Billie s’est déjà fait
remarquer pour son énergie et sa sensualité.
(Photo: Previous Next)
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album
intitulé "Le baiser"
Originaire de la Drôme,
elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
“Une voix envoûtante, des
claviers captivants pour une fragrance encore inconnue à ce jour”. “Une
écriture sensible et mordante… Énergique, la chanson détonne et étonne. Billie
aussi…” Avant la sortie le 31 mars de son premier album, “Le baiser”, les
retours étaient déjà édifiants.
Il faut dire que la jeune
chanteuse lyonnaise, qui a vécu longtemps à Piégros-la-Clastre où habite sa
famille, a été bien entourée : la collaboration de Kent, celle de Belle du
Berry (Paris Combo), une réalisation signée Romain Tranchart et Grégory Louis…
son premier essai risque bien d’être un coup de maître ! D’autant que “Ta
bouche” est sur la play list des radios.
« J’avais envie de mélanger la chanson française et
la musique électronique »
« J’avais envie de
mélanger la chanson française et la musique électronique, confie-t-elle. En
2008, j’avais monté un projet sur scène avec une violoncelliste (Théodora King)
; un pianiste (Vincent Elbaz) nous a rejoint c’est devenu plus électronique. Et
l’influence des années 80, que j’aime beaucoup, s’est ajoutée. »
Si elle préfère ne
communiquer que son nom de scène, Billie ne cache pas qu’elle a fait partie de
l’aventure musicale de Coefficient 7 et du Petit Festival en Herbe. « J’ai hâte
de venir jouer dans la Drôme, avoue-t-elle. J’ai écrit les titres il y a deux
ans, j’ai fait ces rencontres, ils ont dit oui tout de suite ».
On dit d’elle qu’elle a un
sourire de louve, que sa prose est sensuelle, on parle d’elle comme d’une
sirène à la poésie sensible, Billie s’est déjà fait remarquer, notamment lors
des Transmusicales de Rennes en 2011. Elle est désormais en tournée, avec un
passage par Les trois baudets à Paris mardi dernier.
Voila, j'envoie l'annonce du prochain CD :
"infiniment"... tu y découvriras que le CD est dédié à Thérèse Novelli (une Dioise) qui
m'a inspiré la chanson-éponyme.Si tu peux la diffuser... Merci d'avance,
Morice
InfinimentMorice Benin
Nouveau CD, parution :
début 2014
Arrangements : Hugo Benin
Tant de « Peut-être »…
Ce nouveau disque a une
genèse, comme toutes les belles aventures…
A la source, il a été
« infiniment » rêvé.
Peut-être que son socle
primordial résideen ce visage de
Thérèse, jeune et belle jeune femme de 93 ans, notre voisine, qui, par sa
simplicité lumineuse aura fécondé les mots de cette chanson éponyme: « Infiniment »…
Peut-être qu’à l’autre
extrémité de la vie,mon fils Hugo, 26
ans, en aura été le balancier… lui qui, depuis quelques années déjà, irriguait
ma création… jusqu’à aujourd’hui en être le grand architecte musical !...
Peut-être que mon vieil
ami et complice, Dominique, par son jeu cristallin, aura tissé le lien entre
passé et futur avec sa guitare comme le lit d’une rivière…
Et puis, et puis,
peut-être que toutes ces jeunes recrues musicales (Mathieu, Maroussia, Simon, Nicolas, Amélie, Ismaël, Véronique, Céline…
moyenne d’âge 28 ans !), auront, par leurs talents, fécondé ma
« Chanson d’auteur » d’une fraîcheur musicalenomade !...
Peut-être que Maïlis et
Lucas, sœur et frère d’Hugo, auront, par leurs clins d’œil chantant, rappelé
l’éternité du chant filial qui nous parcourt…
Et enfin, peut-être que
vous-mêmes, souscripteurs complices ou simples auditeurs de passage, devenaient
les ferments de cette aventure-là, sa plus limpide justification…
Peut-être, peut-être, peut-être…
Et si tous ces « peut-être » créaient
lesens… jusqu’à l’évidence ?
