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jeudi 16 janvier 2014

Die 26150 : Télétravailler avec Cédille...Pôle numérique



Cédille, le petit plus pour télé-travailler
Bonjour,
Vous avez manifesté votre intérêt pour le télétravail et ses hypothèses de développement sur le territoire de la Vallée de la Drôme en répondant à notre enquête en mai 2013 et nous vous en remercions encore.
Aujourd’hui, les espaces de Crest, et Die sont ouverts et leurs animateurs souhaiteraient vous présenter leurs activités, services et projets.
Dans ce sens, nous autorisez vous à leur communiquer vos adresses mails pour qu’ils puissent vous contacter et échanger le cas échéant avec vous ? 
Vous pouvez également les contacter directement : epicentre@gv5.fr  et  cfppa.die@educagri.fr
Le site communautaire Cédille est en ligne afin de promouvoir les nouveaux modes de travail et le développement des activités des télétravailleurs et télétravailleuses installés dans nos territoires.
Vous pouvez y accéder ici .
N'hésitez surtout pas à partager le lien auprès des personnes de votre connaissance qui télétravaillent chez eux à temps partiel ou complet.
Cette initiative fait écho aux résultats de l'enquête réalisée auprès de ce public dans la vallée de la Drôme au printemps et que vous pouvez retrouver sur le site dans la rubrique veille.
A son tour cette enquête est le fruit de l'animation Pôle d'Excellence Rural (PER) dédiée au télétravail et souhaitée par les collectivités locales de la vallée de la Drôme et la sous préfecture de Die.
Comme promis et après une phase de test réalisé par des télétravailleurs installés dans la vallée, Cédille, le site de la communauté des télétravailleurs est en ligne ici
L'onglet contact ou les posts sont à votre disposition pour nous faire part de vos remarques, demandes, suggestions.
C'est une initiative qui est lancée pour vous et le développement de votre activité.
Elle doit servir aussi à la promotion des nouveaux modes de travail et à leur prise en considération par l'ensemble des décideurs.
Salariés, indépendants, nomades... personne ne sera oublié dans les rubriques dynamiques par lesquelles les infos seront mis en ligne.
Nous comptons sur vous pour rejoindre la communauté et faire circuler l'info dans les vallées.
Quant à moi, je vais faire en sorte de vite apprendre le métier de community manager !
Restant à votre disposition
Bonne fin de journée
Frédéric BISE, Chef de projet
1, avenue de la gare - Le Rovalparc allée B
26 958 VALENCE cedex 9
Tél standard : 04 75 83 50 5
Mob : 06 80 57 75 94
www.pole-numerique.fr

samedi 5 octobre 2013

Die 26150 : création d' activité...



Bonjour,
Voici les prochaines dates de réunion d’information collective sur la création d’activité à diffuser dans votre prochain journal.
Je vous remercie par avance,
Cordialement, Pulchérie Comte
Chargée de communication/Gestionnaire de données/Secrétaire
BP 41 - 42, rue Camille Buffardel
26150 Die
Tél. : 04 75 22 29 44
Fax : 04 75 22 19 14

lundi 29 juillet 2013

Laisser une place aux Jeunes sur notre Biovallée de la Drôme...



Compte rendu de la « journée Porteurs d’espoir »  du 23 Mars 2013
La Journée Porteurs d’Espoirs (JPE), imaginée par les Amanins en 2012, c’est l’occasion pour des jeunes en questionnement sur leur avenir, de découvrir des structures, des personnes qui leur proposent de faire « un pas de côté ».
Se former autrement, s’engager pour un projet à taille humaine, s’impliquer dans une démarche collective, emprunter d’autres parcours pour apprendre à se connaitre, choisir sa voie…
Le temps d’une journée, des pistes sont lancées aux jeunes, des dynamiques se créées et des idées germent… 2013, une JPE nouvelle formule…
Avec le recul d’une première édition « pleine d’espoir », des pistes d’amélioration et de changement ont guidé l’organisation de la JPE 2013 :
- Meilleure communication : d’une quarantaine de participants en 2012, plus de 70 jeunes ont participé en 2013, ce qui a permis de proposer des ateliers plus nombreux.
- Temps de rencontre entre intervenants : la journée 2013 s’est donc prolongée pour l’équipe le dimanche matin. Le Viel Audon et les Amanins se sont rapprochés pour co-organiser l’événement et c’est grâce à l’énergie de Yann Sourbier et à la participation financière du Viel Audon que cette rencontre s’est déroulée.
- Temps d’échange entre intervenants et jeunes : les intervenants ont prévu dans leurs ateliers des temps de partage d’expérience et de questionnement.
- Mobilisation des jeunes : la JPE a été condensée sur une après-midi de façon à garder les jeunes présents du début à la fin de l’événement.
La communication

