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lundi 20 février 2012

L' OMS manipulée par l' industrie pharmaceutique...


L'OMS sous influence de l'industrie pharmaceutique
L'Organisation mondiale de la santé a-t-elle été manipulée par les grands laboratoires pharmaceutiques ? Depuis des mois, les conclusions d'un rapport consacré à la recherche sur les maladies négligées dans les pays en développement alimente les soupçons. Face à la menace d'un scandale, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, a annoncé le 20 janvier qu'une enquête était en cours et que l'immunité diplomatique des membres du groupe d'experts chargé de rédiger le rapport, serait s'il le faut, levée. Mais deux mois plus tard, il est toujours impossible pour les médias d'obtenir le moindre détail sur l'affaire.
Contactée par Le Monde, la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb répond que "le docteur Chan a promis qu'elle informerait les Etats membres des résultats de l'investigation lancée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra du 17 au 21 mai 2010." Quant au rapport final qui devrait être prêt le 13 mai, juste avant l'Assemblée, personne ne sait encore ce que sera son contenu, ni si les propositions qui semblent déranger la Fédération internationale des fabricants de médicaments (l'IFPMA) y figureront.
Tout a commencé, le 8 décembre 2009. Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la pandémie de grippe A (H1N1), un rapport confidentiel de l'OMS consacré aux maladies des pauvres, ces "maladies négligées" dont les grands laboratoires pharmaceutiques se désintéressent faute de pouvoir en tirer des profits, était mis en ligne par Wikileaks, site spécialisé dans les documents sensibles.
Ce rapport, rédigé par un groupe d'experts de l'OMS, et fruit de sept ans de réflexions, devait proposer des solutions pour remédier à cette situation qui se traduit par des millions de morts dans les pays en développement chaque année. En annexe de ce rapport de 111 pages "fuitaient" aussi quatre documents dont un étonnant mail rédigé le 1er décembre 2009 par la IFPMA qui compte parmi ses membres les plus gros laboratoires de la planète.
On y apprenait que l'IFPMA avait pu consulter en primeur le brouillon du rapport, reçu de manière "confidentielle", et faire ses commentaires. Dans un texte de deux pages, le lobby pharmaceutique passe en revue les bons et les mauvais points. Il juge ainsi problématique la proposition du Brésil d'instaurer une taxe sur les profits des industries pharmaceutiques censée rapporter 160 millions de dollars (120 millions d'euros) par an.
L'IFPMA s'interroge également sur la solution d'une "communauté de brevets", lancée par Unitaid, l'initiative internationale visant à faciliter l'accès aux traitements contre le sida par des financements innovants. Ce système permet une gestion collective des droits de propriété intellectuelle afin de faire baisser le prix des médicaments.

A la lecture de ces "fuites", la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet avait rédigé un éditorial au vitriol accusant le lobby pharmaceutique de "saboter le travail du groupe de travail de l'OMS", et affirmait qu'on ne devrait plus lui permettre "de rançonner les pauvres du monde."