Morice Benin, écrit ce 6 Novembre 2013.
16 nouvelles chansons :
Nous sommes beaux,
infiniment, Carrière validée, Cette maison, Notre peur qui êtes odieuse, A
Severn fillette de l’humanité, Souann, Pollen, Fluide, , Nous voulions juste
faire l’amour Les gens qui doutent (Anne Sylvestre), Merci encore (Bruno Ruiz),
Conquête (Hugo Benin), La quête (Jacques Brel), La mort sûre, Simplicité
joyeuse..
Les difficultés liées à
l’auto production nous incitent à utiliser le seul moyen pour réaliser ce
disque :
La souscription avant parution : Il s’agit là
d’un parrainage serein…Sans ce soutien, il nous serait impossible de le
produire, hors de tout circuit commercial.
Bon à imprimer, à découper et à envoyer à :
FANAL - Morice BeninBP 51 – 26150 DIE
Je souscris d’ores et déjà au CD de Morice Benin « Infiniment »
Qui me sera expédié dès sa parution (début 2014) par la
poste.
Prix : 20 euros, 50 euros. Par trois, 70 eus. Par cinq
(soutien). Port inclus, chèque à l’ordre de : Fanal
Nom :
Prénom :
Adresse :
Courriel :Tél. :
Cocher ici :Je suis disposé à aider à la diffusion de ce CD en recevant ……. Feuilles
d’annonce (merci !)
Plan d'eau du Pas des Ondes - Cornillon Mercredi 7 août 2013 Prenez un cadre naturel magnifique :
les plages du plan d’eau du Pas des Ondes perdues au milieu des montagnes.
Installez-y une grande fête populaire où des familles au grand complet - des
enfants aux plus âgés – s’égayent sur les musiques les plus imaginatives et
dépaysantes du moment. Brassez les cultures, les générations, les origines
géographiques et sociales.
Vous aurez réuni les ingrédients qui font le succès d’un festival de
musiques actuelles pas comme les autres.
L’organisation est le fait d’une équipe de jeunes - tous bénévoles - qui ont
grandi dans la région isolée de la Motte Chalancon avant de devoir la quitter
pour des raisons professionnelles. Quelle meilleure idée, pour garder un lien
étroit avec son pays d’origine, que de s’investir dans une activité associative
participant à la richesse locale et permettant à chacun d’y rapporter un peu de
son vécu ?
La programmation artistique n’est pas laissée au hasard. Elle se
veut exigeante, éclectique et populaire.
En témoigne la qualité des
artistes qui ont participé à l’aventure, parmi lesquels Dionysos, Les Ogres de
Barback, Gnawa Diffusion, Fabulous Trobadors, Ceux Qui Marchent Debout, Babylon
Circus, Jim Murple Mémorial, Washington Dead Cats, 100 % Collègues, etc.
ock On The l’Oule 2013
Programmation de la 19ème
édition du Festival Rock On The l’Oule.
Cette année sur la scène
principale (dans l’ordre) :
Bienvenue sur le site du
"Foyer des Jeunes" de La Motte Chalancon.
Le "Foyer des
Jeunes" est une association de loi 1901 à but non lucratif dont le but est
d’organiser des évenements culurels tout au long de l’année (festival
"Rock on the l’Oule" et des concerts à la Saouste le reste de l’année)
à la Motte Chalancon et dans ses environs.
