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dimanche 9 mars 2014

"Ethique du soin" par Alice Médique...



Jardiner cultive l’humanité
"Jardin, agroécologie et éthique du soin".
Un lieu à taille humaine propice au bonheur d’exister
- L’espace du jardin est associé au bonheur et à l’harmonie pouvant exister dans un monde à taille humaine, dont les limites sont discernables. Sa cosmovision répond au besoin essentiel de l’homme de pouvoir se situer dans le monde et de connaître son espace de vie, de participer à la vie qui s’y déploie en jardinant et cultivant. Le jardin est par excellence l’espace limité qui permet à l’homme de ressentir l’écosystème qui l’entoure et d’éprouver son action, visible et concrète, sur le monde. Dans presque toutes les langues, les étymons du mot signifiant « jardin » sont liés à l’idée de clôture ou de frontière ; ainsi, le mot paradis vient du grec paradeisos  qui désigne un « jardin » ou un « verger », et qui dérive du persan paridaiza, qui signifiait « verger entouré d’ un mur le protégeant des vents chauds » (J.Delumeau).
- Lieu de repos, dont l’unité et les proportions à sa mesure apaisent l’humain qui l’occupe, le jardin est propice au bonheur humain éprouvé quand « tout est à sa place ». Il n’est pas étonnant que le jardin ait été associé à travers les cultures à l’amour de la nature et au plaisir d’en prendre soin, au bonheur d’exister et à la culture de soi- physiquement, moralement et intellectuellement- et de la société humaine, le jardin étant terreau de civilisation.
Culture du sol, culture du soi
- Le jardin forme un univers paisible et clos propice à la contemplation et à la réflexion. Cela n’a pas échappé aux écoles philosophiques de la Grèce antique, comme l’Académie de Platon , située sur un domaine à la marge d’Athènes et construit de portiques et de jardins ; Platon écrivit d’ailleurs qu’un philosophe doit se réfugier derrière un mur pour penser. Avant lui, Socrate avait souvent affirmé que l’âme humaine doit être jardinée et cultivée comme le sol.
- Quant à Epicure, il se mit d’abord à cultiver son jardin à Athènes, espace qui devint en 306 av J.C la 3e école grecque permanente de philosophie, après l’Académie de Platon et le lycée fondé par Socrate ; on l’appelait à l’époque « le Jardin ». La culture de soi, élément essentiel de l’épicurisme, est étroitement comparée à la culture du jardin qui demande un effort constant pour maintenir l’ordre et la vie contre les forces du désordre et de la mort.
- Epicure fonda son jardin pour ouvrir un espace de sensibilité et de pensée propice au bonheur que la société de son époque ne lui permettait plus de trouver ; il voulait son jardin propice à l’épanouissement des vertus humaines écrasées dehors, notamment les qualités de patience, de reconnaissance et d’espoir. Dans son ouvrage Jardins. Réflexions sur la condition humaine (2007), Robert Harrison évoque le sens de cette création pour Epicure :
- « Jusqu’à quel point demeure-t-on l’obligé du monde même quand on en a été chassé, ou quand on s’en est retiré ? » demande Hannah Arendt. Epicure, lui, se demandait jusqu’à quel point on demeure l’obligé de notre humanité même quand le monde qui s’étend entre les hommes l’a trahie ou défigurée. Au bout du compte, Epicure se sentait l’obligé de l’humain, non d’un monde devenu infernal. Son jardin ne prétendait pas sauver le monde de son propre enfer. Il nourrissait une ambition bien plus modeste et finalement bien plus efficace : dégager une place pour l’humain au milieu de l’enfer, en lui donnant un sol où pousser. » (p 104).
Une place retrouvée par l’éthique du soin 
- Les termes « mesuré », « modéré », et « mesure » (de musique ou de surface) ont la même racine indo-européenne que medicus (médecin) ou meditari (s’exercer, méditer), et se rattachent à un même sens primitif qui signifiait « prendre soin de » (medeor). Ces rapprochements étymologiques induisent l’idée selon laquelle l’individu modéré, qui a le sens de la mesure dans un milieu donné, prend soin de lui-même et des autres, de ce milieu. Inversement, la démesure entraîne la négligeance, l’irrespect, voire la destruction.
- Mircea Eliade souligne la responsabilité de l’homme des sociétés non industrielles ancré dans sa cosmovision, qui « assume courageusement d’énormes responsabilités : par exemple, celle de collaborer à la création du Cosmos, de créer son propre monde, d’assurer la vie des plantes et des animaux, etc. Mais il s’agit d’une autre sorte de responsabilité que celles qui nous semblent à nous les seules authentiques et valables. Il s’agit d’une responsabilité sur le plan cosmique, à la différence des responsabilités d’ordre moral, social ou historique, seules connues des civilisations modernes. Dans la perspective de l’existence profane, l’homme ne se reconnaît de responsabilité qu’envers soi-même et envers la société » (p 83, Le sacré et le profane).
- Dans Parole de terre, Pierre Rabhi évoque l’« anneau sacré » qui lie l’homme et la terre, à travers le travail de l’homme cultivateur, éleveur et jardinier qui nourrit la terre, les plantes et les animaux, qui est lui-même nourri en retour…Cycle vertueux que l’agriculture intensive  rompu. Il parle de l’humus, la matière noire fertile qui est « la vraie nourriture de la terre » : « chacun de nous peut la réaliser. Il faut accorder à cette œuvre beaucoup de soins, c’est l’acte majeur par lequel l’être humain retrouve sa place d’intendant soucieux de garder à l’anneau sacré toute sa vitalité » (p 183).
- Robert Harrison rappelle un bel extrait d’une poésie d’Ezra Pound (« Cantos ») : « Aurai-je perdu mon centre à combattre le monde ? » qui souligne le besoin impérieux de l’humain moderne de se resituer dans le monde, de retrouver ancrage sensible, horizon et limites, ce qu’offre l’espace du jardin ; à travers le fait de le cultiver, réapprendre à prendre soin, faculté humaine en voie de disparition qui est pourtant au centre de notre humanité :
- « Il suffit, en des temps semblables, de s’atteler à créer ou préserver au cœur du désert des jardins de toutes sortes (…) On reconnaît bien là la vigilance et les craintes d’un jardinier qui sait ce qu’il en coûte de faire pousser les choses, à quels aléas on s’expose en plantant un jardin au milieu du désert, c’est-à-dire en faisant de la place à l’humain au milieu de l’enfer. C’est pourquoi aujourd’hui plus encore, « il faut cultiver notre jardin », car l’alternative posée par Pound dans le tout dernier fragment de ses Cantos, « être des hommes, pas des vandales » est plus que jamais d’actualité » (p 207).
Gratitude et modération dans ce qu’on prélève sur la vie
- La plupart des sociétés non industrielles ont cultivé les valeurs de gratitude et de modération vis-à-vis de la nature et de ses ressources. De nombreuses fêtes, rituels et actions de grâce venaient marquer le respect de ces valeurs, situées au cœur d’une cosmovision où l’homme comprend intuitivement les liens et les équilibres qui constituent le processus global de la vie, dont dépend sa vie particulière. Mainte peuples de pêcheurs dépendants étroitement de l’écosystème de la rivière ou du bord de mer qu’ils habitent, font de belle célébrations avant les jours de grande pêche pour demander à l’esprit des poissons leur permission.
- Dans Parole de terre, le vieux sage africain Tyemoro peut enfin transmettre ce qu’il sait au narrateur (venu dans son village faire des recherches ethnologiques) devenu « homme-canal » parce qu’il a perdu sa volonté de s’accaparer le savoir pour lui-même ; il lui dit : « Sachez que la création ne nous appartient pas, mais nous sommes ses enfants. Gardez-vous de toute arrogance, car la terre, les arbres et toutes les autres créatures sont également enfants de la création. Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière. Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude. Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don. Sachez établir la mesure de toute chose » (p 134)
- Dans son livre Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi évoque la sagesse ancestrale des peuples traditionnels, à l’exemple des Sioux qui, malgré l’abondance, restent modérés : « Rien des animaux sacrifiés ne doit être dilapidé, tout gaspillage étant prohibé par la morale sacrée, en tant qu’offense à la nature et aux principes qui l’animent. Et la gratitude à l’égard de la prodigalité de la terre allait de soi. Cette sobriété dans l’abondance est une leçon de noblesse. » (p 72).
- Et rappelle ces magnifiques paroles d’un Indien Cree : « Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l’argent ne se mange pas ».
- Pour m’écrire:  alicemedigue@yahoo.fr
Je m’appelle Alice Médigue, j’ai 29 ans, et depuis quelques années déjà, je butine entre mon implication au sein d’alternatives citoyennes, des temps de lectures/écriture et de création artistique, et ces moments indispensables de reconnexion au Vivant à travers la marche et le jardinage. Ce butinage entre tête, coeur et mains, m’équilibre et l’écriture est, plus qu’un métier, le fil qui me rassemble.
Les analyses que je diffuse sur ce blog visent à déconstruire la mécanique du système socio-économique irrationnel qui prédomine actuellement, pour rendre visible les impensés et les tabous sur lesquels il fonde son apparente toute-puissance; elles visent aussi à visibiliser les alternatives (théoriques et pratiques) qui émergent pour soutenir la transition indispensable vers un nouveau modèle de société.


