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dimanche 13 avril 2014

Piegros la Clastre : Billie, Belle de Drôme...



PIEGROS-LA-CLASTRE: Le premier “baiser” de Billie
Billie s’est déjà fait remarquer pour son énergie et sa sensualité.
(Photo: Previous Next)
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
“Une voix envoûtante, des claviers captivants pour une fragrance encore inconnue à ce jour”. “Une écriture sensible et mordante… Énergique, la chanson détonne et étonne. Billie aussi…” Avant la sortie le 31 mars de son premier album, “Le baiser”, les retours étaient déjà édifiants.
Il faut dire que la jeune chanteuse lyonnaise, qui a vécu longtemps à Piégros-la-Clastre où habite sa famille, a été bien entourée : la collaboration de Kent, celle de Belle du Berry (Paris Combo), une réalisation signée Romain Tranchart et Grégory Louis… son premier essai risque bien d’être un coup de maître ! D’autant que “Ta bouche” est sur la play list des radios.
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique »
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique, confie-t-elle. En 2008, j’avais monté un projet sur scène avec une violoncelliste (Théodora King) ; un pianiste (Vincent Elbaz) nous a rejoint c’est devenu plus électronique. Et l’influence des années 80, que j’aime beaucoup, s’est ajoutée. »
Si elle préfère ne communiquer que son nom de scène, Billie ne cache pas qu’elle a fait partie de l’aventure musicale de Coefficient 7 et du Petit Festival en Herbe. « J’ai hâte de venir jouer dans la Drôme, avoue-t-elle. J’ai écrit les titres il y a deux ans, j’ai fait ces rencontres, ils ont dit oui tout de suite ».
On dit d’elle qu’elle a un sourire de louve, que sa prose est sensuelle, on parle d’elle comme d’une sirène à la poésie sensible, Billie s’est déjà fait remarquer, notamment lors des Transmusicales de Rennes en 2011. Elle est désormais en tournée, avec un passage par Les trois baudets à Paris mardi dernier.
Elisabeth VOREPPE du DL

mercredi 13 novembre 2013

Die 26150 : Prochain CD de Môrice Benin ce printemps...



Voila, j'envoie l'annonce du prochain CD : "infiniment"... tu y découvriras que le CD est dédié à Thérèse Novelli (une Dioise) qui m'a inspiré la chanson-éponyme. Si tu peux la diffuser...
Merci d'avance, Morice
Infiniment    Morice Benin
Nouveau CD, parution : début 2014
Arrangements : Hugo Benin
Tant de « Peut-être »…
Ce nouveau disque a une genèse, comme toutes les belles aventures…
A la source, il a été « infiniment » rêvé.
Peut-être que son socle primordial réside  en ce visage de Thérèse, jeune et belle jeune femme de 93 ans, notre voisine, qui, par sa simplicité lumineuse aura fécondé les mots de cette chanson éponyme: « Infiniment »…
Peut-être qu’à l’autre extrémité de la vie,  mon fils Hugo, 26 ans, en aura été le balancier… lui qui, depuis quelques années déjà, irriguait ma création… jusqu’à aujourd’hui en être le grand architecte musical !... 
Peut-être que mon vieil ami et complice, Dominique, par son jeu cristallin, aura tissé le lien entre passé et futur avec sa guitare comme le lit d’une rivière…
Et puis, et puis, peut-être que toutes ces jeunes recrues musicales (Mathieu, Maroussia, Simon, Nicolas, Amélie, Ismaël, Véronique, Céline… moyenne d’âge 28 ans !), auront, par leurs talents, fécondé ma « Chanson d’auteur » d’une fraîcheur musicale  nomade !...
Peut-être que Maïlis et Lucas, sœur et frère d’Hugo, auront, par leurs clins d’œil chantant, rappelé l’éternité du chant filial qui nous parcourt…
Et enfin, peut-être que vous-mêmes, souscripteurs complices ou simples auditeurs de passage, devenaient les ferments de cette aventure-là, sa plus limpide justification…
Peut-être, peut-être, peut-être…
Et si tous ces « peut-être » créaient le  sens… jusqu’à l’évidence ?
Morice Benin, écrit ce 6 Novembre 2013.
16 nouvelles chansons :
Nous sommes beaux, infiniment, Carrière validée, Cette maison, Notre peur qui êtes odieuse, A Severn fillette de l’humanité, Souann, Pollen, Fluide, , Nous voulions juste faire l’amour Les gens qui doutent (Anne Sylvestre), Merci encore (Bruno Ruiz), Conquête (Hugo Benin), La quête (Jacques Brel), La mort sûre, Simplicité joyeuse..
Les difficultés liées à l’auto production nous incitent à utiliser le seul moyen pour réaliser ce disque :
La souscription avant parution : Il s’agit là d’un parrainage serein…Sans ce soutien, il nous serait impossible de le produire, hors de tout circuit commercial.

