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dimanche 13 avril 2014

Grand Transbahutement à MédiasCitoyenDiois...



Transbahutement interne
Ce blog est le cheminement collectif, depuis septembre 2005 et réalisé le 1er mai 2009 à l’initiative de Médias-Citoyens-Diois (association loi 1901), soutenue par la Région Rhône-Alpes. Outil par et pour les habitant(e)s du Diois, comme du Val de Drôme, au service de nos deux territoires, il est ouvert à chacune et à chacun, individus, associations, institutions et élus. Si vous nous encouragé tous les jours à poursuivre l’aventure, vous avez été nombreux à déplorer le déroulé de ce bog. Dont acte :
Lundi 14 avril 2014  notre nouveau site; 
http://mediascitoyens-diois.info/
 
L’ancien fonctionne toujours pour le moment.
L'objet de l'association Médias Citoyens Diois est de répondre à l’intérêt général, dans une logique de service collectif d’information pour le territoire Diois, par des pratiques d’éducation populaire. Il projette de donner aux citoyens les moyens pratiques de s’informer et de s’exprimer sur la vie locale ; de favoriser la pluralité d’expression, le dialogue et le débat entre les citoyens, les acteurs locaux et les élus de ce territoire ; de faire fonctionner des médias locaux "participatif" sur tous les supports de son choix : site Internet, journal papier, vidéos, radio, blogs, réunions publiques, expression théâtrale ou artistique, crieur public ; liée à aucun parti politique ou groupe religieux, laissant place à l’expression de chaque habitant dès lors qu’il s’engage à respecter l’éthique de l’association pour promouvoir une information fiable, sincère et non partisane. Il se propose de former la population à la compréhension du rôle comme au fonctionnement des médias ;
Pour envoyer une information nous avertir d'un sujet de reportage, nous faire parvenir une brève de votre village ou un article …

Piegros la Clastre : Billie, Belle de Drôme...



PIEGROS-LA-CLASTRE: Le premier “baiser” de Billie
Billie s’est déjà fait remarquer pour son énergie et sa sensualité.
(Photo: Previous Next)
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
“Une voix envoûtante, des claviers captivants pour une fragrance encore inconnue à ce jour”. “Une écriture sensible et mordante… Énergique, la chanson détonne et étonne. Billie aussi…” Avant la sortie le 31 mars de son premier album, “Le baiser”, les retours étaient déjà édifiants.
Il faut dire que la jeune chanteuse lyonnaise, qui a vécu longtemps à Piégros-la-Clastre où habite sa famille, a été bien entourée : la collaboration de Kent, celle de Belle du Berry (Paris Combo), une réalisation signée Romain Tranchart et Grégory Louis… son premier essai risque bien d’être un coup de maître ! D’autant que “Ta bouche” est sur la play list des radios.
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique »
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique, confie-t-elle. En 2008, j’avais monté un projet sur scène avec une violoncelliste (Théodora King) ; un pianiste (Vincent Elbaz) nous a rejoint c’est devenu plus électronique. Et l’influence des années 80, que j’aime beaucoup, s’est ajoutée. »
Si elle préfère ne communiquer que son nom de scène, Billie ne cache pas qu’elle a fait partie de l’aventure musicale de Coefficient 7 et du Petit Festival en Herbe. « J’ai hâte de venir jouer dans la Drôme, avoue-t-elle. J’ai écrit les titres il y a deux ans, j’ai fait ces rencontres, ils ont dit oui tout de suite ».
On dit d’elle qu’elle a un sourire de louve, que sa prose est sensuelle, on parle d’elle comme d’une sirène à la poésie sensible, Billie s’est déjà fait remarquer, notamment lors des Transmusicales de Rennes en 2011. Elle est désormais en tournée, avec un passage par Les trois baudets à Paris mardi dernier.
Elisabeth VOREPPE du DL

samedi 12 avril 2014

Biovallée : Fête de la Terre et la Biodiversité les 19 et 20 avril 2014...



Bonjour,
Nous vous remercions de bien vouloir insérer ce article dans la prochaine édition de votre quotidien.
 19 et 20 avril 2014 : "Journée Internationale de la Terre et de la Biodiversité" 
Les associations Ecologie au Quotidien et la LPO vous invitent à participer au week-end dans le cadre des " Journées de la Terre"
Au programme en Biovallée de la Drôme :
A Die
Samedi 19 avril :
10h à 12h :
Troc de graines et de plants sur le marché de Die.
Midi : Jardins du l'Aube : Repas partagé - Troc de graines et de plants.
14-16h : "Je démarre un potager bio" avec Sylvère Lerouge
15h : Lecture de paysage et découverte des chants d'oiseaux  le long de la Rivière Drôme avec Gilbert David-LPO et Claude Veyret.
A Allex-26
Dimanche 20 avril 2014
Co-voiturage à 11h et 14h Parking Office du Tourisme Die.
12h 14h30 : Visite du Musée de la Maison de la Réserve Naturelle des Ramières - www.lagaredesramieres.com/. Route de Grâne–26400 Allex.
12h : Pique-nique partagé aux Ramières.
15h-17h : Visite guidée de la Réserve des Ramières par François Humbert, bagueur, LPO 26.
15h-17h : Balade à vélo à partir de Réserve des Ramières.
En vous souhaitant bonne réception,
Anne Tesson
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie

vendredi 11 avril 2014

Die 26150 : le Tchaï Walla change de mains....



Bonjour,
Finalement notre reprise a pris du retard et nous signons la vente le vendredi 18 avril 2014 à 17h, ce jour à midi nous serons ouvert pour notre dernier service de la scop tchai walla, et dés le samedi 19 avril 2014 à midi nos repreneurs Lucie et Christophe seront là pour vous accueillir, avec nous d’ailleurs, ce soir là ils proposeront une soirée festive d'inauguration avec musique brésilienne et repas...réservation vivement conseillée!
Tchailala hi hou!!!
Restaurant TCHAI WALLA
8 Rue Joseph Reynaud
26150 DIE
tél: 04 75 21 00 94
mail: tchai26150@orange.fr
site: www.tchaiwalla.com

Barnave ce 18 avril à l'Aubergerie...



Elections Municipales de Die : dernière analyse...( 4/4 )



