale des critiques d’art (AICA – France) ;
- le Groupe 25 images ;
- le Syndicat français des artistes interprètes (SFA) ;
- la Société des gens de lettre (SGDL) ;
- la Société des réalisateurs de films (SRF).
- Organisations signataires :
- l’Association des directrices et directeurs de bibliothèques municipales et de groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV) ;
- le Syndicat des distributeurs indépendants (SDI) ;
- l'Union des photographes professionnels-auteurs (UPP) ;
- le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC) ;
- l'Association des auteurs réalisateurs du sud-est (AARSE).
Retrouvez le manifeste de l’Observatoire de la liberté de création

Quand les Maires fachos s'attaquent d' abord à la Ligue des Droits de l'Homme...



Hénin-Beaumont : la mairie FN supprime subvention et local de la LDH,
Le nouveau maire FN d'Hénin-Beaumont Steeve Briois aux côtés de la présidente du parti d'extrême-droite Marine Le Pen.
La mairie FN d’Hénin-Beaumont a annoncé mardi la fin de la subvention et de l’usage gratuit d’un local municipal dont bénéficiait la Ligue des droits de l’Homme, les qualifiant d’avantages illégaux.
"Depuis des années, la Ligue des droits de l’Homme bénéficiait de subventions municipales et d’un local municipal en toute illégalité", a assuré le maire Steeve Briois, pour expliquer cette mesure, dans un communiqué.
"Non seulement, aucun bail n’a été signé entre l’association d’extrême gauche et la mairie faisant de la LDH, un occupant sans titre mais plus grave, ces subventions sont totalement illégales", a-t-il affirmé.
À l’appui de cette mesure, M. Briois s’est référé à un arrêt pris le 28 octobre 2002 par le Conseil d’Etat, ayant donné raison à un habitant de Draguigan dans une affaire du même type visant la LICRA. La subvention accordée par la municipalité à cette association a été annulée au motif que celle-ci s’en était prise à un parti légalement reconnu, en l’occurrence le FN.
Le nouveau maire a critiqué dans le même communiqué France Info, qui avait fait état le premier de sa décision, s’étonnant qu’une "pseudo journaliste" fasse "la une de l’édition matinale en reprochant à la municipalité de respecter la loi !"
M. Briois a ajouté: "Que les médias puissent reprocher à la nouvelle équipe municipale de respecter la loi est un comble. Que la bien-pensance s’y fasse: désormais la loi sera respectée à Hénin-Beaumont !"
La mesure visant la LDH à Hénin-Beaumont n’est pas vraiment une surprise, car M. Briois avait clairement annoncé que s’il accédait à la mairie la mise à disposition "illégale" des locaux municipaux prendrait fin.
Le 18 mars, durant la campagne des municipales, la LDH avait appelé dans un tract à "faire barrage" au FN. Lors d’un point presse, Alain Pruvot, président de la LDH d’Hénin-Carvin et de la fédération départementale LDH du Pas-de-Calais, avait souligné ce qu’il appelait la "dangerosité" du FN.
M. Briois avait aussitôt riposté en dénonçant la campagne menée par la LDH locale. "Il s’agit là, avait-il déclaré, d’une manière illégale pour cette association politique de remercier la fédération PS" du Pas-de-Calais "et la gauche héninoise qui lui fournit, avec l’argent du contribuable, un local gratuit en centre-ville" depuis 2007.
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Le service communication LDH, Lille, le 08/04/2014
Nous venons d’apprendre, sans réelle surprise, la décision du nouveau maire Front national d’Hénin-Beaumont d’expulser la LDH du local qu’elle occupait depuis plusieurs années.
Derrière une apparence de rassembleur et de modéré qui ne dupe personne, Steeve Briois prend une première décision lourde de sens. Le vrai visage du Front national s’affiche sans fard, la nouvelle donne est lancée : « Pas d’opposant chez nous ! ». Le fait d'avoir fait installer le buste de Jean Jaurès dans son bureau car il était « trop discret dans le hall de l’Hôtel de Ville » sonne même comme une provocation.
Les valeurs de notre République sont en danger, il appartiendra à tous les Hommes de bonne volonté d’être d’une vigilance absolue dans toutes les villes ou villages dans lesquels l’extrême droite ou la droite extrême est arrivée en tête. Il nous faudra dénoncer chaque dérive qui remettra en question la Liberté, l’Egalité et la Fraternité !
La fédération du Nord de la Ligue des droits de l’Homme

jeudi 3 avril 2014

Arréter ce traité transatlantique qui va ruiner les peuples...

Stop au "Grand marché transatlantique" Nouvel outil d’exploitation et de domination des peuples


Depuis le 8 juillet 2013 les États-Unis et l’Union européenne ont entamé les négociations d’un accord de commerce et d’investissement proposé sous le nom de « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI). Ce projet d’accord de libre échange bilatéral appelé également Grand marché transatlantique ou TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), se situe dans la lignée des politiques libérales et de dérégulation de la BM, du FMI et de l’OMC.
C’est un outil supplémentaire d’exploitation et de domination particulièrement redoutable, au service de ces politiques.
Les négociations qui sont à leur 3e étape doivent se terminer en 2015 et sont censées rester secrètes, de même que le mandat (qui a néanmoins fuité).
Ambition et stratégie
Le projet de GMT est particulièrement important du fait de la puissance économique et politique des parties. Les USA et l’UE représentent la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges et ce projet d’accord n’est pas le seul.
Il s’inscrit dans une stratégie globale, impulsée par les États-Unis et soutenue par l’UE, de conquête des marchés au niveau mondial face à la concurrence des pays émergents et surtout de la Chine.
Cette stratégie implique d’aller encore plus loin que l’OMC dans le libéralisme économique et la dérégulation et de contourner cette institution limitée par ses règles de fonctionnement et les résistances qu’elle soulève .
Elle vise aussi à entériner le système de délégation de la norme au privé et à imposer ses normes ainsi définies au niveau mondial par la jurisprudence. La nouvelle vague d’accords de libre échange, comme le GMT, l’AECG (l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada, actuellement en négociation avancée), le Partenariat transpacifique (PTP) avec 12 pays d’Asie hors la Chine, et de nombreux autres ALE, rentre dans cette stratégie discrète de domination mondiale.

lundi 31 mars 2014

Droit au logement décent pour tous...



31 mars, grande journée de deuil pour le droit au logement.
C’est la fin de la trêve hivernale commencée le 1er novembre… Ouf ! Au 1er avril, le droit de propriété retrouve ses couleurs.
Plus de 115 000 jugements d’expulsion de locataires pour impayés de loyer ont été prononcés en 2012 ; combien, au 1er avril 2014, seront exécutés par la force publique ? Plus de 12 700, comme en 2012 ?
Combien de familles, de femmes et d’enfants, devenus SDF « sans droits ni titres », vont ainsi rejoindre les dizaines de milliers de personnes expulsées les années précédentes et dont le droit à l’hébergement, pourtant reconnu par la loi, est régulièrement bafoué par manque de places ? Exclues par ailleurs de la trêve hivernale, elles sont condamnées à subir les violences de la vie dans la rue pendant les périodes de froid (les demandes au 115 sont en constante augmentation, 55 % d’entre elles n’obtiennent pas de réponse).
La fin de la trêve hivernale, c’est aussi la fermeture de milliers de places d’hébergement d’urgence, étant implicitement admis que vivre et dormir dehors hors gel est absolument sans danger. Seulement ceux qui vivent ainsi meurent en moyenne à l’âge de 49 ans.
La fin de la trêve hivernale, c’est aussi le retour des coupures de gaz et d’électricité pour ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures.
Ainsi, trois ans après l’annonce d’un grand « Chantier national prioritaire pour le logement » et le vote récent de la loi Alur, l’accès au logement des personnes sans abri et mal logées n’est toujours pas une priorité, alors qu’augmente le nombre des personnes qui sont sans domicile personnel, à la rue, aux portes des centres d’hébergement ou encore en situation de mal-logement et d’habitat indigne.
C’est dans l’urgence de rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous, que la Ligue des droits de l’Homme, tout en reconnaissant quelques avancées contenues dans la loi Alur :
- demande un moratoire des expulsions locatives sans relogement ;
- dénonce le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, au vu de l’absence de priorité donnée à la production massive de logements locatifs sociaux et « très sociaux ». Elle en veut pour preuve la promesse de construire en 2014 2 000 logements « PLAI très sociaux » (3 000 en 2015), alors qu’une ordonnance récente lance la construction de 60 000 logements locatifs intermédiaires par an, qui seront inaccessibles aux plus modestes. Les quatre-cinquièmes de cette production bénéficieront du dispositif de « défiscalisation Duflot » ;
- dénonce, par ce fait, la poursuite depuis quarante ans d’une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même ;
- demande une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur d’usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public avec une politique foncière publique forte.
Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est pour chacun une nécessité vitale.
Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.
Le délégué Diois de la Ligue des Droits de l'Homme.
Ligue des droits de l'Homme
Section Dioise
Chastel et Bassette
26150 Die

samedi 22 mars 2014

Die 26150 : le Conseil Municipal vote un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance...