Cette année, pour mettre l’accent sur la communication, nous avons élargi la diffusion par le biais d’une diversité de moyens de communication :
- Affichage (nombreux relais locaux, lieux d’accueil de jeunes)
- Mail aux établissements scolaires, MJC, foyers ruraux, réseaux d’éducation à l’environnement, d’éducation populaire, d’économie sociale et solidaire…)
- Contact téléphonique des lieux d’accueil de jeunes proches des Amanins
- Réseau de chaque structure intervenante
- Newsletter des Amanins
- Intervention d’Alexandre (jeune motivé par le projet) dans deux lycées Drômois
- Blog de l’événement (: http://journee-porteurs-d-espoirs.e-monsite.com)
- Salons
- Internet et réseaux sociaux : diffusion de l’info sur plusieurs sites
Le jour J - Le déroulé
Le 23 Mars, c’est au total une centaine de personnes qui étaient réunies aux Amanins au moment le plus fort de la journée. Soit environ soixante-dix jeunes venus par leurs propres moyens.
Adapté à la météo, au nombre de participants et à leurs positionnement pour vivre tel ou tel atelier, le programme a été ajusté en temps réel à la trame, restée fidèle à celle prévue en amont :
- L’accueil des jeunes s’est fait de 13h30 à 21h.
- Trois temps forts ont marqué cette demi-journée : un accueil collectif pour présenter le programme et les intervenants et leurs ateliers suivi de deux séries d’ateliers proposés par les structures. Le souhait de départ était de proposer aux jeunes un choix identique d’ateliers pour les deux sessions. Le moment venu, faute de jeunes dans certains groupes, des regroupements ont été faits entre structures suivant le plan B anticipé. Certains ateliers n’ont pas eu lieu pour la seconde vague.
Les différents ateliers finalement proposés
- Le Viel Audon et Volontaire pour la Nature, à pas de loup : autour du chantier éco-volontaire et de l’engagement collectif
- L’Ecole de la Nature et des Savoirs, Ecologie au Quotidien et les Amanins :
- La FEVE et le Foyer Michaël : témoignage du vivre ensemble mêlé d’expression libre artistique
- Romans International et De Deux Choses Lunes : témoignage sur le volontariat international
- L’Ecole des Fleurs du Vivant de Terre du Ciel : présentation de l’école et témoignage des « fleurs »
- Clown z’Hopitaux : les coulisses du clown
Pour faire le lien et la convivialité de cette journée, la pause gustative, de près de trois quarts d’heure, a permis de nombreuses activités : présentation d’une mini production de l’atelier découverte du clown, des jeux collectifs proposés par un jeune et un atelier choral. Aussi, l’événement s’est terminé avec un repas musical, avec une musique relaxante proposée par Eric, joueur de hangdrum accompagné d’un didgeridoo. En programmant cette soirée musicale, nous souhaitions favoriser la venue des jeunes or, il se trouve que la soirée s’est principalement déroulée entre les intervenants et les jeunes qui les accompagnaient.
Avec le recul de ces deux années, nous pouvons dire que la trame de cet événement fonctionne bien et que l’objectif de la journée semble être très parlant pour les jeunes. Le déroulé se peaufinera d’année en année.
Les jeunes
Ils étaient en majorité âgés de 20 à 30 ans et, pour certains, déjà entrés dans la vie active. Le point commun : la quête d’initiatives nouvelles, d’idées, de formations et d’expériences en accord avec leurs valeurs.
Etaient aussi présents des jeunes en difficulté accompagnés par deux centres d’actions sociales. L’accueil de ce public répond à l’objectif premier de la JPE, à savoir ouvrir plus largement les portes sur les alternatives écologiques et humaines.
Besoins humains
En amont de l’événement, l’organisation a demandé 30 jours pleins salariés.
Sur l’événement et la veille, bénévoles et salariés ont été mobilisés : sept bénévoles ont assuré la cuisine, le service, le rangement, la tenue de la caisse ; deux bénévoles ont assuré l’accueil et le suivi du déroulé ; un salarié SCOP a préparé les repas.
Budget 1591€25
Les Amanins
Rens.: www.lesamanins.com 
Tél.: 04.75.43.75.05.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

samedi 13 juillet 2013

Die 26150 : Bureau d' embauche pour les vendanges...



Pour la deuxième année consécutive Pôle Emploi, en partenariat avec la Communauté de Communes du Diois, met en place le Bureau Vendanges de Die.
Cette initiative étant susceptible d’intéresser vos lecteurs, je me permets de vous transmettre l’article de presse ainsi que les affiches liés à cet évènement.
Ouverture du Bureau Vendanges de Die le 16 juillet
Pour la deuxième année consécutive, l’équipe agricole du Pôle emploi de Crest, en collaboration avec le site de proximité de la communauté des communes du diois, ouvre les portes du Bureau Vendanges à Die.
L’objectif est de créer un lieu personnalisé et de proximité afin d’être le plus réactif possible, pour la période de recrutement intense qu’est celle des vendanges.
Ce bureau accueille tous les mardis du 16/07 au 24/09, les saisonniers et les employeurs des vendanges.
C’est un lieu où les employeurs viennent déposer leurs offres d’emploi et peuvent y consulter les candidatures.
Les saisonniers viennent déposer leur candidature, consulter les offres d’emploi et chercher des informations sur le logement et le transport en vallée de la Drôme.
Le bureau est ouvert le mardi de 9h à 12h et de 13h à 16h30. Il se trouve dans les locaux du site de proximité de la communauté des communes du diois, 42 rue Camille Buffardel à Die
Cordialement, Lorraine GRANJON
Conseillère agricole
11, rue des Trois Capitaines
BP 118 - 26401 CREST
Tél : 04.75.25.95.36
Fax : 04.75.76.78.91

mercredi 10 juillet 2013

Saillans : installation d' un bucheron...



Recherche terrain + logement
Projet d’installation d’un bûcheron
Qui :    Romain Gury, 26 ans, dans la vallée de la Drôme depuis début 2012.
Formation : Bûcheronnage, gestion écologique et économique de la forêt
(Formation pro de 4 mois, avec 2/3 temps sur terrain) + stage pratique d’1 mois chez un Entrepreneur de Travaux Forestiers de la vallée.
Projet : Démarrer une activité de travaux forestiers : Abattage, débardage (= sortie des bois en bord de route), transport, stockage, livraison bois de chauffage.
Où : Val de Drôme, rayon de 30 km autour de Saillans :
(Crest, Plan de Baix, Die, Dieulefit…)
Quand : démarrage septembre 2013
Propose : Achat (ou échange) de bois sur pied pour coupes et éclaircies forestières. Débardage-vidange de bois déjà abattus
Travailler avec des propriétaires forestiers (communes, privés) dans la durée : Gestion forestière, valorisation du capital écologique et économique des peuplements. Vente-livraison de bois de chauffage non sec (car démarrage activité).
Recherche : Terrain à partir de 1000 m2 (stockage et fendage du bois de chauffage) + logement entre 10 et 50 m2 (habitat en matériaux naturels de préférence). Possibilité échange en bois, ou service (gestion forestière, entretien terrain…)
Contact :
Romain Gury
06 38 02 82 00


vendredi 21 juin 2013

Retour en imageS sur le Fête des Jardins de Die à l' Aube....



Fête des Jardins sous le soleil
Cette année les associations : Réseau Transition Diois (Monnaie Locale), les Potagers Rares,  Jardins Familiaux de l'Aube, Ecologie au Quotidien,  Aire-Trampoline, Médiane, Humic, les Incroyables Comestibles, Médiane et Mediascitoyensdiois et des tas de privés s’engageent en faveur des jardins potagers et ce fut une réussite. 200 à 300 personnes (dont de nombreux enfants) sont venu tout au long de la journée visiter les 42 jardins de l’Aube, expliqués par Silvère Lerouge de AIRE et  Jean-Pierre Galle, de l'association Les Potagers rares, écouter la présentation du Compostage par Oliver Canivet  de Humic, découvrir les Incroyable Comestibles présentés par Claude Veyret de Ecologie au Quotidien  et participer à l’animation enfants de Edwige Picard, de l'association Médiane. « En ouvrant tous les jardins aux visiteurs,  ce fut un beau moment de partage, de beauté et de contemplation, mais aussi des conseils de culture dans tous les sens du terme » par les jardiniers eux même. Et en la matière on peut dire qu’il existent autant de jardinages différents que de personnes : Jardins de coriandre venus du Maroc, buttes de permaculture, jardins classiques ou cultures sous carton de mulching…

