
Information Participative
Médias Citoyens Diois continu !
Retrouvez-nous sur notre nouveau site :
http://mediascitoyens-diois.info
samedi 9 novembre 2013
Gap : des manifestations de plus en plus stupides...

vendredi 18 octobre 2013
Vivre avec la nature ou contre la nature ?
Plusieurs organisations agricoles archi-réactionnaires, dont la FNSEA et des Chambres d'agriculture, demandent au gouvernement de sortir le loup des espèces protégées qui menace, selon eux, le pastoralisme et l'élevage de plein air en France.
dimanche 29 septembre 2013
Haut Diois : les camions tuent plus que le loup...
lundi 9 septembre 2013
La guerre aux bêtes a commencé...
mardi 26 février 2013
Les chiens divagants : 100 fois plus de problème que les loups...s
jeudi 6 décembre 2012
Ils crient au loup...
mercredi 21 décembre 2011
Espenel 26 : Un jeune loup percuté par un train...
L’animal a-t-il été percuté par un TER ou par le train Briançon-Paris ? Difficile à déterminer pour l’heure. Reste que ce loup a été découvert mercredi matin par des agents de louveterie, à proximité d’un passage à niveau situé à 500 mètres du village d’Espenel, dans le Diois.
Il s’agit d’un jeune mâle qui a été transporté au laboratoire départemental de la Drôme, pour y être autopsié.
Les analyses et prélèvements permettront d’en savoir beaucoup plus sur les habitudes du prédateur, et son implantation. Des analyses pour déterminer aussi et surtout son origine et son appartenance à l’une des meutes présentes actuellement sur l’arc alpin, notamment dans la Drôme comme dans les Hautes-Alpes.
On rappellera que c’est dans ce même laboratoire qu’avait été autopsié en 2008, un loup mâle de 38 kg. L’animal avait alors été percuté par un véhicule et retrouvé mort sur la Lacra (la voie rapide entre Romans et Valence).
« Il a été apporté mercredi dernier ici, par des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage alors que le” Réseau grands carnivores loup-lynx” avait été prévenu. Quelques heures seulement après avoir été percuté, mercredi dernier dans la matinée, par un train à hauteur de la commune d’Espenel » confie le docteur Arnaud Rème, directeur du laboratoire départemental de la Drôme. Le lendemain, il procédait à son autopsie. Elle confirmait que le décès du loup était survenu lors du choc avec le train.
Analyses génétiques en cours
« L’usure des dents, notamment, a permis de déterminer son âge. C’était un jeune mâle, âgé de 1 à 2 ans, pesant 22,8 kg. Aussi, ce loup ayant été retrouvé à Espenel, entre deux massifs (Vercors-Diois et Baronnies) laisse penser qu’il devait quitter sa meute pour en fonder une autre ».
Le docteur Arnaud Rème poursuit : « Différents prélèvements ont été effectués lors de l’autopsie. L’analyse du contenu stomacal a permis de déterminer qu’il s’était essentiellement nourri de grappes de raisin. Aussi, aucun parasite n’a été trouvé. Des analyses génétiques sont en cours pour, notamment, permettre de déterminer la provenance de ce loup. Toutes ces recherches augmentent nos connaissances sur la faune sauvage ». « Ici, nous travaillons avec le réseau “Sagir” pour la surveillance sanitaire nationale de la faune sauvage, et avec les vétérinaires pour de l’aide au diagnostic. Au sein du laboratoire, la “santé animale”, l’une de nos trois activités avec “l’environnement” et “l’alimentaire” nous permet de surveiller la pathologie de la faune sauvage » conclut Arnaud Rème.
MCD
mardi 12 avril 2011
Vercheny sur Drôme : Journée de la Terre, le Dimanche 17 avril 2011 : débat sur le retour du Loup...
