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mercredi 9 avril 2014

Crest : Conférence gesticulée sur la sortie du pétrole...



Conférence gesticulée sur la transition ce dimanche à 16h au bosquet à Crest
Oyez oyez,
Après nous avoir révélé brillamment la dett'scroquerie en 2012 (affiche en pièce jointe pour mémoire), Désiré Prunier est de retour de passage dans nos contrées cette fin de semaine!
Il en profite pour nous présenter à cette occasion sa conférence gesticulée sur la transition : "La sortie des fossiles".
Ce dimanche 13 avril à 16h au bosquet à Crest.
Plus de détails ci-dessous et l'affiche en pièce jointe, faîtes tourner!
Au plaisir de vous y voir...
Conférence gesticulée: "La sortie des fossiles".
Retour vers le futur... Comment aurons-nous réussi à surmonter les crises de notre époque, les "années folles du pétrole"?... Comment aurons-nous mené cette grande transition, malgré les aveuglements, les oppositions, les indifférences, les résignations d’alors?
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/
Transition Val de Drôme

vendredi 31 janvier 2014

La révolution énergétique n' est pas pour demain...

La contre-révolution énergétique de l’Union européenne. Décryptage


En annonçant un objectif de réduction d’émissions minimaliste et en abandonnant toute ambition d’amélioration significative de l’efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables, tout en délivrant un feu vert à l’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles, la Commission européenne propose d’enferrer les sociétés européennes dans un modèle énergétique fossile et fissile. Explications. La politique climat de l’Union européenne (UE) est fondée sur le paquet énergie-climat 2020 qui prévoit, d’ici 2020, de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne (avec des objectifs nationaux contraignants, 23 % pour la France) et de réaliser une amélioration de 20 % de l’efficacité énergétique. Ce 22 janvier, la Commission européenne a publié ses propositions (1) pour la période 2020-2030, qui seront discutées lors du prochain Conseil européen des 21-23 mars, et qui doivent être adoptées d’ici 2015. Elles sont également appelées à devenir la position de négociation de l’UE pour la conférence internationale de l’ONU sur le climat de décembre 2015 qui se déroulera à Paris.

mercredi 18 décembre 2013

La Vallée de la Drôme : exemplaire en Energies positives 2014-2020...

2014-2020, l’énergie comme fil rouge

Les conseils communautaires du Val-de-Drôme, du Pays de Saillans et du Crestois ont accueilli favorablement, à la quasi-unanimité, le projet politique de mettre l’énergie au coeur de l’action des collectivités de Biovallée dans les prochaines années.
Devenir territoire à énergie positive, c’est avant tout économiser sur notre facture d’énergie, revaloriser notre patrimoine bâti et le faire gagner en confort en l’isolant, créer des emplois et de la richesse économique en développant des filières non délocalisables (isolation, production d’énergie renouvelable), mobiliser notre épargne dans des projets de développement économiques rentables et pourvoyeurs de nouvelles ressources économiques et fiscales pour le territoire. C’est un vrai projet de développement pour le territoire et ses habitants ; et en plus, c’est bon pour la planète !

jeudi 5 décembre 2013

Concours des pollueurs-gaspilleurs dans les Alpes...