Dernière séance mercredi soir du conseil municipal de la ville de Die  sous la présidence de son maire, Georges Berginiat. C’est à l’adjoint en charge de la sécurité  et communication, Mr Raymond Sanchez, qu’est revenu la mission de présenter les grandes lignes d’un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Déjà proposé en 2007-2008 par l’ancien Sous préfet de l’Arrondissement de Die le CLSPD n’avait vu le jour : délinquance faible à Die, groupe de travail partenarial sur les prévention du suicide ou des drogues, etc…Mais les évènements de l’été 2013 (plusieurs feux de voitures simultanés avaient créé un certain émoi). C’est donc une nouvelle proposition de ce cadre de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité et surtout la prévention dans la commune afin de favoriser l’échange entre les responsables institutionnels (Sous préfet, Conseil général, Procureur de la République, police municipale , gendarmerie, Mairie) les professionnels de santé ( CCAS, CMS, Hôpital, assistantes sociales),responsables des institutions éducatives (Proviseur ) et des représentants du monde associatif qui œuvrent dans les domaines du Droits, de la prévention ( animatrice de prévention de l’ESCDD), de l’aide aux victimes (REMAID, CIDFF), du logement, des transports collectifs de l’action sociale et des activités économiques ( association de commerçants). Mr Berginiat précise que « ce lieu est un espace de concertation et d’information entre les responsables publics et privés. Il répond plus à un sentiment d’insécurité des Diois, qu’à une réelle délinquance. Il fera des préconisations. Son rôle n’est pas de gérer des mesures coercitives, la vidéosurveillance n’entre pas dans ce cadre ». Mr le préfet et le Procureur de la République sont membres de droit, tandis que le Comité sera présidé par le maire. Il dressera un constat des actions de prévention déjà existantes, évaluera les moyens et les actions mis en place par l’État. Ce comité était validé par le Conseil Municipal par 24 voix et 2 abstentions.
claude.veyret26@gmail.com

Contre l' idéologie de la consommation de masse...

Crise écologique, barbarisation et solidarité...

Ce billet a été écrit par Paul Cliche, chercheur, formateur et consultant associé à l’Université de Montréal et à l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI). Impliqué dans le développement depuis le début des années 80, Paul Cliche vient de publier La coopération internationale solidaire. Plus pertinente que jamais aux Presses de l’Université du Québec (PUQ). Face à la crise écologique menaçant le futur de l’humanité, si la tendance se maintient, la voie qui se dessine devant nous est celle d’une progressive barbarisation du monde. Il y a cependant une alternative, celle d’un approfondissement de la voie solidaire entre le Nord et le Sud, avec les groupes aujourd’hui subalternes.
En quoi consiste la crise écologique ? La pollution et la dégradation de l’environnement, l’épuisement des ressources et le changement climatique, dont les causes sont essentiellement anthropiques, c’est-à-dire liées à l’activité humaine, sont autant de phénomènes interreliés entre eux qui menacent notre environnement et notre survie dans cet environnement. Ainsi, la pollution atmosphérique affectant l’air que nous respirons, les terres inondées, désertifiées, épuisées ou contaminées qui rendent la production d’aliments plus difficile et qui affectent notre santé, la diminution des sources d’eau potable essentielles à la vie de même que la pollution des océans réduisant les ressources marines, voilà autant de pressions qui affectent déjà la vie de milliards d’individus.
La tendance est claire. Les pays du Sud et les couches sociales les plus pauvres du Sud et du Nord sont les premières victimes de la crise écologique et ce sont eux qui en subiront de plus en plus les effets néfastes et qui seront aussi les plus dépourvus pour y faire face. Par ailleurs, ce sont les pays du Nord et les couches sociales les plus aisées, c’est-à-dire les premiers responsables de cette crise, qui pourront profiter d’éventuels avantages et qui auront plus de moyens pour s’adapter à ses effets néfastes et les atténuer.
Le modèle de développement qui a engendré cette crise écologique est celui d’un capitalisme fondé sur la compétitivité dans la recherche du profit maximal et croyant aux vertus autorégulatrices du marché. S’il est vrai qu’il a favorisé l’émergence de nombreuses innovations technologiques, il est aussi vrai qu’il a engendré une concentration extrême de la richesse (le 1 % des individus les plus riches de la planète concentrent 46 % de la richesse mondiale pendant que les 50 % les plus pauvres n’ont que 1 %) et un rapport avec la nature qui n’est plus soutenable. Un tel modèle est basé sur une croissance illimitée sur une planète où les ressources et la biocapacité sont en fait limitées. C’est cette foi inébranlable dans le progrès et le développement des forces productives, à l’accumulation qu’il implique et aux technologies qu’il exige, qui a généré un rapport avec la nature qui n’est pas viable. Nous faisons face à une véritable crise de civilisation, de la civilisation du progrès par la croissance qui pousse l’humanité dans le sens d’une nécessaire transition vers un autre modèle.
Ainsi, le mode de vie nord-américain, de consommation de masse, qui a inspiré l’idéologie du développement et de la croissance, constitue à la fois une menace et un mirage. Il est une menace, car il ne peut se reproduire que sur la base d’une externalisation des coûts environnementaux provoquant une dégradation accrue de la nature. Il est un mirage, car il n’est pas généralisable à l’ensemble de la planète et il ne peut se maintenir qu’en excluant de ce mode de vie des milliards d’individus, surtout des pays du Sud. Voilà une situation d’injustice profonde qui est socialement explosive.
Prétendre répondre à cette crise écologique tout en maintenant le pouvoir et les privilèges des individus et des grandes entreprises qui dominent actuellement le monde et sans remettre en question les structures sociales dans lesquelles nous sommes enfermés, revient à dire que ce sont les majorités subalternes et appauvries qui devront assumer le fardeau de la dette écologique. Dans un tel cadre, face aux conflits qui vont inévitablement s’exacerber, on peut s’attendre à une augmentation de la coercition, voire une militarisation croissante du monde incluant le perfectionnement du système de surveillance et de contrôle des citoyens, la mise en place de murs matériels et juridico-politiques pour contrer les mouvements migratoires, la criminalisation des mouvements sociaux, notamment autochtones, paysans et environnementaux qui contestent l’actuel modèle de développement, et la poursuite de la croisade contre le terrorisme, avec ses prisons secrètes, ses drones procédant à des exécutions extrajudiciaires et ses guerres préventives faisant des milliers de victimes civiles, essentiellement dans les pays du Sud. Bref, ce dont il est question ici, c’est d’une barbarisation croissante du monde contre les intérêts des groupes pourtant majoritaires, mais subalternes.
Pour sortir de cette voie de la barbarisation dans laquelle le système mondial est déjà engagé, il faudra affronter la crise écologique avec les groupes majoritaires, notamment dans les pays du Sud, qui sont aujourd’hui largement exclus des processus de prise de décision, en tenant compte de leurs intérêts, de leurs points de vue et de leurs projets de sociétés. Or, nous avons eu l’occasion au cours des trente dernières années d’observer de près de nombreuses expériences menées par des organisations d’Amérique latine et d’Asie et nous sommes persuadés que leur capacité a été généralement sous-estimée et que plusieurs d’entre elles sont porteuses de projets alternatifs de sociétés. Ce qui ressort avec force, si on se donne la peine de se rapprocher d’elles, de les écouter et de les valoriser, est leur grande capacité de résistance et de proposition. Elles sont non seulement capables d’exécuter des projets communautaires à l’échelle locale, mais elles peuvent aussi réaliser des programmes de grande envergure, maîtriser de nouvelles technologies, devenir des acteurs sociaux à l’échelle nationale et internationale, résistant à leur assujettissement et mettant de l’avant des propositions d’approfondissement de la démocratie et de modèles novateurs de développement. Le paradigme du Buen Vivir émanant des cultures autochtones, inscrit dans les constitutions de l’Équateur et de la Bolivie, en est un exemple.
Bref, la solution de la crise écologique peut se faire en solidarité et en alliance avec les groupes subalternes du Sud. On pourrait même affirmer que ces derniers sont porteurs d’alternatives pour l’humanité. Une façon de les mettre de l’avant et de faire le lien entre le Nord et le Sud est par une coopération internationale solidaire qui apprenne de ces alternatives des groupes subordonnés et qui s’insère dans des mouvements de transformation sociale, osant intervenir dans les espaces politiques où se prennent les décisions à l’échelle nationale et internationale et osant mobiliser la population et tisser des alliances pour construire un rapport de force capable de soutenir et de pousser le changement. 
Paul Cliche