C’était  la 4e édition Biovallée (et la 2ème à l’Aube) de "Rendez-vous aux jardins" qui a lieu tous les premiers week-end de juin. Entre autres aux jardins familiaux de l'Aube de Die. C’était aussi l’occasion de faire ses derniers achats ou échanges de plants pour transfert dans des jardins bien tardifs ce printemps 2013 n’en finissant pas de vent et de fraîcheur. On notait le présence de Mr le Maire Georges Berginiat (les terrains sont communaux), La directrice de Aire-Trésor l’association de gestion des jardins familiaux, Mme Pestre, adjointe qui suit cette action comme élue au social et de Mr Jouve élu régional, porteur du Contrat de Région sur le Diois.  Un apéro-grignotage musical  offert par la mairie de Die concluait cette journée sous un soleil inespéré.C.V.


 

jeudi 21 mars 2013

Les femmes toujours perdantes en temps de crise...

 Les femmes, grandes perdantes de la réforme du marché du travail


C’est l’un des engagements de François Hollande : construire l’égalité professionnelle et lutter contre la précarité des femmes. Elles sont les premières à subir les temps partiels imposés, avec leur lot de bas salaires et d’accès aux droits restreints. Vanté comme une avancée, l’accord national interprofessionnel est censé encadrer ces temps partiels. Il est en réalité peu contraignant pour les employeurs et pourrait même accélérer la précarisation des femmes. C’est l’un des avantages présumés du projet de loi sur l’emploi, présenté en Conseil des ministres le 6 mars, qui reprend les termes de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier (Ani) : encadrer les temps partiels. Ceux-ci seront limités à 24h minimum, sauf pour les salariés de particuliers employeurs (ménages, gardes d’enfants…) et les étudiants de moins de 26 ans. « En fixant un seuil minimum de 24 heures on encadre pour la première fois le temps partiel, qui touche essentiellement les femmes », se réjouit Marie-Andrée Seguin, secrétaire nationale de la CFDT, l’un des trois syndicats qui a signé l’accord. La ministre aux droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a de son côté qualifié cette disposition de « nette avancée » pour les salariés à temps partiel.
Vraiment ? Premier problème : de nombreuses possibilités de dérogation accompagnent ce seuil théorique des 24 heures. Pour signer un contrat en deçà du seuil minimum fixé par la loi, il suffit par exemple que le salarié en fasse la demande « écrite et motivée ». « Compte tenu à la fois de la faible connaissance qu’ont habituellement les salariés de leurs droits et de la contrainte extrêmement forte que le chômage de masse fait peser sur eux, gageons que leur demande ne sera pas difficile à obtenir ! », lâche l’inspecteur du travail Denis Auribault, membre de la fondation Copernic, un « think-tank » de gauche opposé à l’accord. En clair : acceptez de travailler moins de 24h sinon… « Les possibilités de déroger à ce seuil seront strictement encadrées » , assure Marie-Andrée Seguin. Comment ? « Une partie des réponses se feront dans les négociations de branche », affirme la responsable CFDT. Qui avertit cependant : « Il faudra, évidemment, bien verrouiller ces négociations. » Comme celles qui ont abouti à l’accord du 11 janvier, discuté sur la base du projet élaboré par le Medef ?
L’égalité professionnelle aux oubliettes
Du côté de la CGT, qui n’a pas signé l’Ani, on ne partage évidemment pas l’optimisme de la CFDT.« Nous avons de mauvaises expériences avec ce type de dispositif. Les négociations de branches peuvent aboutir à des dispositions moins favorables pour les salariés que celles du code du travail », estime Ghislaine Richard, membre de la direction nationale de la CGT. Idem à l’Union syndicale Solidaires.« Il faut encadrer les pratiques. Nous ne nous faisons aucune illusion sur ce qui va se faire si l’accord est validé tel quel par le texte de loi », ajoute Catherine Lebrun, porte-parole de Solidaires.
La persistance des innombrables inégalités professionnelles entre hommes et femmes donnent malheureusement raison à ce pessimisme. Les négociations entre patronat et syndicats sur le sujet s’éternisent depuis plus de 10 ans. Avec les résultats que l’on sait : en 2008, les écarts salariaux moyens entre hommes et femmes sont de 23,6 % dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction publique d’État. Ce thème importe tellement aux partenaires sociaux qu’il n’était même pas mentionné dans les négociations qui ont abouti à l’Ani ! « On parle pourtant d’un accord sur la sécurisation de l’emploi ! Sachant que la précarité touche l’emploi des femmes de manière structurelle. Leur taux de chômage est plus élevé, elles sont plus souvent en CDD – 10,8 % contre 6,5 % pour les hommes – et elles représentent 80 % des salariés à temps partiel, souvent imposé, dans des secteurs où elles sont très souvent payées au Smic », signale Christiane Marty, membre d’Attac et de la fondation Copernic.
Temps partiels : les femmes d’abord
Dans plusieurs secteurs, la part des femmes dans les emplois à temps partiel dépasse les 80 % : dans la grande distribution, l’éducation, la santé et l’action sociale, dans le nettoyage et les activités immobilières… Jusqu’à 93 % dans les activités financières. « Cette forme d’emploi a explosé en 30 ans, remarque Denis Auribault. Il est passé de 8 % de l’emploi total à plus de 18 % aujourd’hui. C’est un concentré des inégalités dont pâtissent les femmes dans la société en général. » Car travailler à temps partiel signifie souvent être soumis à des horaires variables et irréguliers, quelques heures le matin puis quelques heures l’après-midi ou le soir, le samedi ou le dimanche, avec des temps de transports importants, non décomptés dans le temps de travail.
« 70 % des salariés à temps partiels sont ouvriers ou employés », précise l’inspecteur du travail. Cela implique des salaires peu élevés – 11,20 euros de l’heure en moyenne contre 14,8 pour les temps plein –, un faible accès aux droits sociaux (assurance chômage, assurance maladie et formation) –, des carrières compliquées et par voie de conséquence de faibles retraites. En janvier dernier, au moment même où était signé l’accord inter-professionnel, le conseil économique et social européen publiait une étude [1] s’alarmant de la précarisation croissante des femmes qui travaillent.
Disponible toute la journée, payée à mi-temps
Dans le secteur du ménage ou de l’aide à la personne, des milliers de salariées travaillent tôt le matin et tard le soir, sans possibilité de rentrer chez elles entre temps, à cause de temps de trajets trop longs. Résultat ? « Bien souvent, elles se retrouvent avec des amplitudes horaires dépassant celles de salariées à temps plein, mais elles sont payées à mi-temps ! », s’insurge Christiane Marty. L’Ani promettait de limiter ces amplitudes et ces temps « perdus ». Ainsi, un salarié peut consentir à travailler en deçà de 24 heures à condition que, de son côté, l’employeur organise « le travail de façon à regrouper les horaires sur des journées ou demi-journées régulières ou complètes ». Mais ni le texte de l’Ani, ni le projet de loi ne mentionnent les petites coupures qui hachent les journée de travail de nombreuses femmes à temps partiel. Depuis 2000, ces pauses ne doivent pas durer plus de deux heures. « Mais nous savons que cette durée maximale n’est pas respectée », souligne Ghislaine Richard, de la CGT.
« Ces dispositions sur le temps partiel s’inscrivent de ce point de vue pleinement dans le déséquilibre général qu’organise l’ANI : quelques avancées conditionnelles, très partielles et truffées de limites et de dérogations octroyées aux salariés (dont la mise en oeuvre n’est pas immédiate mais reportée de plusieurs mois ou années) contre de vrais nouveaux pouvoirs et droits d’application immédiate concédés au patronat." », estime Denis Auribault. Des améliorations étaient pourtant possibles. « Ce ne sont pas les femmes qui ont demandé à travailler à temps partiel », précise Christiane Marty.« A partir des années 80 et jusqu’en 2003, on a développé le temps partiel à coups de mesures politiques, principalement des allègements de cotisations sociales. Il est tout à fait possible de faire marche arrière et d’empêcher les temps partiels subis, avec des systèmes de surcotisations par exemple. »
Autre souci : les avenants temporaires. Condamnée à plusieurs reprises par la justice et l’inspection du travail, la pratique des « avenants temporaires », ou « compléments d’heures », permet aux employeurs d’augmenter temporairement le temps de travail de leurs salariés avant de le ramener à la durée initiale du contrat, voire moins… Les secteurs du nettoyage, de la grande distribution et des services à la personne en sont friands. Cela permet d’adapter la durée du travail aux aléas de l’activité de l’entreprise, sans payer le tarif des heures complémentaires. « Elle permet d’éviter de s’engager sur une durée de travail "trop élevée" et sa rémunération, contractuellement due », résume Denis Auribault. Oubliées aussi les éventuelles demandes de requalification du contrat à temps partiel en temps plein. Sur le paiement des heures complémentaires, le Medef est aussi parvenu à rogner quelques assouplissements. Un système de calcul découpe les tarifs de ces heures complémentaires en diverses tranches. Les premières heures sont mieux payées qu’avant. Les suivantes, moins bien. L’addition finale étant défavorable au salarié.
Vous avez dit « démocratie sociale » ?
« Les limites posées par l’accord sont très souples. Il y a beaucoup d’inconnues », s’inquiète Ghislaine Richard. Reste un petit espoir du côté de la négociation qui vient de s’ouvrir sur la qualité de vie au travail. « L’égalité professionnelle y sera abordée », assure Marie-Andrée Seguin de la CFDT. « Dans le cadre de l’organisation du travail, on pourra un peu mieux cadrer la question des coupures de journées de travail », glisse Ghislaine Richard. Ou éviter aux femmes qui travaillent à temps partiel de travailler tous les jours, par exemple. « Mais le fait de devoir négocier des accords de branche sur la base de deux textes différents va compliquer la tâche des négociateurs », regrette-t-elle. Et augmenter d’autant l’inertie propre à ce genre de moments.
« Il ne faut pas transcrire l’Ani tel quel dans la loi. Et le texte doit être débattu en séance plénière à l’Assemblée nationale et pas en procédure accélérée comme c’est actuellement prévu », estime Catherine Lebrun, de Solidaires. La procédure accélérée empêche les débats – publics – ayant lieu dans l’hémicycle. Et implique un seul aller-retour entre le Sénat et l’Assemblée. « L’appel des cent pour une nouvelle démocratie sociale » (publié dans le Journal du Dimanche) laisse peu d’espoir quant à la volonté de contestation des parlementaires. Signé par cent élus socialistes, le texte annonce une loi qui reprendra les conclusions de l’Ani, telles quelles. « Notre pouvoir, c’est d’abord celui de respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord qu’ils ont conclu », écrivent-ils. En matière de démocratie sociale, on fait mieux : les trois syndicats qui ont signé l’Ani (CFDT, CGC, CFTC) ne représentent même pas 50 % des voix aux élections prud’homales. Et c’est oublier les promesses de construction de l’égalité professionnelle, qui faisaient partie des 40 engagements de François Hollande en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Nolwenn Weiler

