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samedi 8 février 2014

Dernier jour des Rencontres de l' Ecologie au Quotidien Rhone-Alpes...( J+23 )



Dimanche 9 février  en conscience 
Espenel-Rive Droite de la Rivière Drôme Labelvie-Rourebel (rourebel.fr). Chez Anna et Georges Roussel
10h  Vivre l’Instant Présent : Présentation
Mieux Etre et Pleine Conscience : une pratique pour se libérer de nos conditionnements, réduire le stress et ainsi vivre pleinement l’instant présent. Anne Tesson, Association Résonance
La Pleine Conscience est une pratique qui consiste à devenir plus conscient de  chaque instant et de notre expérience à cet instant.
Selon le Dr Jon Kabat-Zinn, créateur du programme de réduction du stress MBSR (Réduction du Stress Basée sur la Pleine Conscience) pratiqué dans plus de 300 hôpitaux dans le monde, la Pleine Conscience signifie : "Etat de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment".
La pratique de la Pleine Conscience constitue un entraînement permettant de nous libérer des mécanismes automatiques, source de mal-être ou de détresse psychologique. La Pleine Conscience permet ainsi le développement d'une aptitude à être en relation différente avec l'expérience vécue.
Elle propose d'aborder l'expérience avec un esprit ouvert et une attitude bienveillante, ouvrant à l'accueil du moment présent.
La Pleine Conscience, lorsqu'elle s'inscrit dans une pratique régulière, permet d'améliorer sa qualité de vie, de développer sa sérénité, de mieux se connaître et découvrir les autres. 
Des programmes de soins efficaces et scientifiquement validés basés sur la pleine conscience, sont aujourd’hui utilisés dans le champ médico-psychologique.
MBSR : Réduction du Stress  basée sur la Pleine Conscience
Un parcours d’intégration de 8 semaines comprenant :
1 séance d’information préalable
8 séances hebdomadaires de 2h30
et 1 journée de Pleine Conscience
- Pratique de l’attention aux sensations, pensées et émotions
- Conscience du souffle et du corps
- Exercices de détente corporelle
- L’Ecoute de l’instant présent
- Exercices à intégrer dans sa vie quotidienne
- Partages de la mise en pratique entre les participants
- CDs audio et fiches de travail pour les pratiques chez soi
Mieux-Être et Pleine Conscience : «  La Pleine Conscience : une attention bienveillante et ouverte à chaque instant »  Dr Edel Maex, psychiatre
Applications ; Mieux gérer ses états : Stress, anxiété, dépression, fatigue, maladie, troubles du sommeil, douleurs chroniques, mal-être, tensions dans les relations...
Pour  mieux  “Être“  à la vie.
Développer de nouvelles habiletés et compétences pour faire face au stress et aux difficultés de la vie.
Générer plus de paix en soi et autour de soi et s’éveiller aux beautés et à la joie qui existent dans l’instant présent. 
Intervenante : Anne Tesson
Formée à la Relaxation, la Sophrologie, au Yoga, à l’Éducation à la Paix, à l’Art de Prendre Soin et au Mouvement Conscient, Anne Tesson intervient dans ces domaines dans différents stages.
Formée au « Practicum-MBSR" (Réduction du Stress Basée sur la Pleine Conscience) par le Center for Mindfulness de l’Université de Massachusetts (USA), elle anime des ateliers Pleine Conscience et cycles MBSR dans tout Rhône-Alpes.
Information
04 75 21 00 56 
Courriel : anne.tesson@gmail.com

mercredi 12 octobre 2011

Sans lui , nous ne serions pas là....

