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samedi 8 février 2014

Dernier jour des Rencontres de l' Ecologie au Quotidien Rhone-Alpes...( J+23 )



Dimanche 9 février  en conscience 
Espenel-Rive Droite de la Rivière Drôme Labelvie-Rourebel (rourebel.fr). Chez Anna et Georges Roussel
10h  Vivre l’Instant Présent : Présentation
Mieux Etre et Pleine Conscience : une pratique pour se libérer de nos conditionnements, réduire le stress et ainsi vivre pleinement l’instant présent. Anne Tesson, Association Résonance
La Pleine Conscience est une pratique qui consiste à devenir plus conscient de  chaque instant et de notre expérience à cet instant.
Selon le Dr Jon Kabat-Zinn, créateur du programme de réduction du stress MBSR (Réduction du Stress Basée sur la Pleine Conscience) pratiqué dans plus de 300 hôpitaux dans le monde, la Pleine Conscience signifie : "Etat de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment".
La pratique de la Pleine Conscience constitue un entraînement permettant de nous libérer des mécanismes automatiques, source de mal-être ou de détresse psychologique. La Pleine Conscience permet ainsi le développement d'une aptitude à être en relation différente avec l'expérience vécue.
Elle propose d'aborder l'expérience avec un esprit ouvert et une attitude bienveillante, ouvrant à l'accueil du moment présent.
La Pleine Conscience, lorsqu'elle s'inscrit dans une pratique régulière, permet d'améliorer sa qualité de vie, de développer sa sérénité, de mieux se connaître et découvrir les autres. 
Des programmes de soins efficaces et scientifiquement validés basés sur la pleine conscience, sont aujourd’hui utilisés dans le champ médico-psychologique.
MBSR : Réduction du Stress  basée sur la Pleine Conscience
Un parcours d’intégration de 8 semaines comprenant :
1 séance d’information préalable
8 séances hebdomadaires de 2h30
et 1 journée de Pleine Conscience
- Pratique de l’attention aux sensations, pensées et émotions
- Conscience du souffle et du corps
- Exercices de détente corporelle
- L’Ecoute de l’instant présent
- Exercices à intégrer dans sa vie quotidienne
- Partages de la mise en pratique entre les participants
- CDs audio et fiches de travail pour les pratiques chez soi
Mieux-Être et Pleine Conscience : «  La Pleine Conscience : une attention bienveillante et ouverte à chaque instant »  Dr Edel Maex, psychiatre
Applications ; Mieux gérer ses états : Stress, anxiété, dépression, fatigue, maladie, troubles du sommeil, douleurs chroniques, mal-être, tensions dans les relations...
Pour  mieux  “Être“  à la vie.
Développer de nouvelles habiletés et compétences pour faire face au stress et aux difficultés de la vie.
Générer plus de paix en soi et autour de soi et s’éveiller aux beautés et à la joie qui existent dans l’instant présent. 
Intervenante : Anne Tesson
Formée à la Relaxation, la Sophrologie, au Yoga, à l’Éducation à la Paix, à l’Art de Prendre Soin et au Mouvement Conscient, Anne Tesson intervient dans ces domaines dans différents stages.
Formée au « Practicum-MBSR" (Réduction du Stress Basée sur la Pleine Conscience) par le Center for Mindfulness de l’Université de Massachusetts (USA), elle anime des ateliers Pleine Conscience et cycles MBSR dans tout Rhône-Alpes.
Information
04 75 21 00 56 
Courriel : anne.tesson@gmail.com

dimanche 10 novembre 2013

Piegros la Clastre 26400 : Rencontres mensuelles....



Programme des rencontres mensuelles au Centre de l’Aube de
Piégros-la-Clastre : 2013-2014
Voir le descriptif complet...
Jeudi 17 octobre 2013
L’ADDICTION ET L’ALCOOL.
Laurence Cottet. Écrivaine-biographe. Sortie de la dépendance à l’alcool, en parler l’aide à garder une abstinence dans une société où l’alcool est festif.
Pierre Radisson, médecin généraliste alcoologue nous présentera la problématique alcoolique et son expérience d’accompagnement.
Jeudi 28 novembre 2013
« SENS ET GRANDEUR DU COUPLE »
Film documentaire-fiction de Jean-Claude Duret.
Les clés pour comprendre le couple à l’épreuve du quotidien. Le film sera suivi d’une discussion avec Hugues Reynes. Entrée : 5 €.
Jeudi 23 janvier 2014
FAIRE DE L’HUMANITAIRE UN CHEMIN DE VIE
Aider l’autre n’est pas si simple !
Face à la détresse, dans un grand élan de générosité nous devenons parfois bénévoles. Mais avouons le, rencontrer les plus démunis pour tenter de répondre à leurs réels besoins nous met parfois dans des situations compliquées.
Florence Chauvin nous présentera RÉFLEXE PARTAGE, l’association humanitaire qu’elle a fondée.
Jeudi 13 février 2014
GITTA MALLASZ RACONTÉ PAR BERNARD MONTAUD
« L’histoire d’un amour spirituel » Film documentaire de Jean-Claude Duret. Gitta Mallasz est connue pour avoir été le scribe du célèbre livre « Dialogues avec l’ange » paru aux Editions Aubier en 1976 et pour avoir réussi à faire parvenir dans de nombreux pays l’enseignement spirituel qu’il contient. Le film sera suivi d’une discussion avec Hugues Reynes. Entrée : 5 €.
Participation aux frais pour chaque soirée : 3 €
Référent communication Anne Cubertefon
06 62 63 72 90
Référent Internet Jean-Michel Paillot
06 49 39 33 24
Situé au pied du parc naturel du Vercors et au cœur du Val de Drôme dans un cadre naturel, L’Aube est née en 1982 du rêve de Louis et Mary ÉVELY d’accueillir des personnes désireuses de trouver un lieu adapté à leur désir d’épanouissement personnel, tant sur le plan humain que spirituel.
Depuis 2010, l’Aube a été transmise à Hugues Reynes Gynécologue-Obstétricien et homme de conviction formé auprès de Bernard Montaud fondateur de la Psychologie Nucléaire®. De par sa filiation, Hugues Reynes développe à l’Aube différentes applications de la Psychologie Nucléaire, principalement dans les secteurs du désir d’enfants, de la périnatalité, du couple et de la parentalité, de la sexualité et de la ménopause. Pour les professionnels de santé, il propose une formation médico-psychologique en gynéco-obstétrique. L’Aube accueille toute personne souhaitant prendre un temps de recul face à une difficulté particulière, ou désirant faire le point sur sa vie.
L’Aube propose aussi :
Des soirées de rencontre mensuelles sur des sujets d’actualité pour réfléchir ensemble et aider à faire face aux nouvelles questions qui se posent aujourd’hui.
Des ateliers d’étude et de recherche pour comprendre l’évolution de la vie.
Des soirées de pratique spirituelle à travers le silence et l’immobilité.
L’Aube poursuit ainsi sa vocation d’inciter l’homme au meilleur de lui-même.
Centre de l’Aube
Accueil & Échange
les Combeaux
26400 Piégros-la-Clastre
TEL : +33 (0)4.75.40.03.24
Piégros-la-Clastre est situé à 11 km à l'est de Crest (chef-lieu du canton).
Les communes les plus proches sont Mirabel-et-Blacons, Aouste-sur-Sye et Aubenasson.

