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mercredi 9 avril 2014

Crest : Conférence gesticulée sur la sortie du pétrole...



Conférence gesticulée sur la transition ce dimanche à 16h au bosquet à Crest
Oyez oyez,
Après nous avoir révélé brillamment la dett'scroquerie en 2012 (affiche en pièce jointe pour mémoire), Désiré Prunier est de retour de passage dans nos contrées cette fin de semaine!
Il en profite pour nous présenter à cette occasion sa conférence gesticulée sur la transition : "La sortie des fossiles".
Ce dimanche 13 avril à 16h au bosquet à Crest.
Plus de détails ci-dessous et l'affiche en pièce jointe, faîtes tourner!
Au plaisir de vous y voir...
Conférence gesticulée: "La sortie des fossiles".
Retour vers le futur... Comment aurons-nous réussi à surmonter les crises de notre époque, les "années folles du pétrole"?... Comment aurons-nous mené cette grande transition, malgré les aveuglements, les oppositions, les indifférences, les résignations d’alors?
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme

dimanche 16 mars 2014

Négociation autour de nos déchets...



DRÔME / ARDÈCHE : Sytrad négocie avec Valorga-Urbaser-S’pace et met fin à 10 ans de contentieux
A Etoile sur Rhône, le centre de valorisation des déchets du Sytrad a enfin trouvé son régime de croisière, après avoir été affecté par de nombreux problèmes techniques et juridiques.
Plutôt que de continuer à batailler contre le constructeur de ses centres de valorisation organique, le groupement Valorga-Urbaser-S’pace, le Sytrad (Syndicat de traitement des déchets Ardèche-Drôme) vient de décider de signer un protocole transactionnel. Ses élus, réunis le 5 mars, souhaitent mettre un terme à plusieurs années de procédures judiciaires. Le protocole d’accord mettra fin définitivement à toute action du Sytrad contre le constructeur des centres. La décision de négocier un accord a été prise après une longue expertise juridique. «Le Sytrad et le groupement ont considéré que les procédures judiciaires encore inachevées seraient longues, coûteuses en temps et en énergie, et qu’il était désormais possible de trouver une solution pour mettre fin à l’ensemble du litige», indique son président Serge Blache. Ce protocole transactionnel, qui reste à signer, établit des obligations claires pour les deux parties. Le groupement Valorga-Urbaser-S’pace s’engagerait en particulier à «contribuer financièrement à des travaux de remédiation et de finition à hauteur de 10,120 M€. En contrepartie le Sytrad verserait 1,198 M€ au groupement».
MCD

mercredi 12 février 2014

Rencontres Info-Energie et CORABIO ce 13 février à l' INEED-ROVALTAIN...



Quand l’énergie et la bio se rencontrent ! 
Jeudi 13 février à 12h à l’INEED (Valence TGV - 26)
Quand l’énergie et la bio se rencontrent !
Dans le cadre de leurs activités respectives, le réseau Info-Energie Rhône-Alpes IERA et le réseau Corabio (associations des producteurs bio de Rhône-Alpes) ont constaté des convergences fortes entre leurs initiatives. IERA et Corabio ont donc décidé de se rapprocher pour mener ensemble des actions de sensibilisation sur le thème de l'éco-consommation, et plus particulièrement de l'alimentation. Une charte d'engagement sera signée lors de la rencontre des entreprises participant à l'opération Manger Bio Local en Entreprise le jeudi 13 février 2014 à 12h00 à l’INEED (Valence TGV – 26).
Plus d’info dans le communiqué ci-joint
CONTACT PRESSE :
Claire LECOUTEUX
Chargée de communication
CORABIO
Coordination Rhône-Alpes de l'agriculture biologique
INEED Rovaltain TGV
BP 11150 Alixan
26958 VALENCE Cedex 9
Tél. : 04 75 61 19 36

www.corabio.org

mardi 11 février 2014

Crest 26400 : Réunion "Transition Val de Drôme"...



Prochaine réunion / Projet remorques urbaines
Transition Val de Drôme 
Bonjour à toutes et à tous !
La prochaine réunion du collectif Transition Val de Drôme aura lieu ce vendredi 14 février chez Céline à Crest (ordre du jour et adresse ci-après). 20h repas partagé pour qui veut, 20h30 on débarrasse et on travaille !
Projet de Remorques urbaines en libre-service : qu'est-ce ?
Avec l'association Au Tour du Cycle, nous avons le projet de mettre en place à la disposition des habitants de Crest une flotte de remorques à usage urbain (courses, déchetterie...) garées devant des commerçants partenaires qui confieraient les clés à l'usager en échange d'une signature ou d'une adhésion à l'asso... Plus besoin de la voiture pour transporter une charge à l'autre bout de la ville ! Pour rejoindre ce projet cliquez ici : http://framadate.org/studs.php?sondage=gkqlpanp3of9usc4
A l'ordre du jour ce vendredi 14
- bilan de la soirée du 23 janvier à l'EDEN (monnaies locales)
- questionnaire aux candidats à Crest, dont nous sommes partenaires : http://15organisationspour2014.wordpress.com/
- prochaine soirée projection à l'EDEN
- projet remorques urbaines (cf ci après)
- projet fête du printemps
Pour vous rendre chez Céline :
Rendez-vous au 2 place de la liberté, rive gauche à Crest (cf plan ci-joint). C'est  l'immeuble avec des balcons qui fait l'angle entre la drôme et le parking du rond-point, à côté du bar du pont. Sonnez à l'appartement 4 (il n'y pas de nom sur les sonneries). Céline habite au dernier étage !
A bientôt !
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com
Prochaine réunion / Projet remorques urbaines transitionvaldedrome@googlegroups.com

lundi 10 février 2014

Montélimar : Des légumes pas de bitume...



“Des légumes, pas de bitume”
Les “Indignés” de Montélimar plantent des arbres sur une future zone commerciale
Le collectif des “Indignés” de Montélimar a symboliquement planté des arbres et semé des graines, hier, à l’emplacement de la future zone commerciale Nord de la ville. À travers le slogan “Des légumes, pas de bitume”, le groupe dénonce « la zone Montélimar l’Envol, un projet voué au crash », estimant que la commune « est déjà largement dotée en zones commerciales ».

mercredi 4 décembre 2013

Vive l' Impot....



