Information Participative

Médias Citoyens Diois continu !

Retrouvez-nous sur notre nouveau site :

http://mediascitoyens-diois.info

Affichage des articles dont le libellé est énergies. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est énergies. Afficher tous les articles

dimanche 30 mars 2014

Valence : Sensibilisation à un accident atomique possible...



VALENCE De (fausses) pastilles d’iode pour sensibiliser contre le danger d'un accident atomique prévisible en Vallée du Rhône.
Hier, à la mi-journée, un “Die in” était organisé place Porte-Neuve à Valence.
“Sortir du nucléaire” et Greenpeace organisaient hier une journée anti-nucléaire. «Mobilisons-nous avant la catastrophe » répétaient hier les membres de “Sortir du nucléaire” et de Greenpeace. Intitulée “De Tchernobyl à Fukushima”, la journée anti-nucléaire organisée hier à Valence a été l’occasion de sensibiliser la population autour des risques dus au nucléaire, à ses centrales et aux transports des déchets.
Dès 9 heures, une déambulation festive dans les rues du centre-ville permettait d’aller au contact des passants. Temps fort à la mi-journée place Porte-Neuve avec le “Die -in” où une cinquantaine de personnes se sont couchées au sol, symbolisant les victimes des deux catastrophes nucléaires. Dans leurs combinaisons jaunes et équipés de masques de protection, des membres de Greenpeace ont distribué de fausses pastilles d’iode... Il s’agissait en fait de bonbons à la menthe !
Cette journée du 29 mars, entre les dates des deux catastrophes nucléaires, se poursuivait par des ateliers/débats, un spectacle de théâtre (“L’Impossible procès”) et la projection du film “Welcome to Fukushima” en présence du réalisateur Alain de Halleux.
« Les Valentinois et les Français en général ne sont pas informés des dangers. En cas d’accident, les réponses ne seront pas à la hauteur », insistent les anti-nucléaires. Qui prônent la fermeture des centrales de Tricastin et du Bugey (dans l’Ain). Ces centrales, étant parmi les trois centrales les plus âgées de France après Fessenheim en Alsace. Et de lancer : « Attention,

en France, le nucléaire nous menace partout ».
F.F.

mardi 25 mars 2014

Fukushima : crime d' Etat...

Japon : « Crime d’Etat » à Fukushima


Le 23 juin 2013, pour les deux ans d’existence de la première « station citoyenne de mesure de la radioactivité » à Fukushima, le réseau Citizen Radioactivity Measuring Station (CRMS) organisait une rencontre réunissant scientifiques et habitants, à laquelle nous avons assisté. Le professeur Hiroaki Koide, physicien, spécialiste des réacteurs au Research Reactor Institute de l’université de Kyoto, y a prononcé une conférence et nous le remercions d’avoir accepté que, sur la base de son intervention orale et à partir de documents complémentaires, nous en éditions et diffusions le contenu.
L’intervention du professeur Hiroaki Koide
« Le bâtiment n°4, en partie détruit, contient une piscine de désactivation des combustibles comprenant des éléments radioactifs en grande quantité, qui est aujourd’hui en équilibre instable [...]. S’y trouvent 1 331 barres de combustibles radioactifs équivalant à 14 000 fois la quantité de césium 137 comprise dans la bombe d’Hiroshima [...].
Il faudra attendre que la grue, dont la construction va démarrer dans les prochains jours, fonctionne pour que l’on puisse commencer le déplacement des barres : on plongera un conteneur de plomb dans la piscine, et une à une, on y entreposera les 10 à 11 barres qu’il peut accueillir, on fermera le conteneur de plus de 100 tonnes, on le sortira et on le déplacera, puis on recommencera. Une seule des 1 331 barres qui viendrait à tomber, et la contamination empêcherait d’approcher la piscine pendant plusieurs mois. Pour le seul réacteur n°4, ces travaux nécessiteront, je pense, plus de dix ans. »
« De nombreux travailleurs sont irradiés »

samedi 22 mars 2014

Aides aux travaux de rénovation énergétique...



Professionnels du bâtiment,  êtes-vous prêts pour les marchés de demain ?
Bonjour, Pourriez-vous faire paraître cet article dans votre prochain journal. Je vous remercie pour votre collaboration, Cordialement…
Vous êtes une entreprise, vous réalisez des travaux d’économie d’énergie, vous installez des équipements valorisant les énergies renouvelables ?
À partir du 1er juillet 2014, certaines aides publiques (Eco prêt à taux zéro, Crédit d'impôt développement durable), distribuées aux ménages souhaitant faire des travaux de rénovation énergétique de leur logement, seront conditionnées au recours à des professionnels porteurs de signes de qualité RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Vous avez déjà certaines qualifications ou certifications, êtes-vous  déjà reconnu professionnel RGE ? Sinon comment le devenir ?
Le Site de Proximité de la Communauté des Communes du Diois et BiovalléeÒ vous invitent  à une réunion d’information de jeudi 3 avril 2014 de 18h à 20h dans les locaux de la CCD
CCD - 42. Rue Buffardel - 26150 DIE - 04.75.22.29.44
Pulchérie Comte
Chargée de communication/Gestionnaire de données/Secrétaire
BP 41 - 42, rue Camille Buffardel
26150 Die
Tél. : 04 75 22 29 44
Fax : 04 75 22 19 14

mardi 18 mars 2014

Fessenheim : 30 lanceurs d' alerte citoyens occupent pacifiquement la Centrale atomique...



