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mercredi 9 avril 2014

Crest : Conférence gesticulée sur la sortie du pétrole...



Conférence gesticulée sur la transition ce dimanche à 16h au bosquet à Crest
Oyez oyez,
Après nous avoir révélé brillamment la dett'scroquerie en 2012 (affiche en pièce jointe pour mémoire), Désiré Prunier est de retour de passage dans nos contrées cette fin de semaine!
Il en profite pour nous présenter à cette occasion sa conférence gesticulée sur la transition : "La sortie des fossiles".
Ce dimanche 13 avril à 16h au bosquet à Crest.
Plus de détails ci-dessous et l'affiche en pièce jointe, faîtes tourner!
Au plaisir de vous y voir...
Conférence gesticulée: "La sortie des fossiles".
Retour vers le futur... Comment aurons-nous réussi à surmonter les crises de notre époque, les "années folles du pétrole"?... Comment aurons-nous mené cette grande transition, malgré les aveuglements, les oppositions, les indifférences, les résignations d’alors?
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme

jeudi 27 mars 2014

Crest 26400 : Naissance à domicile....



[AAD Drôme] soirée projection-débat "Entre leurs Mains", lundi 7 avril à CREST
Comment considère-t-on la naissance et le corps de la femme aujourd’hui ? Quelle place laisse-t-on encore à l’humain dans l’acte de donner la vie ? Muriel, Jacqueline, Sidonie et Cécile accompagnent des personnes qui souhaitent donner naissance à domicile. Ces sages-femmes nous invitent à découvrir leur pratique et leur vision de la venue au monde.
En France, le choix de cette alternative prend, aujourd’hui, la forme d’une lutte. Même si cette pratique est tout à fait légale, les préjugés sont tenaces. Les sages-femmes sont soumises à des pressions administratives sans cesse plus étouffantes, tendant à faire disparaître une des dernières alternatives à l’accouchement médicalisé.
Soirée programmé dans le cadre de :
Retrouvez le film « Entre leurs Mains » en présence de la réalisatrice et du collectif AAD Drôme :
- Le VENDREDI 4 AVRIL à NYONS, au Cinéma l’Arlequin à 20h30.
- Le LUNDI 7 AVRIL à CREST, au Cinéma l’Eden à 20h30.
- Le SAMEDI 24 MAI à DIE.
Florence Laude
Collectif Accouchement A Domicile Drôme
06 77 78 51 12

lundi 24 mars 2014

Crest 26400 : Hervé Mariton élu au premier tour...



Crest : Hervé Mariton élu dès le premier tour
“Je dédie cette victoire à ceux qui étaient de modestes colons”. Telle a été la déclaration d’Hervé Mariton, faisant allusion à son père originaire de Valence et sa mère d’origine nord-africaine, au moment où les résultats du premier tour étaient connus. Le vainqueur de cette élection n’a pas caché son émotion, au moment de son entrée dans le lycée Armorin, où il a été ovationné. Avec 57,09 %, le maire sortant a obtenu la majorité absolu contre 27,67 % pour Samuel Arnaud (PS) et 15,25 % pour François Bouis (sans étiquette).
Il n’y aura donc pas de deuxième tour à Crest. Le premier magistrat entamera dès demain son quatrième mandat et a annoncé qu’une réunion aurait lieu dès lundi matin entre l’ancienne et la nouvelle équipe pour se mettre au travail.
MCD

Crest ...avant ce 23 mars...

Gilles dans ses ateliers, sur l'écosite d'Eurre, en mars 2014 (Rémi Noyon/Rue89).
Cassez-vous les crasseux

A Crest, Hervé Mariton ferraille contre les babas cool


Gilles dans ses ateliers, sur l’écosite d’Eurre, en mars 2014 (Rémi Noyon/Rue89).
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L’UMP Hervé Mariton brigue un quatrième mandat dans cette ville drômoise de 8 000 habitants. Ses adversaires dénoncent sa volonté de « désinfecter » cette « bab’s vallée » où pullulent artistes et militants de tout poil.

(De Crest) Au moins, ils s’accordent sur la définition. Le « baba cool » est un hippie d’arrière-garde, un improductif pas toujours sobre. Pas tout à fait punk à chien, mais pas non plus bobo des campagnes. Guère mélioratif.
Là s’arrête l’analyse partagée. A ma droite, Hervé Mariton, petites lunettes carrées, russophone revendiqué et troupier acharné de la droite morale ; à ma gauche, Gilles Rhode, la soixantaine burinée, le chapeau des Blues Brothers et la tronche d’un Pierre Rabhi en moins dégarni.
Député-maire de Crest, dans la Drôme, Hervé Mariton compte bien se faire réélire pour un quatrième mandat. Bien sûr, il y a une liste socialiste (avec de vrais morceaux de communistes), mais Gilles figure sur un rassemblement « citoyen », entre le centre et la gauche (il ne faut pas le dire), saucé d’écologie. Une nouvelle opposition au maire.

Hervé Mariton nous présente une spécialité locale, le 14 mars 2014, à Crest (Remi Noyon/Rue89)

« Jamais pu blairer les écolos »

Gilles et quelques uns de ses colistiers crachotent des noyaux d’olives dans le bar du chef de file, François Bouis. Ils se doutent qu’ils étaient visés lorsque le maire sortant a expliqué au Dauphiné que le « mix entre les gens et les babas [n’était] pas toujours réussi ». Pas gêné, l’élu s’est empressé de préciser :
« Je ne vous cache pas que la vision très baba cool de la ville peut poser problème parce qu’il y a un certain nombre de gens qui ne se sentent pas à l’aise. »
La remarque a fait jaser dans le bourg, chacun y allant de son exégèse. « Il n’a jamais pu blairer les écolos », explique l’un. « C’est un élu du nucléaire », renchérit un autre. Un certain Maki, Claude Amic de son vrai nom, s’est piqué de répondre au maire dans le journal local, Le Crestois :
« Il faut, pour remettre les choses au point, savoir que dans plusieurs pays, “baba” signifie papa, et cool est bien connu pour remplacer les adjectifs calme, pacifique, pour récuser l’agressivité de l’esprit et surtout la compétition. [...] Le baba cool authentique ne représente donc pas un danger pour la ville, au contraire ! »
Hervé Mariton ne regrette rien : il voulait dire que l’agriculture bio c’est sympa, mais que ce n’est pas une raison pour laisser crever les semenciers. Fermez le ban.

La ville de Crest depuis le pont en bois, le 14 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)

« Pas de propriétaire de la ville »

C’est qu’il faut vous imaginer la ville de Crest. A regarder les performances de son maire dans l’Hémicycle, on soupçonne une ville à sa mesure, dirigée en libéral assumé, guindée sur les valeurs morales. Un coin trempé dans la prudence et les économies de matelas. Un bout de terre conservateur, en somme.
Grave erreur. A la fin des années 80, Mariton a cherché à conquérir Valence. La droite y est divisée, il perd face au maire sortant PS. Réorientation vers Crest, à une trentaine de kilomètres. Banco. En 1995, il ne rate son élection au premier tour que de 79 voix. Près de vingt ans plus tard, il vise, sans trop d’inquiétudes, sa réélection dans cette ville de 8 000 habitants [PDF].
Pourtant, l’humus local ne lui assurait pas une arrivée tout confort. Chemin de refuge pour les protestants qui se planquaient dans la rocaille, la vallée de la Drôme est devenue un coin alternatif, irriguée par les « néo-ruraux », ces citadins adeptes du retour à la terre.
Aujourd’hui, la zone continue de drainer une population joviale qui aime se mettre de la couleur dans les cheveux. Pour vous donner une idée, Sinsemilia grenouille dans le coin et tout le monde est très fier que la Drôme soit le département le plus bio de France.
Sur la terrasse de son bar, François Bouis, qui gère également une fonderie d’art, parle spontanément de « bab’s vallée » :
« C’est vrai que lorsque des amis viennent me voir, ils disent : “On ne voit pas partout des gens habillés comme ça.” »

François Bouis (à droite), dans son bar, le 14 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Hervé Mariton lui-même a l’air étonné d’être toujours là. Pas rancunier pour un sou (Rue89 n’a pas été très tendre avec lui), il reçoit dans un salon de thé qui fait office de base arrière. Il sait qu’il retournera à sa permanence, mais il a quand même calé sous son bras une pile de dossiers. Toujours avoir l’air de bosser lorsqu’on est en campagne.
« Il est vrai que le territoire est plutôt à gauche. Mais je pense que les gens apprécient mon travail et les réseaux auquel j’ai accès en tant que député. »
Blabla. On l’interroge sur sa saillie anti-baba. Sans se dédire, monsieur le maire est plus prudent :
« A Crest, il y a des populations très diverses. La ville vit dans la variété : les catholiques et les protestants, la population traditionnelle et les intermittents du spectacle... Il ne faut pas qu’un groupe cherche à être propriétaire de la ville. Ce qui est apparu à certains comme une polémique qui me serait défavorable est, à mon avis, bien perçu par beaucoup de gens. »

« Il désinfecte avant de replanter »

Peut-être. Mariton s’appuie sur un cœur de cible moins visible dans le centre-ville. La paroisse est encore vivace et les retraités l’adorent – il a par exemple mis en place un système de navettes pour amener les personnes âgées dans un foyer restaurant et s’est converti aux poubelles à pédales, « parce que ça évite de se baisser ».
Les habitants qui ne l’apprécient pas beaucoup moquent ces « maritoniens fervents » qui le regardent « avec des yeux d’amour », ces « papis et mamies » qui passent « leur vie devant la télé » où le maire fait de fréquentes apparitions.
Crest illustre les tiraillements de ces villes attractives à la démographie changeante, traversées de cassures entre les générations, les familles « enracinées » et les nouveaux arrivants, souvent très diplômés, parfois bohèmes.
Comment Hervé Mariton a-t-il cherché à façonner la ville ? Pour s’entendre raconter la légende noire, il faut se tourner vers Gilles. Ce dernier a une métaphore plutôt vivifiante pour décrire l’action du maire :
« C’est comme l’agriculture chimique. Il désinfecte tout avant de replanter. »

Gilles Rhode dans son bureau, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)

Le « lama » avait un drôle de nom

La saga anti-babas a ses racines. On peut remonter au lendemain de l’élection du maire. En 1997, celui-ci fait appel à des vigiles de la société SAS pour arpenter les rues. La mairie s’inquiète de « la population un peu marginale [attirée par la région] qui génère un marché [de la drogue] et une petite délinquance ». A la même époque, Hervé Mariton décide de réduire le temps de travail de ses employés communaux pour alléger l’endettement. Libéral un jour...

