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samedi 22 février 2014

Les gaz de schiste n' apportent rien à l' économie...



La France n’aurait rien à gagner avec les gaz, si ce n’est retarder sa transition énergétique obligée…
Gaz de schiste : l'Europe ne doit pas s'attendre à un miracle
Mis à part quelques secteurs gazo-intensifs, le gaz de schiste n'a pas eu d'impact sensible sur l'économie américaine, estime l'Iddri. L'Europe n'aurait pas grand chose à gagner en changeant de stratégie énergétique pour exploiter cette ressource.
En dépit de prix du gaz très bas sur le marché de court terme, une situation non durable, la révolution des huiles et du gaz non conventionnels a eu un effet minime sur l'économie des Etats-Unis. L'impact global sur le PIB américain se limite à 0,84% de croissance pour l'ensemble de la période entre 2012 et 2035. Quant à l'Europe, les effets potentiels seraient plus maigres encore, selon le think tank dirigé par Laurence Tubiana. "Pour quelques pays très fortement dépendants du charbon et du gaz importés de Russie, le gaz de schiste pourrait potentiellement être un complément [à une stratégie globale d'efficacité énergétique, d'innovation, de recours aux énergies bas carbone et d'amélioration du marché intérieur de l'énergie], mais il n'est certainement pas un substitut aux orientations de la stratégie énergétique actuelle de l'Union européenne".
Telles sont les principales conclusions d'une étude de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), intitulée Unconventional wisdom et présentée jeudi 13 février au Parlement européen. A noter que l'étude a bénéficié d'un soutien financier officiel de la part de l'Etat via l'Agence nationale pour la recherche (ANR).
S'enfermer dans un modèle intensif en énergie carbonée
En premier lieu, l'étude constate que le "miracle américain" semble largement surestimé. Avec un surplus de croissance évalué à 0,84% entre 2012 et 2035, pour l'estimation haute, l'impact sur l'ensemble de l'économie est négligeable. En effet, ce gain de 0,84% est à rapprocher d'une progression du PIB de l'ordre de 40% sur les 25 ans considérés.
Quant à la période allant de 2007-2008 à 2012, l'impact global a été de 0,88 point de croissance. Cette estimation est la plus favorable, prévient l'Iddri, précisant que pour arriver à un tel résultat les chercheurs de l'Institut ont considéré que l'ensemble des revenus libérés par la baisse du prix du gaz ont été réinvestis, et non pas épargnés, avec un multiplicateur optimiste de 1,5.
L'impact sur l'industrie est lui aussi minime et "est confiné aux secteurs gazo-intensifs". La croissance des exportations de ces secteurs gros consommateurs de gaz a progressé de 10,5 à 27,2 milliards de dollars entre 2006 et 2012. Cependant, ces chiffres sont à comparer au déficit commercial du secteur manufacturier qui atteint 779,4 milliards de dollars en 2012, en hausse par rapport aux 662,2 milliards enregistrés en 2006. "Il n'y a donc pas de preuve que le gaz de schiste ait favorisé une renaissance de l'industrie manufacturière", conclut l'étude, ajoutant que "néanmoins, la révolution du gaz de schiste devrait déboucher sur un regain de compétitivité de la pétrochimie de base, mais pas de la chimie dans son ensemble".
Observe-t-on un impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ? "Sans politiques additionnelles, le gaz de schiste ne mènera ni à un mix énergétique significativement et durablement sobre en carbone, ni à la sécurité énergétique", estime l'Iddri. Le scénario privilégié, à partir des politiques actuelles de l'Administration Obama, étant une stabilisation des émissions à l'horizon 2040. De même, la facture des importations américaines continuera à gonfler. Un dernier point, et non des moindres : en misant sur une substitution du charbon par le gaz, l'économie américaine prend le risque de s'enfermer dans un modèle intensif en énergie et en émissions carbonées.
Maintenir la stratégie actuelle
Si la situation américaine ne ressemble pas au "miracle" mis en avant par les défenseurs des hydrocarbures non conventionnels, les perspectives européennes ne semblent pas en mesure de révolutionner l'approvisionnement énergétique européen. Constatant, comme quasiment tous les spécialistes du sujet, qu'il est très peu probable que l'exploitation du gaz de schiste atteigne l'ampleur de celle rencontrée aux Etats-Unis, l'Iddri ne voit dans le gaz de schiste qu'un complément aux importations européennes d'hydrocarbures.
Selon un scénario médian, la production de gaz de schiste atteindrait quelques dizaines de milliards de m3 en 2030-2035. Un volume qui représenterait alors entre 3 et 10% de la consommation de gaz en Europe. "Dans le meilleur des cas, la dépendance aux importations de gaz se stabiliserait au niveau actuel", estime l'Iddri, annonçant que "la dépendance de l'Union européenne aux importations d'énergie fossile va continuer à croître et le prix de ces énergies fossiles [sur le marché européen] restera largement déterminé par les marchés internationaux". Une conclusion identique à celle du centre de recherche de la Commission européenne (JRC) qui a réalisé les études d'impact en vue de définir la stratégie européenne en matière d'hydrocarbures non conventionnels.
Finalement, mis à part pour les pays très dépendants du charbon ou du gaz russe, l'exploitation du gaz de schiste n'est pas de nature à remettre en cause la stratégie en faveur de l'efficacité énergétique, de l'innovation, de la promotion des énergies décarbonées et de l'amélioration du marché énergétique intérieur. Bref, l'exploitation des gaz de schiste ne serait ni utile, ni économique, ni pérenne.
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes, France
Tel : 04 75 21 00 56       
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »

dimanche 9 février 2014

Crest 26400 : Réunion de la Coordination contre les gaz de schiste...



[coord_gds26] Questions à poser aux candidats aux municipales sur les GDS
Bonsoir,
Pour info je vous transmets le message ci dessous aussi après le collectif val de drome qui pourrait vous intéresser sur les questions juridiques à poser aux candidats aux municipales suite à la restitution des outils juridiques de la région il y a deux semaines à valence.
On a pas pu l'intégrer à notre questionnaire à Crest mais on a quand même une question sur les GDS :
N'hésitez pas à faire circuler dans les collectifs si utiles.
J’avais pris le contact de l'avocat à la tribune qui a réalisé ces travaux pour lui demander la meilleure formulation juridique d'une question à poser aux candidats aux municipales. Et il m'a répondu très récemment en me proposant les questions suivantes :
"Vous engagez-vous à assurer l'application de la loi du 13 juillet 2011 sur l'interdiction de la fracturation hydraulique et de la circulaire du 21 septembre 2012 afin de garantir que les objectifs poursuivis par les industriels ne concernent aucunement la roche-mère ?
Vous engagez-vous à utiliser tous les moyens légaux à votre disposition, au titre desquelles vos compétence d'urbanisme, pour empêcher le développement de projets d'exploration ou d'exploitation d'énergie fossile non-conventionnelle sur le territoire communal ?" 
Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de l'intégrer au questionnaire de Crest, remis aux candidats samedi, mais j'encourage les membres du collectif qui voudrait poser une seule question aux candidats dans leur commune à choisir une des deux ci-dessus.
On en reparle à la réunion lundi10 février 2014 à l’Arrêt Public à 20h30
cheeers
Yann Louvel
yann.louvel@gmail.com
06 88 90 78 68
Mon blog :
http://lecrestoisdechaine.wordpress.com/

jeudi 6 février 2014

Loriol : No Gazaran, le film contre les gaz de schiste...