Steve Jobs, un homme qui pensait différemment
(Photo : La page du site Apple.com rend hommage à Steve Jobs, dont le décès a été annoncé le 5 octobre 2011).
Think Different* était le slogan d'Apple. Steve Jobs, son co-fondateur, en a fait son leitmotiv. Végétarien et bouddhiste, il a essayé des thérapies alternatives pour guérir son cancer du pancréas, avant de passer par la chirurgie...
Steve Jobs, le co-fondateur de la célébrissime marque Apple, est décédé mercredi dernier à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer. En 2003, un scanner adnominal détecte chez lui une tumeur du pancréas. Alors que la chirurgie lui est conseillée, il décide de se tourner vers des thérapies moins conventionnelles. Peter Elkind, rédacteur en chef du mensuel américain Fortune, racontera que Steve Jobs suit un «régime spécial», sans en dévoiler davantage. Lorsque la tumeur se fait plus grosse, l’opération est inévitable, comme l’a révélé Steve Jobs lors de son discours à Stanford en 2005 (cf vidéo ci-dessous). «Votre temps est limité. Ne le perdez pas à vivre une vie qui n’est pas la vôtre», expliquait-il devant les jeunes diplômé de l’université.
A l’époque, il abordait la mort avec  une certaine légèreté: «A 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près cela: «Si vous vivez chaque jour comme le dernier, un jour, vous finirez par avoir raison » […] Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre de grandes décisions».
Un bouddhiste engagé pour la planète…
Conscient de l’importance de la vie, Steve Jobs était un croyant. Lors de ses années universitaires, il fait la rencontre de Dan Kottke qui l’initie à la philosophie bouddhiste et au yoga. Dan sera l’un des futurs cadres d’Apple. Mais c’est au printemps 75, âgé d’une vingtaine d’années, que la vie de Steve Jobs prendra son premier tournant. La californien quitte alors son Etat pour l’Oregon où il rejoint une communauté qui cultive des fruits bio, tels que… la pomme. Quelques mois plus tard, il fonde Apple avec Steve Wozniak et Ronald Wayne.
Une première référence à la Terre qui sera suivie par de nombreux efforts notamment pour améliorer l’image environnementale de la marque. Très vite, Apple élimine le PVC de ses packagings, mais aussi l’arsenic ou le mercure. Sur les emballages, l’inscription des émissions de CO2 produites, de la manufacture au transport devient quasi systématique. Et en 2008, dans cette même lignée, la coque du Macbook Air est composée d’aluminium recyclé dans un emballage plus allégé. De petites attentions qui n’empêchent pas la marque de pousser à la consommation, notamment en incitant ses clients à changer de téléphone plutôt qu’à le faire réparer.
Mais un amoureux des animaux avant tout
Steve Jobs aimait répéter «Stay foolish, stay hungry»**. Lui était un fou des animaux, prêt à refuser la commercialisation, via l’Apple Store, d’une application ayant pour but de frapper des phoques à l’aide de club de golf.
Montrant l’importance des animaux pour lui, il avait aussi prévu la reconnaissance faciale par le logiciel Iphoto des visages de chats aussi bien que ceux des humains.
La PETA et d’autres associations luttant pour les droits des animaux lui ont rendu hommage. «Si ses films et sa manière de vivre ont au moins inspiré une personne à devenir végétarienne, ce sont des centaines d’animaux qu’il a sauvé. Et pour cela, nous le remercions». En effet, en 1986, Steve Jobs, végétarien, rachète une entreprise de matériel informatique de haute gamme pour en faire un studio d’animation: Pixar.
Les films à succès de Pixar: Toy Story, 1001 pattes ou encore le monde de Nemo animent alors de nombreux animaux.
Dans le monde de Nemo, un requin végétarien rappelait: «Les poissons sont nos amis, pas notre nourriture». Peut-être un clin d’œil subtil pour le PDG du studio, connu pour son ambition démesurée et son grand sens du marketing.
APL
*Penser différemment
** Soyez insatiable, soyez fous

jeudi 17 mars 2011

RADIOACTIVITÉ DE L’AIR

Les quelques résultats enfin disponibles sont très inquiétants !

Des résultats nous parviennent d’heure en heure et confirment les éléments ci-dessous.
Nous essaierons de publier une mise à jour en fin de journée

Suivre en temps réel l’ordre de grandeur de la contamination de l’air est indispensable

Depuis 5 jours, de la radioactivité s'échappe de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sans que l'on puisse évaluer les risques encourus par les populations. On n’a en effet aucune idée des quantités de produits radioactifs relâchées dans l’environnement et aucune cartographie des activités volumiques de l’air n’a été publiée.
Seuls des relevés dosimétriques (débits de dose en µGy/h ou µSv/h) sont disponibles et seulement pour certains secteurs géographiques. Les plus exposés – la Préfecture de Fukushima notamment – sont très peu documentés [la situation est en train de changer].  Ces résultats ne rendent compte que de l’exposition externe et peuvent donc sous-évaluer considérablement les niveaux de risques.
En situation accidentelle, il est indispensable de disposer, en temps réel, des ordres de grandeurs de  la  contamination de l’air qui 1/ détermine  le risque encouru par inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs ; 2/ conditionne – en association avec les paramètres météorologiques - l’intensité des dépôts au sol et par conséquent les niveaux de contamination de la chaîne alimentaire.
Tout un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo

Le laboratoire de la CRIIRAD a pu accéder aux mesures effectuées par le Tokyo Metropolitan Industrial Technology Research Institute sur les poussières atmosphériques prélevées à Tokyo, dans l’arrondissement de Setagaya, sur la période du mardi 15 mars minuit au mercredi 16 mars 18h (heures locales), soit 42 heures de suivi.
Les résultats publiés concernent 4 radionucléides (produits radioactifs) : iode 131, iode 132, césium 134 et césium 137. Moyennées sur les 42 heures de suivi, les activités sont les suivantes :
-       Iode 131 : 14,9 Bq/m3
-       Iode 132 : 14,5 Bq/m3
-       Césium 134 : 3,4 Bq/m3
-       Césium 137 : 3,2 Bq/m3
Accéder aux tableaux de résultats : 1. Mise en forme CRIIRAD
2. Originaux de l’Institut de Recherche de Tokyo : 15-03-11 ; 16-03-11 ; 17-03-11
En situation normale, le seul radionucléide que l’on s’attend à mesurer dans l’atmosphère est le césium 137. Du fait des essais nucléaires militaires et de la catastrophe de Tchernobyl, subsiste en effet une contamination résiduelle mais heureusement très faible : de l’ordre de quelques µBq/m3. (1µBq = 10-6 Bq) Une valeur moyenne de 3,4 Bq/m3 représente une augmentation considérable du niveau de radioactivité : de l’ordre de 1 million de fois.
Précision importante : l’air contient nécessairement d’autre radionucléides : probablement des gaz rares radioactifs comme le krypton 85  et le xénon 133 mais également du tritium, du tellure 132, des isotopes du ruthénium, du tellure, du strontium. Il faudrait également savoir si l’air contient des transuraniens, des émetteurs alpha très radiotoxiques comme les plutoniums 238,239 ou 240 ou encore l’américium 241.
Si l’on considère l’évolution des concentrations dans le temps, on constate que le niveau de radioactivité de l’air a très fortement augmenté sur Tokyo le 15 mars, entre 10h et 12h, avec un pic de radioactivité sur les poussières prélevées à 11h :
-       Iode 131 : 241 Bq/m3
-       Iode 132 : 281 Bq/m3
-       Césium 134 : 64 Bq/m3
-       Césium 137 : 60 Bq/m3 (soit plus de 10 millions de fois le niveau antérieur aux accidents nucléaires)
Accéder au graphique établi par la CRIIRAD  (résultats actualisés au 17 mars) 
A partir d’une activité moyenne en iode 131 de 15 Bq/m3, nous avons calculé les doses équivalentes à la thyroïde qu’ont pu recevoir en 48 heures les enfants habitant Tokyo. Les résultats restent inférieurs au milliSievert (mSv) et par conséquent au seuil d’intervention de 10 mSv défini par l’OMS pour l’administration de comprimés d’iode stable.
Il faut cependant souligner que les chiffres utilisés pour les calculs sous-évaluent très probablement l'activité réelle de l'air. L’air a, en effet, été échantillonné à partir de filtres à poussières. Pour obtenir un bilan complet, il faudrait disposer de résultats sur des filtres à charbon actif capables de piéger les gaz, et notamment les formes moléculaires et organiques de l’iode. Elles peuvent représenter une part importante, voire majoritaire, de l’iode présent. Cette information doit être obtenue d’urgence.
Que se passe-t-il plus au nord ?
Le plus préoccupant est que Tokyo n'est pas  le secteur le plus touché par le passage des masses d'air contaminé. L’analyse des relevés de débits de dose disponibles le montre clairement. Ces quelques éléments très – trop – lacunaires nous conduisent à nous interroger sur les niveaux d’exposition des personnes résidant à moindre distance de la centrale de FUKISHIMA DAIICHI (Tokyo est situé à 230 km au sud).  A quels niveaux de contamination ont été exposés les habitants de la Préfecture de Fukushima (l’évacuation est limitée à un rayon de 20 km) ou encore ceux du secteur d’ONAGAWA où les débits de dose ont été multipliés par 100, voire par 1 000 (à Tokyo, l’augmentation n’aurait été que d’un facteur 16) ? Et qu’en est-il des habitants de la Préfecture d’IBARAKI où l’élévation du niveau de rayonnement ambiant est un peu supérieure à celle de Tokyo et surtout bien plus prolongée ?
La CRIIRAD ne souhaite qu’une chose, c’est d’être rassurée sur les niveaux d’exposition de la population. Si les autorités considèrent que les niveaux de risques sont minimes, elles doivent le démontrer, chiffres à l’appui.
Si l’on se base sur les informations publiées par l’AIEA, jusqu’au mercredi 16 mars,  l’ordre d’administrer des comprimés d’iode stable à la population n’avait pas été donné. L’AIEA indique que dès le 14 mars dernier, les autorités japonaises avaient distribué 230 000 tablettes de comprimés d’iode stable aux centres d’évacuation mais sans donner l’ordre de les administrer aux habitants. Or, la zone d’évacuation était encore hier limitée à un rayon de 20 km autour de FUKUSHIMA DAIICHI et consigne était donnée aux personnes résidant dans un rayon de 30 km de se confiner chez elles.
Le problème, c’est que le confinement ne peut apporter qu’une protection très provisoire : une habitation n’a rien d’une enceinte étanche : en quelques heures tout le volume d’air intérieur est renouvelé. On gagne un peu de temps en calfeutrant toutes les ouvertures mais le confinement n’est absolument pas adapté à une contamination qui persiste sur plusieurs jours. L’aide internationale doit se mobiliser pour apporter la logistique nécessaire à l’évacuation des personnes sur un périmètre bien plus large. Ceci aurait dû être fait bien plus tôt. En attendant, il faut limiter les risques et l’iode stable est un moyen efficace – s’il est pris à temps ! – de limiter l’irradiation de la glande thyroïde et donc la survenue ultérieure de cancers ou d’autres pathologies thyroïdiennes. Rappelons également que l’iode stable n’est pas la panacée : il ne protège ni de l’irradiation externe, ni de la contamination par les autres radionucléides.