Détail du Dauphiné en 2006, lorsqu’un drapeau a de nouveau été déployé sur la tour
Après 1998, son élection à la région grâce aux voix du Front national envenime gravement les choses. Réunis dans le mouvement Vaccin (Vigilance, art, culture contre les idées noires), des artistes de la région Rhône-Alpes le traitent de « nazi » et de « collabo ». En 2003, des intermittents arrachent un immense drapeau tricolore déployé à l’occasion du 14 Juillet sur la tour médiévale, symbole de la ville.
Au même moment, Gilles entame son bras de fer avec le maire. Le bonhomme a créé l’une des plus anciennes et importantes compagnie de théâtre de rue – Transe Express. Il participe à un carnaval « joyeux et libertaire ». C’est du désordre, c’est du bruit. On est loin de l’image idéale de la ville voulue par le maire, loin de son électorat. Mariton :
« Franchement, c’était sale. Des œufs sur les bâtiments, de la mousse à raser sur des gens, des pétards dans les pattes... On ne pouvait plus supporter cela. »

De jolis graffitis dans la ville de Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
« Karnavalacrest » s’interrompt. De son propre aveu, Gilles en fait voir de « toutes les couleurs » au maire. Mariton jure que cela ne l’a pas atteint, mais ses yeux se durcissent à l’évocation d’une anecdote racontée par le fondateur de Transe Express :
« Un jour de fête de rue, on fait sortir un “bouc émissaire” et on propose aux gens de le sacrifier : “Au feu, au feu”.
C’est un magnifique bouc et, au dernier moment, on fait venir un lama en carton et on fait chanter à la foule : “Brûlez le lama, brûlez le lama !”
A cet instant-là, on lui donne un nom : “Riton”. Voilà la foule qui chante : “Brûlez le lama Riton, brûlez le lama Riton”. »

« On s’était habillés en travelos »

Depuis, les deux hommes ne se sont pas rabibochés. Hervé Mariton a laissé partir avec satisfaction la compagnie – qui emploie tout de même 150 intermittents. Pour Gilles, le maire a pris prétexte de l’extension des activités de la cartonnerie, l’une des principales industries de la ville, pour les éjecter. L’élu jure qu’il leur a proposé un local en périphérie de la ville.

Gilles Rhode dans ses ateliers, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Quoi qu’il en soit, Gilles a installé sa troupe et ses ateliers dans un « écosite » aux allures de village gaulois. L’endroit, qui sent la résine, est situé sur le territoire d’une commune limitrophe, séparée de Crest par une ligne de chemin de fer sur laquelle un plaisantin a tagué en énorme « Tibet libre ».
De temps en temps, la compagnie vient titiller le maire, comme lors de la première gay pride de Crest, organisée l’année dernière par un collectif LGBT de la région :
« C’était drôle, on s’était habillés en travelos. »
Un journaliste du Crestois se souvient :
« C’était bon enfant et puis ils ont fait marcher le commerce, même s’il y a eu quelques tags sur les murs. »

« Grand froid » sur la ville

A entendre les opposants – le sans-étiquette François Bouis et le socialiste Samuel Arnaud, conseiller municipal sortant –, c’est après ce grand ménage que Hervé Mariton a cadenassé la ville. Les deux candidats d’opposition regorgent d’anecdotes sur le « grand froid » qui a soufflé sur la commune, même s’ils admettent tout deux que le maire n’a pas fait que des bêtises.

Le centre-ville de Crest, le 14 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
D’abord, après avoir expurgé la Maison des jeunes et de la culture – selon lui parce qu’elle était minée par les querelles internes, selon ses opposants parce que c’était bourré de gens de gauche –, le maire a reconstruit quelque chose de plus pépère dépendant de la Centre communal d’action sociale (CCAS) et donc, in fine, de la mairie.
Gilles, dans son style hardi, ne l’a toujours pas digéré :
« Elle ne propose que des ateliers de bien-être, de loisirs. La mairie se fout de la créativité, de l’éducation populaire. »
Plus froid, plus pondéré, le candidat socialiste Samuel Arnaud ironise :
« C’est amusant, il a municipalisé la culture pour se débarrasser des personnes qui l’agaçaient alors que pour tout le reste, sa doctrine est d’externaliser, de baisser le nombre d’employés municipaux. »
Lui note que la ville a voté à 57,20% pour François Hollande et est persuadé que la tentative d’enfumage de Mariton, qui tente de faire passer ses opposants pour des babas pas sérieux, ne passera pas.

Samuel Arnaud, le candidat socialiste, dans sa permanence à Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Les conseillers municipaux d’opposition n’ont toujours pas avalé la motion contre le mariage pour tous présentée en conseil municipal, le 22 novembre 2012. Le maire y faisait savoir qu’il avait « choisi de développer des actions pour la famille durable avec, entre autres, la préparation au mariage civil, prévue dans l’Agenda 21 pour le développement durable » [PDF].
Vous avez bien lu : s’opposer au mariage gay serait, selon Hervé Mariton, un principe du développement durable. Devant son thé, le député assume au nom de son personnalisme philosophique :
« A mon sens, donner le maximum de chance aux mariés n’est pas hors du champ du développement durable. »
La mairie propose même une « formation » au mariage civil. L’idée est d’expliquer aux couples comment va se passer la cérémonie et d’insister sur la portée de ce choix...

Hervé Mariton à Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)

McDo pour socialiser les jeunes

Pour les critiques, le symbole de cette anesthésie de la ville est la place de l’église, rénovée par Hervé Mariton. Un espace coupé en trois par des blocs de granit qui ressemblent à des pierres tombales : église, terrasses de cafés, parking. La vie compartimentée, sous l’œil des caméras de vidéosurveillance qu’il a fait installer.
« Tout le monde sait que Mariton veut une ville de vieux. »
Derrière le comptoir du bar La Caverne, le seul troquet encore ouvert après 21 heures, le barman, Ahmed, souligne, bon joueur, que le maire n’est pas mauvais puisqu’il est réélu depuis presque vingt ans.
Mariton, lui, s’agace : la place fait appel à l’art contemporain (« comme Pompidou »), le kebab est ouvert jusqu’à 22 heures et l’animation du centre-ville est compliquée par le bâti historique et la pente – un vrai sujet.

Hervé Mariton dans le centre-ville de Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Il met aussi en avant le McDo construit à l’entrée du village (mais en retrait de la route pour ne « pas avoir un empilement de bâtiments-boîtes »). Malgré l’opposition d’un collectif « Action Peace », la mairie n’a pas cédé, au prétexte que c’était un lieu de socialisation des jeunes et que c’était écologique :
« J’assume totalement. On ne va pas se masquer les yeux. Que l’on n’aille pas exiger de moi un racisme anti-McDo. Cela amène des gens qui auraient été à Loriol en consommant du carburant. »
Le maire contre-attaque. Il a un message à faire passer. Il est peut-être un « juif errant, un pâtre grec », mais il a le droit de poser ses valises et ne supporte plus ce procès en illégitimité qui lui est fait :
« On s’est moqué de mes enfants, on raconte qu’on leur jetait du chewing-gum à la figure à l’école. On m’a même dit que j’étais un colon parce que je suis né à Alger. Quand un déséquilibré ma tiré dessus, je suis allé à l’hôpital de Crest, pas à l’hôpital américain de Neuilly comme certains le suggèrent. »
Vient sa caution verte : le maire est très fier de son pont en bois, structure vieille de treize ans, qui est supposée agir comme un piège à CO2. La construction de la passerelle l’a confirmé dans sa conviction que la politique de l’offre est la seule efficace (eh oui) :
« Personne ne me l’avait demandé, tout le monde en est content. »

La Caverne à Crest, le 14 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Quant à la construction d’un nouvel hôpital sur la commune, Mariton jure l’avoir obtenue grâce à ses réseaux. De manière générale, l’élu se flatte d’avoir arrosé sa commune grâce à la réserve parlementaire et veut suggérer que malgré la remise à plat de Claude Bartolone, il continue de palper :
« Tout le monde a le même montant, sauf ceux qui ont plus. »
Avec cet argent, il a fléché vers la commune près d’un million d’euros en trois ans (552 000 euros en 2011, 234 000 euros en 2012, 100 000 euros en 2013), ce qui a le don d’agacer Yann Louvel, un blogueur écolo connu de la commune, qui parle de « concurrence déloyale ». Les crédits de la réserve lui ont également permis de soigner la fiscalité.
Dans sa permanence, entre deux tractages, Samuel Arnaud soupire :
« Le débat d’orientation budgétaire se résume à un chiffre : 0. Ne pas augmenter les taux d’imposition. »
Les opposants à Mariton font valoir que plus d’argent aurait pu être injecté via les intercommunalités ou la participation à la bio-vallée. Mais monsieur le maire avait décidé qu’il n’était pas question de participer à ces « usines à gaz ».

