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jeudi 10 avril 2014

Drôme : Commission de surendettement....



Commission de surendettement de la Drôme: un bilan révélateur d'une grande fragilité
En 2013, la Commission de surendettement de la Drôme a étudié 374 dossiers pour 100000 habitants, soit près de 1300 dossiers. Ce bilan place le département au 6e rang en Rhône-Alpes.
La Drôme reste fragilisée par un taux de chômage de 11,5 %. Plus de 6 % de la population dépend du RSA. Avec 15 %, le taux des personnes vivant sous le seuil de pauvreté est supérieur de près de 3 points à celui de Rhône-Alpes. En moyenne, les Drômois ont un revenu salarial annuel net de 18000 euros.
Les personnes surendettées sont, pour 26,5 % d'entre elles, âgées de 35 à 44 ans. Pour la tranche d'âge allant de 45 à 54 ans, 27,8 % sont dans cette situation. La population des plus de 65 ans en situation de surendettement représente 10 % des Drômois et elle est en constante augmentation.
Avec un taux de 29 % des chômeurs et de 14 % des retraités, les Drômois de ces catégories sont plus durement touchés que la moyenne des Rhônalpins. Près de la moitié de la population vit avec des revenus compris entre le RSA et le SMIC.
La Drôme étant un département à forte dominante rurale, les dossiers des surendettés pour causes immobilières atteignent 13 % et dépasse la moyenne régionale de 8,5 %. Les dossiers concernant les dettes de charges courantes comme l'eau, l'électricité et autres, représente 80 % de la totalité des dossiers.
La Commission de surendettement s'est efforcée d'appliquer les orientations de la loi du 1er juillet 2010. Elle a mené une action très volontariste vis-à-vis de tous les acteurs. Les acteurs sociaux de la CAF, des CCAS et d'autres ont été formés afin de mieux prévenir des situations de surendettement latentes.
Ce qui change en 2014
L'ajout d'un article à la loi de 2010 vise une meilleure articulation entre les services pour réaménager la dette et privilégier les remboursements concernant l'habitation à ceux des biens de consommation. La convention signée entre la Banque de France et l'UNCCAS facilitera la formalisation des actions de formation des travailleurs sociaux et l'engagement d'actions communes en amont et en aval de la procédure. Les concertations doivent limiter au maximum les expulsions de leur logement des populations fragiles.
La Commission travaillera sur chaque dossier afin de déterminer une solution pérenne pour le remboursement des dettes. Si la revente de l'habitation s'avère inévitable, les propriétaires surendettés auront la possibilité de vendre eux-mêmes leur bien afin d'en tirer un prix correct.
La meilleure des solutions pour le surendettement reste la prévention afin d'éviter de sombrer dans le surendettement. L'augmentation du nombre des dossiers va de pair avec celui du nombre de chômeurs.
Pa.Br.

mercredi 9 avril 2014

Valence: Travail sur le logement en Drôme...



Groupe Technique Logement et Urbanisme du jeudi 17 avril 2014 : loi ALUR et PDALHPD 2014-2018
RAPPEL : GTLU du jeudi 17 avril 2014 : loi ALUR et PDALHPD 2014-2018
Bonjour,
Nous vous rappelons que le prochain Groupe Technique Logement et Urbanisme, organisé sous l’égide du Service Habitat et Territoire du Conseil Général de la Drôme, aura lieu le :
Jeudi 17 avril 2014 à 9h
salle de la Chapelle, à l’ADIL 26, 44 rue faventines à Valence
Sur les deux thèmes principaux : La loi ALUR et le PDALHPD 2014-2018
Un point rapide sera fait en fin de matinée sur les orientations du Plan Logement 2015-2020 du Conseil Général de la Drôme.
L’ordre du jour détaillé vous est donné.
Nous vous remercions de réserver cette date et de votre participation.
Si ce n’est déjà fait, merci de nous confirmer votre participation par retour de mail. Un dossier sera remis à chaque participant inscrit.
Cordialement,
L’équipe de l’observatoire.
Observatoire de l’habitat Drôme/Ardèche
Association Départementale d’Information sur le Logement de la Drôme
44 rue Faventines, BP 1022. VALENCE Cedex
Tel secrétariat : 04 75 79 04 44
Groupe Technique Logement et Urbanisme
Thèmes principaux : La loi ALUR et le PDALHPD 2014-2018
ORDRE DU JOUR
9 h 00 – accueil et informations diverses
· Les prochains GTLU pourront être consacrés aux thèmes suivants : les formes urbaines, aspirations des ménages
et coûts des logements, la qualité des zones d’activités
· Projets de formation pour élus et techniciens sur l’habitat et l’urbanisme par l’ADIL et le CAUE
9 h 15 – La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur)
Interventions de
- Dominique Charrin et Philippe Bouchardeau de l’ADIL 26 sur le volet habitat
- Cécile Trempil de la DDT de la Drome (Service aménagement du territoire et risques) sur le volet urbanisme (à confirmer)
Cette loi propose :
· Des règles d’urbanisme modifiées : l’institution du PLUI, des mesures en faveur de la transition écologique des territoires,
de la densité, de la production de logement et pour limiter l’artificialisation des sols
· Une volonté de régulation : encadrement des loyers, Garantie Universelle des loyers, évolution des rapports locatifs et des
pratiques des professions immobilières
· Des gages de protection des ménages avec plusieurs mesures visant à accentuer la lutte contre la précarité et l’habitat
indigne
· Une réforme des copropriétés
· Des modalités de mise en oeuvre
10 h 45 – Le PDALHPD 2014-2018, enjeux et nouvelle gouvernance
Intervention groupée d’Antoine Birckel du CG26, et d’Oriane Jumeaux et Françoise Neveu de la DDCS 26.
· les nouveaux modes de gouvernance du PDALHPD 2014-2018 et l’association des territoires
· les points forts du PDALHPD 2014—2018
· approche des axes prioritaires par territoires
12 h 00 – Le Plan Logement 2015-2020 du Conseil Général de la Drôme
Interventions de Pascale Olier, Directeur des politiques territoriales (CG 26) et Alain Kerhraro, DGA Aménagement
12 h 15 – Conclusion de la demi-journée
adilobs

