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mercredi 9 avril 2014

Crest : Conférence gesticulée sur la sortie du pétrole...



Conférence gesticulée sur la transition ce dimanche à 16h au bosquet à Crest
Oyez oyez,
Après nous avoir révélé brillamment la dett'scroquerie en 2012 (affiche en pièce jointe pour mémoire), Désiré Prunier est de retour de passage dans nos contrées cette fin de semaine!
Il en profite pour nous présenter à cette occasion sa conférence gesticulée sur la transition : "La sortie des fossiles".
Ce dimanche 13 avril à 16h au bosquet à Crest.
Plus de détails ci-dessous et l'affiche en pièce jointe, faîtes tourner!
Au plaisir de vous y voir...
Conférence gesticulée: "La sortie des fossiles".
Retour vers le futur... Comment aurons-nous réussi à surmonter les crises de notre époque, les "années folles du pétrole"?... Comment aurons-nous mené cette grande transition, malgré les aveuglements, les oppositions, les indifférences, les résignations d’alors?
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme

lundi 7 avril 2014

Lus la Croix Haute : Les habitants se mobilisent pour la ligne de train...et la gare.



Lus-la-Croix-Haute - Ils demandent des travaux sur la ligne Grenoble Veynes... 350 personnes mobilisées pour sauver leur gare.
Au moins 350 personnes se sont rassemblées samedi 29 mars  place de la Gare, à Lus-la-Croix-Haute, à l’invitation du Collectif des usagers de la ligne TER.
La manifestation pour le maintien de la gare de Lus cet après midi: sous un ciel radieux , près de 350 participants , venant des communes le long de la ligne , de Clelles à Aspres, avec une majorité de gens du Trièves se sont opposés à cette fermeture programmée. Gérard Leras, Vice Résident de la Région Rhône-Alpes président du comité de ligne, en présence de Joël Mazalaigue élu de Glandage étaient présents. Également la maire de Lus la Croix Haute, Ginette Giovanella,  avec son écharpe tricolore.
Alain Matheron est intervenu en tant que Conseiller Général de Châtillon en Diois avec le discours convenu : « il faut sauver cette ligne, prendre le train, et se réunir au plus tôt, conseils régionaux PACA et RA, conseils généraux, communautés de communes pour trouver une solution pérenne! ». L’ardent défenseur du train, très politique, se découvrait à plus militant  que les défenseurs, investis depuis longue date; tant de l'ADTC Grenoble (membre du bureau national de la FNAUT), auquel il ne répond pas aux courriers envoyés ou de  l'ARDSL (1) sur des thèmes importants de la mobilité et qui bien sûr, il n'assistait pas au comité de ligne Valence Die Luc en Diois, présidé par Didier Jouve, président du Comité de ligne (2). Robert Cuchet, président de l'AGV et Nathalie Teppe (photo) de l'ADTC (3)  ont développé un long plaidoyer sur les atouts de cette ligne que RFF et la SNCF veulent abandonner dans sa partie centrale entre Clelle et Aspres sur Buech à l'horizon 2023 si sa réfection n'est pas prise en charge par la région Rhône-Alpes (77M€ pour l'infrastructure et 10M€ pour la signalisation). Gérard Leras est intervenu dans le même sens et a demandé que « cette prise en charge soit faite dans le nouveau CPER (5), mais ce n'est pas gagné ! ».
D'autre part, il a été souligné l'incapacité de la SNCF d'assurer un service correct sur cette ligne, alors qu'elle a un fort potentiel, tant pour les déplacements du bassin grenoblois vers les Hautes Alpes ainsi que vers la vallée de la Durance et Marseille, via Sisteron, Manosque et Aix, et aussi avec Nice par les chemins de fer de Provence, via Digne, dont l'exploitation vient d'être reprise en régie directe par la région PACA (4.)

Il faut souligner que la région PACA est plus réactive avec Jean Yves PETIT,vice-président du conseil régional Provence Cote d’Azur, délégué aux transports, EELV, élu de Gémenos que Mme Eliane GIRAUD, 5ème Vice-présidente déléguée aux transports, déplacements et infrastructures et à l'administration générale en Rhône-Alpes).
Un comité de ligne doit s'est déroulé à Lus la Croix Haute ce 02 avril à 19h en présence des représentants de RA et PACA (7).
Le représentant des Usagers du « Comité de Ligne Valence Luc en Diois », Bernard Collignon (6).
1- L'association ARDSL représente les Usagers du TER Rhône-Alpes auprès des décideurs : SNCF, Région Rhône-Alpes : http://www.ardsl.org/
Grenoble-Veynes-Sisteron-Aix en Provence. L'ARDSL défend la "Ligne des Alpes" avec notamment la création d'un aller-retour de journée Grenoble - Aix en Provence via Veynes-Dévoluy.
Ce train à haut potentiel dessert de manière rapide et économique les pôles universitaires grenoblois et aixois tout en desservant Monestier-de-Clermont, Sisteron et Manosque. Des temps de parcours dus à une mauvaise signalisation et des circulations de trains à optimiser en reliant mieux le Dauphiné à la Provence, voilà le sens de l'intervention commune ARDSL et AGV fin 2013 avec des propositions concrètes.
Courrier Grenoble-Veynes
(Fichier .doc - 28 Ko)
2- Comité de ligne n° 24 : Valence – Crest – Die – Luc
3- L’ADTC (Association pour le Développement des Transports en Commun) est une association d’usagers créée en 1974, forte de près de 1000 adhérents. Elle agit pour le développement de tous les modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle : marche, vélo, bus ou tram, train, pour l’intermodalité et pour un meilleur partage de l’espace public. Elle est porte-parole des usagers et force de proposition dans les instances de concertation des Communes de la région urbaine grenobloise, de la Métro, du Grésivaudan, du Voironnais, du Sud grenoblois, du Département, et de la Région.

Association pour le Développement des Transports en Commun, des voies cyclables et piétonnes dans la région grenobloise
Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère
- 5 place Bir Hakeim 38000 GRENOBLE
4- Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
5- Contrat de projet État-Région 2014-2020 (CPER)
6-Nota : A propos de la fermeture programmée de la gare de Lus la Croix Haute, voici quelques réflexions :
- En dehors des opérations de sécurité, l'agent de la gare de Lus n'a aucune activité, (vente, renseignements) , les clients devant acheter leur billet dans le train auprès du contrôleur, et son absence n'aura aucune incidence.
- En ce qui concerne les opérations de sécurité, si la fermeture de la gare est devenue possible, c'est qu'il n'y a  plus aucun croisement, dépassement  ou train origine ou terminus Lus  au cours de la journée. En théorie, si les trains sont à l'heure, il n'est effectivement pas nécessaire de maintenir un agent dans cette gare.
La difficulté survient lors du retard d'un train, suffisamment important pour justifier le transfert de son point de croisement avec un train de sens inverse afin de ne pas trop pénaliser ce dernier.
Si les gares ne sont pas trop éloignées, les conséquences sont mineures, dans le cas contraire elles deviennent désastreuses car le seul train en retard communique ce retard aux trains de sens inverse.
- Sur une ligne comme Grenoble Veynes, il est à peu près certain qu'un retard important dans la matinée aura des conséquences jusqu'en fin de journée, le canton (espace pour le croisement) entre Aspres et Clelles s'allongeant à 46 km , alors que de Clelles à Lus 25km et de Lus la Croix Haute à Aspres 21km.
- Le niveau des retards étant pris en compte  dans le calcul journalier de trains autorisés sur la ligne, les effets d'une telle fermeture ne tarderont pas à se faire sentir et le nombre de circulations finira par diminuer.
- Le choix de fermer la gare de Lus relève de la responsabilité exclusive de la SNCF et il convient de lui rappeler ses obligations contractuelles quant à la qualité du service. Sont principalement en cause la fiabilité du matériel , la gestion du personnel, l'exploitation au quotidien, domaines dans lesquels  elle est loin d'atteindre l'excellence.
- Lorsque le contrat entre la SNCF et la Région Rhône Alpes a été signé, il l'a été sur la base des moyens existants. En diminuant unilatéralement ses moyens , la SNCF augmente le risque d'une baisse de la qualité de service, et il serait légitime que les pénalités pour service défectueux soient considérablement augmentées, comme cela se passe dans le domaine des assurances.
- Un courrier d'usagers de Lus la Croix Haute a été adressé à plusieurs responsables politiques le 31/01,dont M. Matheron , conseiller général de Châtillon en Diois et l'AGV ( Association Grenoble Veynes) doit solliciter un rendez vous rapide auprès de M Gérard Leras , président du comité de ligne Grenoble-Veynes ainsi qu'à Mme Eliane Giraud VP chargée des
Transports en Rhône-Alpes.
Le représentant des Usagers du « Comité de Ligne Valence Luc en Diois », Bernard Collignon.
7- Lus-la-Croix-Haute - Une réunion du comité de ligne ...
Ligne Grenoble-Gap menacée : les élus de Rhône-Alpes et Paca à Luz la Croix Haute. Ambiance houleuse mercredi 2 avril dans la salle des fêtes pour la réunion du Comité de ligne Grenoble/Clelles/Veynes/Gap exceptionnel, qui a réuni près ... (A venir…)

lundi 17 mars 2014

Rhône-Alpes : Attention pollution automobile grave...