vendredi 21 mars 2014

Les lanceurs d' alerte dans nos démocraties...

Les lanceurs d’alerte ou la solitude de la vérité

Dans un livre, Florence Hartmann nous raconte par le menu les mésaventures de ces défenseurs de la démocratie d’un type particulier que sont les « Lanceurs d’alerte » (Editions Don Quichotte. 2014). Ils sont les dissidents d’aujourd’hui, les mauvaises consciences de nos démocraties . Leur combat ? La conscience aigüe que la démocratie est mise en danger par des pouvoirs dominant auxquels personne n’ose s’attaquer : l’armée, les services secrets, les gouvernements, les géants du numérique. Un combat mal compris, car solitaire. Leur force : le courage et la preuve. Mais les vérités ne sont pas bonnes à dire.
Mon premier, c’est l‘histoire du soldat Bradley Manning, accusé de mettre en danger les USA et la démocratie pour avoir transmis à Wikileaks les documents du Pentagone. Son but était de fournir au peuple américain les preuves des actions liberticides menées par le gouvernement américain dans le monde, en Irak et en Afghanistan. Il est aujourd’hui en prison.
Mon second, c’est l’histoire de l’informaticien Richard Snowden qui a l’ambition de remettre sur les rails la démocratie de son pays en dénonçant, preuves à l’appui, l’espionnage du siège européen de l’ONU par la CIA. Son objectif : donner aux citoyens du monde la possibilité de « réfléchir dans quelle société nous voulons vivre ». Il est aujourd’hui l’homme le plus recherché de la planète.
Mon troisième, c’est l’histoire de Daniel Ellsberg qui, en 1971 publie les fameux « papiers du pentagone », une étude secrète retraçant l’engagement des Américains au Viet Nam. Il est alors sous le coup de 115 années d’emprisonnement. Son action débouche sur la démission du Président Nixon.
Mon tout, c’est l’histoire des lanceurs d’alerte, des Marc Felt, des David Kelly, des Mordechai Vanunu, et autres Thérondel… Des hommes qui, au mépris de leur sécurité personnelle, sont devenus des solitaires traqués pour avoir placé la paix et la vérité au premier rang de leurs valeurs.
A l’origine, on les appelle les « whistleblowers » (soufflant dans son sifflet) un terme popularisé par Ralph Nader, l’avocat militant des droits des consommateurs dans les années 70, pour désigner des individus, salariés, citoyens, usagers, qui dénoncent des entraves aux libertés dans les entreprises ou dans les administrations. Il aura fallu attendre 2013 et pas mal d’affaires pour que le droit d’alerte soit reconnu, autorisant la divulgation d’une information concernant un fait, une donnée ou une action, dans la sphère publique « dès lors que la méconnaissance de ce fait, de cette donnée, des cette action lui paraît dangereuse pour la santé ou pour l’environnement ». Quelques années plus tôt, en 2002, la loi Sarbanes-Oxley prévoit des structures d’alerte dans le domaine de la finance et de la comptabilité des entreprises afin d’inciter au signalement des fraudes commises à l’encontre de l’état et des investisseurs. En 2004, l’ONU et nombre d’organisations internationales appellent au renforcement du droit d’accès à l’information pour consolider les démocraties. En 2010, le Conseil de l’Europe demande aux pays membres d’adapter leurs règlementations d’ici à la fin 2012 afin de protéger les lanceurs d’alerte salariés mais aussi les soldats et les membres des services de renseignements.
Cela fait maintenant plus de 40 ans que l’alerte est présente dans les textes de lois de 60 pays, mais sans modifier l’attitude des gouvernements sur les secrets d’état et secrets défense, malgré les promesses de transparence, comme celles d’Obama en 2008 qui, lors de son élection, s’est engagé à protéger les lanceurs d’alerte mettant à jour le gaspillage, la fraude et l’abus de pouvoir.
Cette histoire racontée par Florence Hartmann dans son dernier livre « Lanceurs d’alerte est au cœur des débats sur les libertés.
L’auteur rappelle qu’il a fallu vaincre beaucoup de réticences pour que cette fonction de lanceur d’alerte soit reconnue du fait principalement de la connotation négative attribuée à tout ce qui est dénonciation. « Nous confondons volontiers l’alerte civique et la délation totalitaire, et notre conception de la loyauté ne fait que renforcer cette connotation négative ». Sont-ils des solitaires paranoïaques amateurs de complots ou des militants politiques vigilants ? Sont-ils des consciences éclairées défenseurs de la démocratie ? Des simples individus révoltés par l’injustice ? Des traitres, des héros ? Le jugement à leur égard connaît toutes les gammes de l’expertise en renseignement.
Pour Florence Hartmann, « le lanceur d’alerte n’est ni de mauvaise foi, ni mu par une intention de nuire mais désireux de prévenir une catastrophe ou de mettre un coup d’arrêt à des actes répréhensibles ». Selon Transparency International, ONG menant le combat contre la corruption, le lanceur d’alerte est une personne « témoin dans son activité professionnelle d’actes illicites ou dangereux pour autrui et qui, par civisme, décide d’alerter les autorités ayant le pouvoir d’y mettre fin ». « Il signale une dérive », explique le sociologue Francis Chateaureynaud. Et il interpelle les pouvoirs en place sur les dangers ou les risques de ces dérives en suscitant la prise de conscience des citoyens. Comme l’écrit Florence Hartmann, « les lanceurs d’alerte sont bien face à un cas de conscience, à une impasse, écartelés entre leur devoir moral de défendre l’intérêt public, celui de tout citoyen, et leur devoir d’allégeance à leur hiérarchie ».
En général, les lanceurs d’alerte sont sans statut et sans protection et n’ont rien des illuminés que certains voudraient voir. Ceux qui s’acharnent à percevoir en eux des dictateurs de la transparence ont tout faux. Ils devraient prendre au contraire la mesure de leur courage mais aussi de leur solitude. La plupart ne retrouvent jamais de travail. Même les médias, après les avoir placé sou les feux de la rampe, les boudent comme analystes. Trop indépendants ! Quant aux conséquences de leur acte, ils en subissent la sanction. Sévère ! « Il existe un contraste choquant entre la peine infligée à Manning et l’indulgence, voire l’impunité complète, dont ont bénéficié les responsables de certaines des graves violations des droits humains révélées par ses fuites ».
Rejetés, peu soutenus, ne bénéficiant que de maigres soutiens médiatiques, les lanceurs d’alerte ont pourtant mis à jour l’un des dangers les plus graves qui menacent nos sociétés : la surveillance de masse et en particulier le pouvoir exorbitant des services de renseignement. L’américain Richard Snowden en a payé le prix lourd. Obligé de se réfugier en Russie, il en appelle à la communauté internationale pour que cessent les poursuites de son pays contre lui. C’est en particulier grâce à lui que les dérives de l’agence américaine NSA, la plus grande agence étatique de fichage de la planète ont été mises à jour. Son activité ? Intercepter la plupart des communications mondiales et les données électroniques qui les accompagnent et fournir ces données à d’autres puissances, moyennant échanges. Ces pays s’entendent finalement dans le plus grand secret autour d’une « vaste bourse d’échange dans laquelle la vie privée des citoyens, y compris celle de millions de Français, est troquée comme une vulgaire marchandise ». Tout cela se pratique au nom de l’antiterrorisme. Comme l’explique Florence Hartmann, « les états européens ont été piqués au vif lorsqu’ils ont découvert être eux-mêmes la cible de la NSA. Les Etats-Unis n’ont pas respecté « le code de bonne conduite » et se sont adonnés à l’espionnage ciblé ». Le président de la commission européenne lui-même a qualifié l’espionnage de la NSA de « totalitarisme ». Mais aucune élite politique pour venir en aide à Snowden et lui donner le droit d’asile.
Peu à peu, l’opinion prend conscience de l’ampleur des dérivés révélés par les lanceurs d’alerte. Depuis un an, des plaintes ont été déposées aux USA pour violation des droits constitutionnels. Des écrivains se mobilisent, réclamant la création de nouvelles règles garantissant la vie privée et l’adoption d’une convention internationale des droits numériques.
Ai-je été une lanceuse d’alerte, se demande Florence Hartmann en conclusion de son livre ? Non répond-elle. Mais un peu quand même. Florence Hartmann est cependant bien placée pour entreprendre une telle analyse. Comme journaliste, anciennement correspondante du Monde à Belgrade, elle a été l’une des premières à alerter sur les menaces de guerre en ex-Yougoslavie. Comme conseillère et porte-parole de la procureure du Tribunal Pénal international pendant six ans, elle a eu le courage de mettre à jour à l’issue de sa mission, dans une publication, les dérives de certains juges compromis avec le pouvoir serbe. Ce qui lui a valu d’être poursuivi par ce même Tribunal pour divulgation d’informations confidentielles. Elle a été peu soutenue par ses confrères et consoeurs de la presse, au moment où elle avait elle-même besoin d’aide. La presse ne s’est en effet pas bousculée pour sensibiliser l’opinion sur son histoire, une histoire qui illustre bien la solitude des démonteurs de systèmes.
D.Sabo