jeudi 28 février 2013

Une Utopie à notre porte....

initiative européenneLe revenu de base est un revenu inconditionnel, versé dès la naissance et cumulable avec tout autre revenu.
Feu vert pour l’initiative citoyenne européenne Actualités  14 janvier 2013 
Après un premier rejet et plusieurs mois d’attente, la Commission Européenne vient de donner son feu vert à la collecte des signatures pour demander aux institutions européennes d’étudier sérieusement l’option d’un revenu de base européen. Ainsi commence une campagne de 12 mois visant à récolter plus d’un million de signatures.
Le comité de citoyens de l’initiative citoyenne européenne (ICE) a eu raison de ne pas baisser les bras lorsque la commission a rejeté une première tentative en septembre dernier. Après étude de la seconde proposition envoyée en novembre dernier, celle-ci vient cette fois-ci de donner son feu vert à la récolte des signatures.
La Commission Européenne devait en effet certifier que la demande exprimée par le comité de citoyen entrait dans le cadre de ses attributions. Ceci notamment afin d’éviter que de l’énergie soit dépensée pour récolter un million de signatures… pour rien. Or, suite à la réunion de Florence, le comité de citoyen avait donc amendé sa demande et enregistré une nouvelle initiative sur le site de la Commission (consulter le texte en français ici). Comme nous l’écrivions en novembre dernier :
Contrairement à la première version soumise à la commission, cette seconde version ne demande pas à la commission d’acte juridique en faveur du revenu de base, mais seulement de mettre en œuvre des moyens d’étudier sérieusement l’alternative du revenu de base. De plus, ce nouveau texte s’appuie plus solidement sur les recommandations du Parlement européen ainsi que sur l’article 156 du Traité de Fonctionnement de l’UE.
Comme nous le pressentions, la Commission pouvait très difficilement rejeter une telle demande, qui a pour objectif de forcer les institutions européennes à prendre au sérieux l’idée d’un revenu de base inconditionnel pour tous les européens, et ainsi d’alimenter le débat en Europe autour de cette idée. D’où son titre: « Revenu de base inconditionnel - Explorer une voie vers des conditions sociales émancipatrices dans l’UE ».
Si le nombre de signatures requis est atteint dans un an, alors la Commission Européenne accordera une audience aux promoteurs de l’ICE devant le Parlement européen. Elle devra ensuite accepter ou non la mission que l’ICE leur demande (étudier la faisabilité du revenu de base européen) ou la refuser (en justifiant ses motifs). Si elle accepte, cela pourrait ouvrir la voie au financement d’études, de conférences, forums, voire même d’expérimentations du revenu de base en Europe.
Le but de ces études serait aussi d’explorer les différentes implications qu’un revenu de base à l’échelle européenne pourrait avoir : quelle harmonisation européenne sur le droit du travail ? Sur les droits sociaux ? Sur la fiscalité ? Ces questions méritent d’être éclaircies et cela nécessite des moyens. Pour mémoire, voici un petit schéma du processus de l’initiative citoyenne européenne (plus d’infos ici) :