La centrale de Fessenheim occupée : 20 militants de Greenpeace interpellés
Des militants de Greenpeace ont déployé une banderole «Stop risking Europe» près du dôme du réacteur n°1 de la centrale de Greenpeace  | Photo Greenpeace.
Mardi matin, les gendarmes ont interpellé une vingtaine de militants écologistes entrés dans le site de la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. Selon le ministère de l'intérieur, une quinzaine d'autres se trouve toujours sur le toit du bâtiment réacteur mais «à aucun moment l'intégrité de la centrale n'a été menacée» et «la riposte des gendarmes a donc été adaptée pour les interpeller dans les conditions maximales de sécurité».
Vers 5h30 mardi matin, une cinquantaine de militants de Greenpeace, venus de France, d'Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, d'Italie ou de Pologne «manifestent et occupent Fessenheim», la plus vieille centrale française. Ils dénoncent le risque que fait courir le nucléaire français à l’Europe entière, et entendent rappeler au gouvernement français, qui a programmé la fermeture de la centrale alsacienne,  «l’impérative nécessité d’une vraie transition énergétique en France».
Les militants de Greenpeace, organisation passée maître dans ce type d'opération coup de poing, ont déployé une banderole sur laquelle on peut lire «Stop risking Europe» («Cessez de mettre l’Europe en danger») à côté du dôme du réacteur n°1 sur lequel se trouve une demi-douzaine de militants. D’autres militants seraient sur la piscine de ce même réacteur.
Deux jours avant le sommet des chefs d’Etats européens consacré ce jeudi 20 mars à l’avenir de l’énergie en Europe, les militants de Greenpeace demandent à François Hollande et Angela Merkel d’engager leur pays et l’Europe entière dans une vraie transition énergétique, débarrassée du risque nucléaire et basée sur les renouvelables.
Selon Greenpeace, «les réacteurs de la centrale de Fessenheim ont 37 ans. Fessenheim est située à proximité des frontières suisse et allemande, dans une zone exposée aux risques sismiques et d’inondation, et connaît de sérieux problème de sûreté. Plus de 7 millions de personnes vivent à moins de 100 km et seraient affectées en cas d’accident majeur.»
La doyenne des centrales françaises
 « La centrale de Fessenheim est un symbole, explique un porte-parole de l'organisation. Sa fermeture annoncée ne doit être que le début d’une série de nombreuses fermetures de réacteurs en Europe pour limiter les risques, accidentels et financiers, liés au vieillissement et pour enfin lancer la transition énergétique. »
La centrale de Fessenheim est la doyenne des centrales françaises. En service depuis 1977 et dotée de 2 réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun, Fessenheim, exploitée par Electricité de France (EDF), est la seule des 19 centrales françaises dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande, pour fin 2016.
LeParisien.fr


lundi 17 mars 2014

Pierrelatte , ce samedi ...