Vendredi 11 Avril 2014
Die 26150 : Etat des lieux. Dix jours après les Elections. Municipales de Die... Marco Panseri, administrateur de MCD a interrogé Claude Veyret, notre rédacteur sur les élections à Die pour une quatrième et dernière interview… Quatre ou cinq questions à Claude Veyret, ancien élu municipal sur le plateau du Vercors (1976-82) pour comprendre les municipales à Die. (4/4) 1 - Marco Panseri : Quelle bilan tiré de ces Municipales ? 
Claude Veyret : Restons en à l’analyse politique…Pour comprendre la globalité, mettons ces élections en rapport avec ce qui c’est passé au national. Ces élections municipales sont une débâcle électorale pour le PS et le gouvernement. En examinant la liste des villes de plus de 30 000 habitants, le Parti socialiste peut faire le décompte : il perd une cinquantaine de villes. Des bastions, des villes conquises en 2008, des villes dirigées par des personnalités nationales : le vote sanction est passé partout. Toulouse, quatrième ville française, Quimper, ville de Bernard Poignant, conseiller proche de Hollande, Roubaix, Reims, Belfort, Argenteuil, Asnières, Colombes, Chambéry, Angers, Caen, Ajaccio, Montbéliard, Valence, Évreux, Tours, Roanne, Saint-Étienne, Laval, Pau, Amiens, La Roche-sur-Yon, Athis-Mons, Livry-Gargan. Un résultat symbolise à lui seul l’ampleur de la défaite socialiste : Limoges. Personne n’aurait imaginé la perte par le PS de ce bastion socialiste depuis 1912. Or Alain Rodet, maire sortant, est battu. Jean-Marc Ayrault, dimanche soir, et la plupart des responsables socialistes n’ont d’ailleurs pas renvoyé à des situations locales difficiles les enseignements de ce scrutin. « C’est une défaite pour le gouvernement. J’y prends toute ma part. Ces élections ont été marquées par la désaffection significative de celles et ceux qui nous ont fait confiance en mai et juin 2012 », a reconnu le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le résultat est d’une rare sévérité, tant il vient démentir une large partie des socialistes qui perdent aussi plus de 155 villes de plus de 9000 habitants. En Drôme : Romans sur Isère, Valence, Portes lès Valence (en alliance), Livron, etc.… A Bourg-lès-Valence, le basculement à droite est un véritable séisme. La ville n’avait en effet jamais été gérée par la droite. Un grand chelem de la droite qui va aussi remettre en cause la gouvernance de l’agglo Valence-Romans sud Rhône-Alpes présidée par le maire PS de Valence Alain Maurice battu ce dimanche soir. Et en Isère : Voiron, Vizille, Eybens, ….  C’est un cycle qui s’achève ou plutôt la fin d’un système qui est visible dans ce vote : celui de la fin d’un dualisme ou manichéisme Gauche-Droite qui permettait aux socialistes et ses alliés d’avoir comme programme seul la diabolisation de la Droite…Autre point à prendre en compte, je pense, autrefois, et ma génération aussi, nous choisissions de voter à Gauche dès notre premier vote et nous n’en changions jamais jusqu’à notre mort.  Cela ne vaut plus, les nouvelles générations peuvent un jour voter à Gauche et le scrutin d’après, vouloir essayer «autre chose ». L’abstention a encore augmenté en ce deuxième tour (38,5% après 36% au premier tour). Les reports de voix sont médiocres, voire très mauvais, laissant isolés les candidats du PS. Autre symbole de la défaite socialiste : Grenoble. La liste emmenée par l’écologiste Éric Piolle, regroupant le Front de gauche et des associations de la ville, avait créé la surprise en arrivant en tête, devant la liste socialiste, au premier tour. Le refus du candidat PS Jérôme Safar de fusionner a été durement sanctionné par les électeurs. L’écart se creuse encore, puisque l’alliance conduite par les écologistes l’emporte avec 40,8 % des voix contre 27,6 % pour le socialiste. La victoire du candidat du Front de gauche Patrice Bessac à Montreuil ne doit pas masquer les difficultés persistantes du PCF, en particulier en Ile-de-France. Les communistes perdent plusieurs fiefs, Saint-Ouen, Bagnolet, Bobigny, Villejuif. Ils sauvent d’extrême justesse Saint-Denis et préservent quelques villes en région, comme Dieppe. L’affaiblissement du communisme municipal se poursuit. Enfin, même si un comptage précis reste à faire, tout laisse penser que le Sénat, à l’issue des élections de l’automne prochain, devrait être repris par la droite. Cette situation ne me réjouit pas…Ce sont des années de travail dilapidées.
2 - Marco Panseri : La victoire d’un Centre n’était pas prévisible ?
C.V. : François Bayrou a déclaré que s’il était élu (lors de la présidentielle), son gouvernement serait composé des meilleurs, à droite comme à gauche. Est-ce cette idée qui a émergée à Die en 2014 ?  Bayrou ne fait pas partie de mon Panthéon intellectuel, mais arrêtons nous une seconde à cette idée de « coopération » des énergies dioises, d’une « alliance pour virer la Droite » proposée par les écologistes. Iconoclaste, provocatrice, incongrue, gonflée et je ne sais quels qualificatifs. Elle sortait des habitudes politiciennes, de la normose des appareils incapables de voir les évolutions sociétales,  elle dépassait leur vision intelligible, leur compréhension et leurs stéréotypes préfabriqués du politiquement immuable. L’occasion a été ratée (pas pour Mr Trémolet qui a gagné mais pour la liste de Mr Leeuwenberg dont c’était la seule possibilité de gagner). Reprenons au niveau national : nous assistons ici à l’émergence discrète d’un centre….Certain dirons d’une « Droite Dioise » depuis 2 élections municipale. Moins remarqués que le FN ou les écologistes, les candidats des partis centristes sont sortis renforcés du premier tour des municipales. Jérôme Baloge UDI, a emporté dimanche, au premier tour,  la mairie de Niort, Deux-Sèvres, (60 000 habitants). La ville des mutuelles, à gauche depuis soixante ans, a rebasculé vers la droite de l’échiquier convenu. C’est une victoire franche pour ce gaulliste social, catholique pratiquant, avec 54,32% des voix, sur la maire sortante PS qui n’a récolté que 20,35%. « Nous avons fait campagne sur des enjeux locaux très forts comme la diversification de l’emploi, et bénéficié du rejet des logiques politiciennes » souligne-t-il. Les électeurs se sont massivement reportés sur une offre politique centriste au sens large : sur des candidats modérés de l’UMP comme Fabienne Keller, à Strasbourg (Alsace), sur ceux de l’UDI et du Modem, comme Erwann Balanant, à Quimperlé (Finistère). François Bayrou, qui avait perdu son siège de Député, a profité de cette « vague centriste » en étant élu à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Les villes de Béthune, Laval, Amiens et Saint-Brieuc, ont basculé au centre. En Haute-Savoie, des dizaines de maires de petites communes les ont gagnées dimanche dernier sous l’étiquette UDI. Quant à Yves Jégo, Jean-Christophe Lagarde ou André Santini, tous cadres du parti fondé par Jean-Louis Borloo il y a un an et demi, ils ont été, eux aussi, réélus au premier tour, comme 90% des maires sortants sous cette bannière. Au soir du second tour, entre 6000 et 7000 élus de l’UDI ont donc intégrer des conseils municipaux, dans la majorité ou l’opposition, contre environ 2500 jusqu’à aujourd’hui. Entre les deux grandes forces politiques omnipotentes, le centre séduit une frange de l’électorat en quête de propositions modérées et concrètes. « Les centristes reprennent des couleurs dans cette élection, confirme le politologue Laurent Bouvet. François Loos, de l’UDI : « Nous sommes des humanistes, argumente le candidat. Les gens ne veulent plus de clivage, de tension. Ils veulent qu’on s’occupe d’eux, qu’on leur facilite la vie. » Discours pragmatique sur l’économie et les entreprises, vœux de rigueur quant à la dépense publique, attention portée au social et aux plus démunis… Pour ces élus, la décentralisation n’est pas un vain mot. Ce qui explique sans doute pourquoi les centristes refont surface dans l’Ouest, notamment en Bretagne acquise aux socialistes depuis les municipales de 1977. « Les candidats du centre sont dans une logique de rassemblement, renchérit Marc Fesneau. Cela parle à l’électorat. » « Nous sommes le meilleur antidote au FN ! Veut croire Jean-Christophe Lagarde. On réoccupe l’espace politique du centre. Du coup, l’électeur ne se sent pas prisonnier de la droite forte, d’un côté, et du PS, de l’autre. On lui fait des propositions, mais sans être excessif. » Au soir du second tour,  le centre souhaite incarner une force nouvelle. Et reprendre le sénat en septembre. La gauche ne connaît peut-être que le début de sa déroute.