RHÔNE-ALPES : Pollution : les zones toujours concernées par les limitations de vitesse
Par arrêté préfectoral, le dispositif de pollution aux particules fines est activé au niveau "alerte" dans plusieurs zones de la région Rhône-Alpes.
Les déplacements en véhicules automobiles, les transports routiers de transit et l’usage de tous engins à moteur thermique doivent être strictement limités, tout particulièrement pour les moteurs diesel non équipés de filtres à particules en cas d’une pollution par ces polluants.
Les usagers de la route doivent :
- privilégier, pour les trajets courts, les modes de déplacement non polluants (marche à pied et vélo)
- différer si possible les déplacements internes aux agglomérations
- pour leurs déplacements nécessaires, pratiquer si possible le co-voiturage ou emprunter les réseaux de transport en commun
- respecter une vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h. Les poids lourds et autocars ne se voient pas appliquer la même réduction de vitesse mais ne peuvent circuler à une vitesse supérieure à la vitesse maximale autorisée ainsi déterminée pour les véhicules léger.
Réduction de vitesse :
Dans le Rhône, depuis ce lundi 17 mars 2014, à 6 heures, une mesure de limitation de vitesse maximale, appliquée sur l'ensemble du Rhône, se traduit par l'obligation pour les véhicules légers, de respecter une vitesse inférieure de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée si cette dernière est supérieure à 50 km/h. L'accès au tunnel de Fourvière est temporairement interdit à tous les véhicules de transport de marchandises dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 7,5 tonnes.
Les zones où le dispositif de pollution aux particules fines est activé au niveau "alerte" :
- Bassin Lyonnais et Nord Isère (69- 38)
- Bassin Grenoblois (38)
- Bassin Stéphanois (42)
- Vallée du Rhône (07 26)
- Zone urbaine Pays de Savoie (73 74)
- Bassin Lémanique (01 74)
- Vallée de l'Arve (74)
- Vallée Maurienne Tarentaise (73)
- Ouest Ain (01)
- Zone des Coteaux (69)
- Contreforts du Massif Central (42)
- Ouest Ardèche (07)
- Est Drôme (26)
- Zone Alpine (01 38 73 74).

Drôme : Restriction pour le transport aérien en raison du pic de pollution.
Le Plan national d’action de l’aviation civile en Rhône-Alpes entre dans une phase de mise en œuvre en raison du pic de pollution prolongée.
CIRCULATION : Deux fois moins de bouchons que d’habitude
Bison futé relevait deux fois moins de bouchons sur les routes d’Île-de-France que d’habitude, lundi, jour de mise en place de la circulation alternée dans Paris et sa proche banlieue.
Peu avant 8 heures, le Centre national d’information routière comptait 90 kilomètres de bouchons dans la région contre de "200 à 250 kilomètres" un jour de semaine à la même heure, et "il semble que ça baisse", précisait un porte-parole. C’est "deux fois moins de bouchons que d’habitude", a-t-il poursuivi. Le périphérique parisien, habituellement congestionné aux heures de pointe (de 7 à 9 heures environ) était fluide vers 8 heures et les embouteillages se concentraient sur l’A86. Le gouvernement a décidé d’instaurer la circulation alternée de lundi 5 heures 30 jusqu’à au moins minuit pour lutter contre la pollution.
MCD

jeudi 6 mars 2014

Le Diois sans piste cyclable ( en site propre) avec cette majorité départementale...



Nous aurions imaginé que le Conseiller Général de Die, qui fut en son temps membre d’un collectif vélo, aurait en temps qu’élu dans une majorité départementale, facilité la création de pistes cyclables en site propre comme le demande depuis des années les habitantes et les habitants…Il n’en fut rien, en deux ans de mandature, pas un mètre de pistes cyclables en site propre n’a été réalisé dans le Diois, ni à l’élargissement du Plot en allant à Pont de Quart, ni la bretelle reliant la départementale à  la route de Ponet-Saint-Auban. Pire en Conseil Municipal (pour une participation de la ville de Die) cet élu ne s’est pas opposé aux Giratoires, du Conseil Général de la Drôme, qui permettront le contournement de Die. Nous savons bien que les promesses n’engagent que ceux qui les croient.  Par contre contrairement aux lièvres, nous ne perdons pas la mémoire en courant…Al.Id. 
Au bonheur des cyclistes
Le plan vélo annoncé par le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, mercredi 5 mars, ne devrait pas coûter un centime au contribuable. Les salariés qui utilisent chaque jour leur vélo pour aller travailler pourraient certes bénéficier prochainement d'une « indemnité kilométrique », à condition que leur employeur se porte volontaire pour expérimenter ce dispositif.
Le remboursement des frais de déplacement – 25 centimes par kilomètre pédalé – aurait pu être le dispositif phare du catalogue de mesures destinées à développer l'usage de la bicyclette comme moyen de déplacement. Las, le ministère des transports n'a pour l'instant pris contact avec aucune grande entreprise susceptible de partager le même objectif.
Le programme, baptisé « plan d'action pour les mobilités actives », comme on appelle, dans le jargon des spécialistes des transports, les modes de déplacement usant de la force musculaire, comporte vingt-cinq mesures.
« TRIPLE GAIN » DU VÉLO, EN TERMES DE SANTÉ, D'ÉCONOMIE ET D'ENVIRONNEMENT
Prises individuellement, ces normes disparates ne sont pas forcément lisibles mais, ensemble, « elles forment un ensemble cohérent », assure l'entourage du ministre, qui défend un « triple gain » du vélo, en termes de santé, d'économie et d'environnement.
L'essentiel du plan consiste à fournir aux collectivités locales, principalement les communes, une « boîte à outils » de nature juridique leur permettant d'encourager le vélo. Ainsi, les maires pourront limiter à leur guise, dans certaines rues, la vitesse maximale de circulation à 30 ou 20 km/h, voire à « l'allure du pas », afin de signifier la priorité des piétons et vélos sur les véhicules motorisés.
Les « doubles sens cyclables », qui autorisent les cyclistes à emprunter les sens interdits, seront généralisés à l'ensemble des voies limitées à 30 km/h, et plus seulement aux quartiers apaisés que sont les « zones 30 ». Les automobilistes garés sur les pistes cyclables ou sur les espaces dévolus aux piétons seront davantage sanctionnés.
LE PLAN NE FORMALISE « NI BUDGET NI ÉCHÉANCIER »
L'Etat entend aussi faciliter la correspondance entre train et vélo. La SNCF sera sommée d'organiser le transport des cycles dans les trains autres que les TGV, d'améliorer la communication sur son site de réservation et d'envisager la création de places de stationnement sécurisées dans les gares.
Pour le ministère, cet ensemble de mesures ne constitue que « le début » d'un programme plus ambitieux. Un comité de pilotage réunissant les associations et les élus concernés doit continuer à « évaluer » les dispositifs « une ou deux fois par an ».
Les militants du vélo, qui montraient des signes d'inquiétude ces dernières semaines, ne se disent pas déçus. « Nous sommes contents des premières avancées », affirme Geneviève Laferrère, présidente de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui vante, notamment, l'apprentissage annoncé du vélo dans les écoles.
La responsable regrette cependant que le plan ne formalise « ni budget ni échéancier ». Le précédent plan, présenté en janvier 2012 par Thierry Mariani, ministre de Nicolas Sarkozy, avait fixé un objectif de 10 % de trajets à bicyclette en 2020. La proportion s'élève à 2 % aujourd'hui.
Olivier Razemon

samedi 1 mars 2014

Val de Drôme : mise en place du Covoiturage...



Le covoiturage prend de l'ampleur en Val de Drôme
La Communauté de communes du Val de Drôme s'engage en faveur du développement et de la promotion du covoiturage avec les départements de la Drôme et de l'Ardèche.
Afin de présenter aux chefs d'entreprises et aux salariés de l'Ecosite, du Jardin des Artisans et du quartier Brunelle à Eurre, des solutions locales pour leurs déplacements domicile-travail, une réunion était programmée le mardi 28 janvier. Celle-ci avait lieu à Biovallée au Campus sur l'Ecosite du Val de Drôme à Eurre.
Six aires de covoiturage inaugurées en Val de Drôme
Le 7 février à 15 heures sur l'aire de covoiturage de Saoû (Parking les clos, côté Crest), les présidents de la communauté de communes du Val de Drôme, du Conseil général et les maires de Allex, Grâne, Livron, Loriol, Saoû et Suze inaugureront les aires de covoiturage installées sur ces six communes.
De nouvelles aires
Une trentaine de participants concernés sont venus s'informer sur ce nouveau service. Jean Serret, le maire et conseiller général de la Drôme, en charge du dossier covoiturage pour le département, détaillait le projet. Il existe actuellement 29 aires de covoiturage en Drôme-Ardèche. Et 24 autres seront ouvertes en 2014. L'objectif final est fixé à 80 par département, soit 160 au total. L'Isère est déjà en ligne sur le même site internet et les départements du Vaucluse et du Gard sont en projet immédiat.
Huit aires sont d'ores et déjà opérationnelles sur le Val de Drôme : à Saoû, à Suze, à Allex, à Livron, à Loriol, à Grâne et deux à Crest. Le travail des territoires a également porté sur l'élaboration de structures pérennes afin d'organiser ces services. Des parkings ont été créés avec des signalisations adaptées, en différents lieux aux abords des agglomérations.