Bon à imprimer, à découper et à envoyer à :
FANAL - Morice Benin  BP 51 – 26150 DIE
Je souscris d’ores et déjà au CD de Morice Benin   « Infiniment » 
Qui me sera expédié dès sa parution (début 2014) par la poste.
Prix : 20 euros, 50 euros. Par trois, 70 eus. Par cinq (soutien). Port inclus, chèque à l’ordre de : Fanal
Nom :                         
Prénom :
Adresse :
Courriel :                                                            Tél. :
Cocher ici :         Je suis disposé à aider à la diffusion de ce CD en recevant ……. Feuilles d’annonce (merci !)

dimanche 4 août 2013

La Motte Chalancon : Rock on the l' Oule....



Rock on the l'Oule
Plan d'eau du Pas des Ondes - Cornillon
Mercredi 7 août 2013

Prenez un cadre naturel magnifique : les plages du plan d’eau du Pas des Ondes perdues au milieu des montagnes. Installez-y une grande fête populaire où des familles au grand complet - des enfants aux plus âgés – s’égayent sur les musiques les plus imaginatives et dépaysantes du moment. Brassez les cultures, les générations, les origines géographiques et sociales.
Vous aurez réuni les ingrédients qui font le succès d’un festival de musiques actuelles pas comme les autres.
L’organisation est le fait d’une équipe de jeunes - tous bénévoles - qui ont grandi dans la région isolée de la Motte Chalancon avant de devoir la quitter pour des raisons professionnelles. Quelle meilleure idée, pour garder un lien étroit avec son pays d’origine, que de s’investir dans une activité associative participant à la richesse locale et permettant à chacun d’y rapporter un peu de son vécu ?
La programmation artistique n’est pas laissée au hasard. Elle se veut exigeante, éclectique et populaire. 
En témoigne la qualité des artistes qui ont participé à l’aventure, parmi lesquels Dionysos, Les Ogres de Barback, Gnawa Diffusion, Fabulous Trobadors, Ceux Qui Marchent Debout, Babylon Circus, Jim Murple Mémorial, Washington Dead Cats, 100 % Collègues, etc.
ock On The l’Oule 2013
Programmation de la 19ème édition du Festival Rock On The l’Oule.
Cette année sur la scène principale (dans l’ordre) :
Inter plateau / petite scène (dès 19h) :
Mercredi 7 Aout 2013 (19h) - Plan d’eau du Pas des Ondes (26) - 12€ - Boissons et Produits locaux.
Le foyer des jeunes
Bienvenue sur le site du "Foyer des Jeunes" de La Motte Chalancon.
 Le "Foyer des Jeunes" est une association de loi 1901 à but non lucratif dont le but est d’organiser des évenements culurels tout au long de l’année (festival "Rock on the l’Oule" et des concerts à la Saouste le reste de l’année) à la Motte Chalancon et dans ses environs.
Brice MOURIER
brismour@yahoo.fr
Fred Bourgeaud
Audrey MATT 
Marie-Aude Chauvin 
Mathieu CHAUVIN
Dorian Bombrun-Daumas

mercredi 31 juillet 2013

Chabrillan : Concert Hakim Ludin...

Hakim LUDIN, percussionniste Afghan, réputé dan le monde entier, a répété toute la semaine avec ses élèves à l'Auberge la Plaine.
Ce samedi soir, 3 août 2013 à partir de 21h il vous offre un concert: "VOYAGE  A TRAVERS LE MONDE DE LA PERCUSSION". 
Venez nombreux, entrée gratuite.
Cordialement
Martin Kesselring
Auberge la Plaine - Relais du Silence
Hôtel - Restaurant - Séminaires
26400 Chabrillan - France
Tel 04 75 62 82 69
Discography
Rengineh (2003; with Zarbang Ensemble)
Blue Cave (2002; Blow till Midnight Musikverlag)
Electric Bolero (2002; LIQUID LOUNGE - Elektrolux/ZOMBA)
Masala (2001; Blue Flame Records, BMG)
Journey (2000; Blow Til Midnight Musikverlag)
Peace for Kabul (1996; Blue Flame Records, Warner Chappell)
One World Percussion (1996; Selected Sound, Emi)
The Silk Road (1996; Brother Records)
Binafschar (1995; Blue Flame Records, Warner Chappell)
Unchain My Harp (1993; Vollton Musikverlag; Friedemann Witecka)
Tracks (1991; Valle Venia; Leo Philipp Schmidt)
Avenida Atlantica (1990; Musikverlag Burger & Müller/Karlsruhe)
For more information on Hakim Ludin please visit:
www.hakimludin.de
and email him at hakim.ludin@t-online.de

vendredi 5 juillet 2013

Dieulefit : les 3 jours de la Bizz' Art...