mercredi 26 février 2014

Le viticulteur qui a refusé de polluer : verdict ce 7 avril...



Un viticulteur poursuivi pour avoir refusé de polluer
Une amende de 1000 euros a été requise à l'encontre d'Emmanuel Giboulot, un viticulteur qui n'a pas voulu traiter ses vignes avec des pesticides. Poursuivi devant le tribunal correctionnel de Dijon, son histoire a enflammé les réseaux sociaux. 500 000 personnes ont signé une pétition en soutien au viticulteur.
Jugement ce 7 avril
Emmanuel Giboulot, un vigneron bourguignon, comparaissait, lundi 24 février, devant le tribunal correctionnel de Dijon pour avoir refusé de traiter 10 ha de côtes-de-beaune et de hautes-côtes de nuits contre la flavescence dorée. Le parquet a requis une amende de 1.000 euros, assortie pour moitié du sursis.
"Ce qui va se jouer lors de ce procès dépasse de très loin mon cas personnel : à travers moi, c’est toute l’agriculture respectueuse de l’environnement, qui est visée. Si je suis condamné, les agriculteurs bio et non bio comprendront qu’ils doivent obéir aveuglément aux injonctions des autorités, y compris si cela implique d’empoisonner leur propre terre et décimer plus encore les abeilles et autres insectes pollinisateurs", a-t-il expliqué dans une vidéo postée sur internet. A quelques heures de l'audience, la pétition lancée en soutien à Emmanuel Giboulot avait rassemblé près de 500 000 signatures.
Flavescence
Au début de l'été 2013, ce viticulteur bio refuse de traiter ses raisins contre la flavescence dorée, une maladie mortelle pour le cep. Le retour de bâton est immédiat : contrôlé par la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf), fin juillet, il est convoqué devant le délégué du procureur de la République du tribunal d'instance de Beaune pour infraction au Code rural. Ce qu'on lui reproche ? Ne pas avoir respecté l'arrêté préfectoral qui imposait un traitement insecticide à tous les viticulteurs de la Côte-d'Or.
Le vigneron encourt jusqu'à 30 000 euros d'amende et six mois d'emprisonnement. Le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré au 7 avril prochain.

jeudi 25 juillet 2013

Les AmiEs des Hautes Alpes construisent la transition....



La maison de Madeleine à Rabou (Hautes Alpes, 12 kilomètres de Gap). 
Le village de Rabou (80 habitants) est situé sur un promontoire rocheux qui sépare les deux thalwegs du Petit Buëch et du ruisseau de la Rivière, à l'endroit de leur confluence. Ils s'engagent là en gorge pour franchir la barre tithonique du flanc ouest du grand synclinal de Saint-Étienne-en-Dévoluy. Et rejoindre la combe de la Roche-des-Arnauds, ouverte jusqu'aux Terres Noires dans le prolongement méridional de l'anticlinal de Bure.
Bonjour à tous,
Voici (en PJ) le programme approximatif des chantiers participatifs pour la construction du collectif de la maison de Madeleine à Rabou.
si vous êtes intéressé-ée contactez nous au 06 77 34 59 62 ou par mail
au plaisir de vous voir parmi nous, Claire, Freddy et Marco
Voici des nouvelles de la Maison de Madeleine .
Il y a un an, ce projet commença, par la volonté d’un donateur et de sa rencontre avec le Village des Possibles de Eurre dans la Drome en Septembre 2011.
Un chantier participatif de 3 mois a permis la création de 110m* d’atelier ; 50m* pour la partie Fer dans
l’ancienne bergerie et 60m* en neuf accolés au bâtiment existant.
C’est un projet pour :
- L’échange intergénérationnel de savoir faire autour du bois et du métal.
- L’accueil de personne désirant transmettre.
- La pratique du jardinage.
Un projet pour être plus prés de ses mains, de l’autre, de la nature, de la matière.
Aujourd’hui, l’atelier Bois a mis ses portes et ses fenêtres, son bardage de mélèze avance.
L’atelier Fer a sa forge, ses enclumes et ses étaux.
Le jardin a pris sa forme définitive : les légumes poussent et nous commençons à manger salades, carottes, radis et pommes de terre !
Nous l’avons agrandi par une plateforme qui accueille une serre de 20m* pour les futures tomates et autres
légumes d’été, ainsi qu’un bassin de 50m**pour collecter les eaux de pluie et celles du mini-lagunage.
Tout cela prend forme et laisse augurer de bonnes récoltes !
Pour continuer ; nous organisons les week-ends de Juillet, août et Septembre des chantiers participatifs afin de
rendre opérationnel l’atelier Bois.
Nous vous offrons les légumes du jardin et nous partagions le reste (le pain, le vin, les fruits etc.…)
Dans le cadre de ce projet, nous avons acquis une scie à ruban de délignage permettant de faire planches,
chevrons,madriers,poutres dans des arbres que nous espérons débarder de la forêt locale . Ces bois sera
destinés à ceux qui veulent construire maisons, meubles où autres . Cette machine nécessite de solide fondation,
soit 2m** de béton répartis en dalle, socle et plots à couler en plusieurs fois.
Nous vous proposons ces dates :
Jeudi 18 et vendredi 19 Juillet :
rentrée des machines à bois dans l’atelier.
Samedi 27 et Dimanche 28 Juillet :coulage de la dalle de la scie à ruban.
Samedi 3 août : fête de Rabou.
Dimanche 4 et Lundi 5 Août :
mur de la fosse de la scie.
Samedi 10 Dimanche 11 Août : socle de la scie.
Samedi 31 août Dimanche 1er Septembre : plots pour le chariot de délignage.
Samedi 7 Dimanche 8 Septembre : préparation du démontage de la scie.
Samedi 14 Dimanche 15 Septembre : remontage de la scie.
Ces week-ends sont des temps forts, La Maison de Madeleine est ouverte à tous ; vous pouvez rester pour donner des coups de mains au jardin, les mauvaises herbes ne dorment jamais et les légumes mûres n’attendent
pas !
Accueil en camping et cuisine d’été.
Le Collectif en Transition de La Maison de Madeleine
Claire, Freddy, Marco

jeudi 20 juin 2013

Appel à dons

L'école Terres d'enfance ; école participative et solidaire fondée sur la pédagogie Montessori et l’éducation à l’environnement lance un appel à dons exceptionnel pour son investissement de départ :