Et un nouveau site
En collaboration avec les Conseils Généraux de l'Ardèche et de la Drôme, un site a été monté afin de formaliser une pratique déjà existante entre usagers (www.ecovoiturage0726.fr). Le site internet est ouvert aux citoyens, mais aussi aux associations ou aux entreprises. Il prévoit les trajets réguliers ou occasionnels, mais aussi des événements ponctuels (salons, festivals).
Vincent Prioul de la CCVD, présentait le site mis au point et en ressortait les vertus. Des espaces sont prévus pour les entreprises qui pourront ainsi communiquer auprès de leurs salariés et d'éventuels autres usagers. En parallèle, il indique les lignes de bus adéquates en cas de nécessité et pour compléter l'offre.
L'objectif économique est la priorité des concepteurs. D'après une étude, 2 à 3000euros pourraient être ainsi épargnés par un usager qui voyagerait cinq fois par semaine toute l'année. Mais l'écologie est aussi en jeu, avec moins de véhicules sur les routes. On y ajoutera les rapports sociaux touchant à l'entraide et à la solidarité et on aura le bénéfice global de l'opération.
A.R.

mercredi 19 février 2014

Payer toujours oui, mais pour décider...

© Tim Douet La région créée une association pour l'acquisition des TER




Comme annoncé lors du 9e Congrès de l’Association des Régions de France (ARF) en septembre dernier, la région Rhône-Alpes lancera ce jeudi "l'association d'études sur le matériel roulant".
Un dossier qui ne devrait guère créer de débats au sein de l'assemblée régionale, dans la mesure où la nouvelle organisation doit permettre à la région de devenir pleinement propriétaire de ses TER, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Selon l'organisation actuelle du système ferroviaire français, la région achète les trains mais elle n'a aucune visibilité sur la gestion des délais de commande, de livraison ou sur le contrôle des achats effectués. Un système qui manque de "transparence" selon elle.
Sans attendre la réforme ferroviaire promise par le gouvernement, Rhône-Alpes s'associera donc ce jeudi avec 7 autres régions de France (Pays de la Loire, Auvergne, Bourgogne, Aquitaine, PACA, Picardie et Ile-de-France), le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) et l'association des Régions de France (ARF) pour lancer une réflexion commune sur une réforme du système ferroviaire. A terme, les régions envisagent ainsi d'atteindre une taille critique pour négocier en direct avec les fabricants de matériel roulant, et peut-être bénéficier d'une structure de portage commune.
La région adoptera les statuts de la nouvelle association de réflexion ce jeudi et votera une cotisation exceptionnelle "d'un montant maximum de 60 000 euros" pour ses "besoins d'études" sur la période 2014-2015.
Lucie Blanchard

mardi 11 février 2014

Crest 26400 : Réunion "Transition Val de Drôme"...



Prochaine réunion / Projet remorques urbaines
Transition Val de Drôme 
Bonjour à toutes et à tous !
La prochaine réunion du collectif Transition Val de Drôme aura lieu ce vendredi 14 février chez Céline à Crest (ordre du jour et adresse ci-après). 20h repas partagé pour qui veut, 20h30 on débarrasse et on travaille !
Projet de Remorques urbaines en libre-service : qu'est-ce ?
Avec l'association Au Tour du Cycle, nous avons le projet de mettre en place à la disposition des habitants de Crest une flotte de remorques à usage urbain (courses, déchetterie...) garées devant des commerçants partenaires qui confieraient les clés à l'usager en échange d'une signature ou d'une adhésion à l'asso... Plus besoin de la voiture pour transporter une charge à l'autre bout de la ville ! Pour rejoindre ce projet cliquez ici : http://framadate.org/studs.php?sondage=gkqlpanp3of9usc4
A l'ordre du jour ce vendredi 14
- bilan de la soirée du 23 janvier à l'EDEN (monnaies locales)
- questionnaire aux candidats à Crest, dont nous sommes partenaires : http://15organisationspour2014.wordpress.com/
- prochaine soirée projection à l'EDEN
- projet remorques urbaines (cf ci après)
- projet fête du printemps
Pour vous rendre chez Céline :
Rendez-vous au 2 place de la liberté, rive gauche à Crest (cf plan ci-joint). C'est  l'immeuble avec des balcons qui fait l'angle entre la drôme et le parking du rond-point, à côté du bar du pont. Sonnez à l'appartement 4 (il n'y pas de nom sur les sonneries). Céline habite au dernier étage !
A bientôt !
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com
Prochaine réunion / Projet remorques urbaines transitionvaldedrome@googlegroups.com

dimanche 9 février 2014

Lus la Croix Haute : Mise en danger de nos transports publics...


La gare de Lus-la-Croix-Haute fermera-t-elle définitivement ? La petite gare de Lus-la-Croix-Haute, mise en service le 11 décembre 1876, qui dessert des trains TER Rhône-Alpes de Grenoble à Gap ou Briançon, pourrait fermer définitivement à la fin de l’année.
Les membres de la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN) et l’Association Grenoble-Veynes sont inquiets. Il y a quelques jours, ils ont décidé de prendre leur plume pour alerter les élus drômois et haut-alpins sur le devenir de la gare de Lus-la-Croix-Haute, où est annoncée la suppression des quatre agents de la SNCF fin 2014.
Leur inquiétude prend racine dans la nouvelle stratégie économique menée par la compagnie ferroviaire. « Nous avons reçu récemment l’information selon laquelle la SNCF a décidé de supprimer les quatre postes d’agents de la gare de Lus-la-Croix-Haute en décembre 2014, croit savoir l’association. La conséquence immédiate prévisible sera la dégradation du service, avec des horaires encore moins bien respectés qu’aujourd’hui (71 % de trains à l’heure, selon la SNCF le 28 novembre 2013). La fermeture de la gare de Lus aurait pour effet de créer un “canton” (section de voie entre deux gares) gigantesque d’environ 45 kilomètres entre Clelles et Aspres, ce qui rendrait la gestion de la ligne à voie unique très difficile.
« Un point début avril 2014 »
Une autre association de la ligne Grenoble-Veynes pointe « un manque d’investissements qui va provoquer des ralentissements sur cette ligne et dégrader le service offert aux usagers ; et la ligne risque de fermer entre Lus et Clelles à l’horizon 2023, supprimant ainsi toute relation ferroviaire entre Grenoble et le sud des Alpes. »
Réseau Ferré de France, par l’intermédiaire de Florence Pierreville, chargée de communication, a tenu à réagir et à tempérer ces accusations : « Lors du service annuel où la SNCF adapte ses offres de transports, Réseau Ferré de France a demandé à la Direction de la circulation ferroviaire d’étudier les ouvertures/fermetures de gares au regard des projets de plan de transport, des besoins de maintenance et des contraintes d’exploitation. C’est dans ce cadre que la gare de Lus-La-Croix Haute est étudiée pour 2015. Les échanges avec RFF ne sont pas aboutis et l’Etablissement Infra Circulation a formulé plusieurs observations aux demandes de RFF en lien avec les projets de plans de transport des entreprises ferroviaires et les besoins de maintenance. Un point sera fait avec RFF début avril 2014. »
Par Julien COMBELLES | Publié le 08/02/2014 à 06:05 Vu 1417 fois

jeudi 9 janvier 2014

Et si l'on essayait la gratuité des transports...

"La gratuité est une expérience de solidarité qui donne le goût de transformer la société"

A Aubagne, la petite révolution des bus gratuits

Entretien de Ixchel Delaporte avec Jean-Louis Sagot-Duvaurou
Alors que les tarifs des transports publics en Île-de-France augmentent de 3 % le 1er janvier 2014, répercutant la hausse de TVA de 7 à 10 %, d’autres villes, comme Aubagne, ont fait le choix de la gratuité totale des transports. Reportage sur une expérimentation de reconquête de l’espace public.