XIIe RENCONTRES ECOLOGIE AU QUOTIDIEN
Vendredi 7 février 2014
   
PRESERVER LA TERRE

En avant-première...  

Loriol - Cinéma Espace/Maison Pour Tous-12  Rue de la République
20h 30 Film/débat " No gazaran " avec la réalisatice Doris Buttignol et Carole Menduni
Carnet de route d'une mobilisation citoyenne contre l'exploitation des gaz de schiste. Soubresauts d'une société prise au piège d'un modèle économique en crise.
Anne Dez, FRAPNA- Guillaume Vermorel, Stop Gaz de Schiste07 Ardèche- Yann Louvel, Stop Gaz de Schiste Vallée26 de la Drôme, Ensemble de Livron, Ecologie au Quotidien.
 

samedi 1 février 2014

76 % des Français contre les gaz de schiste...

Rassemblement des collectifs anti gaz de schiste, à Lézan, dans le Gard, le 27 août 2011.Moins d'un quart des Français favorables au développement du gaz de schiste

C'est beaucoup moins que l'an dernier...

Moins d'un quart (24%) des Français sont favorables au développement du gaz de schiste comme source d'énergie en France, soit 11 points de moins que l'an passé, selon un sondage publié mercredi. Cette enquête montre aussi que le soutien des Français à toutes les formes d'énergies décline, même si les énergies renouvelables sont encore plébiscitées.
A la question : «Selon vous, pour la production de chaleur et d'électricité, faut-il encourager en France le gaz de schiste ?», 24% (6%, «oui tout à fait» et 18%, «oui plutôt») répondent par l'affirmative, contre 35% il y a un an, selon le baromètre annuel Qualit'EnR-Ifop. Les sondés sont au total 63% à répondre «plutôt non» (25%) ou «non, pas du tout» (38%), tandis que 13% sont sans opinion au sujet de cette énergie.

Le nucléaire en troisième position

Les énergies renouvelables caracolent de nouveau dans les souhaits des Français, avec 90% de soutien global et seulement 6% d'opposants à leur développement. Le soutien recule toutefois de 6 points sur un an. Suit le gaz naturel (conventionnel, qui est distingué du gaz de schiste dans l'enquête, bien que celui-ci soit aussi du méthane), avec 66% de soutien, mais celui-ci baisse de 14 points en un an. 28% des sondés sont défavorables à son développement.
Le nucléaire arrive en troisième position, avec un soutien global de 45% (moins 9 points) et 48% d'opposants. Seuls le charbon (21%, moins 22 points) et le fioul (21%, moins 11 points) issu du pétrole, les deux énergies les plus émettrices de CO2, se placent derrière les hydrocarbures de schiste. Au final, toutes les énergies voient leur soutien décliner dans l'opinion.
Côté portefeuille, 91% des sondés (baisse de 2 points sur un an) disent que leur facture énergétique (toutes énergies confondues) est «très élevée» (34%) et «assez élevée» (57%). En revanche, ils ne sont plus que 78% à penser qu'elle va augmenter au cours des deux prochaines années, contre 88% début 2013. 6% des sondés la voient baisser et 16% rester stable. Le sondage a été effectué du 2 au 6 janvier sur un échantillon représentatif de 1.004 personnes, via un questionnaire en ligne.
MCD

vendredi 31 janvier 2014

La révolution énergétique n' est pas pour demain...

La contre-révolution énergétique de l’Union européenne. Décryptage


En annonçant un objectif de réduction d’émissions minimaliste et en abandonnant toute ambition d’amélioration significative de l’efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables, tout en délivrant un feu vert à l’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles, la Commission européenne propose d’enferrer les sociétés européennes dans un modèle énergétique fossile et fissile. Explications. La politique climat de l’Union européenne (UE) est fondée sur le paquet énergie-climat 2020 qui prévoit, d’ici 2020, de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne (avec des objectifs nationaux contraignants, 23 % pour la France) et de réaliser une amélioration de 20 % de l’efficacité énergétique. Ce 22 janvier, la Commission européenne a publié ses propositions (1) pour la période 2020-2030, qui seront discutées lors du prochain Conseil européen des 21-23 mars, et qui doivent être adoptées d’ici 2015. Elles sont également appelées à devenir la position de négociation de l’UE pour la conférence internationale de l’ONU sur le climat de décembre 2015 qui se déroulera à Paris.

vendredi 24 janvier 2014

La Commission européenne autorise l' exploitation des Gaz de Schiste...



Gaz de schiste : Feu vert de la Commission européenne à son exploitation en  Europe
La Commission européenne a adopté mercredi une recommandation qui laisse la voie libre à l'exploitation du gaz de schiste en Europe.
Cette exploitation ne pourra se faire qu'à la condition de respecter des "principes communs" minimaux, notamment sanitaires et environnementaux.
Malgré l'avis inverse des organisations de défense de l'environnement et du Parlement européen, la Commission européenne a refusé d'imposer des normes juridiques contraignantes concernant l'exploration et l'exploitation de cette source d'énergie.
"Le gaz de schiste suscite des espoirs dans certaines régions d'Europe, mais également des inquiétudes. La Commission répond aux demandes d'action en formulant des principes minimaux que les Etats membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux et sanitaires et de donner aux exploitants et aux investisseurs la prévisibilité nécessaire", a expliqué le commissaire chargé de l'Environnement, Janez Potocnik.
Pas de normes juridiques contraignantes
Au grand dam des organisations de défense de l'environnement et à l'encontre du souhait du Parlement européen, la Commission européenne a refusé d'imposer des normes juridiques contraignantes concernant l'exploration et l'exploitation de cette source d'énergie.
"Manque de courage", selon les ONG environnementales
Les recommandations de Bruxelles sont "totalement insuffisantes pour protéger les populations et l'environnement des risques posés par l'extraction de ces hydrocarbures", a estimé l'ONG Les amis de la Terre. Elle a dénoncé dans un communiqué "le manque absolu de courage de l'Union européenne qui, face aux pressions des lobbies, a renoncé à prendre des mesures concrètes dans ce domaine".
"Un site ne pourra être sélectionné que si l'évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit n'entraîne la libération directe d'aucun polluant dans les nappes phréatiques", recommande notamment la Commission.
Maximum de transparence
Les Etats devront également s'assurer que les installations pour exploiter le gaz de schiste soient"construites de manière à éviter des fuites à la surface et des déversements dans le sol, l'eau ou l'air".
Les évaluations d'impact sur l'environnement devront être menées avec "le maximum de transparence", insiste le texte de la Commission. Les autorités nationales devront ainsi informer le public des produits chimiques utilisés durant la fracturation hydraulique.
L'extraction interdite en France
Les Etats membres de l'Union sont simplement invités à appliquer les principes formulés dans un délai de six mois et, à compter de décembre 2014, à informer chaque année la Commission des mesures qu'ils auront mises en place.
Le développement du gaz de schiste dans l'UE est controversé. Certains pays (Royaume-Uni, Danemark, Pologne, Roumanie) développent des projets d'exploration, mais la France et la Bulgarie ont interdit l'exploitation. L'Allemagne a banni la fracturation hydraulique dans les zones riches en eau de son territoire.
Lydia Labertrandie

dimanche 8 décembre 2013

Les syndicats agricoles unanimes condamnent les gaz de schistes...