Mauvais exemple pour la jeunesse

A L’Arrêt public, café associatif, on cause du « dispensaire de soins alternatifs », de la légende punk de la région dans les années 90 et du clone de Mariton (« Il est partout, il a bien un secret », disent les gens).
Jacqueline, qui est sur la liste de François Bouis et de Gilles Rhode, assure la permanence entre les affiches anti-gaz de schiste et les tracts de Colibris, le mouvement de Pierre Rabhi :
« Ce monde-là ne l’intéresse pas, il n’est jamais entré ici. Il ne nous comprend pas. »

Le bar L’Arrêt public à Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Même son de cloche de l’autre côté de la rue, dans les locaux de l’association Terre de Liens, qui aide de petits exploitants agricoles à s’installer. On tombe sur Hélène, une conseillère municipale d’opposition. Elle engage la conversation avec un certain Raphaël, qui a travaillé à la mise en place de l’intercommunalité à laquelle Crest s’est liée à contre-cœur.
Pour eux, Hervé Mariton n’a pas embrayé sur le foisonnement de la vallée, le tissu de l’économie sociale et solidaire ou les entreprises comme Sanoflore, marque de soins bios lancée par une communauté de babas suisses (décidément) au début des années 70.
Maki ne dit pas autre chose :
« Le McDo, le Casino, le nouvel hôpital sont une très bonne chose, mais ils ont, par leur implantation, tué le centre-ville. Ce dernier ne peut revivre qu’en changeant totalement d’activité. [...] Notre Crest a besoin de tous, même des babas cool. »

« Aider signifie donner de l’argent ? »

Quinze associations, dont Les Amis de la Terre, ont envoyé un questionnaire aux trois listes candidates : que comptez-vous faire pour la pollution lumineuse, les forêts, les terres agricoles, le gaz de schiste, etc. ?
Seuls les socialistes d’Arnaud et les sans-étiquettes de Bouis ont répondu. Mariton a snobé les militants, dont il sait qu’ils ne lui sont pas favorables. Son explication :
« Aussi important que puisse être le sujet de la zone de libre-échange transatlantique (Tafta), je ne vois pas en quoi ce débat concerne les municipales... »
Son directeur de campagne a répondu en affirmant que trois de ces associations étaient « largement aidées » par la mairie.

L’atelier de réparation de vélos, à Crest, le 15 mars 2014 (Remi Noyon/Rue89)
Cela fait bien marrer Nicolas, qui participe à deux d’entre elles – Autour du Cycle, un atelier de réparation de vélos, et Taupine en Bourg, qui a tenté d’installer des composts dans la ville :
« Ils ont juste mis un plot devant la porte de notre local pour éviter que des voitures se garent. Nous ne recevons aucune subvention et lorsque l’on a lancé l’association, la mairie n’a pas souhaité nous aider au prétexte que nous allions faire de la concurrence aux professionnels du vélo, ce qui n’est évidemment pas vrai. »
L’œil soudain malicieux, Mariton s’étonne de ce « matérialisme » :
« Depuis quand “aider” signifie “donner de l’argent” ? »

Le fondateur d’Apple

Gilles regrette également que le député Mariton se soit engagé aussi clairement pour la refonte du statut des intermittents du spectacle, pourtant nombreux dans sa ville :
« Il nous voit comme des chômeurs, des renégats et un mauvais exemple pour la jeunesse. Il nous accuse d’avoir un statut immoral, je pense pourtant que ce statut vaut mieux que celui d’homme politique. Et puis j’ai envie de lui dire que le mec qui a inventé Apple était un baba cool. ». Rue 89

mardi 11 mars 2014

Crest 26400 : Concert au Cinéma l'Eden...



Vieux Farka Touré le lundi 24 mars à Crest
Bonjour, 
Vieux Farka Touré est en tournée en Rhône-alpes... et il nous fait le plaisir d'ajouter un concert à Crest !
C’est guitare en main que Vieux Farka Touré a décidé de perpétuer l’héritage de son père Ali Farka Touré
tout en traçant son propre chemin. La réalisation de son album, The Secret, illustre à merveille cette double identité.
Enregistré entre le studio Bogolan de Bamako et le studio The Bunker de Brooklyn, ce projet porte l’ambition
de Vieux Farka Touré. Là où son père a prouvé que le blues était né en Afrique, il avance l’idée plus originale
encore que ces racines ouest-sahariennes peuvent être entendues dans beaucoup d’autres courants musicaux,
depuis la scène jam band jusqu’aux rythmes jamaïcains. 
Sur un nouvel opus, Mon Pays, sorti en septembre, le guitariste poursuit son périple dans une veine plus acoustique.
Enregistré pendant la rébellion du Nord du Mali, l’album puise au cœur du blues traditionnel qui a bercé sa jeunesse.
Concert à L'Eden à 20h
Première partie avec de jeunes musiciens (30 mn).
Tarifs : 18 €
Vous pouvez venir dès 18h30 vous restaurer avec des saveurs africaines
et partager un moment entre amis.
Contact, Daha : 06 79 88 76 35
En fichiers joints, de quoi partager l'information autour de vous...
Créativement...
Tina Galy
06 24 46 31 28
26 400  CREST

dimanche 9 mars 2014

"Ethique du soin" par Alice Médique...