lundi 10 mars 2014

Die 26150 : rencontre avec la Birmanie...avec le CCFD.



Invitation soirée "Transformer nos sociétés"
 vendredi 21 mars 2014
A tous ceux que le sujet intéresse, notez bien la date, les détails sont sur la pièce jointe.
A bientôt!
Caroline Ligouy
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre Solidaire est la première ONG de développement en France. Reconnue d’utilité publique en 1984, l’association a reçu en 1993 le label Grande Cause Nationale et a le statut de consultant auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Depuis plus de 50 ans, le CCFD-Terre Solidaire est mobilisé contre la faim dans le monde.

mercredi 5 mars 2014

Ligue des Droits de l'Homme : Pour l'égalité....



Pour l’égalité des femmes et des hommes, pour la mixité des droits
C’est parce que l’égalité de fait a progressé entre les femmes et les hommes depuis les années 1970, grâce aux combats féministes, que les inégalités persistantes sont de plus en plus inacceptables. Plus on a de libertés et de droits, plus fortes sont les exigences d’égalité.
Or l’écart reste immense aujourd’hui entre une législation largement égalitaire et la situation réelle. Les inégalités – le quart de salaire en moins pour les femmes – se maintiennent et, pire, avec la crise économique, la pauvreté et la précarité féminines augmentent : femmes chômeuses, retraitées pauvres, femmes à la rue, femmes privées d’accès aux droits.
Simultanément, l’extrême droite, des traditionalistes au Front national, soutenue par une partie de la droite républicaine, agitent le fantasme d’une prétendue théorie du genre pour renvoyer les femmes à un statut d’inférieures, dans le cadre de la famille patriarcale. Elles stigmatisent l’avortement, s’attaquent aux bibliothèques et à l’école publique, entendent discriminer les homosexuels et, plus largement, les femmes et les étrangers. Idées dangereuses que le Front national instille efficacement dans le débat politique, en attendant les prochaines élections qui risquent de lui donner un poids politique plus lourd.
Ces menaces se précisent dans d’autres pays d’Europe. À l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous réaffirmons que nous sommes solidaires des femmes espagnoles qui refusent massivement de se voir priver de leur droit à l’avortement.
De même nous sommes solidaires de celles qui, de l’autre côté de la Méditerranée, se battent pour séparer le politique du religieux et promouvoir l’égalité des droits dans les constitutions de leurs pays.
Nous soutenons les mobilisations et initiatives locales. Et nous attendons de notre gouvernement une défense énergique et effective des droits des femmes. La loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes comporte des avancées, mais elles sont insuffisantes. Oui aux ABCD de l’égalité, oui à la réaffirmation par la loi du droit à l’IVG ; non à l’abandon de la loi famille, aux fermetures de maternités et de CIVG.
Nous voulons l’accès plein et entier de toutes les femmes à leurs droits spécifiques. Nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons une justice sociale dont les moyens ne relèvent pas seulement du budget de l’Etat, mais d’une véritable volonté politique.
Oui à une société ouverte, où toutes et tous, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine ou de classe sociale jouiront des mêmes libertés et des mêmes droits.
La Ligue des droits de l’Homme s’engage avec force pour l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes parce que lorsque les femmes luttent pour leurs droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie. Elle appelle à la mobilisation de toutes et de tous, partout en France, pour manifester à l’occasion de la journée internationale des femmes.
Claude Veyret
Délégué Diois de la Ligue des Droits de l'Homme.
Ligue des droits de l'Homme
Section Dioise
Chastel et Bassette
26150 Die


samedi 1 mars 2014

Comment allons-nous gérer les déplacements de population dus au dérèglement climatique...

Des millions de réfugiés climatiques attendent un statut


Les États-Unis vont bientôt devoir gérer leurs premiers réfugiés climatiques, avec la disparition de villages entiers en Alaska. A l’échelle mondiale, près de 500 millions de personnes pourraient être obligées de migrer d’ici 2050. En cause, les catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique : des régions entières seront sans doute rayées de la carte. Face à l’urgence, les institutions internationales trainent à définir un statut pour ces réfugiés. Alors que les partis d’extrême droite instrumentalisent déjà la peur de ces nouveaux flux migratoires. Il ne reste que quatre ans aux 350 habitants de Newtok, en Alaska, avant que leur village ne disparaisse. Il sera alors noyé par la montée des eaux et victime de la fonte du permafrost, ce sol des régions froides gelé en profondeur [1]. Selon le quotidien britannique The Guardian, qui raconte l’histoire de ces « premiers réfugiés climatiques américains », l’érosion dévore la côte à la vitesse terrifiante de 27 mètres par an. Alors que la concentration de CO2 dans l’air vient d’atteindre un record, 150 millions de personnes dans le monde vivent dans des zones susceptibles de disparaître sous les flots d’ici la fin du siècle.
« Avant même d’avoir les pieds dans l’eau, les habitants doivent quitter des endroits dans lesquels ils ne peuvent plus vivre, décrit Raoul Kaenzig, doctorant en géographie à l’université de Neuchâtel, en Suisse. La salinisation des nappes phréatiques proches des côtes les rend impropre à la consommation, et les terres impossibles à cultiver. Cette conséquence du réchauffement climatique entraine des exodes définitifs. Le phénomène est irréversible. »

vendredi 28 février 2014

Die 26150 : l' association "Die et Z'Elles" pour 50 % de maires femmes dans le Diois...