PIERRELATTE : Des militants de Greenpeace ont distribué de (fausses) pastilles d’iode
Samedi, une dizaine d’activistes de Greenpeace ont organisé une manifestation pour dénoncer les conséquences potentielles d’un accident nucléaire sur la centrale du Tricastin. Une action de l’équipe “Tricastin fermez-là !” organisée quelques jours après le 3e anniversaire de la catastrophe de Fukushima.
Montés à Orange à bord du TER Marseille-Lyon, ces militants ont interpellé les passagers du train en leur distribuant de fausses pastilles d’iode, et les ont invités à signer une pétition, pour rappeler que la centrale du Tricastin est l’une des plus âgées de France « et que plus les années passent, plus le risque d’un accident majeur grandit ».
Descendus à Pierrelatte ils ont poursuivi leur distribution de fausses pastilles. « Notre objectif est de rappeler les dangers que fait peser la centrale du Tricastin sur nos territoires, alerter sur la faible étendue du plan particulier d’intervention (PPI) et sur la mauvaise préparation des populations et des pouvoirs publics en cas d’accident nucléaire », a expliqué Guillaume Vermorel coordinateur sur place de l’action.
Tricastin est "périmée et il faut la fermer".
"la faible étendue du plan particulier d’intervention (PPI)" qui ne concerne qu’un périmètre de 3,5 km autour de la centrale, soit 22 communes, "or les radiations ne resteront pas confinées dans ce périmètre restreint, surtout s’il y a du mistral". L’équipe “Tricastin, fermez-la !” demande au préfet l’élargissement du périmètre prioritaire d’intervention. Ils proposeront la signature d’une pétition.
MCD
Transition énergétique: tout commence à Fessenheim !
Le 11 mars 2011 est arrivé à Fukushima ce qui, selon les experts, n'aurait jamais dû arriver. Trois ans après la catastrophe, Naoto Matsumura, cet agriculteur japonais qui a refusé d'évacuer la zone interdite proche de la centrale de Dai-ichi, sera en Alsace pour témoigner de la dévastation causée par l'accident. Ce triste anniversaire, que les militants anti-nucléaires s'apprêtent à commémorer dimanche 9 mars sur les ponts du Rhin, nous rappelle que fermer la plus vieille centrale nucléaire de France située à Fessenheim est aujourd'hui une nécessité absolue. Pour la sécurité de chacun, avant toute chose, mais aussi pour aborder de manière lucide et volontaire la question de la transition énergétique.
UN IMPÉRATIF POUR LA SÉCURITÉ DE TOUS
Les faits sont têtus : une catastrophe similaire à celle du 11 mars 2011 aurait en Alsace des conséquences humaines et sanitaires encore plus dramatiques qu'à Fukushima. Le bassin de vie de Fessenheim regroupe en effet une population cinq fois plus importante, répartie entre trois pays, la France, l'Allemagne et la Suisse. La création de zones d'évacuation comparables à celle de Fukushima (un rayon de 20 à 30 kilomètres autour de la centrale), pourrait contraindre les habitants de Mulhouse, Colmar et Fribourg à abandonner leurs villes pour des conditions de vie précaires et incertaines à l'instar des 343 000 « évacués » de Fukushima.
Or, les risques liés à la centrale de Fessenheim sont bien réels. Il s'agit de la plus vieille centrale de France, construite en zone sismique, et située sous le niveau du canal d'Alsace, donc inondable en cas de rupture de la digue qui la protège. De plus, son radier (dalle de béton devant confiner le magma radioactif en cas de fusion des réacteurs) est extrêmement fin et ne résisterait pas à un scénario similaire à celui de Fukushima, contaminant au passage une nappe phréatique qui alimente 6 millions de personnes, la plus grande d'Europe. Enfin, et malgré les discours volontiers rassurants de l'Autorité de Sureté Nucléaire, elle génère aujourd'hui 4 fois plus d'incidents que la moyenne des autres centrales.
UNE MESURE DE BON SENS ÉCONOMIQUE
La fermeture de Fessenheim est donc une nécessité absolue pour la sécurité à moyen et long terme de la région et des générations futures. C'est aussi une mesure de bon sens économique. Comme le rapport de Wise-Paris commandité par Greenpeace France l'a montré, le coût des opérations de mise à niveau nécessaires pour permettre à un réacteur de continuer à fonctionner après 40 ans avec un niveau de sécurité correct pourrait être compris entre 2,5 et 6,2 milliards d'euros, soit jusqu'à quatre fois le montant prévu par EDF. À l'échelle de la France, les travaux menés par Denis Baupin et les députés écologistes ont montré que ce sont 300 milliards d'euros qui seront nécessaires à la rénovation et au renouvellement du parc nucléaire national. La conclusion est claire : à Fessenheim comme ailleurs, le nucléaire pas cher est un mythe dont il faut s'émanciper
UNE OUVERTURE POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
A long terme, seule la transition énergétique pourra nous sortir de cette impasse sécuritaire et économique. Plutôt que de dépenser des centaines de milliards d'euros dans des centrales d'un autre âge, nous pourrions créer jusqu'à 630 000 emplois d'ici 2030 en investissant massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Alors que le chômage de masse ronge chaque jour un peu plus notre tissu social, ignorer le plus grand gisement d'emplois dont nous disposons aux seules fins de préserver les profits d'EDF et les intérêts du lobby nucléaire relève de l'aberration et du scandale.
Eolien, solaire, géothermie profonde, biomasse, l'Alsace a le potentiel pour devenir le laboratoire de la transition énergétique française et donc de bénéficier avant les autres de ses retombées économiques. La fermeture de la centrale Fessenheim est inéluctable, elle doit être irréversible. À court terme, le site recevra les emplois directs et indirects nécessaires au démantèlement de la centrale, une opération qui durera des années. À plus long terme, la reconversion sociale et économique du site assurera la prospérité durable de la région.
Définir les contours de cette reconversion prendra du temps et exigera une action vigilante et concertée de tous les acteurs locaux, nationaux et européens. Mais une chose est certaine : les pistes les plus prometteuses résident dans la coopération avec nos voisins d'outre Rhin, à l'échelle du Rhin supérieur. Lors du Conseil des Ministres commun du 19 février, la France et l'Allemagne ont déclaré vouloir coopérer plus activement dans le domaine de la transition énergétique. Les réflexions portent à l'heure actuelle sur la création d'un grand centre d'innovation commun sur le stockage de l'énergie ou d'une usine franco-allemande de cellules photovoltaïques, alliant ainsi excellence industrielle allemande et savoir-faire technologique français. Quelle ville mieux que Fessenheim peut incarner cette ambition commune ?
Sandrine Bélier
Députée européenne Europe Écologie du Grand Est

mercredi 12 mars 2014

Réponse de "Pour Die Naturellement" à l' Association Dioise de Transition Energétique...