Nous avons besoin de réunir 5000 euros d’ici septembre 2013
pour acheter le matériel Montessori et mettre aux normes les locaux.

vous pouvez télécharger le document d'appel à dons ici
pour plus de détails vous pouvez consulter les documents sur notre site en cliquant sur le lien : http://terresdenfance.org/participer-nous-aider

Pour toutes les informations concernant le projet Terres d'enfance vous pouvez visiter le site de notre association à cette adresse : http://terresdenfance.org

merci 

dimanche 21 avril 2013

Aurel : Rendez vous des alternatives Drôme et Ardèche de préservation des terres agricoles au Festizad...



Ils étaient quelques 300-320 personnes surtout jeunes a s’être retrouvé à Aurel entre Saillans et Die pour un rassemblement festif et de travail autour de la préservation des terres agricoles lors de cette journée qui conjuguait habilement le FestiZad ( Zones à Défendre) et la 6ème Journée de la Terre dans le Diois. Les collectifs de soutien contre l’aéroport  de Notre Dames des Landes, Le collectif Ville-campagne drômois,  Agribiodrôme, la Confédération paysanne, La FRAPNA, Stop-OGM, Artisans Du Monde, La CEN, Ecologie au Quotidien, Association Dioise de préservation des terre agricoles, les Groupes Transition de Saillans, Biovallée et  Crest et Die (mlc), Radio Canut, plusieurs associations de la Drôme et  de l’Ardèche contre les gaz de schiste, Tête Bêche de l’Isère et Chambaran contre le Parc Center. Débat « au moment où le coût des transports augmente, où la pollution de l’air s’aggrave, et face à l'augmentation de la demande locale de produits alimentaires de qualité pour notre santé, pouvons-nous continuer à hypothéquer notre  avenir et celui de nos enfants en laissant des groupes industriels ou financiers stériliser des terres fertiles ? » pose Mathieu en introduction.
André Duny explique : « Les dernières terres agricoles fertiles de Valence sont en danger : sur la route de Beaumont, après Briffaut, 40 hectares de terres nourricières sont toujours menacées par la construction d'une zone commerciale ». De retour de Notre Dames des Landes, un jeune expose : « Aujourd’hui Samedi 20 avril l’occupation militaire du carrefour de la Saulce prend fin, après une durée de 146 jours (pour une opération débutée il y a 185 jours). La ZAD, c’est pour les aménageurs la Zone d’Aménagement Différé ; pour nous une Zone À Défendre : un bout de campagne à quelques kilomètres de Nantes (Bretagne) qui devrait, pour les décideurs, laisser place à un
aéroport international ». « Nos désirs, en venant habiter sur l’emplacement prévu de l’aéroport, sont multiples : habiter sur un territoire en lutte, ce qui permet d’être proches des personnes qui s’y opposent depuis 40 ans et de pouvoir agir en temps de travaux ; profiter d’espaces laissés à l’abandon pour apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste ». « A deux pas de Lyon, dans une bulle de nature encore préservée, s’est construit la Butte de Décines ta Résistance avec yourtes, tipis, cabane et jardins... Les travaux du projet de stade OL Land avancent et aujourd’hui le vill’âge libre de Décines prend l’ampleur d’une ZAD » expose Guillaume.  Pour d’autres la construction de nouvelles lignes à grande vitesse est une idée absurde et dangereuse. Le TGV ne relie que certaines personnes et certaines « métropoles », au détriment des territoires traversés et des véritables besoins des gens, dans une fuite en avant aussi destructrice qu’insoutenable ». Cambaran sans Parc Center près plus de 2 années de combat juridique, l’association « bloque toujours ce projet
monstrueux promettant de détruire de manière irréversible un biotope fragile gorgé de zones humides et d’espèces protégées ..» explique Mme Dez de la Frapna. Puis témoignaient Michel Terrail  (55 ans de syndicalisme Paysans-Travailleurs et Conf’26) et Claude Veyret (30 ans de syndicalisme paysans Paysans-Travailleurs, Interpaysanne, FDSP et Conf’26 ) anciens agriculteurs sur les luttes foncières des années 1970-1990 et les expériences d’installation de jeunes paysans. De nombreux témoignages faisaient le point sur les permis bloqués d’extraction des gaz de schistes par fracturation  hydraulique, de jardinage citadin (incroyables comestibles lancé à Die le 2 juin)  et contre une Zone industrielle à Saint Julien-Saint Alban. Le cirque du Désastre et 3 concerts de musique clôturaient cette riche journée entrecoupée de repas bio végétariens avec produits locaux et d’ateliers sur les résistances non violentes en cours, films fabrique de masques, et quelques gouttes de pluie. Eolienne et toilette sèches assurées.

MediasCitoyensDiois

mercredi 31 octobre 2012

Nyons : Eduquer autrement...



RENCONTRE "EDUQUER AUTREMENT"  à Nyons
Vous êtes chaleureusement INVITE-E à venir participer à la journée des
RENCONTRE "EDUQUER AUTREMENT" 
Samedi 17 novembre 2012 à Nyons à 14h
Organisée par l'association Cités d'Enfants autour du Philosophe Denis Marquet et de son livre " Nos enfants sont des merveilles", avec , au programme :
Ateliers, conférence, performances d'artistes, expositions
A très bientôt, j'espère
Pascal Marconato
Responsable de projet
Association Cités d'Enfants
06 58 54 57 18
Cités d'Enfants <citesdenfants@gmail.com

jeudi 6 septembre 2012

La Biovallée de la Drôme dans le journal Libération...