Après 3 semaines d'itinérance, la Bizz'Art Nomade pose ses roulottes et son décor et vous donne rendez-vous pour la 11e édition de
L'OASIS BIZZ'ART : 5 au 7 juillet à Dieulefit
Festival des musiques du monde multidisciplinaire et indiscipliné
3 jours de cavalcade artistique et festive au parc de la Baume.
Concerts, spectacles de cirque, impromptus équestres et musicaux, installations plastiques, déambulations, expositions, projections...
Un univers unique et magique dans un cadre naturel entièrement scénographié, des moments privilégiés de découvertes avec des artistes locaux, nati onaux et internationaux, un rendez-vous incontournable pour un voyage poétique et fantaisiste autour du monde !
VENDREDI 5 JUILLET
18h30 : centre ville - départ Maison de la Céramique
PARADE D'OUVERTURE
Une déambulation thé âtrale, musicale et équestre, avec les musiciens du groupe colombien Boza, les marionnettes géantes de la Cie Tête à plumes, les échassiers de la Cie Les Spectacles de l'étrange...
19h : parc de la Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musical par la CAEM avec l'Ensemble Jazz & la Fanfare Tapacymbales
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de l'étrange et Jérôme Guerry, marionnettes géantes de la Cie Tête à plumes, impromptus équestres
20h30 : WILLYGOODWOOD - Cie BAM
Triptyque de numéros de cirque en musique - fil de fer, solo d'acrobaties, danse acrobatique
21h30 : WINSTON McANUFF & FIXI
La rencontre inédite entre musette, soul et reggae
23h30 : LINDIGO
La nouvelle génération groovy du Maloya de la Réunion
SAMEDI 6 JUILLET
19h : parc de la Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musical par la CAEM avec Arôm'Yiddish
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de l'étrange et Jérôme Guerry, impromptus équestres
20h : LO COR DE LA PLANA
La fièvre occitane made in Marseille
22h : UKANDANZ
L'ethiopian crunch music : le futur de l'ethiogroove
00h : SLONOVSKI BAL
Le nouveau souffle des Balkans
DIMANCHE 7 JUILLET
19h : parc de la Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musica l par la CAEM avec La Batucada
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de l'étrange et Jérôme Guerry, impromptus équestres
19h30 : LE DIABLE AU CORPS - Collectif PRET A PORTER
Numéro de main à main
20h : TRIOLET DE CORDES - Cie ETINCELLE
Portés aériens & contrebasse
21h : BOZA
De la gaita traditionnelle à la « Nueva Gaita » colombienne
23h : CUMBIA ALL STARS
Le retour aux racines psychédéliques de la Cumbia péruvienne
TARIFS & RESERVATIONS
Soirée au parc de la Baume : 18 / 15* euros
Pass 3 soirées : 45 / 39* euros
Gra tuit pour les moins de 12 ans. * tarif réduit : adhérents, chômeurs, étudiants, bénéficiaires du RSA, familles nombreuses, 12-18 ans, sur présentation d'un justificatif
Points de vente : Offices de Tourisme de Dieulefit (04 75 46 42 49), Montélimar et Marsanne : www.ticketnet.fr
Billetterie sur place les soirs du festival dès 19h
Buvette et restauration sur place : de 1 à 8 euros
Retrouvez la programmation complète du festival sur www.bizzartnomade.fr
Association La Bizz'art Nomade
La Ferme des Dames - 26160 Salettes
04 75 90 45 71 / 06 79 04 03 41
Rendez-vous pour la 11e édition du festival L'Oasis Bizz'Art, du 8 juin au 7 juillet en Drôme provençale
La Bizz'Art Nomade reçoit le soutien de la Région Rhône-Alpes (CDRA), du Département de la Drôme, des Communautés de Communes du Pays de Dieulefit et du Pays de Marsanne, de la Ville de Dieulefit et du Fond Social Européen.Pour le festival Sur les chemins de l'Oasis 2013, l'association est soutenue par les mairies de La Roche St Secret, Marsanne, Montélimar, Bonlieu sur Roubion et La Bâtie-Rolland.

mercredi 5 juin 2013

Marchés festifs Bee Ô à Ste Croix cet été

Après le succès de l'année dernière, l’Association Axolotl est heureuse de vous présenter les Marchés Bee ô Festifs, 2ème édition !! 