mercredi 9 octobre 2013

Mais où vont nos déchets ? ( 1ère Partie)...



Recyclage des déchets: la Drôme parmi les cancres
En moyenne, 50 kg  (sur 450 kg) sont recyclés chaque année par personne en France.
Le département de la Drôme continue à progresser en matière de recyclage des emballages ménagers, mais reste avant-dernière du classement français juste devant la Corse, avec une performance de 36,2 kilos par habitant et par an, a indiqué mardi l'organisme Eco-emballages.
Le nombre de tonnes d'emballages ménagers recyclés (plastique, acier, aluminium, briques, cartons, bouteilles en verre), 17.503 tonnes en 2012, a progressé de 4,75% sur un an en région grâce aux efforts de 300 communes et des centres de tri de la région, selon des chiffres régionaux présentés devant la presse.
Mais cela reste nettement en dessous de la moyenne nationale de 50 kg recyclés chaque année par personne, ou de la performance d'autres régions particulièrement vertueuses comme la Franche-Comté (66 kg recyclés par habitant).
En France les départements affichent des chiffres très variés : 26,4 kg recyclés par habitant dans les Bouches-du-Rhône par exemple, 42,9 kg dans les Alpes-Maritimes, mais davantage dans des endroits moins densément peuplés.
Le profil national du bon trieur est en effet plutôt «âgé, rural et propriétaire d'un pavillon», souligne Richard Quemin, directeur régional Eco-Emballages pour le Sud-Est. Il admet que le défi reste surtout à relever dans les villes où se concentrent les logements collectifs et chez les jeunes.
L'organisme tente constamment d'affiner la dotation en bacs de tri à l'extérieur ou l'intérieur des immeubles. Il déploie aussi sur le terrain des «ambassadeurs du tri», encore trop peu nombreux, qui vont voir les particuliers.
La région est notamment nettement en dessous de la moyenne nationale pour le tri de verre recyclé par habitant en 2012 (20,8 kg contre 30,5 kg en France
Lorsqu'il est déposé dans un bac à ordures ménagères, le verre résiste plus de 4.000 ans avant d'être éliminé.
Le taux de recyclage des emballages a stagné à 67% en 2012 pour l'ensemble de la France et n'a progressé que d'un point par an en moyenne sur les dix dernières années, a rappelé Richard Quemin. L'objectif du Grenelle de l'environnement est d'atteindre 75% en France en 2016.
Tri et Recyclage sur la Zone SYTRAD (357 communes du nord Drôme et nord Ardèche) 
Les chiffres clefs du tri   Corps plats : En 2011, 16 347 tonnes ont été recyclées, ce qui représente 32,9 kilos par habitant et par an (kg/hab./an), réparties comme suit :
- 12 669 T. de JRM (Journaux, Revues, Magazines) ;
- 3 149 T. de PCNC (Papiers Cartons Non Complexés) ;
- 529 T. de refus.
Corps creux : 7,5 kg/hab./an ont été recyclés en 2011, soit un total de       3 707 tonnes composées
comme suit :
- 769 T. de PET (plastique transparent) clair ;
- 310 T. de PET foncé ;
- 526 T. de PEHD/PP (plastique opaque) ;
- 635 T. d'acier ;
- 31 T. d'aluminium ;
- 351 T. de PCC (Papiers Cartons Complexés - anciennement briques alimentaires).
- 1 085 T. de refus
Cartons de déchetteries : 5 691 tonnes ont été recyclées en 2011 (dont 104 tonnes de refus).
Verre : 14 861 tonnes ont été réceptionnées par les verriers (Saint Gobain - Loire - et OI Manufacturing - Ardèche), soit 30,3 kg/hab./an
Ordures ménagères : En 2011, la production d’ordures ménagères résiduelles sur le territoire a été de 128 330 tonnes
Compostage individuel 
Pourquoi composter? Si aucun tri n'est réalisé, une famille (soit environ 2,5 personnes) produit environ 1 tonne d'ordures ménagères chaque année. Or, pour l'instant l'ensemble de ces déchets est enfoui.
Ainsi, trier et composter ses déchets permet de protéger l'environnement en contribuant au recyclage, de limiter les transports et de faire des économies
En participant aux collectes sélectives, une famille peut recycler 442 kg de matériaux par an ; soit plus de la moitié de sa poubelle.
En pratiquant le compostage individuel, la même famille peut valoriser 50 kg de plus de déchets.
Comme on le voie, en triant et en compostant, il est possible d'éviter l'enfouissement des trois quarts de nos déchets.
Ainsi, trier et composter contribuent efficacement à la réduction de la production de déchets !
Tri et Recyclage 
Le devenir des matériaux triés 
 Le bonheur est dans ………le recyclé !
Les papiers et cartons : tous les papiers et cartons se recyclent une dizaine de fois, ils permettent d’éditer des journaux, de produire du papier recyclé, de fabriquer des cartons bruns, … Chaque tonne de carton recyclé fait économiser 2,5 tonnes de bois ;
Le verre : en France, 1 bouteille sur 2 est en verre recyclé. Le verre peut se recycler indéfiniment et à 100 %. Le verre recyclé appelé calcin, est d’ores et déjà la principale matière première de l’industrie du verre. Chauffé à plus de 1 500°C, l’emballage en verre produit toutes les formes qu’on lui demande et redevient un emballage ;
Les briques alimentaires sont composées à 75% de papier carton (couche extérieure), 20% de plastique (couche intérieure) et 5% d’aluminium (couche intermédiaire). C’est essentiellement le carton qui les compose qui est recyclé, sous forme de papier d’essuyage, d’enveloppes ou de papier cadeau ;
Les plastiques qu’ils soient transparents (PET) ou opaques (PEHD) se recyclent en de multiples objets de la vie quotidienne :
- pour le PET, en rembourrage de coussin ou de couette, en fibre de tissu polaire, en carte de crédit,…
- pour le PEHD, en tuyaux, en mobilier urbain, en poubelle, etc …
Chaque tonne de plastique recyclé permet d’économiser 700 kg de pétrole brut. Ainsi, près de
60 000 tonnes de pétrole peuvent être préservée chaque année ;
L’aluminium se recycle à 100% et à l’infini, il permet de fabriquer des cadres de vélo, du mobilier moderne, des pièces auto, de l’électroménager… En recyclant l’aluminium, on économise 95% de l’énergie nécessaire pour en fabriquer du « neuf » ;
L’acier se récupère facilement par magnétisme. Il entre dans la fabrication d’outils, de casseroles, d’éléments de train, de chariots, etc … Chaque tonne d’acier recyclé permet d’économiser une tonne de minerai de fer.
Compétences et statuts :
Le SYTRAD, SYndicat de TRaitement des déchets Ardèche Drôme, est un syndicat mixte fermé.
Créé en 1992, il assure une mission de service public : le traitement des déchets ménagers et assimilés produits par les habitants de son territoire. Les différentes collectes et la gestion des déchetteries ne relèvent pas de la compétence du SYTRAD, mais de celle de ses collectivités membres.
Ainsi, le SYTRAD traite les déchets recyclables issus des collectes sélectives (à l'exception du verre), les ordures ménagères résiduelles (ou poubelle grise), les encombrants et les cartons de certaines déchetteries ainsi que les déchets des artisans, des commerçants et des prestataires de service qui sont collectés en mélange avec ceux des ménages.
Pour ce faire, le SYTRAD possède ses propres installations qu'il entretient, modernise et développe, à savoir:

dimanche 25 août 2013

Conjuguer vie et lenteur...



Bienvenue chez les « slow »
Marquée par des lourdeurs exaspérantes et allant parfois droit dans le mur avec entrain (à petite vitesse), Paca (Provence Côte d'Azur) est indéniablement lente mais pas encore slow. Même si elle sait parfois ralentir intelligemment… Une enquête à savourer à l’heure où nous entrons dans le joli mois de mai et tous ses jours fériés...
« On dirait le Sud / Le temps dure longtemps… » Qui, ici, en entendant ce refrain, n’a jamais soupiré d’aise ? Mais si une région, c’est une chanson, quoi de commun entre le « Dimanche aux Goudes » des Massilia Sound System et la « batte ou la hache » de « Je danse le Mia » d’IAM  ? Peut-être la dualité d’un territoire « champion du monde » du farniente et du bon vivre mais qui abriterait une population au sang chaud, au verbe haut et au pied lourd (sur le ballon comme sur l’accélérateur). Une région qui, en outre, souffre d’inextricables pesanteurs. Bref, si Paca est assurément lente, la région n’est pas encore tout-à-fait « slow ».
Quoi de plus convaincant que le bleu très définitif du panneau « Fin provisoire d’autoroute » juste avant Gap (05) ? Ou la L2, ce périphérique en éternelle construction censé, un jour, contourner Marseille ? Et que dire de ce Vieux-Port livré in extremis et en version a minima pour Marseille Provence 2013 ? Qu’importe pour Eugène Caselli, le patron PS de l’agglomération trouve matière à se réjouir : « On a fait le Vieux-Port en huit mois alors qu’on aurait dû en mettre le double ! » En attendant, le jour J de la capitale européenne de la culture, la nouvelle ombrière y était toujours en jachère... Malgré cela, à chaque trou bouché, fleurit un panneau clamant « Ma ville accélère ». Le tout emballé dans un paquet-cadeau appelé « métropole », même si, vu l’hostilité qu’elle suscite, il semble qu’on ait voulu aller plus vite que la musique…
C’est pourtant juste à côté, en Italie, qu’est né, en réaction à l’arrivée de Mac Do, le « slow food ». Une réflexion qui, dixit Lucien Biolatto, animateur sur Aix-Marseille et Toulon de ce mouvement, «  a vite dépassé le simple cadre de la nourriture pour s’intéresser à la convivialité, au bien-vivre. Et donc à l’environnement et à l’économie. Voilà pourquoi il y a aujourd’hui des « slow cittas », des villes « lentes »...   Mais, s’il y en a dans le sud-ouest, il n’y en a pas en Paca. Lucien n’est pas surpris : « Dans le sud-ouest, il y a un véritable attachement au terroir. Alors certes, si, en termes de qualité de vie, de convivialité, il y a une réelle différence entre Paris et le sud, au-delà, sur l’environnement, par exemple, le bilan est beaucoup plus mitigé. Ici, le béton est roi, les terres agricoles de plus en plus rares et le bio plafonne. Pas étonnant qu’il n’y ait pas de « slow citta ». Ce qui ne nous empêche pas de souffrir de pas mal de lenteurs qui mêlent incompétences et petits arrangements. S’il est un domaine où, en Paca, on fait preuve d’une lenteur exemplaire, c’est dans celui de la justice. Las, on a les élites que l’on mérite... »
« Subvertir les clichés pour en faire une fierté »
Bruno Le Dantec
Des élites qui, en général « ne viennent pas d’ici » note Cesare Mattina. « Elles balancent souvent entre récupération rétrograde de traditions locales réinventées ou contribution à la standardisation des modèles culturels sans lien aucun avec les histoires locales, explique le sociologue. Ce n’est que très récemment qu’on a vu émerger, comme le centre culturel occitan, des mouvements progressifs portant une réflexion sur l’identité régionale. » Des mouvements que Bruno Le Dantec, écrivain marseillais, connaît bien, comme la « sardinade des feignants » du 1er mai ou le « Carnaval de la Plaine » : « Marseille, comme Naples ou Séville, c’est une ville méprisée qui parvient à subvertir les clichés dont on l’affuble pour en faire une fierté. On dit de Marseille qu’elle résiste par inertie. En refusant de rentrer dans les cadres et les cases, elle parvient surtout à questionner une société qui voudrait qu’on ne se réalise qu’à travers le travail tout en le supprimant à tour de bras. » D’où sa participation, il y a quelques années, au « manifeste des chômeurs heureux, des Berlinois qui en avaient marre d’avoir à faire semblant de chercher du travail. J’en suis un peu revenu. Car les minimas sociaux achètent la paix sociale mais n’empêchent ni la misère, ni des rapports de plus en plus solitaires entre l’Etat et l’individu ».
Emblématique : l’assemblée contre la précarisation, un collectif de chômeurs marseillais, a fini par tirer le rideau. Ce qui n’empêche pas la « débrouille », ce savant cocktail mêlant période de boulot et d’inactivité. Que nous vantait, en marge d’un défilé il y a quelques mois, un facteur à la retraite : « Combien de personnes dépérissent à la retraite parce qu’elles n’ont eu que le travail dans leur vie ? Faut une passion dans la vie. Moi, c’est la pêche, le bateau… A la Poste, j’ai eu la chance de préparer ma retraite. Un luxe que n’ont plus mes collègues aujourd’hui. » Autant dire qu’on est à cent lieues des « stratégies sophistiquées quoique sclérosantes » dont se souvient un ancien salarié du « Paquebot », le surnom donné à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône, pour échapper à… la « pointeuse ».
Dans la région, conjuguer travail et lenteur ne date pas d’hier. En témoigne la présence depuis 1973, dans les Alpes de Haute-Provence ou dans le pays d’Arles, de Longo Maï qui expérimente autogestion et vie communautaire : « Chez nous, c’est plus qu’une réflexion, c’est une pratique, assure Hannes Lammler, de la coopérative agricole arlésienne. Récemment, un jeune a eu l’idée de faire la tonte des moutons à la main. Ainsi, on travaille dans le calme, sans électricité ni machine. Et, en s’y mettant à plusieurs, c’est l’occasion de se retrouver. Prendre en charge collectivement le travail, ça permet de se dégager du temps. Dans une société de plus en plus stressée, la lenteur, c’est une idée éminemment moderne. » Au point qu’Hannes redoute de la voir « récupérée par le système. Même les supermarchés font la promotion des producteurs locaux. Et, en région parisienne, on vend des paniers « bio » venus… du sud de la France ! » Alors, face à la multiplication dans la Crau des plates-formes logistiques, pour lui, « la lenteur, c’est une forme de résistance ». Et de rêver de « services publics performants pour se déplacer en train, en vélo. Car, pour l’heure, c’est encore le règne du "tout bagnole"… »
Au vu du mécontentement dans les TER, qui accumulent les retards, et de la mobilisation contre la LGV, en Paca, on hésite encore entre aller trop vite ou trop lentement. « A quoi sert de dépenser des milliards pour rouler à 300 km/h dans une région où, en voiture, on roule en moyenne à 20 km/h ?, interroge Olivier Lesage, du collectif « Stop LGV Coudon ». L’urgence, c’est d’investir dans les TER. Las, chacun veut son grand projet avant les prochaines élections, tout en assurant que cet investissement permettra d’améliorer le réseau ferroviaire. Comme si, pour rouler en R5, il fallait se payer une Ferrari ! »
Ancien commercial devenu enseignant équestre à Venelles (13), Stéphane Chanoux, lui, après avoir troqué il y a des années son tracteur pour un cheval de trait, planche sur un « véhicule hippomobile hybride » pour « le ramassage scolaire ou d’ordures comme cela se fait dans le Nord. Pour des communes ne pouvant se payer une camionnette ou un car, le cheval, c’est l’idéal. Et puis, c’est moins bruyant, moins polluant et plus valorisant. Même Veolia y a réfléchi. Et il y a déjà une commission nationale des chevaux territoriaux ! » De quoi intéresser les syndicalistes des territoriaux Force ouvrière. Et tous ceux qui plaident pour un retour du cheval autrement que dans nos assiettes…
Sébastien Boistel