Les commentaires de l'IFPMA auraient pu en rester là, si ce travail de lobbying n'avait pas été suivi d'effets, quelques semaines plus tard. Le 18 janvier 2010, lors d'une réunion à Genève du Conseil exécutif de l'OMS qui compte 34 représentants de pays, un rapport de synthèse de 19 pages était remis aux participants, reprenant seulement une petite partie des conclusions du rapport qui était sorti sur Internet. Exit la fameuse idée brésilienne d'une taxe sur les bénéfices des industries pharmaceutiques, supplantée par des mesures de financement traditionnelles. Disparues la plupart des mesures innovantes qui s'attaquaient au système de propriété intellectuelle tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
Depuis des années, les grands laboratoires pharmaceutiques expliquent que pour financer la recherche et le développement de nouvelles molécules, processus très coûteux, seul le système des brevets, qui permet de bénéficier pendant vingt ans d'un monopole sur un nouveau médicament, est optimal. Les partisans d'une rupture préconisent au contraire des mécanismes qui permettraient de séparer le problème des coûts de la recherche, de celui du prix des médicaments, et de réconcilier l'innovation et l'accès aux médicaments.
En découvrant ce rapport de synthèse épuré, certains experts de l'OMS sont sortis du bois. Dans un mail adressé le 16 janvier aux membres du Conseil exécutif, la sénatrice colombienne Cecilia Lopez Montano dit sa colère d'avoir été "utilisée pour légitimer un processus" auquel elle estime n'avoir pas pleinement participé comme la majorité de ses collègues experts. Elle raconte avoir assisté à deux réunions et avoir demandé que les questions liées à la propriété intellectuelle sur les médicaments soient discutées en priorité. "A ma surprise, j'ai constaté un grand empressement à éviter les discussions sur ces sujets", écrit-t-elle. Pour les ONG, le choc a aussi été grand. Thiru Balasubramanian de Knowledge Ecology International (KEI) attend la suite des événements. Sans se faire d'illusions. "Quand la fuite a eu lieu, il était impossible d'étouffer le scandale" estime-t-il.
Agathe Duparc
Maladiés négligées
Des pathologies délaissées
Les maladies négligées menacent plus de 400 millions d'individus dans le monde.Sur les 1 556 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1975 et 2004, seuls 21 (1,3 %) ont été mis au point pour des maladies tropicales et la tuberculose, alors qu'elles représentent 11,4 % des maladies dans le monde.
Leishmaniose viscérale (LV)
Deuxième parasitose mortelle après le paludisme, elle fait 500 000 nouveaux cas par an et menace 200 millions de personnes dans 62 pays.
Maladie du sommeilMortelle sans traitement, cette maladie menace 50 millions de personnes dans 36 pays en développement.
Maladie de Chagas
Due à un parasite, elle sévit en Amérique latine : 8 millions de personnes sont infectées et 100 millions y sont exposées dans 21 pays.
Ulcère de BuruliIl
"fait partie des maladies tropicales les plus négligées, alors qu'il peut être traité", selon l'OMS.
Un groupe de travail international de 23 experts
Le groupe de travail chargé de rédiger le rapport sur le financement de la recherche-développement - en particulier sur les maladies négligées - est composé de 23 experts, auxquels s'ajoute Philippe Douste-Blazy, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur le développement des financements innovants. Il a été créé en 2008 à la suite de travaux débutés en 2003. La version finale du rapport sera présentée en mai, à l'issue d'une consultation publique en ligne. Les Etats membres ont jusqu'au 5 avril pour présenter leurs remarques. Le rapport est consultable sur le site de l'OMS (www.who.int).

vendredi 30 décembre 2011

Noël en Juin...