Tous les jeudis du 11 juillet au 15 Août 2013 dès 17h00 au Monastère de Ste Croix à 5 min de Die.


Cette année encore, après une sélection rigoureuse, des producteurs bio locaux seront au rendez-vous pour vous faire découvrir leurs trésors et partager leur passion.

Les plantes médicinales seront à l’honneur, avec entre autre, une visite du jardin botanique à 18h.


Des artisans auront le plaisir de parler de leur métier et de vous montrer leur savoir-faire.


La Coop'aire de jeu sera présente chaque jeudi pour le plaisir des plus jeunes mais aussi des adultes en s'amusant avec leurs jeux surprenants et originaux.


Et bien sûr toujours des agitations festives, des balades à cheval, de la musique, des numéros de cirque, des contes… Et c'est gratuit !!!


Tout cela dans une ambiance joviale, avec une buvette locale, et des repas bio à déguster. (Réservation conseillée au 06 63 07 42 23)


Tous les jeudis à partir de 17h30

marchés festifs bee o 2013

Contes en chemin, de Die à Cobonne, du 1er au 6 juillet


Dans la semaine du 1er juillet, des conteuses et conteurs, vont marcher de Die à Cobonne, s’arrêtant ici et là pour ... conter, évidemment !
Soirée contes à St Julien en Quint
  • Dimanche 30 juin : Soirée contes à Die
  • Lundi 1er Juillet : Ecole Chabestan de Die / Soirée à St Julien en Quint
  • Mardi 2 juillet : Ecole de St Julien Soirée contes à Omblèze
  • Mercredi 3 juillet : Contes le soir à Plan de Baix
  • Jeudi 4 juillet : Ecole de Plan de Baix Soirée à Beaufort
  • Vendredi 5 Juillet : Ecole de Beaufort Contes / le soir à Gigors
  • Samedi 6 juillet : Nuit des Contes de Cobonne

24 conteurs sur 5 lieux différents de 17h30 jusqu’au delà de minuit restauration, musique, ambiance !



Téléphone : 06 03 22 18 87

mardi 2 avril 2013

dimanche 24 février 2013

Passé recomposé...

Passé recomposé

MARIANNE FAITHFULL, «BROKEN ENGLISH»
Une ligne de basse synthétique jouée en boucle, un beat métronomique, des accords de guitare évanescents et cette voix, brisée, revenue d’entre les damnés. «What are you fighting for?» – «pour quoi te bats-tu?» interroge- t-elle sur «Broken English». Lorsqu’elle déboule sur les ondes fin 1979, cette chanson accomplit un triple tour de force: elle met fin à une dérive junkie de plusieurs années qui a conduit Marianne Faithfull à vivre à la rue; elle rompt avec l’image de muse blonde romantique des Stones qui l’emprisonnait et frustrait ses aspirations artistiques; enfin, elle invente une icône new-wave dans un univers musical qui a complètement changé avec l’irruption cubiste et tranchante du punk. La musique, le business, l’esthétique... Marianne Faithfull a bien l’intention d’assumer ses rides (33 ans, une éternité) et ses ratures. Broken English est donc plus qu’un disque pop, c’est le manifeste d’une artiste en pleine affirmation. Musicalement – cette version Deluxe remastérisée et augmentée de divers bonus et du mix original le confirme –, l’album a su capturer un son et une énergie qui devaient tout à leur époque: terrorisme (la chanson titre s’adresse à Ulrike Meinhof de la RAF), féminisme («Witches’ Song», ode aux «sorcières» honnies) et lutte des classes (reprise du «Working Class Hero» de Lennon). Si la production a par endroits pris un coup de vieux (le funk noctambule de «Guilt» et son sax strident), des chansons comme «Broken English» et la synthétique «Ballad of Lucy Jordan», popularisée des années plus tard par le film Thelma et Louise, suscitent toujours la même adhésion admirative.
Roderic Mounir

dimanche 3 février 2013

Jazz mad in Albanie...