lundi 7 avril 2014

Lus la Croix Haute : Les habitants se mobilisent pour la ligne de train...et la gare.



Lus-la-Croix-Haute - Ils demandent des travaux sur la ligne Grenoble Veynes... 350 personnes mobilisées pour sauver leur gare.
Au moins 350 personnes se sont rassemblées samedi 29 mars  place de la Gare, à Lus-la-Croix-Haute, à l’invitation du Collectif des usagers de la ligne TER.
La manifestation pour le maintien de la gare de Lus cet après midi: sous un ciel radieux , près de 350 participants , venant des communes le long de la ligne , de Clelles à Aspres, avec une majorité de gens du Trièves se sont opposés à cette fermeture programmée. Gérard Leras, Vice Résident de la Région Rhône-Alpes président du comité de ligne, en présence de Joël Mazalaigue élu de Glandage étaient présents. Également la maire de Lus la Croix Haute, Ginette Giovanella,  avec son écharpe tricolore.
Alain Matheron est intervenu en tant que Conseiller Général de Châtillon en Diois avec le discours convenu : « il faut sauver cette ligne, prendre le train, et se réunir au plus tôt, conseils régionaux PACA et RA, conseils généraux, communautés de communes pour trouver une solution pérenne! ». L’ardent défenseur du train, très politique, se découvrait à plus militant  que les défenseurs, investis depuis longue date; tant de l'ADTC Grenoble (membre du bureau national de la FNAUT), auquel il ne répond pas aux courriers envoyés ou de  l'ARDSL (1) sur des thèmes importants de la mobilité et qui bien sûr, il n'assistait pas au comité de ligne Valence Die Luc en Diois, présidé par Didier Jouve, président du Comité de ligne (2). Robert Cuchet, président de l'AGV et Nathalie Teppe (photo) de l'ADTC (3)  ont développé un long plaidoyer sur les atouts de cette ligne que RFF et la SNCF veulent abandonner dans sa partie centrale entre Clelle et Aspres sur Buech à l'horizon 2023 si sa réfection n'est pas prise en charge par la région Rhône-Alpes (77M€ pour l'infrastructure et 10M€ pour la signalisation). Gérard Leras est intervenu dans le même sens et a demandé que « cette prise en charge soit faite dans le nouveau CPER (5), mais ce n'est pas gagné ! ».
D'autre part, il a été souligné l'incapacité de la SNCF d'assurer un service correct sur cette ligne, alors qu'elle a un fort potentiel, tant pour les déplacements du bassin grenoblois vers les Hautes Alpes ainsi que vers la vallée de la Durance et Marseille, via Sisteron, Manosque et Aix, et aussi avec Nice par les chemins de fer de Provence, via Digne, dont l'exploitation vient d'être reprise en régie directe par la région PACA (4.)

Il faut souligner que la région PACA est plus réactive avec Jean Yves PETIT,vice-président du conseil régional Provence Cote d’Azur, délégué aux transports, EELV, élu de Gémenos que Mme Eliane GIRAUD, 5ème Vice-présidente déléguée aux transports, déplacements et infrastructures et à l'administration générale en Rhône-Alpes).
Un comité de ligne doit s'est déroulé à Lus la Croix Haute ce 02 avril à 19h en présence des représentants de RA et PACA (7).
Le représentant des Usagers du « Comité de Ligne Valence Luc en Diois », Bernard Collignon (6).
1- L'association ARDSL représente les Usagers du TER Rhône-Alpes auprès des décideurs : SNCF, Région Rhône-Alpes : http://www.ardsl.org/
Grenoble-Veynes-Sisteron-Aix en Provence. L'ARDSL défend la "Ligne des Alpes" avec notamment la création d'un aller-retour de journée Grenoble - Aix en Provence via Veynes-Dévoluy.
Ce train à haut potentiel dessert de manière rapide et économique les pôles universitaires grenoblois et aixois tout en desservant Monestier-de-Clermont, Sisteron et Manosque. Des temps de parcours dus à une mauvaise signalisation et des circulations de trains à optimiser en reliant mieux le Dauphiné à la Provence, voilà le sens de l'intervention commune ARDSL et AGV fin 2013 avec des propositions concrètes.
Courrier Grenoble-Veynes
(Fichier .doc - 28 Ko)
2- Comité de ligne n° 24 : Valence – Crest – Die – Luc
3- L’ADTC (Association pour le Développement des Transports en Commun) est une association d’usagers créée en 1974, forte de près de 1000 adhérents. Elle agit pour le développement de tous les modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle : marche, vélo, bus ou tram, train, pour l’intermodalité et pour un meilleur partage de l’espace public. Elle est porte-parole des usagers et force de proposition dans les instances de concertation des Communes de la région urbaine grenobloise, de la Métro, du Grésivaudan, du Voironnais, du Sud grenoblois, du Département, et de la Région.