Aubagne (Bouches- du-Rhône),
Dans la petite cabane, les adhérents de l’association Jardilien boivent un café à l’abri du mistral. Face à eux, le long d’une petite route de campagne, un grand jardin potager s’étend à perte de vue. Rose, la cinquantaine, est une habituée du panier de légumes et du bus qui lui permet d’arriver jusqu’au terrain. Plusieurs fois par semaine, cette habitante d’Aubagne utilise « le bus à la demande ». Il suffit d’appeler la veille et de commander une navette qui fait l’aller-retour de la gare au jardin partagé. Pour cette adhérente au chômage, ce mode de transport gratuit est plus qu’appréciable. «  C’était un 15 mai 2009 », lance Rose sans hésiter. Elle s’en souvient parce que non seulement c’est la date anniversaire de son fils mais c’est aussi celle du lancement de la gratuité des transports à Aubagne. D’autant que, à partir de ce jour-là, la vie de son beau-frère a changé : « Il travaillait dans une usine de la zone industrielle. Il y allait à pied, tous les jours. Trois quarts d’heure de marche. Il rentrait crevé mais il n’avait pas les moyens d’acheter une voiture… Depuis quatre ans, il met dix minutes en bus ! » Nelly surveille sa montre. La navette qui la ramène chez elle, dans le centre d’Aubagne, devrait arriver d’un moment à l’autre. Cette retraitée de l’éducation nationale est une adepte de la gratuité. Même si elle n’utilise le bus que deux ou trois fois par semaine. « Je le prends pour me promener. Je monte dans le bus climatisé qui m’amène dans la zone commerciale. Je flâne et je me rafraîchis. S’il avait été payant, je ne me serais pas permis ces déplacements », assure-t-elle, son panier rempli de légumes.
Au bout de quatre ans, la pratique de la gratuité est entrée dans les mœurs. « Un pari réussi », pour la communauté d’agglomération (103 000 habitants) qui a vu une augmentation de la fréquentation de ses onze lignes régulières de 173 % depuis 2009. « Le premier mois, on a enregistré 57 % d’usagers en plus. On est passé de 6 000 personnes par jour à 10 000 ! On ne s’y attendait pas. Aujourd’hui, on atteint des scores qu’on ne trouve nulle part ailleurs », se félicite Nathalie Castan, responsable du service transports à la communauté d’agglomération, qui regroupe Aubagne et douze petites communes. Ce succès n’était pourtant pas évident. Dans les cartons de la mairie depuis 2005, le projet impulsé par le maire PCF, Daniel Fontaine, s’est concrétisé un an après sa réélection, en 2008.
« Liberté, égalité, gratuité »
À Aubagne, tous les bus arborent la devise « liberté, égalité, gratuité ». Une devise devenue réalité pour Mélanie. Postée à l’arrêt de bus, face aux immeubles du quartier populaire du Charrel, cette étudiante en biologie à l’université de Marseille fait le trajet presque tous les jours. Pour elle, « la gratuité, c’est le bonheur. Je suis boursière et je vis chez mes parents. Je me rends tous les jours à Marseille alors, si j’avais à payer le bus, ça représenterait un gros budget. C’est autant d’économies que je fais pour des loisirs. Je vais plus facilement voir des copains dans les petites villes autour, à Saint-Zacharie par exemple ». D’après une étude réalisée par la communauté d’agglo en mai 2012, le principal motif de déplacement concerne les études et le travail à 55 %, et les utilisateurs sont en majorité des jeunes (un sur deux a moins de vingt-cinq ans). Mais au Charrel ou au Pin vert, il y a aussi les personnes âgées qui n’ont pas les moyens d’acheter une voiture. « Pour elles, le bus, c’est la garantie de rencontrer du monde et de pouvoir aller faire des courses au centre commercial », explique Régis, habitant du Charrel et président d’une association d’entraide. « Quand on a une petite retraite et un loyer à payer, on fait des économies comme on peut », poursuit son voisin Antoine, retraité des chantiers navals.
Depuis deux ans, Soumicha, éducatrice spécialisée, a quitté le quartier du Charrel pour s’installer dans la Cité phocéenne. Mais elle y revient régulièrement pour voir sa mère et sa sœur. Elle raconte comment les jeunes Marseillais envient le choix d’Aubagne : « C’est évident que les conflits qu’il pouvait y avoir avant, à cause de la fraude, entre les jeunes et les contrôleurs ont disparu. Tout le monde est à la même enseigne. Ça désamorce les tensions », remarque-t-elle. C’est ce que constate au quotidien Jean-Louis, conducteur de bus depuis vingt-cinq ans à Aubagne : « Il y a un avant et un après gratuité. C’est vrai qu’au départ, les chauffeurs étaient réticents. On avait peur que les gens dégradent le matériel et squattent les bus. En fait, non. Il y a plus de monde et on ne roule plus avec le stress. Nos conditions de travail se sont améliorées. »
Un service payé par les entreprises
Moins convaincue, Alexandra, mère de trois enfants, se joint à la conversation. Si elle se réjouit d’avance que ses enfants puissent circuler sans contraintes, elle s’interroge : « Le problème, c’est qu’on les paye les bus. Ils ne sont pas gratuits. Ce sont nos impôts, non ? » demande-t-elle, hésitante. À Aubagne, ce ne sont pas les contribuables qui paient les bus mais les entreprises de plus de neuf salariés, via le versement de la taxe transport. Cette taxe est passée de 0,80 % à 1,80 % pour faire face à l’affluence, ce qui équivaut à environ 10 millions d’euros de dépenses.
Les chiffres d’une étude réalisée à la demande de la communauté d’agglomération confirment un large sentiment de satisfaction lié à la gratuité (93 % des usagers). Parmi ces usagers, beaucoup sont des femmes (61 %). Ce constat concorde avec les observations de Nathalie Castan, du service transports de l’agglo : « Depuis deux ans, il y a affluence de poussettes ! Cela pose des questions d’encombrement mais cela prouve surtout que les mamans du Charrel et des Tourtelles, deux quartiers populaires de la ville, se rendent plus souvent au marché, dans le centre-ville ou dans la zone commerciale. Socialement, c’est très positif ! Cela signifie plus de lien et moins d’isolement. » Autre constat de mobilité inattendue, les déplacements intercommunaux : « Les jeunes de quinze à vingt-quatre ans nous ont surpris. Les collégiens et les lycéens, en dehors des dessertes scolaires, s’approprient les transports pour aller voir des copains ou faire du sport ensemble. Et puis, les jeunes actifs qui n’ont pas le permis, à cause de son coût élevé, optent pour les bus. C’est la preuve d’un changement de comportement profond très enthousiasmant. »
Ixchel Delaporte

"La gratuité est une expérience de solidarité qui donne le goût de transformer la société"
Philosophe et écrivain, Jean-Louis Sagot-Duvauroux développe l’idée d’un nouveau rapport au tout-marchand, passant par des initiatives locales inédites et probantes. Il est un des premiers à avoir ouvert le débat sur la gratuité, avec son livre Pour la gratuité, en 1995. Avec Magali Giovannangeli, présidente de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, il a coécrit Voyageurs sans ticket, liberté, égalité, gratuité (1)
En 2009, lorsque la ville d’Aubagne a lancé la gratuité des bus, elle s’est heurtée au scepticisme. Comment l’expliquer ?
Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Faire advenir une idée nouvelle provoque du débat. Tant mieux. Depuis quatre ans, l’expérience a prouvé son efficacité sociale, économique, écologique, humaine. La gratuité de tout est sans doute une chimère, mais un certain nombre de besoins essentiels de l’être humain, comme la santé, l’éducation, les déplacements ou l’eau, peuvent être, sont déjà, par endroits ou en partie, rendus libres d’accès pour tous. Dans les bus d’Aubagne, le chômeur et le notaire sont égaux. Là, l’égalité devient concrète. C’est rare et précieux. Créer des espaces publics où chacun est à égalité sans considération de revenus, c’est une invention politique très désirable et qui peut faire école.
Quelle est votre définition de la gratuité ?
Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Ce qui est libre d’accès, ce qui ne dépend pas de ce que nous avons dans la poche. La gratuité est une alternative à la façon marchande d’accéder à un bien, soit par la profusion de la nature, par exemple la lumière du soleil, soit par des inventions politiques comme la Sécurité sociale ou l’école gratuite. Ces politiques ont un coût. Mais la révolution est ailleurs. Elle se niche dans la nature de l’accès au bien concerné. Avec la gratuité, c’est « à chacun selon ses besoins » et non plus « à chacun selon ses moyens ». D’une certaine manière, le gratuit est l’axe de notre vie. Une partie de notre temps est vendue sous forme de force de travail. L’autre partie est sans prix. Pour tout le monde, ce qui est sans prix prime sur ce qui est évaluable monétairement. L’amour de nos enfants est plus important que le chariot du supermarché. L’illusion d’optique liée à l’emprise du marché sur les esprits nous empêche d’en être conscients.
La liberté que procure la gratuité serait-elle aux avant-postes de la question politique ?

Jean-Louis Sagot-Duvauroux. L’émancipation humaine, c’est-à-dire la liberté en marche, est le fondement du projet communiste initial. La gratuité émancipe du marché et du « chacun pour soi » qu’il porte en lui. Elle émancipe aussi du contrôle policier qui devient inutile. Les anciens communistes parlaient de « dépérissement de l’État ». Pour la doctrine libérale, le maximum de liberté a été atteint grâce au « libre » marché, à la « libre » entreprise, à l’État représentatif, à la consommation comme clef du bien-être, au modèle occidental. Or il existe, dans beaucoup de domaines, souvent localement, des expériences qui s’affranchissent de ce bornage. Dans la région parisienne, la répression très spectaculaire de la « fraude » dans les transports en commun est sans doute la forme la plus prégnante de l’intimidation policière des couches populaires, principalement des jeunes et, parmi eux, de nos jeunes compatriotes noirs ou arabes. Pourquoi ne pas permettre partout et par principe aux moins de vingt-cinq ans de circuler gratuitement ? Ils paieront bien nos retraites. Voilà une vraie revendication populaire alternative. Déjà, on a constaté que l’abolition du zonage le week-end avait fait diminuer les tensions à la gare du Nord, porte d’entrée de la capitale pour les quartiers les plus populaires d’Île-de-France.
D’après vous, l’idée de gratuité est-elle révolutionnaire ?
Jean-Louis Sagot-Duvauroux. C’est une expérience de solidarité qui donne le goût de transformer la société. Les tenants du capitalisme nous rabâchent que l’homme ne fonctionne qu’à la cupidité. Faux ! On sait très bien fonctionner aussi à la solidarité. Le problème est que l’argent, invention humaine, est devenu leur maître. La gratuité montre qu’on peut remettre l’argent à sa place, bon esclave, mauvais maître. Les forces qui se recommandent d’une alternative au libéralisme gagneraient à faire l’inventaire des expériences qui ont franchi les frontières dans lesquelles le système enferme la liberté. La gratuité en fait partie. Cet inventaire ouvrirait l’action sur des perspectives politiques et idéologiques moins dépressives que la récrimination contre le malheur des temps.
http://quartierspop.over-blog.fr/
Entretien réalisé par Ixchel Delaporte
(1) Éditions Au Diable Vauvert, 2012.

dimanche 22 décembre 2013

Voie ferrée Valence-Gap...Oui mais moult couacs...