Elina Duni, Albanie mon amour

Son dernier album, lumineux, se concentre sur la musique de sa terre d’origine.
BLERTA KAMBO / ECM RECORDS
JAZZ .
 C’est de la Suisse, où elle a passé la plus grande partie de sa vie, qu’Elina Duni trace les contours musicaux d’une Albanie fantasmée. Rencontre à Berne.
On l’imaginait grande, impressionnante. Elle est menue, chaleureuse. En cette matinée pluvieuse, dans un café proche de la gare de Berne, Elina Duni a caché ses cheveux rouges sous une casquette noire. Volubile, elle n’a qu’une envie: parler de son nouvel album, Matanë Malit. Une qualité qu’on retrouve dans sa musique incroyablement accessible et pourtant hautement sophistiquée... Musique albanaise, donc, puisque Elina Duni est née sur cette terre d’Europe du Sud, qu’elle a quittée à 10 ans.
Ses souvenirs de sa «vie d’avant», encore sous le joug d’un communisme stalinien, sont joyeux. «J’habitais au centre de Tirana dans la maison de famille de ma mère. J’étais la seule enfant, j’étais choyée. Je passais mon temps à jouer dehors. Ce fut une période de ma vie libre et ensoleillée. J’aimais déjà chanter et, à cinq ans, il m’arrivait de me produire avec un grand orchestre de trente musiciens. La scène était quelque chose de naturel. Mon père était metteur en scène, ma mère écrivaine et poète. Evidemment, si j’avais été adolescente là-bas, cela aurait sûrement été très dur – du fait  de la situation politique, du fait d’être une femme.»
SES COPAINS, LES BEATLES
Elle en sait quelque chose, elle dont la mère osait ce qu’on n’ose pas dans un pays ultra machiste. «On était considérées comme des putes du simple fait que ma mère ait divorcé. Mais elle était très forte. Elle dépassait tout ça avec une forme de légèreté.» Lors de son arrivée en Suisse, à Lucerne, les choses changent radicalement. «J’ai passé d’un monde de lumière à un monde de solitude et d’insignifiance. Je me suis confrontée à moi-même. C’est là que j’ai découvert les Beatles. Je passais mes journées avec eux... Ils étaient devenus mes amis!» Huit mois plus tard, mère et fille refont leurs bagages pour s’installer à Genève. Elina Duni se fond dans cette ville cosmopolite où elle n’a plus l’impression d’être la «pauvre petite Albanaise». Elle s’intègre, commence des études de jazz, qu’elle poursuit ensuite à Berne.
Aujourd’hui, Elina Duni se sent Suissesse et Albanaise, un peu citoyenne du monde aussi. De cette famille d’intellectuels (son grand-père, écrivain comme sa mère, a été mis au ban du régime communiste pendant vingt-cinq ans), Elina Duni a gardé une certaine exigence. Elle parle cinq langues et a travaillé sa voix avec autant de persévérance que d’habileté. Un travail récompensé aujourd’hui, puisque Matanë Malit sort chez ECM, le plus prestigieux label de jazz actuel. Avant ça, il y a eu Barescha et Lume Lume où elle chantait dans plusieurs langues, pour la plupart balkaniques.
MONTAGNES ET MYSTERE
Matanë Malit (littéralement «Par delà la montagne») va plus loin. Il se concentre exclusivement sur l’Albanie. Les douze chansons de ce répertoire ont été sélectionnées «au feeling», lorsqu’elle sentait que sa contribution pouvait être un apport significatif. S’y côtoient ainsi des chants folkloriques, des titres de jazz subversifs et des chansons de la diaspora grecque, ou encore un chant entendu fredonné par son grand-père et reconstruit pour l’occasion. Et puis il y a ces deux chansons d’amour, «Mine Peza» et «Ka Një Mo», qu’elle transforme en hymnes quasi religieux. «Il est clair que dans ce genre de morceaux l’interprète sent très vite qu’il n’est qu’un moyen, qu’il est porté par quelque chose de plus grand, de spirituel. Le lyrisme est tellement beau que ça fait mal.» Il arrive aussi à Elina Duni de faire œuvre de réhabilitation. Par exemple lorsqu’elle restitue les paroles originales d’une chanson sur l’émancipation des femmes que le régime communiste avait transformée en un chant patriotique, proposant une vision de la femme nettement plus asservie.
En se concentrant sur la musique de sa terre d’origine, en l’épurant, en l’abordant avec la liberté de quelqu’un qui cherche à tout transformer, Elina Duni se dépasse. Tout semble simple, naturel, comme si les fantastiques musiciens  qui l’entourent – Colin Vallon (piano), Norbert Pfammatter (batterie) et Patrice Moret (contrebasse) – avaient tous des gènes albanais... «La technique doit toujours être au service de l’émotion. Mais il est clair que ce disque n’aurait pas été possible sans mon quartet, avec lequel j’atteins un niveau de complicité immense. D’autant que j’ai toujours considéré ma voix comme un instrument.»
INSPIRANT CHAOS
Ça tombe bien, Matanë Malit a été enregistré par le grand manitou d’ECM, Manfred Eicher, en quelques jours. Il bénéficie donc d’une diffusion internationale. Déjà salué en France et en Allemagne, il sera bientôt refaçonné à moindre coût afin d’être disponible sur le marché albanais. Un bol d’air frais dans un marché local dominé par le turbo-folk et les synthétiseurs. Elina Duni donnera quelques concerts sur sa terre natale, où elle retourne régulièrement et où elle avait déjà effectué une tournée il y a deux ans. «Toute une partie du public albanais est en manque d’acoustique et de poésie», constate la jeune femme. «L’Albanie est en perte de valeurs. La solidarité a été remplacée par un capitalisme sauvage. En même temps, je trouve ce chaos inspirant. Il y a une belle énergie, une grande vitalité. J’aimerais bien faire quelque chose pour l’environnement, mais je ne sais pas vraiment quoi.»
Le café est terminé, Elina se lève et nous raccompagne jusqu’à notre train, conversant allègrement à propos de son prochain concert parisien ou se remémorant une soirée mythique passée avec la patronne excentrique de l’ex-cave à jazz lausannoise Pianissimo. Puis elle repart et se fond dans le flot des passagers descendus du train. Une rencontre intense et lumineuse à l’image de son dernier opus, qu’on ne se lasse pas d’écouter et de réécouter.
 