mardi 7 mai 2013

Art... à partir...



Fabienne Radi, multicouche
Fabienne Radi, entre les photos saccadées de Muybridge, "La Dame de Shanghai" d’Orson Welles et le "Nu descendant un escalier" de Marcel Duchamp. Artiste séduite par l’écrit, la Genevoise publie un recueil de ses textes désopilants «à partir» de l’art. De même qu’un hommage très domestique au cinéma.
C’est une personne avec laquelle on hésite à passer trop de temps, de peur de se retrouver au centre de l’une de ses chroniques. Des textes aussi drôles qu’intelligents, qui semblent partir dans tous les sens, déploient une logique propre en créant moult liens improbables, avant de retomber sur leurs pattes avec beaucoup d’aplomb. Des écrits évoquant l’art contemporain pour passer au crible notre condition postmoderne – tout le monde n’en sort pas forcément grandi. «En général, je pars de deux ou trois choses qui m’intéressent, explique Fabienne Radi: un livre, une expo, Liliane Bettencourt... Les élément s’accumulent et tout d’un coup, ça prend!»
Ça prend, c’est également le titre de l’ouvrage qui rassemble ses chroniques, diffusées pour certaines sur le site du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco), qui édite aujourd’hui le recueil. «Il fallait en venir au livre pour comprendre l’ampleur de l’entreprise», complimentait le directeur de l’institution Christian Bernard – c’était mardi soir en introduction d’une lecture de Fabienne Radi au Bâtiment d’art contemporain (BAC), devant une cinquantaine de personnes.
L'ART DE L'ENTREJAMBE
L’occasion, au fil des textes lus, de se replonger par exemple dans les années 1980 de Véronique et Davina, aux manettes de l’émission Gym Tonic sur Antenne 2. Elles servent de rampe de lancement à «Points de vue et images (de l’origine) du monde»: un texte hilarant sur les représentations de l’entrejambe féminin, dans le showbiz, l’art ou chez le gynécologue, dont le fauteuil est «un objet hybride doté d’étriers, fruit des amours contre-nature entre une chaise électrique et un fauteuil de dentiste, ce qui en dit long sur le plaisir qu’on éprouve à s’y asseoir pour écarter les jambes.» Au BAC, les différentes références étaient illustrées d’images.
«Mes textes ne se terminent pas forcément avec une conclusion, il ne s’agit jamais d’une démonstration», précise Fabienne Radi, la figure fine et le verbe clair – nous nous rencontrons le lendemain matin dans un tea-room aux sièges en forme de «petites saucisses de porc», comme les décrit très justement la Genevoise. Surtout, ses écrits ne sont pas «sur» l’art mais «à partir de» celui-ci, insiste-elle: «Je ne suis pas historienne de l’art.»
UNE QUESTION D'ECHELLE
Fabienne Radi est, par contre, nombre d’autres choses. Pour le dire dans l’ordre chronologique de ses études, cela donne: géographe et géologue (cursus suivi à Fribourg, où elle a passé les vingt-sept premières années de sa vie), diplômée en bibliothéconomie à Villeurbanne, en communication à Bienne et enfin en arts visuels au bout du lac. Elle a entrepris cette dernière formation au début des années 2000, alors qu’elle avait 40 ans, à l’Ecole supérieure des beaux-arts – qui deviendra peu après la Haute école d’art et de design (HEAD).
Aujourd’hui encore, ce qui l’in-téresse dans la géographie, c’est la question de l’échelle: «Quand celle-ci change, on voit forcément les choses autrement.» En géologie, c’est plutôt l’aspect des couches qui la passionne et qui se retrouve dans ses textes. Elle adore aussi la notion de «cône de déjection»: ces amas de débris transportés par un torrent, de forme triangulaire. «Ou comment une même matière se reconstitue ailleurs et sous une forme différente.»
«RADI-MADE»
L’art la titillait depuis longtemps, mais le déclic est provoqué par son amitié avec le plasticien Christian Robert-Tissot, comme elle dans le comité du restaurant scolaire de leurs enfants respectifs, à Genève – elle a deux filles aujourd’hui ados et un fils parti sur ses traces (il étudie à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne). Pour ses premier pas dans le domaine, elle produit nombre de «Radi-made», des objets plus ou moins grands, comme un paillasson Rorschach (2005) formé de deux silhouettes de la Suisse en miroir, une Supercard au nom de Marguerite Duras (2004) ou une liste de commission gravée sur une plaque de laiton et placée à l’entrée d’un immeuble, sous les enseignes d’un docteur et d’une fiduciaire.
Même si l’intérêt pour l’écrit est déjà là, comme en témoigne cette dernière œuvre – mais aussi tout son travail dans la com’ durant les années 1990, quand elle considérait ses missions comme autant d’exercices de style –, il se confirmera au contact de Carla Demiere: l’artiste-écrivaine lui fait découvrir «tout un pan de la littérature contemporaine par le biais des arts plastiques». C’est avec elle et Hélène Gerster, puis l’artiste et éditeur Izet Sheshivari (Boabooks), qu’elle fonde la revue Tissu, à laquelle vont collaborer de nombreux créateurs au fil de ses six numéros (à ce jour).
Ce mois, la Genevoise a publié Vingt-quatre images, qui rassemble une large sélection de clichés iconiques de films réinterprétés à la sauce Radi, dans son appartement – un espace domestique où elle a beaucoup créé ou travaillé entre ordinateur, fax, machine à laver, enfants et mari. Dans l’ouvrage, on voit une essoreuse à salade remplie de laitue et rétro-éclairée (Rencontres du troisième type); une aubergine dodue transpercée d’un cure-dent (Moby Dick); une saucisse grillée reposant sur un toast et un oreiller de fromage (Le Patient anglais); ou des pinces à linge sur un étendoir (Les Oiseaux).
