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samedi 9 novembre 2013

Gap : des manifestations de plus en plus stupides...



Gap : cent agriculteurs et éleveurs contre le loup…Près de 100 agriculteurs et éleveurs, coiffés de bonnets noirs, ont manifesté vendredi matin...Le vieux monde arc-bouté sur ces prébendes   s’en prend à la nature et à la vie sauvage.
Près de 100 agriculteurs et éleveurs, coiffés de bonnets noirs, ont manifesté vendredi matin dans les rues de Gap (Hautes-Alpes) pour demander la révision de la Convention de Berne qui protège le loup. Cette manifestation s’est déroulée une semaine après une double attaque imputée au loup sur la commune de Prunières près du lac de Serre-Ponçon, où 90 bêtes auraient été tuées en  tombant dans un ravin.
«C’est l’attaque de trop. Nous voulons être entendus», a déclaré Sandrine Hauser, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles des Hautes-Alpes (FDSEA), une structure des plus archaïque de France. «Nos ancêtres se sont battus pour les enlever», «éleveurs en deuil», pouvait-on lire sur les banderoles.
«Stupidité et incompréhension des agriculteurs»
Cette nouvelle génération d’éleveurs n’a jamais connu le loup, exterminé par quelques fanatiques du poison et du fusil jusqu’au dernier en 1947. Anciens et jeunes paysans ne perçoivent pas cette exaspération ni ce fanatisme comme une valeur pour le monde rural de demain, qui devra être en négociation voire en harmonie avec la société. 80% des français sont favorable à laisser le loup en paix, et ce ne sont pas des citadins élitistes et déconnectés ; mais bel et bien des ruraux des Alpes qui aiment leur montagne et y sont nés. « Les plus fanatiques sont des arrivés dans nos territoires depuis 50 ans et qui veulent imposer leur lois, on leur à fait de la place pour s’installer et maintenant ils sont plus furieux et intolérants que nous, les anciens. Il ne savent pas ce que c’est l’intolérance et cet irrespect de la vie » explique ce paysan de Vassieux en Vercors. Un pays où l’on sait de quoi on parle.  
Des élus du département, démagogie oblige, également coiffés d'un bonnet noir, s'étaient joint à la manifestation. «Le loup n’est pas compatible avec le pastoralisme», a estimé Jean-Yves Dusserre, président UMP du conseil général des Hautes-Alpes.
«Quand on dépasse les bornes, les pouvoirs publics doivent prendre la mesure de la détresse des agriculteurs», a ajouté le député-maire PRG des Hautes-Alpes, Joël Giraud. Les manifestants se sont rendus devant les bureaux de la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN).
Des oeufs ont été jetés sur la façade du local et trois carcasses de brebis ont été découpées et déposées devant l'entrée, a constaté notre correspondant. La manifestation s’est dispersée dans le calme entre 11h et midi. Après il y a l’apéro quand même…A quand une belle manif contre les sapins ou la neige ?
Paul Brénat pour MCD

vendredi 18 octobre 2013

Vivre avec la nature ou contre la nature ?



Des agriculteurs ne veulent plus du loup comme espèce protégée.
Plusieurs organisations agricoles archi-réactionnaires, dont la FNSEA et des Chambres d'agriculture, demandent au gouvernement de sortir le loup des espèces protégées qui menace, selon eux, le pastoralisme et l'élevage de plein air en France.
Alors que les troupeaux sont descendus des alpages…
La FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA) et la Fédération nationale ovine (FNO) «demandent aux ministres de l’Écologie et de l’Agriculture d’ouvrir le dossier du statut du loup afin qu’il soit rapidement sorti des espèces protégées, tant dans le cadre de la convention de Berne que de la directive habitat de l’Union européenne», écrivent-ils dans un communiqué publié mardi. Chose impossible puisqu’il s’agit de Traité Européen ou Internationaux.
Ils exigent ( ben voyons, la démocratie on s’en fou !) en outre «de l’État qu’il mette tout en œuvre pour la réalisation effective de tirs de prélèvements, avant la fin de l’année 2013, pour aller jusqu’au plafond de 24 loups, conformément à l’arrêté du 16 mai 2013». Alors que 12 sont déjà morts, tués par des chasseurs en toute illégalité.
«Ces tirs doivent être effectifs; y compris pendant la période d’enneigement; y compris dans les cœurs de parcs nationaux qui sont aujourd’hui des lieux de non droit en matière de régulation des prédateurs», poursuivent-ils. La notion de Parc Naturel leur échappe totalement, ainsi que l’opinion de 80% des français favorable à la préservation de la Biodiversité et du loup. Ce fanatisme individualiste et égotique ne sont plus passager, mais une réelle maladie professionnelle.  
«Il faut sécuriser juridiquement ces prélèvements, notamment dans le cas où ils sont réalisés avec le concours des chasseurs dans le cadre de battues encadrées», selon ces organisations, qui dénoncent le «flou juridique» entourant les arrêtés préfectoraux illégaux pris dans les quelques départements concernés.
Les ministères de l’Écologie et de l'Agriculture ont présenté en février un plan loup, qui encadre la protection de cet animal protégé, mais prévoit les conditions permettant d'en abattre dans certaines zones en cas de menaces avérées pour les troupeaux. Très encadré.
L'un des arrêtés fixe à 24 le nombre maximum des loups, dont l'abattage pourra être autorisé à 24 pour la période 2013-2014, contre 11 pour 2012-2013. Entre 2008 et 2012, seulement sept loups ont été tués.
Revenu naturellement au début des années 1990 dans les Alpes, le loup est en croissance en France (il y en a 250 aujourd'hui, fin 2013), d'où une augmentation des attaques sur les troupeaux d'ovidés (5.848 bêtes tuées en 2012, contre 4.920 en 2011 et 2.680 en 2008). Alors que les chiens divagants ou laissés sans surveillance sont responsables de 200 000 bêtes tuées. Mais là aucune levée de bouclier. Le pactole n’est pas aussi juteux, et surtout les fautifs courent toujours…
AgencePresseLibertad (APL)

dimanche 29 septembre 2013

Haut Diois : les camions tuent plus que le loup...