Elina Duni, Matanë Malit, ECM/Harmonia Mundi.
 www.elinaduni.com
Elisabeth Stoudmann

dimanche 30 décembre 2012

Keny Arkana indomptable...

Indomptable Keny Arkana

Elle est en rogne, Keny Arkana. Elle n'a pas changé de bord depuis sa première "mix-tape" (compilation) produite en 1999, à 17 ans, avec le collectif marseillais Etat Major. Rappeuse radicale, allergique au vedettariat, aux photos, au monde marchand, c'est une petite meuf de la Plaine, zone populaire du centre de Marseille. Keny Arkana (son nom de quartier, l'originel est d'ordre "privé") est une indignée. "A la base, je suis pour l'autonomie", déclare cette voix féminine, habitée sur scène de diables briseurs et de démons turbulents et qui casse les stéréotypes machistes du hip-hop, comme Diam's en son temps. On la dit un peu folle, sans doute parce qu'elle voit tout. L'oeil tranche dans le gras du monde.

La rappeuse Keny Arkana.
La rappeuse Keny Arkana. | © KORIA

Sur un cours Julien en plein travaux de rénovation, on sirote un café allongé à la terrasse du Court jus (parce qu'il y a du soleil à Marseille, même en hiver, et qu'on le prend comme pain bénit). "Marseille, dit Keny Arkana, 29 ans, c'est la porte de l'Orient, une ville du tiers-monde qui vit avec de vieilles histoires occitanes." La Plaine, juste derrière le cours Julien, c'est chez elle, elle connaît ses "frangins", son grand marché, ses trafics, ses accointances et rivalités avec ceux de Noailles, du Panier, de Belsunce... La Plaine, dit-elle, c'était "le peuple au coeur de la ville". Mais la horde des bourgeois bohèmes s'y est répandue.
Keny Arkana est impossible à contenir, mais elle trace sa route, scandant : "Il pleut des émeutes sur le globe, oui, la jeunesse est dans la ville." Quand elle n'est pas tête brûlée, elle apprend à reconnaître ce qui lui importe : "J'adore l'huile d'olive", répète, tout sourire, l'auteure de Tout tourne autour du soleil, album radical de hip-hop, balancé et énergique, sorti le 3 décembre. Dans ce disque de dix-huit titres figure Le Syndrome de l'exclu, ou comment devenir parano dès qu'on sort de son quartier, comment s'auto-exclure parce que l'on a intégré le regard du vigile et de la bourgeoise.

Avec son sempiternel bandeau enserrant d'épais cheveux, son regard fixé vers des ailleurs, la jeune fille s'est extirpée très tôt du calcaire et des calanques en cul-de-sac. Marseille, c'est sec, "très sec". Pas de vert. "Enfant, je disais à ma mère : "Y a pas de forêt, quand est-ce qu'on part en forêt ?"" Méfiante, comme souvent, Keny Arkana dit de la cité phocéenne, ville adorée, dangereuse par ses indolences communautaires, qu'elle "siphonne, et aspire". "On peut y rester pour toujours, fumer des joints, boire des bières, ne pas bouger. On est bien." (avec une pointe d'accent).
Les rappeurs marseillais de la seconde génération - celle d'après IAM - ont affirmé une identité faite "de soleil et de larmes", selon le chanteur Soprano (d'origine comorienne, issu de la cité du Plan d'Aou, quartiers nord), une mélancolie festive, mélangée. Les règlements de compte en chaîne, l'assassinat d'un buraliste du quartier des Chutes-Lavie, poignardé pour un butin dérisoire à la mi-novembre, font basculer la ville vers un chaos inédit. "Marseille, c'était un grand quartier, où on a toujours vécu grâce aux réseaux", politiques, sportifs, mafieux, clientélistes. "Aujourd'hui, il y a trop de monde dans les réseaux, et ça coince. Alors, dans les quartiers nord, on résout le problème de surcharge avec des armes de guerre, trente balles à la fois, et Gaudin [Jean-Claude, maire UMP de Marseille] pense qu'ils n'ont qu'à s'entre-tuer. Ici, dans le centre, nous n'avons jamais eu la même forme de délinquance. On a toujours aimé aller au charbon, les coups d'éclat, tirer les cartes bleues des touristes allemands. Le meurtre du papetier, c'est abuser !"