3- Marco Panseri : Et à Die, c’est un jeu des partis ?
C.V. : Oui et non ! Oui un pays qui depuis 1830 (premières élections de maire de Die, au suffrage universel) vote fièrement et immanquablement à Gauche… La Gauche est alors jaurésienne : Justice sociale, Paix, répartitions des richesses, égalité de tous, droits de l’humain, celle que j’aime. Déjà 2008 était un coup de tonnerre. Mais personne n’a analysé les élections municipales de 2000 ou Isabelle Bizouard (alors apparentée PS) gagnait de quelques voix. Puis de 2008 où elle perdait derrière Mr Berginiat. Isabelle Bizouard, maire de juin 95 à mars 2008, même s’il l’on peut parler de lassitude de l’électorat, n’avait pas fait, avec 1105 voix, fait le plein des voix de Gauche. Peut on là déjà parlé de glissement à Droite de l’électorat, nouveau ou/et jeune. Bien sur les analystes avaient bien déceler que la liste composée de Mme Malaterre, Mr Leeuwenberg et Mme Bizouard partait à sa perte tant les conflits (triangulaire) et violences (retrait de délégation) avaient émaillé les mandatures précédentes et que personne n’a cru une seconde à cette réconciliation tant de façade que d’opportunité. Cette troisième tentative de gagner mathématiquement à Gauche est encore un échec. Mr Leeuvenberg perd même 600 voix à gauche en 6 ans. Cette fois la leçon devrait être tirée par tous. Bien sur il y a eu une réaction générale à sa personnalité qui l’a fait perdre. N’oublions pas que 1663 votants ne voulaient pas de lui. (Et 2545 Diois). Décomptes indiscutables… Mais c’est aussi un changement de siècle : « l’Alliance avec les communistes perd ». Le PS qui gère si bien les rapports de personne, ses élus, devrait le comprendre.
En 2008, les écologistes, qui ne s’étaient pas maintenu, bouc émissaires à l’époque, n’avaient en rien contribué à une défaite annoncée. La gauche ne peut plus être qu’un slogan décérébrant. Mais personne n’a essayé d’en comprendre les causes et raisons, restant dans l’émotionnel. Doit on en conclure que désormais jamais la Gauche ne regagnera sans les écologistes (à 20%), c’est probable, mais personne ne veut se l’avouer tant cela met en péril les vieux schémas et alliances qui  ont fait flores pendant 60 ans. Le deuxième point qu’il faudra bien sur mettre sur la table, c’est cette alliance PCF-PS à Die décidée par les appareils départementaux en échange de carence de candidats PCF sur le reste du département : Nyons, Dieulefit, Montélimar, Chabeuil, Valence, Romans, Bourg de péage, etc… Presque partout en Drôme. Die était laissée, dans la négociation, au PCF. Die se trouvait sans candidat PS, sans primaire pour évaluer les forces, sans choix local. Les Dioises et Diois n’ont pas apprécié du tout ces « combinazione ». Si l’on ajoute, en trois, le choix de la personnalité de Mr Leewenberg, une personne qui ne rassemble nullement, clive le débat et réagit violement contre ses adversaires, c’est évident que cela était fichu. Même avec 2 listes à Droite en 2014. Il faut le faire. Impensable il n’y a que 20 ans. Je peux affirmé que Mme Ribard aurait même gagnée les 12 voix manquantes avec facilité. Quel gaspillage. Cette fois en 2014 les voix écologistes se sont réparti pour une grande part à Gauche (vers 8 %), un peu chez Mr Trémolet (non encarté MODEM alors que son adjoint Feuiltaine y émarge), (vers 4 %).  Et 220 voix (8,7%) sont restées fidèles à leurs idées. On aurait pu croire que face aux pressions et injonctions de la Gauche, ce score fut plus faible encore. Ce noyau demeure le socle solide sur lequel les écologistes devront compter à l’avenir.
4- Marco Panseri : C’est une sortie des clivage des partis ?
C.V. : Certainement. Si l’on peut avoir le plus grand respect pour 70 ans de lutte souvent exemplaire dans notre histoire pour le PCF, (1920, Journal l’Humanité, Front Populaire, Résistance, luttes sociales, défenses des Services publics, etc.…), nous savons aussi qu’il a été  souvent effroyable (Guerre d’Espagne, Jacques Doriot, Pacte Germano-Soviétique de 39, Mai 68, Hongrie 56,  Tchécoslovaquie 68, Afghanistan 79, éviction des intellectuels, etc.) et n’est plus porteur d’espoir. Ni ailleurs, ni ici. Nous avons quitté « le siècle des Totalitarismes » ou  « l’âge des Extrêmes » comme dit l’historien Eric J. Hobsbawm. Nous avons changé de Siècle. Portes lès Valence et Bourg lès Valence viennent de confirmer ce changement de siècle. Et Die aussi. Si l’histoire n’explique pas tout elle permet de comprendre. Les écologistes n’ont rien à voir avec les totalitarismes.  Et l’on peut comprendre que poser comme postulat un maire communiste était une erreur fondamentale de Didier Guillaume (lors de son discours de Die, lors de la Manifestation du 15 décembre 2012 pour l’obtention d’un sursis de 30 mois, annoncé par la ministre de la santé dans une lettre lue lors de la manifestation par le président du Conseil Général).  Nous savons que dans le Diois toute une Gauche socialisante (Radicaux, Catholiques de gauche, Protestants humanistes et sociaux démocrates) sont pas enclins à voter pour un maire communiste.
Enfreindre cette connaissance historique a menée à l’échec. Jean Pierre Rambaud a été élu maire PCF de mars 89 à juin 95 par la qualité de sa personnalité de gentleman qui bousculait toutes les frontières. C’est d’ailleurs cette ombre (il a été CG de Die de 79 à 92 et de 98 à 2004) qui a permis à son successeur au Conseil Général, Mr Condette, de gagner sans difficultés.  Mais le Diois n’est pas une terre communiste, comme certaines régions des Cévennes ou des Baronnies.
Pour ce qui et des Droites, Mr Georgres Berginiat, on peut le dire, n’a pas bénéficié de son bilan : Places, adduction d’eau, Chanqueyras, projets d’hydo-électricité de la Raïs, chaufferie bois des bâtiments communaux, ZAC de Cocause, Stade de Foot, Théâtre de Die, etc… Trois erreurs à cela : l’étiquette UMP qu’il a porté en suppléant de Hervé Mariton, lui a collé aux basques, et la presse ne l’a pas démentie. Le manque de proximité avec les commerçants ces 2 dernières années. Quelques commerces ont pâti des travaux de la République et comme dans toutes les villes ces chantiers créent des mécontentements. Mr Trémolet fut la surprise, indiscutablement. Mais 2 ans de proximité avec les commerçants, un homme qui habite le Centre ville…ont induit une campagne de proximité. Là aussi la presse l’a catalogué MODEM, alors qu’il se défend de toutes étiquettes politiques. Cela ne l’a pas handicapé car il a glané les voix du centre Gauche et de la Gauche modérée. Il dit 33% de son électorat. Nous dirions plutôt 40% des ses voix viennent de la Gauche au deuxième tour (il a d’ailleurs des socialistes et votant NPA sur sa liste). La diabolisation qu’en a fait le PCF (caméra, FN, etc.