Jardiner cultive l’humanité
"Jardin, agroécologie et éthique du soin".
Un lieu à taille humaine propice au bonheur d’exister
- L’espace du jardin est associé au bonheur et à l’harmonie pouvant exister dans un monde à taille humaine, dont les limites sont discernables. Sa cosmovision répond au besoin essentiel de l’homme de pouvoir se situer dans le monde et de connaître son espace de vie, de participer à la vie qui s’y déploie en jardinant et cultivant. Le jardin est par excellence l’espace limité qui permet à l’homme de ressentir l’écosystème qui l’entoure et d’éprouver son action, visible et concrète, sur le monde. Dans presque toutes les langues, les étymons du mot signifiant « jardin » sont liés à l’idée de clôture ou de frontière ; ainsi, le mot paradis vient du grec paradeisos  qui désigne un « jardin » ou un « verger », et qui dérive du persan paridaiza, qui signifiait « verger entouré d’ un mur le protégeant des vents chauds » (J.Delumeau).
- Lieu de repos, dont l’unité et les proportions à sa mesure apaisent l’humain qui l’occupe, le jardin est propice au bonheur humain éprouvé quand « tout est à sa place ». Il n’est pas étonnant que le jardin ait été associé à travers les cultures à l’amour de la nature et au plaisir d’en prendre soin, au bonheur d’exister et à la culture de soi- physiquement, moralement et intellectuellement- et de la société humaine, le jardin étant terreau de civilisation.
Culture du sol, culture du soi
- Le jardin forme un univers paisible et clos propice à la contemplation et à la réflexion. Cela n’a pas échappé aux écoles philosophiques de la Grèce antique, comme l’Académie de Platon , située sur un domaine à la marge d’Athènes et construit de portiques et de jardins ; Platon écrivit d’ailleurs qu’un philosophe doit se réfugier derrière un mur pour penser. Avant lui, Socrate avait souvent affirmé que l’âme humaine doit être jardinée et cultivée comme le sol.
- Quant à Epicure, il se mit d’abord à cultiver son jardin à Athènes, espace qui devint en 306 av J.C la 3e école grecque permanente de philosophie, après l’Académie de Platon et le lycée fondé par Socrate ; on l’appelait à l’époque « le Jardin ». La culture de soi, élément essentiel de l’épicurisme, est étroitement comparée à la culture du jardin qui demande un effort constant pour maintenir l’ordre et la vie contre les forces du désordre et de la mort.
- Epicure fonda son jardin pour ouvrir un espace de sensibilité et de pensée propice au bonheur que la société de son époque ne lui permettait plus de trouver ; il voulait son jardin propice à l’épanouissement des vertus humaines écrasées dehors, notamment les qualités de patience, de reconnaissance et d’espoir. Dans son ouvrage Jardins. Réflexions sur la condition humaine (2007), Robert Harrison évoque le sens de cette création pour Epicure :
- « Jusqu’à quel point demeure-t-on l’obligé du monde même quand on en a été chassé, ou quand on s’en est retiré ? » demande Hannah Arendt. Epicure, lui, se demandait jusqu’à quel point on demeure l’obligé de notre humanité même quand le monde qui s’étend entre les hommes l’a trahie ou défigurée. Au bout du compte, Epicure se sentait l’obligé de l’humain, non d’un monde devenu infernal. Son jardin ne prétendait pas sauver le monde de son propre enfer. Il nourrissait une ambition bien plus modeste et finalement bien plus efficace : dégager une place pour l’humain au milieu de l’enfer, en lui donnant un sol où pousser. » (p 104).
Une place retrouvée par l’éthique du soin 
- Les termes « mesuré », « modéré », et « mesure » (de musique ou de surface) ont la même racine indo-européenne que medicus (médecin) ou meditari (s’exercer, méditer), et se rattachent à un même sens primitif qui signifiait « prendre soin de » (medeor). Ces rapprochements étymologiques induisent l’idée selon laquelle l’individu modéré, qui a le sens de la mesure dans un milieu donné, prend soin de lui-même et des autres, de ce milieu. Inversement, la démesure entraîne la négligeance, l’irrespect, voire la destruction.
- Mircea Eliade souligne la responsabilité de l’homme des sociétés non industrielles ancré dans sa cosmovision, qui « assume courageusement d’énormes responsabilités : par exemple, celle de collaborer à la création du Cosmos, de créer son propre monde, d’assurer la vie des plantes et des animaux, etc. Mais il s’agit d’une autre sorte de responsabilité que celles qui nous semblent à nous les seules authentiques et valables. Il s’agit d’une responsabilité sur le plan cosmique, à la différence des responsabilités d’ordre moral, social ou historique, seules connues des civilisations modernes. Dans la perspective de l’existence profane, l’homme ne se reconnaît de responsabilité qu’envers soi-même et envers la société » (p 83, Le sacré et le profane).
- Dans Parole de terre, Pierre Rabhi évoque l’« anneau sacré » qui lie l’homme et la terre, à travers le travail de l’homme cultivateur, éleveur et jardinier qui nourrit la terre, les plantes et les animaux, qui est lui-même nourri en retour…Cycle vertueux que l’agriculture intensive  rompu. Il parle de l’humus, la matière noire fertile qui est « la vraie nourriture de la terre » : « chacun de nous peut la réaliser. Il faut accorder à cette œuvre beaucoup de soins, c’est l’acte majeur par lequel l’être humain retrouve sa place d’intendant soucieux de garder à l’anneau sacré toute sa vitalité » (p 183).
- Robert Harrison rappelle un bel extrait d’une poésie d’Ezra Pound (« Cantos ») : « Aurai-je perdu mon centre à combattre le monde ? » qui souligne le besoin impérieux de l’humain moderne de se resituer dans le monde, de retrouver ancrage sensible, horizon et limites, ce qu’offre l’espace du jardin ; à travers le fait de le cultiver, réapprendre à prendre soin, faculté humaine en voie de disparition qui est pourtant au centre de notre humanité :
- « Il suffit, en des temps semblables, de s’atteler à créer ou préserver au cœur du désert des jardins de toutes sortes (…) On reconnaît bien là la vigilance et les craintes d’un jardinier qui sait ce qu’il en coûte de faire pousser les choses, à quels aléas on s’expose en plantant un jardin au milieu du désert, c’est-à-dire en faisant de la place à l’humain au milieu de l’enfer. C’est pourquoi aujourd’hui plus encore, « il faut cultiver notre jardin », car l’alternative posée par Pound dans le tout dernier fragment de ses Cantos, « être des hommes, pas des vandales » est plus que jamais d’actualité » (p 207).
Gratitude et modération dans ce qu’on prélève sur la vie
- La plupart des sociétés non industrielles ont cultivé les valeurs de gratitude et de modération vis-à-vis de la nature et de ses ressources. De nombreuses fêtes, rituels et actions de grâce venaient marquer le respect de ces valeurs, situées au cœur d’une cosmovision où l’homme comprend intuitivement les liens et les équilibres qui constituent le processus global de la vie, dont dépend sa vie particulière. Mainte peuples de pêcheurs dépendants étroitement de l’écosystème de la rivière ou du bord de mer qu’ils habitent, font de belle célébrations avant les jours de grande pêche pour demander à l’esprit des poissons leur permission.
- Dans Parole de terre, le vieux sage africain Tyemoro peut enfin transmettre ce qu’il sait au narrateur (venu dans son village faire des recherches ethnologiques) devenu « homme-canal » parce qu’il a perdu sa volonté de s’accaparer le savoir pour lui-même ; il lui dit : « Sachez que la création ne nous appartient pas, mais nous sommes ses enfants. Gardez-vous de toute arrogance, car la terre, les arbres et toutes les autres créatures sont également enfants de la création. Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière. Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude. Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don. Sachez établir la mesure de toute chose » (p 134)
- Dans son livre Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi évoque la sagesse ancestrale des peuples traditionnels, à l’exemple des Sioux qui, malgré l’abondance, restent modérés : « Rien des animaux sacrifiés ne doit être dilapidé, tout gaspillage étant prohibé par la morale sacrée, en tant qu’offense à la nature et aux principes qui l’animent. Et la gratitude à l’égard de la prodigalité de la terre allait de soi. Cette sobriété dans l’abondance est une leçon de noblesse. » (p 72).
- Et rappelle ces magnifiques paroles d’un Indien Cree : « Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l’argent ne se mange pas ».
- Pour m’écrire:  alicemedigue@yahoo.fr
Je m’appelle Alice Médigue, j’ai 29 ans, et depuis quelques années déjà, je butine entre mon implication au sein d’alternatives citoyennes, des temps de lectures/écriture et de création artistique, et ces moments indispensables de reconnexion au Vivant à travers la marche et le jardinage. Ce butinage entre tête, coeur et mains, m’équilibre et l’écriture est, plus qu’un métier, le fil qui me rassemble.
Les analyses que je diffuse sur ce blog visent à déconstruire la mécanique du système socio-économique irrationnel qui prédomine actuellement, pour rendre visible les impensés et les tabous sur lesquels il fonde son apparente toute-puissance; elles visent aussi à visibiliser les alternatives (théoriques et pratiques) qui émergent pour soutenir la transition indispensable vers un nouveau modèle de société.


mardi 4 mars 2014

Crest 26400 : les habitantEs s' engagent...



L'arrêt public en mars 2014
Agenda de l'Arrêt public
Jeudi 6 mars à 19h
Assemblée générale de Taupine en Bourg.
Samedi 8 mars à 16h
Lecture débat par Elyane Rejony Auteure, Poète en Drôme Provençale sur son livre « Femme en quête de Dignité ». Prix libre
Lundi 10 mars à 19h
Réunion de la ressourcerie
Lundi 10 mars à 20h
Réunion mensuelle du Collectif Non au Gaz de Schiste
Vendredi 21 mars à 18h
Permanence Colibris
Lundi 24 mars à 19h
Réunion de la ressourcerie
Lundi de 14h à 15h Nouveau à partir du 17 mars
Conversation en allemand
Le 2éme lundi du mois à 20h30 Non au Gaz de Schiste
Mardi de 13h00 à 14h30 Conversation en Anglais
Mercredi de 19h à 20h30 Chant de lutte et de résistance
Contacter Jean Gaude au 07.81.04.29.05 pour le lieu
Reprise le jeudi 20 mars de 14h à 16h Atelier Tricot
1er vendredi à 18h (hors vacances scolaires)
Permanence des Colibris
Samedi de 10h00 à 11h00
Conversation en Espagnol & Permanence du SEL
Samedi de 11h30 à 12h30
Événements locaux en lien avec l'écologie, la citoyenneté et la solidarité
Vendredi 7 mars 2014 à 20 h à la salle communale de Cobonne.
Quelles forêts composent nos paysages ? Quelles espèces et quelle biodiversité trouve-t-on dans ces forêts ? Comment préserver cette biodiversité forestière ? « Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre dans le cadre d’une soirée sur la forêt et sa biodiversité dans les vallées de la Gervanne et de la Sye. Après la projection du film du WWF « Une autre définition de la forêt », cette soirée sera l’occasion de mieux connaître les richesses présentes dans nos forêts et d’échanger sur la gestion forestière respectueuse de ces richesses. Habitants du territoire, propriétaires ou gestionnaires forestiers, curieux : vous êtes les bienvenus, venez nombreux ! ». Soirée gratuite qui se terminera autour d’un verre de l’amitié. Pour plus d’informations, contacter Laure VUINEE de la LPO Drôme : 04 75 76 87 04 ou laure.vuinee@lpo.fr
Cette soirée d’échanges est organisée dans le cadre du programme «Biodiversité en Gervanne – Sye », en partenariat avec la CCVD et LYSANDRA, financé par la Région Rhône-Alpes, le Département de la Drôme et l’Union européenne (LEADER)
Samedi 8 et dimanche 9 mars à Die  :
Les associations Ecologie au Quotidien et Dryade proposent un Stage de taille douce des arbres fruitiers avec Alain Pontoppidan auteur de "Manuel de Taille douce" aux éditions Terre Vivante le week-end des 8 et 9 mars 2014 à Die
A partir d'observations simples de rameaux et branches, les participants sont amenés à comprendre le mode de fonctionnement naturel des arbres, afin, dans un deuxième temps, de s'initier à la technique de taille douce des arbres fruitiers. La matinée est consacrée à l'observation, et à l'élaboration technique. L'après midi aux travaux pratiques sur le terrain, à l'extérieur.Prix pour les personnes en situation économique difficile. Rendez vous : Samedi 8 mars, à 9 heures, salle Beauvoisin à Die. Prévoir des vêtements pour l'extérieur, des bottes, un sécateur. Repas de midi tiré du sac, portez votre pique-nique.
Pour tout renseignement, ou vous inscrire, Pascale Laussel (Dryade)
06 26 69 25 88 ; Association Dryade, 10 rue Archinard, 26400 Crest
Courriel : contac@dryade26.org
Anne Tesson (Ecologie au quotidien) 04 75 21 00 56, Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes,  Tel : 04 75 21 00 56       

mardi 18 février 2014

Une sous-préfet remplace un sous-préfet...