Marseille sera Capitale européenne de la culture en 2013. Keny Arkana traduit : Capitale de la rupture, long texte au flot continu figurant sur son album, critique acerbe de la perte d'identité. "C'est le rappeur RPZ, avec qui je travaille, qui a trouvé le titre. On projette des gratte-ciel à l'Estaque, on veut castrer l'anarchie marseillaise. La Joliette, populaire, va devenir un quartier d'affaires ! On vire les Marseillais du centre-ville et les quartiers nord récoltent ce qu'ils peuvent."
Au Court jus, le soleil a tourné. Un drôle de gus en costume de clown tape de l'argent aux habitués ; un chanteur de blues au bord de l'usure, chapeau noir et pantalon pattes d'eph'très moulant, poursuit des chimères. Keny Arkana distribue des "Salut, mon frère" avec ce ton haussé qu'ont adopté les rappeurs, avec accents mélangés (celui des "renois", des "céfrans" à bonnets, des "rebeus"). Keny Arkana porte un tee-shirt estampillé "La rabia del pueblo", "la colère du peuple" en espagnol, parce qu'elle est un peu argentine. Son "géniteur" l'était. Sa mère et celui qui fut son père sont marseillais. Les hasards de la conception l'ont fait naître le 20 décembre 1982 à Boulogne-Billancourt.
La rappeuse Keny Arkana.
La rappeuse Keny Arkana. | © KORIA

Elle est allée en Argentine, "en 2002, juste après la crise, en famille, avec ma mère, mon frère". Ce retour identitaire lui a donné l'envie de parcourir l'Amérique latine "en mode sac à dos", d'aller au Forum social mondial de Porto Alegre au Brésil en 2003, puis de suivre la tribu altermondialiste en Inde, au Mali, et enfin de rencontrer le sous-commandant Marcos, ce "héros", qui dénonça les sigles comme FMI, OMC, Alena (l'accord commercial des Etats sud-américains) et la paupérisation qu'ils induisaient. Un parcours où elle croise Manu Chao, dont elle a assuré les premières parties de concerts en 2006. Mais Manu Chao n'est pas un engagé. Il flirte avec la vague altermondialiste, quand sa cadette marseillaise s'y jette à corps perdu. Diam's s'est convertie aux préceptes du "saint Coran". Booba voue un culte sans partage à l'argent et au paraître. "Moi, je vis simple, je ne suis pas dépensière."
C'est l'heure du déjeuner. Keny en est toujours au café. Une "sister" en dreadlocks, gros écouteurs enserrant le cou, terrienne de nulle part, passe et lui lance : "Tu m'as sauvé la vie", avec des titres insoumis comme ce Cinquième soleil, repris sur les blogs des jeunes insurgés tunisiens du "printemps arabe". La fille lui dit qu'elle n'y "croit pas " de la rencontrer - elle en tremble. Keny Arkana consent une photo commune, se rebiffe, au fond, mais elle a du coeur - (dans la chanson Vie d'artiste, elle dit : "Je suis l'artiste de personne, je suis la plume de mon âme/Qui était là quand petite fille domiciliait sur le macadam ?"). Elle ne donne pas son téléphone, "non, sister, c'est privé".