Bonne nouvelle
Bonjour,
Bonne nouvelle, la Chambre d'Agriculture de la Drôme (qui regroupe la FNSEA ,LA CONFÉDERATION PAYSANNE ,le MODEF et la COORDINATION RURALE ) vient de voter à l'unanimité une motion contre l'exploitation des gaz de schiste dans le département et pour le développement des énergies renouvelables.
Nous sommes très heureux de constater que le dialogue avec les syndicats paysans que nous avons mené tout au long de  l'année 2013 commence à porter ses fruits (tout particulièrement  avec la CONFÉDÉRATION PAYSANNE).
Nous sommes avec  eux dans le même combat pour la préservation de nos territoires, nos ressources, notre agriculture et notre eau. (et bientôt contre le traité Trans-Atlantique TAFTA)
Cordialement
Alain VOLLE
Europe écologie les Verts
Groupe local de Montélimar
EELV MTL

vendredi 6 décembre 2013

Saillans : Réunion Stop aux gaz de schiste ce 6 décembre...




Réunion Gaz de Schiste 6 DÉCEMBRE à SAILLANS
VIGILANCE ET ACTION : vendredi 6 décembre à Saillans
Notre collectif Non au gaz de SChiste Val de Drome lance une campagne d'information et de recrutement pour la création d'un réseau de mobilisation citoyenne en cas de forage.
Après Crest, notre prochaine réunion publique aura lieu à Saillans vendredi 6 décembre à 20h à la salle polyvalente.
Au programme :
1. les permis d'exploration dans la Drôme
2. sur quoi la vigilance doit-elle porter ?
3. création d'une pyramide d'alerte téléphonique.
A 20 heures 
Salle Polyvalente
Saillans
Les Collectifs locaux Non au Gaz de Schiste en Drôme  exigent l'abrogation des permis de recherche d'huile et gaz de schiste et s'opposent à la délivrance de tout nouveau permis dans la Drôme. Ils demandent l'ouverture d'un débat public sur l'avenir énergétique. Ils sont regroupés dans une Coordination Départementale et désignent leurs représentants pour assister aux Réunions de la Coordination Nationale  des collectifs locaux, qui exige l'abrogation de tous les permis de recherche d'huile et gaz de schiste sur le territoire français.

mardi 19 novembre 2013

Les gaz de schiste ne sont pas rentables...