Association Dioise pour la Transition Energétique
Aux candidats aux élections municipales municipales de mars 2014 : Les énergies fossiles se raréfient.
L’énergie nucléaire met nos vies et celles de nos descendants en danger.
La prospection et l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste entraînent des conséquences désastreuses et irréversibles pour notre planète.
Tout cela nous amène à vous questionner sur vos choix et engagements en matière de politique « énergie-climat »
Nous vous remercions de communiquer vos réponses
aux questions ci-dessous avant le 01/03/2014 à l’association dioise pour la transition énergétique (ADTE)
Nous nous engageons à publier vos réactions au plus grand nombre possible de vos électeurs.
En ce qui concerne les bâtiments :
- Bâtiments publics
Concernant ceux qui existent, à partir d’études propres à chacun, déciderez-vous de leur réhabilitation pour qu’ils assurent le confort en toute saison) avec un DPE* qui soit A ?
Concernant les éventuels nouveaux bâtiments imposerez-vous qu’ils soient conçus pour présenter immédiatement un DPE qui soit A ?
- constructions privées
Pour que le DPE des bâtiments se situe en A, à terme pour ceux qui existent et immédiatement pour ceux qui sont en projet,
Demanderez-vous, au sein de l’intercommunalité, que soit mis en place un service de « conseil en énergétique » scientifiquement compétent, qui soit ouvert à tous de façon consultative et dont l’avis sera exigé lors d’une demande de permis de construire  ou de travaux ?
*DPE : diagnostic de performance énergétique. Le classement A du DPE actuel correspond à une consommation maximale de 50 kw.h/ m² par an.
En ce qui concerne l'éclairage public
En vous appuyant sur un audit de l’éclairage public et un suivi des consommations énergétiques
Que comptez vous faire :
- pour réduire les dépenses nocturnes notamment en ce qui concerne les rues de la ville ou du village,
- la période d'illumination pour les fêtes de fin d'année etc.…?
- pour optimiser l’éclairage indispensable de manière à ce qu’il soit le moins énergivore possible
- pour sensibiliser les commerces à la réduction de l'éclairage nocturne?
En ce qui concerne les déplacements et les transports 
En vous appuyant sur un plan de déplacement urbain (PDU) et sur un schéma de cohérence territoriale (SCOT),
Quelle sera votre politique concernant les déplacements et les transports pour :
-Die intra-muros et les quartiers périphériques
-Die et son canton
-Die et l’intercommunalité
En ce qui concerne les énergies renouvelables et les économies d'énergie
Allez-vous
- mettre en place un plan d’aide local aux particuliers pour l’installation de capteurs solaires thermiques destinés  à la production d’eau chaude solaire ?
- réaliser un état des lieux des possibilités d’installations de systèmes utilisant les ENR ?
- réaliser un état des lieux des moyens de production d’énergies renouvelables, alternatifs et locaux. (ex : mettre à disposition les toits des bâtiments publics pour l’installation de panneaux photovoltaïques….) ?
- mettre en place une politique d’information du public à l’urgence des économies d’énergie et de la diminution de la pollution et diffuser l’information sur l’existence des mécanismes de soutien existant au niveau national, régional et territorial ?
En ce qui concerne les énergies fossiles non conventionnelles
Vous engagez-vous à prendre un arrêté municipal interdisant toute exploration ou exploitation d'énergie fossile non-conventionnelle sur le territoire de la commune?
Nous vous rappelons qu’une demande d’exploration de pétrole et gaz de schiste nommée « Préalpes » a été déposée en avril 2012 et concerne une partie des départements 05,26 (dont le Diois),38, 74.
En ce qui concerne l’agriculture :
Pour contribuer à une agriculture qui participe à la lutte contre les changements climatiques et contre les émissions de gaz à effet de serre, tout en développant les circuits courts de proximité qui évitent des transports énergivores,
Comment soutiendrez-vous l’agriculture biologique et préserverez-vous les terres agricoles ?
En ce qui concerne la participation des citoyens à la politique « énergie-climat»
Quelles actions mettrez-vous en œuvre  pour sensibiliser les citoyens aux questions « énergie- climat » ?
- éducation des plus jeunes
- information, responsabilisation des adultes ?
En ce qui concerne votre action intercommunale
Comment envisagez vous de porter ces positions au sein de l'intercommunalité locale (CCD) et régionale (BIOVALLEE) ?
Deux listes de Droite n’ont pas daigné répondre à ce jour.
Les deux listes de Gauche ont  répondu.
Voici le premier argumentaire qui montre que le projet de « Pour Die Naturellement » est d’excellence en matière de « Transition Energétique ». Mention "A" dans le classement du Réseau Action Climat. Le Réseau Action Climat a invité les candidats à s'engager sur une vingtaine de mesures qu'il juge "essentielles" pour inscrire leur ville dans "une vraie" transition énergétique. "On attend des candidats aux municipales qu'ils agissent maintenant pour le climat : c'est essentiel pour limiter notre contribution au changement climatique et réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. C'est aussi le meilleur moyen de protéger les citoyens français des risques liés aux changements climatiques, notamment les fortes pluies, les sécheresses, ou la montée des eaux", a déclaré Nicolas Szczepan, chargé de mission territoires.
Le RAC sera "vigilant" à ce que les promesses du/de la futur(e) maire "ne restent pas lettre morte".