Chaque petite corporation y va de son refrain, manipulée par les médias, organisée par le patronat et le MEDEF, financée par le Droite dure et catholique (et oui les cars de manifestants cela coûte) ils découvrent la rue. Gros agro-managers du Centre de la France, éleveurs inutiles de chevaux, de chats et de chiens, camionneurs pollueurs, prostituées, etc…Tous les frustrés , les battus , les sur-subventionnés, les avides et les pessimistes chroniques lancent des frondes contre la République.  A quand les entrepreneurs, qui placent leur fric en Suisse ou dans des Paradis Fiscaux, dans la rue (2000 milliards échappent au Fisc en Europe). Contre les solidarités obligées, contre un gouvernement hésitant, contre une transition énergétique indispensable, contre l’égalité des droits, contre les loups,  contre les Rooms, contre le mariage pour tous, contre…Contre tous ces conservatismes, racismes et autres pulsions réactionnaires…notre devoir de conscience nous condamne à l’engagement, ici et maintenant, avant que l’Histoire ne se répète.
Albert Idelon, La Chapelle en Vercors.
Nous revenons sur les causes de la crise bretonne dite des "Bonnets Rouges", qu'il s'agisse d'abattoirs ou de poulets. Il évoque cette filière agro-alimentaire hier gavée de subventions européennes, qui voit cette manne céleste se tarir. "Si les abattoirs ferment les uns après les autres en Bretagne, c’est parce que cette filière ne fonctionnait que par les aides de l’Europe", rappelle les petits paysans.
De plus, "pendant des années, les chambres d’agriculture des départements bretons ont défendu l’indéfendable. Tous les rapports avaient démontré que les choix directeurs de l’agro-alimentaire en Bretagne étaient voués à un suicide final. Il faut dire que des industriels de la bouffe comme le groupe Doux ont largement rempli leurs poches avant de mettre la clé sous la porte."
Les politiques n'ont pas été choqués par les aides européennes : "On imagine que les pourfendeurs de l’assistanat sous toutes ses formes auraient dû hier et devraient encore aujourd’hui s’en indigner. Eh bien non, l’agriculture assistée bretonne leur va bien. L’UMP adore, le PS ne déteste pas, même le FN y voit un poujadisme agraire bien compris.
De plus, il faut un jour ou l'autre payer cette fuite en avant : "Les dégâts collatéraux en sont énormes : l’environnement, d’abord, avec la pollution des sols, des eaux et des plages par les algues vertes, qui nous vaut des condamnations méritées de Bruxelles et une belle image de salopards, le social ensuite, car la fin annoncée de ce modèle économique laisse effectivement une situation catastrophique pour plusieurs milliers de gars, sans compter les emplois induits." A.I.
Vive l’impôt : Pourrions-nous refaire la même couverture qu’en 2001 ? Téméraire, en ces temps de « jacquerie fiscale ». Nous nous heurterions à toutes les oppositions possibles, la moindre n’étant pas celle des élus socialistes de Bretagne. À l’époque où nous osions ce titre, le niveau des prélèvements obligatoires n’atteignait pas ces 46,5 % prévus pour 2014 ; et pourtant – déjà – cela coinçait. Il s’agissait, déjà, de lutter contre les déficits et de rappeler à quoi sert l’impôt. Étudiant, malade, usager de la route, citoyen protégé par la police, par l’armée et par la justice, nous avons tendance à oublier qu’il nous arrive de recevoir, et pas seulement de payer. Peu d’élus se hasarderaient aujourd’hui à le rappeler.
Politiquement parlant, les révoltes fiscales sont toujours vénéneuses, et le plus souvent mortelles. On comprend donc que Jean-Marc Ayrault ait retiré l’écotaxe sur les poids lourds. Mais des sommets d’inconséquence ont été atteints. Cette contribution que la gauche retire sous les ricanements de la droite et les justifications embrouillées de son inventeur, Jean-Louis Borloo, la droite l’avait imposée et la gauche, approuvée. Désormais, chacun semble se soucier comme d’une guigne du milliard de ressources qu’il va falloir trouver ailleurs et de l’indispensable investissement dans les transports propres. Inconséquence, vraiment ; on ne trouve pas d’autre mot.
Vive l’impôt, pourtant ! C’est le seul cri que puisse pousser un peuple attaché à un haut niveau de protection sociale, mais aussi à des services publics gratuits et puissants. Le courage politique exigerait que l’on rappelle aux citoyens qu’eux aussi devront bien prendre leurs responsabilités. On peut souhaiter limiter le rôle de l’État et laisser la plus grande place possible aux initiatives individuelles : c’est le modèle libéral ; il convient à certains peuples, notamment aux Américains. On peut tout aussi bien vouloir disposer d’un système reposant sur la solidarité et l’effort collectif : c’est le modèle social-démocrate, cher aux Scandinaves. Mais on ne peut pas vouloir les deux à la fois : moins d’impôt et plus de collectivité et de protection. De la même manière, on ne peut exiger du gouvernement qu’il agisse sur les déficits publics sans toucher ni aux dépenses ni aux recettes.