Une première mondiale

Mais outre ce dénouement hypothétique, la stratégie déployée par les différentes organisations impliquées dans l’ICE est surtout de lancer un signal à tous les citoyens européens : pour la première fois dans le monde, des organisations et citoyens de quatorze pays (Autriche, Belgique, Danemark, France, Grèce, Allemagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Royaume-Uni) ont décidé d’unir leurs force pour promouvoir le revenu de base. Il est clair qu’il ne s’agit que d’une première étape dans la création d’un mouvement social d’ampleur européenne autour de cette idée.
Pour l’heure, le site permettant de soutenir l’initiative est encore en cours de préparation, et les mesures de sécurité et de protection des données privées du système permettant la collecte des signatures doit encore être certifié conforme par la commission .
Nous vous tiendrons bien sûr informés ici-même lorsque vous pourrez signer notre demande. En attendant, nous vous invitons à suivre la page Facebook dédiée à l’initiative et à vous inscrire à notre newsletter pour être tenus informés en Français des développements importants à venir.
À très bientôt pour une campagne historique !

Stanislas Jourdan , journaliste indépendant et activiste.Membre du Comité de citoyens européens pour l' initiative Européenne pour le Revenu de Base Inconditionnel.

vendredi 15 février 2013

On assassine bien les chomeurs...



Ligue des droits de l'Homme
Le droit au travail et à un revenu décent ne peut rester un droit virtuel dans notre société (Le 14 février 2013)
Un homme, père de famille, âgé de quarante deux ans, s’est immolé par le feu et est venu mourir sur le parking d’une agence de Pôle Emploi de Nantes.
Cet homme, au chômage, n’avait pas déclaré une période de travail alors qu'il percevait des allocations. Les règles de l’assurance chômage sanctionnent cette situation par deux mesures : la période de travail ne peut plus ouvrir de droits à l'assurance chômage ultérieure et les allocations versées deviennent des indus, des trop perçus qui doivent être remboursés à l’assurance-chômage. Dans une situation où, il ne lui était plus versé d'assurance chômage et devait demander l'allocation de solidarité spécifique - ASS, cet homme a annoncé qu’il allait mettre fin à ses jours et est passé à cet acte terrible. La Ligue des droits de l'Homme est profondément émue par ce drame ; elle exprime sa compassion à l’égard des proches de cette personne.
C'est l'ensemble de notre société qui est interpellée aujourd'hui. Alors qu’en cinq ans, le nombre des hommes et des femmes sans aucun travail est passé de deux à trois millions, qu'un chômeur sur deux n’est pas indemnisé au titre de l’assurance-chômage et que l’allocation spécifique de solidarité - ASS ou le revenu de solidarité active - RSA, dont les montants se situent en dessous du seuil de pauvreté, ne peuvent être des solutions pérennes. Par ailleurs, des questions peuvent se poser sur la suffisance des moyens donnés à Pôle Emploi, humains, financiers, institutionnels pour répondre aux difficultés. La LDH exprime sa solidarité aux salarié-es de Pôle Emploi qui sont confrontés à ce drame social.
- La LDH réaffirme le contenu de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. [...]
Dans les crises actuelles, financière, économique, sociale, les licenciements, le chômage détruisent des vies et le tissu social. La LDH réaffirme avec force que les droits économiques et sociaux, indispensables à la dignité de toute personne, sont des droits de l'Homme comme les autres droits. Toute personne doit avoir effectivement droit à un travail et à un revenu décent, à un revenu de remplacement décent quand il est privé de salaire, en cas de chômage, de maladie, d'handicap et à la retraite.
L'exigence du respect des droits sociaux ne peut se heurter à de prétendues impossibilités financières et relève de l’action nécessaire pour l'égalité et la justice sociale.
Ligue des droits de l'Homme
Délégation Régionale Rhône-Alpes
 LDHrhonealpes@aol.com
04 75 21 00 56 



Section Dioise de la Ligue des Droits de l'Homme.
Chastel et Bassette
26150 Die
http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/
 

lundi 21 janvier 2013

Une Utopie : Le revenu inconditionnel de base...



