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dimanche 6 avril 2014

Robespierre, l' incorruptible, oui, mais....



L’EPOQUE SENT LE SANG
La France est un drôle de pays qui porte toujours en son sein une catégorie de gens, qui, sous prétexte de faire le bien de leur prochain, les envoient quand ils le peuvent à la guillotine, au goulag ou dans un camp de concentration. Les robespierristes français font partie de cette engeance qui parle amour du peuple, mais lui raccourcit la tête ; qui célèbre la laïcité, mais se prosterne devant l’Etre Suprême et jouit du rituel de leur religion déiste ; qui en appelle au bonheur de l’humanité, mais recouvre la terre de sang et de ruines, de guerre et d’expéditions punitives en faisant des milliers de cadavres avec le corps des petits et des sans-grades…
Certes, Robespierre écrit contre la peine de mort ; mais, outre la décapitation de Louis XVI qu’il vote avec enthousiasme,  il envoie une quantité de gens sous le rasoir national, y compris ses amis, du moins ceux qui croyaient qu’on pouvait être ami avec lui. Certes, Robespierre écrit en faveur de la Vertu ; mais il couvrait le Vice des autres, pourvu qu’ils agissent au nom de sa prétendue Vertu – il soutient par exemple Carrier le massacreur de Nantes qui tue femmes enceintes et enfants, qui noie les curés et le quidam quand il a décidé qu’ils n’étaient pas « patriotes ». Certes Robespierre écrit contre la guerre ; mais il la mène contre la Vendée et se propose d’en exterminer la population.
Robespierre écrit, parle, gesticule et les robespierristes se pâment devant les mots de leur héros, même s’il fait le contraire de ce qu’il professe – peu importe : « il ne fait pas le mal, puisqu’il a dit qu’il faisait le bien ». Etrange inversion des valeurs, on regarde même le mal qu’il fait en disant qu’il s’agit du bien.
Cette étrange fascination pour le pouvoir de la parole sans le souci de l’action de celui qui parle est l’une des causes majeures de l’aliénation, de la sujétion, de la soumission. Elle préside à l’esprit de secte : le gourou a toujours raison pour ce qu’il dit, peu importe ce qu’il fait. Si un tiers montre sa duplicité, sa schizophrénie, son double langage, il est un conspirateur, un salaud, un ennemi. Croire ce qui est dit sans souci pour de qui est fait, voilà le ciment de toutes les entreprises totalitaires, religions comprises.
La récente reconstitution en 3D du visage de Robespierre a permis de voir monter au créneau les sectaires du prétendu Incorruptible. Sous une perruque poudrée, on découvre, ô sacrilège, un visage gras, massif, aux traits épais, vérolé, à la peau verdâtre, affligé de sarcoïdose (sic !).
Le net porte trace des cris d’orfraie de tous ceux qui s’insurgent d’un pareil crime de lèse majesté révolutionnaire : prétendus historiens vraiment appointés par la Sorbonne, tribuns du Front de Gauche, fonctionnaires de l’université transformés en révolutionnaires en peau de lapin, éditeur de bluettes révolutionnaires radicales, sans parler des héros sans visage du net nostalgiques de la Veuve  – tous vantent les mérites de Robespierre et de la Terreur.
Certains parmi ceux-là souhaitent la décapitation de tel ou tel nommément cité ; ils frétillent en imaginant celui-ci ou celle là le foin dans la bouche, la tête au bout d’une pique ; ils déplorent que pas assez de têtes n’aient été coupées. Dans «L’Humanité», un certain Guillaume Mazeau parle même de « la politique sociale de la Terreur » ! L’époque sent le sang…
Michel Onfray
N° 104 – Janvier 2014
La chronique mensuelle de Michel Onfray

vendredi 4 avril 2014

Vercors : valoriser Ambel...



L’embellissement du site d’Ambel pour 2014
Le Vercors reste un des hauts lieux de mémoire. C’est à Vassieux, symbole de la Résistance, que s’est déroulé le congrès départemental du Souvenir français, ces jours derniers. Au cours de la réunion, il était évoqué l’un des projets phares du Vercors : l’embellissement du site d’Ambel qui doit être rénové en 2014 à l’initiative du Souvenir Français Vercors soutenu par le onzième cuirassier et les Pionniers du Vercors.
Tous les comités Souvenir français de la Drôme avaient répondu présents à l’invitation de Christian Valesa, délégué général départemental de ce mouvement, chargé d’entretenir la mémoire et les tombes en hommage aux combattants. Il était assisté de son adjoint Claude Berger et Jean Guillemot, président du Comité Vercors, rejoints par une forte délégation de « Union et Fraternité » qui assure la solidarité entre anciens combattants. Michel Hadj, directeur général national, est intervenu lors de ce congrès en soulignant les actions vers l’Éducation nationale pour montrer aux jeunes que d’autres Français de leur âge par le passé, ont fait de la France ce qu’elle est aujourd’hui.
Les témoignages vivants de Jean Brunet, président du onzième cuirassier et des Pionniers du Vercors et de Jean Monin, authentiques acteurs et victimes de l’histoire, lors de la Seconde guerre mondiale ont étayé la discussion. Tous deux étaient survivants des tragiques évènements du plateau du Vercors et ont unanimement retenu l’attention des participants.
Les allocutions de Guillaume Thirard, sous-préfet de Die, de Michel Repellin, maire de Vassieux, ainsi que de Claude Vignon conseiller général du canton se rejoignaient pour reconnaître l’action du Souvenir sur le plateau et son implication croissante pour la Mémoire du Vercors. À l’issue de cette assemblée, les participants ont rendu hommage aux morts pour la liberté par un dépôt de gerbes à la Nécropole. Un geste qui sera à nouveau accompli dans les prochains jours par des associations d’anciens combattants, à l’occasion des 1er et 11 novembre.
LEHEMBRE Cyril

mercredi 19 mars 2014

Les chemins de la liberté de de la tolérance passent par le Diois...

Sur les pas des Huguenots

NEWSLETTER du chemin « Sur les pas des Huguenots »  N° 39 - MARS 2014



Vers la liberté…  Traverser l’Europe à pied…
 Le chemin en Rhône-Alpes, en France et en Europe.