Il n’y aurait pas de révolte des contribuables sans l’incroyable illisibilité fiscale à laquelle nous sommes parvenus. Si le gouvernement se montrait capable de présenter et d’assumer un véritable plan de réforme des dépenses publiques. Et s’il savait vraiment ce qu’il veut faire en matière de taxes. Trop d’impôt tue l’impôt. Mais trop d’impôts mal défendus et trop peu compréhensibles n’arrangent pas les choses. L’accumulation de réformettes et de demi-mesures prétendument habiles prouve certes le génie créatif de nos technocrates. Mais elle donne une impression d’arbitraire, de bricolage ou de brigandage d’État. Le résultat – si l’on ose dire – est là : plus personne ne sait pourquoi l’impôt est prélevé. Faute de réforme de l’État, chacun peut avoir le sentiment que l’on jette sa contribution dans un puits sans fond.
Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait lancé sa fameuse proposition de taxe à 75 %, surprenant tout le monde, y compris son entourage. On connaît la suite. Il a aussi laissé un peu facilement croire qu’en faisant « payer les riches », on aurait vite résolu les problèmes de la France. On mesure où nous en sommes. Mais il avait annoncé une grande réforme fiscale. Cette idée, nous l’avions ici applaudie. Il est à craindre que le débat soit reporté à la prochaine échéance présidentielle. En attendant, il ne reste qu’à naviguer à vue sur une mer de refus et de révoltes.
J.P. Denis
Et malgré tout : vive l’impôt !
Je m’y voyais déjà. J’allais pousser un cri libérateur et fracassant, réhabilitant l’impôt. J’allais faire rendre gorge aux pleurnicheurs du troisième tiers, dénicher les Jacquouille la fripouille derrière les postures antigabelles des Jacquou le croquant, sermonner ces rapiats aux poches emplies d’oursins sauf quand il s’agit de s’offrir le dernier Samsung Galaxy.
J’allais bramer «Vive l’impôt !» et cela perforerait le tympan des «persécutés» de Bercy, petits patrons, professions libérales, commerçants déclinants que le Point vénère comme les premiers des matraqués, les derniers des révoltés.
Un peu comme dans le Tambour, mon cri venu de l’intérieur fissurerait le cristal du «ras-le-bol fiscal» et remettrait un peu de plomb social dans le cervelet libéral de Mosco. Ma gueulante solitaire disperserait les cendres des renoncements hollandais et ferait renaître le phénix de la gauche partageuse.
J’allais hurler «Vive l’impôt !», réhabiliter Bernard Arnault revenu à de meilleurs sentiments envers la cause et la caisse commune. J’allais embrocher le gros Gégé, fourgueur de sangliers à ses amis les Belges et roi du bras d’honneur à son cher et vieux pays. Et je n’aurais garde d’oublier une petite vacherie à l’intention de Johnny H., éternel satellisé qui ne sait plus trop où il cotise, mais le moins possible en France.
J’allais relancer ma grande croisade médiocrement suivie, intitulée «à poil les patrimoines», afin que tout un chacun, et pas seulement les politiques, accepte de publier l’état de ses avoirs et le détail de ses rentrées.
J’ai ouvert la porte de l’appartement et on m’a fait savoir que le lave-vaisselle venait de rendre l’âme. Ensuite, j’ai vite vu qu’un courrier m’attendait, jeté en travers du coussin élimé du fauteuil en velours rouge. Cela venait de la direction générale des finances publiques et je me doutais bien que je n’étais pas le seul contribuable à recevoir ce genre de missive. Mais vu que je me préparais à défendre la ponction généralisée, j’étais assez confiant.
J’aurais dû me méfier. On était le 11 septembre et c’est une date maudite. Coup d’Etat fasciste au Chili, attentat islamiste à New York, Pinochet, Ben Laden, alliés pour l’éternité numérologique…
J’ai ouvert l’enveloppe et j’ai fait «gloups». L’augmentation tutoyait les 35%. Il est vrai que mes revenus 2012 avaient grimpé de 10%, je ne sais trop pourquoi, quelques droits d’auteur oubliés avant disparition de ce genre de rétribution, quelques cours en école de journalisme effectués avant dissolution du métier. Mais 35%, quand même, ça exagérait.
Jonglant avec ses écrans, le nez sur le JT de TF1, mon fils qui venait d’entrer en terminale et qui se rêvait déjà en start-upper plein aux as, a ricané : «Hé, hé, t’as voté Hollande ? Bien fait ! T’as que ce que tu mérites. C’est Sarko, que tu vas regretter !»
Et le petit salopiaud assez provo qui ne déteste pas asticoter la génération flageolante et faire bisquer la gauche divine, d’insister, tenant assez cynique d’une philosophie débutante : «L’homme recherche le profit. C’est dans sa nature.»
J’écumais. J’aurais voulu me lancer dans une apologie de l’impôt redistributeur, lui faire valoir que l’éducation, la santé, les infrastructures ont un coût. J’aurais voulu lui expliquer que les riches eux aussi ont été nourris au lait de la tendresse familiale et nationale et qu’ils se foutent de la gueule du monde quand ils jouent les affranchis qui ne doivent rien à personne et tout à leurs mérites.
J’aurais voulu lui dire que ce brave vivre-ensemble valait bien quelques sacrifices, que la France était encore une vache grasse et cupide, et qu’on pouvait la traire sans qu’elle fasse caille-kaï.
L’ennui, c’est que les mots me sont restés coincés sous la pomme d’Adam. Car, je n’ai toujours pas digéré les revirements de mon camp. Je suis furieux de cet assujettissement à l’austérité européiste, de ces facilités accordées aux patrons, de cette incapacité à partager le travail, de ces démangeaisons sécuritaires, sans parler de cette compulsion guerrière. Et puis, il y a cette incapacité à engager la réforme fiscale imaginée par Piketty, à étriper la rente et à prélever à la source.
J’ai repris ma feuille d’impôts. Râleur bobo, j’ai grommelé contre le quotient familial raboté, les emplois à domicile rechargés, les niches très coucouche panier. Et puis, j’ai détaillé mon taux d’imposition : 9,54%, avec deux enfants à charge. Avec les impôts locaux, ça tournera autour de 14- 15% des revenus. Allez, 850 euros par mois ne valent pas abjuration des convictions, ni demande de conseil à Cahuzac pour ouverture d’un compte en Suisse.
J’ai soupiré un grand coup, certain que ce serait pire en 2014, et j’ai braillé : «Non à la pause fiscale ! Vive l’impôt !» Ensuite, on est passé à plus important. Miele ou Bosch, pour le lave-vaisselle ?
Luc LE VAILLANT
Comment promouvoir le civisme fiscal ? En cherchant la justification de l’impôt dans la légitimité du système de redistribution des richesses. Un point de vue, Philippe Van Parijs,philosophe (Louvain, Chaire Hoover d’éthique économique et sociale) .
Il m’est arrivé plus d’une fois, en circulant aux Etats-Unis, d’être interrogé sur le montant des impôts que je payais. Lorsque je leur en donnais le chiffre, mes interlocuteurs ouvraient des yeux ronds. Lorsque j’ajoutais le montant approximatif des cotisations sociales et de la TVA, ils en tombaient assis par terre. Et si je voulais les achever, j’ajoutais encore que, loin d’en être honteux, j’en étais fier. C’est sans doute un peu trop demander que d’attendre de tout contribuable qu’il soit prêt, en toutes circonstances, à tenir des propos aussi fanfarons. Mais je suis convaincu que notre capacité collective à éviter un effondrement, ou du moins un affaissement graduel, du maximin soutenable exige de la part d’un nombre suffisant de contribuables une adhésion suffisamment forte à la légitimité d’un système redistributif dont ils sont, à tout le moins en apparence, les victimes.

Quelles sont les conditions d’une telle adhésion ? D’abord une prise de conscience du degré auquel les titulaires de revenus élevés doivent leur fortune à des contingences historiques bien plus qu’à leurs qualités, à leurs choix et à leurs efforts personnels. Il est bien plus correct d’interpréter une taxation prévisible comme un droit d’usage à payer sur des possibilités que nous n’avons nullement contribué à créer, que comme le prélèvement d’une part des fruits de notre travail. Tout ce qui peut contribuer à faire prévaloir cette perception plus correcte sur l’illusion prédominante (“ L’Etat vient prendre l’argent que je dois à mon seul effort. ”) ne peut que faciliter le civisme fiscal.
Ensuite, il est clair que celui-ci ne peut qu’être encouragé par la confiance que chacun peut avoir dans la capacité du système fiscal à détecter et imposer impartialement les revenus de tous les autres. La transparence est pour le civisme d’un précieux appoint. Le jour où tous les débiteurs de revenus — du capital comme du travail, à l’étranger comme en Belgique — seront strictement tenus de notifier tout paiement à l’administration fiscale compétente, la tâche du contribuable civique ne s’en trouvera pas seulement facilitée matériellement. Elle sera aussi rendue moralement moins onéreuse du fait que, bien plus qu’aujourd’hui, il pourra raisonnablement croire qu’il n’est pas le seul à payer son dû.
Enfin, le potentiel d’un civisme fiscal dépend aussi crucialement de la confiance que les contribuables pensent pouvoir placer dans la compétence et l’intégrité de ceux qui, aux divers niveaux (et surtout aux niveaux les plus visibles) sont chargés de prélever, de répartir ou d’utiliser le produit de l’impôt. Il n’y a pas de raison de supposer que mandataires politiques et fonctionnaires soient moins honnêtes que la moyenne des citoyens. Mais il y a de bonnes raisons d’attendre d’eux qu’ils le soient davantage. Le pouvoir judiciaire indépendant et la presse libre de nos sociétés démocratiques jouent ici un rôle essentiel mais délicat. Pour sanctionner et ainsi décourager les usages malhonnêtes ou gaspilleurs des fonds publics, il importe qu’ils les pourchassent et les épinglent. Mais en leur assurant la publicité sans laquelle ces usages ne peuvent être politiquement sanctionnés, ils entretiennent dans l’opinion publique une méfiance qui ne facilite pas le civisme fiscal...
Tout ce qui peut contribuer à modifier dans le sens indiqué la perception intellectuelle de l’impôt, à accroître la transparence du revenu imposable, à renforcer l’intégrité et la compétence des décideurs publics ne peut que favoriser ce civisme fiscal dont nous ne pourrons nous passer. Car même si nous parvenons à éviter la dislocation de la capacité redistributive de notre Etat fédéral au nom de l’autonomie fiscale, même si nous parvenons à regagner, en la hissant au niveau européen, une part de la marge de manœuvre que la mondialisation nous fait perdre, même alors il sera précieux de pouvoir compter sur un nombre suffisant de personnes productives et efficaces qui adhèrent suffisamment au projet de solidarité du pays dans lequel le hasard les a fait naître ou s’établir, pour qu’ils fassent fi des possibilités toujours plus vastes que la mondialisation leur offre de receler une portion importante de leurs revenus ou de trouver sous d’autres cieux des revenus nets plus importants.
Même alors il sera important de pouvoir compter sur un nombre suffisant de citoyens aisés qui pourront contempler sans suffoquer l’ampleur de la (para)fiscalité qui grève et grèvera légitimement toujours plus leurs revenus, sur un nombre suffisant de contribuables qui oseront clamer, ou du moins murmurer, sans s’étrangler : “ Vive le fisc ! ”.
Source :
Ce point de vue est la conclusion d’un texte que l’on trouvera également sur le site de l’Observatoire des inégalités. Cet article avait été préparé dans le cadre du projet PAI P4/32 « The new social question » des Services du Premier ministre du gouvernement fédéral belge, Affaires scientifiques, techniques et culturelles. Des versions antérieures en ont été publiées dans le Bulletin de documentation du Ministère des finances (Bruxelles) 60 (2), 2000, pp. 25-48, et dans la revue Mouvements (Paris) 9/10, 2000, pp. 90-99.
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Attention, l’épouvantail du travailleur roumain est planté Bretagne. Par un parti nationaliste ? Un groupe de salariés en colère ? Non. Par le Journal  Le Parisien. La semaine dernière, le quotidien faisait sa une sur les négriers de l’intérim. Prenant comme prétexte l’actualité bretonne – les abattoirs Gad ferment trois sites de production et embauchent dans le même temps des intérimaires roumains – Le Parisien dénonçait cette concurrence déloyale. Point d’orgue de la démonstration : une fiche de paye qui prouve que les Roumains sont payés 557,82 € net par mois. Le mal est fait : les salariés roumains nous piquent notre boulot. Pourtant, entre bourde et amalgame se cache un vrai sujet, celui des salariés détachés venus des pays de l’Union européenne, une pratique autorisée par une directive permissive qui donne lieu à de nombreux abus.
A.I.