Protégée, à l'affût, Keny Arkana est impulsive. Son rap est astucieux. Il se barre sans arrêt, elle avec. En 2005, Courrier International écrit que Marcos a disparu. La gamine va vérifier in situ, au Chiapas, en stop - "quelle galère, le voyage de Mexico au Chiapas, jamais plus". Keny Arkana est tranchante. Gentille ado prête à claquer la porte. On voudrait qu'elle détaille. Mais elle esquive. Marcos parle vrai, il est vivant. Elle apprend l'espagnol "sur la route". Sept ans après, en novembre, elle donne un concert à Bogota, boule d'énergie en pelote, chantant ses "indignados" - ses "indignés" ultra en colère, introduits sur l'album par la voix de Stephane Hessel.
"A Bogota ou en Grèce, je résonne", constate, avec justesse, l'irraisonnable. Ici, dans la France de François Hollande, la révolte est en berne. La Rage, son premier disque (deux titres), est sorti trois mois après les émeutes de banlieue d'octobre 2005. "On rêvait d'un mouvement mondial, hors des cadres des partis, des syndicats, des associations subventionnées." Keny Arkana et ses camarades ont dissous en 2007 La Rage du peuple, collectif créé dans le quartier Noailles, en 2004, parce que "Sarko arrivait, que les associations étaient faciles à pirater, que les gourous guettent à la porte des assemblées populaires". Elle venait de publier son premier album, un brûlot, Entre ciment et belle étoile - selon l'historien du rap Olivier Cachin, l'un des cent disques de hip-hop à posséder absolument. Elle se fait un nom chez Because Music, la maison de disques de Catherine Ringer, Justice ou Manu Chao, Mais elle annule tout, rejoint ces réseaux militants qui ont "fait vivre ma musique", anarchistes et autonomes qui organisent des forums militants, parce qu'"un autre monde est possible et qu'on fait tous partie de la solution".

L'argent ? Keny Arkana le donne "à des assos, par exemple pour racheter de la terre et créer des espaces autonomes, écolos. Les squats sont trop éphémères". Elle cite Rat Luciano, qui avait offert "des vacances au ski à tout son quartier", le Panier, grâce au succès de son groupe, la Fonky Family. C'est une fugueuse précoce. "Je n'avais pas dix ans quand j'ai fait ma première fugue. Je disparaissais. J'ai été placée en foyer, j'adorais réussir à m'échapper, j'avais le goût de la liberté. Je ne me suis jamais rendue. J'avais une conscience aiguisée contre l'autoritaire, contre l'injuste. En foyer, j'ai été bourrée de neuroleptiques, de piqûres dans le derrière pour me rendre amorphe. Il y a une maltraitance physique et psychologique incroyable dans ces foyers. J'ai vu l'hypocrisie du système. Et quand j'étais dehors, il y avait le regard des gens, dur, la faim, le froid, enfin beaucoup de soucis. Et puis ces fugues finissaient par une cascade de conneries." Et une envolée de rap (Eh ! connard, J'me barre, etc.)
Suivre une vie normale ? "Même pas en rêve. Depuis le CP, j'ai dit non à l'humiliation scolaire." Ce qui a sauvé "Keny la folle", ce fut La friche la belle de mai, site culturel où le rappeur marseillais Namor, tagueur, graffeur, proche du groupe Assassin, organisait des ateliers d'écriture, parallèlement à ses classes au quartier des mineurs de la maison d'arrêt d'Aix-Luynes. Keny a quinze ans, elle dérive. "Le foyer m'a fait la guerre pour que je n'y aille pas, mais ma mère m'a soutenue, et cela m'a donné une discipline."
La rappeuse Keny Arkana.
La rappeuse Keny Arkana. | © KORIA

Le soleil est tombé derrière les platanes du cours Julien. On bouge vers le Vieux-Port. Keny roule en scoot. On la retrouve au coin de la Canebière, en peine avec la police. Sa coiffure volumineuse empêche la fermeture du casque. Les représentants de l'ordre veulent qu'elle descende de son scooter et reparte en le poussant. Elle dit "non". Ici, on la connaît. On sourit. Elle est sincère, elle ne triche ni ne transige.
"Monsieur l'agent, vous savez bien que je vais remonter dessus dans dix mètres.
- Allez, descendez.
- J'habite à la Plaine, dans dix mètres, je remonte, je vais pas pousser jusque-là, ça monte..."

La discussion dure. Marseille est un quartier.


Sur le Web : www.keny-arkana.com.
Pochette de l'album de Keny Arkana, "Tout tourne autour du soleil".
Pochette de l'album de Keny Arkana, "Tout tourne autour du soleil". | BECAUSE MUSIC

Véronique Mortaigne

samedi 20 octobre 2012

Petits Diois deviendrons grands...



« chanson-festive-poésie »
Voici donc 2 extraits de ce que nous faisons (pour en écouter d'autres
RDV sur : www.noomiz.com/labelrousse)
Petite présentation : nous sommes donc un groupe de 6 garçons :
guitare / basse / percu / saxe / 2 chants, style  "chanson-festive-poésie", grandement motivé pour venir jouer aux  Rencontres de Die  !
Au plaisir, bonne écoute
Hugo Benin

mercredi 6 juin 2012

Fête de la musique à St Julien en Quint (26150)

Et c'est parti pour une deuxième édition de la fête de la musique organisée par l'association Valdec'Quint !

Au programme : groupes de musique, repas inédit et autres surprises !

Pensez à réserver : 09 64 47 82 18 / epi@valdecquint.fr