Le Rallye de Monte Carlo va encore sillonner les routes de la Drôme… aux grand dam des riverains. Une honte de XXIème Siècle : 82e Rallye Automobile Monte-Carlo (14-19 janvier 2014).
Pétition  à adressées aux : Premier ministre et Ministres de l'Ecologie et des Sports : Suppression du rallye Monte- Carlo
Les compétitions automobiles, comme le rallye Monte-Carlo qui traversent nos villes et nos territoires ruraux engendrent de la pollution atmosphérique et sonore. Les conséquences sur la santé sont importantes, de même que l'apologie de la vitesse responsable de nombreux accidents de la route.
Le débat sur la transition énergétique débute dans notre pays. Ses objectifs sont principalement : diminuer la pollution de l’air, lutter contre les gaz à effets de serre, économiser les ressources énergétiques.
"Contraires à l'objectif de diminution de la pollution de l'air et à la sécurité routière, incohérentes avec les choix de la transition énergétique, les compétitions automobiles ne sont porteuses d'aucun avenir. Je signe la pétition pour l’arrêt définitif du rallye Monte-Carlo."
Cessons ces activités qui polluent notre air, dilapident nos réserves de pétrole et font prendre des risques aux participants : tout cela tire les spectateurs vers le bas : gaspillage, pub et compétition : des valeurs d'une autre ère... Je trouve que cela est une telle injustice que de demander à la population de diminuer ses dépenses d'énergie et voir un tel gaspillage avec le rallye Monte-Carlo.
Nota : Avec un parcours modifié à plus de 90% par rapport à l’édition 2013, qui voit notamment un retour dans le département des Hautes-Alpes comme terrain de jeux et des épreuves tracées autour de la Ville de Gap, les déboires ne vont donc pas manquer au la 82e édition du Rallye Automobile Monte-Carlo, révélée ce jour en détail par le Comité d’Organisation de l’Automobile Club de Monaco.
Après trois jours de reconnaissances, du samedi 11 au lundi 13 janvier, c’est 80 gamins immatures qui devraient prendre le départ. Avec, première nouvelle, un retour au programme de la traditionnelle cérémonie de départ Place du Casino à Monte-Carlo, le mardi 14 janvier en début d’après-midi.
Direction ensuite la petite commune de Chateauvieux, située à 6 kilomètres au sud de Gap, où, dès le mercredi 15 janvier au matin, aura lieu la séance d’excitation , sur une portion de route de 3,6 kilomètres relativement représentative de la globalité du parcours. Car ce nouveau découpage devrait en surprendre, voir créer quelques accidents, à une époque de l’année où le climat Haut-Alpin est sévère.
Le début des véritables stupidités sportives commencera le jeudi 16 janvier par une première boucle de 3 épreuves chronométrées. Orpierre – Saint André de Rosans (25,53 km), Rosans – Sainte Marie – La Charce (18,00 km) et Montauban sur l’Ouvèze — Col du Perty – Laborel (19,37 km). Une boucle identique que les  fous du volant réemprunteront l’après-midi après un passage à mi-journée au parc d’assistance installé à proximité du stade nautique de Gap.
La deuxième journée, vendredi 17 janvier, débutera par deux monuments du Rallye Automobile Monte-Carlo : Vitrolles – Col D’Espreaux – Faye (49,25 km) et Selonnet – Col des Garcinets – Bréziers (22,75 km). Deux épreuves qui, il y a une dizaine d’années, avaient éliminé bon nombre de prétendants tant les conditions de route étaient verglacées! A mi-journée, les concurrents les plus fanatiques reviendront une ultime fois au parc d’assistance de Gap, avant de prendre cap au sud, pour un retour en principauté de Monaco. Mais pour cela, il leur faudra à nouveau franchir l’obstacle d’un second passage dans Vitrolles – Col D’Espreaux – Faye (49,25 km) puis affronter Sisteron – Col de Fontbelle – Thoard (36,70 km) et enfin, Clumanc – Col du Défends – Lambruisse (20,22 km) la nuit.
L’ultime étape enfin, samedi 18 janvier, emmènera les malades de la vitesse dans l’arrière-pays niçois, l’une à disputer de jour, l’autre de nuit. Au programme de cette étape finale La Bollène Vésubie – Col de Turini - Moulinet (23,61 km) et  l’inédite Sospel – Col de Brouis – Breil sur Roya (16,69 km).
Le 82e Rallye Automobile Monte Carlo se terminera le dimanche 19 janvier par la traditionnelle cérémonie sur la place du Palais Princier à Monaco. Une des plus belle région de France est ainsi mise à la merci de ces soudards.
Comme si cela ne suffisait pas le 17ème Rallye Monte-Carlo Historique passera par chez nous aussi…
Vous découvrirez, les sites salopés à savoir :
- Le Moulinon – Antraigues
- Lalouvesc – Labatie d’Andaure
- Recoubeau – Col de Pennes
- Montauban sur Ouveze – Col de Perty - Eygalayes

- Ils  passerons 3 nuits à Valence.
Ce 17e Rallye Monte-Carlo Historique (22-29 janvier 2014) a finalement retenu 314 bagnoles…La cata.
Paul Brénat

vendredi 20 septembre 2013

La Transition énergétique se fait attendre...