Des méfaits économiques du gaz de schiste
INTERVIEW : Afin de dépasser un débat polarisé entre environnement et économie, le chercheur français Thomas Porcher démontre que le gaz de schiste n’est pas viable d’un point de vue économique.
Le gaz de schiste n’est qu’un mirage, loin du miracle économique que font miroiter les lobbies. C’est ce que démontre l’économiste français Thomas Porcher, spécialiste de l’énergie, dans un petit ouvrage paru en début d’année1 et dans lequel il démonte, un à un, les arguments, principalement économiques, des défenseurs du gaz non conventionnel. Interview.
- En contredisant les arguments économiques des partisans du gaz de schiste, vous leur coupez l’herbe sous les pieds?
En France, le deuxième acte du combat contre le gaz de schiste s’est beaucoup porté sur les aspects économiques. Le premier acte a été la mobilisation citoyenne de collectifs qui a permis d’obtenir la loi interdisant la fracturation hydraulique. Pour faire tomber ce mouvement, les lobbies ont tenté de convaincre l’opinion publique que les gains économiques du gaz de schiste devaient être mis en balance avec les dégâts dus à cette technique.
On nous parlait d’emplois et de baisse du prix de l’énergie qui permettrait d’améliorer la compétitivité. Le débat opposait des personnes mettant en avant, d’un côté, le coût environnemental et, de l’autre, les retombées économiques. Même des opposants au gaz de schiste étaient persuadés qu’il y avait probablement des avantages pécuniaires, mais que la nature ne devait pas être sacrifiée au nom du profit.
J’ai donc repris les arguments des lobbies pour montrer qu’en Europe et en France, les bénéfices avaient été largement surévalués.
- Sur quoi les lobbies se sont-ils basés pour annoncer ces retombées positives?
Sur la situation américaine, qu’ils ont répliquée sans l’adapter au contexte européen. Le gaz de schiste a créé 600 000 emplois aux Etats-Unis et le prix du gaz y a été divisé par trois, ce qui a permis un gain de compétitivité et une réindustrialisation. Ils ont estimé que la même chose se passerait en Europe. Mais quand on s’intéresse aux spécificités du prix du gaz européen et au nombre de puits qu’il faudrait forer pour créer beaucoup d’emplois, on se rend compte que ce n’est pas aussi simple...
- Le gaz de schiste n’aurait donc que peu d’effet sur l’emploi?
Le cabinet de conseil SIA a annoncé la création de 100 000 emplois en France, sans dire combien de puits cela nécessiterait. Aujourd’hui, même la compagnie pétrolière Total parle de 2000 à 10 000 nouveaux postes. Tout le monde a admis que pour créer du travail, il faudra forer en continu: 90 000 puits pour 100 000 emplois, soit environ un emploi direct et indirect par puits.
Une étude de l’Université du Colorado a montré qu’un million de dollars de production ne crée que deux emplois. Il n’y a aucune commune mesure entre la valeur engendrée pour la compagnie et les effets en termes d’emplois. Ce n’est pas pour rien que les spécialistes parlent de rente gazière.
- Selon vous, le prix du gaz ne baissera pas. Pourquoi?
Aux Etats-Unis, le prix du gaz est passé de 10 à 3 dollars. En Europe, il est à 10 dollars et les prix sont liés à des contrats de longue durée avec les pays exportateurs, eux-mêmes indexés au prix du pétrole, en hausse depuis 2004. Une étude de Bloomberg a montré que le coût d’extraction du gaz de schiste en Angleterre se situait entre 8 et 12 dollars. Cela signifie que le prix ne baissera pas, voire peu, en Europe. Les impacts de compétitivité risquent donc d’être nuls, voire marginaux. Aujourd’hui, même les partisans du gaz de schiste l’admettent.
Il n’y a aucune raison d’exploiter une ressource qu’on peut importer à un prix plus faible, sans en avoir les externalités négatives. Et il faut tenter la transition énergétique car on est parti dans cette direction.
- Vous estimez que les rentrées fiscales ne seraient pas intéressantes et que, paradoxalement, les habitants des zones riches en gaz de schiste s’appauvriraient...
En France, il y a eu un débat sur les redevances gazières censées financer la transition énergétique. Aux Etats-Unis, une étude portant sur 24 comtés du Texas a montré que le contribuable a dépensé plus d’argent pour rénover les routes devant soudain absorber une intense activité qu’il n’a reçu de redevances gazières.
Pour ce qui est de l’appauvrissement des populations, une étude du National Bureau of Economic Research (USA) relève que dans un rayon de 2000 mètres autour d’un puits, l’immobilier perd 24% de sa valeur. Le sous-sol appartenant au propriétaire aux Etats-Unis, les maisons sur le site de forage peuvent prendre 10% de leur valeur, mais toutes les autres en perdent.
En France et en Suisse, le sous-sol appartient à l’Etat. Il ne peut donc y avoir que des pertes, d’autant que l’on parle de milliers de puits. Au Colorado, il y en a 60 000, davantage que dans tout le Moyen-Orient. En Angleterre, à Blackpool, les premières prévisions sont à 3000 puits.
- Vous pointez du doigt l’absence d’études d’impact sur la santé des populations. Qu’en est-il?
Quand le Québec a voulu se lancer dans le gaz de schiste, ils s’est rendu compte qu’il n’y avait quasiment pas d’études sur les impacts directs ou indirects sur les populations, alors qu’elles vivent des travaux constants, subissent des émissions de CO2, de particules fines, etc.
Aujourd’hui, des études commencent à être publiées. En 2012, l’Université du Colorado a révélé que sur 800 mètres autour d’un puits, les risques de développer des cancers sont plus importants que si vous vivez au-delà de cette limite. Un article de l’Université de Duke a montré que les nappes phréatiques ont été polluées en Pennsylvanie. On voit qu’on n’a donc aucun intérêt à se précipiter.
- Comment votre ouvrage a-t-il été reçu par les lobbies du gaz de schiste?
J’ai participé à beaucoup de débats avec des experts pour et contre le gaz de schiste. En général, on était assez d’accord sur le fait que les emplois créés n’allaient pas être aussi nombreux qu’annoncé. Aujourd’hui, la plupart des économistes – y compris ceux qui sont pour – reconnaissent que tout a été surévalué au départ, quand bien même il s’agit pour eux d’une ressource à explorer.
- Pensez-vous que le boom du gaz de schiste va perdurer aux Etats-Unis?
Ces dernières années ont été marquées par une forte production et un coût du gaz bas. Mais les Etats-Unis ne pourront pas forer indéfiniment à ce rythme. Je pense qu’ils vont droit dans le mur. La production commence à fléchir, avec une stagnation cette année, ce qui indique probablement un retournement. Reste à savoir quand il se produira.
1. Thomas Porcher, Le mirage du gaz de schiste, Editions Max Milo, Paris, 2013.
- «En France, le dossier n’est pas clos»
- La décision du Conseil constitutionnel défavorable à Schuepbach Energie – qui estimait que l’annulation de ses permis d’exploration violait la Constitution – clôt-elle le dossier?
En théorie, oui, comme il n’y a pas d’autres techniques. Il reste cependant plusieurs chevaux de bataille, dont la recherche.
Beaucoup de gens pensent que si le président change, la situation ne sera pas tenable pour la France car presque tous les pays européens s’engagent dans le gaz de schiste. En attendant, les compagnies cherchent à requalifier leurs permis pour du gaz ou du pétrole conventionnel, car partout où il y en a, il y a aussi des ressources non conventionnelles. Mais on ne sait pas ce qu’elles ont en tête. Elles peuvent aller voir dans la roche mère sans faire de fracturation hydraulique. Cela explique pourquoi il y a des achats spéculatifs de permis. Même si la fracturation est aujourd’hui interdite, les compagnies attendent que la situation se retourne.
- Pourquoi, faute de pouvoir exploiter le gaz de schiste en France, les compagnies cherchent-elles à explorer le sous-sol?
L’exploration ou la recherche sera le troisième épisode de la bataille contre le gaz de schiste. Beaucoup de gens font de grands discours sur la nécessité de développer la recherche et d’évaluer nos réserves. Mais concrètement, qui va payer? Les compagnies? Si elles explorent sans exploiter, elles perdent de l’argent. Elles n’investiront donc pas à fonds perdus, à moins qu’elles ne le fassent, comme en Pologne, pour annoncer des réserves énormes, séduire la force politique et accélérer les processus de décision.
Si elles refusent d’assumer ces coûts, elles demanderont à l’Etat de s’en charger, à la charge du contribuable. Beaucoup demandent que l’Etat fasse une évaluation du sous-sol français pour connaître les réserves de gaz de schiste. Il y a pourtant mieux à faire en termes d’investissements générateurs d’emplois et d’impact social.
- Quid de l’exploration du sous-sol pour la géothermie?
Je pense qu’il faut bien dissocier le gaz et la géothermie. Le gain n’est pas le même, les opérateurs non plus. Il y a beaucoup de géologues en France, même des Universités publiques, qui se sont engouffrés dans le débat du gaz de schiste, sans donner vraiment d’avis mais qui encouragent la recherche pour avoir des contrats et relancer leur activité. Sans parler de théorie du complot, on constate qu’il y a convergence d’intérêts entre le débat sur le gaz de schiste et la géothermie.
Si on ouvre l’exploration, il y a de fortes chances que ce soit in fine pour rechercher du gaz et du pétrole non conventionnel. L’exploration est forcément un cheval de Troie pour l’exploitation.
Pour la géothermie, il faudrait bien dissocier les choses en chargeant un institut public de s’occuper de la recherche.
- Les lobbies semblent tabler sur le TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement), négocié en secret par la Commission européenne, pour imposer le gaz de schiste. Qu’en est-il?
Dans tous les accords de libre-échange, le gagnant est toujours celui qui a la réglementation la plus faible. Ce traité ne va pas arranger la souveraineté des Etats, car les compagnies pourraient demander, au nom du libre-échange, que la loi interdisant la fracturation hydraulique saute car il n’y a pas de raison qu’elle soit interdite en France et pas ailleurs. Il y a là un véritable danger dans tous les domaines, pas seulement pour le gaz de schiste.
On a déjà vécu cela en France avec Schuepbach qui a attaqué l’Etat et l’attaquera probablement à nouveau pour demander des indemnisations. Il y a une agressivité des compagnies envers les Etats que les accords de libre échange légitimeront et décupleront.
- «Gaz de schiste, on en parle», table ronde jeudi 21 novembre à 20h, salle Point Favre à Chêne-Bourg (av. François-A. Grison 6). Avec Andrea Moscariello, professeur à l’Université de Genève, Werner Leu, responsable du projet de Noville, Jacques Cambon, co-président de l’association «Non au gaz de schiste - Pays de Savoie et de l’Ain» et Thomas Porcher, professeur à l’Ecole supérieure de management à Paris.
Claude Grimm

jeudi 14 novembre 2013

Lettre du Ministre sur les autorisations de forage pour des hydrocarbures en Ile de France...