Terre : Qu’elle est bio, ma vallée…
Entre Die et Loriol, le long de la Drôme, s’étend sur 2 000 kilomètres carrés le territoire de «Biovallée». Ce programme, doté de 10 millions d’euros, vise à faire de ce pays une vitrine écolo.
(photo : Jean Serret , président de la Biovallée, oublié de l'article...)
La transition écologique existe, on l’a sentie dans l’air de la Drôme où elle a un nom qui sonne comme un label : Biovallée. Entre Loriol-sur-Drôme et Die, là où les fronts rocheux du Vercors rivalisent de majesté, élus et citoyens tentent de façonner le premier labo grandeur nature d’une société plus durable.
Biovallée est d’abord une idée surgie en 2005 dans l’esprit frondeur de Didier Jouve, alors vice-président de la région Rhône-Alpes, en charge de l’aménagement du territoire. «Pour plusieurs coins de la région, j’ai essayé d’imaginer ce qu’était le truc en plus», se souvient cet élu à la tignasse blanche. Naissent alors plusieurs grands projets : la cité du design à Saint-Etienne, le site Rovaltain consacré à l’écotoxicologie, près de Valence, la grotte Chauvet en Ardèche. Et, enfin, la Biovallée : un territoire préservé, vaste de 2 200 kilomètres carrés, où s’égaillent 102 communes totalisant à peine 54 000 habitants, et qui enserre comme un écrin une centaine de kilomètres de la Drôme.
«L’idée, note Didier Jouve, c’était de créer une sorte de version rurale de Fribourg-en-Brisgau [ville allemande réputée pour son écoquartier Vauban, ndlr], de concrétiser les principes du développement durable à l’échelle d’un territoire. Pour de vrai, pas pour amuser la galerie ou faire mousser des élus.» Le projet s’est donné des objectifs chiffrés : faire sortir de terre 15 écoquartiers d’ici à 2015 ; puis stopper net l’artificialisation de la zone après 2015 ; assurer l’autonomie énergétique du territoire d’ici à 2020 ; diviser par quatre les consommations énergétiques de chaque habitant ; avoir 100 % des déchets organiques compostés en 2014 ; 50 % des agriculteurs certifiés AB en 2015… Bref, faire naître un paradis écolo.
L’esprit de résistance
Pas trop difficile, dans ce territoire enclavé dans des cirques rocheux et dont la densité est comparable à celle de la Creuse. Ici, l’écologie fait déjà partie du paysage. Le soleil nourrit chauffe-eaux et panneaux photovoltaïques ; la terre est travaillée en bio sur 15 % de la surface agricole utile (cinq fois plus qu’au niveau national) ; l’air est celui des montagnes, peu vicié par les industries et les transports ; et l’eau de la Drôme fait la fierté des élus du coin qui annoncent, parfois un peu vite, qu’elle est «la plus propre de France», même si elle a obtenu en 2005 le fameux River Prize décerné par l’Australie. Elle attire de longue date un tourisme «nature» : quand les températures caniculaires déploient leur chape de plomb, elle résonne des éclats de rire des enfants qui se régalent de ses trous d’eau vive, couleur opaline.
Et puis, dans cette Drôme dite «des montagnes», on aime bien «faire autrement». L’esprit de résistance et de solidarité hante les lieux. Terre d’accueil des républicains espagnols durant la guerre civile, refuge du maquis durant la Seconde Guerre mondiale sur le tout proche plateau du Vercors, le val de Drôme et le Diois sont des territoires rebelles, épris d’autonomie. «Depuis de nombreuses années, les initiatives foisonnent ici dans les domaines de l’écoconstruction, de l’économie sociale et solidaire, des circuits courts, des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique», rappelle Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale (Front de gauche). Plus de 20 % des emplois sont dans l’économie sociale et solidaire. Déjà, en 2006, plus de 6 % des logements de la vallée étaient équipés d’une source d’énergie renouvelable (contre 1,5 % en Rhône-Alpes).
«Une phase de bouturage»
Alors, quoi de plus normal, pour les élus locaux, que d’essayer de canaliser et afficher cette énergie sous l’étiquette Biovallée, marque dûment déposée. Pour avoir le droit de s’en prévaloir, les sociétés et associations doivent adhérer à une charte et choisir parmi 55 actions (engagements écologiques) valant de 1 à 5 points chacune, de façon à atteindre 30 points en trois ans.
Pour impulser les projets, Biovallée dispose d’un budget conséquent : 10 millions d’euros à dépenser en cinq ans, dont la grande majorité provient de la Région. En trois ans d’existence, le projet a déjà débloqué 4,5 millions d’euros. Les premiers investissements soutenus par le programme sont sortis de terre : réhabilitation thermique du centre de vacances du Martouret à Die, aménagement d’un écoquartier de 80 logements à Loriol. La réalisation la plus visible reste l’écosite d’Eurre, sorte de campus bio géant flambant neuf - étalé sur 9 hectares - avec salle de conférences et pépinière d’entreprises écocompatibles. C’est d’ailleurs là que se tiendront les prochaines portes ouvertes de Biovallée, les 28 et 29 septembre. Mais «nous sommes dans une phase de bouturage», prévient Didier Jouve.
Au nombre des subventionnés figurent aussi les rencontres «Ecologie au quotidien», rassemblement qui se déroule fin janvier depuis dix ans ; de nombreuses études pour de futurs écoquartiers et aussi la pépinière d’agriculteurs les Compagnons de la Terre. «On aide des gens qui n’ont pas de foncier, pas de moyens et peu d’expérience à devenir cultivateurs, raconte Thierry Mignot, un des animateurs du programme. Durant trois ans, on leur fournit des terres, du matériel, ce qui leur permet de mettre leur projet et leur détermination à l’épreuve.» 8,5 hectares situés près d’Eurre s’apprêtent ainsi à accueillir un boulanger-paysan, un éleveur, des cultivateurs de fruits…
La rumeur du milliard d’euros
Biovallée a aussi aidé la coopérative Jaillance et ses 220 producteurs de clairette de Die, un vin pétillant légèrement sucré, à faire des économies d’énergie en installant du photovoltaïque sur les hangars des viticulteurs. Avec 8 000 m2 de panneaux déjà raccordés et 4 000 m2 rien que sur son toit, Jaillance produit 60 % de sa consommation électrique. «Biovallée a débloqué 30 000 euros pour financer l’animation du programme», signale Vincent Lefort, vice-président de la coopérative installée à Barnave.
Pour certains, ces investissements sont bien loin d’être à la hauteur des ambitions affichées, d’autant que, dans la vallée, le bruit court que Biovallée dispose d’un milliard d’euros de budget… «Les cabinets d’étude, les experts, ceux-là, oui, ils empochent le pactole. Nous, moins», peste un entrepreneur en écoconstruction. «C’est normal de ne pas voir grand-chose de concret, explique Corinne Morel-Darleux, parce que Biovallée finance beaucoup d’actions immatérielles et très incitatives, comme du conseil en économies d’énergie, par exemple, ou de la rénovation thermique.»
Pour remédier à ce déficit de com, Biovallée s’est offert une émission hebdomadaire, Biotop, dans la grille de programmes de la radio locale RDWA (prononcer «Air Diois»), qui fait la promo des initiatives locales, y compris celles, nombreuses, qui existaient depuis des décennies. Car Biovallée capitalise d’abord et avant tout sur un réseau d’associations et d’entreprises très fertile en matière d’écologie. «Notre rôle consiste aussi à recenser, fédérer et mettre en valeur ce qui existe déjà, parfois depuis trente ans», relève Philippe Méjean, qui pilote les initiatives Biovallée. Dans son catalogue, on compte pêle-mêle des structures pionnières tel le centre d’agroécologie des Amanins (cofondé par Pierre Rabhi), le gîte la Lune en bouche - un des premiers labélisés écolos, il y a dix ans, bio jusqu’au bout du gargantuesque petit-déj et qui invite à des «vacances sans voiture» en offrant une nuitée par semaine à ceux venus en train dans la région - et la société de plantes aromatiques l’Herbier du Diois.
Success story écolo de la région, l’Herbier du Diois a été créé par Ton Vink, un Hollandais venu dans les années 80 cultiver de la lavande et élever quelques chèvres. Trente ans plus tard, l’herbier vend 800 à 1 000 tonnes de plantes, fournies par 300 producteurs locaux, pour un chiffre d’affaires annuel de 4,7 millions d’euros, et c’est le fils de Ton, Tijlbert, qui a repris le flambeau. L’usine de Châtillon-en-Diois transforme, conditionne et conserve des tonnes de mélisse, menthe poivrée, citronnelle, chiendent et aubépine, à l’abri d’un toit couvert de 2 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Ici, l’écologie n’est pas une stratégie marketing, c’est une philosophie : les plantes sont cultivées en bio, les salariés bénéficient de la semaine de quatre jours, et ceux qui viennent à vélo, à pied ou en voiture électrique plus de 20 fois par mois touchent 100 euros de prime. Pour le jeune patron, Biovallée est un jeu gagnant-gagnant dont il serait idiot de se priver : «Sans les pionniers, il n’y aurait pas de Biovallée et, sans ce type d’initiatives, on aurait du mal à démocratiser l’agriculture biologique.» S’il n’a pas touché un centime du dispositif Biovallée, il n’en a cure. «C’est une des seules régions de France où l’on trouve autant d’acteurs, de producteurs, d’entrepreneurs qui respectent vraiment l’environnement. Mettre cela en valeur profite à tout le monde.»