Die - Guillaume Thirard,  (à gauche sur la photo) sous-préfet de Die, nommé à Lille.
Il sera remplacé par Clara Thomas.  La nouvelle a été aussi surprenante qu’inattendue. Par décret du Président de la République, Guillaume Thirard, sous-préfet de l’arrondissement de Die vient d’être nommé secrétaire de la préfecture du Nord.
JORF n°0040 du 16 février 2014 page
texte n° 30
DECRET
Décret du 14 février 2014 portant nomination du sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la région Nord - Pas-de-Calais, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord - M. THIRARD (Guillaume)
NOR: INTA1402582D
Par décret du Président de la République en date du 14 février 2014, M. Guillaume THIRARD, conseiller d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer détaché en qualité de sous-préfet, sous-préfet de Die, est nommé sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la région Nord - Pas-de-Calais, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord.
JORF n°0040 du 16 février 2014 page
texte n° 31
DECRET

Décret du 14 février 2014 portant nomination de la sous-préfète de Die - Mme THOMAS (Clara)
NOR: INTA1402584D
Par décret du Président de la République en date du 14 février 2014, Mme Clara THOMAS, personnel de direction d'établissement d'enseignement de l'éducation nationale, est nommée sous-préfète, sous-préfète de Die.

jeudi 13 février 2014

Eurre 26400 : Colloque sur le financement de proximité...ce 21 février 2014

Emilie Billard
Communauté de Communes du Val de Drôme
Rue Henri Barbusse - BP 331 - 26402 CREST cedex
Tel : 04 75 25 43 82 - Fax : 04 75 25 44 96

mercredi 12 février 2014

Elections Municipales : Une vraie liste alternative à Crest...



POLITIQUE Crest /municipales : François Bouis dévoile les 29 noms de sa liste
François Bouis (SE), tête de liste de « L’Alternative pour Crest » a dévoilé le nom de ses 29 colistiers. Sa liste, très diverse, comprend des chefs d'entreprise, des artistes, des professeurs, un ancien gendarme mais aussi des commerçants ou encore un apiculteur. « C’est une liste jeune composée de gens de droite et de gauche, » a souligné François Bouis avant la présentation de sa liste ce soir à 20 heures salle Coloriage de Crest. Ce chef d’entreprise crestois sera opposé au maire sortant Hervé Mariton (UMP) et Samuel Arnaud (PS).
La liste de 29 noms de l’Alternative pour Crest
1. François Bouis, 58 ans, chef d’entreprise; 2. Michèle Lennon, 59 ans, ingénieur informatique et qualité; 3. Gilles Rhode, 65 ans, chef d’entreprise; 4. Danièle Chaise-Pérez, 60 ans, retraitée de l’Education nationale; 5. Laurent Arn, 43 ans, professeur de musique; 6. Jacqueline Reucherand, 63 ans, retraitée de la Caisse d’épargne; 7. Guy Barnier, 62 ans, retraité, officier de gendarmerie; 8. Edwige Breiller-Tardy, 64 ans, retraitée enseignante et formatrice; 9. Juan Robert, 37 ans, photographe; 10. Yasmine Leroy-Grimaud, 56 ans, accompagnante personnes âgées; 11. Matthieu Cornet, 40 ans, architecte; 12. Stéphanie Gentilhomme, 50 ans, attachée de presse; 13. Pierre-Alexandre Achard, 24 ans, apiculteur; 14. Ghislaine Giraud, 53 ans, architecte urbaniste; 15. Mustapha Sengün, agent de sécurité; 16. Hélène Borel, 50 ans, professeur des écoles; 17. Eric Fouilhé, 63 ans, retraité luthier; 18. Stéphanie Auclair, 41 ans, juriste; 19. Pierre Revol, 57 ans, chef d’entreprise; 20. Laure Maud, 41 ans, directrice artistique; 21.Jean-Marie Legros, 66 ans, retraité photographe; 22. Elisabeth Granjon, 72 ans, retraitée agricultrice et Education nationale; 23. Hervé Astruc, 59 ans, conseiller immobilier; 24. Emmanuelle Pignol, 42 ans, éditrice numérique; 25. Bouchta Trilli, 45 ans, commerçant; 26. Florence Lespets Jesson, 40 ans, soignante; 27. Dominique Lalauze, 57 ans, menuisier ébéniste; 28. Brigitte Burdin, 60 ans, chorégraphe; 29. Christian Breiller-Tardy, 64 ans, service aux artistes.

mardi 11 février 2014

Crest 26400 : Réunion "Transition Val de Drôme"...



Prochaine réunion / Projet remorques urbaines
Transition Val de Drôme 
Bonjour à toutes et à tous !
La prochaine réunion du collectif Transition Val de Drôme aura lieu ce vendredi 14 février chez Céline à Crest (ordre du jour et adresse ci-après). 20h repas partagé pour qui veut, 20h30 on débarrasse et on travaille !
Projet de Remorques urbaines en libre-service : qu'est-ce ?
Avec l'association Au Tour du Cycle, nous avons le projet de mettre en place à la disposition des habitants de Crest une flotte de remorques à usage urbain (courses, déchetterie...) garées devant des commerçants partenaires qui confieraient les clés à l'usager en échange d'une signature ou d'une adhésion à l'asso... Plus besoin de la voiture pour transporter une charge à l'autre bout de la ville ! Pour rejoindre ce projet cliquez ici : http://framadate.org/studs.php?sondage=gkqlpanp3of9usc4
A l'ordre du jour ce vendredi 14
- bilan de la soirée du 23 janvier à l'EDEN (monnaies locales)
- questionnaire aux candidats à Crest, dont nous sommes partenaires : http://15organisationspour2014.wordpress.com/
- prochaine soirée projection à l'EDEN
- projet remorques urbaines (cf ci après)
- projet fête du printemps
Pour vous rendre chez Céline :
Rendez-vous au 2 place de la liberté, rive gauche à Crest (cf plan ci-joint). C'est  l'immeuble avec des balcons qui fait l'angle entre la drôme et le parking du rond-point, à côté du bar du pont. Sonnez à l'appartement 4 (il n'y pas de nom sur les sonneries). Céline habite au dernier étage !
A bientôt !
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com
Prochaine réunion / Projet remorques urbaines transitionvaldedrome@googlegroups.com

dimanche 9 février 2014

Crest 26400 : Réunion de la Coordination contre les gaz de schiste...



[coord_gds26] Questions à poser aux candidats aux municipales sur les GDS
Bonsoir,
Pour info je vous transmets le message ci dessous aussi après le collectif val de drome qui pourrait vous intéresser sur les questions juridiques à poser aux candidats aux municipales suite à la restitution des outils juridiques de la région il y a deux semaines à valence.
On a pas pu l'intégrer à notre questionnaire à Crest mais on a quand même une question sur les GDS :
N'hésitez pas à faire circuler dans les collectifs si utiles.
J’avais pris le contact de l'avocat à la tribune qui a réalisé ces travaux pour lui demander la meilleure formulation juridique d'une question à poser aux candidats aux municipales. Et il m'a répondu très récemment en me proposant les questions suivantes :
"Vous engagez-vous à assurer l'application de la loi du 13 juillet 2011 sur l'interdiction de la fracturation hydraulique et de la circulaire du 21 septembre 2012 afin de garantir que les objectifs poursuivis par les industriels ne concernent aucunement la roche-mère ?
Vous engagez-vous à utiliser tous les moyens légaux à votre disposition, au titre desquelles vos compétence d'urbanisme, pour empêcher le développement de projets d'exploration ou d'exploitation d'énergie fossile non-conventionnelle sur le territoire communal ?" 
Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de l'intégrer au questionnaire de Crest, remis aux candidats samedi, mais j'encourage les membres du collectif qui voudrait poser une seule question aux candidats dans leur commune à choisir une des deux ci-dessus.
On en reparle à la réunion lundi10 février 2014 à l’Arrêt Public à 20h30
cheeers
Yann Louvel
yann.louvel@gmail.com
06 88 90 78 68
Mon blog :
http://lecrestoisdechaine.wordpress.com/

jeudi 16 janvier 2014

Aouste sur Sye 26400 : soirée Renc'Arts...



Scène ouverte de Renc'Arts ce samedi ! Et adhésion ponctuelle.
Re-re ! Désolé, c'est poussif aujourd'hui. 3 mail au lieu d'un... pfff !
Oubli donc de vous préciser qu'une adhésion ponctuelle de 1€ vous sera demandée à l'entrée. Ceci pour rester dans les clous de notre convention passée avec la mairie et de notre nouveau contrat d'assurance.
NB : rien ne vous empêche, en cas d'envie de soutien irrépressible, d'adhérer pleinement à l'association pour un montant de 8€.
Merci et j'arrête de vous embêter.
Marc pour Renc'Arts
Bonjour á vous!
L'équipe de Renc'arts est heureuse de vous proposer une scène ouverte le Samedi 18 janvier dans ses locaux.
Vous y êtes attendus dès 19h30 pour un apéro avec petite buvette et de quoi régaler vos estomacs!
La scène ouverte commencera á 20h30 avec au programme des solos, duos, trios musicaux ponctués d'humour et de magie, des contes et solos de clowns, des groupes vocaux... Et un créneau libre á la fin si l'envie vous prend de présenter un talent caché, un bide, une chanson, un poème, une cascade...
Au plaisir de vous y retrouver pour partager des projets en cours qui n'attendent qu'un regard extérieur bienveillant, indulgent et critico-constructif.
L'équipe Renc'Arts
Route de Cobonne
26400 Aouste sur Sye
Tél : 09 50 70 73 69
Objet : Scène ouverte de Renc'Arts ce samedi! Et adhésion ponctuelle…

dimanche 12 janvier 2014

Connaître son territoire pour l' aimer...