Beaurières : plus de 150 moutons périssent dans l’accident d’un poids-lourd
Un semi-remorque, immatriculé dans les Alpes de Haute-Provence, transportant plus de 400 moutons s’est renversé sur la D993 dans la montée du Col de Cabre en direction de Beaurières .
Le véhicule spécialement aménagé pour le transport des ovins sur trois niveaux, arrivait du plateau de Beure au col du Rousset où il avait chargé les brebis, appartenant à un propriétaire de Manosque, qui avaient passé l’été en estive sur le plateau du Vercors, et se dirigeait vers les Alpes de Haute-Provence.
Les portes arrière du véhicule ont été découpées pour permettre de libérer les brebis et sortir celles qui sont mortes étouffées, qui ont été dégagées à l’aide d’une tractopelle. Les sapeurs-pompiers de Luc-en-Diois, Die, Saint-Nazaire-le-Désert et Aspres-sur-Buech et ainsi que des spécialistes de la Drôme du sauvetage des animaux, sous le commandement du lieutenant Ferréol de Die, ont été mobilisés pendant plus de 3 heures.

lundi 9 septembre 2013

La guerre aux bêtes a commencé...



La guerre aux bêtes   (José Bové monte encore au front)
Je l’ai assez dit ici : j’aime bien José Bové, que je ne suis pas loin de considérer comme un ami. Je le connais depuis un quart de siècle, ce qui signifie que je l’ai rencontré bien avant le démontage du McDo de Millau, qui a fait sa célébrité. Mais comme, en outre, je me vante de ne pas respecter la hiérarchie sociale, fût-elle médiatique, je n’ai jamais hésité à ferrailler contre lui. C’est ainsi, ce ne sera jamais autrement. Et sur la question du Loup, José Bové montre à mes yeux qu’il n’est pas un écologiste au sens que je donne en tout cas à ce mot. Je sais que les définitions ne manquent pas, ce qui crée une immense confusion des esprits, mais la mienne ne changera pas. En attendant, en espérant le jour où nous aurons inventé un mot nouveau, je me répète : José Bové n’est pas un écologiste.
Cette fin d’été est marquée par une nouvelle levée de boucliers dans la région même où s’illustra, au 18ème siècle la Bête du Gévaudan : entre la Lozère et la Haute-Loire actuelles. Une manifestation d’éleveurs, rassemblée par la FNSEA, vient d’avoir lieu à Langogne, là où j’ai pêché jadis à la mouche - nul n’est parfait - quelques truites aussitôt cuites au feu. Jusque-là, rien d’étonnant. Une manifestation de plus, pour dire que le pastoralisme est incompatible avec l’élevage de brebis. Sauf que Bové s’est senti obligé de soutenir à distance, occupé qu’il était à participer aux Journées d’été d’Europe Écologie, à Marseille. Déclaration au quotidien Le Midi Libre  le 24 août : « Un loup s’est fait écraser à l’entrée de Millau en février. Ses congénères peuvent désormais arriver sur le rayon Roquefort. Il faut envisager une législation renforcée pour protéger les territoires ruraux et d’élevage. Le tir est la seule solution à certains endroits. On a vu que les mesures mises en place ne suffisaient pas. Soit on met l’homme et le maintien des paysans comme une priorité, soit on met le loup et ça veut dire que l’espace disparaît. On aura des animaux hors sol à l’intérieur pour permettre au loup d’être sur l’espace ». (Merci à Érick de m’avoir envoyé la copie).
Il ne s’agit pas même de polémique : l’homme prime. Selon Bové, Le loup fait disparaître l’espace par un coup de baguette magique, car cet espace, c’est celui des humains, et il faut choisir. Eux ou nous. L’Homme ou la Bête, ritournelle des civilisations humaines depuis des milliers d’années. Comme le raisonnement de Bové s’applique fatalement ailleurs, on voit où l’on irait si l’on retenait son point de vue. Partout où l’animal gêne les activités économiques, il doit disparaître. Et comme tel est le cas de l’Afrique à l’Asie, des Amériques jusqu’en Océanie, en passant par la vieille Europe, il doit disparaître partout. Dans les mers y compris, car le requin ne sabote-t-il pas les efforts de l’industrie du surf ?
Bon. José Bové est selon moi un environnementaliste. Ce qui importe réellement, c’est ce qui entoure, « environne » le roi des animaux, c’est-à-dire l’homme. C’est un courant, assurément puissant, mais qui n’a jamais été le mien. Quand j’entends le mot « environnement », si je le peux, je passe mon chemin. Un écologiste, à mon sentiment, considère l’ensemble, les interdépendances, la beauté et la nécessité de chaque espèce. Et dans ce vaste tout, l’homme n’est jamais qu’un élément, certes décisif, mais qui doit composer, partager, céder, éventuellement reculer. L’écologie est donc bien un acte de rupture mentale considérable, pour la raison que l’homme n’a cessé d’avancer, d’occuper les espaces, de ruiner un à un  les territoires conquis. Je vois bien ce qu’une telle vision a d’invraisemblable sur une Terre désormais surpeuplée [oui, je crois que la Terre est surpeuplée, mais oui,  je compte bien défendre la vie des hommes existants ] mais enfin, je n’en ai aucune autre à ma disposition.
Pour en revenir au Loup, j’en ai marre d’entendre tant d’abrutis d’ici ou là opposer une poignée d’urbains dégénérés, ignorants autant qu’indifférents, aux si braves habitants des montagnes, courageux bien sûr, lucides et réalistes de surcroît. J’en ai simplement marre de cette absence de pensée, qui habille si mal la défense d’intérêts personnels. Pas de malentendu ! Je comprends que des éleveurs de brebis ne supportent pas la présence du loup. Et même qu’ils réclament son éradication. Mais la marche d’une société ne peut être l’agrégat des revendications de tous les groupes et de chaque individu. Nous sommes collectivement malades d’une exacerbation de l’individualisme, fondement hélas des sociétés modernes. Il y a deux siècles, la proclamation de l’individu était une émancipation. Aujourd’hui, étendue jusqu’au délire par les publicités au service de la marchandise et de la consommation perpétuelle, elle n’est plus que terrifiante régression.
Oui, les éleveurs doivent être entendus. Mais, oui, la société doit dire que la défense de la biodiversité est une valeur supérieure, qui s’impose à tous. Ayant affirmé cela avec force, elle doit - nous tous devons - proposer un pacte national pour la coexistence avec les grands prédateurs, qui sont ici chez eux. Ce pacte consisterait en des droits pour tous, animaux compris, et des devoirs pour les humains. Des devoirs pour nous, car sauf grave erreur, c’est bien nous qui commandons. Et qui tuons les brebis par millions. Et qui tuons au gaz neurotoxique les enfants de Damas aujourd’hui. Après ceux d’Halabja en 1988, grâce aux Mirage français fournis à l’excellente armée irakienne. Après tant d’autres. Avant bien d’autres.
Défendre les loups présents en France est un acte évident de civilisation.
Fabrice Nicolino
le 27 août 2013