Salon du randonneur - Lyon 2014 

Pour sa huitième édition, le salon du randonneur se tiendra les 21, 22 et 23 mars 2014 à la Cité Internationale / Centre des Congrès de Lyon. La thématique de l'année 2014 sera la randonnée culturelle.
Dans le cadre d'un partenariat avec l'ADT de la Drôme et l'Office du tourisme du Pays de Dieulefit, l'Association nationale "Sur les pas des Huguenots" sera présente sur le stand : LA DRÔME numéro B6 – C7 et présentera le chemin de randonnée à la salle de conférence lors du  rando-festival, le samedi 22 mars à 17h.
Au plaisir de vous y rencontrer !

La cuisine Huguenote en exil

L’Association nationale « Sur les pas des Huguenots » en partenariat avec Madame Christa Gombel de la Maison Rambaud, centre de formation spécialisé dans l’art culinaire, de Greifenthal (All.) organise une demi-journée d’initiation sur le thème des transferts de savoir-faire, intitulée :
« LA CUISINE HUGUENOTE EN EXIL»
L’exposé sera tenu en allemand et traduit en français
Les partenaires hébergeurs et les membres particuliers bénéficient de la gratuité de cet exposé.
Une participation de 10 € est requise par participant non membre de l’Association. Le nombre de places étant limité, les inscriptions des hébergeurs seront privilégiées.
La rencontre aura lieu le : MARDI 22 AVRIL 2014 de 14h à 17h
À L’Arche des 3 becs à LA CHAUDIÈRE
Le fichier PDF de cette demi-journée ainsi que le bulletin d'inscription sont TÉLÉCHARGEABLES ICI.

Adhésions 2014

Pour la réalisation de ses objectifs, l’Association « Sur les pas des Huguenots » s’appuie aussi sur le soutien de ses adhérents. Pour une première adhésion ou pour renouveler votre cotisation pour 2014, merci de nous faire parvenir la cotisation, accompagnée du bulletin TÉLÉCHARGEABLE ICI. Nous vous remercions d'avance pour votre engagement à nos cotés.

Littérature 

A signaler l'édition  d'un topo-guide, en italien, du cheminement de l'exil des Vaudois entre Saluzzo dans le Piémont et Genève. « Les Chemins des Vaudois » de Albert de Lange et Samuel Tourn Boncoeur. Édition : Edizioni del Capricorno . Pour le lien vers le descriptif du livre, cliquez sur le titre.

Assemblée Générale "Retour en Queyras" à Arvieux

Prés de la moitié des 50 adhérents de l’Association se sont retrouvés le 6 mars, dans la maison du parc régional du Queyras, à Arvieux pour débattre de ce qui fait l’objet de leur engagement.
L’Association est née en 1985 avec la grande opération de « Retour » de descendants d’émigrés qui avaient dû quitter leur pays, après 1685, suite aux persécutions religieuses de Louis XIV et accueillis principalement en Allemagne.
Dans leurs différents rapports, le président : Pierre Blanc, la secrétaire : Geneviève Coquillat et la trésorière : Marie Debrune, ont pu souligner la nouvelle vitalité retrouvée de l’Association qui, depuis 2008 (après la deuxième opération « Retour » de 2007) devient, peu à peu, l’instance de relations extérieures du Queyras.
21 au 23 mars 2014 :
Présence sur le Salon du randonneur à Lyon, en partenariat avec l’ADT de la Drôme et l’Office du tourisme du Pays de Dieulefit.
7 avril 2014 :
Assemblée générale de la Société de Sauvegarde des monuments anciens de la Drôme. Au monastère de Ste Croix à partir de 9 h 30. AG + Visite du monastère et de l'église /temple puis d'un cimetière familial et l'abbaye de Valcroissant.
Association Nationale « Sur les pas des Huguenots »
C/o Communauté de Communes du Pays de Dieulefit
8 Rue garde de Dieu - 26220 Dieulefit
Tel : 04 75 53 37 59


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samedi 8 mars 2014

Vercors : restauration d' un des planeurs allemands de 1944...



HISTOIRE du Vercors : un planeur allemand restauré pour "que nul n’oublie" : Le 21 et le 23 juillet 1944, 22 planeurs DFS 230 chargés de soldats allemands et tractés par des bombardiers Dornier 17 depuis l’aéroport de Lyon-Bron, ont fondu sur le Vercors. Ils ont ensuite été abandonnés sur place. Évacués pour la plupart après la guerre, il n’est resté que quelques carcasses, dont celles visibles à Vassieux.
(Photo : Vercors : un planeur allemand restauré pour "que nul n’oublie" :Le 21 et le 23 juillet 1944, 22 planeurs DFS 230 chargés de soldats allemands et tractés par des bombardiers Dornier 17 depuis l’aéroport de Lyon-Bron, ont fondu sur le Vercors. Ils ont ensuite été abandonnés sur place. Évacués pour la plupart après la guerre, il n’est resté que quelques carcasses, dont celles visibles à Vassieux.)
Sur le plateau du Vercors, la silhouette des carcasses de planeurs allemands de la Seconde guerre mondiale hante le paysage depuis 70 ans. L’une de ces machines de mort est en cours de restauration.
De Saint-Nizier à Vassieux ou La Chapelle, l’histoire de la Résistance et des sacrifices de la population court le plateau du Vercors. S’il est un des témoins de cette époque devant lequel le visiteur se fige toujours aujourd’hui, c’est devant les carcasses de planeurs abandonnés par les troupes allemandes en juillet 1944.
Cet été-là, la mort a fondu du ciel. A Vassieux, la Résistance se mobilise, portée par l’espoir que le débarquement en Normandie a redonné au pays. Elle attend du matériel et des renforts des Alliés qui ne peuvent venir que des airs. Alors elle balise un terrain d’atterrissage de fortune. Le 21 juillet puis le 23, ce ne sont pas les troupes amies qui posent le pied sur le plateau. Mais 200 soldats ennemis à bord d’une quarantaine de planeurs d’assaut. L’opération « nettoyage » lancée par l’occupant et les représailles contre les civils de tous âges mettent les villages à feu et à sang.

