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samedi 12 avril 2014

Les Biovallées d' Europe : le district du "Cilento", Campanie...( 1/5 )



Présentation  du bio district du Cilento
Un Bio-district est une zone géographique où agriculteurs, citoyens, opérateurs touristiques, associations et services administratifs publics établissent un accord pour la gestion durable des ressources locales, à partir du modèle biologique de production et de consummation (filières courtes, groupements d’achat, cantines publiques bio). Dans le Bio-district, la promotion des produits biologiques est étroitement liée à la promotion du territoire et de ses spécificités, pour atteindre le plein développement du potentiel économique, social et culturel.
Le premier Bio-district a été activé en Italie dans les années 2009 par l’Association italienne pour l’Agriculturebiologique (AIAB) dans une partie du Parc national du Cilento, Vallo di Diano ed Alburni (Salerno, Campanie). Entrois ans, le Bio-district Cilento a impliqué 30 communes, 400 entreprises, 20 restaurants et 10 établissements touristiques qui utilisent les produits biologiques de la zone. Il est aujourd’hui un véritable laboratoire permanent, national et international, d’idées et d’initiatives à haut profil culturel, visant le développement equitable et solidaire du territoire, sur base du modèle biologique.
- Sur base de l’impact économique, environnemental et social atteint dans le Cilento, l’AIAB, promoteur de ce projet innovant, s’est impliquée activement dans la promotion et la coordination de Bio-districts dans d’autres zones. Citons : le Bio-district « Grecanico », en Calabre, le Bio-district Via Amerina et « Forre», au Latium, le Bio-district « Greve », dans la région du Chianti, en Toscane.
L’AIAB, qui compte plus de 7000 associés, est une organisation no-profit qui depuis plus de 20 ans fait la promotion du modèle biologique pour la gestion éthique, durable et écologique du territoire. L’association oeuvre également pour la mise en place de réseaux méditerranéens et internationaux de Bio-districts et collabore activement avec l’Union européenne dans le lancement de campagnes de promotion de productions biologiques.

mercredi 8 janvier 2014

Les élections Européennes auront lieu le 25 avril 2014....



En 2014, des élections municipales et européennes sont prévues en France.
Les municipales doivent se dérouler les dimanches 23 et 30 mars 2014. Le gouvernement a retenu ces dates afin de faciliter la participation des électeurs (aucune zone ne se trouve en période de congés scolaires). Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du vendredi 27 septembre 2013.
Les européennes sont fixées au dimanche 25 mai 2014 en France, à l’exception de certains départements et collectivités d’outre-mer. Par une décision du 14 juin 2013, le Conseil de l’Union européenne avait en effet avancé les dates des élections dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne à la période du 22 au 25 mai 2014. Le ministre de l’intérieur a annoncé cette date lors du Conseil des ministres du mercredi 25 septembre 2013.
À noter : des élections sénatoriales sont également prévues en septembre 2014 pour la moitié des sièges de sénateurs.
L’Europe doit retrouver une respiration politique
A près de 6 mois des élections du Parlement Européen en 2014, l’Europe est à la croisée des chemins. Les mois et les années à venir seront décisifs pour l’avenir des citoyens des pays-membres.
L’enjeu ? Le choix entre une simple union politique d’état, une fédération d’États-nations ou des États-Unis d’Europe. En outre, la poursuite de l’intégration européenne aura pour condition le renforcement de la légitimité démocratique de l’Union et davantage de cohésion pour rendre plus avenant l’avenir des jeunes générations. Le chantier reste considérable.
C’est vrai, à première vue, l’horizon européen ne semble pas au beau fixe. Surtout quand on appartient à la jeune génération. L’UE compte près de six millions de jeunes chômeurs. Plus de 50 % des jeunes sont sans emploi en Espagne et en Grèce. Dans le même temps, plus de deux millions de postes restent vacants. Un tiers des employeurs affirment éprouver des difficultés à recruter du personnel possédant les qualifications dont ils ont besoin, ce qui témoigne d’un important déficit de compétences en Europe. L’Europe inquiète au risque de devenir un repoussoir qui encourage les replis identitaires. Le danger est là : que des forces politiques régressives capitalisent sur la déception populaire pour la mettre au service de l’exclusion, de la haine et de l’injustice.

mercredi 18 septembre 2013

Quand l' Europe subventionne le nucléaire...