…) n’a pas marché. Car cela ne correspondait pas à la réalité. Enfin les écologistes sont désormais une force incontournable et non une roue de secours, des supplétifs,  pour tel ou tel manœuvrier. Doit on expliquer que les 29% de Mr Leeuwenberg ajouté au 20% de Mr Jouve ne font pas 51%...En plus des écologistes n’auraient pas suivi une fusion de liste et encore moins un désistement, jusqu’à ce que Mr Berginiat dépose sa liste, 30 minutes avant la clôture préfectorale. A 49% il n’y avait nulle ressource où puiser. « Les écologistes ont contrecarré l’ordre établi avec un maire choisi » constatait Eric Piolle à Grenoble, il aurait pu le dire à Die. Les écologistes ont l’habitude d’être maltraités. Je crois que cela va changer. Bien sur il n’y a qu’un écolo au Conseil Municipal de Die, mais libre, indépendant, sur ses valeurs, pas dans une valise du PS ou du PCF. Désormais  Les écologistes sont une force crédible et enthousiaste qui peuvent « refaire société » dans le Diois, si ils se décollent les étiquette que leurs concurrents leur collent aussi régulièrement que malveillamment. Une page se tourne. En conclusion, on peut dire que le seul responsable de l’échec de la Gauche à Die est le PS, avec une alliance préconçue et hors-sol, dont plus personne ne veut. En définitive comme dit  Rousseau, en politique : « le peuple a toujours raison ». Et d’ajouter « on n’a jamais raison contre le peuple ».
5- Marco Panseri : Quelle est le rôle de la presse ?
C.V. : Nous remercions les listes de Mrs Berginiat, Trémolet et Jouve, d’avoir jouer la transparence, la démocratie et la citoyenneté en nous communiquant régulièrement leurs informations. Nous regrettons que Mr Leeuwenberg n’ait pas joué cette carte de la citoyenneté, nous aurions publié ses textes comme pour tous les autres candidats diois. MCD est un blog participatif, cela veut dire que toutes et tous peuvent y écrire, sans exclusion, dans le respect des personnes et de la loi. Quant au rôle exact de la presse en ligne, difficile à dire, puisque 3 listes y étaient publiées régulièrement et à égalité. Les autres organes de presse (Dauphiné Libéré, Journal du Diois, RadioDWA) ont aussi joué leur rôle avec équité et justesse. La presse est libre, mais en rajouter sur tel ou tel, peut ce révéler contre productif. Les électeurs sont éduqués et intelligents. Ils font le tri, nuancent et sont peu manipulables à Die. La virulence contre les journalistes ne fait pas une politique. «On n’attaque pas la presse», disait François Mitterrand. Ces jours-ci on attaque beaucoup la presse. Depuis la dernière campagne présidentielle, et plus encore depuis quelques semaines avec les «affaires», on lui assène des coups verbaux avec une violence inédite. Nicolas Sarkozy, dans sa tribune au Figaro, s’emporte contre «les milliers d’articles rédigés à charge» contre lui, une «boue complaisamment répandue». A droite, c’est une litanie d’accusations. Jean-François Copé dénonce les «Tartuffes bouffis d’orgueil». Pas tous, mais quand même. N’en jetez plus…A Die  Mr Leeuwenberg s’est laissé aller à ce penchant. La campagne pour les élections municipales a donné lieu à des attaques en règle qui traduisent une curieuse conception de la démocratie. A l’extrême droite, Marine Le Pen invective Canal + : des «bobos horribles, pleins de morgue». A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet accuse une journaliste du Monde d’être «la 21e tête de liste du PS». Nicolas Dupont-Aignan accuse untel d’être «une merde intégrale». Le dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon lance sur son blog un appel à la vindicte : «N’ayez aucun scrupule à dire très haut ce que vous pensez de cette caste partout où vous le pouvez, de manière à créer une ambiance qui leur soit partout contraire et méprisante. Et consolez-vous : ils ne valent pas plus cher». « Comme tous les citoyens, les politiques sont fondés à critiquer la «presse». Pendant longtemps, en dehors des cercles restreints de l’université ou de la «critique médias», cette «fonction sociale» qu’est le journalisme échappait au discours politique, comme s’il s’agissait d’un exercice neutre, hors du champ de la contestation. On peut se réjouir que les questions du pluralisme, de l’indépendance du journalisme, et pourquoi pas de sa qualité, sa pertinence, redeviennent d’intérêt public. Sauf qu’à quelques exceptions près les responsables politiques ne prennent pas d’initiatives pour que la France se retrouve à une meilleure place que la 39e, qu’elle occupe au classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières » explique Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. « Quiconque ne se reconnaît pas dans un discours journalistique, dans une présentation de faits, préfère tomber dans l’insulte ou le mépris »explique-t-il. On ne saurait ignorer la haine montante de l’altérité, le dégoût croissant des représentations contraires, des sentiments nourris par de trop nombreux Français sur lesquels les politiques auraient tort de souffler. Ne nous trompons pas. Nonobstant leur caractère «trop humain», nombre de journalistes font preuve d’une indépendance d’esprit, d’une curiosité et d’une intégrité intellectuelle très supérieure à nombre de ceux qui les critiquent. « Ceux qui s’attachent à traquer les débordements journalistiques peuvent-ils reconnaître que les rédactions sont remplies de journalistes qui collectent et rapportent les informations en se fondant sur une «subjectivité désintéressée» ? S’attacher à dévoiler et comprendre le réel, avec honnêteté et doute, est un facteur d’apaisement. Il serait pertinent que les politiques fassent preuve d’un sens de la «complexité » et, plutôt que s’attacher à des polémiques fugaces, à des déclarations démagogiques, nous donnent matière à réfléchir et débattre sur la divergence des intérêts et sur la nécessité de leur juste et libre représentation » continue Christophe Deloire, de mémoire. Ce climat de dénonciation est attentatoire à la liberté de la presse, et simplement de la liberté d’opinion, en ce qu’il procède de l’intimidation. Pour sortir d’un système de «servitude réciproque», il est urgent d’en finir avec le mélange des genres et que chacun fasse son travail. Celui des journalistes consiste à rapporter des faits et les idées. Celui des responsables politiques est de nous préparer un monde correspondant le plus possible à nos choix collectifs. « Et les vaches seront bien gardées ».
6- Marco Panseri : Que serait un monde sans journalistes ?
 C.V. :A l’évidence, ce serait tout au contraire un monde saturé de messages de communication, de propagande, envoyés par des structures publiques et privées, parfois des individus, sans qu’il soit possible de distinguer le vrai du faux, la manipulation de l’information imparfaite, partielle et partiale. Les journalistes ne sont pas toujours à la hauteur de l’idéal, peut-être, mais lorsqu’on leur tape trop fort dessus, quand on porte atteinte à la confiance dans une fonction sociale en soi, on restreint les libertés de tous les citoyens. A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. Nous refaisons sans cesse le monde à grands coups de "si", de "quand" , au nom de ce qui "devrait être", "aurait pu être", "pourrait éventuellement être", et nos pensées vagabondent dans le passé ou le futur. Il est bien rare que nous soyons vraiment " ici et maintenant " – alors même que nous ne pouvons en fait être ailleurs qu’ici et à un autre moment que maintenant. Cultivons une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres…
MCD
(Les élections municipales à Die sont passées. Nous espérons avoir apporté de l’intelligence collective pour tous dans une analyse appropriable, mais non exhaustive. Combien il est difficile de comprendre 70 ans de l’histoire dioise. Consolons nous,  tranquillisons nous, nous participons dès ce jour à l’histoire du Diois,  mais l’humilité oblige à écouter, histoire de mémoire et d’altérité… Ici l’histoire nous oblige… Et la mémoire nous contraint. Marco Panseri).