Les animaux font partie de ces "oubliés de la géographie" (N. Blanc et M. Cohen, 2001). Même la biogéographie, qui a su replacer ses approches dans un cadre social et culturel, néglige le champ de la grande faune, ce qui est déploré par Paul Arnould (1994). Pourtant, nombre d’espèces animales posent des problèmes territoriaux, écologiques et socio-culturels. L’étude des grands prédateurs en France (ours, lynx, loup) est un cas d’école pour aborder les relations société / nature. Ses problématiques renvoient aux aspects politiques et conflictuels inhérents aux questions environnementales. Les territoires des zones rurales concernées, souvent marginales, sont l'objet d'une demande d’environnement qui parcourt toute la société mais qui n’est pas sans rencontrer des résistances. Les enjeux prennent souvent des formes plus complexes que la caricaturale opposition entre des ruraux a priori hostiles à la conservation de la nature et des citadins écologistes rêvant d’une nature sans hommes et soutenus par un État central.
L’ours (Ursus arctos), le loup (Canis lupus) et le lynx (Lynx lynx), encore largement présents sur le territoire français au XVIIIe siècle, ont quasiment tous disparu au milieu du XXe siècle, victimes de la chasse, du piégeage, de la destruction des milieux naturels et seuls quelques ours persistaient dans les Pyrénées. Depuis les années 1980, ils ont le statut d’espèce protégée (Convention de Berne), conforté par la directive Habitat de 1992 [2]. Si ces trois espèces ont fait leur retour en France dans des territoires aux caractéristiques proches, leur état de conservation et leurs dynamiques de croissance territoriale sont néanmoins distincts.
Après avoir abordé les conditions et le contexte du retour des prédateurs sauvages en France, nous verrons en quoi ces espèces emblématiques sont des analyseurs des évolutions de certains territoires et de notre société, puis nous ouvrirons sur les perspectives qu’offre leur conservation.
De leur disparition à leur retour, des animaux sans frontières
Les loups connaissent un meilleur sort que les ours, alliant croissance territoriale et des effectifs. Alors qu'ils avaient disparu du territoire du Parc national du Mercantour depuis près de 50 ans, deux canidés ressemblant à des loups y ont été aperçus lors d’un comptage de chamois et de mouflons en vallon de Molières en 1992. Environ six mois tard, après vérifications et tergiversations, la présence du loup est officiellement reconnue en France. S’agit-il d’une réintroduction, artificielle et donc aidée par l'homme, ou d’un retour naturel ? Un groupe de pression agricole tente de démontrer que l’espèce a été réintroduite mais une réapparition naturelle spontanée est la plus vraisemblable (encadré ci-dessous).
On profite du nom de la sous-espèce du loup italien "loup des Abruzzes" pour sous-entendre que les loups colonisateurs des Alpes françaises sont directement originaires de ces montagnes du cœur de l’Italie. Or ce massif est trop éloigné et les populations de loups discontinues ainsi que le montre cette carte d’expansion du loup selon le Groupe Loup Italie (regroupement d’experts du loup). En mars 2004, un loup italien renversé par une voiture près de Parme a été, après avoir été soigné, équipé d’un radio-émetteur puis relâché. Le dispositif de suivi indique qu’il avait, en novembre 2004, parcouru 400 km vers le nord-ouest, en direction des Alpes françaises et de la zone frontalière du Mercantour : une preuve supplémentaire du retour naturel du prédateur.
Cette dynamique de colonisation peut paraître surprenante. Cependant, le rythme de progression du loup est comparable à celui observé en Italie. De plus, de nombreux facteurs socio-territoriaux et écologiques favorisent cette colonisation dans les zones de montagne françaises particulièrement touchées par des modifications d'usage et par l'extension d'espaces peu perturbés par les activités humaines. Parallèlement, l’imposition des plans de chasse et les différents programmes de réintroduction du gibier ont contribué à reconstituer des populations de proies nécessaires au loup (chamois, mouflons, cervidés). Pour différentes raisons, ces territoires bénéficient fréquemment du statut d’aires plus ou moins protégées : réserves naturelles, parcs naturels régionaux, parcs nationaux, ce qui a pour effet d’accroître le degré de protection de l’espèce…
Géographe,
Docteur en Sciences de l’Environnement - Géographie
AgroParisTech - ENGREF, Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts
Enseignant, Lycée F. Villon, Beaugency (45)
tel : 06.65.36.66.46 / 02.38.52.07.92
voir une synthèse des travaux et la suite de ce texte :
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2006/3.htm
Télécharger la thèse : http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2006/popup/TheseBenham.pdf
vendredi 12 novembre 2010
Haut Diois : défendre les vrais éleveurs et la Biodiversité

Haut Diois,
Là-haut, dans le Diois, ils hurlent comme des Loups. Lundi soir, les seize éleveurs de Boulc et Glandage, dont sept ont subi des attaques ces derniers mois se sont réunis « pour évoquer la situation afin de faire face à sa gravité » témoigne Thomas Vernay, éleveur de chèvres cachemire dont le troupeau a été récemment victime d’une attaque “attribuée” au loup.