Association pour le Développement des Transports en Commun, des voies cyclables et piétonnes dans la région grenobloise
Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère
- 5 place Bir Hakeim 38000 GRENOBLE
4- Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
5- Contrat de projet État-Région 2014-2020 (CPER)
6-Nota : A propos de la fermeture programmée de la gare de Lus la Croix Haute, voici quelques réflexions :
- En dehors des opérations de sécurité, l'agent de la gare de Lus n'a aucune activité, (vente, renseignements) , les clients devant acheter leur billet dans le train auprès du contrôleur, et son absence n'aura aucune incidence.
- En ce qui concerne les opérations de sécurité, si la fermeture de la gare est devenue possible, c'est qu'il n'y a  plus aucun croisement, dépassement  ou train origine ou terminus Lus  au cours de la journée. En théorie, si les trains sont à l'heure, il n'est effectivement pas nécessaire de maintenir un agent dans cette gare.
La difficulté survient lors du retard d'un train, suffisamment important pour justifier le transfert de son point de croisement avec un train de sens inverse afin de ne pas trop pénaliser ce dernier.
Si les gares ne sont pas trop éloignées, les conséquences sont mineures, dans le cas contraire elles deviennent désastreuses car le seul train en retard communique ce retard aux trains de sens inverse.
- Sur une ligne comme Grenoble Veynes, il est à peu près certain qu'un retard important dans la matinée aura des conséquences jusqu'en fin de journée, le canton (espace pour le croisement) entre Aspres et Clelles s'allongeant à 46 km , alors que de Clelles à Lus 25km et de Lus la Croix Haute à Aspres 21km.
- Le niveau des retards étant pris en compte  dans le calcul journalier de trains autorisés sur la ligne, les effets d'une telle fermeture ne tarderont pas à se faire sentir et le nombre de circulations finira par diminuer.
- Le choix de fermer la gare de Lus relève de la responsabilité exclusive de la SNCF et il convient de lui rappeler ses obligations contractuelles quant à la qualité du service. Sont principalement en cause la fiabilité du matériel , la gestion du personnel, l'exploitation au quotidien, domaines dans lesquels  elle est loin d'atteindre l'excellence.
- Lorsque le contrat entre la SNCF et la Région Rhône Alpes a été signé, il l'a été sur la base des moyens existants. En diminuant unilatéralement ses moyens , la SNCF augmente le risque d'une baisse de la qualité de service, et il serait légitime que les pénalités pour service défectueux soient considérablement augmentées, comme cela se passe dans le domaine des assurances.
- Un courrier d'usagers de Lus la Croix Haute a été adressé à plusieurs responsables politiques le 31/01,dont M. Matheron , conseiller général de Châtillon en Diois et l'AGV ( Association Grenoble Veynes) doit solliciter un rendez vous rapide auprès de M Gérard Leras , président du comité de ligne Grenoble-Veynes ainsi qu'à Mme Eliane Giraud VP chargée des
Transports en Rhône-Alpes.
Le représentant des Usagers du « Comité de Ligne Valence Luc en Diois », Bernard Collignon.
7- Lus-la-Croix-Haute - Une réunion du comité de ligne ...
Ligne Grenoble-Gap menacée : les élus de Rhône-Alpes et Paca à Luz la Croix Haute. Ambiance houleuse mercredi 2 avril dans la salle des fêtes pour la réunion du Comité de ligne Grenoble/Clelles/Veynes/Gap exceptionnel, qui a réuni près ... (A venir…)

mardi 1 avril 2014

Nouvelle loi sur l'Urbanisme....



Urbanisme : la loi Alur est publiée : La loi pour l'accès au logement et pour un urbanisme rénové (Alur), portée par la ministre de l'Egalité du territoire et du Logement Cécile Duflot, a été publiée le 26 mars 2014. La Ministre Cécile Duflot vient, avec Pascal Canfin, de quitter un gouvernement Hollande qui est loin d’avoir tenu ses promesses en matière d’écologie.
Outre ses dispositions destinées à favoriser l'accès au logement, la lutte contre l'habitat indigne et les politiques publiques du logement, la loi concerne l'urbanisme et l'environnement.
L'objectif du texte est de lutter contre l'artificialisation des sols en conciliant la protection des terres agricoles avec le besoin actuel de construire 500.000 logements. La méthode choisie est la densification des quartiers pavillonnaires.
Dans cet esprit, l'amélioration de la couverture du territoire par les schémas de cohérence territoriale (ScoT) est prévue. Ces schémas sont placés au sommet de la hiérarchie des documents d'urbanismes, si bien que les plans locaux d'urbanismes (PLU) doivent désormais les prendre en compte sous un délai d'un an. On note également que la compétence d'élaboration du PLU est désormais transférée à l'intercommunalité.

jeudi 20 mars 2014

Le combat contre la pollution...