mardi 26 février 2013

Les chiens divagants : 100 fois plus de problème que les loups...s



Deux chamois tués par des chiens errants…
La bête a été retrouvée à quelques dizaines de mètres de la carcasse d’un deuxième animal. Un labrador et un berger allemand, tous deux errants, seraient à l’origine de l’attaque.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une personne a assisté à la scène...
Si le loup est souvent pointé du doigt pour ses attaques sur le cheptel ovin ou sur le gibier, les chiens errants ont également leur part de responsabilité, comme semble en témoigner l’incident qui s’est déroulé à hauteur du col des Prés.
Dans la nuit de samedi à dimanche à 5 h 30, un employé de la patrouille des routes du Conseil général a assisté à l’attaque d’un chamois par deux chiens : l’un de type labrador noir, l’autre de type berger allemand. La bête a été découverte à quelques dizaines de mètres de la carcasse d’un deuxième animal. Des chiens en divagation qui se seraient attaqués à des animaux affaiblis. Actuellement, les conditions climatiques particulièrement rigoureuses conduisent la faune sauvage à se rapprocher des zones habitées.
« Cet incident agace tout particulièrement les présidents des associations communales de chasse agréées de Thoiry et d’Aillon-le-Jeune, d’autant que ce genre de problème ne serait pas une première et que la divagation des chiens était connue », précise Denis Sevezen, lieutenant de louveterie attaché au territoire.
Le propriétaire s’expose à une contravention de 750 €
Même constat sur la commune de Montaimont, située dans le canton de La Chambre. Plusieurs chevreuils égorgés ont été retrouvés près de maisons, et des chiens errants vus en train de courir après le gibier.
« Les chiens errants peuvent être capturés et mis fourrière. S’il a causé des dommages à la faune sauvage, son propriétaire s’expose à une contravention de 750 € et éventuellement à des dommages et intérêts », indique le lieutenant de louveterie. Dans les cas les plus graves, les agents de l’État sont autorisés à les abattre sans autre forme de procès.
Nota 1 : Le bétail tué par le loup  est correctement indemnisé
En cas de prédation, lorsqu’il n’est pas possible de certifier  la responsabilité d’un prédateur autre que le loup (un chien  par exemple), le doute est au bénéfice de l’éleveur. L’Etat  parle de " loup non exclu " et indemnise l’éleveur pour chaque animal tué.  (17,18)
Nota 2 : Les brebis meurent surtout d’autres causes
Depuis dix ans, le total de pertes attribuées au « loup non exclu » est de  2 500 à 4 500 ovins par an (17), soit au maximum 0,6% par an du cheptel présent dans les secteurs concernés (700 000 brebis (15)). La mortalité hors loup est infiniment supérieure : au moins 3 à 7% par an pour les brebis et 10 à 15% pour les agneaux (3,7) ! Maladies, parasitisme, chutes ou disparitions dans les estives, chiens divagants... causent la perte d’un millier de moutons par jour en France.
Saviez-vous que chaque année en France...
400 000 à 500 000 ovins de réforme sont  envoyés à l’équarrissage !
Oui, ce nombre gigantesque de moutons  qui n’entrent pas dans le circuit de  consommation est tout simplement  détruit, incinéré.
(1,15).
Sources :
- (1) AGRESTE (2012). Statistique agricole annuelle 2010-2011.
Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.
http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/saa2012T9a.pdf
- (2) Beaufort F. (1987). Encyclopédie des Carnivores de  France. Fascicule 1 : Le loup en France. Société Française  pour l’Etude et la Protection des Mammifères.
- (3) Benoit M. & Laignel G., Institut National de la Recherche
Agronomique. Méthodologie d’élaboration des résultats  technico-économiques en élevage ovin allaitant. Illustration  en France, en zone de plaine et de montagne. Options méditerranéennes, série A, n°70, page 64.
- (4) Benhammou F. (2003). Les grands prédateurs contre  l’environnement ? Faux enjeux pastoraux et débat sur  l’aménagement des territoires de montagne. Le courrier de  l’environnement de l’Institut National de Recherche Agronomique n° 48, p 5-12.
http://www.inra.fr/lecourrier/wp-content/uploads/2012/01/C48Benhammou.pdf
- (5) Benhammou F. (2007). Crier au loup pour avoir la peau de l’ours - Une géopolitique locale de l’environnement à travers la gestion et la conservation des grands prédateurs en France. Thèse de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et forêt.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/breves/2006/popup/TheseBenham.pdf
- (6) Bugeaud N. (2011). Le retour du loup en France – Conséquence sur l’activité professionnelle des éleveurs-bergers et les répercussions sur leur état de santé. Mémoire pour l’obtention du diplôme de médecine agricole, Institut National de Médecine Agricole.
http://www.inma.fr/files/file/diplome/dip_mem/dip_mem_2011_08_bugeaud.pdf
- (7) Chambre d’agriculture Ariège. Quelques systèmes types
ovin-viande en Midi-Pyrénées.
- (8) Durant T. (1999). Pastoralisme ovin durable et retour du loup. Rapport de Mission, DIREN Rhône-Alpes-DDAF Savoie.
- (9) Espuno N. (2004). Impact du loup (Canis lupus) sur les ongulés sauvages et domestiques dans le massif du Mercantour. Thèse de l’Université de Montpellier II.
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/THESE-espuno.pdf
- (10) Evin M. (2005). Les effets du surpâturage dans les Alpes du sud : impacts sur la biodiversité et la torrentialité. La voie du loup n° 22 : dossier pastoralisme et biodiversité, France
Nature Environnement.
http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/documents.html
- (11) FERUS (2009). Une croissance faible de la population de loups en France ? Des pistes pour évaluer les pertes illégales.
http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2009/04/Ferus__estimation_du_braconnage_des_loups__6_avril_2009.pdf