HAUTES-ALPES-DIOIS : Le train de nuit circule à nouveau… et les ennuis le suivent : A Die, Didier Jouve dénonce des couacs hier lors de la reprise du trafic ferroviaire sur la ligne Valence-Veynes.
Un élu très, très Vert. « On lit partout dans la presse que ce devait être le grand retour des trains à Die. Et puis, ce matin, fausse joie : le train de 7h 13 a été supprimé ... »
Après deux mois et demi d’interruption du trafic pour cause de travaux et d’incidents techniques, le train de nuit entre Paris et Briançon circule à nouveau depuis jeudi soir. Et la reprise du transport ferroviaire a commencé… dans de très mauvaises conditions.
Vers 1 heure du matin vendredi, la locomotive du TER est tombée en panne dans la Drôme à hauteur de Valence. Ce que confirme Julien Berthet, responsable régional de la communication à la SNCF. « C’est un problème technique sur une motrice sur la ligne Nice-Austerlitz qui est à l’origine de l’incident sur le train 7790 au départ de Briançon. Le premier est tombé en panne entre Orange et Pierrelatte et n’a pu être accroché au Briançon-Paris en gare de Valence. Jusqu’à 5 heures, les voyageurs ont pu rester dans les wagons couchettes chauffés avant d’être dirigés vers Lyon Part-Dieu et Paris-Austerlitz. Concernant la reprise du trafic TER vendredi matin au départ de Veynes en direction de Valence, c’est aussi un problème technique qui est à l’origine de sa suppression ». En gare de Valence, le personnel de la SNCF a offert un petit-déjeuner aux naufragés des voies ferrées. Et vers 7 h 30, les passagers ont pu regagner la gare TGV de Lyon-Part-Dieu afin de rejoindre Paris, avec plusieurs heures de retard. « Dans le train, les gens étaient furieux car certains ont manqué des rendez-vous professionnels, d’autres ont raté leurs correspondances. Sur place, personne n’a compris pourquoi un TGV n’était pas affrété à Valence. À part ça, je dois avouer que nous avons été très bien pris en charge par la SNCF. Nous avons eu un petit-déjeuner à Valence puis nous avons été accompagnés sur les quais à Part-Dieu et enfin nous avons reçu un bon pour un déjeuner à la gare de Paris », témoigne Véronique, une habituée du train de nuit, qui était montée dans le TER à Embrun et qui est arrivée à sa destination, Charleville-Mezières (Ardennes), avec 4 heures de retard.
Yoann GAVOILLE et Julien COMBELLES

vendredi 20 décembre 2013

Ligne ferroviaire de Die, quand les uns manifestent, les autres font circuler des trains...



Voici une belle illustration de deux méthodes totalement opposées d'obtenir satisfaction et de faire bénéficier de transport collectifs les usagers du Diois.
La première : on bloque les voies et arrête les trains avec des banderoles, (la vieille méthode usée qui va nous faire perdre notre maternité) . La deuxième, on bosse ses dossiers, on négocie avec la SNCF et on fait rouler des trains. MCD
Bonsoir à toutes et à tous,
Nous ne résistons pas au plaisir de vous faire partager ci-dessous le communiqué de presse que Didier Jouve vient de faire parvenir ce jour aux différents médias locaux :
« Bonjour,
Pour manifester mon contentement de président de comité de ligne TER VALENCE-VEYNES, d’avoir abouti à la recréation d’une offre TER correcte dans la vallée de la Drôme, je monterai demain à 7h13 à Die dans le train pour Valence. Je partagerai cette joie avec les amis du Diois qui me donnent la force d'agir, beaucoup d’idées et de soutien. 
Trois ans de travail, de réunions techniques, de négociations, des efforts importants de la région Rhône-Alpes qui quintuple sa participation, des efforts de PACA pour harmoniser les horaires, du bon travail de RFF sur la gestion de la voie et de la SNCF pour trouver du matériel roulant en période de pénurie, et voilà !
Merci à Éliane Giraud, vice-présidente aux transports de Rhône-Alpes, Jean-Yves PETIT, vice-président aux transports de PACA et à tous les acteurs techniques qui ont contribué à ce résultat. Merci aux habitants de la vallée de la Drôme qui ont soutenu ces longues démarches dans le comité de ligne.
Les horaires à partir de vendredi 20 décembre :
Au départ de Die :
- 7h13 du lundi au vendredi (train)
- 8h19 tous les jours (train) 
- 8h50 du lundi au vendredi (car express région)
- 12h16 tous les jours (train)
- 15h50 lundi à vendredi (car express région)
- 17h49 tous les jours (train)
- 20 h le samedi (car express région)
Et au départ de Valence Ville:
- 7h02 du lundi au vendredi (car express région)
- 10h32du lundi au samedi (train)
- 13h40 du lundi au vendredi (car express région)
- 14h37 tous les jours (train) (12h33 jusqu'à fin mars le samedi)
- 16h43 tous les jours (train)
- 18h37 du lundi au vendredi (train) (et car le samedi)
- 20h19 tous les jours (train)
S’ajoutent évidemment les cars départementaux et le train de nuit Paris Briançon. 
S’ajoutent également des trains pendant les vacances scolaires, à voir sur le site SNCF ou TER.
A noter également que tous les trains vont de Veynes à Romans, et donc desservent Luc en Diois à l’est, et Valence TGV à l’ouest. 
A noter enfin que les cars express région DIE VALENCE, que j’ai fait créer et qui ne desservent que SAILLANS gare et CREST, sont donnés pour 1h15 mais mettent en pratique entre 1h et 1h08, donc sont vraiment « express ».
Vive le train avec la Région et les écologistes ! »
Par ailleurs, nous vous invitons à signer le Comité de soutien sur le blog. C’est ici : http://pourdienaturellement.fr/
41 personnes ont déjà signé, dont 31 en ligne. Merci !
Nous vous invitons également à venir nous rencontrer lors des prochaines réunions que nous allons organiser.
Nous nous retrouverons tous les lundis des mois de janvier et février, en soirée, pour continuer à enrichir le programme.
Quelques RV sont d’ores et déjà fixés :
Le 13-01 : soirée autour des transports et de l’urbanisme
Le 18-01 : soirée autour de l’éducation, en présence de Philippe Meirieu
Le 24-02 : soirée autour de la santé, en présence de Michèle Rivasi.
Lieu et heures de RV seront publiés prochainement sur le blog.
En attendant d’avoir le plaisir de vous rencontrer, nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année !
Didier Jouve et l’équipe de Pour Die Naturellement
Pour Die Naturellement
Si vous ne souhaitez plus recevoir de nos nouvelles, merci de le signifier par retour de mail.
Si par contre vous voulez faire circuler l’information, vous pouvez le faire !

mercredi 18 décembre 2013

Réouverture de la ligne ferroviaire Valence -Grenoble...