Le combat contre la pollution ne peut plus attendre
L'épisode de pollution que vit actuellement la région Ile-de-France, est géré comme d'habitude, par des mesures insuffisantes. Personne n'ignore que la pollution atmosphérique ne se combat pas uniquement à l'occasion des pics, mais par des changements majeurs de nos modes de vie. Et ce type de décisions ne se prend pas dans l'urgence.
La question de la pollution atmosphérique vient illustrer une nouvelle fois la faiblesse de la politique de santé environnementale en France. Un épisode marquant de la difficulté à se doter d'une politique en ce domaine a été l'exclusion du champ santé environnement lors de la dernière conférence environnementale qui s'est déroulée en septembre 2013. En conséquence, le Conseil national de la transition écologique a été constitué sans les associations spécialisées.
Autre exemple d'actualité : le 3e plan cancer. Quelque 1,4 milliard d'euros vont être dépensés pour une stratégie qui a pourtant fait la preuve de son inefficacité. Qui peut croire encore que la solution à l'épidémie de cancer soit de trouver de nouveaux médicaments ? Le président américain Richard Nixon avait déclaré en 1971 : « Dans vingt ans, nous aurons vaincu le cancer », en prônant ce type de stratégie. On sait ce qu'il en est advenu.
LA NÉGATION DE LA CRISE SANITAIRE
Depuis plus de quarante ans, le taux de cancer n'a cessé de progresser pas seulement dans les pays développés, mais dans le monde entier. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait le nombre de décès 8,2 millions en 2012 et ses projections dans deux décennies sont de 22 millions. Les cancers hormono-dépendants progressent au point que le cancer du sein est le premier cancer féminin pour 90 % de la population mondiale.
La France est le seul pays au monde à figurer dans les trois premiers pays au monde pour le cancer du sein et le cancer de la prostate. L'explication plausible est celle des perturbateurs endocriniens. Mais le plan cancer fait l'impasse sur cette situation et continue de tout vouloir expliquer par le tabagisme.
Beaucoup de responsables politiques continuent de nier l'urgence d'une politique ambitieuse en santé environnementale en se raccrochant à l'idée que « l'état de santé des Français n'a jamais été aussi bon  au motif que l'espérance de vie progresse »  et que le tabagisme est le seul facteur de risque majeur. Ce discours dominant repose sur la négation de la crise sanitaire.
Loin d'être à un niveau d'excellence jamais atteint, l'état de santé des Français se caractérise au contraire par un niveau jamais atteint de maladies chroniques. Aujourd'hui 9,5 millions de personnes sont reconnues en affections de longue durée (ALD) par le régime général d'assurance-maladie.  En outre, 27 millions de personnes, soit près d'un Français sur deux, sont confrontées à une maladie chronique au vu de cette reconnaissance ou de leur consommation médicamenteuse.
Ces mêmes statistiques montrent que sur la période 2003-2011 des maladies chroniques, la croissance est beaucoup plus rapide que le seul vieillissement. Le nombre d'accident vasculaire cérébral a progressé de 91 % en Alsace le nombre de diabète de 72 % en Basse-Normandie et celui du cancer de 39 % en Languedoc-Roussillon. Dans le même temps la proportion de la population âgée de plus de 60 ans progressait de 10 %.
IL Y A TROP DE MALADES
Le vieillissement souvent avancé comme la seule raison n'explique que de façon partielle ces progressions. Quand le cancer touche un homme sur deux et deux femmes sur cinq, quand les maladies cardiovasculaires frappent deux personnes sur trois, quand 27 millions d'indicidus sont victimes d'une maladie chronique, dont 9,5 millions au titre des affections de longue durée, il n'est plus possible de continuer à considérer la situation comme normale.
En plus du coût sanitaire, le coût économique est également tout aussi anormal. Le surcoût pour la période 1994-2009 est de l'ordre de 400 milliards d'euros soit deux fois la dette sociale. Malgré l'évidence des chiffres, la Stratégie nationale de santé reste basée sur le paradigme ancien, c'est-à-dire sur le soin et la référence à la prévention y est symbolique. Il est temps de comprendre que le problème du système de santé n'est pas comme certains le prétendent qu'il y a trop de médecins dans les hôpitaux, mais c'est qu'il y a trop de malades.
Il est temps de se rappeler que ces maladies ne sont pas des fatalités et qu'elles ont des causes sur lesquelles il est possible d'agir. C'est en ce sens que la Stratégie nationale de santé devrait être orientée. La crise de ces derniers jours vient de rappeler l'urgence de changer de stratégie.
André Cicolella (président du Réseau environnement santé)
Le Réseau environnement santé (RES) réunit plusieurs associations écologistes autour de la question de la santé environnementale.

mardi 18 mars 2014

Fessenheim : 30 lanceurs d' alerte citoyens occupent pacifiquement la Centrale atomique...