Vallée de la Drôme-Diois : un territoire au caractère rural et touristique, mais avec des difficultés sociales

Auteur de la synthèse : Serge Maury (Insee Rhône-Alpes)
Coordination : Direction des Politiques territoriales (Région Rhône-Alpes) ; Robert Reynard et François Lebrun (Insee Rhône-Alpes)

Résumé

La Vallée de la Drôme-Diois voit sa population augmenter depuis les années 1990. Cette croissance est surtout le fait de l'arrivée de nouveaux habitants. L'activité économique du territoire est principalement de nature présentielle, avec comme secteurs dominants, l'agriculture et les services à la personne. Le tissu associatif est particulièrement développé. Ce territoire présente des facteurs de fragilité : une part importante de sa population est en situation de précarité sociale ou est éloignée des services et des équipements. Au sein du territoire, la partie dioise, plus enclavée, se singularise, par rapport à la Vallée de la Drôme, par sa population plus âgée et plus pauvre.

Un territoire plus rural qu'urbain

Le territoire de la Vallée de la Drôme-Diois suit le cours de la rivière Drôme, depuis sa source dans les Préalpes du Sud jusqu'à sa confluence avec le Rhône. Hormis la commune de Crest, l'ensemble du territoire est partagé entre les communautés de communes du Val de Drôme, du Crestois, de Saillans et du Diois.

Six habitants sur dix résident dans l'espace à dominante rurale, contre quatre sur dix pour la zone de référence1. Cet espace comprend 90 % des communes et 89 % de la superficie. La densité de la population s'y élève à 25 habitants par km², contre 67 pour la référence. L'espace rural est structuré autour des deux pôles d'emplois que sont les communes de Crest et de Die. À l'ouest du territoire, sous influence de la vallée du Rhône et de l'agglomération valentinoise, une portion du territoire appartient à l'espace à dominante urbaine. Elle se compose de l'aire urbaine de Livron-sur-Drôme, d'une partie de l'aire urbaine de Valence et de quatre communes multi-polarisées. L'essentiel de la population du territoire se localise ainsi soit dans les deux pôles de Crest et de Die, soit dans l'espace urbain situé à la confluence de la Drôme et du Rhône.

1 Pour chacune des synthèses, le territoire étudié est comparé à un territoire dit de « référence », englobant à la fois le territoire étudié et des territoires ayant des caractéristiques similaires. Les territoires de Rhône-Alpes appartiennent ainsi à l'un des cinq territoires de référence suivants : « les grandes agglomérations », « les villes moyennes », « le périurbain », « le rural », « les stations de montagne ». Ainsi, la Vallée de la Drôme-Diois est comparée au territoire de type « rural ». Cette zone de référence est constituée de la Vallée de la Drôme-Diois, du Beaujolais, du Forez, de la Drôme des Collines, de l'Ardèche méridionale, d'Une Autre Provence, de la Bièvre-Valloire, du Vals du Dauphiné-Nord Isère, de la Bresse-Revermont-Val de Saône, du Bugey, de l'Avant Pays Savoyard-Chartreuse, du Sud Grésivaudan, des Monts du Lyonnais et du Pilat.

Relief et voies de communication

Relief et voies de communication

Carte d'identité du territoire

Vallée de la Drôme - Diois Référence Région
1999 2006 1999 2006 2006
(*) composition des EPCI au 1er janvier 2000
Source : Insee - Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation principale), Direction Générale des Collectivités Locales
Population 50 793 54 372 1 084 124 1 183 133 6 021 346
Poids dans la région (en %) 0,9 0,9 19,2 19,6
Densité (hab./km²) 23 25 62 67 138
Nombre de communes 105 105 1 192 1 192 2 879
dont % en EPCI (*) 95,2 97,1 74,2 93,8 89,9
Part de la population dans l'espace à dominante urbaine (en %) 40,7 41,1 57,7 57,9 85,8
Part des moins de 25 ans (en %) 30,5 29,2 30,9 30,3 32,1
Part des 65 et plus (en %) 19,0 19,2 17,5 17,9 15,7
Indice jeunesse (moins de 25 ans / 65 ans et plus) 1,6 1,5 1,8 1,7 2,0

Une population qui augmente du fait des migrations

La croissance démographique de la Vallée de la Drôme-Diois est largement imputable aux échanges migratoires excédentaires. Ce territoire compte 54 400 habitants en 2006, contre 50 800 en 1999, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de près de 1 %. Le territoire regagne des habitants depuis la deuxième moitié des années 1970, après une longue période de stagnation voire de recul démographique. Ce sont effectivement les migrations qui entraînent la croissance démographique (avec une contribution de 0,85 %), alors que la contribution du solde naturel est de moindre importance (0,12 %). Cette prépondérance des migrations dans la croissance démographique s'observe également pour la zone de référence.
Au sein du territoire, les évolutions de population sont contrastées. La Vallée de la Drôme concentre l'essentiel de la population du territoire, avec 43 500 habitants et une densité de 44 habitants par km². Dans cette zone, solde naturel et solde migratoire sont tous les deux positifs. À l'inverse, le Diois, moins peuplé (10 900 habitants pour seulement 9 habitants par km²), affiche un solde naturel négatif depuis 1962. Si la croissance démographique est de nouveau au rendez-vous depuis 1982, cela est dû uniquement à l'apport migratoire. Entre 1999 et 2006, la croissance annuelle de + 0,75 % repose uniquement sur la contribution de l'excédent migratoire (+ 1,1 %).

Nombre d'habitants en 2006 et évolution de la population entre 1999 et 2006

Nombre d'habitants en 2006 et évolution de la population entre 1999 et  2006

Une population vieillissante

Grâce à l'apport migratoire, la population de la Vallée de la Drôme-Diois s'est fortement renouvelée. La part des nouveaux arrivants rapportée à la population résidant dans le territoire depuis plus de cinq ans s'élève à 17 % contre 15 % en référence rurale. Les nouveaux habitants correspondent, pour beaucoup, à l'arrivée de familles avec des enfants. En effet, les populations les plus concernées par ces migrations appartiennent aux tranches d'âges 5-14 ans (+ 7 %) et 30-39 ans (+ 12 %).
Les nouveaux arrivants proviennent majoritairement de Rhône-Alpes (à hauteur de 60 %). Ce sont même principalement des mouvements interne au département de la Drôme. Les mobilités en provenance de l'aire urbaine de Valence pèsent, à elles seules, 23 % des arrivées. Les arrivées depuis d'autres régions sont plus réduites : PACA (10 %) et Île-de-France (8 %).
Pour les flux inverses, les émigrants restent en majorité en Rhône-Alpes (69 %) ou partent s'installer en PACA (9 %) ou Languedoc-Roussillon (5 %). 22 % des départs se font vers l'aire urbaine de Valence. Les échanges avec le département de l'Ardèche sont également importants et légèrement déficitaires. Les flux avec l'Isère et le Rhône sont de moindre importance. En termes de catégories socioprofessionnelles, les plus fortes arrivées concernent les employés (21 %), les professions intermédiaires (20 %) et les retraités (16 %). Les plus forts départs concernent eux aussi les employés, les étudiants et élèves, les professions intermédiaires et les retraités.
Le solde est le plus fortement excédentaire pour les cadres supérieurs où il atteint 12 %. Pour la seule zone du Diois, c'est la catégorie des artisans commerçants qui est la plus renouvelée (à hauteur de 16 %), ainsi que celle des cadres (15 %). Dans la Vallée de la Drôme, les migrants cadres contribuent à 11 % du renouvellement de leur catégorie. Malgré la croissance démographique et le renouvellement de la population de la Vallée de la Drôme, le vieillissement du territoire n'est pas enrayé. Ainsi, la part des 0 - 19 ans est passée de 28 % en 1990 à 25 % en 2006, et, plus spécifiquement, celle des 15-25 ans s'est fortement réduite passant de 19 % à 15 %. Sur la même période, la part des plus de 65 ans est restée stable autour de 19 %. Mais le Diois a une population plus vieillissante que celle de la Vallée de la Drôme. On dénombre plus de 24 % d'habitants de plus de 65 ans dans le Diois, contre 18 % dans la vallée de la Drôme. Inversement, la population des 0-19 ans s'établit à 21 % contre 26 %. Les jeunes quittent massivement le territoire : 7 % des 15-19 ans et 22 % des 20-24 ans ont quitté la Vallée de la Drôme-Diois entre 1999 et 2006. Ce départ des jeunes est plus accentué dans le Diois d'où 15 % des 15-19 ans et 25 % des 20-24 ans sont partis. Aussi, l'un des enjeux du territoire est de maintenir son attractivité migratoire tout en limitant la perte des populations jeunes. Pour cela, les acteurs du territoire s'emploient, par une offre de formations spécifiques et par la mise en place de partenariats avec les entreprises, à amener les jeunes au plus près de l'emploi.