DRÔME / ISÈRE TER : réouverture de la ligne Valence-Grenoble
Les travaux d’électrification auront duré 7 ans, la portion Valence-Grenoble un an.
Un an qu’ils étaient contraints de prendre le car. C’est la fin de la galère pour les quelque 7 500 usagers du TER Valence-Grenoble. Aujourd’hui, dimanche 15 décembre, la ligne “Sillon alpin sud” reliant Genève à Valence, via Annecy, Chambéry et Grenoble, reprend du service. Ainsi s’achève, quasiment un an jour pour jour, ce qui fut le plus grand chantier ferroviaire français de ces dernières années. Une ligne toute neuve, c’est-à-dire électrifiée. Enfin presque (voir ci-contre) les derniers réglages restant à faire, du fait d’un retard dû aux intempéries. Le matériel définitif tardera lui aussi à arriver, à cause du retard de fabrication du fournisseur (voir ci-contre). Dans un premier temps, on roulera donc encore avec du matériel “thermique” et non électrique.
Ce grand chantier avait pour vocation de faire face à l’accroissement constant de population sur l’arc du sillon alpin et de permettre son accès à des déplacements plus performants entre Genève et Valence. À terme aussi, il s’agit d’augmenter le nombre de trains de fret.
30 % d’usagers “évaporés”
Le service qui rouvre aujourd’hui sera le même que celui d’il y a un an. « Histoire de ne pas trop perturber les habitudes » explique Éliane Giraud, la vice-présidente du conseil régional en charge des transports. Il s’agit en effet de récupérer au maximum les 30 % d’usagers qui ne se sont pas reportés sur le car et se sont “évaporés”. Un service de cars (190 à 225 par jour) qui a d’ailleurs été plutôt bien jugé par les usagers qui ont attribué au dispositif la note de 15,5.
À ceux qui s’étonnent de ce service identique, la Région rappelle qu’en 2011 avaient été mises en place des dessertes cadencées et une offre de transport TER renforcée (plus 30 %) avec 63 trains par jour en semaine sur la ligne Grenoble/Valence. À deux reprises également, la Région avait financé l’achat de matériel roulant neuf en 2009 et 2011.
L’autre gain non négligeable du gigantesque chantier c’est le raccordement à la ligne TGV (voir ci-dessous) en gare de Valence. Mais des usagers s’étonnent que par exemple, le premier TER du matin entre Grenoble et Valence loupe les premières correspondances vers Paris et Marseille. « Patience » répond en substance Éliane Giraud. « Rouvrons, voyons comment ça se passe, combien de gens reviennent vers le train, et les améliorations se feront progressivement ». Promis.
Chantal SEIGNORET le 15/12/2013 à 06:02 Vu 4188 fois
Nota : Les travaux d' électrification du sillon Alpin Sud sont totalement terminés. Valence-Moirans, et Gières Montmélian sont totalement SOUS TENSION. Cependant, SEULE la section Gières-Montmélian a été VALIDEE par une branche technique de la SNCF, sur cette portion les trains roulent en traction électrique.Pour Valence-Moirans, le train de validation( véhicule de mesures spécial), n' a pas pu effectuer ce travail en MEME temps que pour( Grenoble) Gières Montmélian.Ce véhicule devrait faire cette opération( s' il est disponible), courant Janvier, sur Valence-Moirans. Dès lors les trains réguliers semi-directs rouleront en mode électrique jusqu' à Valence à la mi-Fevrier( le TGV Annecy-Marseille circulera les W. Ends dès le 21 Fevrier: Il est mentionné sur les nouveaux panneaux d' arrivées et départs blancs et jaunes en gare de Grenoble.Seuls les trains Chambéry-St Marcellin resteront en traction diesel( avec des risques, durant la période de grand froid, de ne pas circuler)

mardi 26 novembre 2013

Drôme : le cycliste une espèce protégée ?



DRÔME
Un cycliste de 81 ans meurt renversé par un camion à  Laveyron.
Pour s’entretenir, Henri Fourel avait pris l’habitude de parcourir, chaque jour, plusieurs kilomètres à vélo. Âgé de 81 ans, cet habitant d’Andancette
Un cycliste mortellement percuté par un camion à Laveyron
Aujourd’hui jeudi, vers 14h30, un cycliste a été mortellement percuté par un camion sur la commune de Laveyron. Le dramatique accident de la circulation s’est produit à proximité de la société Emin Leydier. Gendarmes et sapeurs-pompiers sont toujours sur place. D.L.
Ce sont depuis 30 ans plus de 300 Drômois tués sur nos routes locales, sans aménagements dignes de ce nom…L’équivalent de plusieurs villages drômois rasés.
LE BESOIN EN PISTES CYCLABLES SUR LE DIOIS ET LE VAL DE DROME…
Il est de bon ton de culpabiliser les citoyens sur un grand nombre de sujets. Vous vous soignez trop, vous creusez le trou de la sécurité sociale, vous ne consommez pas assez…  «  mais pensez donc à la croissance », et enfin vous polluez vraiment trop, le pétrole vous paraît trop cher, mais prenez donc votre vélo, que diable, nous acène  notre ministre de l’économie.  
Pratiquant moi-même le velo, je me suis dit : « bien sûr, sommes-nous idiots, prenons nos bicyclettes ». J’ai donc ce week-end entrepris de rallier Aix en Diois à Pont de Quart et bien croyez-moi, pour les amateurs de sensations fortes je vous conseille fortement cette expérience. Il m’est apparu, durant cette sortie, que pour pratiquer le vélo dans notre commune, il fallait avoir une bonne dose de motivation complétée par une autre bonne dose d’inconscience.
En effet, il est complètement impossible aujourd’hui, pour un cycliste de se déplacer dans le Diois en étant continuellement protégé par une piste. De plus, les pistes existantes, sont souvent dans un état pitoyable dû à un entretien, que s’il n’est pas inexistant est pour le moins défaillant. Le revêtement des pistes est rétrécit en de nombreux points ou défoncé par l’usure du temps. L’attaque et la sortie de ces pistes sont souvent trop hautes, ce qui pour tout cycliste est inconfortable voir accidentogène et je passe sur les véhicules stationnés sur ces pistes obligeant les pauvres cyclistes à  en sortir.  Je comprends qu’il est difficile de demander à nos concitoyens de respecter le réseau cycliste, si le Conseil Général de la Drôme n’est pas lui-même capable, de le respecter et de le faire respecter. 
Faisant régulièrement le tour de la ville durant mes escapades « bicyclopédiques », hebdomadaires, j’ai constaté que le réseau cyclable de notre ville, est particulièrement déficient. Faites, par exemple Cocause – école primaire de Chabestan. Ou CFPPA – Cinéma Le Pestel. Ou camping La Pinède – Théatre municipal Les Aires. Si vous arrivez vivant, félicitation.
Toutes les municipalités de France se font violence aujourd’hui, pour offrir à leurs administrés un réseau cyclable honorable. Les motivations peuvent être plurielles; désengorgement des centres villes, diminution des agressions sonores, améliorations de la qualité de l’air. Il faut croire qu’aujourd’hui, la municipalité de Die (même si la Zone 30 est un mieux, comme l’évacuation partielle des autos de la place de République), comme le Conseil Général de la Drôme  n’ont cure de ce genre de considération. 
Le développement des modes de déplacements doux n’est plus aujourd’hui, une douce utopie prônée par des illuminés chevelus éleveurs de chèvres dans le LARZAC, mais une réelle nécessité pour nos villes saturées en CO2. 
Pour l’avenir l’amélioration et surtout le développement de notre réseau cyclable est plus que nécessaire afin que tout Drômois désirant se déplacer à bicyclette puisse le faire confortablement en toute sécurité.     
Repenser sa ville c’est aussi repenser ses transports.
Albert Idelon

dimanche 24 novembre 2013

Projet ferroviaire entre Lyon et Turin : la FNAUT s' engage...