«On ne sera pas de trop»
«C’est aussi à nous de nous organiser pour faire Biovallée», estime Yann Louvel, coordonnateur de la campagne «Climat-énergie» du réseau international d’ONG BankTrack. Pragmatique, il préfère mettre les mains dans le cambouis, au plus vite, plutôt que de critiquer : «Ce coin est idéal pour faire un territoire exemplaire, mais nos deux faiblesses majeures sont les transports et l’énergie : ici, sans voiture, on est mal, et le nombre de bâtiments qui sont des épaves énergétiques est colossal. Donc, on ne sera pas de trop à aller dans le même sens, citoyens et élus. Le temps presse.»
LAURE NOUALHAT, Envoyée spéciale dans la Drôme
Photos Eléonore Henry de Frahan. Argos
29 août 2012 à 19:06 dans Libération
Laure Noualhat : je travaille sur les sujets environnementaux depuis 2003, date de la création de la page Terre à Libé.
Depuis, impossible de faire autre chose. Ayant l'étrange sensation d'être à bord d'un bolide polluant, face à un mur, je tente d'alléger chaque jour mon «empreinte écologique»...
Arriverons-nous à freiner à temps?

mardi 20 décembre 2011

Conférence sur le climat de Durban : entre échec et blague...

Climat : halte au conservatisme industriel !
La 17e Conférence sur le climat se conclut à Durban dans l’indifférence. Le climat s’est-il stabilisé ? Bien au contraire, 2010 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée par l’humanité. Les tragédies météorologiques se multiplient. Le péril climatique est annoncé : la température moyenne sur la planète pourrait grimper de 4 à 6 degrés d’ici la fin du siècle si les efforts pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre restent aussi dérisoires. En 2009, à Copenhague, nous étions pourtant nombreux à y croire, tant était puissante la mobilisation citoyenne et politique. Les dirigeants des pays les plus pollueurs se sont comportés comme lors d’un G20, rivalisant de coups de menton, de poignées de main généreuses et de formules historiques pour qualifier le plus grand défi de l’humanité. Mais ils n’ont pu masquer l’indigence de l’accord conclu. A Cancun en 2010, la négociation climatique fut sauvée, pas le climat !
A Durban, l’UE défend avec raison la poursuite du protocole de Kyoto et la perspective d’un accord global contraignant qui associerait pays riches et émergents. L’issue est incertaine tant l’obstruction des Etats-Unis et de la Chine est forte. Pourquoi une telle inertie alors que les conditions mêmes de notre avenir sont menacées ? Pourquoi l’Europe, pertinente sur l’architecture de l’accord, ne s’est-elle dotée que d’un très modeste objectif de réduction de ses émissions (- 20 % d’ici 2020) quand les scientifiques veulent le double pour espérer rester sous les 2 degrés de réchauffement ?
C’est que la négociation climatique est bien plus qu’une négociation environnementale. Lutter contre le dérèglement climatique nécessite de modifier en profondeur nos modes de production, de transport et de consommation. Autant d’habitudes, de rentes et d’intérêts difficiles à bousculer alors que les politiques climatiques, pour être efficaces, ne pourront plus se contenter de distribuer généreusement dérogations et quotas de CO2 aux pays et entreprises récalcitrants. Jamais une négociation internationale n’a généré une telle opposition, associant des multinationales des énergies fossiles, de la chimie, du ciment, de l’automobile ou de la sidérurgie. Une nouvelle économie émerge pourtant, avec une incroyable course dans les technologies vertes. Les renouvelables font leurs preuves : des centaines de milliers d’emplois non délocalisables (déjà 370 000 en Allemagne) ; des réseaux puissants de PME ancrant l’économie sur les territoires ; un marché mondial en expansion estimé à plus de 2000 milliards de dollars en 2020 et déjà les deux tiers des nouvelles capacités de production électrique installées en Europe ! Idem pour la sobriété et l’efficacité énergétique : en baissant de 20 % son ébriété énergétique, l’UE économiserait chaque année 100 milliards d’euros et chaque ménage 1000 euros ; deux millions d’emplois seraient créés, notamment dans le bâtiment. La France ne possède pas moins d’atouts que l’Allemagne ou la Chine pour participer à cette formidable aventure. Mais elle prend du retard car la transition énergétique y est bloquée au nom d’intérêts dits «supérieurs», en réalité au nom d’un véritable archaïsme industriel : EDF pénalisée par tout kWh d’électricité économisé, Areva concurrencée par tout panneau photovoltaïque ou éolienne installé, Total effrayée par des voitures plus efficaces…
Partout dans le monde une partie de la société est en mouvement : des pays (l’Allemagne et le Royaume-Uni avec des objectifs climatiques près de deux fois plus ambitieux que la France), des régions et des Etats fédérés, des villes, des entreprises, dont Siemens, GE, Sony, Ikea, Philips, Unilever ou Danone, des investisseurs et des organisations de la société civile ont fait de la lutte contre le dérèglement climatique et de la nouvelle économie qui l’accompagne un projet collectif, au nom de l’intérêt général ou privé. Leur structuration avance mais, hétérogènes, ils peinent à peser au niveau national ou mondial. Qui se souvient que le gouvernement français a sacrifié 20 000 emplois dans le photovoltaïque il y a peu ? Les élus ont la responsabilité d’offrir à ces acteurs un cadre administratif, financier et industriel incitatif et stable, et d’accompagner la transition industrielle et sociale de l’ancienne économie.
Nous n’avons pas à choisir entre catastrophe économique et catastrophe climatique. Nous pouvons réconcilier l’économie avec la planète et les citoyens avec leur avenir. C’est un projet de société. Aux responsables politiques de convaincre, aux citoyens de s’en emparer. Alors la négociation climatique changera de nature.
YANNICK JADOT Député européen Europe Ecologie-les Verts