vendredi 4 avril 2014

Die 26150 : premier Conseil Municipal de la mandature : Mr Trémolet élu maire.



Premier Conseil Municipal de Die ce  vendredi 4 avril 2014 : Election du Maire et des adjoints.
Etaient présents 25 élus municipaux, On votait pour l’élection du Maire et sur le nombre des adjoints, soit 8 (20 pour et 7 abstentions)
1- Gilbert TREMOLET : élu maire par 19 voix, et 3 blancs. Il garde le Budget.
2- Marion Perrier, (absente) adjointe : social, logement, CCAS.
3- Claude Guillaume, adjoint : Travaux, services techniques, voieries.
4- Céline Reynaud, adjointe : Vie des quartiers et environnement.
5- Bernard Feuiltaine, adjoint, Economie et tourisme.
6- Michèle Duc, adjointe : culture et associations, jumelage.
7- Thomas Bechet, adjoint, sport et jeunesse.
8- Marylène Moucheron,
9- Frédéric Goncalvés,
10- Laetitia Orand, adjointe, enfance et scolarité.
11- Benjamin Briche,
12- Nathalie Catoire,
13- Gérard Giry,
14- Olivia Samuel,
15- Loïc Marcon, adjoint : Emploi.
16- Hannan Fathi,
17- Michel Flachaire,
18- Sophie Ligeon,
19- Alexandre Gamet,
20-Georges Berginiat,
21- Dominique Blanchemaison, (absente)
22- Philippe Leewenberg, 5 voix
23- Pierre Gautronneau,
24- Ghislaine Ribard,
25- Gilles Delimal,
26- Danielle Herzberg
27- Didier Jouve
Monsieur Trémolet remerciait ensuite ses collègues, amis et les élus du Conseil Régional et du Conseil Général.   
« Et les Dioises, Diois, qui ont décidé de m'accorder leur confiance.
Mes pensées vont ensuite à mon équipe, dont l'enthousiasme et l'abnégation ont forcé mon admiration et ma reconnaissance. Je veillerai à ce que chacune et chacun trouve la place qui lui revient dans la mission que nous ont confiée nos électeurs pour les 6 années à venir. Je veux également remercier toutes celles et ceux qui, anonymes, ont contribué à ce succès par leur travail discret et efficace. Je veux également saluer mes concurrents (pas adversaires). Je sais, pour l'avoir connu moi même, le poids de la déception. Qui tous ont voulu le meilleur pour Die ».
« Je leur adresse mes meilleures salutations démocratiques, et c'est dans cet esprit démocratique que nous assumerons nos responsabilités nouvelles, avec la volonté constante de rester ouverts aux autres sensibilités de notre ville.  Nous ne partons pas d’une feuille blanche, je remercie aussi les anciens maires : Mr Bonniot, Mr Rambaud, Mme Bizouard et Mr Bergniat. Je remercie particulièrement Mr Berginiat qui nous a transmis les dossiers dans une atmosphère apaisée » évoquait le nouveau maire.
« Nous remercions les Diois pour leur civisme et leur engagement pour les valeurs démocratiques. Nous aurons une volonté constante de rassemblement qu'attendent de nous nos électeurs dans un esprit d’ouverture, d’intérêt général et d’apaisement. C’est dans cet esprit d'ouverture pour, qu’après cette période de division, succède une période d'apaisement, de respect et de modestie ». 
« Dioises, Diois, soyez sûrs que c'est dans le même esprit que celui qui a caractérisé notre campagne, respectueux, modeste, ouvert et démocratique, que nous poursuivrons notre travail. C'est avec toute l'équipe que je vous adresse mes salutations amicales » concluait l’élu.
- Une centaine de Dioises et Diois étaient venu écouter et assister à la mise en place du nouveau Conseil Municipal.
Claude Veyret

mercredi 2 avril 2014

Contre tous les totalitarismes : Camille Buffardel...( 2 )



Mémoire vive : Camille Buffardel, héro de la résistance
Camille Buffardel, héro de la résistance contre le Nazisme.
Vous traversez Die, la rue principale porte son nom.
Ce samedi 24 juillet 2010, les Diois ont appris dans quelles circonstances, Camille Buffardel avait été promu en janvier 1946 officier de la médaille de la résistance à titre posthume sur proposition de René Courtin, résistant du Mouvement Combat, chargé par Jean Moulin de préparer par l’administration de la France libérée… Cette distinction a été remise à la famille De Robert et Buffardel, et en particulier à ses quatre filles : Yvette, Edmée, Edith et Josée,et leurs petits enfants par Jean Abonnenc.
Camille Buffardel est né à Ponet St Auban en 1894. Les Diois ont encore en mémoire la Cave des Frères Buffardel sur le Boulevard du Cagnard en contrebas du Centre Social.
En 1940, la municipalité républicaine du maire Jules Plan dont il est adjoint est dissoute pour laisser la place à un nouveau Conseil Municipal nommé par le Régime de Vichy. Camille Buffardel s’engage alors dans la résistance clandestine à Die dès 1940. Membre du Réseau Buckmaster, il entre en 1943 dans le groupe Baudet chargé des renseignements, de la préparation de groupes de combat, d’aider les réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire exigé par l’Allemagne) à entrer dans le maquis. La restauration de l’éphémère République le 14 juillet 1944 à Die sera suivie par une répression féroce contre les autorités civiles dioises dont faisait partie Camille Buffardel. Il est arrêté à Die le 23 juillet 1944 par la milice dioise à la solde de l’ennemi nazi et abattu au quartier de St Pierre où son corps restera pendant 24 h étendu dans la rue. Le même jour, son frère Edouard est tué par les nazis à Pont de Quart (Aix en Diois). A la Libération, la rue principale de Die prit le nom de Camille Buffardel et ce n’est que 64 ans plus tard qu’on a su que ce maquisard avait été décoré de la médaille de la résistance. C’est sur les lieux où Camille Buffardel a été exécuté que la population Dioise s’est rassemblée.
Rappel : « assassiné par la Milice française ».
La Milice française, souvent appelée simplement « Milice », fut une organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre « la Résistance ».
- Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO et de tous les « déviants » dénoncés par le régime d’extrême droite. C'était aussi la police politique et une force de maintien de l'ordre du régime de Vichy.
- Le chef officiel de la Milice était Pierre Laval, Chef du gouvernement, mais le véritable responsable de ses opérations était son secrétaire général, Joseph Darnand, fondateur du Service d'ordre légionnaire (SOL), précurseur de la Milice française.
Organisation de type fasciste, elle se voulait un mouvement, à la fois « anti » : antirépublicain, antisémite, anticommuniste, et « pour » : pour le nationalisme et l'autoritarisme. Elle sembla avoir ambitionné de devenir l'équivalent d'un parti unique de l’État français. Sa montée en puissance marqua en tout cas, selon Robert Paxton et Stanley Hoffmann, la fascisation finale du Régime de Vichy.
Comme les nazis, les miliciens usaient couramment de la délation, de la torture, des rafles, des exécutions sommaires et arbitraires, voire de massacres. Leur pratique systématique de la violence et leurs nombreuses exactions, tout comme leur collaborationisme jusqu'au-boutiste, contribuèrent à les faire rester minoritaires au sein d'une population qui les rejetait largement. La Milice n'eut jamais plus de 35 000 membres (29 000 adhérents en automne 1943). Même après son développement en zone nord, la Milice ne dépassera jamais 15 000 collabos réels au total…
Lors la Libération, la Milice fut déclarée dissoute par le Gouvernement provisoire de la République française, par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental (Article 10).
Le 15 août, Joseph Darnand ordonna le repli général des miliciens. Des membres de la Milice participèrent cependant après cette date à certains combats sur le sol français au côté des Allemands, lors de la libération de Paris ou de la libération de Nice.
Environ 2500 miliciens et leurs familles prirent le chemin de l’Allemagne où 1800 furent versés dans la 33e Division SS Charlemagne avec les survivants de la LVF, de la Sturmbrigade SS dite ensuite Frankreich et d'autres unités auxiliaires. Mais Joseph Darnand dut en abandonner le commandement à un officier général allemand et partit en Italie du Nord avec 500 francs-gardes faire la chasse aux partisans. Cette mémoire est encore très présente dans le Diois et le Vercors actuels.
Claude Veyret
Veyret.claude@wanadoo.fr

Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt...