Discography
Rengineh (2003; with Zarbang Ensemble)
Blue Cave (2002; Blow till Midnight Musikverlag)
Electric Bolero (2002; LIQUID LOUNGE - Elektrolux/ZOMBA)
Masala (2001; Blue Flame Records, BMG)
Journey (2000; Blow Til Midnight Musikverlag)
Peace for Kabul (1996; Blue Flame Records, Warner Chappell)
One World Percussion (1996; Selected Sound, Emi)
The Silk Road (1996; Brother Records)
Binafschar (1995; Blue Flame Records, Warner Chappell)
Unchain My Harp (1993; Vollton Musikverlag; Friedemann Witecka)
Tracks (1991; Valle Venia; Leo Philipp Schmidt)
Avenida Atlantica (1990; Musikverlag Burger & Müller/Karlsruhe) For more information on Hakim Ludin please visit:
www.hakimludin.de and
email him at hakim.ludin@t-online.de
Après 3 semaines
d'itinérance, la Bizz'Art Nomade
pose ses roulottes et son décor et vous donne rendez-vous pour la 11e édition de
L'OASIS BIZZ'ART : 5 au 7 juillet à
Dieulefit
Festival des musiques du monde multidisciplinaire
et indiscipliné
3 jours de cavalcade
artistique et festive au parc de la Baume.
Concerts, spectacles de
cirque, impromptus équestres et musicaux, installations plastiques,
déambulations, expositions, projections...
Un univers unique et
magique dans un cadre naturel entièrement scénographié, des moments
privilégiés de découvertes avec des artistes locaux, nati onaux et
internationaux, un rendez-vous incontournable pour un voyage poétique et
fantaisiste autour du monde !
VENDREDI 5 JUILLET
18h30 : centre ville
- départ Maison de la Céramique
PARADE D'OUVERTURE
Une déambulation thé
âtrale, musicale et équestre, avec les musiciens du groupe colombien Boza, les
marionnettes géantes de la Cie Tête à plumes, les échassiers de la Cie Les
Spectacles de l'étrange...
19h : parc de la
Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musical par la CAEM avec l'Ensemble Jazz & la Fanfare Tapacymbales
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de
l'étrange et Jérôme Guerry, marionnettes géantes de la Cie Tête à plumes,
impromptus équestres
20h30 : WILLYGOODWOOD
- Cie BAM
Triptyque de numéros de
cirque en musique - fil de fer, solo d'acrobaties, danse acrobatique
21h30 : WINSTON
McANUFF & FIXI
La rencontre inédite entre
musette, soul et reggae
23h30 : LINDIGO
La nouvelle génération
groovy du Maloya de la Réunion
SAMEDI 6 JUILLET
19h : parc de la
Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musical par la CAEM avec Arôm'Yiddish
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de
l'étrange et Jérôme Guerry, impromptus équestres
20h : LO COR DE LA
PLANA
La fièvre occitane made in Marseille
22h : UKANDANZ
L'ethiopian crunch music : le futur de l'ethiogroove
00h : SLONOVSKI BAL
Le nouveau souffle des Balkans
DIMANCHE 7 JUILLET
19h : parc de la
Baume - ouverture des portes et de la billetterie
Accueil musica l par la CAEM avec La Batucada
Tout au long de la soirée : impromptus visuels avec la Cie Les Spectacles de
l'étrange et Jérôme Guerry, impromptus équestres
19h30 : LE DIABLE AU
CORPS - Collectif PRET A PORTER
Numéro de main à main
21h : BOZA
De la gaita traditionnelle à la « Nueva Gaita » colombienne
23h : CUMBIA ALL
STARS
Le retour aux racines psychédéliques de la Cumbia péruvienne
TARIFS & RESERVATIONS
Soirée au parc de la Baume
: 18 / 15* euros
Pass 3 soirées : 45 / 39*
euros
Gra tuit pour les moins de
12 ans. * tarif réduit : adhérents, chômeurs, étudiants, bénéficiaires du RSA,
familles nombreuses, 12-18 ans, sur présentation d'un justificatif
Points de vente : Offices
de Tourisme de Dieulefit (04 75 46 42 49), Montélimar et Marsanne : www.ticketnet.fr
Billetterie sur place les
soirs du festival dès 19h
Buvette et restauration
sur place : de 1 à 8 euros
Rendez-vous pour la 11e
édition du festival L'Oasis Bizz'Art, du 8 juin au 7 juillet en Drôme
provençale
La Bizz'Art Nomade reçoit
le soutien de la Région Rhône-Alpes (CDRA), du Département de la Drôme, des
Communautés de Communes du Pays de Dieulefit et du Pays de Marsanne, de la
Ville de Dieulefit et du Fond Social Européen.Pour le festival Sur les chemins
de l'Oasis 2013, l'association est soutenue par les mairies de La Roche St Secret,
Marsanne, Montélimar, Bonlieu sur Roubion et La Bâtie-Rolland.