SINATRA: PAS SI FACILE
L’humour est omniprésent dans le travail de Fabienne Radi, sans être un but en soi. «J’aime qu’il vienne par la bande, avec la fonction de faire passer les choses.» Elle l’emploie aussi dans son enseignement de la «pop culture», pour l’un des programmes master de la HEAD et au Collège des humanités de l’EPFL. L’artiste y mélange le savant et le populaire, la haute et la basse culture, avec une bonne dose de cinéma hollywoodien, passablement de Cary Grant et un zeste de comédies musicales des années 1950. «Ce qui compte, c’est la pertinence des liens qu’on fait plutôt que le poids des références.»
Enfin, ces jours, elle s’intéresse à la figure du crooner, qui est au centre d’un texte en phase d’écriture pour une exposition aux Halles de la fonderie de Carouge, «Le pas du funambule», vernie jeudi dernier. Le sujet l’intéresse au point qu’elle a pris des cours de chant «juste pour réussir à chanter ‘Strangers in the Night’ de Sinatra. C’est une chanson qu’on croit faite pour être fredonnée sous la douche, mais elle est très compliquée!» Si ça prend pas du premier coup, d’une manière ou d’une autre, ça s’apprend.
www.fabienneradi.ch
-
Fabienne Radi, Ça prend. Art contemporain, cinéma et pop culture, Ed. Mamco, 2013, 224 pp.
- Fabienne Radi, Vingt-Quatre images, sans éditeur, 2013, 103 pp. Disponible au Mamco, au Parnasse (Genève) et à La Bulle à Fribourg.

lundi 8 avril 2013

Ces voyous qui nous dirigent...

Fraude/évasion fiscale : l’Etat, détroussé consentant
600 milliards d’avoirs français dissimulés dans des paradis fiscaux

Le " secret défense" voté sous Sarkozy pour les délits financiers.
Un rapport accuse le renseignement intérieur d’entraver la justice

Vidéo : Antoine Peillon, au coeur de l’évasion fiscale

Vendredi 5 avril 2013
Un rapport accuse le renseignement intérieur d’entraver la justice
Un rapport que La Croix a pu consulter dénonce des dysfonctionnements de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Rédigé par des officiers du renseignement intérieur, il a été remis confidentiellement aux députés du groupe de travail parlementaire sur l’exil fiscal constitué en janvier 2013.
C’est un document d’une sévérité inédite rédigé par un collectif d’officiers de la DCRI, ce « FBI à la française » issu, en 2008, de la fusion entre la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG) voulue par Nicolas Sarkozy. Rédigé sur 14 pages en style parfois télégraphique, ce véritable audit du service de renseignement, mais aussi de nombreuses autres directions de la police compétentes en matière de délinquance financière, a été remis le 16 février dernier aux parlementaires du groupe de travail sur les exilés fiscaux dirigé par le député socialiste Yann Galut.
Cette note très précise, que La Croix a pu consulter, encourage les élus à interroger, si possible dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, les anciens et actuels patrons ou responsables de la DCRI (dont Bernard Squarcini, Gilles Gray, Éric Bellemin-Comte…), notamment celles et ceux qui étaient et sont encore chargés du renseignement économique et financier, ainsi que ses chefs du «  département sécurité » ou du «  groupe action » de la sous-direction chargée du renseignement économique.
Car les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance.
« Pourquoi, après avoir découvert cette infraction pénale (NDLR  : celle commise par UBS), la sous-direction K(renseignement économique et financier) de la DCRI ne l’a-t-elle pas dénoncée au procureur de la République (…)  ? Pourquoi la sous-direction K a-t-elle axé son travail de surveillance sur les cadres de l’UBS qui dénonçaient le système de fraude plutôt que sur ceux (qui étaient) à l’origine du système  ? », peut-on lire dans ce document confidentiel.
Plus grave encore, les rédacteurs de la note pointent du doigt «  les services extérieurs à la DCRI qui ont travaillé sur le dossier Tracfin (1) » concernant l’organisation de l’évasion fiscale massive de la France vers la Suisse, notamment le service interministériel d’intelligence économique. Selon l’un de ces officiers, «  la presque totalité des cadres de la DCRI et de ces autres services de police ou de renseignement, toujours en responsabilité, sont ceux qui ont servi avec zèle le président de la République précédent ».
Résultat, selon eux, «  le faible nombre de dénonciations qui émanent des services de renseignement spécialisés dans le domaine économique et financier, notamment ceux de la DCRI, nous incite à réfléchir sur la mission de ces services dont l’inefficacité pénale est injustifiable ». Dès lors, le verdict de ces professionnels est radical  : «  Ces services se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir. »
Enfin, la note des officiers du renseignement intérieur remise aux élus affirme que le fonctionnement actuel de leur service représente une entrave majeure à la justice. «  Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le “secret défense”, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », écrivent-ils.
Avant de conclure  : « Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes. »
ANTOINE PEILLON