Philippe MARTIN, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Paris, le vendredi 8 novembre 2013
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Philippe MARTIN rencontre des élus de Seine-et-Marne et de l’Aisne au sujet de Hess oil.
Philippe MARTIN, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a reçu ce matin une délégation composée de parlementaires, de représentants des collectivités locales, du Conseil régional d’Ile-de-France, des Conseils généraux de Seine-et-Marne et de l’Aisne, de collectifs anti gaz et huiles de schiste, au sujet de la mutation des permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures « Toreador/Hess Oil ».
L’État a en effet été condamné à donner droit à la demande de mutation de 7 permis de recherche d’hydrocarbures présentés comme conventionnels en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. Il s’agit de permis accordés en 2010 par le précédent gouvernement - dans la plus totale opacité - à Toreador, qui les a ensuite cédés à Hess oil. L’opérateur
Hess oil a fait valoir ses droits ; il a gagné. L’État est désormais sous le coup d’astreintes journalières de 14 000€ depuis le 17/10 (décision TA Cergy Pontoise).
Le code minier actuel ne permet pas de refuser ces mutations, sauf à exposer le Ministère à un nouveau contentieux, avec à la clef de lourdes indemnités qui pourraient atteindre plusieurs millions d’euros.
Entendant les craintes des élus et des collectifs réunis ce matin et attentif à la mobilisation citoyenne, le ministre a présenté sa méthode de travail alliant transparence, concertation et dialogue, en rupture totale avec celle adoptée par le gouvernement précédent.
Il a annoncé la tenue de nouvelles réunions dans les semaines à venir ainsi que la mise en place de Comités de suivi dans les territoires concernés par des permis de recherches déjà accordés.
Plus généralement, il a rappelé sa farouche opposition à l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique et a précisé que : « nous devons sans attendre nous détourner de notre sempiternelle addiction aux énergies fossiles, en cohérence avec l’objectif fixé par le président de la République de réduire de 30% notre consommation d’hydrocarbures à horizon 2030 ».
Par ailleurs, Philippe MARTIN n’accordera aucun nouveau permis de recherche d’hydrocarbures avant la réforme du code minier en 2014.
Philippe MARTIN, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Contact presse : 01 40 81 78 31

Le Vendredi 8 novembre 2013 23h29,
Bonsoir,
Suite à une rencontre entre élus + collectifs du bassin parisien avec le MEDDE voici un communiqué de Philippe Martin.
Deux choses intéressantes malgré l'impuissance avérée de l'Etat:
- La mise en place de Comités de suivi dans les territoires concernés par des permis de recherches déjà accordés.
- Pas de délivrance de nouveaux PERH avant la réforme du code minier 
Bon week-end!
Nicolas de Metz
Collectif Stop Gaz de Schiste 69
stopgazdeschiste69@gmail.com 
Tel  +33 679 55 45 62

mercredi 6 novembre 2013

La Région Rhône Alpes se positionne sur les gaz de schiste...



Ci-joint un Communiqué de presse des groupes de la majorité (PS, EELV, FdG, PRG) envoyé ce jour sur les Gaz de schiste, faisant écho :
1/à la décision du Conseil Constitutionnel du 11 oct, et
2/ à l’adoption hier, par la Région, d’une délibération sur la constitution d’un Fonds d’investissement d’énergies renouvelables.
Raphaëlle GAUTHIER
Chargée de mission auprès de Benoit LECLAIR
Vice-président "Energie Climat" de la région Rhône-Alpes
Tel: +33 (0)6 85 01 86 00 (portable)
Tel: +33 (0)4 26 73 55 68 (ligne directe)
REGION RHONE-ALPES
1 esplanade François Mitterrand
CS 20033 - 69269 LYON CEDEX 02
Tram T1 arrêt Hôtel de Région- Montrochet 
Communiqué : Lyon – Confluence, le 25 octobre 2013
Gaz de schiste : une victoire à consolider
Cela fait deux ans que les élus de la majorité régionale rhônalpine se battent contre les gaz de schiste. Dès 2010, dans la lignée du 1er voeu porté par le groupe socialiste, les groupes de la majorité ont construit une position claire de la Région, refusant l’exploitation des gaz de schiste. Après la décision du Conseil constitutionnel du 11 octobre dernier, l’abrogation des permis de Villeneuve de Berg et de Montélimar est confirmée et la fracturation hydraulique, seule technique pour extraire les gaz de schiste, est définitivement interdite en France.
C’est une victoire que nous saluons !
Cependant, les stratégies de communication mises en oeuvre par les promoteurs des gaz et huiles de schiste continuent à passer sous silence les risques pour le climat et les grandes failles économiques de cette exploitation. La décision du Conseil constitutionnel constitue donc une victoire qu’il est nécessaire de consolider, notamment par une réforme du Code Minier ambitieuse. Cette réforme a été lancée en 2012 par le Gouvernement avec la participation de nombreux partenaires dont l’Association des Régions de France (ARF). Des propositions émises par l’ARF mériteraient d’y être intégrées.
Les groupes de la majorité régionale restent mobilisés et vigilants aux côtés de tous les acteurs opposés à l’exploration et à l’exploitation de cette énergie fossile, quelle que soit la technique employée, pour promouvoir enfin une transition énergétique basée sur les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
A ce titre, ils interpellent le Gouvernement, et lui demandent :
- l’abrogation sur tout le territoire, de tous les permis d’exploration/d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux ayant recours à la fracturation hydraulique, ou à tout procédé de forage similaire, que ces permis soient en cours ou en instruction.
- à ce que la réforme du Code Minier en cours d’élaboration intègre les réflexions des collectivités territoriales et des Régions, de manière à ce que celles-ci soient intégrées dans les démarches de planification minière.
- de renforcer les efforts de la Recherche et Développement en faveur de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, et du soutien aux projets des territoires en la matière, sous le signe de l'exemplarité environnementale que promeut le gouvernement français dans la perspective de la conférence mondiale sur le climat de 2015 à Paris.
Parti Socialiste
Europe Ecologie-Les Verts
Parti Radical de Gauche
Front de Gauche

dimanche 20 octobre 2013

Montélimar : 2500 personnes contre les gaz et huiles de schistes...