Après le succès de l'année dernière, l’Association Axolotl est
heureuse de vous présenter les Marchés Bee ô Festifs, 2ème édition !!
Tous les jeudis du 11 juillet au 15 Août 2013 dès 17h00 au Monastère de Ste
Croix à 5 min de Die.
Cette année encore, après une sélection rigoureuse, des producteurs bio
locaux seront au rendez-vous pour vous faire découvrir leurs trésors et
partager leur passion.
Les plantes médicinales seront à l’honneur, avec entre autre, une visite du jardin botanique à 18h.
Des artisans auront le plaisir de parler de leur métier et de vous montrer leur savoir-faire.
La Coop'aire de jeu sera présente chaque jeudi pour le plaisir des plus
jeunes mais aussi des adultes en s'amusant avec leurs jeux surprenants
et originaux.
Et bien sûr toujours des agitations festives, des balades à cheval, de
la musique, des numéros de cirque, des contes… Et c'est gratuit !!!
Tout cela dans une ambiance joviale, avec une buvette locale, et des
repas bio à déguster. (Réservation conseillée au 06 63 07 42 23)
Une ligne de basse synthétique jouée
en boucle, un beat métronomique, des accords de guitare évanescents et
cette voix, brisée, revenue d’entre les damnés. «What are you fighting
for?» – «pour quoi te bats-tu?» interroge- t-elle sur «Broken English».
Lorsqu’elle déboule sur les ondes fin 1979, cette chanson accomplit un
triple tour de force: elle met fin à une dérive junkie de plusieurs
années qui a conduit Marianne Faithfull à vivre à la rue; elle rompt
avec l’image de muse blonde romantique des Stones qui l’emprisonnait et
frustrait ses aspirations artistiques; enfin, elle invente une icône
new-wave dans un univers musical qui a complètement changé avec
l’irruption cubiste et tranchante du punk. La musique, le business,
l’esthétique... Marianne Faithfull a bien l’intention d’assumer ses
rides (33 ans, une éternité) et ses ratures. Broken English est
donc plus qu’un disque pop, c’est le manifeste d’une artiste en pleine
affirmation. Musicalement – cette version Deluxe remastérisée et
augmentée de divers bonus et du mix original le confirme –, l’album a su
capturer un son et une énergie qui devaient tout à leur époque:
terrorisme (la chanson titre s’adresse à Ulrike Meinhof de la RAF),
féminisme («Witches’ Song», ode aux «sorcières» honnies) et lutte des
classes (reprise du «Working Class Hero» de Lennon). Si la production a
par endroits pris un coup de vieux (le funk noctambule de «Guilt» et son
sax strident), des chansons comme «Broken English» et la synthétique
«Ballad of Lucy Jordan», popularisée des années plus tard par le film Thelma et Louise, suscitent toujours la même adhésion admirative. Roderic Mounir
Son dernier album, lumineux, se concentre sur la musique de sa terre d’origine.
BLERTA KAMBO / ECM RECORDS
JAZZ .
C’est de la Suisse, où elle a passé la plus grande partie de sa vie,
qu’Elina Duni trace les contours musicaux d’une Albanie fantasmée.
Rencontre à Berne.