Après le conflit, les squelettes des aéronefs seront évacués, il faut bien que la vie aux champs reprenne ses droits. Aujourd’hui, il ne reste que quelques exemplaires de ces planeurs DFS 230, devant la Nécropole et près de l’église du village.
A l’initiative du département de la Drôme, l’un d’entre eux est en cours de restauration à Montélimar. Dans un hangar de l’aérodrome montilien, Pascal Conchon de l’Association « La Belle Aviation Française » comprend que ce travail de reconstitution puisse surprendre, peut-être choquer : « j’ai hésité avant d’accepter cette rénovation, j’étais tourmenté. A Vassieux, j’ai tourné une journée autour de cette carcasse, une partie de ma famille a été décimée pendant la guerre. Et puis j’ai fait abstraction de mes sentiments. Je me dis que je fais un travail d’archéologue ».
« Ne pas heurter les sensibilités »
Carine Marande, attachée de conservatoire des patrimoines de la Drôme, ne dit pas autre chose : « Notre volonté est de conserver une silhouette, un vestige. C’est une manière de continuer à en parler. Il ne s’agit surtout pas de heurter des sensibilités encore vivaces ». Le souci du département de la Drôme est d’abord de mener « une restauration préventive pour arrêter la dégradation du planeur » soumis aux intempéries depuis plus d’un demi-siècle.
C’est aussi la préoccupation du maire de Vassieux, Michel Répellin : « Ce planeur est un patrimoine qui retrace les événements passés, c’est un moyen de les faire entrer dans la mémoire ». A Grenoble, le secrétaire général des Pionniers du Vercors, Alain Carminati, ne « trouve rien à redire à cette initiative ».
A Montélimar, Pascal Conchon secondé par l’ACAM (Association des Constructeurs Amateurs Montiliens) s’est lancé dans un puzzle géant : « Il faut trouver des pièces et ce n’est pas facile ». Même si parfois le hasard lui donne un coup de pouce : « Il se trouve que deux planeurs n’étaient jamais arrivés à destination en juillet 44, explique Pascal Conchon, l’un s’était posé tant bien que mal et l’autre s’était écrasé près de Montjoux non loin de Dieulefit. Les habitants du coin avaient récupéré ce qui pouvait l’être. Aujourd’hui ils nous font signe et nous donnent des pièces ».
Un morceau de tissu de lin qui recouvrait la carlingue était précieusement conservé au musée de Serres dans les Hautes-Alpes : il servira de modèle pour reconstituer le camouflage kaki et bleu ciel qui permettait au planeur de passer inaperçu.

« Une valeur symbolique »
Mais c’est dans la région parisienne que les restaurateurs ont fait bonne pioche. Un collectionneur a rassemblé et remis en état six planeurs du Vercors. Grâce à cette documentation grandeur nature, des copies des éléments manquants seront fabriquées de toutes pièces.
Pascal Conchon est au début de sa quête mais l’inventaire est encourageant : la verrière au-dessus du pilote, le tableau de bord du cockpit, les portes de la carlingue. A l’intérieur, les neuf sièges des soldats plus celui du pilote sont réutilisables après nettoyage. En revanche il ne reste rien de l’armement du planeur souvent équipé de deux mitrailleuses, une sur le flanc et une autre sur le toit « pour dégager le terrain au moment de l’atterrissage ».
Sur les 2200 planeurs de ce type fabriqués avant et pendant le conflit, seulement quelques spécimens ont traversé le temps. Un se trouve dans un musée de Berlin.
Pascal Conchon ambitionne de reconstituer l’appareil entièrement sur un côté et d’aménager un « écorché » sur l’autre. Mais le planeur ne retrouvera ni ses ailes ni son empennage. Il regagnera ensuite Vassieux sans que son lieu d’exposition ne soit encore tranché. Le hall du musée départemental de la Résistance a été pressenti mais son directeur Pierre-Louis Fillet reconnaît « que la place des objets n’est pas anodine, elle a une valeur symbolique ».
A Montélimar, Pascal Conchon admet s’être lancé dans un travail de longue haleine pour lequel le département de la Drôme a investi 24 000 euros. Le prix de la mémoire alors que le plateau du Vercors se prépare à commémorer fin juillet le 70e anniversaire des combats. Pour que « nul n’oublie ».
Georges BOURQUARD
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lundi 3 mars 2014

Décès de l'Auteur de "Nuit et Brouillard": Alain Resnais...



Né à Vannes, dans le Morbihan, le 3 juin 1922, le cinéaste Alain Resnais est mort samedi 1er mars à Paris « entouré de sa famille ». Il avait 91 ans.
Alain Resnais a réalisé en 1955 Nuit et Brouillard, premier documentaire de ce type réalisé sur les camps nazis, dont le ton met en lumière l'effrayante banalité de ces lieux de mort. Issu d'une commande à l'occasion du 10e anniversaire de la libération des camps de concentration, ce film de 32 minutes, mêlant images d'archives en noir et blanc et séquences en couleurs tournées sur place, reste une référence.
« Nuit et Brouillard », film de toutes les polémiques…
On l'oublie parfois : d'une durée de trente-deux minutes, Nuit et Brouillard, l'un des films les plus importants d'Alain Resnais, était une commande du Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale, un organisme gouvernemental chargé de rassembler de la documentation sur la période de l'Occupation.
Sorti en 1956, dix ans après la libération des camps, produit par Anatole Dauman, Samy Halfon et Philippe Lifchitz, il débute par l'impératif biblique « souviens-toi ». Mêlant archives en noir et blanc et images en couleur, le film fut supervisé par deux historiens de la déportation : Olga Wormser-Migot et Henri Michel. Ecrit par l'écrivain Jean Cayrol, lui-même ancien déporté, le texte est dit par Michel Bouquet – ce dernier, en hommage aux victimes, refusa que son nom figure au générique.
LES NN, NACHT UND NEBEL
Quant à la musique, composée par Hanns Eisler, elle amplifie l'émotion que l'on ressent en voyant ce film dont le titre évoque le nom donné aux déportés par les nazis : les NN (Nacht und Nebel).
Nuit et Brouillard est un film sur l'univers concentrationnaire, en ce sens qu'il ne différencie pas explicitement les camps de concentration des camps d'extermination. Et si l'on y voit les chambres à gaz d'Auschwitz, la spécificité du génocide juif n'apparaît pas (le mot juif n'est cité qu'une seule fois) : il faudra pour cela attendre le film de Claude Lanzmann, Shoah, en 1985.
Le film s'achève sur un travelling arrière des chambres à gaz, citant les 9 millions de morts qui hantent le paysage : « Il y a nous, qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d'un seul temps et d'un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n'entendons pas qu'on crie sans fin. »
ALLUSION À LA COLLABORATION

vendredi 7 février 2014

Diois : Inventaire des Cimetères Familiaux...