Communiqué
Liaison ferroviaire : Lyon-Turin ;  la FNAUT demande un engagement définitif du projet
La FNAUT demande aux chefs d’Etat François Hollande et Enrico Letta de confirmer définitivement, lors du sommet de Rome du 20 novembre 2013, le projet de tunnel de base transfrontalier, élément clé de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin.
- La FNAUT considère en effet que la réalisation du tunnel de base est indispensable à un report massif, bénéfique pour l’environnement, des trafics fret et voyageurs sur le rail.
- L’exemple du tunnel suisse du Lötschberg confirme l’intérêt d’un tunnel de base, d’exploitation bien moins coûteuse qu’une ligne culminant à 1300 m d’altitude : en 2011, 4 ans après sa mise en service, le trafic annuel est passé de 3,8 à 11,3 millions de tonnes.
- Le projet concerne aussi les voyageurs : l’Italie reste le seul pays voisin de la France à ne pas être relié efficacement à son réseau ferroviaire à grande vitesse, si bien que l’avion et la voiture assurent l’essentiel des déplacements franco-italiens.
- Les arguments des opposants sont fallacieux et contradictoires
La FNAUT a analysé attentivement tous les arguments des opposants au projet. Elle estime qu’ils sont fallacieux et présentent de nombreuses contradictions (voir document joint). En particulier :
- une utilisation intensive de la ligne historique Dijon-Modane pour le transport du fret accentuerait les risques de pollution du lac du Bourget en cas d’accident ; elle saturerait le noeud ferroviaire de Chambéry au détriment des trafics TER ;
- il est illusoire de croire que l’abandon du projet bénéficierait au réseau ferré classique : il entraînerait au contraire de nouveaux investissements routiers sur l’axe France-Italie, en Rhône- Alpes comme sur la Côte d’Azur.
La FNAUT rappelle que le lancement du projet Lyon-Turin doit s’accompagner d’une politique volontariste et cohérente des transports, en particulier d’une taxation spécifique du trafic routier franco-italien, suivant l’exemple de nos voisins suisses qui ont financé ainsi leurs tunnels.
- Liaison ferroviaire Lyon-Turin : les arguments des opposants sont fallacieux et remplis de contradictions
- Le Lyon-Turin est un projet « pharaonique »
Le projet Lyon-Turin est ambitieux mais le tunnel de 57 km prévu entre Saint-Jean-de Maurienne et Suse n’est pas plus gigantesque, monstrueux, démesuré, faramineux, pharaonique, babylonien, colossal, titanesque, cyclopéen ou pélasgique que celui du Gothard, de même longueur, dont les Suisses viennent de terminer le percement ou celui du Brenner, que lancent les Autrichiens.
Le tunnel sous la Manche a été lui aussi qualifié d’entreprise pharaonique, mais qui regrette aujourd’hui sa construction ?
- Le Lyon-Turin provoquera un « désastre environnemental »
Une vision globale est indispensable pour apprécier l’impact du Lyon-Turin. Bien qu’en tunnel sur 50 % de son tracé, l’ouvrage consommera de l’espace agricole ou naturel et entraînera une coupure du territoire. Mais le Lyon-Turin aura aussi, en captant des trafics routiers et aériens, un impact très positif sur l’environnement : réduction de la congestion et de l’insécurité routières, du bruit, de la pollution de l’air subis par les habitants des vallées alpines et de la Côte d’Azur, véritables couloirs à camions, et les riverains des itinéraires d’accès et des aéroports ; allègement de la dépendance pétrolière qui pèse sur notre balance commerciale et fragilise notre système de transport ; limitation des émissions de gaz à effet de serre.
Il est étonnant que les environnementalistes et écologistes qui condamnent le projet Lyon-Turin ne tiennent aucun compte de ces perspectives pourtant essentielles.
- Selon la Cour des Comptes, le bilan carbone du Lyon-Turin resterait négatif jusqu’en 2050.
Cette affirmation n’a pas été démontrée. Une étude récente réalisée pour RFF par des experts indépendants – Gérard Mathieu, Jacques Pavaux et Marc Gaudry – a montré au contraire que les émissions de gaz à effet de serre (GES) engendrées par la construction du Lyon-Turin seraient compensées par les effets des transferts de trafics 7 ans après sa mise en service, alors que sa durée de vie sera de plusieurs siècles. A terme, l’économie d’énergie permise par le Lyon-Turin sera égale à la consommation d’une agglomération de 300 000 habitants telle que Grenoble.
Les opposants au Lyon-Turin font souvent référence à la Cour des Comptes : peu compétente dans le domaine des transports et de l’environnement, la Cour a toujours eu une approche strictement financière. Elle a préconisé aussi de fermer 8 000 km de lignes TER… Mais les opposants reprennent ses analyses sans le moindre esprit critique.
 - Le percement du tunnel transfrontalier présente des risques hydrologiques et sanitaires.
Des difficultés géologiques ont été rencontrées lors du percement d’autres tunnels routiers et ferroviaires transalpins, par exemple le tunnel ferroviaire du Gothard, mais elles ont été maîtrisées : des masses de déblais radioactifs et amiantés n’ont pas envahi les vallées alpines.
Le catastrophisme dessert la cause des opposants. Déjà, vers 1980, les opposants à la LGV Paris-Lyon prédisaient que le vent du nord s’engouffrerait dans la tranchée du col du Bois-Clair et détruirait le vignoble mâconnais…
- La priorité doit être de transférer le trafic automobile régional sur le rail en doublant les lignes Saint- André-le-Gaz - Chambéry et Aix-les-Bains - Annecy.
Le doublement de ces lignes sinueuses et traversant des zones urbanisées serait très difficile techniquement (il faudrait les fermer pendant les travaux), pénalisant pour l’environnement et très coûteux : il n’est pas finançable car il n’apporterait que des gains de temps peu significatifs et les automobilistes continueraient à privilégier les autoroutes parallèles.
La ligne Lyon – Saint-André-le-Gaz étant déjà proche de la saturation, l’amélioration des relations ferroviaires Lyon-Chambéry-Annecy nécessite la construction d’une ligne nouvelle dans le nord-Isère, justifiée économiquement par le trafic international de fret.
- Dans les vallées alpines, le trafic routier local est la source principale des
nuisances.
Les nuisances dépendent du nombre des kilomètres parcourus, non du nombre des déplacements. Or, en région
Rhône-Alpes, 54 % des trajets des camions s’effectuent sur plus de 50 km et 38 % sur plus de 500 km : on ne peut affirmer que le trafic international a un impact secondaire.
- Le trafic routier de fret est bien plus important dans la vallée du Rhône et entre l’Espagne et la France qu’entre la France et l’Italie, on se trompe encore de priorité.
Reporter sur le rail les trafics routiers de la vallée du Rhône et entre l’Espagne et la France exige deux grands investissements : la ligne nouvelle Perpignan-Montpellier et le CFAL (contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise). La réalisation du Lyon-Turin permettrait d’absorber une partie des trafics qui transitent entre le nord de la France et l’Italie par la Côte d’Azur ou entre l’Espagne et l’Italie à travers le
Languedoc.
Les grands projets d’investissements ferroviaires forment un ensemble cohérent : on ne peut pas souhaiter les uns et refuser les autres.
- Pour capter du trafic routier, il faut moderniser la ligne historique, et attendre qu’elle soit saturée pour construire une ligne nouvelle Lyon-Turin.
La ligne historique Dijon-Modane a déjà été modernisée et portée au gabarit B1 qui a permis le développement du trafic de l’autoroute ferroviaire. Mais elle culmine toujours à 1 300 m d’altitude et reste pénalisée par ses fortes rampes qui rendent son exploitation très coûteuse.
Elle est loin d’être utilisée à sa capacité maximale, pourtant limitée par la congestion de la gare de Chambéry et le fait que le tunnel du Mont-Cenis est un monotube. Mais elle ne sera jamais saturée car elle est hors marché par rapport à l’A43 et au tunnel routier du Fréjus. Un tunnel de base n'est pas justifié par son manque de capacité mais par son profil.
De même que la construction de cet axe autoroutier, bien plus performant que la RN 6 qui passe par le col du Mont Cenis, a provoqué la croissance du trafic routier, la réalisation d’un tunnel de base permettra de développer le fret ferroviaire en abaissant son coût d’environ 40 % : elle est indispensable si on recherche un basculement massif du trafic routier de fret sur le rail. L’exemple du tunnel suisse du Lötschberg le confirme :
en 2011, 4 ans après sa mise en service, le trafic annuel de fret y est passé de 3,8 à 11,3 millions de tonnes.
Reporter du trafic routier sur le rail est très difficile car le transport routier bénéficie d’infrastructures très performantes et d’une fiscalité très avantageuse. Si les Suisses construisent un tunnel de base au Gothard, de même que les Autrichiens et les Italiens au Brenner, plus à l’Est, c’est pour faciliter un tel report.
On ne peut pas à la fois souhaiter le développement du fret ferroviaire et lui refuser les moyens techniques de se développer : les écologistes refusent-ils les projets « pharaoniques » de tramway qui, dans les grandes villes, permettent seuls d’attirer les automobilistes ?
- Il faut saturer immédiatement la ligne historique.

Cette exigence des opposants n’a pas de sens : la répartition modale des trafics de fret ne se décrète pas, elle relève des décisions commerciales des chargeurs.
Les opposants se contredisent : certains estiment que la ligne historique a été sécurisée ; d’autres réclament une meilleure protection du lac du Bourget contre les risques d’accident ferroviaire, ce qui suppose des travaux longs et difficiles de carénage de la voie ferrée ; tous réclament un développement des services TER, que la saturation de la ligne historique le rendrait impossible.
- L’autoroute ferroviaire n’assure qu’un trafic marginal.
La technique Modalohr a été validée, mais l’autoroute ferroviaire Aiton-Orbassano ne transporte que 3 000 camions par mois car le nombre des wagons disponible et faible et elle n’opère que sur une distance courte, mais elle a démontré sa pertinence technique et son taux d’occupation moyen est d’environ 85 %. Son extension prévue jusqu’à Lyon relancera son activité.
Une autoroute ferroviaire fonctionne sur le même modèle entre Luxembourg et Perpignan, et de nouvelles autoroutes ferroviaires vont être mises en place entre le nord et le sud de la France.
- On doit utiliser de nouvelles techniques de transport de fret.
Les techniques nouvelles (r-shift-r, autoroute électrique) sont séduisantes sur le papier, mais ce sont des concepts aventureux qui détournent l’attention des solutions fiables : si elles étaient si prometteuses, des industriels s’en seraient déjà emparés.
Pour le trafic passant par la Côte d’Azur, le merroutage (à ne pas confondre avec le cabotage maritime) est préconisé par les opposants au Lyon-Turin, mais il n’est rentable que sur de très longues distances. Le chargement/déchargement des navires rouliers est plus compliqué que celui des wagons Modalohr. Les expériences déjà tentées n’ont pas eu le succès escompté : mieux vaut développer une solution ferroviaire globale, respectueuse de l’environnement.
On ne peut vouloir protéger l’environnement et oublier que la concentration des camions engendre des nuisances dans les villes portuaires, et que l’impact écologique du transport maritime sur le milieu marin est loin d’être négligeable.
- Le trafic routier de fret à travers les Alpes ne cesse de baisser.
La baisse du trafic à travers les Alpes du Nord est réelle mais peu significative : la forte hausse des péages aux tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus a incité les transporteurs routiers à se reporter sur la Côte d’Azur ; le tunnel ferroviaire du Mont Cenis a été en travaux pendant près de dix ans et mis alors à voie unique, le trafic y a été quasiment interrompu. Quant au trafic est-ouest entre l’Espagne et l’Europe centrale, il a continué à croître comme le reconnaît la Cour des Comptes.
Contrairement aux affirmations des opposants, rien ne prouve que la baisse des trafics observée dans les Alpes du nord ait un caractère durable : l’Italie reste le deuxième partenaire commercial de la France (deuxième client et deuxième fournisseur).
- Le Lyon-Turin est inutile.
Le trafic routier de fret transitant à travers les Alpes Françaises reste considérable : 2 700 000 camions par an, la moitié par les Alpes du nord, la moitié par la Côte d’Azur. Soucieux de protéger leur environnement, les
Suisses ont investi massivement sur le rail pour absorber un trafic de
1 200 000 camions par an seulement, l’objectif étant de le réduire de moitié !
La part du rail dans le marché français du transport de fret est de 9%, dont un quart de combiné rail-route. Elle n’est que de 11% à travers les Alpes françaises alors qu’elle s’élève à 63% en Suisse, et 31% en Autriche sur l’axe nord-sud.
- Le transfert modal du fret est une vue de l’esprit.
Beaucoup d’opposants au Lyon-Turin ne croient pas à la possibilité de transférer du trafic routier de fret sur le rail. Selon eux, le déclin du trafic de fret ferroviaire en France est inexorable. Ils oublient que ce déclin est largement dû au désintérêt de la SNCF pour le fret (en particulier le wagon isolé), et que le fret ferroviaire se développe en Allemagne et dans le reste de l’Europe.
Ces opposants reprennent sans prudence les arguments des économistes hostiles au rail, selon lesquels les différents modes de transports occupent des créneaux immuables.
D’autres opposants affirment au contraire que la hausse « prochaine » du prix du pétrole provoquera le transfert modal, ce qui n’est pas évident car le coût du transport dans le prix des biens de consommation est en général inférieur à 10 %.
- Le TGV ne sera jamais compétitif par rapport à la route et à l’avion.