dimanche 17 novembre 2013

Val de Drôme : vivre la Transition Ecologique...



Transition Val de Drôme
Ne manquez pas notre rentrée ce 29 novembre, un peu tardive pour cause d'une actualité anti-gaz de schiste qui nous a fortement mobilisés, ni le lancement du défi 2013 (explications plus loin...)
VENDREDI 29 NOVEMBRE : "CHAUD LES MARRONS !"
Venez vous réchauffer et découvrir le collectif Transition Val de Drôme et ses futurs projets à l'occasion d'un repas partagé aux saveurs de l'automne. Au programme : tournée de vin chaud, pelles de marrons grillés, dégustation à l’aveugle de votre meilleure soupe d’automne (oignon, courge, potimarron...amenez un échantillon !), le tout ponctué d’entremets artistiques. C'est à 19h au café citoyen l'Arrêt Public.
L'ENERGIE POSITIVE
L’hiver approche, le froid aussi et nos consommations d’énergie vont augmenter !
L'occasion de se lancer dans le défi "Famille à Energie Positive". Le principe de ce défi, c’est de réaliser des économies d’énergie par de petits gestes simples et quotidiens, sans perdre son niveau de confort. Et pour apporter un peu plus de chaleur, l’idée est de se regrouper pour échanger des trucs et astuces, des recettes, dans une dynamique collective et conviviale. Le défi se base sur un progrès global des participants : peu importe d’où l’on part, l’essentiel est de progresser ensemble. Les participants drômois de l’édition 2011-2012 ont par exemple réalisé en moyenne 17% d’économies d’énergie et ont économisé 300€ par famille sur leurs factures !
Si vous êtes intéressé(e), contactez Céline (celineferry88@hotmail.com
06 77 86 15 72), le défi commence le 1er décembre et les équipes doivent se constituer pour la mi-novembre, c'est-à-dire maintenant.
Comment ça fonctionne ?
Du 1er décembre au 30 avril prochain, les familles (au sens large : des personnes seules à la coloc en passant par les parents et enfants) relèvent leurs consommations d’énergie, se réunissent régulièrement pour échanger des trucs et astuces. Les équipes, composées d’une dizaine de foyers, sont animées par un capitaine, qui organise les temps de rencontre et accompagne chacun ; il fait l’interface avec  les espaces info-énergie qui organisent ce défi national.
Voici pour info le site Internet de l'initiative pour la Drôme :
http://drome.familles-a-energie-positive.fr/
Et une vidéo de témoignage de l'équipe d'Allex qui y a participé l'an dernier :
http://www.biovallee.fr/faites-baisser-votre-facture-denergie-avec-le-defi-des-familles-a-energie-positives.html
A bientôt!
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/

mardi 5 novembre 2013

Valence : Formation "Enercoop" sur les énergies...



Mercredi 6 novembre de 17h30 à 20h , formation Dr Watt organisée par ENERCOOP Rhône-Alpes à la FRAPNA, Place Dunkerque, Valence
Enercoop Rhône-Alpes propose une formation pour connaitre et réduire sa consommation d’électricité.       
La formation se déroule en 3 étapes : 2 séances de formation de 2h30 avec un expert, et, entre les deux, six semaines de mesures des consommations dans votre logement grâce au matériel prêté.
Dr Watt, vous permet ainsi de réaliser un diagnostic détaillé et personnalisé et vous conseille pour baisser votre facture.
La formation en groupe d’une quinzaine de personnes permet également un partage d’expériences.  Innovante et pointue, cette formation s’adresse à celles et ceux qui veulent tout savoir de leurs appareils électriques et qui souhaitent chasser les watts inutiles. Un logiciel en ligne développé par Enercoop vous accompagnera pour enregistrer vos mesures, calculer et présenter vos consommations, et enfin estimer et proposer des économies d’énergie.
La prochaine formation dans la Drôme aura lieu à Valence dans les locaux de la FRAPNA Drôme à 17h30,  le 6 novembre (session 1) et 18 décembre (session 2).     
Pour plus d’information et pour vous inscrire : dr-watt@enercoop-rhone-alpes.fr


Ré-ouvrir la rive droite du Rhône aux Trains...



Marche pour la réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs le 17 novembre 2013
Les régions Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, les départements de l'Ardèche, de la Drôme, du Gard et du Vaucluse, Réseau ferré de France, la SNCF et l'État ont signé le 21 janvier 2008 un protocole de réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs, de Romans à Nîmes avec desserte d'Avignon, prévoyant pour l'Ardèche la réouverture des gares de La Voulte, Le Pouzin, Cruas, Rochemaure (éventuellement), Le Teil, Viviers, Bourg St Andéol.
Cette réouverture était envisagée à horizon 2010 jusqu'à Avignon et à horizon 2013 jusqu'à Nîmes.
En 2010, les trois régions, la SNCF et RFF ont signé une convention de financement avant projet, prévoyant un certain nombre de points à étudier et une répartition financière, la région Rhône Alpes finançant à hauteur de 800 000 €.
Les arrêts en gare de La Voulte et de Rochemaure sont momentanément abandonnés, ce que nous condamnons.
Cette réouverture est un élément majeur pour l'avenir de l'Ardèche, actuellement seul département de France à ne pas avoir de train de voyageurs sur son territoire.
Cette ligne permettra aux ardéchois d'avoir une alternative sûre et rapide pour aller à Valence, Avignon, dans le Gard...A titre indicatif, cela permettra d'aller du Pouzin à Valence Ville en 15 minutes, à Valence TGV en moins de 30 minutes ! Alors qu'il en faut actuellement 45 jusqu'à Valence Ville et 1h15 jusqu'à Valence TGV, si le car n'a pas pris de retard, ce qui est fréquent.
Il faut maintenant que les engagements pris soient mis en acte, d'autant plus que cette ligne est à double voie, électrifiée, utilisée tous les jours par des train de fret, et même par des trains de voyageurs détournés en raison des travaux sur la rive gauche !
Des trains sur la rive droite :
C’est moins de voitures sur la RD 86
C’est moins de pollution de l’air et de bruits pour les riverains
DONC TOUS GAGNANT
Europe écologie les Verts
Groupe local de Montélimar.... vous transmet l'info
Collectif pour la Réouverture de la Rive Droite du Rhône aux Trains Voyageurs
Dimanche 17 Novembre 2013 de la gare du Teil à la gare de Viviers par la RD 86  GRANDE MARCHE
Pour  RÉ-OUVRIR La ligne SNCF Rive Droite du RHÔNE
AU TRAFIC VOYAGEURS
Rassemblement  à partir de 8h30
Départ de la gare du TEIL à 9h30
À partir de 12h00 à VIVIERS
Parc de la Mairie