Cimetières familiaux
L'association A.S.C.F.D Association de sauvegarde des cimetières familiaux de la Drôme poursuit l'inventaire des cimetières familiaux à partir d'une fiche descriptive.
Actuellement nous avons répertorié 200 cimetières familiaux dans 29 communes du département.
Nous recherchons toute information sur les cimetières familiaux de la Drôme et pouvons aussi en fournir.
Pour toute information complémentaire écrire au président : 
Jean-Claude ROUCHOUSE
39 rue de L'armellerie
26150 DIE

jeudi 26 décembre 2013

Cesser le commerce avec un régime théologique raciste...

Du boycott des produits israéliens au boycott des entreprises agroalimentaires israéliennes.

Cesser le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes

La force de la Coalition contre Agrexco a été d’avoir dès le début à la fois désigné une cible unique : « l’entreprise Agrexco » et un seul objectif : « Agrexco ni à Sète ni ailleurs ».
Cibler l’entreprise (au lieu des produits) avait une dimension stratégique qui a joué un rôle important dans la compréhension de la situation et dans la mobilisation contre Agrexco et a mis en évidence le rôle fondamental des entreprises agroalimentaires israéliennes dans le processus de colonisation et la destruction des ressources vitales palestiniennes.

2005-2009 - Le boycott : d’un slogan à une campagne

L’appel BDS des 170 organisations de la société civile palestinienne de juillet 2005 adressé aux sociétés civiles du monde et donc à nous tous-tes, vise l’autodétermination des Palestiniens. En raison du poids d’Oslo et malgré son évidence, cet appel n’a pas été entendu dans la plupart des pays européens jusqu’aux massacres à Gaza en 2008-2009. Par ailleurs ceux qui ont eu le mérite de lancer les premières actions l’ont fait de façon empirique sans réflexion sur les cibles. On parlait de Carmel comme de Coca-Cola, Danone ou Starbuck café. Les entreprises israéliennes ou non étaient mélangées aux produits et labels. Il n’y avait pas non plus de réflexion stratégique. Produits et entreprises étaient listés, catalogués réduisant le mot d’ordre de boycott un simple slogan.
L’intervention du BNC dans la bataille contre Agrexco et la mise en place de la campagne BDS à direction palestinienne dès juin 2009 a clarifié les choses. Pour autant la question de l’adéquation entre ceux qui se réclament aujourd’hui du « BDS » et les attentes palestiniennes n’est pas complètement réglée en France et dans les autres pays du continent. Le présent article vise à préciser, en matière de boycott dans le champ de l’agroalimentaire, les pistes, fondées sur le droit international et les droits Humains, préconisées par les organisations palestiniennes.

Mai 2009 : La Coalition contre Agrexco cible l’entreprise Agrexco

La force de la Coalition contre Agrexco a été d’avoir dès le début à la fois désigné une cible unique : « l’entreprise Agrexco » et un seul objectif : « Agrexco ni à Sète ni ailleurs ». Dans le bilan de cette bataille victorieuse nous avons surtout mis en évidence l’efficacité tactique du choix de cibler une entreprise. Mais nous n’avons pas assez souligné, comme facteur de succès, que le fait de cibler l’entreprise (au lieu des produits) avait une dimension stratégique qui a joué un rôle important dans la compréhension de la situation et dans la mobilisation contre Agrexco.
Cibler l’entreprise a mis en évidence le rôle fondamental des entreprises agroalimentaires israéliennes dans le processus de colonisation et la destruction des ressources vitales palestiniennes.
Après la liquidation d’Agrexco, cette même logique a guidé la coordination BDS européenne animée par le BNC dans le choix de la nouvelle cible européenne. La journée d’action BDS européenne du 26 novembre 2011 a engagé la bataille contre l’entreprise Mehadrin devenue N°1 de l’agroalimentaire israélien.

Avril 2012 : une décision exemplaire du CO-OP Group (Royaume-Uni)

C’est au Royaume-Uni que cette campagne a obtenu en 2012 le succès le plus significatif. Les discussions et la pression exercée en interne et externe sur le CO-OP Group, cinquième distributeur du pays, ont conduit à une décision exemplaire. Le 27 avril 2012 dans un communiqué à la presse la CO-OP Group déclare qu’elle « cessera de collaborer avec tout fournisseur de produits, connu pour se fournir dans les colonies israéliennes ».
C’est clair et net ! Les quatre entreprises concernées sont : Agrexco, ARAVA Export Growers, Adafresh et Mehadrin. Mehadrin cultive aussi des fruits et légumes en Israël, pourtant il tombe sous le coup du refus de la CO-OP Group, laquelle considère à juste titre que dès lors qu’une partie de l’entreprise produit ou commercialise dans les colonies, l’entreprise est toute entière dans l’illégalité.
On voit bien ici la justesse et la pertinence qu’il y a à cibler les entreprises et non les produits. Cibler les produits, permet à certains de distinguer les produits des colonies, qu’il faudrait boycotter, de ceux produits en Israël qu’il ne faut pas boycotter. Mais le lien entre les colonies et l’état d’Israël n’est-il pas structurel, matriciel ? Ce n’est pas Israël qui va démentir ce lien. Pour l’état juif les colonies sont partie intégrante d’Israël. Ne sont-elles pas régies par les lois israéliennes ?
Ne relèvent-elles pas du même découpage administratif, réseau routier, énergétique, du code postal, du droits de vote, des financements et de la politique industrielle etc… israélienne ? Il est par conséquent impossible de caractériser d’illégales les colonies sans caractériser de la même illégalité les entreprises qui commercent avec les colonies et bien plus encore, l’état qui les implante et les administre.