La (bonne) blague de Durban
Sabotage? Grosse blague? Erreur involontaire? Personne ne sait, mais un faux texte de négociations a circulé samedi dans les couloirs de Durban, ce qui a fait perdre un temps précieux aux délégués, selon le Guardian.
Dans la journée, le faux texte a été envoyé aux délégués avec une note stipulant qu'il avait été rédigé par le Mexique (qui présidait la COP16 de Cancun), l'Union européenne, les USA et les pays membres du groupe BASIC (Brésil, Afrique du sud, Singapour, Inde et Chine). Il a tout de suite été rejeté par ces pays qui ont précisé que leurs positions étaient différentes, à quelques détails près. Or, en matière de diplomatie, le diable, on le sait, se loge dans les détail.
Calendrier. Le faux texte précisait que les discussions sur un nouvel accord global (l'accord qui rassemble les pays ayant souscrit à Kyoto et tous les autres) allaient démarrer en 2012 alors que les pays susnommés ont réclamé qu'elles démarrent tout de suite. Il précise qu'un nouvel instrument légal succédant à Kyoto doit entrer en vigueur «à partir» de 2020. En réalité, l'UE veut que ce ne soit «pas après 2020». La novlangue diplomatique est d'une précision fatale.
S'ils avaient voulu faire un bon faux, les faussaires auraient dû se concentrer un peu plus. Et d'abord, utiliser la bonne police figurant sur les documents officiels issus du secrétariat de la Convention climatique de l'ONU, Times New Roman au lieu de Arial. Ensuite, ils auraient pu consulter un calendrier et éviter la confusion entre le vendredi 10 décembre et le samedi 10 décembre. Bref, être un brin plus professionnels !
Il n'empêche, la bouffonnerie a fait perdre un temps précieux aux négociateurs mais aussi à la présidence sud-africaine qui a dû se fendre d'un démenti officiel. Quand on connaît les récriminations faites à l'endroit de l'Afrique du sud pour la conduite de ce raout climatique, on se demande bien qui a pu vouloir l'enquiquiner en retardant ainsi les négos. Que le Mexique figure dans le groupe des pays cités n'est pas étonnant. Les relations entre Mexique et Afrique du sud sont très tendues, le premier ayant proposé au second de «l'aider» à présider la COP17 ce qui a été fermement refusé.
Panne de Durban: toujours pas réparée
Ce soir, à 20 heures, les délégations restées à Durban tentent toujours de trouver un accord sur les textes âprement discutés l'après-midi par une vingtaine de ministres. Réunis en plénière, les négociateurs climatiques passent au crible chaque mot des accords transitoires proposés par la présidence sud-africaine de la COP17. Pour suivre en direct ces négociations incompréhensibles, c'est par là!
Samedi après-midi, une grosse vingtaine de ministres a passé cinq heures à discuter de quatre textes dans une toute petite salle du centre de conférence. Ces quatre textes (la vision commune partagée, le texte sur Kyoto, la boîte à outils sur le long terme et le Fonds vert) sont ensuite passés entre les mains de la présidence sud-africaine qui les a retouchés afin de présenter une version finale à l'ensemble des délégations, en plénière. Experts et délégués ont fait le pied de grue dehors, tout comme les journalistes et les quelques ONG restées sur place. Et pour faciliter la négo, les négociateurs restés à l'extérieur faisaient passer des post-its techniques à leurs ministres respectifs.
Ce soir, en plénière, on sent que les textes ne satisfont pas tout le monde. Une disposition a particulièrement retenu l'attention des pays en développement: l'allongement d'une éventuelle seconde période d'engagement de Kyoto jusqu'en 2020. «Si on s'engage sur une seconde période, nous en prenons pour 5 ans, ce qui nous mène jusqu'en 2017. Or, c'est à partir de 2020 seulement que les pays émergents acceptent de s'engager. Il faut donc éviter un vide juridique durant trois ans.» expliquait NKM. Mais les pays en développement y voient une façon pour l'Union européenne d'amoindrir ses ambitions. «Ce n'est pas pareil de faire -20% en 5 ans et -20% en 8 ans» a remarqué le représentant bolivien. «En l'état, l'UE ne propose que ce qu'elle fait déjà, c'est à dire 20% de réduction d'émissions de 20% à l'horizon 2020, en quoi est-ce que ça peut provoquer un consensus dans cette assemblée?», a lancé Claudia Salerno Caldera, la représentante de la délégation vénézuelienne, bien remontée contre le texte.
Ce soir, Durban est doublement au centre de l'attention: un match de rugby va ramener près de 70000 supporters dans la station balnéaire, tandis que les quelques diplomates du climat poursuivent des négociations sans sommeil.
Laure Noualhat : je travaille sur les sujets environnementaux depuis 2003, date de la création de la page Terre à Libé.
Depuis, impossible de faire autre chose. Ayant l'étrange sensation d'être à bord d'un bolide polluant, face à un mur, je tente d'alléger chaque jour mon «empreinte écologique»...
Arriverons-nous à freiner à temps?

mardi 22 novembre 2011

On lache rien...

mediascitoyensdiois@gmail.com  partage une vidéo avec vous sur YouTube :


HK & LES SALTIMBANKS - "On Lâche Rien"
http://www.youtube.com/watch?v=x6_7Mbp76jU

dimanche 23 octobre 2011

7 milliards d' humains...