Dépôts au sol et contamination des aliments

La radioactivité présente dans l’air se dépose progressivement au sol et sur les végétaux. Les dépôts secs sont intensifiés par la pluie qui lessive les masses d’air contaminé et précipite au sol les particules radioactives (aérosols) et les gaz solubles (iode notamment).
Il faut disposer au plus vite d’une cartographie des activités surfaciques (Bq/m2 de sol) permettant de recenser les zones à risque et de cibler les mesures à prendre pour le retrait des aliments contaminés ou les mesures de prévention (alimentation du bétail en fourrage non contaminé par exemple).
Concernant la contamination de la chaîne alimentaire, il faut rappeler que depuis 5 jours, des quantités très importantes de produits radioactifs sont rejetées à la mer. Il faut donc vérifier l’impact de ces rejets sur les produits de la mer dans les zones proches  et en fonction des courants.
Le fait de connaître les niveaux de contamination des paramètres clefs de l’environnement n’est certes pas une garantie de protection. Il est en revanche certain que l’absence de données ne peut qu’empirer les choses. L'opacité n’a jamais profité à la défense des intérêts sanitaires de la population. Tchernobyl l’a clairement démontré.

Pour comparaison
D’après les chiffres officiels, dans le sud-est de la France, une des régions les plus touchées par les retombées radioactives de Tchernobyl,
l’activité moyenne de l’air du 1er au 3 mai 1986 était comprise :
- pour le césium 137 : entre 0,3 et 0,9 Bq/m3 à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 3,2 Bq/m3 à Tokyo
- pour l’iode 131 : entre 0,6 et 4,2 Bq/m3 à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 14,9 Bq/m3 à Tokyo



CRIIRAD
471 avenue Victor Hugo
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COMMUNIQUÉ DE LA CRIIRAD

Des doses de rayonnement potentiellement mortelles pour les opérateurs de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI et toujours aucune donnée sur la contamination de l’air que respirent les populations.

NB : la CRIIRAD confirme qu’il n'y a toujours pas d'inquiétude à avoir, ce mercredi 16 mars, ni pour la France métropolitaine, ni pour la Polynésie française. Son laboratoire cible pour l’instant ses analyses sur les réseaux de balises japonais. Cependant, en fonction de l’évolution des conditions météorologiques, les recensements seront élargis aux  réseaux de mesures étrangers (américains notamment) qui donneront une situation intermédiaire, avant que le territoire français ne soit touché. La France est à plus de 10 000 km de distance, ce qui favorise évidemment la baisse des concentrations, du fait des phénomènes de dilution et des dépôts progressifs de radioactivité sur les sols et les océans, dépôts qui appauvrissent d’autant les masses d’air contaminé. Si la situation devait se dégrader, des bulletins d’information seraient aussitôt publiés.