Apéro et buffet offerts par la mairie
Grand pic-nique tiré du sac
APRÈS MIDI FESTIF
CONTACT : Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud-Ardèche (CUTPSA) - Maison des associations 
Place des Récollets  07000 Privas 
cutpsa07@free.fr -04 75 66 09 38   

mercredi 16 octobre 2013

Crest 26400 :Rencontre "Taupine en bourg"...



Taupine.en.bourg
Taupine en Bourg sort de Terre!
Vendredi 18 octobre à partir de 18h30 à l'atelier vélo
http://autourducycle.wordpress.com/
Rencontre
Apéro partagé
Musique acoustique
.... venez nombreux-ses
Taupine.en.bourg

samedi 14 septembre 2013

La non-transition énergétique coûterait encore plus cher...



La transition énergétique a un coût. Mais ne pas agir coûterait encore plus cher!
Dans les années 1980, Jacques Delors insistait souvent sur ce qu'il appelait " le coût de la non-Europe ", si bien qu'en 1986, la Commission confia à l'économiste italien Paolo Cecchini le soin de rédiger un rapport.
À l'époque, les experts ne s'entendent pas sur l'ampleur des bénéfices résultant de l'intégration européenne, mais tous reconnaissent l'existence de ces avantages. Le rapport Cecchini a joué un rôle décisif dans la mise en place de l'Union économique et monétaire.
Comme il fut difficile, hier, de chiffrer le coût de la non-Europe, il est aujourd'hui difficile de chiffrer celui de la non-transition énergétique. L'exercice est d'autant plus délicat que les enjeux ne sont pas seulement économiques, mais également environnementaux et sociaux.
La transition énergétique a un coût élevé, c'est indéniable. Mais le coût de l'inaction est plus élevé encore.
En France, le débat sur la transition énergétique a permis d'identifier quatre familles de scénarios, appelées " trajectoires ". Ces quatre axes vont d'un scénario de sortie du nucléaire couplée à une baisse de 50% de la demande d'énergie d'ici à 2050, à une priorité donnée à l'atome avec une légère réduction de la consommation.
Les deux autres familles reposent davantage sur la diversification du mix énergétique couplée à une réduction de la consommation. Les quatre familles de scénarios se basent sur un montant des investissements énergétiques variant entre 875 et 1 160 milliards d'euros sur la période 2012-2030.
700 MILLIARDS D'EUROS DE FACTURE ÉNERGÉTIQUE
Ces sommes doivent être comparées aux 700 milliards d'euros qui seront dépensés en facture énergétique sur la seule période 2012-2022. L'effort serait payant car les gains attendus sont croissants. Dès 2030, tous les scénarios envisagés remboursent leurs investissements avec les gains annuels sur la facture énergétique.
En 2050, ils présentent des gains nets cumulés importants. Et, au-delà d'une réduction de la facture énergétique nationale, de nombreux autres bénéfices sont attendus de la transition énergétique : réduction de la dépendance extérieure, création d'emplois, réduction de la pollution et de ses effets, limitation des déchets.
La bataille qu'il faut mener aujourd'hui est donc celle de l'action, du courage et de la persévérance. Cette bataille doit être accompagnée d'un effort de clarification et de pédagogie car on ne veut pas ce qu'on ne comprend pas. La prise en compte de la compétitivité des entreprises, des contraintes qui pèsent sur les finances publiques, du pouvoir d'achat des ménages et du contexte international ne doit pas conduire à différer le problème.
Le risque serait de condamner la génération suivante à adopter un rythme de réduction de la consommation d'énergie insoutenable.
Il faut repenser nos modes de vie et nous attaquer à tous nos comportements anti-écologiques, souvent non intentionnels, mais reflets d'une culture de consumérisme forcenée et de gaspillage d'énergie.
IDÉES PRÉCONÇUES
Il faut également lutter contre les idées préconçues : le secteur des énergies renouvelables bénéficie d'une croissance annuelle de 8%, bien loin de la tendance destructrice d'emplois qu'on lui attribue à tort.
Le changement doit être porté à l'échelon local, national et européen. Il doit mobiliser tous les acteurs, publics comme privés, les particuliers et les entreprises. Il doit répondre à des impératifs écologiques, économiques et sociaux. Il doit s'inscrire dans le long terme.
Certains de la nécessité d'agir malgré les difficultés budgétaires actuelles, nous refusons l'immobilisme.
C'est pourquoi le pôle énergie du think tank Cartes sur table formule en ce sens aujourd'hui 24 propositions volontaristes, responsables et innovantes
Grégoire Potton et Grégoire Boutignon sont responsables du pôle énergie du think tank Cartes sur Table.

mardi 10 septembre 2013

Crest 26400 : Mise en place d'un composteur...



Mise en place d'un composteur
Bonjour à tous !
Des nouvelles de l'association Taupine en Bourg
La mise en place d'un composteur de quartier est prévue pour les immeubles du Grand Valla à Crest;
"A la demande de plusieurs locataires, et dans le souci d'améliorer la gestion des déchets ménagers, Drôme Aménagement Habitat en collaboration avec l'association Taupine en Bourg, va expérimenter la mise en place d'un composteur"
Si parmi vous ou dans votre entourage, il y avais des personnes intéressées par la mise en place d'un composteur de quartier prêt de chez eux.
Nous vous invitons à venir voir ou même participer à la construction de ce bac à compost 
Mercredi 18 Septembre à partir de 14h 
Au Grand Valla rue des Auberts 26400 Crest.
Vous pouvez également contacter l'association 
Taupine en Bourg:

mardi 27 août 2013

Rhône-Alpes et Paca : Trois ans de travail pour péréniser quatre TER...