Liberté, égalité, parité ! La nouvelle campagne Die et Z'Elles (Osons le féminisme).
Die et Z'Elles (Osons le féminisme) lance une campagne pour de nouvelles avancées en matière de parité : 50 % de maire.
Alors que la France a été pionnière en votant une loi pour la parité en 2000, notre pays est aujourd’hui à la traîne. La France pointe à la 69ème place dans les classements internationaux sur la parité. Avec 18,5% de femmes députées et 13,9% de Maires, la France fait moins bien que ses voisins.
En pleine période d’élections, Die et Z'Elles (Osons le féminisme) lance aujourd’hui une campagne pour dénoncer le retard pris depuis dix ans en la matière et mettre en avant des propositions pour que le quinquennat qui s’ouvre soit synonyme de nouveaux progrès pour la parité.
La campagne ?
A l’approche des élections municipales de 2014,
Die et Z'Elles (Osons le féminisme) lance la série «Madame la Maire», composée d’interviews et de portraits d’élues venant de toute la France qui partagent avec nous leurs expériences de femmes politiques.
En 2008, le pourcentage de femmes maires est passé de 11 % à 13.9 %, très légèrement tiré vers le haut grâce à la loi sur la parité qui a imposé à cette date autant de femmes que d’hommes sur les listes municipales. Ce chiffre reste aussi marqué par de fortes disparités régionales : on compte 21 % de femmes maires dans l’Yonne, contre 7 % dans les Bouches-du-Rhône et 3 % en Martinique !
De façon paradoxale, ce sont les plus petites communes où la loi sur la parité ne s’applique pas encore qui élisent le plus de femmes maires : elles sont 14 % dans les localités de moins de 3 500 habitants. A l’inverse, dans les villes de 9 000 à 30 000 habitants, les femmes ne représentent que 8 % des maires. 
Si certaines femmes maires de grandes villes sont connues, telles Dominique Voynet, élue à Montreuil, ou encore Valérie Fourneyron, maire de Rouen avant de devenir Ministre de la Jeunesse et des Sports, on connait moins les parcours des femmes élues dans des plus petites communes. Die et Z'Elles (Osons le féminisme) est allé à la rencontre de ces femmes maires, qui œuvrent au quotidien pour leur municipalité et leurs citoyens. Elles partagent dans notre série « Madame la Maire » leur parcours et leurs expériences, et vous invitent à les rejoindre en investissant les têtes de listes municipales.
Dans les assemblée… 
Nous ne devrions pas avoir à écrire ce texte.
Les femmes n'ont-elles pas les mêmes droits civiques –celui de voter et d’être éligible– que les hommes depuis soixante-dix ans déjà ? Des lois dites de parité n'ont-elles pas été votées dès 1999, première mondiale érigeant en principe le fait de favoriser l'égal accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives ? Et ne vient-on pas de nommer le premier gouvernement paritaire de la Ve République? Alors comment se fait-il que le pouvoir soit en fait toujours aussi viril ?
L’exclusion des femmes demeure une réalité dans les instances de pouvoir: l’Assemblée nationale élue en 2007, lors des dernières législatives, était à 81,5% masculine. Depuis 1988, sur les 577 circonscriptions, 413 n’ont envoyé aucune femme à l’Assemblée. Cette année, l'UMP n’a investi que 25% de femmes candidates aux législatives. Le classement de notre pays concernant la proportion de femmes parlementaires empire avec les années : la France est aujourd’hui à la 69e place au niveau mondial.
Cette exception française et cette résistance de l’Assemblée Nationale, institution pourtant emblématique de la démocratie représentative, incarne le fait qu’au-delà des équations individuelles, l’inertie d’un ordre sexué perdure. Celui-ci puise ses racines dans notre histoire, y compris démocratique : la citoyenneté à la française, pensée par les Lumières, fait encore de l’ombre aux femmes qui ont été exclues d’un universalisme en réalité masculin. Leur sexe faisant d’elles des êtres d’instinct plus que de raison, elles ont été exclues de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, du suffrage universel, du Code civil… Il nous reste encore à mener un travail de désacralisation de ces principes, entamé par les mouvements féministes pro-parité des années 90.
En conséquence, le monde politique se caractérise encore aujourd'hui par un sexisme ordinaire, parfois inconscient. L’inclusion des femmes, telle que nous venons de le voir au sein du gouvernement, n’est ainsi pas contradictoire avec la persistance de leur exclusion du pouvoir. Elle s’exprime par la désignation de candidates dans des circonscriptions  « difficiles », voire « ingagnables », par les délégations qui leur sont confiées mais aussi par le fait qu’elles sont plus souvent choisies pour leur cumul de différence (sexe, origine réelle ou supposée, âge, affiliation associative, etc.). Nous appelons à la vigilance pour que les usages de la parité ne conduisent pas à une révolution conservatrice assignant les femmes à leur(s) différence(s), mais à une déconstruction de l’ensemble des inégalités.
Enfin, cette mandature se clôt sur des tentatives de remise en cause de la parité. En atteste la réforme territoriale, qui, en remplaçant les conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux élus au suffrage uninominal, le mode de scrutin le plus défavorable à la parité, aura pour conséquence de faire reculer de manière spectaculaire les progrès accomplis depuis 2000 au niveau des collectivités locales.
Renaît, avec le renouvellement des Maires, l'espoir de voir la parité progresser de nouveau. Nous, militant-e-s féministes, nous, candidat-e-s, nous, universitaires, nous voulons participer à l’ouverture d’une nouvelle ère de la parité. Pour y parvenir, nous défendons un renforcement des lois dites sur la parité. Afin que la sanction financière ne soit pas qu’incitative mais aussi contraignante, nous soutenons une suppression pure et simple de toutes les aides publiques aux partis qui ne respectent pas la parité des candidatures. Afin de lutter contre la professionnalisation et la confiscation de la vie politique, nous défendons une limitation du cumul des mandats simultanément et dans le temps. Nous nous mobiliserons enfin pour que la Constitution « garantisse » et non plus seulement « favorise » l'égalité, changement sémantique préalable à des mesures plus ambitieuses encore.
La question du partage du pouvoir ultime, le pouvoir politique, est centrale. Remettre en cause le monopole du pouvoir par la moitié masculine de la population n'est ni anecdotique, ni l'apanage d’une élite, ni un luxe outrancier en période de crise. C'est questionner le sens de notre démocratie, la place qu'occupe chacun-e d’entre nous et la manière dont nous voulons vivre et décider ensemble. Toutes et tous ensembles.
Die et Z'Elles (Osons le féminisme).

jeudi 27 février 2014

Les Lobbies confisquent la démocratie...

Extrait (pp 181-184) du récent livre de José Bové intitulé, Hold-up à Bruxelles

La grande bataille du libre-échange avec l’Amérique du Nord


Nous vous présentons un court extrait (pp 181-184) du récent livre de José Bové intitulé, Hold-up à Bruxelles - Les lobbies au cœur de l’Europe, publié cette année aux éditions La découverte. L’extrait publié est très instructif sur les enjeux des actuelles négociations sur le libre-échange et sur les modalités de leur réalisation. D’autres chapitres comme celui portant sur la lutte contre l’exploitation du gaz de schiste en France, en Pologne et dans l’ensemble de l’Europe sont riches d’enseignements. Un livre à se procurer et à lire avec attention pour bien comprendre la similarité des problèmes auxquels on est confronté en Europe comme en Amérique du nord. Le dossier qui va mobiliser le plus mon attention dans les mois à venir est celui de deux traités de libre-échange avec l’Amérique du Nord : l’Accord économique et commercial global (AECG) signé le 18 octobre 2013 par le président de la Commission européenne avec le Canada et qui doit être ratifié par le Conseil et le Parlement européens dans sa version politique avant l’ouverture d’un débat « technique » de cinq à sept ans portant sur les aspects concrets ; et le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP)a, le traité de libre-échange avec les États-Unis dont la négociation a débuté le 8 juillet 2013. C’est sur ce dernier que se concentre la pression des lobbies, à la faveur de l’opacité de la Commission et du Conseil, ce qui suscite l’inquiétude d’un nombre croissant de députés européens et de la société civile des deux côtés de l’Atlantique. Contrairement au traité avec le Canada, le TTIP ne prévoit pas d’accord global préalable mais des négociations directes sur les différents chapitres, ce qui le rend encore plus dangereux.

mardi 25 février 2014

Police partout ....Justice nul-part.



