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samedi 26 novembre 2011

Livron : La Question foncière...avec Gérard Leras

La question foncière en Drôme…
Mercredi 30 novembre 2011 : La question foncière avec Gérard Leras, Salle Aragon à la mairie de Livron-26- à 19h.
La question foncière est primordiale pour notre vie et notre environnement. Elle ne concerne pas seulement l’agriculture mais aussi les transports, l’industrie, le commerce, les logements, la biodiversité, l’énergie …
Dans la Drôme et l’Ardèche, de nombreux projets mettent en péril l’équilibre entre la nature et notre mode de vie : projet gare TGV d’Allan, Oxylane-Décathlon à Valence, grandes surfaces à Saillans, ferme photovoltaïque à Montéléger, zones industrielles et commerciales un peu partout (Maubec, Donzère), urbanisation horizontale …
Gérard Leras, Vice-président en charge de cette question au Conseil Régional, nous présentera la politique qu’il propose d’initier dans la région Rhône-Alpes ainsi que les moyens pour agir localement en nous appuyant sur la délibération qu’il a faite voté le 14 octobre dernier.
Foncier
Gérard Leras : « Le sol est un bien commun »
En tant que conseiller spécial  d'Europe Ecologie Les Verts à la politique foncière, Gérard Leras cherche à limiter l’étalement urbain et à préserver les espaces agricoles. Transports, alimentation, logement, environnement… Il explique les multiples enjeux de cette question. 
Pourquoi la question foncière est-elle si importante pour les écologistes ?
Nous vivons et habitons sur la terre, nous nous y déplaçons, nous mangeons ce qu’elle produit. Le sol est un bien commun, au même titre que l’eau ou la biodiversité qu’il porte. C’est une évidence que l’action politique oublie encore trop souvent. 
A l’échelle mondiale, les conséquences sont dramatiques. En Amérique, les cultures extensives excluent les familles paysannes qui sont réduites à la misère. En Afrique et ailleurs, l’accaparement des terres par des propriétaires étrangers exproprie des villages entiers.
Tout cela semble un peu loin des préoccupations régionales, non ?
En Rhône-Alpes, nous ne sommes pas séparés de tout cela. Les agro-carburants font tourner nos voitures, et le soja alimente le bétail des agriculteurs français, eux-mêmes mis en difficulté par ce marché mondialisé. L’Europe est déficitaire en denrées agricoles, ce qui pourrait poser à terme un véritable problème de souveraineté alimentaire.
En effet, nous faisons face à une diminution terrible de la surface agricole et des espaces naturels : chaque année en Rhône-Alpes, 3 000 hectares sont avalés par l’urbanisation, 500 ha du fait des infrastructures. Pendant ce temps, plus de 1 000 exploitations disparaissent. 
N’est-ce pas simplement un problème localisé dans la périphérie des grandes villes ?  
Non, au contraire, la consommation d’espace est d’autant plus grande qu’on s’éloigne des villes. En zone urbaine, les logements sont rares et chers. On vit donc de plus en plus loin, et les villes s’étalent. En centre-ville, si on compte la voirie, les parkings et les surfaces commerciales nécessaires, l’urbanisation consomme 347 m² au sol pour chaque habitant supplémentaire. En zone rurale, cette surface est comprise entre 1100 et 4400 m² selon les secteurs, car on crée de grandes parcelles avec des chemins d’accès, des routes, etc. 
Il y a aussi une consommation phénoménale liée aux projets à caractère économique tels que les zones commerciales ou industrielles. Par exemple, le long des grands axes routiers, les plateformes logistiques des transporteurs ou des grandes surfaces deviennent l’objet d’une véritable spéculation immobilière. Au final, les friches industrielles et commerciales se multiplient. 
Jusqu’à maintenant, la Région laissait faire ?
Organiser le développement du territoire est l’un des rôles de base de la Région. Seulement, les écologistes constatent que jusqu’à maintenant, elle n’a pas fait le maximum.
Nous avons compris que la question foncière est à aborder de manière transversale : activité économique, agriculture, espaces naturels, transports, ville, logement, lycées... C’est ainsi que je travaille dans ma délégation.
Que proposez-vous à travers cette nouvelle politique foncière ? 
En priorité, nous devons préserver les espaces naturels et agricoles. Notre objectif est que le nombre d’exploitations cesse de diminuer, et même augmente. 
Pour cela, il faut arrêter les projets d’extension urbaine tout en combattant le déficit de logements. C’est donc les centres des villes qu’il faut densifier.  
Enfin, il faut travailler spécifiquement sur les zones de montagne pour rééquilibrer les usages du sol. Cela passe par de nouveaux modèles de développement économique, pas seulement centrés sur les résidences vides au pied des pistes de ski.
Comment comptez-vous mettre cela en œuvre ?
La Région a un rôle de « personne publique associée ». Cela signifie qu’elle doit être consultée pour tous les documents d’urbanisme : Plan local d’urbanisme (PLU) au niveau des communes, schéma de cohérence territoriale (Scot) et charte des parcs naturels à une échelle plus large... 
Aujourd’hui, elle tient mal ce rôle car elle ne lui donne pas de force politique. Or, c’est là que se décident les zonages précis entre habitat, agriculture, zones dites d’activité… Dans quelques mois, quatre personnes travailleront à plein temps pour que la Région donne un avis argumenté selon nos objectifs depuis le document de planification jusqu’à la mise en œuvre. 
Ne craignez-vous pas d’être mal accueilli ?
Au contraire, cette attitude est souvent très bien vue localement. Par exemple, la Région avait émis un avis négatif sur un projet qui aurait renforcé le mitage de la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie. La Chambre d’agriculture et des associations locales nous ont fait savoir que cela leur donnait une meilleure capacité de résistance. 
Que ferez-vous avec les établissements fonciers comme la Safer ou Epora, dont le rôle est d’acheter des terrains pour préserver leur vocation ? 
Même principe. Jusqu’à maintenant, la Région leur donnait de l’argent sans donner son avis sur les objectifs et sans regard sur l’évaluation de ce qui a été fait. Aujourd’hui, c’est fini : nous augmenterons les moyens de ces établissements tout en conditionnant précisément l’aide régionale aux actions menées. 
Pour la ville, ces conditions comprennent l’économie d’espaces agricoles, la rénovation urbaine, la densité, la centralité, la mixité sociale, les transports en commun… Pour la campagne, c’est l’installation d’agriculteurs, les projets collectifs, l’exploitation forestière, la biodiversité…
APL-MCD    