Bonjour
Nous nous permettons de vous envoyer le communiqué presse commun avec les Amis de la Terre, le Réseau sortir du nucléaire et le Réseau Action climat de la pétition contre les subventions européennes pour le nucléaire.
Quelle transition énergétique à la française.     
- La France soutient les subventions au nucléaire au lieu d’agir pour la transition énergétique : Le nucléaire n'est pas une énergie décarbonée ! Non aux aides d'État atomiques ! Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire“, des Amis de la Terre, Réaction en Chaîne Humaine et du Réseau Action Climat – 17 septembre 2013
- À l’approche de la Conférence environnementale, le bilan de la politique énergétique française est affligeant. Au lieu d’agir pour la transition énergétique, et alors même qu’elle prétend réduire la part du nucléaire, la France fait des pieds et des mains pour soutenir l’industrie atomique ! C’est ainsi que, depuis des mois, EDF, Areva et les autorités françaises agissent de concert au niveau européen pour que le nucléaire puisse bénéficier de nouvelles subventions. Le Réseau “Sortir du nucléaire“, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat et Réaction en Chaine Humaine dénoncent ces pratiques de lobbying agressives et opaques sur un sujet qui concerne le futur de l'ensemble des citoyens européens.
- Inquiète du recul du nucléaire au niveau international et anticipant sans doute le renouvellement de son parc nucléaire, la France soutient dans l'ombre des couloirs de Bruxelles les projets de la Commission Européenne visant à faire bénéficier le nucléaire des mêmes subventions que les énergies renouvelables[1].. Les nouvelles règles encadrant les aides d’État en Europe sont actuellement au stade des propositions mais seront très prochainement soumises à consultation au niveau des Etats avant leur vote au niveau européen. Ces consultations se déroulent généralement loin des débats publics mais plusieurs associations telles que les Amis de la Terre, le Réseau “Sortir du nucléaire“ et la Réaction en chaîne humaine entendent bien mettre celle-ci sous les projecteurs!
- En traitant le nucléaire comme une énergie « décarbonée », ce projet est du pain béni pour les pays pro nucléaires tels que la France, la Grande-Bretagne, la Pologne et la République Tchèque car il leur permettrait de financer le nucléaire[2] sans enfreindre les règles de libre concurrence. Mais, outre le fait que le risque d’accident et la production de déchets ingérables devraient suffire à interdire tout recours au nucléaire, c'est occulter que l’ensemble de la filière émet bien des gaz à effet de serre[3]. « Plaider le caractère « décarboné » du nucléaire est surtout un excellent alibi pour la France pour maintenir le statu quo et continuer de financer ses fleurons industriels », déclare Lucie Pinson des Amis de la Terre. Les subventions au nucléaire, c'est autant de fonds qui ne vont pas aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. C'est pourtant bien celles-ci et non l'atome qui constituent les vraies solutions au changement climatique. 