Transition énergétique : quand faut y aller… ?
Un p'tit tour, et puis s'en va. Après l'assassinat en règle par le Medef du débat national sur l'énergie, suivi de près par l'éjection de la deuxième ministre de l'écologie du gouvernement, un autre ministre, Arnaud Montebourg, en charge du redressement productif avec ses p'tit bras musclés, aura profité de l'été pour vérifier si des fois, y'aurait pas moyen de vendre aux Françaises-Français le "gaz de schiste écologique".
Ballon d'essai promptement crevé par François Hollande : l'opinion publique ne veut pas entendre parler de ce "gaz de shit", fût-il "écologique" (concept chimérique d'ailleurs, mais passons).
L'opinion publique n'a pas plus entendu parler, hélas et malgré mes p'tits bras à moi, du déclin de la production d'hydrocarbures en mer du Nord, en Algérie, ou encore au Congo-Brazzaville, qui se trouvent être et c'est ballot, trois de nos principales et de nos plus accessibles sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz.
La transition énergétique, mais qui ça regarde ? (image Reuters)
En France, le débat sur l'énergie va donc rester encore gentiment cantonné à la seule alternative politiquement rentable (et encore) : nucléaire ou énergies renouvelables ? Soit à peine le tiers de la question posée, vitale pour l'avenir des sociétés industrielles.
Allez c'est la rentrée, alors *RAPPEL* :
TOUT le reste de l'énergie consumée en France provient des sources fossiles-épuisables-importées-et-polluantes-sans-tsunami, à savoir les hydrocarbures (pétrole 43%, gaz 21 %) et le charbon (4 %).
Eluder les deux-tiers du problème permet au troisième ministre de l'écologie du gouvernement Ayrault, Philippe Martin, de se faire longuement applaudir à l'université d'été des Verts en annonçant la réapparition à la rentrée du serpent de mer de l'écologie politique : la "taxe carbone". Terrifique taxe carbone, dont le premier ministre Jean-Marc Ayrault refuse d'emblée, si l'on en croit Le Canard Enchaîné, qu'elle puisse affecter les prix des carburants (en tout cas pas à la veille des municipales, ni des européennes, etc.)
Le pédalo tourne en rond, et marche au diesel mortifère. Ce blog comporte déjà une rubrique "Franche Touche" bien fournie, à laquelle j'ajoute illico le présent petit bilan de rentrée. (Rappelons encore, ce serait dommage de ne pas s'en souvenir, que la seule décision tangible prise jusqu'ici par ce gouvernement en ce qui concerne la sortie du pétrole a consisté à perdre un demi-milliard d'euros en baissant de trois centimes par litre les prix à la pompe, visionnaire mesure "pérenne" enterrée au bout de trois mois.)
En politique et même en économie on peut très bien, et parfois durant fort longtemps, prétendre qu'une porte est simultanément ouverte et fermée. En physique, c'est plus dur (quand bien même pour certains, le fait que la dernière décennie ait été la plus chaude jamais enregistrée signifie que le réchauffement du climat, c'est terminé – au fait qu'est-ce qu'il devient, claude allègre ?)
Donc le pétrole et nous. Après grosso modo une année d'accalmie relative, voilà ces jours-ci le prix du baril de Brent de retour aux alentours de 115 dollars, exerçant instantanément sa pression sur la carotide de l'économie mondiale.
Que peut-il bien se passer ?
En Libye, une grève qui menace de tourner à la guérilla bloque les principaux terminaux pétroliers, et réduit ces jours-ci à pas grand chose les exportations du pays, alors même que la production de brut a pu l'an dernier revenir à 1,5 million de barils par jour (Mb/j).
Au Nigeria, des détournement d'or noir à grande échelle, ainsi que des problèmes de maintenance, abaissent la production du premier pays pétrolier africain à son plus bas niveau depuis quatre ans.
Distillation artisanale de pétrole brut au Nigeria (© Akintunde Akinleye / Reuters)
La probabilité d'une intervention en Syrie, enfin, incite les négociants à renforcer les stocks d'or noir.
"Bien, bien, il ne s'agit là que de crises locales et conjoncturelles. Rien à voir avec les symptômes précurseurs du pic pétrolier, lâchez donc cet épouvantail", entends-je dire d'ici.
Nope.