Montélimar–Drôme : 2 500 personnes pour dire non à la fracturation hydraulique
(Photos : La validation par le Conseil constitutionnel le 11 octobre d’une loi interdisant en France la fracturation hydraulique (utilisée pour extraire du sol le gaz de schiste) ne signifie pas la fin du combat. Photo /Stéphane Marc).
Ils sont venus de loin, de l’Hérault, du Gard, du Rhône, d’Ardèche ou encore du Vaucluse pour dire non à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste. Ce sont donc 2500 personnes qui ont manifesté tout l’après-midi de samedi dans le centre-ville, décrétée journée internationale contre la fracturation hydraulique.
Plus de 200 mobilisations étaient en effet programmée dans 25 pays. 2 500 manifestants ont envahi les rues montiliennes samedi, décrétée journée internationale contre la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste. Manif anti-gaz de schiste à Montélimar :
"Nos paturages valent mieux que vos forages"

"Montélimar fait des nougats, le gaz de schiste fera des dégâts", scandaient les protestataires dans les rues de Montélimar ce samedi. Plus de 2 500 personnes venue de Drôme, Hérault, Var, Ardèche et même de Pologne et d'Angleterre, ont manifesté samedi après-midi dans une ambiance bon enfant, dans le centre de Montélimar, contre l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste à l'occasion de la journée internationale contre le "fracking".
"Le gaz de schiste, on n'en veut pas, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd'hui, ni demain", "Nos paturages valent mieux que vos forages" ou encore "Montélimar fait des nougats, le gaz de schiste fera des dégâts", scandaient les 3 500 personnes protestataires selon les organisateurs.
Vêtus pour certains de combinaisons blanches ou portant des masques à gaz, les manifestants brandissaient des banderoles et des pancartes proclamant "Non au gaz et huile de schiste". D'autres portaient de grands draps noirs, simulant une marée noire provoquée par le pétrole de schiste. Parvenus devant le théatre de la ville, ils se sont allongés à terre pendant deux minutes, tandis qu'une sirène retentissait pour symboliser les dangers du gaz de schiste pour les populations.
Des manifestants de l'Hérault et du Gard
De tous âges, originaires du sud de la France : Var, Hérault, Gard, Drôme et Ardèche, ils répondaient à l'appel de plusieurs collectifs "Stop aux gaz et huile de schiste". Quelques-uns étaient venus du village de Zurawlow (sud-est de la Pologne) et de Balcombe (sud de l'Angleterre), deux sites concernés par l'exploitation controversée du gaz de schiste.
Fracturation hydraulique interdite : un soulagement, mais...
Ces manifestations surviennent alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant une fin de non-recevoir aux industriels.

"L'avis du Conseil constitutionnel nous soulage mais nous restons opposés à l'article 2 de la loi Jacob (de juillet 2011, ndlr) qui permet l'expérimentation. La vraie question ce n'est pas seulement le gaz de schiste, c'est l'énergie carbonnée responsable du réchauffement climatique", a déclaré Alain Volle, porte-parole des collectifs.
Il faut dire que l'interdiction de la fracturation hydraulique ne ferme en rien la porte aux expérimentations comme l'a souligné  Anne Lauvergeon (ex-Areva) dans un rapport remis au Président.
Partis peu après 14 h 30 du centre-ville, le cortège accompagné de petits orchestres a défilé calmement dans les rues pendant plus d'une heure et demie. En tête, plusieurs élus locaux, ceints de l'écharpe tricolore, dont le maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), Claude Pradal.
Le 26 février 2011, une manifestation contre le gaz de schiste avait rassemblé sur cette commune plus de 10 000 personnes. José Bové, fer de lance de la contestation et porteur de cette lutte au niveau Européen était au rendez vous.
MCD


samedi 12 octobre 2013

Les Gaz de schiste interdit en France...Mais la manif du 19 octobre maintenue.