On l’imaginait grande,
impressionnante. Elle est menue, chaleureuse. En cette matinée
pluvieuse, dans un café proche de la gare de Berne, Elina Duni a caché
ses cheveux rouges sous une casquette noire. Volubile, elle n’a qu’une
envie: parler de son nouvel album, Matanë Malit. Une qualité
qu’on retrouve dans sa musique incroyablement accessible et pourtant
hautement sophistiquée... Musique albanaise, donc, puisque Elina Duni
est née sur cette terre d’Europe du Sud, qu’elle a quittée à 10 ans.
Ses souvenirs de sa «vie d’avant», encore sous le joug d’un communisme
stalinien, sont joyeux. «J’habitais au centre de Tirana dans la maison
de famille de ma mère. J’étais la seule enfant, j’étais choyée. Je
passais mon temps à jouer dehors. Ce fut une période de ma vie libre et
ensoleillée. J’aimais déjà chanter et, à cinq ans, il m’arrivait de me
produire avec un grand orchestre de trente musiciens. La scène était
quelque chose de naturel. Mon père était metteur en scène, ma mère
écrivaine et poète. Evidemment, si j’avais été adolescente là-bas, cela
aurait sûrement été très dur – du fait de la situation politique, du
fait d’être une femme.» SES COPAINS, LES BEATLES
Elle en sait quelque chose, elle dont la mère osait ce qu’on n’ose pas
dans un pays ultra machiste. «On était considérées comme des putes du
simple fait que ma mère ait divorcé. Mais elle était très forte. Elle
dépassait tout ça avec une forme de légèreté.» Lors de son arrivée en
Suisse, à Lucerne, les choses changent radicalement. «J’ai passé d’un
monde de lumière à un monde de solitude et d’insignifiance. Je me suis
confrontée à moi-même. C’est là que j’ai découvert les Beatles. Je
passais mes journées avec eux... Ils étaient devenus mes amis!» Huit
mois plus tard, mère et fille refont leurs bagages pour s’installer à
Genève. Elina Duni se fond dans cette ville cosmopolite où elle n’a plus
l’impression d’être la «pauvre petite Albanaise». Elle s’intègre,
commence des études de jazz, qu’elle poursuit ensuite à Berne.
Aujourd’hui, Elina Duni se sent Suissesse et Albanaise, un peu
citoyenne du monde aussi. De cette famille d’intellectuels (son
grand-père, écrivain comme sa mère, a été mis au ban du régime
communiste pendant vingt-cinq ans), Elina Duni a gardé une certaine
exigence. Elle parle cinq langues et a travaillé sa voix avec autant de
persévérance que d’habileté. Un travail récompensé aujourd’hui, puisque Matanë Malit sort chez ECM, le plus prestigieux label de jazz actuel. Avant ça, il y a eu Barescha et Lume Lume où elle chantait dans plusieurs langues, pour la plupart balkaniques. MONTAGNES ET MYSTERE Matanë Malit (littéralement «Par delà la montagne») va plus
loin. Il se concentre exclusivement sur l’Albanie. Les douze chansons de
ce répertoire ont été sélectionnées «au feeling», lorsqu’elle sentait
que sa contribution pouvait être un apport significatif. S’y côtoient
ainsi des chants folkloriques, des titres de jazz subversifs et des
chansons de la diaspora grecque, ou encore un chant entendu fredonné par
son grand-père et reconstruit pour l’occasion. Et puis il y a ces deux
chansons d’amour, «Mine Peza» et «Ka Një Mo», qu’elle transforme en
hymnes quasi religieux. «Il est clair que dans ce genre de morceaux
l’interprète sent très vite qu’il n’est qu’un moyen, qu’il est porté par
quelque chose de plus grand, de spirituel. Le lyrisme est tellement
beau que ça fait mal.» Il arrive aussi à Elina Duni de faire œuvre de
réhabilitation. Par exemple lorsqu’elle restitue les paroles originales
d’une chanson sur l’émancipation des femmes que le régime communiste
avait transformée en un chant patriotique, proposant une vision de la
femme nettement plus asservie.