Nouveaux services sur le TER ( Trains Express Régionaux) vallée de la Drôme
Bonjour ,
Vous trouverez ci-dessous une information à la Presse concernant les nouveaux services TER qui vont être mise en place sur la ligne Valence-Die-Veynes. 
Je suis particulièrement heureux de ce résultat, après plusieurs années d'effort. Je me tiens  à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Bien cordialement,
Didier JOUVE
Conseiller régional Rhône Alpes
Président de la commission des finances
du Conseil Régional
Président du comité de ligne TER Valence-Die-Veynes
A partir de décembre 2013, le service TER des diois et de la vallée de la Drôme  est fortement amélioré.
Quatre  allers – retours par jour , avec des horaires enfin bien adaptés : c’est ce que mettent en place  la région Rhône-Alpes et  la région PACA, rassemblées pour l’occasion pour construire une offre sur le TER Romans-Valence -Veynes.
« Trois ans auront été nécessaires pour obtenir l’accord de principe, puis la mise en ouvre des sillons RFF et le renforcement  moyens techniques de la SNCF, qui manque de matériel en Rhône Alpes. , indique Didier JOUVE, le Président du comité de ligne. Je suis heureux d’avoir été finalement entendu par Eliane GIRAUD, la Vice Présidente du conseil régional chargée des transports  et par Jean Yves PETIT, son homologue  de PACA.; nous accédons enfin à une vraie offre TER pour la vallée de la Drôme. »
A partir du service d’hiver, (13 décembre) , et sous réservé de quelques petits calages  à quelques minutes près, les horaires  principaux seront les suivants :
Horaires  Au départ de Die  pour Saillans, Crest, Livron, Valence, valence TGV et Romans :
7h12, tous les jours
8h25, tous les jours
12H12, tous les jours
17h43 tous les jours
Horaires au départ de  Valence  pour Die et Luc:
10h29 (tous les jours sauf le dimanche)
14h32 samedi dimanche et fêtes
16h41 tous les jours
18h30 sauf WE
20h05 tous les jours
Les travaux sur la ligne valence –Grenoble seront terminés. Au delà de Valence, les trains desserviront donc  Valence TGV et Romans.
A noter que tous les trains feront au moins  le trajet Romans –Veynes, et que certains vont jusqu’à Briançon.
Pour compléter l’offre, s’ajouteront deux cars  express au départ de Valence (1h10 de voyage entre valence et Die, en desservant les gares de Crest, Saillans et Die )  le matin vers 7H45, et à la mi journée vers 12h45. Les horaires sont en cours de calage  en lien entre la région et le conseil général qui fait également circuler des cars non express.
Pour obtenir ce résultat, un travail commun a été mené avec les deux régions, qui, toutes deux  ont également augmenté leur commande à la SNCF et le budget alloué à la ligne.
- Une étude est en cours sur  l’amélioration technique de la voie.
RFF a d’autre par rendu les premières conclusions d’une étude concernant les quatre lignes qui se rejoignent à Veynes, dont la notre.
Que retenir de cette première phase : d’abord, la nécessité de mettre en oeuvre un programme de travaux d’amélioration (77 millions d’euros environ par région sur les dix ans à venir) .  Ensuite, que le rôle stratégique de la ligne Veynes –Die -Valence est confirmé. 
Le comité de pilotage de l’étude, qui est composé des vices présidents des deux  régions, des présidents des comités de ligne dont Didier JOUVE,  s’est réuni le 14 juillet en mairie à demandé à RFF d’intensifier les études pour faciliter les croisements entre  Die et Veynes afin améliorer la ponctualité des trains.
Au final, avec un service « matin midi et soir » enfin utile pour les diois, et une programmation de travaux d’amélioration de la voie, l’horizon s’éclaircit vraiment pour notre ligne TER.
C’est le résultat de plusieurs années d’effort, avec le soutien des citoyens qui se sont mobilisés dans le comité de ligne  et dans le CLD, et que je tiens à remercier  pour leur soutien.
Didier JOUVE
Conseiller régional,
Président du comité de ligne TER
Quatre  allers retours par jour, avec des horaires enfin bien adaptés :
C’est ce que mettent en place  la région Rhône-Alpes et  la région PACA,
rassemblées pour l’ occasion pour construire une offre sur le TER
Romans-Valence -Veynes.
« Trois ans auront été nécessaires pour obtenir l’accord de principe, puis la mise en ouvre des sillons RFF et le renforcement  moyens techniques de
la SNCF, qui manque de matériel en Rhône Alpes  indique Didier JOUVE, le Président du comité de ligne. Je suis heureux d avoir été finalement
entendu par Eliane GIRAUD, la Vice Présidente du conseil régional chargée
des transports  et par Jean Yves PETIT, son homologue  de PACA.; nous
accédons enfin à une vraie offre TER pour la vallée de la Drôme. »
A partir du service d hiver, (13 décembre), et sous réservé de quelques
petits calages  à quelques minutes près.
Les travaux sur la ligne valence  Grenoble seront terminés. Au delà de
Valence, les trains desserviront donc  Valence TGV et Romans.
A noter que tous les trains feront au moins  le trajet Romans  Veynes, et
que certains vont jusqu’ à Briançon.
Pour compléter l’offre, s’ajouteront deux cars  express au départ de
Valence (1h10 de voyage entre valence et Die, en desservant les gares de Crest, Saillans et Die)  le matin vers 7H45, et à la mi journée vers 12h45. Les horaires sont en cours de calage  en lien entre la région et le
conseil général qui fait également circuler des cars non express.
- Une étude est en cours sur  l’amélioration technique de la voie.MCD

mardi 13 août 2013

Objectif zéro déchet et zéro carbone...

Objectif zéro déchet et zéro carbone

Enerbois produit de l’électricité, de la chaleur et des pellets à partir d’une nouvelle énergie renouvelable, la biomasse. Un exemple concret d’écologie industrielle en Suisse romande.

 ECONOMIE CIRCULAIRE • Inspirée des écosystèmes naturels, l’écologie industrielle vise à limiter les impacts de la production sur l’environnement.


Les déchets des uns sont les matières premières des autres. C’est sur cette idée simple qu’est née l’écologie industrielle – ou économie circulaire. «A la différence de nos sociétés actuelles, qui épuisent des ressources d’un côté et accumulent des déchets de l’autre, les écosystèmes naturels fonctionnent de façon quasi cyclique. Or, l’idée de l’écologie industrielle est d’amener autant que possible les sociétés industrielles à se rapprocher de ce fonctionnement», expose Jean-Bernard Michel, responsable de l’unité des systèmes industriels de bioénergie de l’Institut de génie thermique de la HEIG-VD, et professeur d’énergétique.
L’écologie industrielle est une notion et une pratique récentes du management environnemental basée sur l’analyse des flux de matière et d’énergie, qui vise à limiter les impacts de l’industrie sur l’environnement. La perspective est celle du développement durable: en partant des limites des démarches traditionnelles qui raisonnent en termes de réduction des pollutions (approches de «bout de chaîne» ou «end of pipe» et, dans une moindre mesure, «à la source»), il s’agit de répondre à des défis plus globaux et intégrés.
Rapport Meadows: première alerte
«Nos sociétés industrielles ont été construites sur l’idée que les matières et l’énergie étaient infinies, sans se préoccuper des impacts. Dans les années 1970, on a commencé à se préoccuper des conséquences sur l’environnement, avec la mort des forêts, l’eutrophisation des lacs, la pollution urbaine, etc. Mais le premier signal d’alerte concernant l’épuisement des ressources remonte au rapport Meadows*, en 1972, qui n’a pas vraiment été pris au sérieux. Dans un monde fini, il arrive un moment où on ne peut plus croître. On se trouve face à deux problèmes: d’un côté on s’étouffe sous nos déchets, de l’autre on épuise les ressources», relate Jean-Bernard Michel
Selon lui, il y a actuellement une prise de conscience de la «finitude» de la Terre, qui doit cependant devenir collective pour atteindre un effet de seuil. «C’est déjà le cas en Chine où, depuis 2009, une loi oblige la création d’une économie circulaire pour la construction de toute nouvelle ville. Il faut dire que ce pays est face à un défi colossal de limitation des ressources en acier, ciment, etc.», analyse-t-il.
Vers le déchet zéro
L’écologie industrielle recherche ainsi une optimisation à l’échelle de groupes d’entreprises, de filières, de régions, et même du système industriel dans son ensemble. L’objectif est d’atteindre progressivement le «déchet zéro» et le «zéro carbone». Pour ce faire, il faut réduire les pertes à tout niveau (production, transformation, stockage, consommation et recyclage) afin d’atteindre une même qualité de service avec moins de matière et d’énergie. Les cycles de matière et d’énergie doivent être bouclés, et les boucles longues remplacées par des boucles courtes (lire ci-dessous l’exemple d’Enerbois).
Il est aussi nécessaire de mutualiser les flux de matière et de d’énergie, comme cela se pratique à Kalundborg (lire ci-dessous). Il faut ensuite augmenter la durée de vie des produits et des services en passant à une économie de la fonctionnalité: achat d’un service plutôt qu’un produit, conception de produits permettant leur réutilisation (ecoconception) et création d’usines de démantèlement et de reconstruction, notamment pour les voitures. Enfin, une économie dite «décarbonée», où seules les énergies renouvelables sont utilisées (y compris pour les transports), les déplacements physiques réduits et les services mutualisés, doit être mise en place.
Changer le système
«Pour effectuer toutes ces transformations, cela demandera beaucoup d’énergie, notamment au niveau humain, pour changer les mentalités, les postes en place, les formations, les compétences, etc. Bref, pour changer le système de fond en comble», analyse Jean-Bernard Michel. Et de conclure: «Le modèle de l’économie industrielle est incompatible avec les valeurs actuelles du capitalisme et de sa société de consommation.» I
*The Limits To Growth, rapport sur les limites de la croissance, est le titre d'un rapport demandé à une équipe du Massachussetts Institute of Technology par le Club de Rome en 1970. Reposant sur un modèle informatique, il est la première étude importante qui a relevé les dangers écologiques de la croissance économique et démographique.