Évolution de la population depuis 1962

Évolution de la population depuis 1962


Taux de variation annuel de la population

Taux de variation annuel de la population


Flux migratoires(*) par âge entre 2001 et 2006
Par âge Arrivées Départs Solde Solde en % de la population (en l'absence de migrations)
Source : Insee - Recensement de la population 2006 (exploitation principale)
5-14 ans 1 306 841 465 7,2
15-19 ans 448 707 -260 -7,1
20-29 ans 1 549 1 901 -353 -6,7
30-39 ans 1 974 1 242 732 11,5
40-54 ans 1 538 1 026 512 4,6
55-64 ans 903 387 516 8,3
65 ans et plus 660 453 207 2,0
Ensemble 8 378 6 558 1 820 3,7

Flux migratoires(*) par catégorie socioprofessionnelle entre 2001 et 2006
Par CS (plus de 15 ans) Arrivées Départs Solde Solde en % de la population (en l'absence de migrations)
(*) Il s'agit des migrations internes au territoire français (France métropolitaine + DOM). Elles ne tiennent donc pas compte des échanges avec l'étranger
Source : Insee - Recensement de la population 2006 (exploitation complémentaire)
Agriculteurs exploitants 52 27 25 1,8
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise 302 174 128 7,1
Cadres et professions intellect. supérieures 711 463 248 11,6
Professions intermédiaires 1 410 983 427 8,0
Employés 1 420 1 015 405 6,7
Ouvriers 956 836 120 1,9
Retraités 1 121 730 391 3,1
Étudiants et élèves 420 990 -571 -16,6
Autres inactifs 506 437 68 1,8
Ensemble 6 896 5 654 1 241 2,9

Caractéristiques des logements

Vallée de la Drôme - Diois Référence
Nombre Part en % Évol. 99/2006 en % Part en % Évol. 99/2006 en %
Source : Insee - Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation principale)
Résidences principales 22 982 74,6 13,4 81,0 13,9
Résidences secondaires 5 749 18,7 11,9 11,6 3,1
Logements occasionnels 174 0,6 -21,9 0,6 -14,3
Logements vacants 1 909 6,2 -2,8 6,8 10,3
Ensemble des logements 30 814 100,0 11,7 100,0 12,0

Caractéristiques des résidences principales

Vallée de la Drôme - Diois Référence
Nombre Part en % Évol. 99/2006 en % Part en % Évol. 99/2006 en %
Source : Insee - Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation principale)
Les résidences principales par type




Maisons 17 298 75,3
73,3
Appartements 5 399 23,5
25,9
Autres 285 1,2
0,8
Les résidences principales par statut d'occupation




Propriétaires 15 237 66,3 17,6 65,5 19,2
Locataires de logement vide non HLM 5 062 22,0 13,4 21,0 15,3
Locataires d'un logement vide HLM 1 517 6,6 21,7 9,5 4,9
Locataires d'un logement meublé 279 1,2 28,1 1,0 18,0
Logés gratuitement 887 3,9 -35,6 3,0 -37,2
Ensemble des résidences principales 22 982 100,0 13,4 100,0 13,9

Ménages selon la catégorie sociale de la personne de référence
En % Vallée de la Drôme - Diois Référence Région
1999 2006 1999 2006 1999 2006
Source : Insee, Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation complémentaire)
Agriculteurs exploitants 4,8 4,1 3,6 2,9 1,3 1,1
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise 6,9 6,1 6,8 6,1 5,9 5,2
Cadres et professions intellect. supérieures 5,5 7,3 5,9 7,4 9,5 11,4
Professions intermédiaires 12,0 13,4 12,4 13,7 15,4 16,1
Employés 8,5 9,6 8,4 9,0 10,6 10,9
Ouvriers 20,7 17,9 22,7 20,8 20,3 18,2
Retraités 35,4 36,8 34,1 35,8 28,8 30,9
Étudiants et élèves 0,2 0,2 0,3 0,2 2,6 2,2
Autres inactifs 6,1 4,5 5,8 4,1 5,7 4,0
Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

Espace urbain et espace rural

Espace urbain et espace rural

Revenus annuels moyens et composition du revenu
En euros de 2007 Vallée de la Drôme - Diois Référence Région
2006 2007 2006 2007 2006 2007
Source : Insee, DGFiP - Impôt sur le revenu des personnes physiques et Revenus fiscaux localisés des ménages
Revenu annuel moyen par foyer fiscal 19 216 19 819 20 427 20 708 23 081 23 417
Foyer fiscaux non imposés (en %) 53,5 51,8 49,3 47,9 43,8 42,5
Revenu annuel par foyer fiscal imposé 30 185 30 732 30 735 30 783 33 054 33 189
Part des pensions et retraites dans le revenu fiscal (en %)
28,2
25,4
22,6

Agriculture et services, moteurs de développements

Le développement économique de la Vallée de la Drôme-Diois repose sur une économie à vocation à la fois agricole, tertiaire et sur le fort développement du secteur associatif. La Vallée de la Drôme, et plus encore le Diois, s'inscrivent dans une démarche de développement équilibré, soucieux de l'équilibre écologique, de la qualité, et reposant largement sur les services à la personne. L'enjeu consiste à valoriser le développement économique autour de la protection et de la valorisation des bio-ressources (en particulier l'utilisation durable de l'eau) et des éco-activités.
La part de l'emploi industriel est bien moindre dans le territoire (15 %) que dans la zone de référence (23 %) et qu'en Rhône-Alpes (19 %). Importance de l'agriculture et faible part de l'industrie caractérisent plutôt le Diois. En effet, la part de l'emploi agricole y est de 16 %, contre seulement 10 % en Val de Drôme, et inversement, l'industrie en Diois pèse 6 % contre 18 % en Val de Drôme. L'industrie est essentiellement localisée à l'ouest du territoire dans l'espace de confluence avec le Rhône, autour d'Allex et de Livron-sur-Drôme. Le Diois concentre un nombre d'emplois industriels très faible (environ 300 actifs en 2007) par rapport à la Vallée de la Drôme (2 500 actifs).
En 2007, les établissements de l'industrie emploient 2 800 salariés. 28 % d'entre eux (contre 16 % en zone de référence) travaillent dans l'agro-alimentaire, 15 % dans la plasturgie, et, vraie spécificité du territoire, 13 % dans la pharmacie, parfumerie et entretien (contre seulement 2 % en zone de référence). Cette dernière activité est directement liée à la transformation de la production agricole locale (plantes à parfum et plantes médicinales).
Marché du travail
15 ans et plus 1999 2006
Vallée de la Drôme - Diois Référence Région Vallée de la Drôme - Diois Référence Région
Source : Insee, Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation principale)
Actifs ayant un emploi 18 804 424 760 2 308 240 21 502 488 796 2 591 867
Dont salariés 14 819 350 709 2 017 413 17 250 412 739 2 282 587
Dont non salariés 3 985 74 051 290 827 4 253 76 057 309 280







Chômeurs 2 849 53 467 286 935 2 983 52 181 272 142
% chômeurs dans la population active 13,1 11,1 11,0 12,2 9,6 9,5

Un tissu associatif très important

Le poids de l'emploi dans les services est notablement plus fort dans la Vallée de la Drôme-Diois (67 %) que dans le territoire de référence (62 %). Ce phénomène est plus accentué dans le Diois (72 %) que dans la Vallée de la Drôme (65 %). Au sein même du tertiaire, le poids relatif des transports est important (6 % contre 4 % dans la référence).
Le fort développement des services à la personne, de l'administration, du tourisme contribue à renforcer le poids de l'économie présentielle. Majoritaire dès les années 1990, elle pèse pour 61 % de la main-d'œuvre en 2006, contre 57 % dans la zone de référence. Son poids est encore plus important dans le Diois (71 %) que dans la Vallée de la Drôme (58 %). La structure de la sphère présentielle par fonction est très proche de celle de la zone de référence pour les services de proximité (15 %), la santé-action sociale (13 %), le bâtiment (11 %), l'administration publique (11 %). Il faut noter cependant une importance plus grande de la fonction « culture-loisirs » (4 % contre 2 % dans le rural). La fonction « Agriculture » occupe un quart des actifs de la sphère non présentielle, plus que la fonction « Fabrication » (22 %).
Le secteur de « l'économie sociale et solidaire » regroupe 17 % des salariés du territoire, contre 12 % en zone de référence et 10 % en Rhône-Alpes. Ce secteur emploie plus de jeunes qu'ailleurs, 46 % de ses salariés ayant moins de 35 ans contre 39 % pour la référence. La Vallée de la Drôme-Diois présente un tissu associatif très fourni qui emploie 14 % des salariés contre 10 % dans la référence rurale.
Créations d'établissements
Période Vallée de la Drôme - Diois Référence
 Ensemble Évol. entre les 2 périodes (%) Évol. entre les 2 périodes (%)
Source : Insee, Sirene - Champ ICS
En 2008 377

Flux annuel moyen 2000-2002 225 + 56,9 + 52,5
Flux annuel moyen 2006-2008 353
Le territoire a une vocation touristique avec 75 lits touristiques pour 100 habitants, contre 40 dans la zone de référence. Il s'agit essentiellement d'un tourisme de résidences secondaires (71 % des capacités touristiques) et de campings (25 %). Avec près d'un logement sur cinq, la part des résidences secondaires est très élevée ; en comparaison, elle se monte à 12 % dans le territoire de référence. Elles sont plus particulièrement concentrées dans l'arrière-pays montagneux et le Diois, où leur part atteint 37 % de l'ensemble des logements. Pour les acteurs du territoire, le développement de l'attractivité touristique du territoire est important. Ils mènent en particulier des actions de promotion et aident la profession à s'organiser.