jeudi 15 septembre 2011

Disparition des terres agricoles...


Les espaces agricoles disparaissent …
En un peu plus de dix ans, l'Ile-de-France a perdu 71 % de ses exploitations maraîchères. Le dernier rapport de la DRIEA montre qu'entre 2004 et 2007, la consommation des espaces agricoles et naturels en Ile-de-France est à la hausse.
Après une période d'accalmie entre les années 2000 et 2004 où seulement 270 hectares de terres agricoles, par an en moyenne, avaient disparu, la tendance est repartie à la hausse ces dernières années : ce sont 4.016 hectares de la région Ile-de-France qui ont mutés, entre 2004 et 2007, en espaces artificialisés. Certes, la valeur limite fixée à 1.750 hectares par an, par le schéma directeur de la Région Ile-de-France (Sdrif) de 1994, n'est pas atteinte, mais l'augmentation de la disparition de surfaces inquiète tout de même les associations et mouvements de préservation de la terre.
L'urbanisation mange les terres agricoles
Constat important que fait la Direction régionale interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement (Driea) : l'augmentation de la consommation d'espaces agricoles et naturels va de pair avec la hausse des autorisations de construire dans la région. Globalement, c'est en grande couronne parisienne que la Driea constate la plus grande mutation de terres agricoles : "Les espaces artificialisés créés (4.705 ha) sont majoritairement situés en zone agglomérée (3.918 ha), dont 1.054 ha en petite couronne et 2.863 ha dans la zone agglomérée de la grande couronne où ils restent assez concentrés dans des secteurs à forts enjeux". Le rapport précise que les espaces agricoles mutés directement en espaces artificialisés sont localisés "pour près de la moitié sur quelques territoires couvrant 211 communes : le grand territoire de Roissy, dans les franges de l'agglomération (431 ha sur 108 communes), dans le périmètre de l'opération d'intérêt national (OIN) de Massy, Saclay, Versailles, ou Saint Quentin-en-Yvelines (253 ha sur 49 communes).
Il convient de préciser que si la hausse de consommation des espaces est concomitante avec la hausse des autorisations de construire, c'est que les objectifs fixés par le Sdrif étaient réalistes, et le niveau de consommation des espaces, nécessaires pour les atteindre.
Toutefois, selon la Driea qui conseille d'être prudent sur une période aussi courte, "des approches complémentaires sont nécessaires pour comprendre les phénomènes effectivement en œuvre à l'échelle locale" : extension, renouvellement des bourgs, densité, étalement…
La construction est aussi particulièrement dynamique en petite couronne, c'est-à-dire entre 10 à 30 kilomètres de Paris, ancienne ceinture verte où se concentrait la production de fleurs, de fruits et de légumes. D'après un rapport publié par Terre de Liens en 2009, 22.000 hectares de la ceinture verte auraient déjà disparu au profit de l'urbanisation. Un tiers de ces 22.000 hectares est destiné à la construction de logements, un tiers aux infrastructures, et le dernier tiers aux loisirs et activités de plein-air, c'est-à-dire d'hectares non-construits. D'après Julie Ruault, animatrice Terre de Liens en Ile-de-France, "c'est en petite couronne que l'on constate le plus de perte de maraîchers, mais avec le développement des transports et des autoroutes, le phénomène pourrait bien rapidement s'étendre à la grande couronne parisienne".
Comment ne pas laisser filer les terres franciliennes
Entre 1990 et 2008, la surface de terres agricoles en Ile-de-France a baissé de 6 %. Mais ce pourcentage est à relativiser car la région est en fait un territoire à 50 % agricole.
Selon Julie Ruault, "la problématique de la reprise des terres a commencé à se poser avec l'augmentation du nombre de maraîchers en âge de prendre leur retraite et le risque alors que ces terres tombent dans l'oubli, car ce sont des espaces qui, au bout d'un certain temps d'inactivité, deviennent des réserves foncières urbaines". Selon Terre de Liens, "il y a possibilité d'agir très concrètement pour éviter la perte de ces terres". Julie Ruault fait allusion au système d'outil de finance solidaire mis en place en 2006 par Terre de Liens. Le principe est assez simple : qui le souhaite peut devenir épargnant à hauteur de 100 euros minimum par action. Cet argent, immobilisé pendant cinq ans, servira aux agriculteurs souhaitant s'installer sur des terres. Ils paieront alors un loyer bas à Terre de Liens.