A la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI, les interventions sont de plus en plus désespérées : après l’injection d’eau de mer et l’abandon de la salle de commande du réacteur n°1, la décision a été prise de déverser de l’eau sur les installations à l’aide d’hélicoptères !
Les quelques 50 travailleurs encore présents sur le site sont exposés à des doses potentiellement mortelles et ont dû être provisoirement évacués avant de revenir sur site, mettent leur santé et leur vie en péril pour essayer de limiter les conséquences de l’aggravation continue de la situation.
Depuis plusieurs jours, l’augmentation des niveaux de rayonnements à 100, 200 km, voire 300 km de la centrale nucléaire de Fukushima traduit le passage des masses d’air contaminé :
-         Multiplication par 1 000 du débit de dose le 13 mars à 120 km au nord-nord-ouest ; valeurs encore 100 fois supérieures à la normale hier 15 mars ;
-         Multiplication par 100 du débit de dose à 75 km au sud (villes de la préfecture d’Ibaraki ;
-         Multiplication par 16 du débit de dose à Tokyo, à 270 km au sud.
Ces augmentations s’expliquent par la présence de produits radioactifs (gaz, halogènes, aérosols…) que les personnes présentes incorporent en respirant.
Or aucune information n’a été publiée sur l’activité volumique (en Bq/m3) des radionucléides présents (césium 137, iode 131…). L’absence de toute donnée chiffrée sur le niveau de contamination de l’air, paramètre clef de la gestion de crise, empêche d’évaluer le niveau de risque réellement encouru par la population.
Cette carence est d’autant plus préoccupante que les élévations des débits de dose peuvent correspondre – correspondent très probablement - à des niveaux de contamination de l’air qui n’ont rien de négligeables (contrairement aux différentes déclarations entendues jusqu’à présent) et qui nécessitent des mesures de précautionLes habitants ont droit à cette information. 
Les habitants vivent depuis plusieurs jours sous la menace d’une catastrophe nucléaire et ne savent quasiment rien des niveaux de radioactivité auxquels ils sont exposés.

Détails ci-dessous

1.   Centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI : des doses de radioactivité potentiellement mortelles
·       Samedi 12 mars, suite à l’explosion du réacteur n°1, les débits de dose à proximité immédiate de la centrale avait atteint 1,5 mSv/h soit plus de 10 000 fois le niveau normal. Cette valeur était déjà très préoccupante : en 40 minutes de présence une personne reçoit du seul fait de l’irradiation externe une dose égale à la limite maximum admissible sur un an, soit 1 mSv/an.
·       Rappelons que les limites de dose (doses dites efficaces ou au corps entier) sont de 1 mSv/an pour les personnes du public et de 20 mSv/an pour les travailleurs les plus exposés. Elles ne correspondent pas à des niveaux de non risque mais de risques maximum admissibles. Par exemple pour 100 000 personnesexposées à 1 mSv, on s’attend à 5  décès par cancers radio-induits. (voir PJ)
·       Mardi 15 mars, après l’explosion du bâtiment qui abrite le réacteur n°2, explosion qui aurait entraîné une perte de confinement, les autorités japonaises ont publié des niveaux d’exposition externe excessivement élevés :
o     Réacteur n°3 : 400 mSv/h (milliSieverts par heure)
o     Réacteur n°4 : 100 mSv/h
o     Réacteur n°2 et 3 : 30 mSv/h
·       Avec des valeurs aussi élevées (1 million de fois et plus le bruit de fond naturel) on n’est plus dans le domaine des faibles ou très faibles doses de rayonnements, avec des pathologies ne se manifestant qu’après un temps de latence (plusieurs années à plusieurs décennies pour les cancers par exemple) mais dans le domaine des fortes doses d’irradiation. Les fortes doses de rayonnements provoquent une destruction massive des cellules, destruction qui peut altérer le fonctionnement de certains organes, voire engager le pronostic vital.
Dans ce cas, les effets se produisent rapidement (selon le niveau de dose en quelques heures, jours, semaines ou mois) et chez toutes les personnes exposées au seuil correspondant (avec des sensibilités individuelles). Les effets varient selon les organes et sont d’autant plus graves que les doses sont élevées. En quelques heures d’exposition, les doses au corps entier peuvent en effet atteindre plusieurs Sieverts : atteintes graves aux cellules les plus radiosensibles : cellules de la moelle osseuse, de la muqueuse intestinale, cellules basales de la peau…
Par exemple, le syndrome médullaire est provoqué par la destruction des cellules souches qui assurent le remplacement des globules et des plaquettes du sang. Plus la dose est importante, plus le nombre de cellules détruites est important, plus les effets sont graves. L’irradiation provoque ainsi la baisse du nombre de lymphocytes, de neutrophiles et des plaquettes, provoquant des risques de décès par infection et hémorragie (d’où les traitements par  greffe de moelle osseuse).
Le syndrome gastro-intestinal est consécutif à la destruction des cellules souches situées dans les cryptes intestinales et  qui assurent le renouvellement de la muqueuse intestinale ce qui provoque une perte de la fonction digestive. Le syndrome nerveux est caractérisé par la désorientation, la prostration, les convulsions. Evidemment les risques d’effets différés, et notamment de cancer, ne disparaissent pas aux fortes doses, mais se rajoutent aux effets déterministes.