La réponse de Pour Die naturellement, liste progressiste, écologiste et citoyenne, avec Didier JOUVE
Tout notre programme d’action sera mis en place en phase avec le scénario négaWatt et avec la stratégie de Biovallée. Biovallée est membre fondateur du réseau des territoires à énergie positive en France. L’objectif est de diviser par deux ses consommations et produire localement plus d’énergie renouvelable que sa consommation totale. Les enjeux sont forts : la maîtrise du prix de notre énergie, la création de 1000 emplois, la baisse de nos factures (170 millions d’euros par ans dans la vallée, dont 14 millions pour Die), l’amélioration de notre confort, une meilleure rémunération de notre épargne (investie dans des projets locaux) et la revalorisation de notre patrimoine bâti.
- Largement financées par la région et bientôt l’Europe, la stratégie et les actions énergie de la Biovallée sont aujourd’hui validées par toutes les intercommunalités sauf celle du Diois. Nous ferons en sorte que le Diois s’engage. Nous demanderons au département de soutenir enfin cette démarche, vitale pour notre territoire.
- La question n’est pas posée ci-dessous, mais nous mettrons en place dès notre arrivée des contrats d’achat d’électricité d’origine 100% renouvelable. Une simple signature du maire suffit. Nous contribuerons ainsi à la sortie du nucléaire et donnerons un signal fort aux autres collectivités du Diois. Des fournisseurs publics ou coopératifs proposent des offres, parfois à prix inférieurs à ceux du marché.
En ce qui concerne les bâtiments :
- Bâtiments publics
Concernant ceux qui existent, à partir d’études propres à chacun, déciderez-vous de leur réhabilitation pour qu’ils assurent le confort en toute saison avec un DPE* qui soit A ?
Obtenir un DPE  A en rénovation est une très lourde exigence. Une isolation extérieure et un double vitrage ne suffisent pas, il faut en plus prendre en compte le renouvellement d'air, les modes de chauffage, l'électricité spécifique... Et l'isolation par l'extérieur n'est pas valable sur les bâtiments classés ou à valeur patrimoniale. Pour ceux-là, passer à B ou C est déjà un saut énergétique considérable. Notre démarche responsable serait de :
- compléter le diagnostic énergétique de tous les bâtiments publics. Ce diagnostic est en cours de réalisation par le conseiller en énergie partagée Biovallée, que les communautés de communes de Biovallée mettent gratuitement à la disposition des communes,
- hiérarchiser les interventions en fonction de leur facilité technique de mise en œuvre et de leurs temps de retour économique qui sont aussi fonction du taux d'occupation des bâtiments. - Nous commencerons par les bâtiments les plus occupés en hiver qui génèreront plus d’économies de chauffage et nous augmenterons les taux d’occupation des bâtiments les mieux isolés.  
- Selon ces priorités, nous mettrons en place un programme de réhabilitation de tous les bâtiments communaux en tendant vers la classe A, voire en les rendant à énergie positive si des installations solaires sont possibles dessus. Nous demanderons qu’il en soit de même sur les bâtiments intercommunaux.
- Ces programmes seront réalisés le plus rapidement possible, sans affecter la capacité d’investissement de la ville, en faisant appel à des tiers investisseurs via la société publique locale en projet sur la Biovallée. Nous ferons en sorte que la communauté des communes du Diois (CCD), qui n’a pas souhaité en étudier la faisabilité avec les autres intercommunalités, y adhère. Les surloyers que nous paierons à cette SPL pour rembourser les investissements faits pour le compte de la commune, correspondront au maximum aux économies d’énergie générées.
Concernant les éventuels nouveaux bâtiments imposerez-vous qu’ils soient conçus pour présenter immédiatement un DPE qui soit A ?
C’est aujourd’hui la norme (RT 2012). Nous ferons en sorte que nos bâtiments soient passifs (RT 2020).
- Constructions privées
Pour que le DPE des bâtiments se situe en A, à terme pour ceux qui existent et immédiatement pour ceux qui sont en projet, demanderez-vous, au sein de l’intercommunalité, que soit mis en place un service de « conseil en énergétique » scientifiquement compétent, qui soit ouvert à tous de façon consultative et dont l’avis sera exigé lors d’une demande de permis de construire ou de travaux ?
*DPE : diagnostic de performance énergétique. Le classement A du DPE actuel correspond à une consommation maximale  de 50kw.h/m² par an.
Là non plus, tout le monde n’atteindra pas la classe A, car ce n’est pas toujours ni techniquement ni économiquement possible.
Pour la rénovation thermique, le conseil pour les particuliers doit être le plus simple possible, les techniques proposées les plus accessibles possibles. Il est indispensable de dépasser les conseils aujourd’hui prodigués à distance par les points information énergie. Il est nécessaire d’aller voir les propriétaires et de les accompagner jusqu’à la réalisation dans leurs démarches administratives, leurs choix techniques, l’ obtention de leur financement.
- Pour cela, sous l’impulsion de quelques élus dont Didier Jouve, avec l’appui de l’Institut negaWatt, Biovallée a lancé un programme baptisé DOREMi basse énergie (Dispositif opérationnel de rénovation énergétique des maisons individuelles). Ce programme s’est fixé l’objectif de proposer aux propriétaires un « kit global », comprenant le diagnostic, la proposition technique, les groupements d’ entreprises organisées pour y répondre avec un seul interlocuteur, le plan de financement avec les aides , crédits d’impôts, prêts  et retour sur investissement.
DOREMI forme les artisans à des rénovations simples, sans études thermiques préalables lorsque la maison est « standard »,  pour atteindre en moyenne moins de 50kwh/an et par m² (classeA). En moyenne, ces rénovations divisent au moins 4 fois les consommations actuelles en énergie, et donc les factures. Elles sont conçues pour les coûts de travaux soient couverts en 10 ans par les économies d’énergie générées. Un des principaux points de déclenchement est le montage financier et administratif qui accompagne ces travaux. Pour assurer le meilleur montage possible, nous estimons souhaitable d’aller jusqu’à l’assistance à maîtrise d’ouvrage des particuliers quand c’est nécessaire. Les intercommunalités du Val de Drôme, du Crestois et du Pays de Saillans souhaitent mettre en œuvre cet appui aux particuliers. Là aussi, nous ferons en sorte que la CCD qui ne s’est pas encore prononcée, s’ engage au-delà de 2014.
Une information sera systématiquement faite en mairie lors des déclarations de travaux. Chaque rénovation faite, c’est un quart d’emploi à temps plein créé.
Le dispositif DOREMI vient d’obtenir en 2013 le premier prix national pour l’accompagnement des professionnels dans les démarches de rénovation thermique, prix décerné par les ministères du logement et de l’environnement.
Pour les constructions neuves, nous rappellerons systématiquement la règlementation lors des dépôts de permis de construire. Là aussi, un plan de formation des entreprises à la RT 2020 serait un plus. Nous le proposerons au niveau intercommunal.
En ce qui concerne  l'éclairage public
En vous appuyant sur un audit de l’éclairage public et un suivi des consommations énergétiques