La centrale de Fessenheim occupée : 20 militants de Greenpeace interpellés
Des militants de Greenpeace ont déployé une banderole «Stop risking Europe» près du dôme du réacteur n°1 de la centrale de Greenpeace  | Photo Greenpeace.
Mardi matin, les gendarmes ont interpellé une vingtaine de militants écologistes entrés dans le site de la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. Selon le ministère de l'intérieur, une quinzaine d'autres se trouve toujours sur le toit du bâtiment réacteur mais «à aucun moment l'intégrité de la centrale n'a été menacée» et «la riposte des gendarmes a donc été adaptée pour les interpeller dans les conditions maximales de sécurité».
Vers 5h30 mardi matin, une cinquantaine de militants de Greenpeace, venus de France, d'Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, d'Italie ou de Pologne «manifestent et occupent Fessenheim», la plus vieille centrale française. Ils dénoncent le risque que fait courir le nucléaire français à l’Europe entière, et entendent rappeler au gouvernement français, qui a programmé la fermeture de la centrale alsacienne,  «l’impérative nécessité d’une vraie transition énergétique en France».
Les militants de Greenpeace, organisation passée maître dans ce type d'opération coup de poing, ont déployé une banderole sur laquelle on peut lire «Stop risking Europe» («Cessez de mettre l’Europe en danger») à côté du dôme du réacteur n°1 sur lequel se trouve une demi-douzaine de militants. D’autres militants seraient sur la piscine de ce même réacteur.
Deux jours avant le sommet des chefs d’Etats européens consacré ce jeudi 20 mars à l’avenir de l’énergie en Europe, les militants de Greenpeace demandent à François Hollande et Angela Merkel d’engager leur pays et l’Europe entière dans une vraie transition énergétique, débarrassée du risque nucléaire et basée sur les renouvelables.
Selon Greenpeace, «les réacteurs de la centrale de Fessenheim ont 37 ans. Fessenheim est située à proximité des frontières suisse et allemande, dans une zone exposée aux risques sismiques et d’inondation, et connaît de sérieux problème de sûreté. Plus de 7 millions de personnes vivent à moins de 100 km et seraient affectées en cas d’accident majeur.»
La doyenne des centrales françaises
 « La centrale de Fessenheim est un symbole, explique un porte-parole de l'organisation. Sa fermeture annoncée ne doit être que le début d’une série de nombreuses fermetures de réacteurs en Europe pour limiter les risques, accidentels et financiers, liés au vieillissement et pour enfin lancer la transition énergétique. »
La centrale de Fessenheim est la doyenne des centrales françaises. En service depuis 1977 et dotée de 2 réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun, Fessenheim, exploitée par Electricité de France (EDF), est la seule des 19 centrales françaises dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande, pour fin 2016.
LeParisien.fr


dimanche 16 mars 2014

Drôme : Plan d'action pour le logement...


Le projet présenté en préfecture
Le projet de plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD) 2014/2018 a été présenté lors d’un comité responsable coprésidé par Didier Lauga, préfet de la Drôme, Marie-Josée Faure, vice- présidente du Conseil général en charge du logement et des personnes handicapées et Philippe Berrard, conseiller général délégué à l’insertion. Une forte participation des partenaires du plan a été relevée lors de la réunion de ce comité responsable : EPCI, bailleurs, associations du secteur de l’hébergement, associations de locataires, services et opérateurs de l’Etat, organismes de prestations sociales, associations familiales. Élaboré par l’Etat et le Conseil général en y associant les acteurs du logement et de l’hébergement de la Drôme, ce plan décline pour les cinq années à venir les principales actions à mener à destination des publics les plus fragiles. Ce nouveau plan poursuit, renforce ou améliore des actions déjà existantes lors du plan précédent, telles que : la prévention des expulsions locatives, la lutte contre lhabitat indigne, l’offre et la programmation de logements, l’orientation et l’accompagnement à l’accès au logement. Mais il marque surtout l’intégration d’axes nouveaux portés conjointement par l’État et le Conseil général, en coordination avec l’ensemble des partenaires susmentionnés : la lutte contre la précarité énergétique, identifiée comme un axe majeur pour la Drôme, le renforcement de l’articulation entre les dispositifs d’hébergement et d’accès au logement. Ce plan porte également un renouvellement de la gouvernance sur ces thématiques par une déclinaison territoriale de ses actions et une association forte des EPCI, dont les compétences en matière de logement sont renforcées par la loi ALUR. Le PDALHPD sera prochainement consultable en ligne sur le site de la préfecture : www.drome.gouv.fr et sur celui du Conseil général : www.ladrome.fr

jeudi 13 mars 2014

Faut il revisiter la notion de travail ?