·       L’Agence Internationale de (promotion) l’Energie Atomique (AIEA) a aussitôt émis un communiqué pour préciser que la valeur de 400 mSv/h était certes une valeur élevée mais qu’il s’agissait d’une « local value at a single location and at a certain point in time ». L’information n’est pas documentée (pas d’heure, ni de durée) et il importe de préciser que des valeurs de 100 mSv/h et 30 mSv/h sont elles aussi des valeurs élevées, voire même excessivement élevées. Par ailleurs, rien ne permet de conclure que la valeur de 400 mSv/an était la plus élevée du site (3 résultats seulement ont été publiés et il faut les mettre en rapport avec la superficie du site). L’AIEA a indiqué qu’à 1h du matin (heure française) le débit de dose mesuré à l’entrée de la porte principale était de 11,9 mSv/h et, 6 heures plus tard, de0,6 mSv/h. Cette dernière valeur est encore  plus de 10 000 fois supérieure au niveau normal.
·       Le plus important est qu’heure après heure les doses se cumulent et que plusieurs jours se sont déjà écoulés depuis le déclenchement des situations d’urgence. Hier, le personnel dont la présence n’était pas strictement indispensable a été évacué du site. Cette nuit (HF), l’augmentation des débits de dose a obligé à l’évacuation temporaire de la cinquantaine de travailleurs encore présente sur le site. Les travailleurs sont à nouveau à leur poste, mettant leur santé et leur vie en péril pour des interventions de plus en plus désespérées.
2.   Rejets radioactifs et contamination de l’air : toujours pas de données !
·       Les seuls chiffres disponibles (et qui restent très parcellaires) concernent les débits de dose, avec des augmentations très élevées à plus de 100 km de la centrale de Fukushima Daiichi (voir 3 ci-après). Ces élévations peuvent correspondre – correspondent très probablement - à des niveaux de contamination de l’air qui n’ont rien de négligeable et qui nécessitent des mesures de précaution.
·       A condition d’avoir des séries de données montrant l’évolution dans le temps, les valeurs de débits de dose renseignent sur la dose reçue par exposition externe, c'est-à-dire du fait des rayonnements ionisants émis par les atomes radioactifs qui se désintègrent et qui sont situés à distance de l’organisme (un peu comme une personne peut être exposée aux UV émis par le soleil).
·       Il faut ajouter à cette exposition, les doses de rayonnement reçues du fait de la contamination interne et notamment de l’inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs présents dans l’air. Si les débits de dose augmentent, c’est parce que l’air est chargé de produits radioactifs (radionucléides) que les personnes présentes inhalent.
·       Précisons que ces produits radioactifs ne sont malheureusement pas arrêtés par les simples masques à poussière qui sont parfois présentés comme des protections respiratoires adaptées.
·       Pour évaluer les niveaux de dose, et donc de risque, encourus par la population et par les travailleurs, il faut faire la somme de toutes les expositions, par voie externe ET interne.
·       Comme la CRIIRAD l’indiquait dans ses précédents communiqués, il est indispensable de connaître les niveaux de contamination de l’air : les activités volumiques, en Bq/m3 (becquerels par mètre cube d’air) pour chacun des radionucléides présents, en tout cas pour les plus significatifs sur le plan sanitaire. Il est indispensable de connaître l’activité des produits de fission comme l’iode 131, le césium 137, le krypton 85, le xénon 85… et des transuraniens (isotopes du plutonium, de l’américium…).