Les violences policières : une menace grave pour l'Etat de droit.
Dans de nombreux pays européens, les policiers font bien trop souvent un usage excessif de la force contre des manifestants, maltraitent les personnes détenues, ciblent les minorités ou se rendent coupables d'autres manquements. Ces comportements ont pour effet de saper la confiance des citoyens à l'égard de l'Etat, la cohésion sociale et l'efficacité du maintien de l'ordre, laquelle repose sur la coopération entre la police et les populations locales.  
Il est difficile de déterminer si les abus policiers sont devenus plus fréquents dans certains pays ou si le problème est aujourd'hui plus visible et mieux identifié. Les manifestations sont aujourd'hui incontestablement plus nombreuses en Europe que par le passé, confrontant les forces de l'ordre à de nouveaux problèmes. En outre, les sociétés européennes sont plus diversifiées et les forces de police tardent parfois à s'adapter à cette diversité. Dans d'autres cas, les dirigeants politiques portent une lourde responsabilité, parce qu'ils ont donné le feu vert aux abus policiers, que ce soit par des ordres directs ou par la stigmatisation de certains groupes.
Un phénomène à multiples facettes
Ces derniers mois, l'Europe a connu plusieurs exemples flagrants d'opérations de maintien de l'ordre qui, lors de manifestations, sont allées au-delà de ce qui est acceptable à la fois sur le plan juridique et éthique. En Ukraine, l'usage excessif de la force de la part de la police contre des manifestants pacifiques, fin novembre 2013, a considérablement nourri la contestation, et entraîné, depuis lors, une augmentation du nombre des décès, à la fois parmi les manifestants et les policiers. Après m'être entretenu avec de nombreuses victimes et avoir examiné de multiples dossiers médicaux, j'ai noté une tendance très nette à viser la tête et le visage, ce qui constitue une réponse totalement inutile et disproportionnée. En lien avec les événements de 2013 au parc de Gezi, en Turquie, j'ai eu connaissance de nombreuses accusations particulièrement graves d'usage excessif de la force de la part de la police, notamment d'utilisation excessive et injustifiée du gaz lacrymogène et d'utilisation de grenades lacrymogènes en tant que projectiles. En Ukraine comme en Turquie, la police a pris pour cibles, à de multiples reprises, des journalistes et des personnels médicaux pourtant clairement identifiables par leurs vêtements. L'usage excessif de la force lors des manifestations et/ou des arrestations n'est cependant que la partie émergée de l'iceberg. D'autres formes d'abus policiers ont lieu à l'abri du regard du grand public. Le traitement des personnes détenues par la police en offre un exemple édifiant. Les mauvais traitements, pouvant parfois entraîner la mort, sont une réalité dans plusieurs Etats européens, comme l'attestent les rapports du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT). Ces traitements prennent le plus souvent la forme de gifles, de coups de poing et de coups de pieds, ou encore de coups portés sur diverses parties du corps au moyen d'objets contondants (comme des battes de baseball). Le CPT a noté que les accusations de violences policières concernent le plus souvent des mauvais traitements infligés lors des interrogatoires en vue d'obtenir des aveux ou de soutirer des informations. La pratique des mises en garde à vue en Espagne me paraît particulièrement préoccupante : dans ce pays, la détention au secret par la Guardia Civil (la police nationale) est de longue date une pratique contestée qui, comme je le notais en 2013 dans mon rapport sur l'Espagne, a donné lieu à de nombreuses violations des droits de l'homme constatées par la Cour européenne des droits de l'homme et le Comité des Nations Unies contre la torture. Une autre forme grave d'abus policier est la violence envers les minorités, en particulier les Roms, et les migrants. En Grèce, par exemple, des menaces et des mauvais traitements à motivation raciste contre les migrants et les Roms, de la part de membres de la police et des garde-côtes, sont signalés régulièrement. Le racisme institutionnel joue aussi un rôle majeur dans le profilage ethnique, entraînant des contrôles et des fouilles excessifs visant les minorités et les migrants. Dans un rapport récent sur la France, l'Open Society Justice Initiative a souligné l'impact extrêmement négatif de cette pratique pour « des pans entiers de la population [qui] ont le sentiment que, quoi qu'ils fassent, ils demeureront toujours des citoyens de seconde classe ».
Il faut mettre fin à l'impunité
Il est du devoir fondamental des Etats européens de combattre l'impunité pour les violations des droits de l'homme commises par des membres des forces de l'ordre, afin de garantir que justice soit rendue aux victimes, de dissuader à l'avenir d'autres abus policiers et de renforcer la confiance des citoyens et leur coopération avec les forces de l'ordre. Il est de la plus haute importance que toutes les accusations d'abus policiers fassent l'objet d'enquêtes effectives, afin que les responsables soient identifiés et sanctionnés, comme l'exige la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l'homme. En outre, des peines dissuasives doivent être imposées aux auteurs de violations graves des droits de l'homme, conformément aux Lignes directrices du Comité des Ministres pour éliminer l'impunité pour les violations graves des droits de l'homme. Malheureusement, de nombreuses enquêtes sur les violations des droits de l'homme commises par des membres des forces de l'ordre sont inefficaces, du fait que ce sont souvent des membres de ces mêmes forces qui enquêtent sur les actes de leurs collègues, et parce qu'il existe parfois un « code du silence » incitant ces agents à protéger l'un des leurs. La création de mécanismes indépendants de plaintes contre la police, tels qu'il en existe au Royaume-Uni, en Irlande et au Danemark, pourrait être l'une des solutions à ce problème. Une autre option consisterait notamment à autoriser les médiateurs nationaux à enquêter sur les plaintes visant des membres des forces de l'ordre. Les dirigeants politiques ont aussi une part de responsabilité importante. Du fait de l'organisation hiérarchique des forces de l'ordre, leurs membres sont souvent attentifs aux discours et aux positions des responsables politiques, en particulier des ministres de l'Intérieur. Lorsque des policiers condamnés pour des abus impliquant des mauvais traitements sont graciés ou se voient infliger des sanctions insuffisantes, cela produit un effet extrêmement dommageable pour la confiance du public à l'égard des institutions de l'Etat. Les responsables politiques devraient affirmer clairement que la responsabilité des mauvais traitements s'étend aussi, au-delà des auteurs eux-mêmes, à toute personne qui a – ou devrait avoir – connaissance d'un mauvais traitement et qui ne fait rien pour l'empêcher ou ne le signale pas.
Renforcer les protections et rétablir la confiance
Les Etats devraient élaborer des lignes directrices claires, conformes aux normes internationales, sur l'usage proportionné de la force par la police, y compris l'utilisation de gaz lacrymogènes, de gaz poivré, de canons à eau et d'armes à feu lors des manifestations. En outre, des mesures pratiques et facilement adoptables devraient être prises : par exemple, les policiers anti-émeutes devraient avoir l'obligation d'afficher leur numéro d'identification de manière à ce qu'il soit visible de loin et ce numéro devrait être assez court pour pouvoir être mémorisé et utilisé pour signaler les abus. Par ailleurs, lors de la sélection, du recrutement et de la promotion des policiers, une attention particulière devrait être accordée aux signalements d'abus commis dans le passé, aux positions racistes et à la capacité des individus à faire face à des situations de stress. Le recrutement de policiers au sein des groupes minoritaires aiderait aussi à réduire le risque de violences à motivation raciste et contribuerait à ce que la police reflète mieux la diversité de la société. A cet égard, une formation continue relative aux droits de l'homme offerte systématiquement aux membres des forces de l'ordre, ainsi que l'adoption et la mise en œuvre du Code européen d'éthique de la police de 2001 sont essentielles. Les abus policiers sont, de longue date, un sujet de préoccupation, mais ils ne sont en aucun cas une fatalité. Des moyens efficaces de combattre ce phénomène existent et doivent être utilisés par les Etats. Cet effort est indispensable si l'on veut rétablir la confiance du public à l'égard des autorités étatiques et protéger les droits de l'homme et l'Etat de droit.
Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe
 

dimanche 23 février 2014

Ukraine : Place à la démocratie ...