Ce ne sont pas tant ces menus tracas conjoncturels qui apparaissent symptomatiques (la planète pétrole n'a pas cessé d'en connaître de toutes sortes depuis plus d'un siècle), c'est la persistante incapacité de l'industrie à les contrecarrer, en augmentant ailleurs les extractions. Une docte analyse fournie hier dans le Financial Times prévient que l'Arabie Saoudite elle-même ne dispose que "d'une capacité limitée à réagir" : les vannes sont déjà ouvertes à fond, partout.
Indices confirmés : les extractions d'or noir des principales compagnies pétrolières internationales (les majors) paraissent poursuivre leur déclin, d'après les résultats trimestriels publiés durant l'été.
La production de pétrole du groupe français Total continue sa glissade pour la huitième année de rang : elle a chuté de 4,8 % sur un an au deuxième trimestre 2013, atteignant seulement 1,160 Mb/j, contre 1,218 Mb/j au deuxième trimestre 2012.
Idem pour le géant américain Exxon, lequel, malgré des investissements toujours aussi titanesques, a fait part d'une baisse de 1,2 % [*] de sa production de brut, à 2,182 Mb/j au deuxième trimestre, au lieu de 2,208 Mb/j un an auparavant. [*] Correction, voir commentaires.
Chevron enregistre une baisse de 3,7 % sur douze mois au deuxième trimestre.
Seule BP a augmenté ses extractions de 1,3 % sur un an, avec 1,165 Mb/j atteint au deuxième trimestre 2013. La compagnie britannique est toutefois loin d'être revenue de loin. Parmi les majors, elle est celle qui de beaucoup connaît la plus forte baisse : sa production de brut est aujourd'hui moitié moindre qu'au moment de son pic, en 2003.
Du côté de la Royal Dutch Shell enfin, particulièrement affectée par la situation au Nigeria, la dégringolade atteint 6,8 % sur un an, avec 1,502 Mb/j au deuxième trimestre contre 1,612 Mb/j un an plus tôt. Peter Voser, le pdg en partance de la compagnie, a fait savoir que la Shell renonce à respecter les objectifs de production fixés pour 2017. Peter Voser, les lecteurs fidèles à ce blog s'en souviennent, est celui qui a déclaré que l'industrie de l'or noir doit mettre en production au cours des dix prochaines années l'équivalent de quatre Arabies Saoudites ou de dix mers du Nord, soit la moitié de la production mondiale,... rien que pour maintenir cette production à son niveau présent.
J'ai publié ici en février un article montrant que la production totale des cinq majors (Exxon, Shell, BP, Chevron et Total) a baissé de pas moins d'un quart (!) depuis 2004, et ce en dépit d'accroissements faramineux entre-temps des investissements dans la production :
(cliquer pour agrandir)
Voilà pour une mise à jour sur la conjoncture de cette rentrée. Je tâcherai de prendre du champ dans mon prochain post.
S'il vient, le Deus ex machina se fait encore attendre, lors même que dans le Financial Times, un gourou du négoce de l'énergie sobrement surnommé "Dieu" estime que la "révolution" des gaz et pétrole de schiste aux Etats-Unis est "temporaire", rejoignant plusieurs analyses exposées sur ce blog, notamment ici, ou encore .
Je profite de cette fin de trêve estivale pour soumettre à vos commentaires et à vos critiques une courte vidéo mise en ligne au mois d'avril, où j'ai essayé de faire la synthèse de la question du pic pétrolier telle que je la comprends et sur laquelle je n'ai pour l'heure, dans les grandes lignes, pas tellement de choses à ajouter :
"Pic pétrolier: chimère ou danger imminent...", par MatthieuAuzanneau
Je suis journaliste indépendant, blogueur invité de la rédaction du Monde. Le pétrole est la matrice du monde moderne, il pourrait devenir sa némésis : déclin des extractions et/ou catastrophe climatique ?
Blogueur invité de la rédaction du Monde, je suis journaliste indépendant, spécialiste d'économie et d'écologie (mais c'est la même chose, non ?) :
Le Monde (Le Monde2), Terra Eco, Transfert.net, Le Canard Enchaîné, Philosophie Magazine, "Global" (Arte, création du concept originel de l'émission), "Envoyé Spécial" (France 2), BBC,...
C'est bien connu, en France on n’ a pas de pétrole (quoique), mais on a des idées ! Voyons voir ce qu'on peut faire...
Matthieu Auzanneau
http://twitter.com/OIL_MEN
anoildude @ gmail [point] com