·       Le 2ème paramètre clef pour l’évaluation des risques encourus par la population concerne l’intensité des dépôts au sol qui détermine en grande partie le niveau de contamination de la chaîne alimentaire.
·       Ces éléments sont indispensables pour prendre les décisions susceptibles de limiter l’exposition  de la population. Il est en particulier nécessaire de connaître les niveaux de contamination en iode radioactif (iode 131, iode 132…). A ce propos, il faut savoir que les plans de gestion des situations accidentelles ne prévoient la distribution de comprimes d’iode stable qu’à des niveaux de dose relativement élevés (trop élevés selon la CRIIRAD). En France, par exemple, les comprimés ne devaient être distribués que si les autorités prévoyaient des doses équivalentes à la thyroïde de 100 mSv ou plus. Ce chiffre a été abaissé il y a quelques années à 50 mSv mais il reste 5 fois supérieur à ce que recommande l’OMS pour les enfants, les femmes enceintes et les femmes allaitantes (10 mSv). Rappelons que les comprimés d’iode stable ont pour fonction de saturer la glande thyroïde pour éviter la fixation de l’iode radioactif. Pour être efficace l’administration doit être effectuée de façon préventive (quelques heures avant le début de la contamination) ou au plus vite quand elle commence (si l’iode radioactif est déjà fixé, l’iode stable n’aura qu’un effet très limité).
·       Les autorités japonaises auraient procédé à la distribution de 230 000 tablettes d’iode stable dans les différents centres d’évacuation. Hier, l’ordre de les administrer aux habitants n’avait pas encore été donné.  Pour déterminer si la protection des personnes est ou non assurée, et à quel niveau, que ce soit à Tokyo ou, a fortiori, dans des zones plus proches des sources de rejets radioactifs, il faut savoir quel niveau d’exposition les autorités vont « accepter » avant d’intervenir.
·       Les conditions météorologiques jouent un rôle essentiel dans l’exposition des populations (direction et force du vent, pluie susceptible d’intensifier les dépôts au sol). Pour la journée du 16 mars, des vents d’ouest assez soutenus sont annoncés. Ils devraient repousser les masses d’air contaminées en provenance de FUKUSHIMA DAIICHI vers le Pacifique. Il faut cependant rester très vigilant. L’expérience des derniers jours a montré que les prévisions météorologiques n’étaient pas toujours respectées, que les conditions pouvaient changer rapidement et surtout que la situation au niveau local pouvait être sensiblement différente du schéma global.
·       Rappelons qu’à ce jour, on ignore tout de la quantité de radioactivité rejetée dans l’environnement. Les déclarations officielles parlent volontiers de rejets « contrôlés ». Cette présentation est plus que discutable. Il s’agit en fait de rejets radioactifs associés aux opérations de dépressurisation, opérations dictées par la nécessité  (entre 2 maux, il faut choisir le moindre) et qui ne permettent absolument pas de contrôler la radioactivité émise. A cela s’ajoutent les rejets associés aux incendies, ruptures de tuyauterie et autres incidents qui sont, eux, totalement hors de contrôle. Et la situation s’est grandement détériorée :
1/ le 14 mars à  6 :20 HL, une explosion s’est produite sur le réacteur n°2. Entraînant une perte du confinement. Le problème viendrait de la chambre de pressurisation qui est raccordée au réacteur et dans laquelle la pression a baissé. On peut considérer que les rejets de radioactivité dans l’atmosphère sont désormais  importants et continus ;
2/ les émissions radioactives en provenance de la piscine qui contient les combustibles nucléaires irradiés du réacteur n°4 s’effectuent directement dans l’atmosphère (absence d’enceinte de confinement).