Février 2013 : Appel à cesser tout commerce avec les entreprises agricoles israéliennes

L’Appel BDS de 2005 ne rentre pas dans les détails, il ne se prononce pas sur le boycott des produits ou des entreprises : « (…) nous vous invitons à imposer de larges boycotts (…) contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. ». Néanmoins il désigne clairement la cible : le boycott s’exerce contre Israël dont les violations du droit ont été énumérées dans la première partie de l’Appel. La référence à l’Afrique du Sud (cf. les oranges Outspan) a induit en France l’idée que boycott signifiait « boycott des produits », dans lequel les avocats remplaçaient les oranges dans une démarche individuelle de boycott.
Par contre l’Appel palestinien du 9 février 2013 [1] et le texte « Farming injustice » [2] publiés un peu plus d’un an après la victoire contre Agrexco apportent des réponses plus explicites à la question. Le texte « Farming injustice » qui développe l’argumentaire de l’appel montre comment l’agriculture de l’ensemble de la Cisjordanie et Gaza (sans oublier les pêcheurs) est victime du système colonial israélien. Les signataires – toutes les organisations paysannes, de la société civile palestiniennes sous occupation militaire et le BNC - appellent à « cesser tout commerce avec les Entreprises agroalimentaires Israéliennes ». Les cibles sont nommées : sept entreprises agroalimentaires dont une cible prioritaire Mehadrin, suivie de Hadiklaim. L’objectif est également fixé : la fin de tout commerce complice avec ces entreprises qui causent la destruction de l’agriculture palestinienne [3].
L’appel BDS de 2005 fonde sa stratégie sur les trois revendication fondamentales posées comme conditions d’accès au droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination : fin de la colonisation, retour des réfugiés et égalité absolue des palestiniens de 48. Le boycott, le désinvestissement, la lutte contre l’impunité et les sanctions contre Israël sont des moyens de pression pour obliger Israël à satisfaire aux trois revendications fondamentales de l’Appel de 2005 et ne sont pas une finalité en soi.
En ciblant les entreprises agricoles israéliennes l’appel de 2013 réaffirme son alignement stratégique sur le droit international, notamment en matière des colonies. Il refuse de prendre pour base de discussion les accords UE-Israël qui sont le résultat du rapport de force issu d’un « processus de paix » au service de la domination et de l’apartheid israélien.
Non seulement les accords UE-Israël n’appliquent pas le droit international mais ils le violent souvent. Quand les produits des colonies clairement identifiés entrent en Europe après le simple paiement d’une taxe, au lieu d’être bloqués aux frontières et confisqués comme les produits de contrefaçon, il s’agit tout simplement d’une violation du droit. « Farming injustice » rappelle que les colonies sont illégales, que leur construction et le déplacement de population constituent un crime de guerre, donc que leurs productions sont illégales et a fortiori le commerce avec les entreprises qui produisent et/ou commercialisent ces produits.
L’étiquetage [4] des produits des colonies et le choix laissé au consommateur d’acheter ou non ces produits dans les magasins européens constituent également une violation du droit.
Comme l’écrivent les signataires de l’appel de 2013 :
« Tout commerce avec des entreprises agissant ou impliquées dans des colonies illégales israéliennes soutient la pérennité des colonies. (…) Le maintien des échanges commerciaux avec les entreprises opérant dans les colonies illégales accorde de facto une reconnaissance et une légitimité politique aux colonies. » (Farming injustice p.16)

Même si c’est pour appeler à leur boycott ensuite, l’étiquetage des produits des colonies en ne s’opposant pas à leur entrée en UE, légalise de fait leur commerce. La seule réponse de droit est l’interdiction d’entrée de ces produits et le refus de commercer avec les entreprises israéliennes qui les cultivent et/ou les commercialisent.

Quelles pistes de travail pour cette campagne de boycott ?

La demande palestinienne est explicite : prendre pour cible les entreprises agricoles prioritaires et comme objectif, la fin du commerce avec elles.
Nous avons vu les dérives possibles du boycott des seuls produits. Pour autant il ne s’agit pas d’opposer le boycott des produits au boycott des entreprises, ni de choisir l’un ou l’autre mais de redonner au boycott sa dimension stratégique en articulant le boycott des produits au boycott central des entreprises.
Dans ce cas l’information destinée à sensibiliser le public devrait mettre en évidence et titrer sur les entreprises à boycotter. Ainsi BDS France qui a toujours résisté à la diffusion d’une liste de produits a réalisé un tract national titré « Quelles entreprises boycotter ? » en informant sur ces entreprises et bien sûr en mentionnant leurs produits. Jusqu’ici nous avons surtout demandé aux clients de ne pas acheter les produits en raison des violations israéliennes etc.. Aujourd’hui il convient d’illustrer ces violations par le rôle joué par ces entreprises et de nous poser la question : comment faire en sorte que les clients des magasins et/ou les citoyens qui boycottent les produits israéliens exigent des chaines de distribution que celles-ci cessent le commerce avec Mehadrin, Hadiklaim etc. ?
Cibler les entreprises israéliennes exige que nous approfondissions notre expertise sur leur implantation, leurs antennes européennes et centres de conditionnements, leur fonctionnement, les lieux d’arrivée leurs produits (ports, aéroports), leurs transporteurs, leurs circuits de distribution, etc.
Et que nous préparions des actions d’information et de boycott bien ciblées contre leur antenne, le lieu de débarquement de leurs produits, leurs transporteurs etc. En France tout reste à inventer dans ce domaine.
Le 29 juin 2013 BDS France a mené une action d’information destinée à faire connaître la présence de l’entreprise israélienne Mehadrin dans la région d’Avignon et dénoncer son rôle colonial. Une manifestation de 500 personnes dans la ville d’Avignon a crié « Mehadrin dégage » et dénoncé le commerce avec cette entreprise. 350 personnes ont marché 14km jusqu’au siège de Mehadrin en France à Chateaurenard.
Là nous avons planté un village de tentes (comme le font les palestiniens) et écouté un message de Dawood Hammoudeh, directeur exécutif du syndicat des paysans palestiniens et coordinateur de la campagne contre le commerce avec les entreprises agricoles israéliennes. Nous devons maintenant construire des actions directes de boycott sans oublier les circuits Bio qui devraient être plus réceptifs à nos arguments.
La coordination BDS européenne animée par le BNC existe, elle a montré son efficacité à l’occasion d’Agrexco et depuis. Le succès exemplaire de la CO-OP Group montre qu’il est possible à des chaînes de distribution de refuser le commerce avec des entreprises agricoles israéliennes.
Si pays par pays, nous mettons les entreprises au centre de notre cible de boycott, il devrait être possible en combinant nos expériences, de construire de façon coordonnée au plan européen, une méthode d’intervention et des actions contre les entreprises ciblées et ainsi atteindre l’objectif de respect du droit international demandé par les palestiniens.
José Luis Moraguès, Montpellier 26 octobre 2013
José Luis Moraguès est membre de la Campagne BDS France
[4Préconisé en France par la « Plateforme des ONG pour la Palestine ». Lire aussi l’excellent article « Étiquetage ou interdiction des produits des colonies ? » de Christophe Perrin