Noël en juin
Il me suffit de jeter un œil par la fenêtre pour me demander quel est le sombre abruti qui a décidé qu'on fêterait Noël en décembre.
Franchement, pire moment de l'année pour une fête familiale, je ne vois pas. Il fait moche, il fait froid, les jours sont tellement courts qu'on n'a pas le temps d'aller d'un bled à l'autre, alors quand il s'agit de traverser la France pour y retrouver des membres épars d'une famille éclatée, c'est gravement n'importe quoi.En fait, l'idéal, ce serait de fêter Noël en juin.
Il fait beau, il fait chaud, les journées sont interminables et on pourrait se faire des brochettes à la plancha dans le jardin au lieu de se taper une bûche à la crème au beurre dans une pièce sombre et mal chauffée qui transpire encore la raclette de la veille. Sans compter que par une de ces collisions calendaires dont le hasard rieur des astres a le secret, l'année prochaine, Noël tombe juste après la fin du monde. Certes, les blagues ravageuses de l'oncle Norbert après le quatrième verre de Chartreuse ont quelque chose de délicieusement postapocalyptique, mais après une crise de civilisation et un effondrement économique total, on va tout de même avoir un peu de mal à se faire péter la sous-ventrière lors du traditionnel gavage orgiaque dégoulinant d’hypocrisie et de bons sentiments, sous les feux lancinants d'un sapin irradié à la mode de Fukushima.
Oui, bon, ce billet est un bon gros n'importe quoi que j'assume parfaitement, parce que sur ce chapitre précisément, du grand foutage de gueule qui fait du bruit pour qu'on ne s'entende pas pleurer, je trouve que nos éditocrates et nos médias couchés sont devenus des références orgasmiques et totalement indépassables. Juste comme ça, pour alimenter nos rires grinçants de fin d'année, l'idée grotesque et foncièrement réjouissante que pour pallier à la désertification médicale organisée de longue date, on enverra les pouilleux de la cambrousse se faire soigner chez le véto du coin. Je ne sais par pour vous, mais il y a dans cette fuite en avant dans le
portnawak le plus échevelé quelque chose qui touche au sublime, à l'absurde dérision que les Monty Python ont élevée au rang d'art. On a dépassé depuis longtemps le stade du fameux : plus c'est gros, plus ça passe! Aujourd'hui, c'est un peu comme si tout le monde était complètement blasé par la vertigineuse connerie ambiante. Même la surenchère du grotesque et du pathétique ne parvient plus à nous sortir de la torpeur un peu poisseuse d'une sieste digestive un peu pénible. C'est le festival aux mauvaises nouvelles et aux surenchères de petits maréchaux autosuffisants qui clament à s'en exploser les carotides qu'il faut encore et toujours plus serrer la vis, encore et toujours plus poursuivre sur la même pente des mauvaises solutions à des problèmes qu'on ne se posait pourtant pas.
Alors quoi ? Il faudrait en plus que je me casse le tronc à commenter doctement le merdier ambiant pour tenter d'y trouver du sens ? Machin à dit ça, bidule fait deux points de mieux dans des sondages qui ne représentent qu'eux-mêmes, les petites phrases, les combats des chefs, les cascades de chiffres qui ruissellent sur nos épaules pour toujours nous noyer dans le même refrain :
c'est la crise, c'est la crise, c'est la crise ; prépare ton dos, mon corniaud, tu es inscrit pour la prochaine charette des surnuméraires, mais en attendant, surtout, tiens-toi sage et prépare-toi à ton ultime devoir de petit soldat de l'apocalypse financière, en dilapidant chaque sou si misérablement arraché à la cupidité ambiante pour des fêtes clinquantes et sans signification.
L'autre jour, il m'a demandé, presque rituellement, comme chaque année :
qu'est-ce que tu veux pour ton anniversaire ?
Autrement dit, quel objet devra-t-il immoler sur l'autel du temps qui passe ?
Je lui ai juste dit :
ce que tu veux, pourvu que ce ne soit pas un objet.
Parce que je suis cernée par les objets, certains utiles, la plupart dérisoires et encombrants, les agents secrets du monde selon Ikéa, le moment arrive où il me faudra encore acheter un nouveau range-objets. Rationalité absurde de cet espace qui nous bouffe le temps.
Ce que je veux.
Finalement, telle est la question.
Ce que je veux vraiment.
Ce pour quoi je me lève, ce pour quoi je vis, j'écris, je ris et j'existe. Ce qui me fait avancer. Ce qui me fait vibrer.
Ce que je veux vraiment.
Non pas ce dont j'ai besoin, comme d'un pépin sous la pluie, non pas ce dont j'ai envie, comme d'un thé glacé une fin d'après-midi de juin, justement.
Ce que je veux vraiment.
Ce que nous voulons réellement.
Ce que je veux, c'est du temps. Pas du temps en plus, ça, on est tous plus ou moins logés à la même enseigne. Le temps d'une vie.
Non, ce que je veux, c'est du temps en mieux, du temps gagné sur les temps perdus.
Du temps pour nous.
Du temps pour aimer.
Du temps pour vivre.
Et c'est tout.
http://blog.monolecte.fr