En se concentrant sur la musique de sa terre d’origine, en l’épurant,
en l’abordant avec la liberté de quelqu’un qui cherche à tout
transformer, Elina Duni se dépasse. Tout semble simple, naturel, comme
si les fantastiques musiciens qui l’entourent – Colin Vallon (piano),
Norbert Pfammatter (batterie) et Patrice Moret (contrebasse) – avaient
tous des gènes albanais... «La technique doit toujours être au service
de l’émotion. Mais il est clair que ce disque n’aurait pas été possible
sans mon quartet, avec lequel j’atteins un niveau de complicité immense.
D’autant que j’ai toujours considéré ma voix comme un instrument.» INSPIRANT CHAOS
Ça tombe bien, Matanë Malit a été enregistré par le grand
manitou d’ECM, Manfred Eicher, en quelques jours. Il bénéficie donc
d’une diffusion internationale. Déjà salué en France et en Allemagne, il
sera bientôt refaçonné à moindre coût afin d’être disponible sur le
marché albanais. Un bol d’air frais dans un marché local dominé par le
turbo-folk et les synthétiseurs. Elina Duni donnera quelques concerts
sur sa terre natale, où elle retourne régulièrement et où elle avait
déjà effectué une tournée il y a deux ans. «Toute une partie du public
albanais est en manque d’acoustique et de poésie», constate la jeune
femme. «L’Albanie est en perte de valeurs. La solidarité a été remplacée
par un capitalisme sauvage. En même temps, je trouve ce chaos
inspirant. Il y a une belle énergie, une grande vitalité. J’aimerais
bien faire quelque chose pour l’environnement, mais je ne sais pas
vraiment quoi.» Le café est terminé, Elina se lève et nous raccompagne jusqu’à notre
train, conversant allègrement à propos de son prochain concert parisien
ou se remémorant une soirée mythique passée avec la patronne excentrique
de l’ex-cave à jazz lausannoise Pianissimo. Puis elle repart et se fond
dans le flot des passagers descendus du train. Une rencontre intense et
lumineuse à l’image de son dernier opus, qu’on ne se lasse pas
d’écouter et de réécouter.
Elina Duni, Matanë Malit, ECM/Harmonia Mundi. www.elinaduni.com Elisabeth Stoudmann
Elle est en rogne, Keny Arkana. Elle n'a pas changé de bord depuis sa première "mix-tape" (compilation) produite en 1999, à 17 ans, avec le collectif marseillais Etat Major. Rappeuse radicale, allergique au vedettariat, aux photos, au monde marchand, c'est une petite meuf de la Plaine, zone populaire du centre de Marseille. Keny Arkana (son nom de quartier, l'originel est d'ordre "privé") est une indignée. "A la base, je suis pour l'autonomie", déclare cette voix féminine, habitée sur scène de diables briseurs et de démons turbulents et qui casse les stéréotypes machistes du hip-hop, comme Diam's en son temps. On la dit un peu folle, sans doute parce qu'elle voit tout. L'oeil tranche dans le gras du monde.
Keny Arkana est impossible à contenir, mais elle trace sa route, scandant : "Il pleut des émeutes sur le globe, oui, la jeunesse est dans la ville." Quand elle n'est pas tête brûlée, elle apprend à reconnaître ce qui lui importe : "J'adore l'huile d'olive", répète, tout sourire, l'auteure de Tout tourne autour du soleil, album radical de hip-hop, balancé et énergique, sorti le 3 décembre. Dans ce disque de dix-huit titres figure Le Syndrome de l'exclu, ou comment devenir parano dès qu'on sort de son quartier, comment s'auto-exclure parce que l'on a intégré le regard du vigile et de la bourgeoise.