jeudi 21 novembre 2013

Découvir les lieux du Diois...


Non nous n’avons ni nostalgie ni retour au religieux, mais explorons les lieux de Die et du Diois. Nous y passons tous les jours, mais qui était Marcel ? Camille Buffardel ? Félix Gemain ou Emile Laurens ? MCD est des plus laïque mais la connaissance est une des voies de l’émancipation.  "Si la légende l'emporte parfois sur l'histoire...  Gardons le plus beau " disait Alexandre Dumas. C.V.   
Evêque de Die ( 510)
Marcel de Die ou saint Marcel de Die, né à Avignon vers 430 et mort à Montmeyan en 510, fut le onzième évêque de Die.
Marcel est né à Avignon dans une famille noble. Il est éduqué par son frère aîné Pétrone, évêque de Die, qui l'ordonne diacre et se prépare en lui un successeur. À la mort de Pétrone en 463, les habitants de la ville sont divisés entre deux candidats, mais c'est Marcel qui est choisi pour devenir évêque de Die et il est consacré par saint Mamert, évêque de Vienne.
Durant l'épiscopat de Marcel, le roi Euric fait déporter la population de Die. L'évêque est envoyé en résidence surveillée à Arles où il échappe miraculeusement à l'effondrement du bâtiment où il loge ; il est acclamé par la foule. Puis il est relégué dans le lointain pays de Couserans.
Après deux ans d'exil, il est appelé au chevet du fils d'Euric car le bruit du prodige d'Armes est parvenu à la cour. Pendant le voyage, Marcel prie dans différents oratoires, puis il guérit l'enfant malade. Grâce à ce miracle, il obtient pour lui-même et son peuple de revenir à Die. D'autres guérisons manifestent le pouvoir thaumaturgique du saint, aux habitants de sa région comme à ceux de contrées plus lointaines. Il rend ainsi la santé au fils unique d'une veuve, après être apparu en vision à sa mère, ce qui amène l'évêque de Toulouse à édifier une église dans le pays de Couserans, à l'endroit où le déporté avait séjourné durant son exil.
À Lyon, où Marcel s'est rendu pour la dédicace d'une basilique, la reine Carétène recueille un crachat du saint et guérit par ce moyen sa servante préférée, ce qui permet à l'évêque d'obtenir pour ses concitoyens une exemption d'impôts qui lui avait d'abord été refusée par le roi Gondebaud. Un dernier prodige mémorable survient à Die lors de la construction d'un baptistère ; une colonne de pierre est arrêtée dans sa chute par le saint en prière. Ce baptistère se trouve aujourd'hui dans la partie nord de la cathédrale Notre-Dame de Die.
Marcel meurt paisiblement à Montmeyan à l’âge de 80 ans, dans un monastère situé à La Roquette, lors d’un retour de voyage à Rome où il a rencontré le pape Symmaque. L'évêque est mentionné comme thaumaturge par Grégoire de Tours et il est classé parmi les saints confesseurs. Il est commémoré le 17 janvier dans le Martyrologe hiéronymien et les livres lithurgiques du diocèse de Die.
L’Évêque de Die fut le défenseur de sa cité. Le roi arien Eurice le condamna à l'exil en raison de son combat pour la défense de la foi catholique. Il avait participé au ministère pastoral de son frère Pétrone qui était évêque de Die. Quand celui-ci mourut, les fidèles élurent saint Marcel pour lui succéder. Après avoir été persécuté par Gondioc, roi arien des Burgondes, il réussit à le convertir.
"Les deux frères Pétrone et Marcel sont nés en Avignon. L’aîné, Pétrone, d’abord moine à Lérins, devient évêque de Die vers 453. Mort le 10 Janvier 463, il est devenu le patron de ce diocèse.

(Photo : Porte St Marcel).
Marcel, élevé près de son frère, en devient le diacre; puis il est choisi pour lui succéder dans des circonstances politiques difficiles, résultat des querelles ariennes. Marcel sera même exilé quelques temps. Il meurt en 510, à Barjols dans le Var, au cours d’un pèlerinage à Rome.
Saint Ulphin, évêque de Die au IX siècle, a écrit sa vie" (diocèse de Valence)
... Il bâtit le baptistère Saint-Jean et défend la cité. Le roi arien et Wisigoth Eurice le condamne à l’exil en raison de son combat pour la défense de la foi catholique.
Après son retour d’exil, la tradition dit qu’il mourut en paix au monastère de Saint-Maurice (La Roquette, commune de Montmeyan) lors de son retour de Rome le 17 janvier 510 au terme de 48 années d’épiscopat avec la réputation d’un thaumaturge et d’un confesseur de la foi...
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)
Un internaute nous communique les renseignements suivants:
"Saint-Marcel, évèque de Die, est devenu le patron d'un village du Haut-Var: Barjols; en effet, il est mort à Montmeyant (village situé à 20 km de Barjols) en revenant de Rome. Les barjolais fêtent ce saint en même temps que la fête des tripettes. Barjols avait récupéré les reliques de ce Saint et de nombreux miracles eurent lieu. Vous aurez plus d'explication sur le site barjols.net"
À Die dans la région lyonnaise, en 510, saint Marcel, évêque, qui se montra défenseur de la cité et, pour sa fidélité à la foi catholique, fut envoyé en exil par Gondebaud, roi arien des Burgondes.
Martyrologe romain
Bibliographie
François Dolbeau, « La vie en prose de saint Marcel, évêque de Die : Histoire du texte et édition critique », dans Francia, vol. 11, Institut historique allemand de Paris, 1983 (lire en ligne), p. 97-130