Ecologie industrielle ici et ailleurs
Produire de l’électricité, de la chaleur et des pellets à partir d’une nouvelle énergie renouvelable, la biomasse, c’est le défi que relève depuis 2010 l’entreprise Enerbois, à Rueyres (VD). Lancé en 2007 par la scierie Zahnd, qui cherchait à valoriser ses sous-produits du bois, ce projet a été réalisé en partenariat avec Romande Energie, pour un montant de près de 40 millions de francs. Il s’agit d’une application concrète d’écologie industrielle fondée sur le principe de l’économie circulaire.
Le bois débité à la scierie Zahnd provient des forêts de la région. Les produits finis (planches et poutres) sont produits sur place et exportés en grande partie. Quant aux sous-produits du bois, ils sont désormais valorisés sur place, d’où une baisse du trafic de près de 2000 camions par an.
La sciure est transformée en pellets, qui permettent de chauffer jusqu’à 5000 ménages romands. L’électricité, produite à base de résidus de bois, est injectée dans le réseau électrique local et répond aux besoins de près de 8000 ménages. Grâce à la récupération de la chaleur issue des gaz de fumée de la centrale, le bois de la scierie et la sciure servant à la production des pellets peuvent être séchés, et les bâtiments de l’entreprise et d’une dizaine d’habitations avoisinantes chauffés. Enerbois est aujourd’hui la plus grande centrale romande de production d’énergie à base de biomasse et le seul producteur industriel suisse de pellets produits à partir d’énergie 100% renouvelable et sans émission de CO2.
Ailleurs en Suisse romande, des projets d’écologie industrielle sont aussi en cours, à Bulle et à Romont, ainsi qu’à Fribourg avec le projet «Blue Factory», qui se veut «zéro carbone». «L’écologie industrielle en Suisse et en Europe est surtout basée sur la valorisation des déchets sous forme énergétique. La valorisation ‘matière’, comme à Kalundborg, au Danemark, reste un exemple isolé pour l’instant», relève Jean-Bernard Michel, qui enseigne entre autres l’écologie industrielle à la HEIG-VD et à la HES-SO (master).
C’est dans les années 1970 qu’est apparue, sur le site de Kalundborg, la première expérience significative d’écologie industrielle. Cette expérience est d’autant plus remarquable qu’il n’y a pas eu de planification du site: les symbioses industrielles se sont réalisées de manière spontanée car chaque acteur – la mairie, une centrale énergétique, un fabricant de plâtre, une entreprise pharmaceutique, une entreprise de traitement des sols et une raffinerie du pétrole – y a trouvé un avantage économique.
Aujourd’hui, il existe un réseau dense d’échanges d’eau, d’énergie et de sous-produits issus des activités industrielles et humaines menées sur le site. Les déchets des uns sont utilisés comme matière première par les autres: chaleur et vapeur, eau, gaz issus de la raffinerie, gypse de synthèse, biomasse et engrais liquide, cendres volantes issues de la combustion du charbon dans la centrale, boues d’épuration, etc.
Claude Grimm

samedi 10 août 2013

Débat sur la Transition Energétique dans la Biovallée de la Drôme...

Débat sur la Transition énergétique dans la Biovallée de la Drôme...

Synthèse du Collectif Transition Energétique de la Vallée de la Drôme et du Diois

Le Collectif Transition Energétique de la Vallée de la Drôme a transmis à la Région Rhône-Alpes un document de synthèse d’une très grande richesse. Vous pouvez le lire en  le téléchargeant. Que sa longueur ne vous décourage pas, il peut être lu par étapes, par parties, en fonction de vos propres questionnements…

Pour compléter cette synthèse, il y a aussi un sondage qui avait pour objectif de distinguer les propositions qui font consensus, celles pour lesquelles les opinions sont partagées ou largement défavorables. Vous pouvez aussi le télécharger.
Les 6 forums ont mobilisés environ 280 personnes et le sondage a reçu 66 réponses.
La réflexion et les actions à venir dès l’automne seront nourries par la dynamique née de ces rencontres et nous continuerons, avec vous, à œuvrer pour que la transition énergétique devienne un enjeu de société partagé par tous.
Bien à vous,
Le collectif « transition énergétique »
Association Dioise pour la Transition Énergétique, Val de Drôme Énergie Citoyenne, Écologie au Quotidien, Enercoop, etc

lundi 29 juillet 2013

Un autre aménagement du territoire...