Ukraine : Ioulia Timochenko libre, s'exprime place Maïdan
Kiev : Libérée après deux ans de prison, elle est montée sur la scène de Maïdan...
Affaiblie, sur une chaise roulante en fer rouge, l’opposante Ioulia Timochenko a fait son retour samedi soir, devant les Ukrainiens. La voix tremblante, elle s’est adressée aux manifestants sur la scène de la place de l’Indépendance, symbole de la contestation ukrainienne, en saluant «les héros de l’Ukraine» et en «s’inclinant devant eux», au nom de toute la classe politique, pour le «sang versé au pays».

samedi 22 février 2014

Révolution en Ukraine...



Ukraine : Timochenko libérée
Kiev. Le parlement ukrainien a libéré samedi l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko et décidé d'une élection présidentielle anticipée en mai, destituant de facto Viktor Ianoukovitch, qui, de son côté, refuse de démissionner et dénonce un «coup d'Etat».
L’opposante doit se rendre sur la place de l’Indépendance dans la soirée…
Son portrait est dressé depuis le début de la contestation sur la place de l’Indépendance. A Kiev, celle qui est surnommée «l’opposante à la tresse d’or» est devenue le symbole de la répression de la présidence Ianoukovitch.
A l’annonce de sa libération, les feux d’artifice ont résonné dans le centre de la capitale, épicentre de la contestation ukrainienne. Elle a pris une voiture depuis l’hôpital carcéral où elle était détenue à Kharkiv dans l’Est du pays. Elle doit prendre un avion pour se rendre à Kiev et rejoindre le Maïdan, où les manifestants l’attendent avec impatience.

dimanche 16 février 2014

Die 26150 : Etat des lieux, un mois avant les Elections Municipales de Die...