mardi 12 novembre 2013

Die : Armistice et Paix en Europe depuis 68 ans...



Quelques 200 Dioises et Diois ont bravé le vent glacial ce 11 novembre pour un hommage aux morts de la Grande Guerre et pour paix. L'armistice du 11 novembre 1918 met fin à la Grande Guerre. 95 ans plus tard, cette journée est célébrée à Die sous un ciel bleu immaculé... Ce jour les cérémonies sont organisées devant les monuments aux morts du square du Lycée en présence des anciens combattants.  Lecture était faites du ministre ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants Kader:« Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ». Malgré les années écoulées et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l'ensemble du XXe siècle, la « Grande Guerre » occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire collective. Car ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire. Un tournant marqué par la mort de millions d'hommes sur les champs de bataille. Un tournant aussi dans une multitude de domaines : les relations internationales, l'économie, la vie politique et sociale, les arts même. Tous les combattants de ce conflit, dont l'année prochaine marquera le début du centenaire, sont désormais disparus. La « Grande Guerre » est passée de la mémoire à l'Histoire. Ce centenaire sera l'occasion d'un hommage international à tous ces combattants tombés pour leur pays. Il permettra également de rassembler les belligérants d'hier, amis aujourd'hui et réunis pour porter un message de paix. La transmission à la jeunesse sera ainsi placée au centre des
commémorations. Dès la fin de la « Grande Guerre », la date du 11 novembre s'imposa comme le symbole d'une France qui surmonte l'épreuve. Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l'arc de triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd'hui et dont nous célébrons cette année le 90ème anniversaire. Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement. Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l’Étoile, bravant les forces d'occupation. Trois ans plus tard, le défilé d'Oyonnax, dans l'Ain, constitua un nouveau geste de défi face à l'oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument  aux morts de la ville une gerbe portant ces mots : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". A ces hommes, et à travers eux à tous les Résistants de France, le Président de la République rend hommage, à Oyonnax, ce 11 novembre. Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d'armes, à celles et ceux qui continuent de porter leur mémoire, la France exprime sa reconnaissance et sa solidarité ». En présence des Pompiers et des Gendarmes Mr La Sous-préfet déposait une gerbe de fleurs lors d’une sonnerie aux morts devant le monument commémoratif, ainsi que les anciens combattants : FNACA et Souvenir Français. Le cortège poursuivait la commémoration au carré du cimetière de Die où le maire, lors de la
Marseillaise jouée par l’Echo du Diois, et la population représentée déposaient deux gerbes de fleurs. Un verre de l’amitié à la sous-préfecture clôturait cette matinée. On notait les présences des anciens maires Mr Bonniot, Mr Rambaud et Mme Bizouard, Mr Malicorne de Pontaix  les maires de Romeyer Mr Raymond Biglia et de Marignac, Jean Paul Eymard, le monde associatif diois et les élus du Conseil municipal de Die.  
Claude Veyret pour le Dauphiné Libéré
Le centenaire de 14-18 et la réhabilitation des fusillés pour l’exemple
Lorsqu’à la veille du 11 novembre, le Président de la République a annoncé les grandes lignes du programme du centenaire, en 2014, de la Première Guerre mondiale, il a consacré un bref passage de son intervention à la question des fusillés pour l’exemple. Après avoir rappelé la déclaration importante du Premier ministre Lionel Jospin à Craonne en novembre 1998 et les propos tenus par le Président de la République Nicolas Sarkozy le 11 novembre 2008 à Douaumont, il a demandé au ministre de la Défense qu’une place leur soit accordés au musée de l’Armée aux Invalides et que les dossiers des conseils de guerre soient numérisés et rendus disponibles.
Tout en prenant acte de ces annonces, la Ligue des droits de l’Homme estime qu’elles ne répondent pas à la demande de réhabilitation des victimes de décisions injustes des conseils de guerre, des exécutions sommaires et autres sanctions arbitraires décidées par l’état-major qui ont malheureusement marqué le déroulement de ce conflit. Demande qu’elle a portée durant la guerre et dans la période qui l’a suivie et à laquelle, comme l’a montré un sondage récent, les Français sont majoritairement attachés.
Elle estime que la réflexion sur ces questions doit être poursuivie, sur la base des travaux d’historiens et notamment du rapport du conseil scientifique de la Mission du centenaire présidé par l’historien Antoine Prost. Elle se félicite de ce que le site officiel de la Mission ait décidé qu’il fera écho à ses analyses et propositions à ce sujet. Et pense que l’exposition organisée sur cette question du 15 janvier au 7 mars à l’Hôtel de Ville de Paris, ainsi que le colloque qui aura lieu à son ouverture, seront l’occasion de poursuivre la réflexion nécessaire sur les décisions qui restent à prendre en la matière.
Le délégué Diois de la Ligue des Droits de l'Homme.
http://www.ldh-france.org/
Ligue des droits de l'Homme
LDHrhonealpes@aol.com
Section Dioise,
Impasse du Château,
Chastel et Bassette,
26150 Die.

vendredi 11 octobre 2013

L' Abbaye de Valcroissant depuis 825 ans...