Actuchomage
600 milliards d’avoirs français dissimulés dans des paradis fiscaux
Mardi, 22 Janvier 2013
Avec tous les liens et les vidéos
http://www.actuchomage.org/20130122...
Estimée d’ordinaire à 30/50 milliards de manque à gagner annuel pour nos finances publiques, l’ex SNUI vient de réviser sa fourchette à la hausse, de 60 à 80 milliards/an.
Les « différentes formes d’évasion et de fraude fiscales » relevées dans le dernier rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques (fusion du Syndicat national unifié des Impôts et de SUD-Trésor), publié ce mardi et dévoilé par Le Parisien, font froid dans le dos...
Pour donner la mesure du phénomène, Le Figaro a choisi un titre percutant : « Un euro sur cinq. C’est ce que représenterait le manque à gagner pour l’État des diverses combines de fraude et d’évasion fiscales », écrit-il, alors que le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes en cette grave période de crise.
Nous ne vous rejouerons pas le couplet des 50 milliards d’euros de niches fiscales et sociales « inefficaces » ou « peu efficientes » — soit l’équivalent du service de la dette —, recensées en 2011 par l’Inspection générale des Finances (IGF) à la demande de François Fillon, que le gouvernement "socialiste" pourrait faire en sorte de récupérer, au lieu de continuer à les octroyer en pure perte à des segments de population qui peuvent tout à fait s’en passer tandis qu’il accule des ménages en difficulté.
Nous ne vous rejouerons pas non plus la chanson de la « grande réforme fiscale » promise par le candidat Hollande, depuis tombée aux oubliettes... Pourtant, il y a urgence ! Mais au nom de la « stabilité fiscale » réclamée par les « agents économiques » dont le Medef fait partie, le sinistre du Budget Jérôme Cahuzac l’a dit le mois dernier sur le plateau de "Mots Croisés" (fRance 2) : la fameuse réforme fiscale aurait déjà été votée dans le cadre de la loi de finances 2013, fermez le ban.
Les entreprises, championnes de la fraude toutes catégories
Revenons au rapport de Solidaires-Finances publiques.
Premier constat : « Du travail au noir à l’encaissement de TVA sans la reverser à l’État, en passant par la création de sociétés fictives ou la domiciliation, pour les grands groupes, des bénéfices dans des filiales à l’étranger, les entreprises sont les championnes des manœuvres pour échapper au fisc. Résultat : ces escroqueries réduiraient de 23 à 32 milliards d’euros les recettes de l’impôt sur les sociétés, de 15 à 19 milliards celles de l’impôt sur le revenu, et d’un même ordre de grandeur celles de la TVA », résume Le Figaro. Alors, bien sûr, le célèbre quotidien de droite leur trouve des excuses : « Il faut dire qu’avec une charge fiscale de 65,7%, l’Hexagone fait partie des pays du monde qui taxent le plus leurs entreprises, selon un récent rapport de la Banque mondiale et du cabinet PwC. » Donc, ce n’est pas de leur faute si elles sont tentées de frauder, mais la faute à l’Etat qui les saigne beaucoup trop… CQFD ! Sauf que les entreprises les moins taxées sont aussi les plus grosses et que les plus petites ont moins la possibilité de contourner le système (idem pour les particuliers : plus on est riche, plus on peut s’adonner aux joies de « l’optimisation »).
« La fraude économique ne se résume pas à la fraude fiscale », rappelle le syndicat qui a réservé un chapitre à la fraude sociale. Deuxième constat : sur ce point, les entreprises sont toujours les championnes avec 15 à 20 milliards d’euros de fraude aux cotisations, contre 540 à 808 millions d’euros de fraude aux prestations. Une fois de plus, la conclusion est nette : la petite fraude des « assistés » n’est rien à côté de celle des patrons, que le gouvernement précédent s’employait à planquer derrière un écran de fumée.
L’Etat, détroussé consentant
Troisième constat : « La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) aura perdu plus de 18% de ses effectifs entre 2002 et fin 2013 (soit 26.000 emplois) dont une part dans le contrôle fiscal », déplore le rapport. A noter que le SNUI alerte sur cette situation depuis plusieurs années. En vain. A l’instar de ses prédécesseurs, le gouvernement Ayrault a annoncé en novembre un renforcement de l’arsenal législatif anti-fraude fiscale censé récupérer… 1 milliard de plus. Pour Solidaires-Finances publiques, « ce renforcement est demeuré très national et n’a pas non plus comporté de mesure générale qui aurait véritablement rééquilibré le contrôle fiscal face au développement de la fraude ». Selon des chiffres communiqués par le ministère du Budget, « la lutte contre les erreurs ou la fraude permet actuellement à l’État de récupérer un peu plus de 16 milliards d’euros chaque année » : une goutte d’eau face au poids de la triche !
Il ne vous échappe pas qu’on marche sur la tête. Alors que l’Etat s’appauvrit — ayant depuis quatre ans sauvé les délinquants de la finance sur le dos de la collectivité (cela s’appelle « socialiser les pertes ») sans les punir ni même placer de garde-fous pour éviter qu’ils recommencent —, son système fiscal continue à distribuer de l’argent aux plus riches sans contrepartie ni contrôle, et les effectifs du contrôle fiscal, censés lutter contre la fraude et l’évasion, sont peu à peu décimés. Même chose du côté de la lutte contre le travail au noir : l’Inspection du travail est, elle aussi, réduite à l’impuissance.
Nous pouvons donc en déduire que ces dysfonctionnements sont voulus. Donc, que blanc-seing est donné par l’Etat lui-même à toutes ces escroqueries. Donc que l’Etat, supposé défendre l’intérêt général, en acceptant de se laisser ainsi dépouiller sans agir ou en faisant semblant d’agir, est bel et bien complice des vols à son encontre. Qu’il engraisse, les yeux fermés et de bon cœur, des intérêts privés qu’en réalité il sert, au détriment de l’activité économique du pays et du bien-être de la majorité de ses citoyens.
SH