Le travail pour tous dans une société inclusive
Qu’est-ce donc que le travail ? Le travail est un terme ambivalent avec ses deux faces : en négatif, labeur, souffrance, tension, exploitation ; en positif, création, épanouissement, accomplissement, œuvre dans le plaisir et la joie.
Cette ambivalence ne peut être comprise que si on rapproche le terme de travail de celui d’activité. La personne active au sens économique du terme se définit comme celle qui participe à la production sociale échangeable, c’est-à-dire à l’économie dans sa matérialité mesurable des comptes nationaux. Le travail est ici identifié à l’emploi au sens des économistes.
Au sens général du terme, l’activité revêt deux formes : celle de l’activité immanente et celle de l’activité transitive.
L’activité immanente est celle de l’exercice de l’intelligence, de la mémoire et de la volonté. C’est le cœur de l’humanité de l’Homme, son intériorité profonde qui constitue son humanité.
L’activité transitive est celle qui transforme les rapports avec la nature et les rapports entre les personnes. Elle vise la production et l’organisation, dans un sens plus large que l’activité au sens économique du terme : il s’agit en effet de toute l’activité liée à la vie quotidienne des familles et s’étend à une grande partie de l’activité éducative, culturelle, scientifique, artistique, relationnelle et sociale.
L’activité humaine est plus que le travail et le travail plus que l’emploi. Un vocabulaire équivoque, ambivalent, imprécis, vague et confus peuple nos débats sur le travail.
La société inclusive repose sur trois piliers: les capacités et les droits de l’Homme ; la reconnaissance par la société, notre posture de base face aux autres.
Concernant cette dernière question de l’identité, de l’altérité et du rapport aux autres, l’histoire d’Ulysse nous dit ceci : de retour de la guerre de Troie, le fils de Laërte se trouve engagé dans une Odyssée qui ne lui permettra de retrouver sa femme, la fidèle Pénélope qu’après dix années d’aventures aussi périlleuses que rocambolesques. Accueilli chez lui comme un hôte inconnu, Pénélope est alors entourée de prétendants que l’absence d’Ulysse, qui semblait se prolonger sans fin, ne fait qu’impatienter davantage. Pénélope dit à celui qu’elle considère comme un étranger : « Ce que je veux d’abord te demander, mon hôte, c’est ton nom et ton peuple et ta ville et ta race ». Ulysse refuse de répondre tant lui est pénible l’histoire de son odyssée. Mais, pendant le bain de pied que lui offre la vieille servante d’Ulysse, celle-ci « reconnut le maître… à la blessure qu’Ulysse avait jadis reçue d’un sanglier à la blanche défense » (Chant 19).  
Notre identité est-elle révélée par nos cicatrices ou par notre carte d’identité ? La société inclusive prend en compte les histoires singulières de chacun. Les dispositifs administratifs peuvent être améliorés, mais ils ne seront jamais en eux-mêmes à la hauteur des enchevêtrements de responsabilités qui sont les nôtres. Celles-ci nous lient les uns aux autres et nous invitent à nous reconnaître au-delà de l’identité sociale convenue.
Le travail pour tous ne se définit pas par un taux de chômage inférieur à 8 % de la population active. Il implique la reconnaissance de l’autre dans son activité au service de la société. Le travail pour tous est un travail à soi et pour soi, un travail qui donne sens à la participation à la société, car il sera reconnu non seulement pour son utilité sociale mais aussi comme l’expression de personnes vivantes et fraternelles.
Hugues Puel

lundi 10 mars 2014

Die 26150 : rencontre avec la Birmanie...avec le CCFD.



Invitation soirée "Transformer nos sociétés"
 vendredi 21 mars 2014
A tous ceux que le sujet intéresse, notez bien la date, les détails sont sur la pièce jointe.
A bientôt!
Caroline Ligouy
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre Solidaire est la première ONG de développement en France. Reconnue d’utilité publique en 1984, l’association a reçu en 1993 le label Grande Cause Nationale et a le statut de consultant auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Depuis plus de 50 ans, le CCFD-Terre Solidaire est mobilisé contre la faim dans le monde.

samedi 8 mars 2014

Ce samedi 8 mars : journée de toutes les femmes...



