Alors comme ça la CIA
aurait de grandes oreilles? Les révélations du
Washington Post et du
Guardian, la semaine dernière, sur les écoutes à grande échelle et le scannage
de nos communications par les services secrets étasuniens sont évidemment
salutaires. Et le jeune agent converti en lanceur d’alerte planétaire mérite
qu’on se mobilise pour lui éviter le sort de Bradley Manning ou de Julian
Assange, ses prédécesseurs de WikiLeaks. La lutte contre la pieuvre liberticide
a besoin de ce genre de dénonciations, qui focalise l’attention des médias et
rappelle que les complotistes et autres paranos ont parfois des raisons de
l’être.
Mais enfin: qui pouvait douter qu’à l’ère du tout numérique la première puissance mondiale – militaire et informatique – ne profitait pas de cette supériorité pour passer nos vies au scanner? D’Echelon (réseau d’interception satellitaire dévoilé en 1988) à PRISM (le système de contrôle d’internet révélé la semaine dernière), la logique administrative et politique est la même, celle de la «sécurité nationale» qui, aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays, prime tout.
Mais enfin: qui pouvait douter qu’à l’ère du tout numérique la première puissance mondiale – militaire et informatique – ne profitait pas de cette supériorité pour passer nos vies au scanner? D’Echelon (réseau d’interception satellitaire dévoilé en 1988) à PRISM (le système de contrôle d’internet révélé la semaine dernière), la logique administrative et politique est la même, celle de la «sécurité nationale» qui, aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays, prime tout.