- (12) Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural 2007-2013, volet régional Rhône-Alpes du Programme de Développement Rural Hexagonal, p 185.
http://feader.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/mesure_323_C1_cle836511.pdf
- (13) Institut de l’élevage (2008). Chiffres clés de la production ovine lait & viande
http://www.inst-elevage.asso.fr/spip.php?article15984
- (14) Institut de l’élevage (2010). Panorama des systèmes d’élevages ovins viande pastoraux du sud-est de la France.
http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/panorama-des-systemes-delevages-ovins-viande-pastoraux-du-sud-est-de-la-france-dossier-de-10-cas.html
- (15) Institut de l’élevage (2012). Chiffres clés de la production ovine lait & viande
http://idele.fr/domaines-techniques/economie-des-filieres/analyse-des-filieres/publication/idelesolr/recommends/chiffres-cles-2012-des-productions-ovines-lait-viande.html
- (16) Landry J.-M. (2001). Le loup - biologie, mœurs, mythologie, cohabitation, protection. Editions Delachaux&Niestlé.
- (17) Le site de l’Etat consacré au loup.
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?rubrique29
- (18) MEEDDAT & MAP. Plan national sur le loup 2008-2012 dans le contexte français d’une activité importante et traditionnelle d’élevage
http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plan_loup_2008_2012.pdf
- (19) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Connaître les espèces. Le Chevreuil. Le Cerf. Le Sanglier. Le Chamois et l’Isard. Le Mouflon méditerranéen.
http://www.oncfs.gouv.fr/Connaitre-les-especes-ru73
- (20) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Connaître les espèces. Le Loup.
http://www.oncfs.gouv.fr/Connaitre-les-especes-ru73/Le-Loup-ar636
- (21) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2011). Le réseau « ongulés sauvages ONCFS-FNC-FDC » et le  suivi de la progression numérique et spatiale de ces espèces  en France.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/file/mammiferes/ongules/reseau_ongules_sauvages_oncfs_fnc.pdf
- (22) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Au menu du loup : un bilan du régime alimentaire dans différentes meutes de France. Bulletin Réseau loup n°27, p 8-10.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Bulletin_Reseau_Loup_27.pdf
- (23) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Mise à jour des estimations d’effectifs de la population française. Bulletin Réseau loup n°27, p 11-12.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Bulletin_Reseau_Loup_27.pdf
- (24) Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
(2012). Tableaux de chasse ongulés sauvages saison 2011-2012, bulletin Faune sauvage.
http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/file/mammiferes/ongules/tableau/FS296_tableaux_chasse_ongules.pdf
- (25) Parc National des Ecrins (1999). Pratiques agri-environnementales dans le PNE : effets sur les exploitations agricoles et les milieux. PNE-CERPAM-Chambre d’agriculture des  Hautes-Alpes-CEMAGREF.
- (26) Randon M. (2011). Analyser et comprendre l’impact du loup (Canis lupus) sur les populations de cervidés dans le  département de la Drôme. Mémoire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Montpellier.
- (27) Rayé G. (2005). Pastoralisme et biodiversité : la grande  confusion. La voie du loup n° 22 : dossier pastoralisme et  biodiversité, France Nature Environnement.
http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/documents.html
9
- (28) Vignon V. (2007). Réflexions sur le pastoralisme et les milieux naturels de montagne. Ferus, Gazette des grands prédateurs n° 22, p 17-21.
http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2007/07/pastoralisme-biodiversite-gazette-grands-predateurs-23.pdf
- (29) Wedlarsy R. (2005). Le retour du loup (Canis lupus).
Interactions avec l’élevage ovin et implications socio-économiques. Thèse pour le doctorat vétérinaire. Ecole nationale vétérinaire d’Alfort.
http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=760
- (30) Wooding A. (2004). Sensibilité face aux attaques de loups : confrontation entre un modèle de sensibilité théorique (CEMAGREF) et sensibilité observée (attaques de loups). Rapport de stage Master 1, Université Joseph Fournier de Grenoble-Alpes/ Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.
Des centaines d’associations préservent la Biodiversité :
Animal Cross
BP 55 - 4 rue Charles de Gaulle, 64110 La Poste Jurançon
Mail : contact@animal-cross.org / Site web : www.animal-cross.org
Association pour la Protection des Animaux Sauvages
BP 505 - 26401 Crest Cedex
Tél : 04 75 25 10 00 – Fax 04 75 76 77 58
Mail : info@aspas-nature.org / Site web : www.aspas-nature.org
Ferus
BP 80104 - 13718 Allauch Cedex
Tél : 04 91 05 05 46
Mail : ferus@ferus.org / Site web : www.ferus.fr
France Nature Environnement
Réseau Nature et Biodiversité, 8 rue Adèle Riton, 67000 Strasbourg
Tél : 03 88 32 91 14
Mail : nature@fne.asso.fr / Site : http://loup.fne.asso.fr
Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères
c/o Muséum d’Histoire Naturelle - Les Rives d’Auron, 18000 Bourges
Tél : 02 48 70 40 03
Mail : sfepm@wanadoo.fr / Site web : www.sfepm.org
Société Protectrice des Animaux
39 boulevard Berthier, 75847 Paris cedex 17
Tél : 01 43 80 40 66
Site web : www.spa.asso.fr
Ligue pour la Protection des Oiseaux Rhône-Alpes
32 rue Ste Hélène, 69002 Lyon
Mail : rhone-alpes@lpo.fr
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature
77 rue Jean Claude Vivant, 69100 Villeurbanne
Tél : 04 78 85 97 07
Mail : coordination@frapna.org / Site web : www.frapna.org
Groupe d’Etude des Mammifères de Lorraine
Parc Sainte-Marie, Avenue du Maréchal Juin, 54000 Nancy
Mail : contact@geml.fr / Site web : www.geml.fr
Ligue pour la Protection des Oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur
Villa Saint-Jules, 6 avenue Jean Jaurès, 83400 Hyères
Tél : 04 94 12 79 52
Mail : paca@lpo.fr / Site web : http://paca.lpo.fr