Le Conseil constitutionnel valide l'interdiction des gaz de schiste. Suite à cette décision, la société texane qui avait vu ses permis d'exploitation annulés pourrait réclamer une importante indemnisation à l'Etat. Le Conseil constitutionnel français, saisi par une compagnie texane, a validé la loi interdisant la fracturation hydraulique. Cette loi du 13 juillet 2011 ferme de facto la porte aux gaz et pétrole de schiste en France, puisqu’elle bannit la seule technologie rodée à la disposition des industriels pour les extraire.
La fracturation hydraulique consiste à forer pour atteindre la couche de schiste (des roches imperméables situées entre 2 000 et 3 000 mètres de profondeur) puis à injecter à haute pression 7 à 15 millions de litres d’eau chargée en sable et produits chimiques pour fracturer la roche et libérer les hydrocarbures, qui remontent en surface. Elle est décriée en raison de son impact environnemental.
La loi de 2011, dite «loi Jacob», du nom de l'actuel patron des députés UMP Christian Jacob qui en est à l’origine, a été adoptée au terme de plusieurs mois de mobilisation, notamment dans le sud de la France. Votée sous le gouvernement de droite, elle a été reprise à son compte par la gauche à son retour au pouvoir en 2012. Jusqu’ici, malgré les sorties régulières pro-gaz de schiste du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont maintenu la ligne.
Une indemnisation de plus d’un milliard d’euros ?
Mais la société texane Schuepbach, qui a déposé en janvier dernier la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) examinée par les «sages», estime que l’annulation de ses permis d’exploration de Nant (Aveyron) et Villeneuve-de-Berg (Ardèche) à la suite de l’adoption de cette loi constitue une application «trop rigoureuse» du principe de précaution.
Schuepbach pourrait désormais réclamer plus d’un milliard d’euros d’indemnisation à l’Etat français, écrivait la semaine dernière le quotidien spécialisé BIP (Bulletin de l’industrie pétrolière). «Si la loi n’est pas jugée anticonstitutionnelle, la procédure d’indemnisation, lancée parallèlement par la même société, deviendra inévitable», affirmait le BIP.
Lors de son audience le 24 septembre, l’avocat de Schuepbach, Marc Fornacciari, avait affirmé qu'«il n’existe aucune étude démontrant que la fracturation hydraulique présente le moindre risque», rapporte l’AFP. Mais le représentant du gouvernement, Thierry-Xavier Girardot, avait fait valoir que cette interdiction ne s’appuyait pas sur le principe de précaution mais sur le principe de prévention. Un principe reposant sur des risques «suffisamment avérés» qui, selon lui, justifie l’interdiction.
Schuepbach estime aussi que la loi est discriminatoire et ne respecte pas le «principe d’égalité» car elle interdit la fracturation pour l’activité pétro-gazière mais l’autorise pour la géothermie. «Oui, mais dans le cas de celle-ci, on n’injecte pas de produits chimiques», affirmait en juillet à Libération Pascal Terrasse, député (PS) de l’Ardèche et opposant aux gaz de schiste. Qui ajoutait : «Cette loi est fragile parce qu’elle ne définit pas précisément la fracturation hydraulique, tout le monde le savait, ajoute-t-il. Je pense d’ailleurs que cela a été fait exprès.» A l’audience, le 24 septembre, l’avocat de France Nature Environnement (FNE) Sébastien Le Briero avait lui aussi mis en avant le fait que la technique utilisée en géothermie présentait des «risques moins graves» pour la santé et l’environnement, en utilisant moins d’eau et pas de produits chimiques.
«Une opération de communication»
L’incroyable somme demandée inclurait le bénéfice attendu d’une production de gaz pendant cinquante ans… alors même qu’aucun forage n’a encore été effectué sur les permis en question afin d’établir la présence ou non d’hydrocarbures. L'avocat Arnaud Gossement se veut rassurant : «Je pense que cette somme est un hoax. Et sinon, c’est une opération de communication destinée à montrer que, quoi qu’il arrive, les pétroliers continueront leur combat pour exploiter les hydrocarbures de schiste en France.» Et d’ajouter : «De toute façon, un milliard, c’est grotesque. Pour demander une indemnisation, il faut que le préjudice soit direct, certain et personnel. Or là, ce n’est pas le cas. La "perte de chance" n’est pas indemnisable. Ce qui l’est, c’est ce qui a effectivement été décaissé. On est très loin du milliard.»
Mais la demande de Schuepbach n’est pas isolée, note le BIP. Un autre américain, Hess Oil, a demandé des indemnisations au titre du retard de publication des arrêtés de mutation (changement de propriétaire) de sept permis de la société Toreador en Ile-de-France. Le tribunal administratif de Cergy (Val-d’Oise) vient de lui donner raison : le ministère de l’Ecologie est menacé d’une astreinte de 2 000 euros par jour et par permis s’il ne réexamine pas les demandes de Hess d’ici à la mi-octobre. A l'audience, le 24 septembre, le représentant du gouvernement n'avait pas exclu le principe d'une réparation en cas de préjudice "certain et établi" pour les industriels privés de permis.
La loi interdisant l’extraction du gaz de schiste validée par le Conseil constitutionnel  Victoire pour les opposants à l'exploitation des gaz et pétrole de schiste : le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi la loi qui interdit la fracturation hydraulique.
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la loi interdisant la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste.
La fracturation hydraulique, qui consiste à créer des fissures dans les roches riches en hydrocarbures en injectant à haute pression un mélange d’eau, de sable et d’adjuvants chimiques, est décriée en raison de son impact environnemental et des risques de pollution et d’activité sismique.
La société texane Schuepbach, à l’origine de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soumise au Conseil constitutionnel, contestait la légalité de l’abrogation de ses deux permis de recherches de Nant (Aveyron) et de Villeneuve-de-Berg (Ardèche).
Les dispositions de la loi du 13 juillet 2011 visant à interdire la recherche et l’exploitation de ces hydrocarbures à partir de la fracturation hydraulique et à abroger les permis de recherche nécessitant le recours à cette technique «sont conformes à la Constitution», a estimé le Conseil constitutionnel.
A l’audience, le 24 septembre, l’avocat de la société texane avait notamment estimé que l’annulation des permis constituait une application «trop rigoureuse» du principe de précaution. «Il n’existe aucune étude démontrant que la fracturation hydraulique présente le moindre risque», avait affirmé Me Marc Fornacciari.
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que ce grief ne peut être retenu dans le cas d’une «interdiction pérenne» comme c’est le cas pour la fracturation hydraulique.
Schuepbach avait aussi pointé une éventuelle rupture du «principe d’égalité», en faisant valoir que la fracturation hydraulique était interdite pour l’exploitation du gaz de schiste mais restait autorisée pour la géothermie profonde.
Un motif, là encore, rejeté par le Conseil constitutionnel pour qui la fracturation hydraulique utilisée «pour stimuler la circulation de l’eau dans les réservoirs géothermiques ne présente pas les mêmes risques pour l’environnement». Le Conseil juge ainsi justifiée, du fait de «la différence de traitement entre les deux procédés de fracturation hydraulique de la roche», l’existence d’une loi propre aux hydrocarbures.
C’est la première fois que la Conseil constitutionnel était amené à se prononcer sur la loi du 13 juillet 2011, adoptée au terme de plusieurs mois de mobilisation en France contre les gaz et pétrole de schiste. Votée sous le gouvernement de droite, elle a été reprise à son compte par la gauche à son retour au pouvoir en 2012.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
DRÔME :  MONTELIMAR Des milliers d’opposants au gaz de schiste sont attendus : François Pruvost, Alain Volle, Chantal Berrang, Brigitte Rosset, membres du collectif Non au gaz de schiste Montélimar/Drôme sud, ont présenté jeudi la manifestation du 19 octobre.
 « Gaz de schiste : ce n’est pas fini ». Le message est clair comme de l’eau de roche. Et c’est justement de l’eau (beaucoup), additionnée de produits chimiques et de sable qu’il faut pour extraire de la roche du gaz et du pétrole de schiste.
Refusant « de voir comme aux États-Unis un paysage ravagé, avec un derrick tous les 300 à 500 mètres », le collectif Non au gaz de schiste Montélimar/Drôme sud organise un grand rassemblement, le 19 octobre prochain. Cette manifestation aura lieu à l’occasion du “Fracking day II”, la journée internationale contre la fracturation hydraulique. La ville de Montélimar a été choisie de manière symbolique, en raison du fameux “permis de Montélimar”, qui avait été attribué au groupe Total, avant d’être abrogé en 2011.
La manifestation aura lieu, quelle que soit la décision que rendra aujourd’hui le Conseil constitutionnel. Saisis par la société Schuepbach, titulaire du permis de Villeneuve-de-Berg, les Sages devront statuer sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). En un mot comme en mille : le gouvernement avait-il le droit d’abroger, au nom du principe de précaution, les permis d’exploration déjà attribués ?
Les opposants au gaz de schiste le disent eux-mêmes : ils ne sont pas optimistes quant à la décision que prendra le Conseil constitutionnel. « Quoi que puissent dire les gaziers et les pétroliers, il n’y a pas de méthodes de fracturation “light” de la roche, dit Alain Volle, porte-parole du collectif. Nous demandons une interdiction pure et simple de l’exploitation des gaz de schiste en France. »

dimanche 6 octobre 2013

Gaz de Schiste : déclin assuré...

Gaz de schiste : premiers déclins aux Etats-Unis
C'est là que le boom des gaz de schiste a commencé. C'est là aussi que le déclin semble s'amorcer. Les champs de Barnett et de Haynesville, dans le Sud des Etat-Unis, ont franchi leur pic de production respectivement en novembre et décembre 2011.
Les puits de Barnett et Haynesville ont fourni jusqu'ici près de la moitié de la production américaine de gaz de schiste.

Le développement plus tardif du troisième principal champ nord-américain de gaz de schiste, celui de Marcellus dans les Appalaches, compense jusqu'ici le déclin de ses deux prédécesseurs. La poursuite du développement de Marcellus joue un rôle clé pour maintenir sur un plateau la production totale de gaz naturel aux Etats-Unis, stable depuis le début de l'année 2012.