- Les associations dénoncent en outre un favoritisme inacceptable pour le nucléaire. « Les aides d’État étant en principe destinées au soutien de technologies en développement, il est scandaleux d’en faire bénéficier le nucléaire : dangereuse et inutile, cette technologie du siècle dernier a déjà été sur-subventionnée de manière directe et indirecte » rajoute Charlotte Mijeon du Réseau “Sortir du nucléaire“. Financement de la recherche, construction du parc avec les fonds publics, sous-estimation du coût des déchets et du démantèlement dans le prix de l'électricité, réparation et indemnisation par l'Etat en cas d’accident, garanties de la COFACE pour soutenir les exportations… la liste est longue ! « En tant que citoyens européens, nous pensons que seules les énergies renouvelables et les économies d'énergie, qui sont d'ailleurs bien plus créatrices d'emplois que le nucléaire,  doivent être soutenues », déclare Christine Hasse de la Réaction en chaîne humaine.
- Mais pour vendre des réacteurs, la France est prête à toutes les manigances. À travers ces lignes directrices, la France se fait le relais des intérêts d’EDF, qui demande à pouvoir bénéficier d’un tarif d’achat garanti pour l’électricité produite par le réacteur EPR qu’elle veut faire construire en Grande-Bretagne pour compenser ses coûts financiers élevés. Au regard du droit européen actuel, ce mode de financement est illégal[4] ; mais si elles entraient en vigueur, les nouvelles lignes directrices pourraient ouvrir la porte à des mécanismes qui reportent les coûts sur les contribuables. Ces tentatives des firmes nucléaires pour capter l’argent public sont d’autant plus révoltantes qu’en parallèle, Areva a mené des démarches auprès de la Commission Européenne pour demander le « retrait progressif » de « toute une série de distorsions tarifaires » telles que « les subventions aux énergies renouvelables et à la lutte contre la précarité énergétique »[5] !
- Ces manoeuvres en sous-main d’un État aux ordres de l'industrie nucléaire sont inacceptables et ôtent toute crédibilité à un gouvernement qui prétend réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique. Sur ces sujets qui engagent l’avenir énergétique, les citoyens français et européens méritent des décisions transparentes et soucieuses du bien commun. Les associations invitent les citoyens à signer la pétition envoyée à la Commission Européenne (www.my-voice.eu) pour dénoncer ces processus non démocratiques et demander une vraie transition énergétique plutôt qu’un soutien indécent à une technologie mortifère. 
- Contacts presse :
Réseau “Sortir du nucléaire“ :
Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23
Les Amis de la Terre :
Caroline Prak - 01 48 51 18 96
La Réaction en Chaîne Humaine :
Christine Hasse - 07 77 20 27 71
Réseau Action Climat :
Célia Gautier – 01 48 58 89 76
[1] Voir ici les contributions de la France et des autres pays : http://ec.europa.eu/competition/state_aid/modernisation/energy_environment_en.html#comments
[3] Voir la brochure inter-associative Face à la menace climatique, l'illusion du nucléaire : http://www.rac-f.org/Face-a-la-menace-climatique-l
[4] Voir les travaux de la coalition Energy Fair : http://www.energyfair.org.uk/
Cordialement Christine Hasse et Mauricette Gaspitas RECH 
Subventions européennes pour le nucléaire