"Grâce à l'épargne des actionnaires, Terre de Liens a pu acquérir sa première ferme, de 72 hectares, en avril 2011, en Seine et Marne". Cette ferme, dont le propriétaire se séparait lors de son départ à la retraite, est désormais partagée en 65 hectares de polyculture et élevage, 7 hectares de maraîchage, dont 2 hectares destinés à la "couveuse" : un espace où les jeunes agriculteurs peuvent se tester et venir apprendre les gestes techniques et économiques d'une exploitation avec l'appui d'un professionnel. L'objectif d'un tel projet étant notamment de "sortir du spéculatif" qui empêche les jeunes agriculteurs de devenir propriétaires de terres.
Quant au profil des acquéreurs, "plus de la moitié ne sont pas issus d'un cadre familial agricole, et beaucoup sont en reconversion professionnelle".
Les épargnants, eux, ne sont pas forcément des agriculteurs en devenir, "beaucoup sont des groupes de consommateurs qui s'intéressent à leur assiette", confie encore Julie Ruault.
Jusqu'en 2010, Terre de Liens a pu appuyer 78 porteurs de projets et acquérir plus de 70 fermes à travers la France : 1.900 hectares de terres destinées à l'agriculture biologique ou paysanne.
La lutte contre le mitage doit se faire dans le cadre des documents d'urbanisme
La question de la protection des espaces agricoles relève avant tout des questions d'urbanisme. Les projets décidés par le Sdrif ou le Plan local d'urbanisme (PLU) sont "de la responsabilité des élus", indique la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). Même si la collaboration entre la région et la Safer est quasi-quotidienne, cela n'empêche pas que des "projets d'intérêts généraux" soient mis en place par les services publics : le chantier d'un Village nature de 500 hectares au sud d'Eurodisney et de l'autoroute A4 a ainsi été accepté, il y a un an, par le conseil régional d'Ile-de-France. "Il n'a de nature que le nom d'ailleurs", ironise Pierre Missioux, directeur de la Safer Ile-de-France.
"Si on veut vraiment lutter contre le mitage des terres agricoles, il faut donc le faire dans le cadre des documents d'urbanisme, car la vraie consommation des espaces est là", poursuit-il. Avec presque 1.300 communes en Ile-de-France, les documents d'urbanisme sont en perpétuelle révision. La mission de la Safer est donc de surveiller les mouvements qui se font, et d'intervenir en soutien aux projets d'installations agricoles durables. "Le plus difficile, c'est d'attirer des projets d'installations économiquement viables, car l'agriculture spécialisée souffre particulièrement", souligne Pierre Missioux. La société achète environ 1.000 hectares de terres agricoles par an. En 2010, sur une dizaine d'installations soutenues par la Safer, presque la moitié était en agriculture biologique.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss
L'agriculture biologique en Ile-de-France Céréales, fruits, légumes, vignes… En tout, 5.208 hectares sont certifiés bio en Ile-de-France, dont 15 % en reconversion (chiffres 2009 de l'Agence bio). La surface bio ne représenterait donc que 0,9 % du territoire agricole de la région, et la quasi-totalité des surfaces en conversion se trouvent en Seine-et-Marne et Essonne.
Et même si la consommation de produits issus de l'agriculture biologique en France est en forte croissance puisqu'elle progresse de 10 % par an depuis dix ans, l'offre de produits biologiques provenant d'Ile-de-France est "presque anecdotique" selon la région, car, "face à ses 12 millions d'habitants et forte de ses 5.500 exploitations agricoles, elle ne compte que 84 structures certifiées en agriculture biologique". Pour remédier à cela, les conseillers régionaux ont voté, en 2007, une motion pour tripler en trois ans les surfaces biologiques en Ile-de-France et atteindre 2,4 % de la Surface agricole utile (SAU), soit une augmentation de plus de 8.000 ha. Le deuxième objectif chiffré affiché est l'introduction de produits bio dans la restauration hors domicile "avec une prévision très ambitieuse de 20 % de bio en 2012 pour la restauration collective d'Etat". Aujourd'hui 25 lycées se sont engagés à entrer dans la démarche, avec le soutien de la région.
APL