Que comptez-vous faire :
- pour réduire les dépenses nocturnes notamment en ce qui concerne les rues de la ville ou du village, la période d'illumination pour les fêtes de fin d'année etc.…?
Nous mettrons en place un plan d’économie généralisé pluriannuel en adaptant les moyens aux besoins en éclairage, selon les quartiers, les usages :
- Remplacement de l’éclairage par des systèmes de réflexion passifs là où c’est possible : ronds-points, entrée de ville…
- Arrêt de l’éclairage ou mise en place d’éclairage à détection de présence dans certaines zones résidentielles en milieu de nuit en concertation avec les habitants.
- Mise en place d’éclairage au sol sur certaines voies (piétons, cycles, certaines ruelles…) pour éviter les gènes et pollutions lumineuses et baisser les consommations.
      -   Limitation des consommations sur tous les points lumineux par le choix d’ampoules basse consommation (leds…) de qualité.
      -  Les illuminations de Noël seront limitées à une période de 3 semaines et éteintes entre minuit et 6h du matin.
-  Les éclairages de bâtiments publics seront a-minima limités dans le temps.
L’ensemble de ce plan sera financé par les économies générées.
- pour optimiser l’éclairage indispensable de manière à ce qu’il soit le moins énergivore possible
Cf ci-dessus
- pour sensibiliser les commerces à la réduction de  l'éclairage nocturne?
La loi oblige désormais les commerces à éteindre leur éclairage au plus tard une heure après la fin de l’occupation de leurs locaux et au plus tôt, une heure avant. L’éclairage des façades ne doit pas perdurer au-delà de 1h du matin. Nous ferons appliquer la loi en accompagnant les commerçants, via l’intercommunalité, dans des démarches pour repenser et optimiser leur éclairage, dans des achats groupés d’ampoules basse-consommation.
En ce qui concerne les déplacements et les transports 
En vous appuyant sur un plan de déplacement urbain (PDU) et sur un schéma de cohérence territoriale (SCOT),
La CCD a toujours refusé la création d’un SCOT rural à l’échelle de la vallée, et il n’y a pour l’instant aucune intention, voire un refus de la CCD d’engager une démarche de SCOT dans le Diois. Alors que la loi Grenelle l’y oblige à l’horizon 2017. Une telle démarche prend 5 ans en moyenne. Nous engagerons la CCD dans un SCOT articulé à la politique de territoire à énergie positive, en lien avec les autres intercommunalités de la Biovallée. C’est important car en l'absence d'un SCoT applicable le PLU d'une commune ne pourra plus être modifié ou révisé.
Quelle sera votre politique concernant les déplacements et les transports pour :
-Die intra-muros et les quartiers périphériques : Nous créerons des pistes cyclables qui traversent toute la ville ; à titre d’exemple, les 4 km d’est en ouest, représentent environ 320.000€ d’investissement soit 2% du budget d’investissement d’une mandature, le prix d’un demi-vestiaire sur le stade de foot, celui d’un petit  rond-point. Contrairement aux municipalités précédentes et au conseil général, nous ferons ce choix, il ne nous parait pas inaccessible.
Pour faciliter les circulations piétonnes, cyclables, poussettes et handicapés, nous créerons en outre les conditions d’une baisse de la circulation en centre-ville :
-         Empêcher les traversées inutiles
      -   Réserver le stationnement aux résidents et aux clients et usagers du centre.
      - Application stricte des règles de la zone de rencontre après une période de forte sensibilisation des usagers : circulation à moins de 20km/h, priorité au plus faible le piéton est prioritaire sur le vélo qui est prioritaire sur les voitures.
     -   Doubles sens cyclables systématiques dans les rues en sens interdit
     - Aménagement du boulevard
Die n’est pas soumis à une obligation de plan de déplacement urbain, mais nous faciliterons la réalisation de  plans de déplacements :
     -  Plans de déplacements cyclables et pédibus pour les écoles et le lycée collège, en lien avec les parents
     -  Plan de déplacement d’entreprise ou inter-entreprises avec l’animateur écologie industrielle et territoriale de l’association Biovallée que la CCD n’a pas souhaité financer pour l’instant
      -  Petite navette urbaine entre quartier et centre-ville les jours de marche et plus si cela fonctionne
-Die et son canton :
La petite navette pourrait être étudiée au niveau intercommunal si les communes des alentours le souhaitaient.
-Die et l’intercommunalité (et au-delà)
Nous poursuivrons l’action de Didier JOUVE pour une coordination des horaires de transports en commun dans la vallée, une augmentation de l’offre, une harmonisation des tarifs entre prix SNCF des TER et bus, et la vente de trajets complets (train + location vélo électrique ou bus + covoiturage…)
Nous mettrons en place de points matérialisés de covoiturage, comme dans les autres intercommunalités de Biovallée.
Nous travaillerons avec l’office de tourisme pour la diffusion d’information sur les offres de transport combinables.
Depuis plusieurs années, Didier Jouve appelle à la mise en coordination des moyens existants pour accroitre l’offre de transports collectifs : optimisation des cars scolaires  et de leurs circuits à vide, transport à la demande, covoiturage, auto stop participatif, auto partage, véhicules mutualisées pour les associations, transport de voisinage, garages à vélos sécurisés près des arrêts , etc.…une fois à la mairie , nous ouvrirons  ce chantier qui pourrait faire de notre ville un exemple en matière d’intégration des différentes solutions de transports alternatifs à l’automobile.
- En ce qui concerne les transports de marchandises, nous comptons réfléchir avec l’ensemble des acteurs économiques à la mise en place d’une plate forme de logistique infra-cité  qui permettrait des livraisons douces sur le dernier kilomètre, et qui serait financée par les commerces locaux ainsi que par les économies réalisés par les transporteurs du fait de la livraison en point unique.
En ce qui concerne  les énergies renouvelables et les économies d'énergie
Allez-vous
- mettre en place un plan d’aide local aux particuliers pour l’installation de capteurs solaires thermiques destinés à la production d’eau chaude solaire ?
Les plans d’aide mis en place ailleurs étaient très utiles en phase d’émergence pour créer les premières références,  mais n’ont pas tous bien marché en phase de massification. Les subventions sont trop souvent absorbées par une hausse artificielle des prix. Nous préfèrerons mettre en place des achats groupés pour tirer les prix vers le bas. Nous utiliserons aussi la voie réglementaire en négociant fortement avec l’état et l’architecte des bâtiments de France pour que, conformément au Grenelle, l’AVAP permette plus d’intégration de panneaux en toitures.