jeudi 6 décembre 2012

Ils crient au loup...

A Die, quelques éleveurs ovins et caprins se sont rassemblés ce mardi devant la sous préfecture pour manifester et crier "stop au loup". Ils sont été reçus par Guillaume Thirard, sous-préfet de Die auquel ils ont remis une pétition. 


(Photo : Dans le Haut-Diois, l’appétit des loups n’en finit plus d’exaspérer les éleveurs. DR)
Dans le Haut-Diois, l’appétit des loups n’en finit plus d’exaspérer les éleveurs. À son tableau de chasse cette année : 276 têtes. « Sans compter les 30 brebis jamais retrouvées lors de l’attaque de Val-Maravel en milieu d’année, » coupe Micheline Falcon, éleveur aux Près. Cette année, le loup a beaucoup plus sévi qu’en 2011, c’est une certitude ! Résultat : les éleveurs n’en peuvent plus ! »
Pour crier leur colère et leur désarroi, ils manifesteront ce matin devant la sous-préfecture de Die pour (re) dire tout le mal qu’ils pensent du canidé. « Nous voulons lui dire aussi que nous sommes contre le projet de zonages du Plan Loup 2013. On veut aussi obtenir plus facilement l’autorisation des tirs de défense (autorisations individuelles accordées aux éleveurs pour protéger leur troupeau), rajoute Micheline Falcon. Trop souvent, on entend dire que l’on touche des indemnités pour chacune des bêtes tuées. « Indemnisés, voilà ce que l’on entend trop souvent. Mais alors pourquoi de nombreux éleveurs font leur valise les uns après les autres ? Et vous ne pensez pas que les éleveurs sont attachés à leur bête ? » S’agace l’éleveuse en faisant allusion aux pro-loups, coupables selon elle de ne pas raconter la réalité de leur métier.
Ce matin, ils réclameront des mesures plus radicales en déposant une pétition au sous-préfet qui rassemble plus de 500 signataires. ”Nous insistons sur le fait que nous ne demandons pas l’extermination des loups, mais leur transfert systématique dans des parcs animaliers où ils seront soignés” dit le texte de la pétition.
Micheline Falcon, elle, va plus loin : « L’État a favorisé l’implantation du loup, c’est désormais à lui de trouver les solutions pour l’éradiquer. Nous, éleveurs, on ne veut pas mourir en silence. »
Julien COMBELLES, le 04/12/2012 pour le Dauphiné Libéré.