L’abbaye Notre Dame de Valcroissant
Historique
L’abbaye Notre Dame de Valcroissant a été fondée vers 1188 près de Die, dans un vallon clos dominé par les pentes vertigineuses de la montagne de Glandasse. Dans un site grandiose et isolé, les moines ont suivi la règle austère de Cîteaux (prière, ascèse, travail manuel) jusqu’aux guerres de religion, où les bâtiments furent ravagés et la vie monastique cessa définitivement.
L’abbaye a joué au Moyen Age son rôle dans la vie locale ; à la fin du XVe siècle encore la ville de Die a recours aux prières d’un de ses moines contre la peste. Cependant on doit reconnaître que l’abbaye n’a pas atteint la prospérité de certaines de ses sœurs ; on le perçoit dès certains détails de sa construction : l’église manque de développement au couchant, la sacristie occupe une des chapelles du chevet.
Valcroissant, après avoir failli devenir vers 1900 un orphelinat protestant, est actuellement un établissement appartenant à la famille du philosophe Marcel Légaut, où se pratique l’élevage ovin et où un gîte accueille randonneurs de moyenne montagne et visiteurs. S’y tiennent également des séminaires.
Malgré des destructions douloureuses (cloître, nef et bas-cotés de l’église, aile des convers) se reconnaît le plan « bernardin » des abbayes cisterciennes. Au Nord l’église conserve son chevet rectangulaire (transformé en gîte), avec ses chapelles latérales de même plan, et son transept muni d’une tribune ; une porte surmontée d’un arc en plein cintre, s’ouvre sur le cloître. Au levant, sous le dortoir, la salle du chapitre, voûtée d’ogives surbaissées, s’éclaire par une élégante claire-voie. Au sud s’élève l’imposant vaisseau du réfectoire, qui s’impose en face de l’église et où subsistent des éléments de décoration peinte du XIV e siècle.
Toutes les parties anciennes se distinguent par la rude solidité de leur construction en pierre de taille, dont certaines (les brèches) proviennent de Glandasse, par la sobriété de leur sculpture, conforme à l’austérité de l’ordre de Cîteaux ; nous émeut même la maladresse de certains détails qui traduit un travail artisanal dû, non à des mains de professionnels, mais à des mains monastiques !
Encore fortement marquées par les traditions romanes, parfois venues de la vallée du Rhône, ces bâtiments remontent à la fin du XII e et au début du XIII e siècle.
Dans l'Antiquité
Le torrent de Valcroissant était le lieu de captage d'un des aqueducs qui alimentait la ville romaine de Dea Augusta (Die). Le specus de l'aqueduc y a été retrouvé en juillet 1962.
Fondation
L'abbaye est fondée en 1188 par les moines de l'abbaye de Bonnevaux.
Moyen Âge
L'abbaye de Valcroissant ne connut jamais de développement très important, ne fondant par exemple aucune abbaye-fille, et comptant seulement environ une douzaine de moines. Cette absence de développement est visible également dans la taille relativement réduite des édifices ; ainsi, l'abbatiale est plus courte du côté de la façade que ne le sont généralement les abbatiales cisterciennes d'abbayes comparables, et la sacristie est aménagée dans une des chapelles du chevet de l'église.
Ruine durant les guerres de religion
L'abbaye est ruinée par les guerres de religion. Elle devient ensuite une exploitation agricole ; c'est paradoxalement ce dévoiement des bâtiments religieux qui les sauve, les propriétaires veillant à l'entretien des édifices en vue de leur utilisation optimale comme bergerie ou grange.
L'abbaye après les moines
Divers aménagements
En 1893, le pasteur réformé de Die, Jules Dautheville, et sa femme Pauline, achètent l'abbaye qu'ils ont découverte l'année précédente. En 1896, ils s'y installent à demeure et forment le projet d'y aménager un orphelinat protestant. Mais la mort prématurée du pasteur (à 46 ans) empêche le projet de se réaliser.
Restauration
L'abbaye est rachetée dans les années 1950 par le philosophe Marcel Légaut et sa femme, qui choisissent de la restaurer tout en maintenant l'activité agricole, notamment d'élevage. La restauration aboutit notamment au classement de l'abbaye à l'inventaire des monuments historiques, classement qui intervient le 25 octobre 1971. La restauration se poursuit au XXIe siècle, menée par Rémi Légaut, fils de Marcel, sa femme Martine, et l'association des “Amis de Valcroissant” créée par André Pitte et Serge Durand.
L'abbaye
Le monastère adopte le plan traditionnel bernardin : un cloître au centre, entouré d'une église abbatiale et des bâtiments monastiques. L'abbatiale est à chevet plat, avec quatre chapelles dont l'une, on l'a vu, est utilisée comme sacristie.
Explications lors de la lecture de paysage, au domaine de l’Abbaye de Valcroissant,  par Ecologie au Quotidien le 22 septembre 2013.
Notes :
- (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod, 1877, 491 p. [lire en ligne [archive] (page consultée le 11 juin 2013)], p. 281.
- a et b Notice no PA00116931 [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Abbaye de Valcroissant [archive], sur http://www.camptocamp.org [archive], Camp to camp, 8 septembre 2009. Consulté le 11 juin 2013.
- Marcel Le Glay, « Circonscription de Grenoble », Gallia, vol. 22, no 2, 1964 (ISSN 2109-9642) [texte intégral [archive] (page consultée le 11  juin 2013)].
- Historique [archive], sur http://www.abbayedevalcroissant.eu [archive], Abbaye de Valcroissant. Consulté le 11 juin 2013.
- a, b et c rédaction, « L’abbaye de Valcroissant, un vrai lieu de vie » [archive], sur http://www.ledauphine.com [archive], Le Dauphiné libéré, 19 août 2010. Consulté le 11 juin 2013.
- a et b Isabelle Jobin et P. H., « Abbaye cistercienne de Valcroissant près Die » [archive], sur http://www.chambres-hotes-morin-salome.fr [archive], Frédéric Morin. Consulté le 11 juin 2013.
- Sur les pas des Huguenots [archive], sur http://www.ladrometourisme.com [archive], Office de Tourisme du Pays Diois. Consulté le 11 juin 2013.
MCD et Wiki