La virulence contre les journalistes ne fait pas une politique
 «On n’attaque pas la presse», disait François Mitterrand, qui dénonça tout de même les «chiens». Ces jours-ci on attaque beaucoup la presse. Depuis la dernière campagne présidentielle, et plus encore depuis quelques semaines avec les «affaires», on lui assène des coups verbaux avec une violence inédite. Nicolas Sarkozy, dans sa tribune au Figaro, s’emporte contre «les milliers d’articles rédigés à charge» contre lui, une «boue complaisamment répandue». A droite, c’est une litanie d’accusations. Jean-François Copé dénonce les «Tartuffes bouffis d’orgueil», Rachida Dati les «vrais tocards». Pas tous, mais quand même. N’en jetez plus…
La campagne pour les élections municipales a donné lieu à des attaques en règle qui traduisent une curieuse conception de la démocratie. A l’extrême droite, Marine Le Pen invective Canal + : des «bobos horribles, pleins de morgue». A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet accuse une journaliste du Monde d’être «la 21e tête de liste du PS». Nicolas Dupont-Aignan accuse untel d’être «une merde intégrale». Le dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon lance sur son blog un appel à la vindicte : «N’ayez aucun scrupule à dire très haut ce que vous pensez de cette caste partout où vous le pouvez, de manière à créer une ambiance qui leur soit partout contraire et méprisante. Et consolez-vous : ils ne valent pas plus cher.» Faut-il se féliciter de ce que les femmes et les hommes politiques se libèrent, cessant ainsi d’être les «valets des journalistes», selon l’expression de Régis Debray ? L’on pourrait répondre «oui». Oui, la médiacratie est une forme dégénérée de la démocratie. Oui, les journalistes ne sauraient s’étonner des retours de bâtons s’ils s’érigent en «cléricature», en tribunal du bien et du mal, voire en tribunal tout court. Oui il arrive que la prétention, la mauvaise foi, l’absence de rigueur et les «emballements médiatiques» agacent les responsables politiques, les citoyens et jusqu’aux journalistes eux-mêmes, loin d’être aveuglés par un supposé corporatisme…
Comme tous les citoyens, les politiques sont fondés à critiquer la «presse». Pendant longtemps, en dehors des cercles restreints de l’université ou de la «critique médias», cette «fonction sociale» qu’est le journalisme échappait au discours politique, comme s’il s’agissait d’un exercice neutre, hors du champ de la contestation. On peut se réjouir que les questions du pluralisme, de l’indépendance du journalisme, et pourquoi pas de sa qualité, sa pertinence, redeviennent d’intérêt public. Sauf qu’à quelques exceptions près les responsables politiques ne prennent pas d’initiatives pour que la France se retrouve à une meilleure place que la 39e, qu’elle occupe au classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières.
La vitupération traduit-elle une exigence pour le journalisme ou représente-elle un danger ? Quiconque ne se reconnaît pas dans un discours journalistique, dans une présentation de faits, préfère tomber dans l’insulte ou le mépris. On ne saurait ignorer la haine montante de l’altérité, le dégoût croissant des représentations contraires, des sentiments nourris par de trop nombreux Français sur lesquels les politiques auraient tort de souffler. Même les deux journalistes de RFI tués à Kidal dans l’ouest du Mali en novembre 2013 ont fait l’objet de jugements lapidaires fréquents. «Ils seraient restés chez eux à s’occuper de leur cul, cela ne serait pas arrivé», écrivait un aimable lecteur sur le site de Sud-Ouest, à l’unisson d’autres gracieusetés.
Ne nous trompons pas. Nonobstant leur caractère «trop humain», nombre de journalistes font preuve d’une indépendance d’esprit, d’une curiosité et d’une intégrité intellectuelle très supérieure à nombre de ceux qui les critiquent. Ceux qui s’attachent à traquer les débordements journalistiques peuvent-ils reconnaître que les rédactions sont remplies de journalistes qui collectent et rapportent les informations en se fondant sur une «subjectivité désintéressée» ? S’attacher à dévoiler et comprendre le réel, avec honnêteté et doute, est un facteur d’apaisement. Il serait pertinent que les politiques fassent preuve d’un sens de la «complexité» et, plutôt que s’attacher à des polémiques fugaces, à des déclarations démagogiques, nous donnent matière à réfléchir et débattre sur la divergence des intérêts et sur la nécessité de leur juste et libre représentation.
Ce climat de dénonciation est attentatoire à la liberté de la presse, en ce qu’il procède de l’intimidation. Pour sortir d’un système de «servitude réciproque», il est urgent d’en finir avec le mélange des genres et que chacun fasse son travail. Celui des journalistes consiste à rapporter des faits. Celui des responsables politiques est de nous préparer un monde correspondant le plus possible à nos choix collectifs.
Or que serait un monde sans journalistes ? Un paradis débarrassé de prismes inutiles ? A l’évidence, ce serait tout au contraire un monde saturé de messages de communication, de propagande, envoyés par des structures publiques et privées, parfois des individus, sans qu’il soit possible de distinguer le vrai du faux, la manipulation de l’information imparfaite mais honnête. Les journalistes ne sont pas toujours à la hauteur de l’idéal, peut-être, mais lorsqu’on leur tape trop fort dessus, quand on porte atteinte à la confiance dans une fonction sociale en soi, on restreint les libertés de tous les citoyens.
Christophe DELOIRE Secrétaire général de Reporters sans frontières

mardi 1 avril 2014

Die 26150 : Conseil Municipal ce vendredi 4 avril 2014 à 19 heures


Saillans : Forro à l' Oignon ce samedi 5 avril...



Samedi 5 : Forro Chego
Bonjour,
Samedi 5 avril à 20h30 à l'Oignon : FORRO CHEGO
Le forro c'est le baloche version nordeste du Brésil, une danse de couple joyeuse énergique et câline, au son de l'accordéon, des voix, du triangle et des percussions. Alors deux pas à droite, deux pas à gauche,le tout bien collé à son ou sa partenaire (vive le forro pour tous) et c'est partie!. 
C'est dans cette univers que vous plonge Forro chego,  nouveau quartet Franco-brésilien de la région, autour d'un répertoire de grands noms de ce style musical, comme Jackson do Pandeiro, Luiz Gonzaga, Trio Nordestino…
Chant Percussions Lisa Das Neves
Chant percussions Sylvain Esnault
Accordéon Richard Posselt
Percussions/chant Benjamim Ruschi
À bientôt !
L'Oignon local associatif

lundi 31 mars 2014

Diois : héros de la Résistance , Camille Buffardel...