- réaliser un état des lieux des possibilités d’installations de systèmes utilisant les ENR ?
Nous remplacerons progressivement toutes les chaudières fioul et gaz par des chaudières bois, parfois via des réseaux de chaleur distribuant aussi le parc privé en régie. Nous installerons des systèmes de production d’eau chaude sanitaire solaire là où c’est possible.
- réaliser un état des lieux des moyens de production d’énergie alternatifs renouvelables et locaux. (ex : mettre à  disposition  les toits des bâtiments publics pour l’installation de panneaux photovoltaïques….) ?
Un cadastre des potentialités solaires est envisageable, mutualisé avec les autres communes de Biovallée. Le conseiller en énergie partagé accompagne les communes qui le souhaitent dans l’identification de leur potentiel de production d’énergie renouvelable. Nous solliciterons cette mission et donnerons suite par l’installation d’unités de production avec la mobilisation de fonds citoyens.
- Nous voulons que le Diois prenne enfin toute sa place dans la démarche de territoire à énergie positive qui s’élabore, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Nous pensons que la mobilisation de tous  viendra à la fois de la prise de conscience de l’urgence et de l’envie de réaliser  plus beau, confortable, économique et écologique.
Pour activer ce double ressort, l’information est un point essentiel. Nous pensons que cette information doit s’appuyer sur :
     -   une information précise concernant les enjeux et l’urgence, en faisant appel aux démonstrations les plus efficientes.
     -  un porté à connaissance d’opérations réussies, y compris par des visites souvent très efficaces
    - Une information – accompagnement professionnel sur les dispositifs d’aides et de soutien pour que chaque velléité se transforme en projet puis en réalisation.
    -  Le rôle d’exemplarité de la commune qui est très important.
Le dispositif d’information et d’accompagnement serait prolongé par des outils d’émulation existants (familles à énergie positive)  ou à créer  (mise en valeur, labellisations, etc.…)
D’ores et déjà, Pour le chauffage de la maison, Biovallée a conçu le programme DOREMI qui vise le conseil gratuit à chaque propriétaire pour qu’en moyenne chaque maison divise au moins par 4 ses consommations grâce à la coordination des artisans qui réalisent les rénovations thermiques, et grâce à la mobilisation de tous les financements possibles. Nous y adhérerons définitivement.
Nous travaillerons avec les organismes HLM pour qu’ils généralisent les conseils à leurs locataires. Nous proposerons également ces conseils et des kits d’économie d’énergie au centre communal d’action sociale, en direction des ménages les plus sensibles à la hausse du coût de l’énergie.
en ce qui concerne  les énergies fossiles non conventionnelles
Vous engagez-vous à prendre un arrêté municipal interdisant toute exploration et exploitation d'énergie fossile non-conventionnelle sur le territoire de la commune?
Oui. Et au delà d’un simple arrêté, qui pourrait être ignoré d’un préfet, nous utiliserons tous moyens légaux ou légitimes possibles pour empêcher de telles opérations. Nous adopterions  sur cette question si nécessaire une attitude de résistance active.
Nous vous rappelons qu’une demande d’exploration de pétrole et gaz de schiste nommée « Préalpes » a été déposée en avril 2012 et concerne une partie des départements 05,26 (dont le Diois),38, 74.
Nous utiliserons pour prendre nos arrêtés les outils juridiques construits par la région pour les communes, à l’initiative du groupe EELV,  dont didier JOUVE fait partie. Et toute notre énergie , notre carnet d’adresses et nos convictions pour les renforcer et les faire respecter. 
En ce qui concerne l’agriculture :
Pour contribuer à une agriculture qui participe à la lutte contre les changements climatiques et contre les émissions de gaz à effet de serre, tout en  développant les circuits courts de proximité qui évitent des transports énergivores,
Comment soutiendrez-vous l’agriculture biologique et préserverez-vous les terres agricoles ?
Nous proposons de longue date de ne plus utiliser de terres agricoles pour construire. Nous densifierons la ville tout en proposant l’accès à des jardins pour tous, partagés ou privatifs. Les extensions d’urbanisme se feront sur plutôt sur les terrains naturels à faible enjeu environnemental (coteaux…). Nous demanderons au conseil général d’abandonner le barreau de déviation prévu entre Cocause et les Bâtets et qui a reçu l’aval unanime de tout le conseil municipal actuel opposition comprise.
Nous poursuivrons les efforts d’approvisionnement bio et local de la cantine scolaire et à l’image de ce que font les autres intercommunalités de Biovallée, nous offrirons enfin aux établissements de restauration collective un accompagnement pour en faire de même : formation de cuisinier, appui à l’approvisionnement.
Nous travaillerons à réimplanter sur le Diois une pépinière d’installation agricole, imaginée dans le diois et finalement installée dans le bas de vallée faute de soutien local chez nous.
Nous soutiendrons aussi via l’intercommunalité et l’animation mutualisée dans Biovallée le développement des entreprises agroalimentaires et leurs efforts d’approvisionnement local. C’est cela qui a permis de passer des 15 à 30% d’agriculteurs bios en 4 ans dans la vallée.
En ce qui concerne la participation des citoyens à la politique « énergie-climat»
Quelles actions mettrez-vous en œuvre  pour sensibiliser les citoyens aux questions « énergie- climat »
- éducation  des plus jeunes
- information, responsabilisation  des  adultes ?
La pédagogie par l’exemple est la meilleure qui soit. Nous encouragerons Biovallée à proposer un programme d’éducation en ce sens dans toutes les écoles, en s’appuyant sur l’observatoire des actions déjà mises en place par nombre d’associations, d’entreprises, de communes et d’habitants dans la vallée.
Pour les plus grands, nous donnerons la possibilité de prendre des parts dans les sociétés de production d’énergie ou dans les financements de réhabilitation thermique. Etre acteur de la transition, c’est mieux la défendre.
en ce qui concerne votre action intercommunale   
Comment envisagez-vous de porter ces positions au sein de l'intercommunalité locale (CCD) et régionale (BIOVALLEE) ?
L’adhésion pleine et définitive de la CCD à la démarche Biovallée est la solution principale. Nous avons également l’intention de revendiquer une vice-présidence à la transition énergétique dans la nouvelle CCD, pour porter le programme TEPOS et les programmes de transition qui vont se développer dans les années qui viennent.

