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mercredi 9 janvier 2013

Sommes nous trop ? (2/2)



Démographie : la vraie vérité qui dérange
Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.
- Homo sapiens est la pire espèce invasive. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !
- Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. Notre Monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne, notre sacro-sainte référence. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Stop, ou encore ? On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !
- Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Je lance un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.

Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le lapinisme humain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain. C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre, c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos « mammifères », sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme, mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme, pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager ! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.
- Sauver la Planète se résume à une seule et double option : choisir entre l’homme et Gaïa, en cherchant à désamorcer la bombe démographique. Comme nous n’avons pas d’autre alternative à la Planète bleue, que nous ne pouvons donc ni déménager, ni la recharger, le choix est vite fait. La bombe démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive. Elle stigmatise le chaos manifeste.
- Nous souffrons d’un manque incurable de discernement écologique et nous voulons satisfaire des exigences anthropocentristes immodérées. Ces erreurs sont pour l’essentiel l’héritage des religions créationnistes ayant placé, selon le dogme, la Nature à la discrétion illimitée de l’homme. Les considérations démographiques ont donc toujours été perçues dans un concept d’intérêts purement économiques et nombrilistes, strictement repliés sur la famille ou le pays, de préférence dans une compétitivité cocardière entre nations. Même le contrôle des naissances n’avait été pensé que dans l’intérêt du genre humain et non de celui légitime de la Planète et des espèces compagnes. Comme si nous étions déconnectés de la Terre, comme si nous vivions sur une île ou un archipel, ou mieux dit dans une arène, sur un ring ou sur un nuage. C’est un truisme que d’énoncer que la Terre n’est pas extensible. Le surpeuplement humain est un vrai calvaire pour la planète. L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de décroissance natale (et économique !).
- Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait le programme d’une politique courageuse et écoconsciente. On préfère l’option populiste des allocations familiales, gratification sociale crée en France après l’hécatombe de 1918, augmenter la mort a toujours historiquement augmenté la natalité… Au troisième millénaire de notre transit terrestre, de telles prestations doivent être aperçues comme obsolètes, caduques, surannées, relevant presque du rétro ou du kitch, mais qui viennent d’être tout récemment et étrangement instauré en Espagne, comme si l’Espagne n’était pas solidaire d’une Europe lucide et d’une Planète malade de l’espèce humaine.
- Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave atteinte à la Planète et à l’avenir commun. On peut régler le sort de l’homme, non seulement en lui apprenant techniquement à contrôler ses naissances, mais surtout en le persuadant de le faire par éthique écologique et planétaire. Question de conscience. Dénoncer l’hyper capitalisme intégré comme généalogie du saccage et de l'administration de la rareté ne suffit pas, les institutions doivent planifier à l’échelle mondiale la soutenabilité des activités humaines par une sage équation du binôme population et environnement.
- La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement. Nous sommes ainsi débiteurs par rapport aux contrées dont les citoyens exploitent beaucoup moins, comme c’est le cas d’un Indien, d’un Vietnamien, d’un Péruvien ou d’un Soudanais. Pour continuer à vivre sur les modes adoptés, un Français nécessite 3 planètes, un Américain quasiment 6, ce qui projette un besoin moyen de 2 planètes pour un Terrien. Belle leçon de solidarité planétaire quand on constate qu’Américain s’octroie un droit de ponction 100 fois supérieur à un Afghan. Difficile ensuite pour un Occidental de s’arroger le droit de donner des leçons de morale dans des pays écologiquement éreintés par notre faute, ou de tenter imposer un apartheid climatique comme ce fut le cas lors de la conférence de Bali. Un nouveau-né monégasque usurpera sa vie entière sa part amazonienne ou groenlandaise sans jamais poser un pied ni en Amazonie, ni au Groenland, on l’a compris. Mais naître en Amazonie ou en Australie présente le méfait potentiel de menacer directement une biodiversité encore vive et remarquable. C’est pourquoi les populations des contrées naturelles présentent le risque rapproché d’une pression plus dommageable encore. On fera d’autant moins un enfant que l’on habite une région sensible, un des derniers bastions du capital vert de l’humanité. Le surpeuplement de l’homme est un antagonisme à la biodiversité. Contrairement à une vue trop hâtive de la situation planétaire, un enfant de plus à Londres, Mexico ou Hong Kong sera un moindre préjudice qu’un début de surpeuplement et d’inquisition humaine d’une Tasmanie ou d’une Papouasie. Restons absents ou absentons-nous de la Patagonie, du bassin du Congo, de la forêt boréale et de bien d’autres paradis encore sauvages et de riche naturalité, heureusement souvent peu hospitaliers pour l’homme. Ménageons les beaux restes du grand catalogue du Vivant, épargnons les ultimes réservoirs de gènes, les chambres fortes de biomasse et de stocks de carbone, mettons les prédateurs envahissants que nous sommes hors d’état de nuire et d’occire les derniers poumons de cette Terre. L’option du tourisme, même respectueux s’il existe, est un filon tout à fait négatif. Les régions encore partiellement épargnées n’ont besoin que d’une chose, de continuer à l’être. Toute présence d’un humain vivant sur le mode occidental incontournable et incontourné de l’American way of life est une calamité pour les équilibres naturels et une menace pour les ressources. Restons chez nous, confions les derniers berceaux de naturalité au savoir faire millénaire des peuples natifs et n’encombrons de nos progénitures et de nos futurs intrépides adultes que nos propres maternités, asiles et services d’urgence !