Face aux périls écologiques, les urgences d'une planète surpeuplée : 7 milliards d’ Humains
La Terre souffre de l'homme qui lui demande de plus en plus de ressources pour survivre et combler ses aspirations à la consommation. Les progrès technologiques permettront-ils d'éviter un épuisement total de notre planète ?
MANGER
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la croissance démographique nécessitera une augmentation de la production agricole de 50 % d'ici à 2030 et de 70 % d'ici à 2050. Pour la majorité des experts, la Terre a le potentiel pour répondre à ces objectifs et nourrir les 9 milliards d'habitants qu'elle devrait compter en 2050.
Mais à quel prix ? En 2009, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) se sont livrés à un petit exercice prospectif. Dans le cadre de l'enquête Agrimonde, leurs chercheurs ont imaginé deux scénarios : dans le premier, les tendances actuelles se prolongent d'ici à 2050, et priorité est donnée à la croissance économique et au "bien-être immédiat des hommes" ; le second privilégie "la durabilité des systèmes agricoles et agroalimentaires".
Le premier cas de figure entraîne une hausse de 590 millions d'hectares des surfaces cultivées ou utilisées pour l'élevage (un milliard et demi d'hectares sont exploités aujourd'hui), une perte de biodiversité, une montée des problèmes environnementaux et une accélération du changement climatique.
Autant de phénomènes évités par le scénario alternatif. Mais celui-ci suppose une convergence mondiale vers un nouveau mode de consommation : les disponibilités alimentaires seraient alors de 3 000 kilocalories par jour et par personne (dont 500 d'origine animale), soit une diminution de 25 % en moyenne pour les populations des pays riches par rapport à leur régime actuel, mais une augmentation d'autant pour les habitants d'Afrique subsaharienne.
La nécessité d'une transition vers un nouveau modèle agricole mondial est de plus en plus évoquée, y compris au sein des institutions internationales : "Il faut garantir une transition des systèmes alimentaires et agricoles vers des systèmes moins gourmands en énergie fossile et moins polluants", écrivent ainsi les experts du Comité de la sécurité alimentaire, plate-forme des Nations unies, dans un rapport présenté lundi 17 octobre.
Dans 9 milliards d'hommes à nourrir (François Bourin, 432 p., 22 euros), livre qu'ils ont récemment cosigné, Marion Guillou et Gérard Matheron, qui président respectivement l'INRA et le Cirad, concluent sur six recommandations : accentuer les efforts de recherche ; mettre l'accent sur les partenariats internationaux et le partage d'informations ; réinvestir dans l'agriculture ; limiter la volatilité des prix des denrées alimentaires ; faire évoluer les modes de consommation ; repenser la gouvernance mondiale en matière de sécurité alimentaire.
"On peut gagner énormément, rien qu'en travaillant sur les irrationalités du système, affirme Olivier De Schutter, le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation. On insiste beaucoup sur la nécessité de produire plus pour répondre à une demande en croissance. Mais on oublie les gaspillages alimentaires ou les biocarburants qui entrent en concurrence avec les cultures alimentaires..."
Selon une étude parue en 2009, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est gaspillée chaque année.
HABITER
Une personne sur deux vit en ville. Chaque année, le nombre de citadins augmente de 60 millions. En 2050, ils seront 6,3 milliards, soit 70 % de la population. Ces chiffres font tourner la tête. Il y a deux siècles, seules deux villes, Londres et Pékin, dépassaient le million d'habitants. En 1950, elles étaient 75 ; en 2008, 431. La planète compte désormais 21 villes de plus de 10 millions d'habitants.
L'urbanisation n'est plus un phénomène lié aux pays riches : alors que, dans les années 1950, Tokyo, New York, Londres et Paris occupaient les premières places dans le classement des villes, seule la capitale japonaise conserve désormais son titre de première agglomération mondiale, avec ses 36 millions d'habitants. Les grandes villes occidentales ont été supplantées par les mégacités indiennes et brésiliennes. Dans les trente prochaines années, le processus d'urbanisation proviendra surtout des pays en voie de développement, mais à une vitesse plus rapide que celle que connut l'Europe.
La physionomie de la planète est en pleine mutation, le Sud s'urbanise tandis que le Nord stagne. Dans les pays en développement, la population urbaine devrait doubler d'ici à 2050, alors que celle des pays développés, sous l'effet notamment de la baisse de la natalité, devrait diminuer. En un siècle, la population de New Delhi, en Inde, est passée de 238 000 habitants à 22 millions.
Dans un rapport de 2009 sur les 19 megacités de plus de 10 millions d'habitants, l'ONU souligne que ces géantes urbaines aggravent les inégalités sociales. Près d'un milliard d'habitants vivent dans des bidonvilles. Dans dix ans, selon les projections des Nations unies, ils seront 1,5 milliard, soit 40 % des citadins. La Chine et l'Inde - les deux pays les plus peuplés au monde - concentrent à elles seules 40 % des taudis de la planète.
Sur le plan écologique, tout reste à faire : les villes qui dévorent jour après jour de nouveaux espaces sont responsables de 80 % des émissions mondiales de CO2 et de 75 % de la consommation mondiale d'énergie. Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre.
APPROVISIONNER
En 2011, à en croire les calculs de l'ONG californienne Global Footprint Network (GFN), 270 jours ont suffi aux habitants de la planète pour consommer les ressources annuelles de la Terre. Il aura donc fallu moins de dix mois - le jour J est le 27 septembre - pour épuiser notre budget mondial. Ce seuil à partir duquel il faut vivre "à crédit" en puisant dans notre capital est franchi de plus en plus tôt. En 2000, il se situait début novembre.
Depuis 2003, GFN veut marquer les esprits en publiant chaque année l'empreinte écologique des milliards d'humains. L'indicateur est pionnier, et sa conception méthodologique souffre de biais, nul ne le conteste. Mais il a le mérite de souligner combien la croissance démographique pèse de plus en plus sur nos ressources naturelles, rendant leur accès de plus en plus conflictuel et destructeur.
Tous les jours, les effets de cette vie "à découvert" se font connaître : déforestation ; surexploitation des ressources marines ; accumulation de CO2 dans l'atmosphère ; stress hydrique... Les chiffres sont là. Treize millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année, soit l'équivalent d'un terrain de football toutes les deux secondes.
Le 28 juillet 2010, l'Assemblée générale des Nations unies reconnaissait l'accès à l'eau potable comme "droit de l'homme". Une avancée historique. Pour autant, que va changer concrètement ce consensus mondial, pour les 2,9 milliards de personnes qui ne disposent pas d'un robinet chez elles ou à proximité ? Et les 2,6 milliards privées d'un assainissement de base ?
Les terres agricoles sont, elles aussi, de plus en plus disputées. Rognées par l'étalement urbain, elles sont également lorgnées par les promoteurs des biocarburants et les investisseurs privés. Selon des chiffres publiés fin septembre par l'ONG britannique Oxfam, 227 millions d'hectares, soit la superficie de l'Europe de l'Ouest, ont été vendus ou loués dans les pays en développement depuis 2001, principalement à des groupes internationaux. La majorité de ces terres ne devraient pas être exploitées. Les acquéreurs préfèrent jouer la carte de la spéculation foncière.
SE SOIGNER
Soigner, mais aussi renforcer les systèmes de santé et développer une prévention des maladies pour 7 milliards d'êtres humains, ne constitue pas le moindre des défis posés à notre planète. Que ce soit du côté des maladies transmissibles, à commencer par l'infection par le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme (responsables à eux trois d'environ 5 millions de décès par an dans le monde) ou bien de celui des maladies non transmissibles, qui ont tué 36 millions de personnes en 2008, selon les Nations unies, la réponse internationale demeure en deçà des besoins.
Les progrès accomplis en termes d'espérance de vie moyenne, passée de 52,5 ans en 1950 à 69,2 ans en 2009, sont menacés par les taux élevés de mortalité infantile et le poids des maladies transmissibles et non transmissibles dans les pays en développement. De même, l'épidémie mondiale de diabète et d'obésité, qui touche de manière prépondérante les populations les moins favorisées dans les pays développés, représente un facteur de risque qui alimente tant les maladies cardiovasculaires que les cancers.
Les maladies cardiovasculaires arrivent en tête des causes de mortalité dans le monde : 17,3 millions de morts en 2008, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 30 % de l'ensemble des causes de décès. Contrairement à une idée reçue, 80 % des décès dus à des maladies cardiovasculaires surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, et ils concernent autant les hommes que les femmes. Le cancer, quant à lui, est responsable de 7,6 millions de décès annuels, soit environ 13 % des causes de disparition. Ce nombre pourrait s'élever à 11 millions en 2030.
Le sida a révélé le fossé grandissant entre la santé dans les pays riches et les pays pauvres. Une mobilisation internationale massive a été enclenchée depuis dix ans pour tenter de le combler. Si des succès majeurs ont été obtenus, avec la mise sous traitement de 6,6 millions de personnes infectées par le VIH, l'Onusida calcule que 9 autres millions d'individus auraient, eux aussi, besoin de médicaments antirétroviraux.
Au-delà des efforts ponctuels et des structures permanentes, comme le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la question posée est celle du développement de la prévention et du renforcement des systèmes de santé. Les échecs passés montrent à quel point il est indispensable de développer l'accès aux soins et à des conditions d'hygiène décentes pour freiner la propagation des maladies infectieuses et casser la dynamique croissante des maladies chroniques.
APPRENDRE
C'est une bombe à retardement. Provoquée par la crise économique, la baisse des aides et des investissements dans l'école risque d'être lourde de conséquences. Selon l'Unesco, il ne sera pas possible de généraliser d'ici à 2015 la scolarisation des enfants dans le primaire, pourtant l'un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Si les chiffres montrent (en trompe-l'oeil) une croissance assez nette d'un milliard de dollars (724,7 millions d'euros) entre 2008 et 2009, "une bonne partie de cette hausse provient des prêts de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), des prêts - et non des dons -, qui devront donc être remboursés", explique Elise Legault, chercheuse à l'Unesco.
Aggravant la situation, les Etats les plus influents dans les programmes d'aide bilatérale - qui représentent 67 % de l'aide à l'éducation de base en 2009 - réviseraient leurs dons à la baisse. "Certains pays, comme les Pays-Bas ou les Etats-Unis, prévoient des coupes importantes dans leur budget à l'éducation, or chacun d'entre eux donne environ 10 % de l'aide totale", estime l'Unesco. Principales victimes de cette moindre générosité ? Les pays les plus pauvres. Pour scolariser tous leurs enfants de moins de 10 ans d'ici à 2015, ils auraient besoin, chaque année, de 11,6 milliards d'euros. Ils n'en reçoivent que deux aujourd'hui.
La planète compte aujourd'hui 1,85 milliard d'enfants de moins de 15 ans, soit 26 % de la population mondiale. Demain, cette proportion ne devrait pas sensiblement varier. Mais une grande partie de l'humanité vivra en 2050 dans les régions du monde où la proportion d'enfants non scolarisés sera la plus importante. Actuellement, 30 millions d'enfants non scolarisés vivent déjà en Afrique subsaharienne et 16,3 millions en Asie du Sud et de l'Est. En 2008, le taux de scolarisation en Afrique subsaharienne était de 73 % alors qu'il atteignait 95 % en Amérique du Nord et en Europe occidentale.
Les guerres n'arrangent rien. Les deux tiers environ des enfants non scolarisés vivent dans des pays en conflit. Selon l'Unesco, une réduction de 10 % seulement des budgets militaires dans les pays en développement qui dépensent plus pour leur armée que pour l'enseignement primaire, parmi lesquels le Pakistan, l'Angola, le Tchad ou encore l'Afghanistan, permettrait de scolariser 9,5 millions d'enfants.
Rémi Barroux, Marie-Béatrice Baudet, Paul Benkimoun, Sophie Landrin et Gilles van Kote