Abattre le maximum de loups !
Le loup sacrifié par l’Etat ?
L’association nationale Ferus, spécialisée dans la défense des grands prédateurs, s’insurge contre l’orientation que semble prendre le gouvernement à l’issue de la dernière réunion du Groupe National Loup du 16 octobre 2012 à laquelle elle a participé.
En effet, après de nombreux exposés relatifs au suivi de la population de loups, à l’évaluation des moyens de protection, à un historique sur l’indemnisation des dommages, sans compter les retours d’expérience sur l’efficacité des moyens de protection, Ferus s’étonne que seules des mesures à sens unique et anti-loups nous aient été proposées dans la cadre du prochain Plan d’action national sur le loup.
Nous rappelons que le plan loup va expirer fin 2012 et qu’il en est attendu un nouveau pour 2013/2017. En effet nous avons eu droit à une communication de deux inspecteurs généraux, l’un de l’agriculture, l’autre de l’environnement, qui ne laisse présager rien de bon quant à son contenu futur.
Il s’est agi d’une litanie de mesures destinées à freiner la progression de l’espèce en augmentant le nombre de loups à prélever et en territorialisant les quotas. Egalement en projet, la généralisation des tirs à la carabine par les éleveurs tout en renforçant les tirs par des spécialistes. Enfin, on nous propose scandaleusement d’autoriser les tirs dans les zones centrales des parcs nationaux sous prétexte que la prédation serait trop forte donc, en clair, de faire disparaître les sanctuaires de protection de la nature qu’ils sont censés être. Puisque la protection ne leur semble pas être possible nous proposons donc, à l’inverse, de supprimer totalement l’élevage dans ces zones désertes qui ne représentent que 0,5 % du territoire national. Ceci afin de lutter contre le surpâturage et son cortège de disparitions d’espèces, que ce soit par compétition alimentaire, à cause des déjections du bétail rempli d’antibiotiques et d’anti-parasitaires, de la divagation des chiens, de la transmission des maladies à la faune sauvage ou du dérangement de la faune sauvage à cause des pistes qui desservent les cabanes d’altitude.
La fonction première d’un parc national est la conservation de la biodiversité SAUVAGE que nous laisserons en héritage à nos enfants… pas les activités agricoles !
Nous condamnons fermement toutes ces propositions et nous dénonçons surtout l’esprit dans lequel on semble bien préparer le prochain plan loup dont l’orientation principale est à l’évidence d’abattre le maximum de loups, sans annoncer aucune mesure supplémentaire de protection, ni de formation des éleveurs à l’utilisation des moyens de protection, ni surtout de réflexion, nécessaire, à une évolution de l’élevage ovin. Pas de propositions non plus, pourtant essentielles, sur la gestion des zones de recolonisation.
Le loup est protégé par la Directive Habitats, les dérogations sont soumises à des conditions très strictes, la France ne peut s’y soustraire et doit respecter ses engagements.
Nous rappelons que Ferus considère que le loup a toute sa place dans les grands massifs forestiers français et qu’il représente une chance pour la France, entre autres dans la régulation des ongulés et qu’il préfigure le rapport que nous devons avoir avec la nature en ce début du XXI siècle…
Nous proposons l’arrêt du système d’indemnisations qui favorise les éleveurs qui font le moins d’effort, la prédation se concentrant sur un faible pourcentage de troupeaux, toujours les mêmes ! Remplaçons cela par une assurance privée financée à 80% par la collectivité et, comme en Italie, supprimons les constats, source de contestations et de conflits. Cela dégagera du temps aux différents gardes pour accomplir leur mission première : LA CONSERVATION DE LA NATURE !
En aucun cas le loup ne peut être tenu pour responsable de la situation économique de l’élevage. Les zones où le plus grand nombre d’éleveurs cessent leurs activités sont des départements de plaine où les loups sont absents.
Notre association rappelle fermement son opposition aux tirs de prélèvement qui lui paraissent totalement contre-productifs, sauf à leur accorder un statut de tirs politiques, mais qu’elle n’est pas opposée à des tirs « éducatifs », non létaux, de défense ou d’effarouchement.
Ferus rappelle également qu’il faut relativiser le coût de la prédation sur les troupeaux en rappelant le nombre de brebis équarries chaque année… Il a été annoncé à cette réunion que 85% des troupeaux attaqués ne subissent qu’une seule prédation par an et seulement 5% plus de quatre.
Nous proposons de déterminer des zones d’expérimentation, conjointement gérées par les éleveurs, l’Etat et Ferus, où nous pourrions étudier ensemble, sans ambiguïté et en toute transparence, la réelle efficacité de la protection des troupeaux. Nous sommes convaincus, après 20 ans de présence du loup en France, que l’expertise liée à la protection des troupeaux peut être largement enrichie.
Enfin nous rappelons que Ferus reste une association de terrain déjà très engagée auprès du monde de l’élevage au travers de son programme pastoraLoup et que notre bonne volonté n’est plus à démontrer.
Communiqué de FERUS suite au Groupe National Loup qui s’est tenu le 16 octobre à Paris.
P.-S.
Photo © Jocelyne Thomas

mercredi 21 décembre 2011

Espenel 26 : Un jeune loup percuté par un train...

ESPENEL: Le loup percuté par un train a été autopsié
L’animal a-t-il été percuté par un TER ou par le train Briançon-Paris ? Difficile à déterminer pour l’heure. Reste que ce loup a été découvert mercredi matin par des agents de louveterie, à proximité d’un passage à niveau situé à 500 mètres du village d’Espenel, dans le Diois.
Il s’agit d’un jeune mâle qui a été transporté au laboratoire départemental de la Drôme, pour y être autopsié.
Les analyses et prélèvements permettront d’en savoir beaucoup plus sur les habitudes du prédateur, et son implantation. Des analyses pour déterminer aussi et surtout son origine et son appartenance à l’une des meutes présentes actuellement sur l’arc alpin, notamment dans la Drôme comme dans les Hautes-Alpes.
On rappellera que c’est dans ce même laboratoire qu’avait été autopsié en 2008, un loup mâle de 38 kg. L’animal avait alors été percuté par un véhicule et retrouvé mort sur la Lacra (la voie rapide entre Romans et Valence).
« Il a été apporté mercredi dernier ici, par des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage alors que le” Réseau grands carnivores loup-lynx” avait été prévenu. Quelques heures seulement après avoir été percuté, mercredi dernier dans la matinée, par un train à hauteur de la commune d’Espenel » confie le docteur Arnaud Rème, directeur du laboratoire départemental de la Drôme. Le lendemain, il procédait à son autopsie. Elle confirmait que le décès du loup était survenu lors du choc avec le train.
Analyses génétiques en cours
« L’usure des dents, notamment, a permis de déterminer son âge. C’était un jeune mâle, âgé de 1 à 2 ans, pesant 22,8 kg. Aussi, ce loup ayant été retrouvé à Espenel, entre deux massifs (Vercors-Diois et Baronnies) laisse penser qu’il devait quitter sa meute pour en fonder une autre ».
Le docteur Arnaud Rème poursuit : « Différents prélèvements ont été effectués lors de l’autopsie. L’analyse du contenu stomacal a permis de déterminer qu’il s’était essentiellement nourri de grappes de raisin. Aussi, aucun parasite n’a été trouvé. Des analyses génétiques sont en cours pour, notamment, permettre de déterminer la provenance de ce loup. Toutes ces recherches augmentent nos connaissances sur la faune sauvage ». « Ici, nous travaillons avec le réseau “Sagir” pour la surveillance sanitaire nationale de la faune sauvage, et avec les vétérinaires pour de l’aide au diagnostic. Au sein du laboratoire, la “santé animale”, l’une de nos trois activités avec “l’environnement” et “l’alimentaire” nous permet de surveiller la pathologie de la faune sauvage » conclut Arnaud Rème.
MCD

mardi 12 avril 2011

Vercheny sur Drôme : Journée de la Terre, le Dimanche 17 avril 2011 : débat sur le retour du Loup...