Deux époques, un seul féminisme
Deux générations du féminisme s’accordent pour tirer un constat alarmant sur la place des femmes dans les médias.
Coline de Senarclens, 29 ans, est une des organisatrices de la Marche des salopes. Maryelle Budry, 70 ans, est une militante de la première heure, membre du Mouvement de libération des femmes (MLF) dans les années 1970. Les deux femmes ne s’étaient que brièvement rencontrées auparavant. On a réuni ces représentantes de deux générations de féministes pour analyser ensemble les enjeux actuels de la lutte pour l’égalité sexuelle et la place des femmes dans les médias. Entretien.
- Le féminisme de 2014 est-il différent du féminisme d’il y a quarante ans?
Coline de Senarclens: Non! Les enjeux sont toujours les mêmes: une lutte collective pour les droits des femmes. Mais si l’égalité homme-femme est aujourd’hui inscrite dans la loi, elle n’est pas effective dans la réalité. Les combats d’aujourd’hui sont certainement plus symboliques, en lien avec les valeurs, les représentations féminines et l’éducation.
Maryelle Budry: Certaines femmes ont l’impression que la lutte est terminée. Le concept de féminisme a même acquis une connotation ringarde. Ce qui complique considérablement la mobilisation. Pourtant, le terme «féminisme» reste plus que jamais d’actualité.
C.d.S.: Oui, et je le revendique également. Les médias nous appellent les «néoféministes», comme pour rompre avec une image ennuyeuse du féminisme de l’époque. Il existe pourtant une réelle continuité.
- La question du genre est-elle davantage centrale depuis que l’égalité est ancrée dans la loi?
M.B.: Je ne pense pas. A l’époque du MLF, nos principales revendications étaient la libération des corps, la liberté sexuelle et le droit à l’avortement. Les homosexuels et les lesbiennes manifestaient déjà à nos côtés. Certains disaient que nous étions à l’an zéro du féminisme, mais il existait parallèlement des femmes qui s’engageaient patiemment pour leurs droits, depuis le XIXe siècle. Des disputes éclataient parfois entre ces deux mouvances qui sont maintenant réunies.
C.d.S.: Les femmes sont un groupe hétérogène qui englobe toutes les luttes. La question du genre reste toujours commune.
- Quel regard portez-vous sur la représentation des femmes dans les médias?
C.d.S.: J’ai une fois fait le compte dans un quotidien genevois: environ 20% des photographies montraient des femmes, en comptant les publicités et les annonces de charme! Pour être présentes dans l’espace public, elles doivent obéir à des codes précis, être à leur juste place. Généralement, on cherche plus facilement à interroger des hommes, et ces derniers sont également plus faciles à trouver. Mais les médias sont aussi le miroir de la société, dans laquelle les femmes sont largement sous-représentées dans les postes à responsabilité.
- Quelles sont les causes de cette sous-représentation médiatique?
M.B.: Beaucoup de femmes n’osent tout simplement pas prendre la parole, se sentent moins légitimes. Elles ont intériorisé un sentiment d’infériorité par rapport aux hommes.
C.d.S.: Lorsqu’il s’agit de prestige et d’espace de parole, les hommes ont beaucoup de plaisir à parler pour nous. Par ailleurs, l’arrivée d’un enfant est souvent un frein à la carrière professionnelle, même pour les universitaires. Il existe peut-être 10% de femmes qui travaillent à plein-temps avec un enfant.
- Quelle solution imaginez-vous pour pallier ces inégalités?
M.B.: L’une des grandes bagarres du féminisme est liée à la féminisation des termes. Lorsque je travaillais auprès du service de l’orientation professionnelle, j’ai longtemps œuvré pour que les brochures d’information ne soient plus rédigées uniquement au masculin, que l’on puisse y trouver le mot «ingénieure». Il était important que ce vocabulaire féminisé soit repris par la presse. Nous avons pu constater quelques progrès durant les années 1990, grâce à des directives cantonales qui allaient dans ce sens. Aujourd’hui, j’observe un recul sur ce sujet et des réactions fortes du public.
C.d.S.: La lutte pour le langage épicène est mal comprise. Elle n’est pas jugée prioritaire pour le féminisme. Il s’agit pourtant d’un outil de domination important.
M.B.: Il faut sensibiliser les jeunes journalistes à ces problématiques.
- Les Femen ou la Marche des «salopes» utilisent la nudité pour augmenter leur couverture médiatique. Au détriment du message?
C.d.S.: Sur la méthode, je comprends les Femen qui utilisent l’un des seuls moyens de visibilité pour les femmes: leur corps. Cela dit, je ne suis pas toujours d’accord avec leurs messages, qui peinent en plus à se faire entendre. Au sein de la Marche des salopes, notre manière de manifester est directement liée à notre objet de lutte. Même habillées en salopes – un terme vidé de son sens –, aucun homme n’a le droit de nous violer. Il est évident que cette visibilité nous arrange, au risque que le message ne soit pas toujours bien compris de tous. C’est un paradoxe que nous assumons.
M.B.: Les Femen sont chères à mon cœur, indépendamment de leurs messages. Elles utilisent la provocation, comme à l’époque du MLF. On se revendiquait «les bonnes femmes», comme le font aujourd’hui les salopes. - Quel est le sens du 8 mars aujourd’hui?
C.d.S.: C’est une occasion de se mobiliser. Et il y en a plus que jamais besoin lorsqu’on voit les attaques inédites contre l’égalité. Je pense notamment aux impressionnants rassemblements réactionnaires contre le mariage homosexuel en France.
M.B.: Un jour sur trois cent soixante-cinq pour les droits des femmes, c’est préférable à zéro. Je trouve ahurissant de devoir à nouveau descendre dans la rue pour défendre des droits qui ont été inscrits dans la loi, comme avant les dernières votations sur le remboursement de l’avortement. C’est la preuve que rien n’est jamais acquis en matière de féminisme.
Eric Lecoultre  et  Pauline Cancela

Villeneuve de Berg 07 : Conférence sur la Traité Transatlantique



Groupe local de Montélimar.... vous fait part de la conférence organisée par le collectif STOP AU GAZ DE SCHISTE ARDECHE
L’occasion de bien vous informer sur le TAFTA avec Raoul Marc Jennar
 Le TAFTA, (= grand marché transatlantique)... vous en avez entendu parler; vous souhaitez en savoir plus, connaitre toutes les conséquences de ce traité.
PROFITEZ DE LA VENUE DE RAOUL MARC JENNAR  pour approfondir ce sujet.
Europe écologie les Verts