A (re)lire => Ces 600 milliards qui manquent à la France Estimé par Antoine Peillon, grand reporter au journal La Croix, tel est le montant de l’ensemble des avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux.
Avec les liens et les vidéos
600 milliards d’avoirs français dissimulés dans des paradis fiscaux
Dimanche, 25 Mars 2012
Pendant qu’on fait la chasse aux pauvres, avec la complicité des banques, quelque 600 milliards d’euros d’avoirs français sont dissimulés dans les paradis fiscaux en toute impunité.
C’est un livre explosif que publie aujourd’hui Antoine Peillon, grand reporter au journal La Croix. Bénéficiant d’informations de toute première main, il montre comment la banque suisse UBS organise depuis la France un système massif d’évasion et de fraude fiscale vers les paradis fiscaux.
Afin de mettre en contexte les informations incroyables auxquelles il a eu accès, le journaliste a croisé différentes sources bien informées pour estimer à 590 milliards d’euros l’ensemble des avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, dont 220 milliards appartenant aux Français les plus riches (le reste étant le fait des entreprises). Environ la moitié de ce total (108 milliards) seraient dissimulés en Suisse, la dernière décennie voyant fuir environ 2,5 milliards d’avoirs par an. Depuis 2000, UBS France aurait soustrait en moyenne 85 millions d’euros au fisc français chaque année, ce qui montre son importance, mais souligne également combien d’autres établissements bancaires, y compris français, participent à ce genre d’activités.
Sous certaines hypothèses, ces donnés l’incitent à estimer à 30 milliards d’euros le manque à gagner de recettes fiscales du à la fraude internationale, soit un peu plus de 10% du total des recettes. De son côté, la Commission européenne estime l’importance de la fraude fiscale de l’ordre de 2 à 2,5% du PIB des pays européens, soit pour la France de l’ordre de 40 à 50 milliards d’euros au total, dont 15 à 20 milliards de fraude internationale.
Comment fait la banque UBS pour mener ses opérations sur notre territoire ? Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes françaises, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison-mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, « véritable guide en évasion fiscale ». Afin d’être rémunéré en proportion du chiffre d’affaires qu’ils rapportent, les commerciaux sont bien obligés d’enregistrer à un moment ou un autre leurs transactions. Ils le font dans une comptabilité cachée baptisée « carnets du lait » que l’on peut trouver dissimilés dans des fichiers Excel intitulés « fichier vache ». On aura compris l’analogie : la France est une vache fiscale dont il faut traire le lait...
Les commerciaux présents en France utilisent les mêmes techniques que celles mises en évidence par la justice américaine : UBS organise des évènements mondains auxquels ils invitent clients et prospects. Dans les documents récupérés par Antoine Peillon, on trouve parmi les clients les noms de footballeurs connus, et même d’un haut responsable du football international pour lequel une commerciale note après un rendez-vous à Monaco en 2002 que l’entretien fut « long et difficile, mais fructueux », ou encore un navigateur, un auteur réalisateur de cinéma et… Liliane Bettencourt. Celle-ci est tout bonnement accusée d’avoir enfoui 20 millions d’euros, entre 2005 et 2008, à l’occasion de transferts entre la France, la Suisse et l’Italie par l’intermédiaire de comptes UBS et BNP Paribas avant de finir, affirme l’auteur, dans des enveloppes remises à des personnalités de droite.
Antoine Peillon lance de nombreuses et graves accusations dans ce livre. Mais il est sûr de ses sources : des cadres écœurés d’UBS en France, en Suisse et des services secrets français. Les preuves dont ils disposent ont visiblement été transmises à plusieurs autorités de régulation, dont l’Autorité de contrôle prudentiel en charge de la surveillance du comportement des banques.
Le parquet a été saisi mais ne bouge pas, assurant une forme de protection aux gros fraudeurs. C’est pour lever cette impunité que le journaliste a décidé d’écrire ce livre. Il faut le lire et le faire connaître, pour la démocratie.
Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au coeur de l’évasion fiscale par Antoine PEILLON - Seuil - 192 pages - 15 €.
(Source : Alternatives Economiques http://alternatives-economiques.fr/...)

Une note publiée par "La Croix" critique l’action des policiers contre la délinquance financière grave.
04/04/2013
Pour le quotidien catholique, il s’agit d’"un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale (...) et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance". La banque suisse UBS, où Jérôme Cahuzac détenait un compte, est nommément citée.
Les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière sont montrées du doigt. "Ils se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir", explique la note.
"Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le ’secret défense’, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale", selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d’évasion fiscale.

samedi 3 novembre 2012

Montélier : Concert de Anjala...