samedi 21 mai 2011

La terre pour nourrir les humains

POLITIQUE FONCIÈRE  
Le 20avril, le conseil régional de Rhône-Alpes a consacré une journée de visite sur le terrain dédiée à la stratégie foncière régionale. C'était l'occasion d'aborder la politique foncière agricole à travers un cas concret à Grigny dans le Rhône. Bâtir une politique Foncière en Rhône-Alpes.
La région Rhône-Alpes est confrontée a une forte pression foncière  qui contribue à un étalement urbain consommateur de terrains, destructeur de terres agricoles et d'espaces naturels. Or, la politique foncière est une stratégie inhérente à l'aménagement du territoire et transversale aux différentes délégations et compétences régionales : économie, agriculture, logement, environnement... Le conseil régional de Rhône-Alpes souhaite exercer un effet levier afin d'inciter les collectivités locales à mieux prendre en compte ta problématique foncière dans la conception des projets de territoire pour une meilleure maîtrise de l'espace et de l'usage qui en est fait.
« Le premier devoir des collectivités est de concentrer autant que possible les opérations d'habitat, industrielles et commerciales sur tes friches existantes et à l'intérieur des zones urbaines pour préserver les sols agricoles et les espaces naturels », a rappelé Gérard Leras, conseiller régional délégué à la politique foncière. « Depuis le printemps 2010, le conseil régional a décidé de consacrer plus d'intérêt et d'actions à la politique foncière en créant une nouvelle délégation.
C'est un pari ambitieux de vouloir mettre en place une politique foncière pour répondre aux besoins des habitants en zones urbaines, tout en préservant tes espaces naturels et agricoles ».
Un enjeu fondamental et stratégique
En octobre 2011,le conseil régional présentera une délibération cadre pour bâtir cette politique foncière qui s'appuiera sur un diagnostic du territoire, l’étude régionale globale démarrée en décembre 2010) et des études de cas concrets. A ce jour, quinze études sont en cours en collaboration avec différents partenaires [centre d'échanges et de ressources foncières, agences d'urbanisme, parcs naturels régionaux, université de Grenoble, conseils d'architecture d'urbanisme et d'environnement...].
L'une de ces études concerne Grigny [Rhône],une commune particulièrement attractive où l'enjeu est de conserver des terres agricoles en zone périurbaine à proximité de Lyon. Comme l'a indiqué
René Balme, maire de Grigny, la commune compte 575 hectares et environ 10000habitants. Sur le plateau agricole où la pression foncière est très forte, on recense 160 propriétaires sur 70 hectares
dont 10 hectares en friches.
Les parcelles, très morcelées, sont exploitées principalement par des agriculteurs des communes voisines, sachant qu'à Grigny, il ne reste plus qu'un seul exploitant qui va cesser son activité prochainement.
«Dans tes communes urbaines, il est essentiel de maintenir des exploitations agricoles et des activités liées à l'agriculture,notamment pour répondre à la demande des habitants en circuits courts, en produits biologiques »,a souligné Jean Jack Queyranne, président du conseil régional. «Aujourd'hui en Rhône-Alpes, on estime que chaque année, environ 3000 hectares sont pris sur le foncier agricole, généralement au profit de l'urbanisation.
On voit bien l'ampleur du problème tout particulièrement dans le Rhône. Le foncier constitue un enjeu fondamental et stratégique du développement viable et durable de nos territoires ».
Colette Boucher