L’Italie reste le seul pays voisin de la France à ne pas être relié efficacement à son réseau ferroviaire à grande vitesse, si bien que l’avion et la voiture assurent l’essentiel des déplacements franco-italiens. Bien que la ligne nouvelle Lyon-Turin ne soit pas une LGV, le TGV pourra capter du trafic aérien Paris-Italie du nord (qui atteint plusieurs millions de passagers par an) et du trafic automobile Lyon-Italie du nord.
Le TGV concurrence l’avion dès que la durée du trajet est ramenée à 4-5 heures (le seuil des 3 heures est un mythe), et qu’il concurrence la voiture sur les distances moyennes telles que Paris-Lyon (l’A6 est restée à deux
fois deux voies entre Auxerre et Beaune) ou Lyon-Marseille.
- Le Lyon-Turin est ruineux.
Le coût d’un projet, même qualifié de pharaonique, ne veut rien dire en lui-même : il doit être rapporté aux avantages attendus. Son coût de 26,1 milliards d’euros, annoncé avec légèreté par la Cour des Comptes et brandi comme un épouvantail par les opposants au projet, est exagéré car il ne repose pas sur une analyse globale des projets ferroviaires du sud-est de la France et ne tient pas compte des possibilités de phasage. A moyen terme, il ne dépasse pas 10 milliards.
De ce coût il faut déduire celui de la section nord du CFAL, nécessaire au bon fonctionnement du Lyon-Turin mais qui devra être réalisée quoi qu’il arrive pour soulager la gare de Lyon Part-Dieu du trafic de fret nord-sud et permettre la montée en puissance de l’autoroute ferroviaire Luxembourg-Perpignan ; celui des travaux réclamés par les opposants sur la ligne historique le long du lac du Bourget, sur la ligne classique Lyon-
Chambéry-Annecy et dans l’agglomération d’Aix-Chambéry ; enfin celui des nombreuses et coûteuses augmentations de capacités routières qui deviendront vite indispensables si une alternative ferroviaire crédible n’est pas offerte aux chargeurs : rocade de Chambéry, élargissement de l’A43 et de l’A8,...
- Le Lyon-Turin ne pourra jamais être financé.
Le tunnel interfrontalier est d’un coût acceptable puisqu’il sera partagé entre l’Union Européenne, l’Italie et la
France. Si un « petit » pays, la Suisse, a réussi à financer seul deux tunnels de base (Lötschberg et Gothard) en taxant fortement le trafic routier de transit, deux grands pays, la France et l’Italie, aidés par l’Union Européenne, peuvent en financer un seul.
- Le Lyon-Turin ne pourra être réalisé qu’au détriment du réseau ferré classique.
L’expérience montre que les grands projets suscitent des financements spécifiques qui ne se reportent pas sur des projets plus modestes en cas d’abandon. Il est illusoire de croire que l’abandon du Lyon-Turin bénéficierait au réseau classique : les crédits dégagés se reporteraient sur de nouveaux investissements autoroutiers sur l’axe France-Italie.
Si une fiscalité écologique était introduite, on pourrait financer à la fois la modernisation du réseau classique et quelques grands projets ferroviaires bien sélectionnés tels que les LGV Bordeaux-Toulouse et Perpignan-
Montpellier, et le tunnel transfrontalier du Lyon-Turin.
Les opposants au Lyon-Turin ont tort d’opposer les grands projets et les investissements classiques, qui ne sont pas concurrents mais complémentaires.
Ils ont tort de faire porter au TGV la responsabilité de la dégradation du réseau classique. Ils ont ainsi « exploité » l’accident de Brétigny de manière inconvenante, s’empressant d’affirmer que le réseau classique était devenu dangereux et que l’accident « confirmait » leur point de vue alors que les causes de cet accident ne sont toujours pas déterminées.
- Le Lyon-Turin ne sera jamais rentable.
La zone d’influence du Lyon-Turin dépasse largement les Alpes du Nord et s’étend du Léman à la Méditerranée. Il faut donc tenir compte du fret qui transite aujourd’hui par la Côte d’Azur : celui qui est détourné de l’axe direct Ile-de-France - Italie, mais aussi et surtout celui qui continue à se développer sur l’axe Espagne-Italie-Europe centrale et qui peut lui aussi être capté par le Lyon-Turin grâce à des autoroutes ferroviaires opérant sur de longues distances (la distance Barcelone-Milan est plus courte via Lyon et Modane que via Vintimille).
La ligne nouvelle étant mixte, elle pourra capter aussi d’importants trafics de voyageurs à moyenne et longue distance (le trafic voyageurs France-Italie est aujourd’hui négligeable). Les poids de population concernés sont importants : Milan a 4,2 millions d’habitants, c’est la première agglomération de l’Italie et sa capitale économique, et Turin a 1,3 million d’habitants. L’extension récente du réseau des LGV en Italie et en Espagne est un facteur favorable supplémentaire car un effet de réseau pourra apparaître.
Autre facteur favorable : la population française va augmenter en moyenne de 15 % d’ici 2040, de plus de
20 % en Rhône-Alpes et de 25 % sur le littoral méditerranéen, selon l’INSEE.
Après avoir été sans doute surestimés par les promoteurs du Lyon-Turin, les trafics potentiels voyageurs et fret sont aujourd’hui sous-estimés par les opposants, qui oublient que le succès du TGV est toujours supérieur aux prévisions.
- Présenter le Lyon-Turin comme un projet favorable à l’environnement est une tromperie, il faut réduire la mobilité : « ni camions, ni wagons ».
La croissance de la mobilité de personnes et des marchandises est une tendance lourde de la société et de l’économie modernes. Il est légitime, et sans doute souhaitable, de chercher à en maîtriser les excès mais la mobilité présente aussi des aspects positifs, économiques ou culturels, qu’on ne peut ignorer.
En pratique, on ne sait pas, par des moyens démocratiques, réduire la mobilité. On peut par contre influencer la répartition modale des trafics en jouant sur l’offre d’infrastructure et la tarification : c’est tout l’intérêt d’un projet comme le Lyon-Turin, accompagné d’une taxation spécifique du transit routier analogue à la RPLP suisse.
- Le Lyon-Turin fait partie des « grands projets inutiles imposés ».
La notion de « grand projet inutile imposé » est trompeuse car elle amalgame des projets très différents et laisse croire que tout grand projet est ruineux, dangereux et inutile.

S’il existe de grands projets inutiles tels que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les huit autoroutes nouvelles retenues par le gouvernement, certaines LGV (Poitiers-Limoges) ou encore le canal à grand gabarit
Seine-Nord, le Lyon-Turin s’en distingue nettement par son utilité forte.
En effet, il peut à la fois faciliter les déplacements et les relations économiques entre la France et l’Italie du Nord, renforcer la cohésion européenne, libérer les lignes classiques pour le trafic TER, provoquer de fortes économies d’énergie, absorber des trafics nocifs pour l’environnement et éviter de coûteux investissements routiers.
Le projet Lyon-Turin doit être examiné dans toutes ses composantes économiques et environnementales, et à toutes les échelles géographiques : locale, régionale et européenne.
En diabolisant un projet bénéfique à l’économie et à l’environnement, en refusant d’en reconnaître les aspects positifs et en soulignant les difficultés financières au lieu de réclamer la mise en place d’une fiscalité écologique spécifique qui en faciliterait la réalisation selon l’exemple de nos voisins suisses, les opposants au Lyon-Turin se trompent d’adversaires, ils font le jeu de la route et de l’avion, et desservent la cause européenne.
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