Charmante utopie, le revenu de base ?
Pas tant que ça. Il faut replacer notre proposition dans son temps, c’est-à-dire aujourd’hui, à la fin, par manque de croissance, du capitalisme industriel et de la société du travail. Vue sous cet angle, à moins que la politique nous trouve une nouvelle issue sans toucher au système - ce dont je doute -, l’utopie pourrait bientôt se révéler nécessité.
Mais s’il y a moins de travail rémunéré, la création de valeur (monétaire) va diminuer elle aussi, et enfin de compte, il y aura toujours moins d’argent à partager en trois (salaires, profits et revenu de base). Toute utopie mise à part, à lui seul, le revenu de base ne résout pas ce problème. En réalité, nous sommes confrontés à une révolution bien plus importante, celle de la fin de l’intérêt économique de la division du travail, cette spécialisation à outrance qui fait que nous ne produisons pratiquement plus rien de ce que nous consommons et donc que nous avons besoin d’argent.
Au contraire, la nouvelle tendance de la technologie va dans le sens d’un retour à l’artisanat, mais à un artisanat high tech, vers une économie dans laquelle on échangera plus tant des produits, mais surtout des informations. Le problème que nous avons, c’est que cette nouvelle tendance ne va pas du tout dans le sens de notre système, fondé sur la production industrielle de masse et l’accumulation des capitaux. Il est évident que la politique, sous la pression autant de la plupart des électeurs que des lobbies, va tout tenter pour empêcher cette évolution. Non aux habitations produisant leur propre énergie, oui à de nouvelles centrales et autres usines “vertes”. Non à l’imprimante 3D, oui à la réduction des coûts du travail industriel, oui à la contraction de la masse salariale dans le monde et donc de la consommation. Mais sans consommation suffisante, quelle multinationale sera assez idiote pour investir, à moins de pouvoir chiper à sa voisine des parts d’un marché en décroissance? Nous arrivons au point où le poisson se mord la queue. Pour cette raison, victimes d’une incapacité avant tout subjective (politique, psychologique, culturelle...), nous risquons aujourd’hui dans le monde entier une décroissance “à la grecque” - parce que nous croyons que la vertu, en l’occurence l’austérité, est forcément récompensée, si ce n’est aujourd’hui, alors certainement demain. En ce qui me concerne, j’ai bien peur que pour cette vertu-là et ce sens du sacrifice, la récompense est dans l’au-delà...
Dans un contexte politique favorable à la transition révolutionnaire dont je viens d’esquisser les premiers signes visibles - là est peut-être l’utopie - le revenu de base permettrait un passage pacifique, en douceur. Au début assez important (pour la Suisse d’aujourd’hui, nous parlons de 2’500 francs par mois), le montant du revenu de base pourrait diminuer progressivement, au rythme de la recomposition technique et sociale de l’unité entre produire et consommer et donc de la réduction des besoins d’argent. Ainsi conçu, le revenu de base pourrait donc accompagner un changement de système bien plus radical, en évitant les situations de crise, les drames individuels et sociaux ainsi que leur exploitation par la démagogie et la séduction d’une politique défensive, fondée sur l’axiome que “c’est toujours de la faute des autres”, autrement dit d’une politique qui nous conduirait sans autre forme de procès tout droit à la catastrophe.
Bernard Kundig
Vice-président du réseau suisse pour un revenu de base (BIEN-CH)

Christophe Schouwey livre ses réflexions sur le principe de l’allocation universelle.
L’allocation universelle, cette charmante utopie visant à libérer l’être humain de l’obligation de travailler, suppose une redistribution des revenus à large échelle qui n’a aucune chance d’être acceptée par le peuple. Mais imaginons un instant que les tranquilles Suisses soient un jour pris d’audace et acceptent un tel principe. Après tout, des projets jugés autrefois utopiques, comme les congés payés ou l’assurance-vieillesse, ont fini par devenir des institutions centrales de notre société.
Un petit écueil «inattendu» surgirait peut-être: il se pourrait que ces mêmes Suisses ne veuillent plus travailler. Si le chômage n’était plus synonyme de honte, exclusion et pauvreté, qui voudrait encore des emplois les plus ennuyeux, dangereux, malsains et usants? Le problème du chômage serait donc remplacé par son inverse. Nous serions angoissés par chaque création d’emploi: «Mauvaise nouvelle, nous diraient les journalistes, cette année le travail a augmenté de 2%».
Notre société ne sait pas vraiment si elle considère le travail comme un bien ou un mal. D’un côté, le travail est le sens même de l’existence. Un être humain vaut par ce qu’il fait et celui qui ne produit rien passe à côté de sa vie. Si le travail n’existait pas, il faudrait l’inventer pour que nous ne sombrions pas dans la dépression et l’alcoolisme. Il vaut mieux accomplir une tâche complètement inutile que de «rien foutre». Le travail est également le symbole même de l’appartenance à la collectivité: ne pas participer à l’effort commun, c’est être mauvais citoyen.
D’un autre côté, le travail est tellement désagréable qu’on doit payer les gens pour qu’ils le fassent. Même ceux qui affirment qu’il est indispensable de travailler pour ne pas s’ennuyer trouvent en général comment s’occuper lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. Etre favorable à l’allocation universelle revient à affirmer que le travail contraint par des nécessités économiques est un mal pour l’être humain, qu’il faut limiter au maximum, parce qu’il y a mieux à faire que perdre sa vie à la gagner.
Dans une telle perspective, les priorités économiques seraient totalement inversées. Il faudrait cesser de craindre que les ouvriers soient remplacés par des machines, mais au contraire accueillir une telle évolution comme une bénédiction. Les publicités inciteraient les gens à réfléchir avant d’acheter, à porter des vêtements de seconde main, à boire de l’eau du robinet, à se déplacer à pied ou à vélo. Les appareils électroniques devraient être garantis pour au moins dix ans. La paperasse inutile serait enfin bannie.
Notre système économique actuel s’inspire de Pénélope, cette femme de la mythologie grecque qui détruisait la nuit ce qu’elle avait fabriqué le jour. Si l’allocation universelle était un jour adoptée, nous serions peut-être obligés de mettre en place une économie efficace au vrai sens du terme où le moyen –le travail– serait au service de la fin –l’être humain.
CHRISTOPHE SCHOUWEY, La Chaux-de-Fonds (NE), blog «le regard du Martien»: schouwey.blogspot.com/
Débat à Die , salle polyvalente municipale, ce Samedi 26 janvier à 14  h avec François Plassard, agronome et économiste  et Bernard Bruyat du MRIE

dimanche 30 septembre 2012

Nos amiEs de Pièces et main d'oeuvre de Grenoble ont de l'humour...

C’est une bonne guerre qu’il nous faut

vendredi 28 septembre 2012 par Pièces et main d’œuvre( Photo: travailleurs à Seveso)

À l’appel de la Fédération européenne de l’industrie et de la CGT, nous manifesterons le 9 octobre 2012 pour l’industrie, pour l’emploi et pour des mesures de relance exceptionnelles - à Lyon à 11h place Jean Macé – comme à Paris, Bordeaux, Marseille, Epinal, Rennes, Toulouse.