Conférence –Débat, ce Dimanche17 avril 2011 à 14 heures à Vercheny-La Plaine, avec Farid Benhamou sur "Les animaux sauvages ont ils leur place aujourd’ hui en France à coté des activités humaines Quels sont les enjeux ?"   A la « Journée de la Terre et la Biodiversité ».
(Salle de l’ Ecole des Amis des  Enfants de Paris de la Fondation Robert Ardouvin, ancien UPASEC).
Territoire des animaux, territoire des hommes : aspects et enjeux du retour des grands prédateurs
Les animaux font partie de ces "oubliés de la géographie" (N. Blanc et M. Cohen, 2001). Même la biogéographie, qui a su replacer ses approches dans un cadre social et culturel, néglige le champ de la grande faune, ce qui est déploré par Paul Arnould (1994). Pourtant, nombre d’espèces animales posent des problèmes territoriaux, écologiques et socio-culturels. L’étude des grands prédateurs en France (ours, lynx, loup) est un cas d’école pour aborder les relations société / nature. Ses problématiques renvoient aux aspects politiques et conflictuels inhérents aux questions environnementales. Les territoires des zones rurales concernées, souvent marginales, sont l'objet d'une demande d’environnement qui parcourt toute la société mais qui n’est pas sans rencontrer des résistances. Les enjeux prennent souvent des formes plus complexes que la caricaturale opposition entre des ruraux a priori hostiles à la conservation de la nature et des citadins écologistes rêvant d’une nature sans hommes et soutenus par un État central.
L’ours (Ursus arctos), le loup (Canis lupus) et le lynx (Lynx lynx), encore largement présents sur le territoire français au XVIIIe siècle, ont quasiment tous disparu au milieu du XXe siècle, victimes de la chasse, du piégeage, de la destruction des milieux naturels et seuls quelques ours persistaient dans les Pyrénées. Depuis les années 1980, ils ont le statut d’espèce protégée (Convention de Berne), conforté par la directive Habitat de 1992 [2]. Si ces trois espèces ont fait leur retour en France dans des territoires aux caractéristiques proches, leur état de conservation et leurs dynamiques de croissance territoriale sont néanmoins distincts.
Après avoir abordé les conditions et le contexte du retour des prédateurs sauvages en France, nous verrons en quoi ces espèces emblématiques sont des analyseurs des évolutions de certains territoires et de notre société, puis nous ouvrirons sur les perspectives qu’offre leur conservation.
De leur disparition à leur retour, des animaux sans frontières
Le loup, des Alpes du Sud à l’Ain
Les loups connaissent un meilleur sort que les ours, alliant croissance territoriale et des effectifs. Alors qu'ils avaient disparu du territoire du Parc national du Mercantour depuis près de 50 ans, deux canidés ressemblant à des loups y ont été aperçus lors d’un comptage de chamois et de mouflons en vallon de Molières en 1992. Environ six mois tard, après vérifications et tergiversations, la présence du loup est officiellement reconnue en France. S’agit-il d’une réintroduction, artificielle et donc aidée par l'homme, ou d’un retour naturel ? Un groupe de pression agricole tente de démontrer que l’espèce a été réintroduite mais une réapparition naturelle spontanée est la plus vraisemblable (encadré ci-dessous).
La progression  du loup de l'Italie vers la France
Pour comprendre la réapparition du loup en France, il suffit de voir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, en Italie où il n'a jamais disparu. Il en reste moins de 100 spécimens lorsque sa protection a débuté en 1973. Il commence sa reconquête territoriale à partir du bastion principal que constitue le massif des Abruzzes. En quelques années, il réapparaît dans de nouvelles zones, profitant des milieux naturels très favorables (zones de forêt) et des milieux péri-urbains où ordures et chiens constituent son alimentation principale. Tout à fait capable de traverser routes, autoroutes, voies ferrées et ponts, les loups pionniers peuvent parcourir de 80 à 100 km en 24 heures. En effet, une meute a besoin d’un territoire de 150 à 200 km² pour vivre, chasser et se reproduire. Or, le nombre de loups sur un territoire étant à peu près stable au regard de ce que peut fournir le milieu, la meute exclut régulièrement des jeunes à la fin de leur croissance. Ce sont ces derniers, vagabonds, endurants mais exposés à une forte mortalité qui vont errer jusqu’à trouver un partenaire du sexe opposé pour fonder une nouvelle meute. Cela explique la colonisation aléatoire des loups qui pratiquent une expansion par bond et non en tache d’huile.
On profite du nom de la sous-espèce du loup italien "loup des Abruzzes" pour sous-entendre que les loups colonisateurs des Alpes françaises sont directement originaires de ces montagnes du cœur de l’Italie. Or ce massif est trop éloigné et les populations de loups discontinues ainsi que le montre cette carte d’expansion du loup selon le Groupe Loup Italie (regroupement d’experts du loup). En mars 2004, un loup italien renversé par une voiture près de Parme a été, après avoir été soigné, équipé d’un radio-émetteur puis relâché. Le dispositif de suivi indique qu’il avait, en novembre 2004, parcouru 400 km vers le nord-ouest, en direction des Alpes françaises et de la zone frontalière du Mercantour : une preuve supplémentaire du retour naturel du prédateur.
Dès le début des années 1990, des spécialistes italiens alertent, sans retenir beaucoup leur attention, des biologistes français et la direction du Parc du Mercantour de l’arrivée imminente du loup. Pourtant ce sont bien des Canis lupus italicus qui foulent les Alpes françaises. Le dynamisme de la colonisation est surprenant. Dès 1997, les loups fréquentent le Plateau de Canjuers (Var), le massif du Queyras et les Hautes-Alpes. En 1998, leur présence est attestée dans les Monges (Alpes-de-Haute-Provence), puis dans les massifs du Vercors (Drôme, Isère) et de Belledonne (Isère, Savoie) l’année suivante en 1999. De 2000 à 2003, le loup montre sa trace dans les Préalpes de Grasse non loin de Nice, en Maurienne (Savoie) et dans le Bugey (Ain). Sa présence est même attestée dans les Pyrénées-Orientales.
Cette dynamique de colonisation peut paraître surprenante. Cependant, le rythme de progression du loup est comparable à celui observé en Italie. De plus, de nombreux facteurs socio-territoriaux et écologiques favorisent cette colonisation dans les zones de montagne françaises particulièrement touchées par des modifications d'usage et par l'extension d'espaces peu perturbés par les activités humaines. Parallèlement, l’imposition des plans de chasse et les différents programmes de réintroduction du gibier ont contribué à reconstituer des populations de proies nécessaires au loup (chamois, mouflons, cervidés). Pour différentes raisons, ces territoires bénéficient fréquemment du statut d’aires plus ou moins protégées : réserves naturelles, parcs naturels régionaux, parcs nationaux, ce qui a pour effet d’accroître le degré de protection de l’espèce…
Farid Benhammou
Géographe,
Docteur en Sciences de l’Environnement - Géographie
AgroParisTech - ENGREF, Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts
Enseignant, Lycée F. Villon, Beaugency (45)
tel : 06.65.36.66.46 / 02.38.52.07.92
voir une synthèse des travaux et la suite de ce texte :
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2006/3.htm
Télécharger la thèse : http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/breves/2006/popup/TheseBenham.pdf