Avec son sempiternel bandeau enserrant d'épais cheveux, son regard fixé vers des ailleurs, la jeune fille s'est extirpée très tôt du calcaire et des calanques en cul-de-sac. Marseille, c'est sec, "très sec". Pas de vert. "Enfant, je disais à ma mère : "Y a pas de forêt, quand est-ce qu'on part en forêt ?"" Méfiante, comme souvent, Keny Arkana dit de la cité phocéenne, ville adorée, dangereuse par ses indolences communautaires, qu'elle "siphonne, et aspire". "On peut y rester pour toujours, fumer des joints, boire des bières, ne pas bouger. On est bien." (avec une pointe d'accent).
Les rappeurs marseillais de la seconde génération - celle d'après IAM - ont affirmé une identité faite "de soleil et de larmes", selon le chanteur Soprano (d'origine comorienne, issu de la cité du Plan d'Aou, quartiers nord), une mélancolie festive, mélangée. Les règlements de compte en chaîne, l'assassinat d'un buraliste du quartier des Chutes-Lavie, poignardé pour un butin dérisoire à la mi-novembre, font basculer la ville vers un chaos inédit. "Marseille, c'était un grand quartier, où on a toujours vécu grâce aux réseaux", politiques, sportifs, mafieux, clientélistes. "Aujourd'hui, il y a trop de monde dans les réseaux, et ça coince. Alors, dans les quartiers nord, on résout le problème de surcharge avec des armes de guerre, trente balles à la fois, et Gaudin [Jean-Claude, maire UMP de Marseille] pense qu'ils n'ont qu'à s'entre-tuer. Ici, dans le centre, nous n'avons jamais eu la même forme de délinquance. On a toujours aimé aller au charbon, les coups d'éclat, tirer les cartes bleues des touristes allemands. Le meurtre du papetier, c'est abuser !"
Protégée, à l'affût, Keny Arkana est impulsive. Son rap est astucieux. Il se barre sans arrêt, elle avec. En 2005, Courrier International écrit que Marcos a disparu. La gamine va vérifier in situ, au Chiapas, en stop - "quelle galère, le voyage de Mexico au Chiapas, jamais plus". Keny Arkana est tranchante. Gentille ado prête à claquer la porte. On voudrait qu'elle détaille. Mais elle esquive. Marcos parle vrai, il est vivant. Elle apprend l'espagnol "sur la route". Sept ans après, en novembre, elle donne un concert à Bogota, boule d'énergie en pelote, chantant ses "indignados" - ses "indignés" ultra en colère, introduits sur l'album par la voix de Stephane Hessel. "A Bogota ou en Grèce, je résonne", constate, avec justesse, l'irraisonnable. Ici, dans la France de François Hollande, la révolte est en berne. La Rage, son premier disque (deux titres), est sorti trois mois après les émeutes de banlieue d'octobre 2005. "On rêvait d'un mouvement mondial, hors des cadres des partis, des syndicats, des associations subventionnées." Keny Arkana et ses camarades ont dissous en 2007 La Rage du peuple, collectif créé dans le quartier Noailles, en 2004, parce que "Sarko arrivait, que les associations étaient faciles à pirater, que les gourous guettent à la porte des assemblées populaires". Elle venait de publier son premier album, un brûlot, Entre ciment et belle étoile - selon l'historien du rap Olivier Cachin, l'un des cent disques de hip-hop à posséder absolument. Elle se fait un nom chez Because Music, la maison de disques de Catherine Ringer, Justice ou Manu Chao, Mais elle annule tout, rejoint ces réseaux militants qui ont "fait vivre ma musique", anarchistes et autonomes qui organisent des forums militants, parce qu'"un autre monde est possible et qu'on fait tous partie de la solution".
Voici donc 2 extraits de
ce que nous faisons (pour en écouter d'autres
RDV sur : www.noomiz.com/labelrousse)
Petite présentation : nous sommes donc un groupe de 6 garçons :
guitare / basse / percu / saxe / 2 chants, style"chanson-festive-poésie", grandement
motivé pour venir jouer auxRencontres
de Die !
Au plaisir, bonne écoute Hugo Benin