3.   L’augmentation des débits de dose prouve le passage des masses d’air contaminé
Les mesures qui suivent sont des mesures du débit de dose, exprimées µSv/h (microSieverts par heure) ou µGy/h (microgray par heure) Elles renseignent sur le niveau d’exposition externe. Les résultats sont à comparer au niveau normal (ou bruit de fond naturel, ou niveau de rayonnement ambiant) qui est inférieur à 0,1 µSv/h (de l’ordre de 0,03 à 0,06 µSv/h sur les zones que nous avons contrôlées).
AU NORD - CENTRALE D’ONAGAWA
·       La centrale d’ONAGAWA est située à environ 120 km au Nord-Nord-Est de FUKUSHIMA DAIICHI. Les résultats sont donnés par 6 balises implantées sur le site, tout autour des installations.


·       L’augmentation des débits de dose semble avoir commencé le 12 mars autour de 19h (heure locale - HL, soit 11h heure française - HF) : 0,2 µSv/h à 21h ; 0,4 µSv/h à 22h.
·       Aux alentours de minuit, les débits de dose augmentent très fortement (facteur 100), dépassant 10 µSv/h avec un maximum de 21 µSv/h le 13 mars vers 2h du matin (soit près de 1 000 fois le niveau normal). Depuis lors, les niveaux diminuent assez régulièrement (léger pic à 8,3 µSv/h vers 10h le 14 mars) mais lentement.
·       Mardi 15 mars à 16h HL (8h HF), les résultats étaient compris entre 1,1 et 5,4 µSv/h.
Ces valeurs restent près de 100 fois supérieures à la normale et attestent de la présence persistante de masses d’air contaminées et/ou du rayonnement émis par les particules radioactives qui se sont déposées au sol.
·         Dernières valeurs connues : mercredi 16 mars à 17h50 HL (9h50 HF)0,9 à 3,6 µSv/h.
75 KM AU SUD : PRÉFECTURE D’IBARAKI
Les résultats sont donnés pour 3 villes situées à peu de distance l’une de l’autre : Kitaibaraki et Takahagi, villes côtières, et Daigo, dans l’arrière-pays à environ 30 kmde la côte). Les débits de dose sont multipliés par 100, atteignant 4 à 5 µSv/h le 15 mars, entre 4h et 10h du matin (HL). Les niveaux diminuent ensuite assez régulièrement tout en restant 10 fois supérieurs au niveau normal.  (ces données seront actualisées dès que possible)

230 KM AU SUD : TOKYO
·       L’agglomération de Tokyo est située à 230 km au Sud-Sud/Ouest de Fukushima Daiichi.
·       Le lundi 14 mars, les résultats disponibles indiquaient des niveaux de rayonnements normaux, fluctuant autour de 0,05 µSv/h
·       La municipalité de Tokyo a annoncé que le débit de dose avait atteint 0,81 µSv/h entre 10h et 11h (HL), soit une multiplication par 16 du bruit de fond, avant de redescendre à 0,075 µSv/h. Ces valeurs traduisent l'arrivée, puis le reflux – provisoire ? – de masses d'air contaminées sur la région.
·       Dans la région du site nucléaire de TOKAI (à 15 km au Sud-Sud/Ouest de Fukushima Daiichi), l’élévation a été légèrement plus importante, atteignant ce matin 1,2 µSv/h  (contre 0,03 à 0,05 µSv/h la veille au soir). Cette évolution était prévisible vu le changement d’orientation des vents annoncé hier.  
·       Mercredi 16 mars 18h10 HL (10 :10 HF) : 0,1 à 1,1 µSv/h (maximum mesuré à Horiguchi).
V   500 KM AU SUD-OUEST : DES SECTEURS POUR L’INSTANT PEU AFFECTÉS
·       Situé à proximité de la ville de Fukui, le site nucléaire de MONJU est équipé de 5 balises de mesure du débit de dose. L’analyse des résultats montre qu’aucune élévation du rayonnement ambiant ne s’est produite avant le 15 mars, 17 heures HL (9 heures HF) : valeurs fluctuant autour de 0,04 à 0,08 µSv/h. Le maximum, enregistré vers 21-22 heures HL, n’a pas dépassé 0,13 µSv/h.
·       Là encore, il faudrait disposer des résultats relatifs à la contamination de l’air et à l’intensité des dépôts. Il faut également suivre l’évolution dans le temps. (ces données seront actualisées dès que possible)

SOURCES

CENTRALE D’ONAGAWA

PREFECTURE D’IBARAKI

TOKYO

TOKAI


dimanche 6 février 2011

T' es où ?

Les 11e Journées Mondiales sans téléphone portable : 6, 7 ,8 février 2011
Chaque année, je propose ce rendez-vous citoyen : Les 11e Journées Mondiales sans Téléphone Portable : 6,7,8 février 2011
Une fois de plus, je suis confronté au lobby de la téléphonie mobile, aux journalistes qui ne voient l’info qu’uniquement par les dépêches AFP.