La France et l’Europe traversent une crise sociale et économique sans précédent. Chômage de masse, précarité, dette publique, écroulement des services publics, désindustrialisation : si rien n’est fait, c’est tout notre modèle de développement qui s’écroulera, repoussant pour longtemps la perspective d’un retour durable de la croissance. Pourtant on connaît la voie à suivre : « un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous-traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi » (CGT Isère). Pour que l’homme soit véritablement au service de l’économie, il faut des mesures de relance industrielle à la hauteur de la crise actuelle.
Nous devons tirer les leçons de l’Histoire. Il y a un siècle, l’économie française a connu un formidable bond en avant, son industrie une véritable révolution. Voyez l’essor de la région grenobloise dans les années 1915-1916 : aménagements hydroélectriques, boum dans la construction mécanique, floraison des sites électro-chimiques. Matériel électrique, explosifs, coton nitré, papier à cartouche, obus, chlore et phosgène comme gaz de combat, magnésium pour l’artillerie. Que seraient devenus la métallurgie de Bouchayer et Viallet, le chimiste Progil, les usines Bergès, les pâtes Lustucru, les biscuits Brun sans la Première guerre mondiale ? Les statistiques sont formelles : « En 1914, Grenoble compte 15 000 : ouvriers ; en 1931, le nombre aura plus que doublé : 31 000. La guerre aura eu un effet stimulant. » (1)
Toulouse, autre technopole aujourd’hui à la pointe de l’innovation, a connu le même phénomène : l’effort de guerre « a suscité la création de toutes pièces de puissants complexes industriels » (2), dont les fleurons actuels de l’aéronautique ou de la chimie sont les descendants directs.
Même stimulation bienfaisante pour l’innovation, l’industrie nationale et l’emploi en 1939-45. À Grenoble, les laboratoires - ferromagnétisme, aérodynamique, hautes fréquences, électrostatique, etc – servent le complexe militaro-industriel pour le profit des salariés. Ne l’oublions jamais : c’est grâce à la collaboration des chercheurs avec l’armée, dans les années 1940, que la capitale des Alpes est aujourd’hui la Silicon Valley française, et offre à des milliers d’ingénieurs, techniciens, cadres, opérateurs de salle blanche, un emploi et un avenir. Six années de conflit pour Trente Glorieuses.
Tandis que notre croissance agonise, il faut rappeler cette vérité : l’économie et la guerre ne sont que la poursuite incessante, infinie et réciproque de l’une par l’autre.
C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel solennel aux forces vives, aux progressistes, au mouvement social. Pour nos emplois et ceux de nos enfants, pour la réindustrialisation de la France, pour son redressement productif et moral, c’est une guerre qu’il nous faut.

vendredi 13 juillet 2012

Notre histoire : le 1er Mai...


EN 1890 NAISSAIT LE 1ER MAI
Pour la première fois de l'histoire, des cortèges de manifestants se sont ébranlés simultanément, pour la même cause, dans de nombreux pays européens et aux Etats-Unis.
Cette première fête du 1er Mai est tombée un jeudi. Il faisait beau et dans toute l'Europe des grèves et des combats de rue étaient annoncés. En Suisse, le travail s'est déroulé normalement dans la plupart des entreprises. Du moins jusqu'à midi. Vers 14h, dans le quartier populaire du Niederdorf à Zurich, plusieurs centaines de travailleurs se sont regroupés puis ont défilé jusqu'au quartier des affaires Enge, de l'autre côté de la Limmat. Une fanfare était présente, les manifestants chantaient, sur la terrasse d'un restaurant les discours alternaient avec des numéros de gymnastique. Les gens arboraient un ruban de soie rouge portant l'inscription: «8 heures de travail – 8 heures de loisirs – 8 heures de sommeil». On pouvait lire sur une pancarte: «A bas les journées de 14, 16 ou 18 heures de travail!» Quand le cortège, auquel plus de mille personnes s'étaient jointes entre-temps, s'est remis en mouvement, un groupe de femmes attirait tous les regards. La Neue Zürcher Zeitung a décrit la scène: «Une troupe de travailleuses offrait un spectacle inhabituel; en tête marchaient trois jeunes filles portant des écharpes rouge vif, celle du milieu brandissant un drapeau de cette couleur.»
Invention du 1er Mai
C'était le 1er mai 1890. L'été précédent, une Conférence internationale des travailleurs organisée à Paris avait fixé cette date pour une manifestation qui aurait lieu dans tous les pays industrialisés. La conférence avait choisi le 1er mai en souvenir du massacre du Haymarket à Chicago où, trois ans plus tôt, une grève avait été réprimée dans le sang. La date paraissait prédestinée pour exprimer des revendications collectives aux Etats-Unis, où les contrats de travail étaient traditionnellement renouvelés ce jour-là. Et dans l'Europe préindustrielle les compagnons avaient souvent séché le travail le 1er mai pour fêter le retour du printemps.
En 1890, quand il est apparu que les manifestations décidées à Paris auraient lieu dans toute l'Europe, les puissants sont devenus nerveux. A Berlin par exemple, l'armée a été déployée non seulement dans les quartiers ouvriers, mais aussi aux abords du Wannsee – pour protéger les riches propriétaires de villas qui, après des décennies de dictature bismarckienne et de lois antisocialistes, craignaient tout à coup pour leur sécurité. A Paris, la police a arrêté la veille plusieurs anarchistes et prétendu avoir confisqué tout un arsenal d'armes.
La journée de 8 heures
La Suisse n'a pas connu de telles tensions sociales, même si le Journal de Genève a mis en garde contre les «mobilisations pacifiques». A ses yeux, l'agitation, la violence et les chamailleries menaçaient depuis longtemps la prospérité helvétique.
Face à la volonté des manifestants de réduire dans tous les pays, par voie légale, la durée du travail (huit heures de travail six jours par semaine!), le Journal de Genève avait déjà utilisé une argumentation que l'on entend souvent encore répéter. Selon le journaliste, l'Internationale socialiste visait avec son slogan «8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil» à rendre le sommeil obligatoire et à forcer l'Etat à réglementer les questions relevant de la sphère privée. En outre, elle trompait les travailleurs zélés et préférant le travail à l'oisiveté.
En dehors de Zurich, des cortèges en plein air ont sillonné, ce 1er mai 1890, Genève, Lausanne, La Chaux-de-Fonds, Bienne, Bâle, Berne, Lucerne, Saint-Gall, etc. A Berne, les ouvriers relieurs avaient confectionné un livre géant sur lequel on pouvait lire: «Rapport sur le 1er mai à l'avocat général», comme s'ils avaient anticipé que le mouvement ouvrier allait faire l'objet d'un espionnage étatique pendant les cent années suivantes. Des fêtes ont été organisées le soir à plus de trente endroits, sans qu'aucun débordement révolutionnaire ne soit signalé, à l'exception de quelques vitres cassées à Genève. Détail piquant, deux drapeaux rouges et deux drapeaux à croix blanche ouvraient le cortège dans cette ville.
La première fête du 1er Mai s'est déroulée tout aussi sagement dans la plupart des villes allemandes et austro-hongroises – de Cologne à Prague et Budapest . Il faut dire qu'en Allemagne, comme en Italie, la grève était interdite. Une bombe a explosé à Livourne, des coups de feu ont été tirés à Turin, à Naples comme dans certains centres industriels français les troupes sont intervenues pour rétablir l'ordre.
«Si seulement Marx était là!»
Si un soulèvement anarchiste a été signalé à Barcelone, le cortège est resté pacifique à Lisbonne. En Belgique, 200 000 personnes ont manifesté sans incident, et à Copenhague 40% des travailleurs sont descendus dans la rue. A Londres, où la manifestation avait été fixée au dimanche 4 mai, 300 000 personnes se sont réunies à Hyde Park. A Paris enfin, d'où avait été lancé l'appel à manifester, il y a eu de petites escarmouches aux abords de la place de la Concorde et de la Bastille. Selon la presse, ce sont surtout des manifestants étrangers qui ont été arrêtés (Belges, Allemands... ou Suisses).
Or personne ne s'est attardé sur ce genre d'anecdotes. Car quelque chose de bien plus important s'était passé: pour la première fois de l'histoire, des individus d'un même continent – et d'outre-Atlantique – avaient formulé simultanément, ce jour-là et de la même façon, les mêmes revendications. «Si seulement Marx était encore à mes côtés pour voir ça!» s'exclamait à Londres Friedrich Engels, alors septuagénaire. Le 1er Mai, écrivait cent ans plus tard l'historien Eric Hobsbawm, est la seule fête internationale n'ayant pas été introduite par l'Eglise et les pouvoirs publics, mais à l'initiative des travailleuses et travailleurs.
Stefan Keller