mercredi 19 janvier 2011

Recyclerie de Villard de Lans 38

Suivi d’une initiative : La "recyclerie" de Villard de Lans ouvre ses portes tous les samedis matin
L’initiative rencontre toujours un bon succès depuis son lancement en septembre 2009 ; de plus en plus de personnes déposent leurs objets à la recyclerie ou en achètent chaque samedi...
Si vous construisez ou réaménagez un logement par exemple,vous pouvez trouver toutes sorte de produits (baignoires, lavabos, éviers, convecteurs...) à tous petits prix.
On trouve également à la recyclerie des jouets et cadeaux pour les enfants, de la puériculture, des objets de déco... et un important volume de mobilier (lits, sommiers à lattes, meubles divers...).
Petit bilan de la recyclerie après un an d’existence...
"Nous sommes une bonne dizaine de bénévoles réguliers qui donnent un peu de leur temps le samedi matin et quelquefois en semaine, pour aider à organiser la recyclerie, réparer, ranger, mettre à disposition... ce que les gens nous apportent.
Après un an on peut dire que c’est un succès ; nous voyons plus de 100 personnes le samedi matin ! (ouverture de 9H à 12H).
Les objets déposés et revendus sont de tous types, du mobilier au matériel de cuisine, des livres aux cassettes et TV, des objets de décoration aux plus utilitaires, du matériel de sport aux luminaires... Tout intéresse un jour ou l’autre, il est donc utile d’apporter vos objets même si vous ne pensez pas que ça peut intéresser quelqu’un... Parce que si, justement !
Nous sommes donc en train de renforcer un peu les consignes de sécurité, un signe de succès sans doute...
Et au-delà de vendre des objets à tous petits prix, nous sommes heureux d’avoir aidé des jeunes à s’installer, des peu fortunés à s’équiper, des écolos à recycler, des saisonniers, des associations, des structures liées à la santé ou à la petite enfance à améliorer leur matériel, des gens de tous âges à se faire plaisir à petit prix ... Etc ...
Pour rappel, l’association (1901, déposée en préfecture) est gérée de façon collégiale, dans un local (accès par le parking sous le centre aquatique à Villard) mis à disposition par la mairie, et les bénéfices (les ventes moins les frais de réparation d’objets) vont au comité d’action sociale de la mairie. Ils servent ensuite à payer des adhésions dans des clubs pour les enfants de familles défavorisées, offrir des places de cinéma, de spectacles au festival d’humour, d’entrées à la piscine, etc.
Nous pensons donc que notre action rend service, participe à une démarche écologique, sociale et solidaire et constatons que notre local devient un vrai lieu de rencontre et d’échange ...
Et vous, qu’en pensez vous ? Venez nous le dire samedi prochain !"
La Recyclerie :
Recycler est utile, et (re)devient une tendance de fond (notamment grâce à internet, ou aux petites annonces, bourses, vides greniers, etc).
C’est aussi un moyen de donner accès à bas prix à des objets utiles ou "d’agréement" (déco, sport...).
Une première expérience de "recyclerie" a été lancée à Villard début septembre 2009, que l’on peut même qualifier de "ressourcerie" puisque l’idée est de redonner une valeur à nos objets...
L’objectif annoncé par les auteurs de l’initiative est de commencer à structurer le recyclage, pour l’instant localement, à la fois pour mettre fin au gaspillage, permettre l’accès à des produits peu chers en "seconde vie" (ou plus !), limiter nos déchets, être solidaires...
Une association a été créée pour l’occasion, pour gérer le fonctionnement le plus simple possible, et les fonds dégagés (les objets seront vendus peu chers, mais leur vente servira à réparer d’autres objets).
Les réparations, nettoyages, etc, sont faits par des bénévoles, dans un atelier sur place.
Chaque samedi matin, de 9 h à 12 h, vous pourrez déposer ce qui ne vous est plus utile mais peut avoir "une deuxième vie" ou acheter à bas prix ce qui vous manque.
Alors rendez vous sous la piscine de Villard -de-Lans, au niveau du parking inférieur.
Contacts sur place ou par email à pierre.lallier@orange.fr
ou  duvillard-charvaix@villard-de-lans.fr.
 

PDF - 37.4 ko

http://www.initiatives-vercors.fr/
Télespace Vercors - 118, Chemin Breux - 38250 Villard de Lans - France