Les établissements de plus de 100 salariés au 31 décembre 2007

Les établissements de plus de 100 salariés au 31 décembre 2007

La précarité de l'emploi très présente dans le Diois

En 2006, la population active totale comptait 24 500 personnes dont 17 % sont non salariées alors que cette catégorie ne représente que 14 % des actifs dans la zone de référence. Cette part s'explique par le nombre important d'exploitants agricoles. Dans le Diois, plus isolé et plus rural, la part des non-salariés atteint 25 %. Ils ne sont que 16 % dans le Val de Drôme. Le quart des emplois salariés sont à temps partiel dans la Vallée de la Drôme-Diois contre un cinquième en référence rurale. Par exemple, plus de la moitié des emplois dans le secteur du tourisme sont à temps partiel (52 %).
Le territoire de la Vallée de la Drôme-Diois se caractérise également par une part importante de sa population aux faibles revenus. Plus d'un ménage sur deux (52 %) n'est pas imposable, contre 48 % dans la zone de référence, et 43 % pour la région Rhône-Alpes. Avec 19 817 euros en 2007, le revenu fiscal moyen est de 4 % inférieur à celui de la zone de référence et 15 % plus faible que celui de l'ensemble de la région. Une proportion bien plus importante de la population vit sous le seuil de pauvreté dans le territoire de la Vallée de la Drôme-Diois (18 % contre 14 % dans la zone de référence). Au sein du territoire, 23 % de la population vit avec de bas revenus dans le Diois, cette part étant inférieure pour le Val de Drôme (17 %) tout en restant très supérieure à la moyenne régionale.
Répartition de l'emploi par sphère d'activité en 2006

Vallée de la Drôme - Diois Référence %
Effectifs %
Source : Insee, Recensement de la population 2006 (exploitation complémentaire)
Activités présentielles 11 005 61,3 57,4
Activités non présentielles 6 933 38,7 42,6
Ensemble 17 937 100,0 100,0
Répartition de l'emploi par fonction en 2006

Vallée de la Drôme - Diois Référence %
Effectifs %
Source : Insee - Recensement de la population 2006 (exploitation complémentaire)
Conception, recherche 153 0,9 1,5
Prestations intellectuelles 308 1,7 1,9
Agriculture 1 815 10,1 6,5
Bâtiment 1 347 7,5 8,2
Fabrication 1 787 10,0 15,0
Commerce interentreprises 505 2,8 3,1
Gestion 1 582 8,8 9,8
Transport, logistique 1 613 9,0 8,6
Entretien, réparation 1 316 7,3 8,0
Distribution 1 334 7,4 7,7
Services de proximité 1 817 10,1 9,8
Éducation, formation 1 080 6,0 5,0
Santé action sociale 1 544 8,6 8,0
Culture loisirs 524 2,9 1,4
Administration publique 1 214 6,8 5,4
Ensemble 17 937 100,0 100,0

De nombreux déplacements domicile-travail dans la Vallée de la Drôme, beaucoup moins pour le Diois

Un tiers des actifs résidant dans le territoire va travailler à l'extérieur. Par catégorie sociale, ces navettes représentent 48 % des cadres, 43 % des professions intermédiaires et 36 % des ouvriers. Les employés sont, en nombre, moins nombreux à se déplacer pour aller travailler ; la part de ceux qui travaillent à l'extérieur du territoire est de 28 %. Pour les résidents du territoire allant travailler en dehors, la principale zone d'échanges pour les déplacements domicile-travail est l'aire urbaine de Valence. 4 200 personnes viennent du territoire pour y travailler, tandis que, dans l'autre sens, 1 500 actifs Valentinois travaillent dans la Vallée de la Drôme-Diois. Montélimar est la deuxième destination pour les flux domicile-travail, avec 600 actifs du territoire venant y travailler quotidiennement, pour seulement 340 montiliens actifs en sens inverse. À un niveau moindre, les flux significatifs restant concernent Privas, l'aire urbaine de Livron-sur-Drôme et Romans-sur-Isère. Le territoire est très contrasté en matière de navettes domicile-travail avec l'extérieur. Pour la seule Vallée de la Drôme, 59 % des actifs restent travailler dans le territoire. Dans le Diois, territoire encore plus autonome, cette part est de 85 %. Pour les flux entrants, 20 % des emplois sont occupés par des actifs résidant ailleurs. Il s'agit principalement de cadres (28 %), de professions intermédiaires (26 %) et d'ouvriers (27 %). Avec seulement 14 %, les employés sont moins représentés.
Déplacements domicile-travail
Ensemble des actifs (*) 1999 2006
Nombre % Nombre %
(*) Dans ce tableau, les actifs occupés sont pris en compte quel que soit leur âge (donc y compris les quelques actifs de 14 ans)
Source : Insee, Recensements de la population 1999 et 2006 (exploitation principale)
Actifs occupés (au lieu de résidence) 18 804 100,0 21 503 100,0
Résidant et travaillant dans la zone 13 275 70,6 14 231 66,2
dont résidant et travaillant dans la même commune 8 606 45,8 8 443 39,3
Travaillant en dehors de la zone 5 529 29,4 7 273 33,8





Emplois dans la zone (au lieu de travail) 16 330 100,0 17 996 100,0
Occupés par des actifs résidant dans la zone 13 275 81,3 14 231 79,1
Occupés par des actifs résidant hors de la zone 3 055 18,7 3 765 20,9





Nombre d'emplois / nombre d'actifs 0,87
0,84

Spécificité du tissu productif de la Vallée de la Drôme-Diois par rapport à la zone de référence en 2007

graph : Spécificité du tissu productif de la Vallée de la Drôme-Diois par rapport à la zone de référence en 2007

Une offre d'équipements meilleure dans la Vallée de la Drôme que dans le Diois

L'offre d'équipements et de services n'est pas homogène dans le territoire. La Vallée de la Drôme-Diois compte 16 communes pôles de services de proximité. 12 de ces communes sont localisées dans la Vallée de la Drôme (Allex, Aouste-sur-Sye, Bourdeaux, Crest, Eurre, Grane, Livron-sur-Drôme, Loriol-sur-Drôme, Mirabel-et-Blacon, Montoison, Saillans, Saou), et seulement 4 dans le Diois : Die, Chatillon-en-Diois, Lus-la-Croix Haute, Luc-en-Diois.

Pôles de services

Pôles de services


Le territoire compte quatre communes pôles de services intermédiaires ; trois d'entre elles se trouvent dans la Vallée de la Drôme (Crest, Livron, Loriol), tandis que Die est le seul pôle intermédiaire du Diois. L'unique pôle de services de la gamme supérieure du territoire se trouve à Crest. La population de la Vallée de la Drôme-Diois bénéficie d'une bonne desserte en termes d'équipements de proximité, à peu près équivalente à celle de la zone de référence.
La population du territoire est concentrée dans quelques communes qui correspondent au lieu d'implantation des services de proximité. Cela explique que 75 % de la population dispose d'un bureau de Poste pour seulement 18 % de communes équipées. De même, 76 % de la population dispose d'une supérette, pour 21 % des communes, 81 % de la population a une boulangerie, pour 28 % des communes. En matière de services et équipements de la gamme intermédiaire, le niveau d'équipement est globalement meilleur que pour la zone de référence. Quelques équipements font cependant exception : les magasins d'équipements du foyer et surtout les services d'aide aux personnes âgées (12 % de la population est couverte, contre 28 % pour la référence). En revanche, les temps d'accès sont moins bons pour 25 des équipements de la gamme intermédiaire qui en compte 27. En particulier, 23 % de la population réside à plus de quinze minutes d'un service d'aide aux personnes âgées (16 % dans la référence). L'offre d'équipements de la gamme supérieure est faible dans le territoire. Par rapport à la zone de référence, l'accessibilité à plus de la moitié des équipements de la gamme est dégradée. On relève même l'absence de certains équipements, particulièrement dans le domaine médical : pas d'hôpital psychiatrique, de centre de santé, d'établissement de santé de long séjour, de gastrœntérologue et de pédiatre. En termes de distance d'accès, la situation est également systématiquement au désavantage du territoire, par rapport à la zone de référence. 7 équipements sur 36 sont à plus de 30 minutes pour plus de 70 % de la population. Afin d'assurer un meilleur équilibre du territoire, les deux pôles de Die et de Crest pourraient œuvrer pour améliorer leur complémentarité.

Encadré

Eléments sur la fiscalité locale

Fiscalité locale en 2008

Vallée de la Drôme - Diois Référence
Produit euros/hab Produit (%) Produit euros/hab Produit (%)
Source : Insee, DGFiP - Recensement des éléments d'imposition

Vallée de la Drôme - Diois Référence Région
Source : Insee, DGFiP - Recensement des éléments d'imposition
Richesse fiscale par habitant (en euros) 549 639 762
Coefficient de mobilisation de la richesse fiscale 0,83 0,81 0,96
Degré d'intégration intercommunale (en %) 23,5 36,8 38,7
Taxe d'habitation 221 27,6 177 19,4
Foncier bâti 273 34,2 255 27,8
Foncier non bâti 21 2,7 20 2,2
Taxe professionnelle 283 35,5 463 50,6
Total des 4 taxes 798 100,0 915 100,0