Deux trois questions à …. Claude Veyret, ancien élu municipal sur le plateau du Vercors (1976-82).
Marco Panseri, administrateur de MCD a interrogé Claude Veyret, notre rédacteur sur les élections à Die 
Marco Panseri : Municipales, quel état des lieux ce 15 Février 2014…
Claude Veyret : A l’approche des élections municipales, les têtes des listes s’avancent avec des étiquettes locales. M. Berginiat, maire sortant, va représenter l’UMP. Mr Berginiat n'a pas fait de grosses erreurs à ce jour. Il bénéficiera vraisemblablement d'une prime de maire sortant qui fait correctement son travail (en France, cette prime est couramment de 5%). D’ailleurs le PCF s’enorgueillit d’avoir voté 90 % des propositions de Droite. M. Trémollet n’a pas oublié qu’il a été soutenu par le MODEM aux dernières élections cantonales et disait : « Au Conseil général j’oeuvrerais pour la formation d’un groupe centriste indépendant… »… Attention cela n’est pas un handicap, les Droites sont en bonnes positions face à un gouvernement PS hésitant. Rappelons que Mr Trémolet a été premier adjoint à l’actuel maire de Die. Battu aux élections cantonales et désapprouvé par l’édile UMP,  il a jeté l’éponge. La liste PCF conduite par Philippe Leeuwenberg assume ses choix politiques en précisant le soutien du PCF et du PS, et moins voyant du POI et d’une ancienne candidate pour la secte LO (le Trotskisme, ennemi historique, ici réunis comme pour un coup). Die est attribuée aux communistes, dans le cadre d'un accord des appareils PS-PC encore confirmé par le Président du Conseil Général auprès de membres du CPD. En échange peu ou pas de communistes seront en listes autonomes sur la Drôme. Je n'aime pas voir la politique se faire ainsi. Marchandisée.
M. Jouve est  fidèle à « Pour Die Naturellement » d’il y a 6 ans. Il est à Europe Ecologie les Verts, mais comme 20 colistiers n’y sont pas, il n’a pas imposé ses convictions et surtout respecte celles des autres.  Une évidence qui désarçonne les  perpétuels encartés. Il a  le soutien indéfectible de EELV Drôme et Rhône-Alpes.
MP : Vous avez été élu de 1976 à 1982. Quels enseignements, quel bilan en tirez-vous ?
CV : Cela a été une expérience nouvelle et passionnante. J’étais très proche de Maurice Puissat, Président du Parc Naturel Régional du Vercors et du PSU. Je n’avais que 22 ans. La fonction d’élu est  une bonne façon de mettre les mains dans le cambouis et qui permet de relayer les désirs et volontés  de la population, si l’on est encore attentif à ses préoccupations, si on les partage encore. Entre les contraintes financières existantes, l’endettement, les remboursements d’emprunts, les diminutions des aides de l’Etat, les choix doivent êtres rapides, demande du courage pour rompre avec les mauvaises habitudes et les prébendes traditionnelles (subventions de copinage). Alors on répond  souvent dans l’urgence aux choix engagés avant soi :  aides aux écoles, l’informatique, la peinture, la musique, les activités extra scolaires, on chipote pour la forme sur les subventions à l’Ecole Privée. On invoque un grand projet, comme les stations d’épuration, exigé par la loi européenne sur l’eau. Quelques HLM, pour faire bonne figure,  sans vraie vision transformatrice de la Cité. En réalité il y un manque d’imagination et de créativité cruelles chez nos élus de Droite comme de Gauche. Six ans est longs, mais 12 ans  devrait être le maximum pour donner toute sa pugnacité et permettre le renouvellement régulier des élus. Heureusement que la loi sur la parité Homme-Femmes s’applique car nous aurions, comme par le passé, 100% de mâle  dans les Conseils Municipaux ruraux.
MP : La communes est elle compétente sur les Services Publics ?
CV : La commune n’est pas directement compétente sur la ligne SNCF, l’Hôpital ou les fermetures de classes. Mais en facilitant l’installation de nouvelles personnes et donc d’entreprises, en construisant un parc immobilier ad hoc,  elle facilité grandement la pérennisation des Services Publics…Quelle est la vision démographique des  municipalités passées ? La population de Die baisse….C’est incroyable. Ce choix, ou se laissez faire, est criminel pour le territoire. Elle doit aussi utiliser son pouvoir dans ces instances consultatives… Comment Die s’est elle positionnée dans le Programme Local de l’Habitat, re-toqué une première fois par le préfet pour manque d’ambition, un comble. Le courage politique a fait défaut. La maternité et la chirurgie sont dans ce cas de figure. Demander régulièrement à la population de descendre dans la rue est une bonne méthode pour faire basculer une négociation, pas un ‘travail en soi’ et encore moins utile quand on connaît déjà la décision de l’Etat comme la dernière fois où les 30 mois de sursis alloués par l’ARS était connue par la presse.  On était alors en pleine manipulation par le politique PS-PCF, aux manettes à Die ce jour là. 
Pendant 40 ans, nous avons laissé filer les Tribunaux administratif , de Police, de commerce, l’ONF est exsangue, il reste 13 écoles sur 52 communes, Télécom et EDF sont partis, Toutes les gares marchandes ont été démantelées et les gares voyageurs sont très limitées.  Les Postes ont largement disparues du Diois, la DDE-DDT subsiste jusqu’à ce que l’ingénieur prenne sa retraite…C’est un véritable gâchis des acquis de la population depuis 100 ans, des acquis du Conseil National de la Résistance,  une liquidation des Biens Communs et du Droit des Citoyens a être desservi partout en France avec égalité. Droite et Gauche confondues n’ont pas été à la hauteur. Pire, ont participé à la liquidation.
MP : Toucher à mon Hôpital ?
CV : La Chambre Régionale des comptes a rendu son rapport d’observations concernant la gestion du centre hospitalier de Die au cours des exercices 2007 à 2011, en date du 3 juin 2013. Extraits : « Le centre hospitalier de Die est situé dans une zone enclavée, dont une partie du territoire est faiblement peuplée » reconnaît-elle. Elle ajoute : « Sa situation financière est profondément dégradée, avec un déficit structurel durable et une trésorerie négative, en raison de financements exceptionnels devenus pérennes, destinés à maintenir des activités déficitaires (maternité et chirurgie). Cette situation ne pourra que s’aggraver, à défaut d’une restructuration profonde de l’établissement. » Entre clair, il faut restructurer la maternité et la chirurgie. Elle ne manque pas de reprendre les orientations du Plan Régional de Santé : « Le PRS, arrêté le 30 novembre 2012, prévoit, dans son volet périnatalité, de faire évoluer l’activité des soins de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier de Die vers un centre de périnatalité ». Quant à la chirurgie, elle précise : « L’activité de chirurgie est principalement maintenue en raison de la maternité, qui exige la présence d’un chirurgien ». La Chambre ne manque pas de relever : « Par ailleurs, si le conseil d’administration du centre hospitalier avait émis des propositions de réorganisation de l’offre de soins dans sa séance du 24 septembre 2008, leur faisabilité et leur coût n’avaient pu être appréhendés avec netteté ». Enfin, la Chambre « recommande à l’établissement de faire en sorte que le contrat local de santé le concernant, la communauté hospitalière de territoire, à laquelle il est appelé à participer, déterminent précisément la place devant être la sienne dans le paysage hospitalier et lui fixent des objectifs en rapport avec son activité réelle. » Et de conclure : « En conclusion générale sur l’activité de l’établissement, la chambre relève que l’activité en court séjour est très faible et que les activités de gynécologie obstétrique et de chirurgie ne sont maintenues qu’à titre dérogatoire. » Il est clair que la Chambre Régionale des comptes, d’un point de vue purement financier, suggère la fermeture de la maternité et de la chirurgie. Il reste à présent quelques mois, après que la ministre ait accordé, trente mois de sursis. Le projet d’établissement demandé sont  les propositions des groupes de travail, qui n’avaient pas été retenues lors de la finalisation du « projet territorial de santé », posant en préalable le maintien de la maternité et de la chirurgie. (Réunions pendant un an  en Sous-préfecture de Die). Tout le monde dort… Et on refera appel à la population quelques mois avant les échéances fatidiques… Cela n’est pas sérieux. Le recul est suffisant sur Die pour voir qui a fait quels choix dans les 50 ans passés. 
MP : Vous ne vous présentez pas à ces élections ?
CV : Non, j’ai décidé en 1982 de rester dans la Société Civile, le monde associatif, le syndicalisme et l’Education Populaire où je me sentais plus libre (Né et venant du Vercors la notion de Liberté a un sens très fort chez moi)
Je pense aussi que les grands changements de société vont venir de la Société Civile. Donc je suis bien où je suis utile, efficace et avec un pouvoir d’action seulement, un pouvoir de faire des choses, une capacité d’agir  (Le Pouvoir est un truc de fou). Alors oui faciliter les prises de position qui vont stimuler le politique et la politique…Certainement.
Les écologistes  travailleront  avec la population pour faire vivre la démocratie dans la construction des projets avec des budgets dédiés. Quelle meilleure confiance dans ses administrés ? Par leurs méthodes préparatoires d’élaboration du projet et du programme on sait qu’ils sont rodés à la participation réelle, sans manipulation. La participation enrichie les projets et évite les erreurs car de nombreuses personnes sont compétentes dans la population. Mais pour  faire avancer l'écologie, il faut effectuer jour après jour  des choix différents : pour un stade, pour un bâtiment, pour des jardins, pour une crèche, pour l'entretien des espaces, pour un aménagement public, pour le choix d'un fournisseur d'énergie, pour le soutien aux associations, et lesquelles, etc... Au delà des intentions affichées, c'est bien dans les choix au quotidien que se forgent une politique et des réalisations municipales.
MP : Les élections municipales auront lieux dans un mois ?
CV : L’enjeu est important à l’époque du dérèglement climatique et des transitions écologiques obligées.  Soit la poursuite du déclin de notre ville, soit un nouvel espoir pour Die. Le vote écologiste peut monter, parce que la dynamique générale du territoire est ainsi;  il arrive chaque mois de nouveaux habitants généralement venus pour  la qualité de l'environnement et la richesse sociétale du Diois. Nous avons fait 12% aux municipales de 2008 et 21% aux cantonales sur Die, avec des campagnes résolument écologistes et en toute liberté. J'observe d'ailleurs que, contrairement à ce que nous disaient alors les représentants des partis de la gauche ancienne, les électeurs n'ont pas sanctionné notre posture de liberté aux municipales de 2008 , bien au contraire. Je lis le résultat des cantonales de 2011 comme un encouragement à être nous mêmes. Il est surprenant que on veuille des révolutions en matière d’agriculture, de médecine, d’urbanisme et moult donnes et qu’en politique on ne décèle pas que la participation citoyenne est inéluctable. Une révolution de nos pratiques et surtout de celles de nos élus. L’alternative est incarnée à Die  par la liste « Pour Die Naturellement » avec 27 personnes compétentes,  à l’écoute et motivées… En plus, des voisins et voisines qui vivent notre quotidien à Die. Didier Jouve qui mène cette liste, Conseiller régional Rhône Alpes et Président de la commission des finances de la Région, a largement montré ses engagements depuis 37 ans  dans cette Vallée de La Drôme. Il a montré ses capacités de travail, d’écoute, de propositions, sa compétence et sa ténacité à défendre les dossiers du TER ou de la Rivière Drôme (SAGE 1 et 2). Les électeurs de Die ont déjà été capables en 2008 de ne pas voter pour la maire sortante Isabelle Bizouard, très compétente, pourtant de gauche: il a manqué 16% à l'arithmétique électorale.  Le choix d'un maire est très différent d'un vote d'expression politique. Didier Jouve sera un maire efficace, proche des gens, sa capacité d’écoute et de synthèse en font une chance à ne pas laisser passer sur Die. Il bénéficie en plus d’un réseau de connaissances, d’un carnet d’adresses et des tuyaux de financements publics que nul ne lui conteste. Une bénédiction pour un pays en voie de fragilisation. La citoyenneté active, l’humanisme, la solidarité vivante et la compétence en œuvre sur ce territoire enfin...
MP : Vous êtes connu pour votre engagement dans la Gauche de Gauche ?
CV : Les municipales sont une priorité, non pas pour faire de la politique politicienne ou marquer une présence de parti, mais pour faire avancer des projets écologistes. Le projet, et plus encore sa réalisation, passe donc devant. Sur le long terme, l'affirmation d'une proposition écologiste locale, loin des appareils nationaux souvent indéfendables, indépendante est indispensable pour faire avancer les choses concrètement, quelques soit les équipes en place. J’ai toujours voté Jean Pierre Rambaud, (maire PCF de 1989-95), par le passé et partagé ses luttes depuis l’Ecole Sauvage de Glandage en 1979. Aujourd'hui tout a changé, il y a le programme et « la qualité relationnelle de sa mise en place », et je peux affirmé que travailler avec Mr Leewenberg ne présente aucune des qualités humaines et bienveillantes requises (je ne veux pas m’étendre sur attaques démesurées des Cantonales 2011 ou sur les violences contre les Rencontres de l’Ecologie). Restons sur les Projets et Programmes, sur le débat d’idées. La liste « Pour Die Naturellement » porte mes convictions de  Gauche que  je considère comme incontournables, les points essentiels qui ont fondé mon engagement en politique (l'opposition au nucléaire), ou qui me paraissent aujourd'hui essentiels ( refus des OGM, du brevetage du vivant, lutte contre l'idéologie productiviste et la religion de la croissance, mutation écologique de l'économie, retour en humanité, renforcement de la démocratie réelle), et qui ont forcément des déclinaisons locales ( recours aux Energies Renouvelables, changement de fournisseur d'électricité, simplicité volontaire appliquée aux bâtiments et aménagements, soutien aux filières non OGM, cantines bio, soutien à l'Economie Sociale et Solidaire, aides structurelles à la vie  associative, soutien aux bénévolats solidaires, budgets participatifs, atelier municipal d'urbanisme par exemple). Mon engagement à Gauche a toujours été plus libertaire, militant  anarcho-syndicaliste dans les années 69-70, que stalinien, ce qui me donne la lucidité de ne pas me tromper de Gauche.
La Gauche du XXIème Siècle, la gauche ouverte, la gauche créatrice, la gauche respectueuse, la gauche non dogmatique, la gauche généreuse et bienveillante…La Gauche courageuse, c’est l’Ecologie portée par « Pour Die Naturellement » 
Propos recueillis par Marco Panseri pour MCD