samedi 24 mars 2012

Crest 2400 : Ciné-débat : Les travailleurs du nucléaire....


Allo MCD!
Une petite annonce d'une projection-débat de 'RAS Nucléaire, rien à signaler" jeudi prochain à Crest à diffuser, avec l'affiche en pièce jointe et le lien ici :
http://amisdelaterredrome.wordpress.com/2012/03/19/projection-debat-de-ras-nucleaire-rien-a-signaler-sur-le-nucleaire-jeudi-29-mars-a-crest/
Merci d'avance! cheers
Yann Louvel
Projection-débat de "RAS Nucléaire, rien à signaler" aux Acacias à Crest le jeudi 29 mars à 20h
Les Amis de la Terre Drôme vous invitent à discuter des conditions de travail des ouvriers du nucléaire 
La chaîne humaine du 11 mars dernier contre le nucléaire a été un beau succès citoyen dans notre région. Afin de poursuivre la mobilisation sur cette thématique, les Amis de la Terre Drôme, Sortir Du Nucléaire Drôme-Ardèche et l'arrêt public vous invitent à la projection du film de Alain de Halleux, "RAS Nucléaire, rien à signaler". Ce documentaire est intéressant à plus d'un titre, puisqu'il enquête sur les conditions de travail et de sécurité des ouvriers du nucléaire, en France et en Europe. Alain de Halleux est allé interroger et recueillir les témoignages des sous-traitants du nucléaire, en première ligne face au risque radioactif, et qui sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant de l'évolution récente de leur activité. Un malaise croissant lié à la libéralisation des marchés et à la course à la rentabilité qui a poussé ces travailleurs de l'ombre à s'organiser récemment en collectif intitulé "Ma Zone Contrôlée... VA MAL!".
Ce documentaire est d'autant plus intéressant que les travailleurs français interrogés dans le film proviennent des centrales nucléaires les plus proches de notre vallée : la centrale de Cruas, à 25 kms, et celle de Tricastin, à 50kms. Le récit de leur vie professionnel, au quotidien, est véritablement saisissant. Que l'on soit pour ou contre le nucléaire, les conditions de travail de ces sous-traitants nous concernent tous et toutes car c'est bien notre sécurité collective qui est entre leurs mains. Le débat qui suivra la projection tentera donc de voir comment nous pouvons soutenir ces travailleurs, avec la possible participation de syndicalistes de la centrale nucléaire de Cruas, qui ont été invités. Nous vous donnons donc rendez-vous pour cette discussion à la salle des Acacias, à Crest, le jeudi 29 mars prochain à 20h (entrée à prix libre).  
Les Amis de la Terre Drôme
drome@amisdelaterre.org

jeudi 15 septembre 2011

Contrats Territoriaux Emploi-Formation ce lundi à Crest ...


Nous avons le plaisir de vous inviter à participer au dernier comité opérationnel du CTEF qui aura lieu le :
Le 19 septembre de 17h00 à  19h00,
Dans les locaux de la Mission Locale, salle du 3° étage à Crest
Ordre du jour :
-  Présentation de trois projets sollicitant un soutien financier du CTEF et délibération du Comité opérationnel concernant l’avis d’opportunité pour l’attribution d’une aide aux projets présentés.
s Chantier d’insertion 3 E Ecovital à Die
s Action « cohabitons en Drôme » portée par l’association AIDER
s Action « Alternance » portée par la Mission Locale et ses partenaires
- Bilan de l’action du CTEF sur ces 4 dernières années
- Présentation de la nouvelle génération de CTEF et de sa déclinaison au niveau local
Comptant sur votre présence pour ce dernier comité opérationnel du CTEF Vallée de la Drôme Diois, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations les meilleures.
Rémy Gras
Animateur du CTEF Vallée de la Drôme Diois
Tél 04 75 55 87 33

mercredi 15 juin 2011

Travailler plus pour vivre moins...

Travailler plus pour vivre moins
Se lever pour saluer un collègue, se rendre à la machine à café, passer aux toilettes : selon une étude, seuls ces réflexes, au bureau, pourraient permettre de limiter les effets néfastes de la sédentérisation sur la santé. Dans un article de La Repubblica, traduit par le Courrier International et "rester assis toute la journée à son bureau aurait des conséquences néfastes et irréversibles sur l'organisme".
Selon une étude de l'American Cancer Society, au-delà de six heures par jour passées en position assise, les employés s'exposent à un taux de mortalité supérieur de 20 % à celui de leurs collègues passant moins de trois heures sur une chaise.
L'Express.fr relève également une étude australienne selon laquelle "occuper pendant plus de dix ans un emploi sédentaire double les risques d'apparition de cancer, notamment colorectal". Outre le cancer, les risques auxquels s'exposent les employés sédentaires sont le diabète ou l'obésité. Dans l'article, le chercheur au Centre de recherche biomédicale Pennington, aux Etats-Unis, Marc Hamilton, prévient : "Les muscles deviennent aussi réactifs que ceux d'un cheval mort. Cela peut entraîner notre métabolisme dans une spirale négative"
APIS