vendredi 12 novembre 2010

Haut Diois : défendre les vrais éleveurs et la Biodiversité


Haut Diois,

Là-haut, dans le Diois, ils hurlent comme des Loups. Lundi soir, les seize éleveurs de Boulc et Glandage, dont sept ont subi des attaques ces derniers mois se sont réunis « pour évoquer la situation afin de faire face à sa gravité » témoigne Thomas Vernay, éleveur de chèvres cachemire dont le troupeau a été récemment victime d’une attaque “attribuée” au loup.

Il poursuit : « Aujourd’hui, il y a véritablement urgence à réagir. L’État doit prendre ses responsabilités. 56,7 % des bêtes tuées par le loup dans la Drôme l’ont été sur le massif de Boulc et Glandage. Aussi, nous avons décidé d’organiser une conférence de presse à Boulc le 15 novembre. Cette conférence a pour but de sortir du débat stérile pro biodiversité et anti loup. Elle sera menée uniquement par les éleveurs de Boulc et Glandage. En dehors des syndicats et des élus, tous anti loups par démagogie et électoralisme ».

Thomas Vernay, qui a « monté la garde ces deux dernières nuits dans une voiture, à côté du troupeau, en compagnie d’un autre éleveur » est « épuisé et scandalisé ».

L’éleveur de Glandage de constater, amèrement : « Un éleveur a déjà arrêté son activité suite aux attaques. Un autre a diminué de moitié son troupeau pour faire face à la situation. Nous sommes face à une impasse. Nous prenons la parole le 15 novembre parce qu’il est nécessaire que les principaux concernés soient au centre de la réflexion… ». « Rappelons que 800 000 éleveurs ont abandonné l’élevage de 1947 à 1990 (avant le retour du loup) avec le bénédiction et la cogestion agricole de la FNSEA, de la FNO et du CDJA et des éleveurs (les même qui gueulent ce jour) qui pensaient s’agrandir et bouffer leurs voisins, alors qu’ils se calment ces extrémistes. » avoue un vieil éleveur de Glandage.

Un petit groupe d’éleveurs, emmené par Jean Pierre Lamontellerie , (explications : l' éleveur a été traité d' extrémiste et même facho par le vieux éleveur, cette qualification crue dans sa bouche voulait dire plus probablement populiste irréfléchi que militant d' extrême droite, d' ailleurs une personne de Glandage nous faisait remarquer qu' il n' y pas de vote d' extrême droite à Boulc. ndlr, MCD ne colporte pas les rumeurs et ne fait pas sienne cette évaluation ) paysans éleveur à Ravel et Ferriers, veut manifester ce 15 novembre à Luc en Diois. Alors que l’on pensait les tensions retombées, certains se chargent de rallumer la guerre dans les campagnes. « Avec la bénédiction de quelques élus….la veille des élections cantonales. Période propices, s' il y en a, pour réfléchir ensemble à des solutions pérennes et partagées. » conclut le vieux éleveur ( nous ne donnons pas son nom, car le climat entretenu par les anti-loup est un appel au lynchage et la loi protège les sources).

Apis (Association Populaire d’Information Solidaire).

Note : Les « faux éleveurs » sont un concept crée par les agriculteurs eux même et repris par la Confédération Paysanne pour dénoncer les gros propriétaires qui raflent les subventions européennes au détriment des vrais paysans (Dans le genre en plus de milliers de grandes familles, on focalise souvent sur le prince de Monaco ou de Grande Bretagne grands bénéficiaires de la manne de Bruxelles). Mais aussi des grands propriétaires de têtes qui montent de la Crau ou des Bouches du Rhône sur nos pâturages avec 3000 ou 7000 bêtes et qui laissent se démerder des bergers, au avant poste des problèmes. Et enfin tous un tas de maquignons (on en connaît dans le Diois) qui achètent des bêtes en avril-mai pour toucher les primes et les vendent en octobre une fois descendues des estives… Loin de dénoncer les vrais éleveurs cette catégorisation quasi de « classe » loin d’être péjoratif pour les petits paysans et une vérité que certains veulent occulter, comme la FDSEA, pour défendre les gros exploitants agricoles grâce à la manipulation des petits paysans depuis 1947. Il serait aujourd’hui intéressant pour les paysans d’éviter un amalgame qui les dessert. APIS