Camille Buffardel
Portrait noir et blanc de Camille Buffardel, industriel et adjoint au maire de Die, résistant du réseau Buckmaster Roger.
Camille Buffardel a été exécuté par la Milice le 23 juillet 1944 à
Die.
La Milice impitoyable contre la Résistance, investit des villages et prend des otages. C’est pratiquement toujours à la suite de dénonciation, ou avec l’aide de miliciens infiltrés dans la Résistance et revenus dans leurs rangs bien renseignés, que les miliciens mettent sur pied l’investissement de villages entiers. Nous illustrerons ceci par quelques exemples.
Lorsque des agents de la Gestapo et des Miliciens investissent Nyons le 21 janvier 1944, ils arrêtent 8 résistants locaux, dont six mourront en déportation. À Taulignan, ce sont les miliciens de Montélimar qui, le 9 février 1944, arrêtent et conduisent à la Gestapo M. et Mme Gras, Marc dit la Cloche, le gendarme Chalou et l'ouvrier agricole Guitton qui, sauf ce dernier, seront torturés et déportés. Ce sont encore ces miliciens montiliens qui arrêtent le 21 février Suzanne Dupont et Mathilde Bravais.
Le 22 février 1944 à Izon-la-Bruisse, dont l’école servait de logement à 250 FFI (Forces françaises de l’intérieur) du maquis Ventoux, 35 hommes sont lâchement fusillés 4 par 4 après avoir été fouillés et dépouillés.
Chez le boucher Faure de Montoison, des miliciens viennent perquisitionner le 8 mars 1944. À défaut de le saisir avec sa femme, ils arrêtent son commis. Marius Sapin qui est déporté.
Le 14 mars, la Milice arrête des membres du groupe Tain-Tournon : Étienne Morand, les frères Louis et Gaston Pinet, Marcel Billon, et Georges Girard qu'ils hébergeaient chez eux après qu'il eût tué un responsable de la Gestapo de Lyon. Emmenés à Lyon, Girard est fusillé, les autres déportés.
Le 19 mars 1944 à 7 h, à Nyons, une trentaine de soldats allemands accompagnés de 3 miliciens en uniformes des Chantiers de jeunesse cernent la maison du docteur Jean Bourdongle qui est arrêté et conduit dans la salle des mariages de la mairie. Il sera fusillé à Condorcet (Saint-Pons). Paul Bernard, maçon à Nyons, est arrêté le 21 mars par des miliciens et remis aux Allemands qui le déportent à Dachau. Le 16 avril, la Milice arrête à Romans Ernest Diébold, réfugié lorrain, et Pierre Revol. Ils sont déportés en Allemagne. Diebold ne reviendra pas. Fernand Chauffingeal, arrêté à Malissard le 17 avril, mourra en déportation. André Giroud est arrêté et torturé à Saint-Nazaire-en-Royans. Le lendemain, les miliciens arrêtent l'instituteur Louis Ferroul, l'emmènent à Valence puis à Lyon où il est interné.
Le 8 juin, aux Crozes commune de Peyrins, deux miliciens du lieu, les frères D., ont aperçu des résistants en embuscade dans leur voisinage : ils se précipitent à bicyclette à Romans pour prévenir les Allemands. Une équipe de la compagnie Bozambo tente d'arrêter les deux frères. L'un d'eux est tué, l’autre réussit à s'échapper. À proximité, un groupe de résistants est intercepté par des miliciens et des Allemands. Deux d'entre eux sont tués, les autres, blessés, restent à râler dans un fossé, gardés par la Milice. Le lendemain, trois rescapés transportés à la caserne Bon, à Romans, par les miliciens, sont interrogés par neuf Français de la Gestapo de Lyon et un Allemand. Deux sont achevés le lendemain.
Le 12 juillet, au retour d'un sabotage, une équipe de la compagnie Mabboux veut intercepter une voiture de miliciens et les prendre vivants. Après une poursuite, les miliciens s’arrêtent au Creux-de-la-Thine et ouvrent le feu à la mitraillette sur les Résistants, faisant 2 morts et 3 blessés. Le sous-lieutenant Vibout est abattu au volant de sa voiture, son voisin également. Leurs corps sont poussés dans le fossé avec ceux de deux blessés. Pollet réussit à s'enfuir soutenant son bras ensanglanté.
Lors de l’occupation de Die par les Allemands à partir du 22 juillet 1944, la Milice est à leurs côtés et leur chef, le traître Halperson, le dentiste de la Motte-Chalencon vêtu en officier allemand, joue les premiers rôles. À leur arrivée à Die, Allemands et miliciens ont tout de suite cherché Camille Buffardel, Auguste Werly et Léon Livache, dénoncés par Halperson. Ils se précipitent dans les hôtels et à l’hôpital où ils arrêtent Cohen, Feldman, Froment, Jeanneret, Lieber, le Juif Albert Peters, ancien artiste lyrique et chef d'orchestre à Berlin, qu’ils massacrent à la prison ainsi que 4 jeunes gens pris à Romeyer : Gagnole, Ordassière, Canovas, Pedoyat. L’un d’eux n’étant pas mort sur le coup, un milicien s’acharne sur le corps en criant « tu ne veux pas mourir, sale Espagnol! ». Ce sont les miliciens qui pillent la maison du pasteur Loux, qui a été dénoncé, puis les caves de clairette Buffardel. Ce sont les miliciens qui remplacent au fronton de la mairie le sigle : Liberté, Égalité, Fraternité, par : Travail, Famille, Patrie. Ce sont les miliciens qui débaptisent la place de la République pour lui donner le nom de « place Philippe Henriot ». C’est le milicien ardéchois François qui harangue la foule parquée sur la place de l’Évêché : « je suis un bon Français... je ne suis pas pour les Allemands, je suis avec les Allemands, contre les Juifs, les communistes, les terroristes ». Ce sont les miliciens qui martyrisent Rousset, blessé de la Résistance, abattu quelques heures plus tard. Ce sont les miliciens qui s’emparent des sœurs de l’hôpital soumises à interrogatoire, après un simulacre d’exécution, puis enfermées. Ce sont les miliciens qui, le 23, exécutent Camille Buffardel, adjoint au maire, membre du Comité local de Libération, sur la place Saint-Pierre. Puis ce sera le tour de Vermorel, Laheurte, Plumel, Brugier, Basset, Livache, du docteur Kroll et de son fils. Le corps de Léon Livache, resté sur la route de Romeyer, sera écrasé par plusieurs véhicules allemands.
Le 25 juillet, à Recoubeau, une centaine d’Allemands, accompagnés de miliciens dirigés par Halperson, incendient la maison du père du lieutenant Bernard, puis le moulin de la famille Abonnenc à Luc-en-Diois. On les retrouve ensemble le 5 août à Vercheny, où ils tentent d’arrêter l’épouse du capitaine Pons qui réussit à leur échapper.
Dans l'après-midi du 23 août, des Allemands capturent Georges Bert de Saint-Donat : le commandant de la garnison de Tain le livre à la Milice. Il est assassiné par le milicien C.
Le 10 août 1944 vers 13 h 45, des maquisards du maquis Félines venant de Bourdeaux arrivent au village de Montboucher-sur-Jabron pour surprendre, au moment de sa sieste, le milicien valentinois Croze en permission dans une ferme. Ils le tuent d’une rafale de mitraillette. À 16 h 30, 50 Allemands et des miliciens viennent de Montélimar à Montboucher en expédition punitive, encadrés par la Gestapo. Ils prennent des otages : Léon Demauve et son père Gabriel. Des camions déménagent le mobilier et les bêtes. Entre 17 h 30 et 18 h, le père et le fils Demauve, attachés l’un à l’autre, sont arrosés d’essence et brûlent dans l’incendie de leur maison. Toute la nuit, des avions survolent la maison en flammes pour empêcher qu’on éteigne le feu. Le lendemain, on retrouve les restes des deux hommes, avec la chaîne noircie qui avait servi à les enchaîner. Leurs noms figuraient sur une liste de suspects aux mains de la Milice. Le lendemain, un barrage routier a été mis en place par les Allemands et miliciens. Vers 10 h, une voiture montée par deux jeunes hommes du bataillon Morvan non armés est interceptée, L’un d’eux réussit à disparaître, mais Albert Aurel est conduit dans le village et massacré à l’endroit où le milicien Croze avait été abattu la veille. Le 12 août, la population du village doit assister à ses obsèques, les bras obligatoirement chargés de fleurs. Le même soir, les maquisards incendient la ferme du milicien Garayt. En représailles, les miliciens arrêtent Rouvière, qui parvient à s’échapper, et Reboulet, torturé et tué. On retrouvera son corps affreusement mutilé. Le milicien Garayt sera passé par les armes trois jours après.
Robert Serre
http://www.museedelaresistanceenligne.org/pageDoc/pageDoc.php?id_expo=2&id_theme=6&id_stheme=26&id_sstheme=124&id_media=466&ordre_media=4#media