mercredi 5 octobre 2011

Dieulefit, 26 : 10èmes rencontres citoyennes

Bonjour à tou(tes)s

 Petite piqure de rappel au sujet des Rencontres Citoyennes qui se tiennent à Dieulefit, et sont organisées par le Collectif Citoyen (EPI de Dieulefit)

Bonne journée.
Nicolas

10èmes Rencontres citoyennes du pays de Dieulefit
A Poët-Laval et Dieulefit
Jeudi 6, Vendredi 7, Samedi 8, Dimanche 9 Octobre 2011

CHANGEONS CE MONDE !
Conférences, réflexions citoyennes, créations, spectacles
Tout ce qu'il faut pour penser le monde autrement



En partenariat avec :
Les Cafés Littéraires de Montélimar - Le Conseil Local de Développement - Le Tri-Porteur - Champs Libres - Espace Public Internet - CAEM - CEDER - La Maison de la Céramique - La Maison Fraternelle - Le Cinéma le Labor - La Bizz'Art - Artistes et créateurs locaux - Invités Européens venus de Roumanie et d'Italie




Télécharger le programme en format .pdf...
Collectif Citoyen du pays de Dieulefit

jeudi 15 septembre 2011

Eurre 26400 : le Village des possibles.... ( Encore 6 jours)


Bienvenue au Village des Possibles… encore Dix Jours
Le Village des Possibles du 3 au 21 septembre à Eurre, Drôme
Un espace éphémère de création, de partage,
de sensibilisation et de transmission…
Le Village des Possibles est ouvert
Créons !
Un collectif de citoyen(ne)s, animés par une envie commune de vivre de manière équitable, responsable, respectueuse de soi, des autres et de l’environnement, souhaite impliquer différents acteurs autour de la question des modes de vie.
Ce village participatif, solidaire et écologique s’organisera autour de plusieurs pôles : alimentation-santé, communication, habitat-énergie, législation, éducation-culture, etc…
Partageons !
Nous proposons à tous les individus, collectifs, associations, entreprises, ou autre, de se joindre à nous pour faire vivre ce village. Assemblons notre énergie et nos idées au service du Bien Commun !
Invitons-nous à enrichir la réflexion collective, mutualiser nos savoirs et pérenniser le lien entre les différents acteurs ! 
Sensibilisons !
Ce rendez-vous sera un évènement vivant témoignant des intérêts et de la faisabilité de nouveaux modes de vie responsables. Il sera un lieu de mise en commun de nos différentes approches et conceptions de la vie dans le but de débattre, d’informer et d’apprendre.
Les habitants et visiteurs s’inscriront dans une dynamique collective ancrée dans la valorisation et l’enrichissement d’un territoire local.
Transmettons !
Ce potentiel de richesses interculturelles et intergénérationnelles, rassemblées dans cet espace-temps, est une opportunité pour contribuer à l’évolution de nos modes de vie.
Un autre monde est possible, re-bâtissons-le, ré-inventons-le, ré-enchantons-le… 
Le projet s’ouvre à vous !
Pour plus d’informations, contactez : villagedespossiblesdrome@gmail.com
Jeudi 15
9h15 - 15h : Arts plastiques et Landart (Nathalie Parseihian)
15h30 - 17h30 : Atelier « Vivre l’instant présent » avec Résonance et Anne Tesson.
18h30 : Spectacle « Contes et Merveilles » de Véronique Aguilar
Vendredi 16
Atelier Couverture Vivante
14h - 17h : Yourte santé - Table ronde et ateliers découvertes autour du thème de l’alimentation et la sphère digestive
17 h : Une Yourte dans la Drôme ( F.Hoog ) animation et témoignages avec Ecologie au Quotidien du Diois
18 h : Caféministe l’après-midi : « Un autre possible dans les prises de décisions : la méthode de décision au consensus » (Françoise Maquin)
19h : Spectacle « Miss bazooka cherche l’amour »
Samedi 17
10h à 11h : Ateliers Qi Gong
17h : Projection « Une yourte dans la Drôme », suivi d’un débat/témoignages avec Ecologie au Quotidien au Cabaret des Ramières
18h à 19h : Atelier Tai Ji
18h : Spectacle "Humour 1er, 2ème, 3ème, etc... degrés" (Cie Pescatune), adulte/enfant tolérés, près du bus
18h : Replacer notre émancipation dans le sécessionnisme (OPDLM)
21h : Concert d’Anjala (amour et espoir) au Cabaret des Ramières
Samedi et Dimanche :
9h30 - 12h : Ateliers et débats sur l’alimentation (Alimentation en transition)
15h - 17h30 : Dialogue sur la transition avec Groupes locaux Territoires en transition ( Hervé Bruyère), Réseau Diois Transition ( Claude Veyret )
20h30 : Siestes musicales
Bilan, suites possibles, premiers démontages
Café associatif L’arrêt public
Echange semences et plants
Dimanche 18
Permaculture et agroécologie (Ecole de la Nature et des Savoirs)
Journée « Création en fibre » (tissage, filage, tricot, etc…)
10h - 12h : Découverte méthode Feldenkrais
15h : Collectage sonore et écritage
18h : Déblatération poétique en mouvement sur « le Village »
18h30 : Théâtre Forum sur l’habitat mobile (Die-Version d’Ecologie au Quotidien du Diois)
Lundi 19
10h - 12h : Découverte méthode Feldenkrais
Démontage
Mardi 20
Démontage
Mercredi 21
Journée internationale de la Paix au Cabaret des Ramières : Atelier Couverture Vivante, jeux coopératifs (Coop’aire de jeux), fabrication de cerfs-volants, « Solidarité et Paix » (André Duny), concert d’Anjala, projection « Le Village des Possibles filmé par ses habitants » (Alter-Actions) et Mediascitoyens.diois.blogspot.com
14h30 - 16h30 : Atelier clown
16h : Film de l’école des Amanins avec Isabelle Peloux et Anne Barth
Spectacle de contes en soirée (Jérémy Legland)
Tous les jours :
- Restauration, buvette sans alcool, cuisine collective (alimentation végétarienne, au maximum bio et  locale)
- Ateliers improvisés d’échanges et pratiques, vie du village, tours de parole, expositions, etc …
- Accueil sur camping autogéré (pas de véhicules à moteur), accès personnes à mobilité réduite
- Réunion d’organisation quotidiennes
- Missions possibles à l’extérieur du Village (communication de l’évènement, coups de main aux agriculteurs, …)
- Patrouille des clowns chargée de faire respecter la charte et le règlement
Participation financière : L’entrée, les repas et tous les évènements sont à prix libre 
(Nous n’avons pas de subventions !)
Présentation, charte, règlement, mises à jour : villagedespossiblesdrome.blogspot.com