jeudi 6 mars 2014

Die 26150 : Ce samedi journée de toutes les femmes....en lutte



Les femmes, aiguillons des démocraties
C’est une salve de chiffres qui démarre aujourd’hui mais va se poursuivre jusque samedi. Ils iront tous dans le même sens : la situation de nombre de femmes aux responsabilités dans le monde, mais aussi en Europe, mais aussi en France n’est pas enviable, n’est pas égalitaire, n’est pas décente. La journée de samedi leur sera consacrée. Une journée qui nous embarrasse souvent, tant on a l’impression d’un événement bateau, obligé, où il faut mettre « la femme » à la une, celle qui réussit ou celle qui trinque. Et puis, soudain, par la force des chiffres qui apparaissent et des expériences qui s’expriment, on se rend à chaque fois compte à quel point les différences, les souffrances, les préjugés et le courage restent liés à la problématique.
Aujourd’hui, c’est l’Agence européenne des droits fondamentaux qui livre une étude inédite par son ampleur et sa couverture géographique, sur les violences faites aux femmes dans l’ensemble des pays membres de l’Union. Une femme européenne sur trois dit avoir fait l’exercice de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Le chiffre laisse pantois car ce sont nos sociétés les plus proches qu’il dévoile ainsi. Ces statistiques concernent également notre pays : la Belgique, pays très progressiste, n’échappe ainsi pas au constat.
Vendredi 7 mars, nous montrerons la réalité de l’écart salarial. Samedi 8 mars, nous plongerons dans ces combats de femmes à travers le monde, aux avant-gardes des révolutions. Qui sait ainsi que les Femen ne sont pas que des femmes blondes aux seins nus brandis contre l’obscurantisme, mais des Ukrainiennes qui nous ont hurlé la détresse et l’oppression qui régnaient sur leur territoire, bien avant qu’Euro-Maïdan ne mette à bas un dirigeant et un régime corrompus ?
Les violences physiques et sexuelles faites aux femmes sont toujours le signe d’un abus de pouvoir, d’une envie de domination, d’une frustration qui ne supportent par le dialogue, l’égalité, le partage des responsabilités et la réalité de l’autre. En luttant contre cette négation, les nouvelles féministes mettent en fait souvent au jour les failles d’une société, se faisant, comme l’explique Caroline Fourest, l’aiguillon démocratique « qui ne s’est jamais trompé car il n’est pas idéologique mais pense à partir de la société ». En Ukraine, en Tunisie, en Egypte, en Inde, des femmes aujourd’hui, en refusant la violence qui leur est imposée, sont souvent les premières à pointer les abus d’un pouvoir et à semer la graine de la révolte pour plus de justice et de respect pour tous les êtres humains, masculins et féminins.
Eva Idelon

Vers une exploitation outrancière de nos forêts...

SOSForêt : 30 jours pour sauver la forêt française !

A partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront le projet de loi d'avenir sur l'agriculture et la forêt (LAAF).
Nos forêts ne seront bientôt plus qu'un joli souvenir si nous ne changeons pas le projet de loi actuellement discuté au Parlement. Nous, SOS Forêt France, collectif rassemblant des dizaines d'associations, de syndicats forestiers et de personnalités qualifiées, nous lançons aujourd'hui l'alerte pour protéger nos forêts et sauvegarder les emplois de la filière bois.
En 2009, Nicolas Sarkozy lança l'idée que la France devait couper 40% de bois en plus. François Hollande a bien entendu le message et imagine comme son prédécesseur que l'exploitation intensive de notre forêt est l'une des solutions à tous nos problèmes !  Face au déficit commercial du secteur bois et l'appétit grandissant de pays comme la Chine, nos dirigeants ne pensent qu'à court terme : gagner plus en coupant plus et plus vite. La forêt n'est pourtant pas une usine dont on peut accélérer les chaînes de fabrication.
La forêt de demain : ce qui nous attend
Les orientations actuelles du projet de loi favorisent la concentration économique de la filière autour de méga-scieries ou de méga projets bois biomasse qui projettent des volumes de coupe gigantesque incompatible avec la ressource et qui entrent en concurrence avec les entreprises existantes. Si la forêt française est la troisième d'Europe, elle est aussi l'une des moins denses. Les petites et moyennes entreprises ne feront pas le poids face à ces traders du bois qui auront les moyens d'aller chercher du bois plus loin et à prix cassés. Les techniciens forestiers assermentés ne pourront plus garantir la gestion soutenable des ressources, car leurs effectifs diminuent drastiquement.
De plus, pour atteindre plus de volume et répondre aux besoins standardisés du marché le gouvernement sous la pression des lobbys industriels, soutient la culture exclusive d'espèces résineuses, plus rentables à court terme. On plante des champs de résineux, y compris en plaine,  qu'on cultive à l'aide de pesticides et qu'on moissonne tous les trente ou cinquante ans. Pourtant, tous les experts s'accordent à dire que ce modèle n'est pas viable. Au bout de la troisième coupe, la terre n'est plus assez riche. Avec ce type de raisonnement, la loi d'avenir aura pour conséquence irrévocable la ruine de la forêt  et de ses emplois. Enfin, de telles forêts sont plus vulnérables face aux changements climatiques.
Sauvegardons la richesse économique et écologique de nos forêts
Au quotidien, la forêt joue un rôle fondamental pour la protection de l'eau, de l'air et des paysages, pour notre santé et nos loisirs etc... Elle est un réservoir de biodiversité. il existe des modèles de gestion durable de la forêt qui permettent de protéger notre environnement et ses emplois.
Évitons pour la forêt les mêmes excès qui ont été commis lors de l'industrialisation de l'agriculture et dont nous payons le prix aujourd'hui. Pour augmenter les bénéfices à court terme, cette politique de concentration économique aux mains de lobbies d'investissement  ajoutera à la dette financière une dette écologique pour les générations futures.
Le collectif, SOS Forêt France, a transmis aux sénateurs et plus largement à nos élus des propositions fortes pour sauvegarder nos forêts, ses emplois et la biodiversité. Vous trouverez sur note site l'ensemble de nos propositions. Le temps presse, nous avons besoin de vous pour sauver nos forêts. N'hésitez pas à contacter vos élus grâce à notre tumblr.
Merci pour votre soutien. Signez, faites signer et partagez ! C'est ensemble que nous sauverons nos forêts.
Le collectif SOS Forêt France
Pour plus d'infos: sosforet.org : notre site
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