Droit au logement décent pour tous...



31 mars, grande journée de deuil pour le droit au logement.
C’est la fin de la trêve hivernale commencée le 1er novembre… Ouf ! Au 1er avril, le droit de propriété retrouve ses couleurs.
Plus de 115 000 jugements d’expulsion de locataires pour impayés de loyer ont été prononcés en 2012 ; combien, au 1er avril 2014, seront exécutés par la force publique ? Plus de 12 700, comme en 2012 ?
Combien de familles, de femmes et d’enfants, devenus SDF « sans droits ni titres », vont ainsi rejoindre les dizaines de milliers de personnes expulsées les années précédentes et dont le droit à l’hébergement, pourtant reconnu par la loi, est régulièrement bafoué par manque de places ? Exclues par ailleurs de la trêve hivernale, elles sont condamnées à subir les violences de la vie dans la rue pendant les périodes de froid (les demandes au 115 sont en constante augmentation, 55 % d’entre elles n’obtiennent pas de réponse).
La fin de la trêve hivernale, c’est aussi la fermeture de milliers de places d’hébergement d’urgence, étant implicitement admis que vivre et dormir dehors hors gel est absolument sans danger. Seulement ceux qui vivent ainsi meurent en moyenne à l’âge de 49 ans.
La fin de la trêve hivernale, c’est aussi le retour des coupures de gaz et d’électricité pour ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures.
Ainsi, trois ans après l’annonce d’un grand « Chantier national prioritaire pour le logement » et le vote récent de la loi Alur, l’accès au logement des personnes sans abri et mal logées n’est toujours pas une priorité, alors qu’augmente le nombre des personnes qui sont sans domicile personnel, à la rue, aux portes des centres d’hébergement ou encore en situation de mal-logement et d’habitat indigne.
C’est dans l’urgence de rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous, que la Ligue des droits de l’Homme, tout en reconnaissant quelques avancées contenues dans la loi Alur :
- demande un moratoire des expulsions locatives sans relogement ;
- dénonce le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, au vu de l’absence de priorité donnée à la production massive de logements locatifs sociaux et « très sociaux ». Elle en veut pour preuve la promesse de construire en 2014 2 000 logements « PLAI très sociaux » (3 000 en 2015), alors qu’une ordonnance récente lance la construction de 60 000 logements locatifs intermédiaires par an, qui seront inaccessibles aux plus modestes. Les quatre-cinquièmes de cette production bénéficieront du dispositif de « défiscalisation Duflot » ;
- dénonce, par ce fait, la poursuite depuis quarante ans d’une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même ;
- demande une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur d’usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public avec une politique foncière publique forte.
Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est pour chacun une nécessité vitale.
Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.
Le délégué Diois de la Ligue des Droits de l'Homme.
Ligue des droits de l'Homme
Section Dioise
Chastel et Bassette
26150 Die

dimanche 30 mars 2014

Die 26150 : Elections Municipales, Victoire de Gilbert Trémolet



Die : Second tour des municipales ce Dimanche 30 mars 2014
Participation à midi : approximativement la même qu’il y a une semaine. Légère participation des abstentionnistes du premier tour à 12 heures.
Candidats Municipales 2014 : 2eme Tour
Donc 4 listes en lice…
Inscrits : 3471.
Votants 2589, soit 74,69%
Exprimés : 2522 , soit 97,41%
Abstention :  … , soit … %
Nuls et blancs : 67, soit 2,59%
- « Poursuivons notre action pour Die » 
Georges Bergigniat : 438 voix, soit 17,37%
- « Une Gauche citoyenne pour Die »
Philippe Leeuwenberg : 926 voix, soit 36,72%
- « Futur@die »
Gilbert Trémolet : 938 voix, soit 37,19%
- « Pour Die Naturellement »
Didier Jouve : 220 voix, soit 8,72%
Rappel Municipales 2014 : 1er Tour
Inscrits : 3471
Votants : 2409
Exprimés : 2342
Participation : 69,40 %
Abstention : %
Nuls et blancs : 67 voix soit 2,78 %
Premier tour
UMP : Georges Berginiat - Poursuivons notre action pour die (Liste union pour un mouvement populaire) : 543 voix  23,19 %.
MODEM : Gilbert Tremolet - Futur@die (Liste modem) : 663 voix
soit 28, 31 %.
PCF : Philippe Leeuwenberg - Une gauche citoyenne pour die (Liste de Gauche) : 676 voix soit 28,86 %.
EELV : Didier Jouve - Pour Die Naturellement (Liste soutenue par les Verts) : 460 soit 19,64 %.
Commentaires : quatre listes au deuxième tour. Des projets différents. Des méthodes de travail encore plus différentes.
108 candidats pour 2400 votants. Résultats très incertains au deuxième tour. Dans un mouchoir de poche. 
Rappel : résultats second tour 2008
Nombre d'inscrits 3 354
Nombre de suffrages exprimés 2 487
Taux de participation 74,15%
Blancs ou nuls (en pourcentage de votes exprimés) 5,63%
Div. droite : Georges BERGINIAT : 1 242 soit 52,92%
21 élus :  Georges BERGINIAT (Changeons l'avenir de die), Jacqueline SCHRIMPF, Gilbert TREMOLET, Nicole BULTEL, Jean-Pierre SIMION, Danielle PESTRE, Claude GUILLAUME, Dominique BLANCHEMAISON, Patrick JONAS, Elisabeth LASSALE, Noël DESROCHES, Marie-Françoise VIRAT, Pascal RIOSSET, Clélie CHALLABOUD, William COLIN, Michèle DELFILS, François MANUEL, Yvette REY, Raymond SANCHEZ, Martine LEGAUT, Patrick ARTICLAUX
Union de  la gauche : Isabelle BIZOUARD : 1 105 voix, 47,08%
6 élus : Isabelle BIZOUARD (Une nouvelle équipe a gauche pour die)
Philippe LEEUWENBERG, Martine MALATERRE, Lionel LIENNARD, Ghislaine FIGOLI-RIBARD, Bruno GIELLY
MediasCitoyensDiois.