lundi 10 mars 2014

Nucléaire : "cri de colère" de Michel Bernard...



Fukushima : le cri de colère de l'écologiste Michel Bernard
(Photo satellite de la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars)
Journaliste à la revue Silence, un mensuel alternatif et écologiste basé à Lyon, Michel Bernard a écrit ce texte qui connait un succès foudroyant sur le web, bien au delà des cercles écologistes habituels.
- Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.
- Je suis en colère quand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n’a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.
- Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?
- Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).
- Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !
- Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années.
- Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.
- Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).
- Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.
- Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).
- Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ?
- Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie.
- Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !
Michel Bernard
Pour aller plus loin : DEBAT : Faut-il sortir du nucléaire en France et en Europe ? Cliquez ici pour participer.
DOSSIER : tous nos articles autour de la question du nucléaire

jeudi 6 mars 2014

Vers une exploitation outrancière de nos forêts...

SOSForêt : 30 jours pour sauver la forêt française !

A partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront le projet de loi d'avenir sur l'agriculture et la forêt (LAAF).
Nos forêts ne seront bientôt plus qu'un joli souvenir si nous ne changeons pas le projet de loi actuellement discuté au Parlement. Nous, SOS Forêt France, collectif rassemblant des dizaines d'associations, de syndicats forestiers et de personnalités qualifiées, nous lançons aujourd'hui l'alerte pour protéger nos forêts et sauvegarder les emplois de la filière bois.
En 2009, Nicolas Sarkozy lança l'idée que la France devait couper 40% de bois en plus. François Hollande a bien entendu le message et imagine comme son prédécesseur que l'exploitation intensive de notre forêt est l'une des solutions à tous nos problèmes !  Face au déficit commercial du secteur bois et l'appétit grandissant de pays comme la Chine, nos dirigeants ne pensent qu'à court terme : gagner plus en coupant plus et plus vite. La forêt n'est pourtant pas une usine dont on peut accélérer les chaînes de fabrication.
La forêt de demain : ce qui nous attend
Les orientations actuelles du projet de loi favorisent la concentration économique de la filière autour de méga-scieries ou de méga projets bois biomasse qui projettent des volumes de coupe gigantesque incompatible avec la ressource et qui entrent en concurrence avec les entreprises existantes. Si la forêt française est la troisième d'Europe, elle est aussi l'une des moins denses. Les petites et moyennes entreprises ne feront pas le poids face à ces traders du bois qui auront les moyens d'aller chercher du bois plus loin et à prix cassés. Les techniciens forestiers assermentés ne pourront plus garantir la gestion soutenable des ressources, car leurs effectifs diminuent drastiquement.
De plus, pour atteindre plus de volume et répondre aux besoins standardisés du marché le gouvernement sous la pression des lobbys industriels, soutient la culture exclusive d'espèces résineuses, plus rentables à court terme. On plante des champs de résineux, y compris en plaine,  qu'on cultive à l'aide de pesticides et qu'on moissonne tous les trente ou cinquante ans. Pourtant, tous les experts s'accordent à dire que ce modèle n'est pas viable. Au bout de la troisième coupe, la terre n'est plus assez riche. Avec ce type de raisonnement, la loi d'avenir aura pour conséquence irrévocable la ruine de la forêt  et de ses emplois. Enfin, de telles forêts sont plus vulnérables face aux changements climatiques.
Sauvegardons la richesse économique et écologique de nos forêts
Au quotidien, la forêt joue un rôle fondamental pour la protection de l'eau, de l'air et des paysages, pour notre santé et nos loisirs etc... Elle est un réservoir de biodiversité. il existe des modèles de gestion durable de la forêt qui permettent de protéger notre environnement et ses emplois.
Évitons pour la forêt les mêmes excès qui ont été commis lors de l'industrialisation de l'agriculture et dont nous payons le prix aujourd'hui. Pour augmenter les bénéfices à court terme, cette politique de concentration économique aux mains de lobbies d'investissement  ajoutera à la dette financière une dette écologique pour les générations futures.
Le collectif, SOS Forêt France, a transmis aux sénateurs et plus largement à nos élus des propositions fortes pour sauvegarder nos forêts, ses emplois et la biodiversité. Vous trouverez sur note site l'ensemble de nos propositions. Le temps presse, nous avons besoin de vous pour sauver nos forêts. N'hésitez pas à contacter vos élus grâce à notre tumblr.
Merci pour votre soutien. Signez, faites signer et partagez ! C'est ensemble que nous sauverons nos forêts.
Le collectif SOS Forêt France
Pour plus d'infos: sosforet.org : notre site
Pour nous suivre sur twitter : notre compte
Pour nous suivre sur facebook : notre page
Pour contacter vos Sénateurs : notre tumblr