lundi 29 avril 2013

3 pesticides interdits dans l' Union Européenne...



Abeilles : trois pesticides interdits dans l'Union européenne
La Commission européenne devrait suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques (Apis mellifera). Après un vote, lundi 29 avril en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, quinze Etats de l'Union se sont prononcés favorablement à la proposition de Bruxelles d'interdire l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton).
Ces molécules, appartenant à la famille dite des néonicotinoïdes, sont les insecticides les plus utilisés au monde en agriculture et sont, depuis plus d'une dizaine d'années, suspectés d'être un élément déterminant de l'effondrement des populations d'abeilles et de pollinisateurs sauvages (bourdons, abeilles sauvages, papillons, etc.). La proposition avait échoué, le 15 mars, à obtenir une majorité, mais la Commission avait fait appel de ce premier vote.
Au total, quinze Etats membres ont voté favorablement, huit défavorablement et quatre se sont abstenus. La France et l'Allemagne ont voté pour la suspension, tandis que l'Italie – qui avait pourtant voté dans le même sens en première instance – a cette fois voté contre la proposition de la Commission. Le Royaume-Uni a été le plus activement engagé contre la suspension des trois molécules.
"VITALES POUR NOTRE ÉCOSYSTÈME"
Dans une lettre révélée dimanche (en anglais) par l'hebdomadaire The Observer, adressée à la firme Syngenta – qui commercialise notamment le Cruiser, un produit à base de thiaméthoxame – le ministre britannique de l'environnement, Owen Paterson, explique que Londres "a été très actif" dans l'organisation de l'opposition à la proposition de Bruxelles. Et ajoute : "Nos efforts continueront et s'intensifieront dans les prochains jours."
La proposition de la Commission repose sur un rapport d'expertise rendu par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon lequel les trois néonicotinoïdes présentent un risque pour les abeilles. "Bien qu'une majorité des Etats membres soutiennent désormais notre proposition, la majorité qualifiée nécessaire n'a pas été atteinte, a déclaré le commissaire européen à la santé des consommateurs, Tonio Borg . La décision incombe désormais à la Commission. Du fait que notre proposition est fondée sur un certain nombre de risques pour la santé des abeilles identifiés par l'EFSA, la Commission avancera avec ce texte dans les prochaines semaines."
"Je m'engage à faire mon maximum pour assurer que nos abeilles, qui sont si vitales pour notre écosystème et contribuent chaque année à 22 milliards d'euros à l'agriculture européenne, soient protégées", a-t-il ajouté.
Stéphane Foucart
Pesticides : pitié pour les abeilles !
En déplacement dans la Sarthe, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé, vendredi 8 février, un plan de soutien triennal à la filière apicole. Celle-ci en a bien besoin. Le nombre d'apiculteurs français a chuté de près de 40 % au cours de la dernière décennie.
Mais M. Le Foll aurait pu se soucier aussi des abeilles. Car, sans elles, pas d'apiculture. Le ministre de l'agriculture aurait pu saisir cette occasion pour se pencher sur les insecticides néonicotinoïdes, de plus en plus soupçonnés d'être la cause majeure du déclin des abeilles. Il l'avait fait en juin 2012, en interdisant l'un de ces produits sur le colza. Hélas ! Les annonces du ministre ne comportent pas de nouvelles mesures d'interdiction.
Retirer à l'ensemble des néonicotinoïdes leurs autorisations de mise sur le marché ne relèverait ni d'une application maximaliste du principe de précaution ni d'une lubie écologiste. Cette nouvelle classe d'insecticides est d'une foudroyante efficacité. Ses représentants – Cruiser, Gaucho, Poncho, etc. – ont été déployés dès le milieu des années 1990 et sont principalement utilisés en enrobage des semences sur les grandes cultures. Le principe est simple : la plante s'imprègne du produit et devient toxique pour les insectes, tout au long de sa croissance.
Le déploiement de cette technologie de protection des plantes s'est accompagné d'une forte accélération du déclin des insectes pollinisateurs. Or, depuis plus de dix ans, de nombreuses études, menées en laboratoire, montrent une variété d'effets toxiques inattendus, attribuables aux néonicoti-noïdes : désorientation des insectes, perte des fonctions cognitives, synergie avec des pathogènes naturels, etc. Certains de ces effets se manifestent à des expositions de l'ordre d'une fraction de milliardième de gramme.
Le phénomène est mondial et massif, comme l'utilisation de ces produits phytosanitaires, qui s'est répandue dans plus d'une centaine de pays. Ces insectes sont, selon l'expression même de M. Le Foll, "indispensables à la vie végétale". Ils sont également indispensables à la production d'un tiers de notre nourriture.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fini par reconnaître, au printemps 2012, que les tests réglementaires qui ont conduit à l'homologation de ces molécules ne permettaient pas d'en évaluer les risques.
Ces nouveaux produits sont en effet très différents de ceux qui sont appliqués épisodiquement sur les cultures : ils les imprègnent, certes à faible dose, mais en permanence et sur des millions d'hectares... L'Autorité européenne de sécurité des aliments vient aussi de reconnaître, avec un retard considérable, que ces produits présentaient un risque pour les abeilles...
En conséquence, la Commission européenne propose de suspendre, pendant une durée de deux ans, trois de ces molécules controversées, sur certaines cultures. Cette proposition, à laquelle s'en remet Stéphane Le Foll, n'est pas conforme à l'état des connaissances. Ces produits persistent plusieurs années dans l'environnement, et leur propagation est connue de manière très imparfaite. Avant d'annoncer un plan d'aide à la filière apicole, il aurait fallu, de toute urgence, avoir le courage d'interdire ceux qui demeurent autorisés.
APL