« Contre la crise, une véritable politique territoriale »
Lettre ouverte envoyée le 31 Mai 2013 au Président de la République, M. François Hollande, et aux membres du gouvernement concernés par les questions territoriales.
Monsieur le Président,
Je m'adresse à vous en tant que citoyen, soucieux de l'avenir de son pays et de la planète. Cependant, il ne vous échappera pas que les sujets que je vais aborder dans cette lettre entrent pour la plupart dans mes domaines de compétence, l'architecture et l'urbanisme. Je m'adresserai donc aussi à vous en tant que professionnel de l'aménagement de l'espace, avec le souci d'être compréhensible par tous.
Monsieur le Président, la France est en danger. Son plus grand danger n'est pas de subir une crise économique, ou une attaque extérieure. Non c'est le territoire Français qui, si certaines pratiques se perpétuent, va finir écartelé, ravagé, exsangue.
Les surfaces agricoles, un problème urbain.
D'abord un chiffre : selon une étude Agreste Primeur, publiée par le Ministère de l'Environnement en 2009, tous les sept ans, la France « artificialise » (routes, constructions, etc.) l'équivalent d'un département Français.
Actuellement, près de 9% du territoire est artificialisé. Cette artificialisation touche principalement des terres agricoles, réduisant d'autant la capacité agricole de la France. C'est un enjeu majeur à l'heure où l'agriculture bio, plus extensive, a besoin de terres pour se développer, alors même que le stock mondial de céréales ne fait que baisser d'années en années, à cause d'une demande de plus en plus forte.
C'est aussi la preuve qu'il y a un lien direct entre urbanisme et capacité de production agricole.
La source de cette occupation endémique des sols ?
Un urbanisme déréglé, des permis d'aménager et de lotir accordés à tout va par des collectivités locales soit par manque d'information sur les répercussions, concurrence stupide entre communes limitrophes, ou par corruption pure et simple.
Pour enrayer ce phénomène, il ne suffit pas de créer des commissions statuant au cas par cas, il faut que les instances régionales et préfectorales soient associées aux décisions de constructibilité, permis d'aménager, de lotir, de construire,, sur la base d'un schéma de cohérence territoriale prenant en compte cette problématique.
Il faut maintenir la surface cultivable à un niveau constant, quitte à rendre certains terrains à l'agriculture pour pouvoir construire sur d'autres, plus pertinents. Pour ne citer qu'une solution parmi d'autres, il est aujourd'hui possible de cultiver sur les innombrables toitures des entrepôts commerciaux.
Vous le voyez, Monsieur le Président, les problèmes sont nombreux, mais les solutions à portée de main le sont aussi. Seulement, il faut agir vite.
Une tête trop grosse sur un corps malingre
Le gouvernement précédent avait lancé une consultation sur l'avenir de Paris et sa couronne, qu'il a nommé « Le Grand Paris ».
Congestionné, divisé, inégalitaire, ce « Grand Paris » méritait bien qu'on se penche de manière globale sur son cas. On s'est malgré tout fourvoyé dès le départ en fixant comme échelle d'étude l'île-de-France, sans réaliser que le phénomène Parisien trouvait ses sources et propageait ses effets sur tout le territoire Français.
Le résultat de cette vision tronquée a été de proposer toujours plus de transports publics, augmentant mécaniquement l'attractivité des communes de la lointaine couronne Parisienne. Ce type de mesure ne fait que repousser l'horizon de la paralysie.
Depuis que Paris a été choisie par les rois, autrefois nomades, comme lieu de résidence principale, la France n'a cessé de se centraliser. Dès les années 70-80, on a pris conscience des effets néfastes de cette centralisation excessive. Une « décentralisation » a été amorcée, faisant peser toujours plus de compétences sur les régions et les départements, générant ainsi l'inverse de ce qu'on souhaitait obtenir : un renforcement de l'Île-de-France et un déclassement des régions moins fortes économiquement.
Le résultat de cette politique est que plus encore qu'avant, pour « exister », il faut être à Paris, et nulle part ailleurs.
Mêmes effets pervers du côté des voies ferrées : on crée des lignes qui mettent Paris à moins d'une heure des villes moyennes alentours, dans le but d'y attirer plus d'habitants. Le résultat est une concentration toujours plus forte des emplois à Paris, dotée cette fois de villes-dortoirs supplémentaires.
Les effets pervers de cette politique sont innombrables : congestion, loyers trop élevés, pollution, bruit, perte de temps dans les transports pour les habitants, sans parler du coût pour la santé.
Pour sauver Paris de la congestion, une seule solution : ignorer Paris.
Afin de permettre aux villes secondaires (Marseille, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes) de se développer, il faut tout d'abord les relier entre elles de manière efficace et rapide, et assurer des liaisons tout aussi rapides avec leurs voisines européennes. Ainsi, on ne tardera pas à voir se développer une culture urbaine et des emplois de pointe équivalents à ceux qu'on trouve en Région Parisienne.
L'autre moyen de décongestionner Paris, est de geler les autorisations de création de surfaces de bureaux, notamment à La Défense, dont le développement sature déjà les lignes de transport transversales. A cette limitation, il faut associer de véritables projets d'accueil d'entreprises dans d'autres villes majeures, en lien avec la création des liaisons ferrées rapides déjà évoquée. Ces projets ne peuvent se passer de l'intervention de l'Etat.
Un recours à la voiture, indispensable ?
Pour de nombreux concitoyens, l'essence ne coûte pas plus cher parce qu'elle a augmenté (entre 1970 et aujourd'hui, le revenu médian a plus augmenté que l'essence), mais parce que les distances parcourues quotidiennement ont augmenté. Pourquoi ? Tout simplement à cause de ce développement urbain anarchique et distendu qu'on constate dans de nombreuses communes rurales : zonage séparant les résidences des commerces, prolifération de lotissements pavillonnaires, concentration des lieux de travail, aménagements de giratoires et de bretelles d'autoroutes pour absorber ce trafic, réseaux en cul-de-sac, etc.
Ce mode d'occupation des sols est donc non seulement nuisible à l'agriculture mais coûte aussi de plus en plus cher en essence à nos concitoyens. Pire, il tend à s'auto-alimenter, en générant des besoins de routes plus larges pour drainer le trafic, route qui prennent d'autant plus de place ! Il est temps d'en sortir, et vite !
Cependant, alors que les logements sont construits, habités, on ne peut raser 30 ans d'urbanisation d'un trait de plume.
Il faut alors inventer de nouveaux dispositifs et éliminer les obstacles (souvent virtuels) à la mixité urbaine.
Les zones commerciales doivent être désenclavées et accueillir des opérations de logement. Les zones pavillonnaires doivent être réaménagées de manière à permettre l'implantation de locaux professionnels et commerciaux. Il faut que, dans chaque commune rurale, on puisse disposer d'un lieu de travail connecté, de salles de réunion, de bureaux dignes de ce nom permettant de travailler à proximité de son domicile.
D'un point de vue agricole et alimentaire, il est aussi loisible de mettre en place des chartes agricoles qui garantissent une production locale variée, pour une clientèle locale, sur des marchés répartis dans les différentes communes rurales. Je pense que l'échelle du département est correcte pour mettre en place ce type de plan.
Au moyen d'une carte analytique, nous pourrions en évidence les zones situées à plus de 10 minutes de marche ou de vélo des commerces, emplois, et mettre en place des solutions d'équilibre et de proximité. L'aménagement efficace est celui qui demande le moins de déplacements mécanisés. Il est donc logique que les transports, individuels et collectifs, arrivent en bout de la chaîne des solutions, et non au début, comme cela se fait actuellement.
Voilà, Monsieur le Président, la véritable voie à laquelle je crois pour sortir notre pays de la crise :
En devenant un pays modèle dans l'aménagement de son territoire.
Les mesures à prendre sont certes plus complexes que de simples ajustements fiscaux, et demandent une coordination étroite entre les ministères, mais recevront certainement un accueil bien plus chaleureux, et ne coûtent rien à l'Etat.
Les bénéfices à attendre de telles mesures vont bien au-delà de la protection de notre environnement et de notre alimentation. Ils répondent à de nombreux objectifs annoncés lors de votre campagne, Monsieur le Président, notamment :
- maîtrise réelle des loyers, par la répartition de la pression immobilière
- amélioration de la santé, et donc réduction du déficit de la sécurité sociale
- baisse du chômage, par une meilleure répartition des emplois
- amélioration de la sécurité par la mixité : une présence constante de la population, qu'elle vive, qu'elle travaille ou qu'elle fasse ses achats.
Qu'attendez-vous, Monsieur le Président, pour mettre en œuvre une véritable politique territoriale ?
Qu'attendez-vous, Monsieur le Président, pour mettre en place, non plus seulement des ministères sectoriels, mais aussi des missions transversales, qui puissent donner de la cohérence à des mesures qui touchent, comme vous pouvez le constater, de nombreux secteurs ?
Je vous prie d'agréer, Monsieur le président de la République, l'expression de ma très haute considération.
Martin Lucas, Architecte DPLG