Anjala
Petit rappel : notre concert de vendredi prochain :
le 9 novembre vers 21h15
aux Deux pianos,
sympathique restaurant de cuisine traditionnelle à Montélier
Vous êtes attendus dès 19h30 pour un dîner bien français, puis nous "brûlerons les  planches" de la jolie petite scène "pro" qu'offre ce lieu. Nous ? Toujours Anjala au chant et guitare, synthé ou piano (!). C'est peut-être la dernière fois que nous nous nous produirons avec cette formation... A ne pas rater !
NB : Pendant le dîner, différents autres artistes amateurs se produiront sur scène (c'est la patronne, Dany, qui orchestre cette première partie, en chantant elle-même dès qu'elle en a l'occasion : style prédominant : chanson réaliste - cabaret).
Dîner à 19h30 (dîner + concert : 23 euros sans les boissons),
Concert après le café vers 21h15 (10 euros avec une consommation sans alcool)
Réservation impérative auprès du restaurant (merci !) :
04 75 59 69 59
Affiche en pièce jointe
Les Deux Pianos, Les Petis Champs
26120 Montélier
, T : 04 75 59 69 59
Pour trouver facilement : sortir du rond-point sud de Montélier sur la D538 vers Intermarché (face à la station d'essence), et se garer sur le parking du petit centre commercial extérieur. Le resto est à l'étage, au-dessus d'un café (il y aura de la lumière !) : porte vitrée au coin des bâtiments.
 Ma principale page artistique : http://www.zicmeup.com/artiste/anjala-ficheartiste
Anjala chante l’Amour et l’Espoir
Vendredi 9 novembre après le dîner
Avec ses chansons généreuses en rythmes et en couleurs, Anjala vous emmène dans un captivant voyage à travers les valeurs et les sagesses d’Orient et d’Occident. Elle alternera avec humour swing et émotion, s’accompagnant sur l’un des deux pianos (!), son clavier ou sa guitare, entourée de ses trois musiciens, Elisabeth Goy, Marie-Claude Ozanne, Christophe Singer (flûtes, hautbois, guitare, choeurs, petites percussions…).
Dîner dès 19h30 (23 la soirée sans les boissons)
Concert vers 21h (10 avec une consommation)
Merci de réserver au 04 75 59 69 59
Pour pré-déguster ses chansons, RV sur www.zicmeup.com (Anjala) ou
www.myspace .com (Anjala France).

dimanche 19 août 2012

Un été chez nos amiEs auvergnatEs...


Auvergne, des hommes et des lieux

mercredi 9 mai 2012

Royans :Zone de gratuité...


Bientôt une "Zone de gratuité" dans le Royans ?
Après un premier essai réussi de "Zone de gratuité" temporaire en 2010, voici la suite du projet, plus permanent... Nous relayons l’appel.
APPEL À LA CRÉATION D’UN ESPACE DE GRATUITÉ...
Les raisons pour lesquelles beaucoup d’entre nous ne sont pas satisfaits par l’économie capitaliste sont nombreuses. Pourtant nous semblons condamnés à accepter un système manifestement injuste et révoltant, en plus d’être destructeur pour l’environnement. Partout des voix s’élèvent, mais les alternatives concrètes restent timides et marginales, et ne permettent pas à celles et ceux qui le souhaitent de vivre autrement. Un réel changement politique par les élections, espéré par certains, est toujours remis aux calendes et peu y croient, même en temps d’intense battage médiatique. C’est pourquoi, plutôt que de rester passif-ves et résigné-e-s, nous préférons passer à l’action et proposer des alternatives, pour poser les premières pierres d’un autre présent...
La Gratuité, pourquoi ?
Parmi les différentes alternatives au capitalisme, celle qui paraît la plus en phase avec les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité est la Gratuité. Cependant, nous avons toutes et tous grandi dans une monde où tout se paye, et où le libéralisme grignote un par un les derniers bastions du non-marchand. Il nous paraît donc difficile d’envisager une économie où le partage et l’entraide remplaceraient la concurrence et l’individualisme. Comment la Gratuité pourrait-elle être organisée et rendue possible ? Voilà ce que nous voulons créer à l’échelle locale dans un « espace de gratuité » :
Un magasin gratuit : il consisterait en des rayonnages d’objet donnés, récupérés, recyclés ou fabriqués volontairement, et laissés à la libre disposition des participant/es.
Une ZOME (Zone d’objets mutualisée et empruntables) : il s’agirait d’objets ayant une plus grande valeur, qu’on ne voudrait pas donner mais seulement prêter, ou d’objets achetés collectivement dans le but de pouvoir être utilisés par tous/tes. Le fonctionnement serait le même que celui d’une bibliothèque.
Un atelier collectif : des outils de bricolage ou de confection, des matières premières de récup (palettes, tissu, vélos, informatique etc.) seraient à la disposition de celles et ceux qui voudraient réparer ou créer, pour elles/eux-même ou pour les autres (ou pour fournir le magasin gratuit). Il pourrait être le lieu d’échanges de savoirs, d’activités collectives.
Et/ou plein d’autres choses, suivant l’imagination et les envies des participant/es ! Il va s’en dire qu’un tel lieu serait autogéré et les décisions prises en démocratie directe, sans hiérarchies...
Ce lieu permettrait :
- d’accéder à des objets gratuitement, donc de moins dépenser, donc de moins avoir besoin de travailler (ou d’économiser de l’argent pour des choses qu’on ne peut habituellement pas se permettre)
- d’expérimenter des nouvelles façons d’échanger et d’agir
- de participer à des activités enrichissantes, d’être plus curieux, d’apprendre des choses qu’on aurait pas l’occasion d’apprendre autrement, de devenir plus autonome
- de combattre l’atomisation des individus, en créant des vraies rencontres et un véritable lien social
- de pratiquer l’autogestion, la démocratie directe...
"Ce projet vous intéresse ? Faites-nous le savoir ! Il ne verra le jour que s’il y a pas mal de gens motivés afin de créer un collectif, trouver un local (ou une grange !), commencer à en discuter..."
Le collectif libertaire la rue râle : email
Vous trouverez plus d’informations sur ce projet ici : http://vercors-libertaire.blogspot....

lundi 7 mai 2012

La Chapelle : Vacances en Vercors


Après ces jours pluvieux, le soleil brillera à nouveau et il est temps de préparer vos vacances !
Pour les 18/39 ans, découvrez nos séjours semaine tout compris, en partenariat avec l'UCPA
Vercors Nature été (randonnée pédestre et raid), un nouveau programme avec une nuit sous tipis.
Vercors Sensations (spéléo, via-ferrata et canyoning), le Vercors sous toutes ses facettes.
Etape ou séjour en liberté au coeur du Parc naturel régional du Vercors, découvrez le gîte de la Maison de l'Aventure !
- organisation de séjours d'activités de pleine nature pour tout public (CE, scolaires, associations, individuels…)
- l'Accueil de Loisirs « les Marmottons »  des activités à la journée pour les 4/12 ans (ouverture à partir du 9/07) et des mini-séjours.
Une envie, plus de précisions, un séjour sur mesures, des infos locales, contactez-nous: infos@maison-aventure.com
A bientôt dans le Vercors !
Gil Borel
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Maison de l'Aventure
26420 La Chapelle-en-Vercors
TEL: 04 75 48 22 38