Evolution de la production des 5 principaux champs de gaz de schiste aux Etats-Unis, constituant 80 % de la production totale de gaz de schiste. Source : J. David Hughes.
La production de gaz naturel du champ de Barnett, situé au beau milieu de la vaste zone urbaine de Dallas Fort-Worth, au Texas, s'est établie à 4,84 milliards de pieds cube par jour au mois de juin, en baisse de 16,5 % sur un an et de 20,5 % sur deux ans. La première ruée vers les gaz de schiste s'est produite ici, au coeur de l'industrie américaine des hydrocarbures, à la faveur de la flambée des prix de l'énergie amorcée au début des années 2000.
Le champ de gaz de schiste de Haynesville, à cheval sur le Texas et la Louisiane, a été le deuxième développé aux Etats-Unis, à partir de 2009. Ses extractions sont en recul de près d'un cinquième par rapport au pic de décembre 2011. La production des puits situés en Louisiane a encaissé un repli de pas moins de 28 % en seulement un an et demi, selon les données fournies par Washington.

Source : EIA.
Indispensable pour exploiter les gaz de schiste, la fracturation de la roche ne permet de libérer ces gaz que dans un périmètre restreint autour de la zone fracturée. Par conséquent, la production d'un puits d'hydrocarbures de schiste atteint en général sa production record dès son ouverture, et décline ensuite très rapidement, souvent dès les premiers mois d'exploitation. Pour maintenir une production élevée, il est nécessaire de forer sans cesse de nouveaux puits, de dix à cent fois plus que pour du pétrole conventionnel, d'après la direction du groupe Total.
Le principal producteur du champ de Barnett, la compagnie Devon Energy, y a recours à cinq installations de forage cette année, contre dix en 2012. "Notre production dans le Barnett reste stable avant tout parce que nous avons pris des mesures pour limiter les déclins dans la production existante", indiquait en août le porte-parole de Devon Energy. "Toutefois, à cause de notre activité de forage réduite, nous nous attendons à voir notre production chuter au cours du second semestre de cette année", a-t-il précisé.
La réduction du nombre de forages est la conséquence de la combinaison de deux facteurs, l'un économique, l'autre géologique : le repli des cours du gaz naturel depuis fin 2011 (lui-même provoqué par le boom des gaz de schiste) ; la tendance à devoir forer les nouveaux puits dans des zones moins fertiles en hydrocarbures.
Chesapeake, l'un des leaders des gaz de schiste aux Etats-Unis, a dû biffer de ses comptes l'an dernier pas moins de 4 600 milliards de pieds cube de réserves dites "prouvées". Ces réserves, principalement situées dans les champs de Barnett et de Haynesville, constituaient jusque-là pas moins du quart des réserves totales revendiquées par la compagnie.
Le cas de Chesapeake n'est pas isolé.
D'autres acteurs majeurs, tels que BP et BHP Billiton, ont également revu nettement à la baisse en 2012 le montant annoncé de leurs réserves de gaz de schiste. C'est maintenant le tour de la Shell, qui vient de faire part de son souhait de vendre ses capitaux dans un autre important champ texan d'hydrocarbures de schiste, Eagle Ford, après avoir annoncé en juillet une forte réduction du montant de ses réserves de gaz non-conventionnel, relate aujourd'hui le Financial Times.
La tendance fait écho au cri d'alarme poussé l'an dernier par le patron d'Exxon, Rex Tillerson : "On ne fait pas d'argent, tout est dans le rouge. (...) Nous sommes en train de perdre notre chemise [dans le gaz naturel]."

Répartition des forages dans le champ texan de Barnett. Les puits les plus productifs, représentés par les points rouges, recouvrent les zones géologiques les plus fertiles, les "sweet spots". Source : J. David Hugues.
Vieille histoire naturelle : comme les autres espèces animales, les hommes ont tendance à cueillir d'abord les fruits les plus mûrs et à portée de main. La destinée humaine s'écoule selon la pente de plus faible résistance, parfois jusqu'à se perdre comme un oued.
Les "sweet spots", les zones les plus fertiles des champs de Barnett et de Haynesville ont d'ores et déjà été forées de manière intense. Les forages futurs risquent de tendre à être moins productifs et donc moins rentables ; il faudrait tout à la fois qu'ils soient plus nombreux pour remplacer les meilleurs fruits déjà cueillis.
Les extractions de gaz du champ de Haynesville ont commencé à décroître malgré l'augmentation du nombre de puits :
Poursuite du fort déclin amorcé, ou bien stabilisation ? L'avenir de Barnett et de Haynesville sera riche d'enseignements pour la suite à attendre du boom des gaz de schiste.
Les avis se partagent pour l'heure entre les experts qui considèrent que les meilleures heures de ces deux champs pionniers sont terminées, et ceux qui estiment qu'ils ont encore de beaux restes, insistant sur la "résilience" de l'industrie texane. Toutefois au cours des derniers mois dans la presse américaine, nul ne s'est risqué à avancer que le déclin des champs de Barnett et de Haynesville puisse être réversible.
En ouvrant la perspective, il semble pour l'heure plausible qu'à l'échelle du globe, les meilleurs fruits à attendre du boom des gaz de schiste soient ceux qui sont déjà en train d'être cueillis aux Etats-Unis.
En Pologne, pays annoncé comme le plus prometteur en Europe, les géants nord-américains Exxon, Talisman et Marathon Oil ont rapidement jeté l'éponge, regrette The Economist. L'hebdomadaire libéral anglais pointe la responsabilité de la bureaucratie polonaise, mais admet aussi que la géologie de la Pologne se révèle "plus difficile que prévu". Les ressources polonaises en gaz de schiste se trouvent être enfouies plus profondément que celles exploitées aux Etats-Unis. Une différence qui handicape sévèrement la rentabilité potentielle des forages.
En Chine, les importantes ressources potentielles sont également piégées à plus grande profondeur qu'aux Etats-Unis, ce qui paraît grever tout autant qu'en Pologne la faisabilité des projets envisagés, souligne aujourd'hui le New York Times. De plus, ces ressources sont éparpillées à travers le vaste territoire chinois, et se situent souvent dans des zones désolées difficiles d'accès pour les équipements lourds que nécessite l'exploitation des gaz de schiste, relève l'agence Reuters.

Taxis attendant pour faire le plein à Chongqing en 2009. Image Reuters.

A ceux qui s'étonneraient du récent ralentissement du rythme de publication sur ce blog : je viens de boucler la plus grande partie d'une histoire de "l'Homme-Pétrole", à paraître aux éditions de La Découverte.
La publication des articles va désormais reprendre à son rythme habituel (au moins deux par mois in cha' Allah, selon arrivage).
Je me permets aussi de signaler la parution de "L'état du Monde 2014", toujours à La Découverte, ouvrage très riche dans lequel j'ai rédigé un article.

Je suis journaliste indépendant, blogueur invité de la rédaction du Monde 
Matthieu Auzanneau.