dimanche 30 janvier 2011

Campagne publicitaire AREVA : L'épopée de l'énergie

Propagande nucléaire : bienvenue dans le monde merveilleux d’Areva
Pour fêter ses 10 ans, Areva, le géant français du nucléaire, a décidé de se faire plaisir. Et sans lésiner sur les moyens ! Depuis le 15 janvier, pas moins de 1.500 spots déferlent sur 30 chaînes de télé. Le contribuable français sera ravi d’apprendre qu’il participe à cet anniversaire. L’État, actionnaire à 90% d’Areva, met la main à la poche pour la diffusion de cette « nouvelle prise de parole publicitaire » (sic), qui a coûté la bagatelle de 15,5 millions d’euros.
15 millions d’euros, c’est le montant que « les candidats à l’élection présidentielle étaient autorisés à dépenser avant le premier tour » en 2007, rappelle le journaliste Hervé Kempf. De quoi s’assurer une belle autopromotion ! Les publicitaires d’Euro RSCG, l’agence en charge de la réalisation du clip, s’en sont donnés à cœur joie pour cette superproduction [1], digne du cinéma hollywoodien.
La vie made in Areva
En l’espace d’une minute, la caméra survole les voiliers de l’époque babylonienne poussés par le vent, les moulins à eau du temps des cathédrales, les locomotives à vapeur de la révolution industrielle, puis les puits de pétrole et stations essence américaines des années 1960. Les dernières secondes s’achèvent par un travelling sur un parc éolien off-shore, jouxtant une centrale nucléaire et une immense ferme solaire. C’est dans une ambiance survoltée, avec des jeunes dansant sur la terrasse d’un immeuble, que le spot conclut : « L’énergie est une histoire qui n’a pas fini de s’écrire. Continuons de l’écrire avec moins de CO2. »
Areva « donne du sens » à l’histoire
« Personne n’a jamais dit que le nucléaire est une énergie renouvelable », défend Jacques-Emmanuel Saulnier, directeur de la communication et porte-parole du groupe Areva. On a eu peur. Parce que c’est bien l’impression que donne ce spot publicitaire. En présentant l’épopée de l’énergie, Areva veut montrer le « progrès continu » de l’histoire. Une histoire, réécrite par Areva, dont le nucléaire serait un peu l’aboutissement…
Le film « permet de remettre en perspective, de donner du sens à l’histoire de l’énergie », affirme Jacques-Emmanuel Saulnier. Et aussi de montrer comment Areva s’insère dans cette histoire « en donnant une tonalité qui est tout sauf dramatique ». Car « l’énergie est un facteur de développement, c’est un facteur de prospérité, c’est un facteur de bien-être », martèle le directeur de la communication. Les populations de la ville minière d’Arlit au Niger, où Areva extrait de l’uranium et stocke des déchets radioactifs à l’air libre, et où le taux de contamination des eaux dépasse de 7 à 110 fois les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, apprécieront. Comment Areva peut-elle oublier ce genre de détail dans sa communication, qu’elle qualifie de « volontairement décomplexée » ?
« Ce film nous ressemble parce qu’il nous permet d’évoquer un sujet sérieux sans nous prendre au sérieux », explique Jacques-Emmanuel Saulnier. Ne pas se prendre au sérieux, quand on s’occupe de réacteurs nucléaires, ce n’est pas un peu dangereux ?
Bienvenue dans « l’hyperréalité » selon Areva !
« Pour extraire l’uranium, plus besoin de mineurs. Pas de travailleurs sous-traitants exposés à la radiation, ni de déchets radioactifs, et motus sur les rejets cancérigènes des centrales et de La Hague : c’est la vie rêvée made in Areva, lisse et aseptisée », s’énerve-t-on du côté du réseau Sortir du nucléaire. On imagine mal la jeunesse dorée représentée dans ce spot et trinquant entre amis, discuter déchets nucléaires et risques d’accidents.
Chez Areva, on explique avoir adopté pour cette dernière séquence du clip, représentant « aujourd’hui et demain », le style « hyperréaliste des jeux vidéo ». À l’inverse des plans des autres époques où l’on voit des gens au travail ou dans les rues, ici des jeunes dansent et font la fête sur le toit des gratte-ciels, dans l’insouciance la plus totale. Bienvenue dans « l’hyperréalité » selon Areva !
Plainte contre la « propagande massive » d’Areva
L’association Sortir du nucléaire vient de déposer une plainte devant l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), pour « dénoncer les manipulations induites par cette propagande massive », qui fait passer le nucléaire pour une énergie propre. L’enjeu ? Relancer le débat sur l’énergie. En 2009, les Verts avaient obtenu, après plainte auprès de l’ARPP, la suspension de la précédente campagne publicitaire d’Areva, « L’énergie au sens propre ».
Sophie Chapelle et Agnès Rousseaux
En réaction à la campagne d’Areva, le Réseau Sortir du nucléaire diffuse un spot parodique :