Il poursuit : « Aujourd’hui, il y a véritablement urgence à réagir. L’État doit prendre ses responsabilités. 56,7 % des bêtes tuées par le loup dans la Drôme l’ont été sur le massif de Boulc et Glandage. Aussi, nous avons décidé d’organiser une conférence de presse à Boulc le 15 novembre. Cette conférence a pour but de sortir du débat stérile pro biodiversité et anti loup. Elle sera menée uniquement par les éleveurs de Boulc et Glandage. En dehors des syndicats et des élus, tous anti loups par démagogie et électoralisme ».
Thomas Vernay, qui a « monté la garde ces deux dernières nuits dans une voiture, à côté du troupeau, en compagnie d’un autre éleveur » est « épuisé et scandalisé ».
L’éleveur de Glandage de constater, amèrement : « Un éleveur a déjà arrêté son activité suite aux attaques. Un autre a diminué de moitié son troupeau pour faire face à la situation. Nous sommes face à une impasse. Nous prenons la parole le 15 novembre parce qu’il est nécessaire que les principaux concernés soient au centre de la réflexion… ». « Rappelons que 800 000 éleveurs ont abandonné l’élevage de 1947 à 1990 (avant le retour du loup) avec le bénédiction et la cogestion agricole de la FNSEA, de la FNO et du CDJA et des éleveurs (les même qui gueulent ce jour) qui pensaient s’agrandir et bouffer leurs voisins, alors qu’ils se calment ces extrémistes. » avoue un vieil éleveur de Glandage.
Un petit groupe d’éleveurs, emmené par Jean Pierre Lamontellerie , (explications : l' éleveur a été traité d' extrémiste et même facho par le vieux éleveur, cette qualification crue dans sa bouche voulait dire plus probablement populiste irréfléchi que militant d' extrême droite, d' ailleurs une personne de Glandage nous faisait remarquer qu' il n' y pas de vote d' extrême droite à Boulc. ndlr, MCD ne colporte pas les rumeurs et ne fait pas sienne cette évaluation ) paysans éleveur à Ravel et Ferriers, veut manifester ce 15 novembre à Luc en Diois. Alors que l’on pensait les tensions retombées, certains se chargent de rallumer la guerre dans les campagnes. « Avec la bénédiction de quelques élus….la veille des élections cantonales. Période propices, s' il y en a, pour réfléchir ensemble à des solutions pérennes et partagées. » conclut le vieux éleveur ( nous ne donnons pas son nom, car le climat entretenu par les anti-loup est un appel au lynchage et la loi protège les sources).
Apis (Association Populaire d’Information Solidaire).
Note : Les « faux éleveurs » sont un concept crée par les agriculteurs eux même et repris par la Confédération Paysanne pour dénoncer les gros propriétaires qui raflent les subventions européennes au détriment des vrais paysans (Dans le genre en plus de milliers de grandes familles, on focalise souvent sur le prince de Monaco ou de Grande Bretagne grands bénéficiaires de la manne de Bruxelles). Mais aussi des grands propriétaires de têtes qui montent de la Crau ou des Bouches du Rhône sur nos pâturages avec 3000 ou 7000 bêtes et qui laissent se démerder des bergers, au avant poste des problèmes. Et enfin tous un tas de maquignons (on en connaît dans le Diois) qui achètent des bêtes en avril-mai pour toucher les primes et les vendent en octobre une fois descendues des estives… Loin de dénoncer les vrais éleveurs cette catégorisation quasi de « classe » loin d’être péjoratif pour les petits paysans et une vérité que certains veulent occulter, comme la FDSEA, pour défendre les gros exploitants agricoles grâce à la manipulation des petits paysans depuis 1947. Il serait aujourd’hui intéressant pour les paysans d’éviter un amalgame qui les dessert. APIS