- La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré. Cette modération est le fait des pays riches industrialisés où le renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des États-Unis où les populations immigrées se chargent d’entretenir une incidence démographique en hausse.
- L'ONU prévoit une telle baisse démographique appréciable en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des états issus de l'éclatement de l'ancienne Union soviétique. Mortalité basse et fécondité extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays, d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à 2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de plus en plus réduite au couple quand ce n’est pas à un seul parent, une infertilité masculine croissante et une planification des naissances majoritairement adoptée sont quelques uns des facteurs limitants. Une autre cause de cette stabilisation mondiale est la propagation du sida, pandémie qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années 1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005. Ironie du sort ou instinct de survie contreproductif, la densité humaine sera beaucoup plus élevée dans les pays pauvres qui éprouvent déjà les pires difficultés à assurer la sécurité alimentaire de leurs ressortissants. Dans ces contrées, le contrôle de la natalité est pratiquement inexistant et les familles de cinq à six enfants sont la norme. Au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au Burundi et en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Timor Oriental, au Liberia, en Ouganda, au Mali, au Niger et au Tchad, tout comme en Afghanistan, les populations vont tripler avant le terme de ce demi siècle. La courbe générale est donc à un ralentissement de la croissance démographique et à une lente stabilisation de la population globale, en comparaison aux vives progressions des cinquante dernières années. En dépit de cette accalmie, 2050 verra tout de même un effectif minimum de 9 milliards de Terriens, notamment fourni par la Chine et l’Inde. À la même période, cette dernière nation surpassera la Chine et sera en tête de liste des pays les plus peuplés. La moitié des humains habiteront alors l’Inde et la Chine.
- Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première, usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) : Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.
- Les hectares excessifs que s’octroie chaque habitant chanceux du monde occidental et qu’illustre le calcul éloquent de l’empreinte écologique sont usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous attribuons des dettes extérieures. Un États-unien ou un Européen ne paie pas le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en recyclant leurs émissions de CO2. C’est ainsi qu’il convient de s’interroger sur un certain nombre d’activités autorisées par le progrès, vocable abusif car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres. Savez-vous, par exemple, que l’on importe quotidiennement, par avions gros porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d’Ouganda et de fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne (120 000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l’écologie, portes de secours du capitalisme masqué. Inutile de rappeler les dégâts collatéraux d’activités comme celle de l’exploitation du poisson cité ou de l’horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre l’effet de serre et les nécessités du développement économique dans le concept unilatéral où nos sociétés l’entendent.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment chez celles opportunistes qui s’imposent majoritairement, s’accaparant le moindre atout pour dominer l’habitat. Cela existe chez les rats, les cafards, les mouches ou les papillons. L’homme, dont l’instinct est fondu à la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette tendance naturelle afin d’en tirer une stratégie d’avenir tribal, familial, nombriliste et longévive : celle d’assurer sa descendance, et par là même la sécurité de ses vieux jours. Avant les progrès du XXe siècle en matière d’hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de Dieu. Niaiserie. Jusqu’à preuve du contraire, les progénitures existent mais les preuves d’un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la louche.
- Imaginons un autre monde... Le même mais inversé, où nous ne serions plus dominants mais dominés par une autre espèce de grande taille, où nous devrions fuir, nous cacher, ne plus respirer quand l’autre se manifeste, où l’éviction au mieux, l’extinction au pire seraient nos seules issues. Un enfer. Le bonobo, l’orang-outang ou le gorille, l’un d’eux comme espèce invasive et de fourvoiement au sein d’une société humaine d’un effectif modeste, ça vous irait ? Il s’agirait finalement du même monde, toujours avec Homo sapiens surdoué, mais sans pétrole, non plus dopé par les énergies fossiles, la pétrochimie qui fit la révolution verte et la multiplication des pains (ce type d’âge d’or, ou plutôt de toc, les bricoleurs du monothéisme l’avaient prévu…), mais cette fois à hauteur de seulement un ou deux petits milliards. Avec quasiment les mêmes inventions, les mêmes avancées inventives, le même progrès, à quelques techniques près. Mais sur une Planète envahie, pour telle ou telle raison, par le fléau d’une autre grande espèce, disons les bonobos par sympathie et proximité spécifique. Imaginons nos plages et nos cités encombrées de bonobos, imaginons les bonobos envahissant la cité, s’infiltrant, se fourvoyant pacifiquement partout. 7 milliards de bonobos intrus … Ce n’est pas la Planète des singes, c’est notre Planète subissant l’inquisition insupportable du surnombre d’une autre espèce. Imaginons 7 milliards de rhinocéros, des rhinocéros envahissant nos hypermarchés, nos pitoyables animaleries. Notre impact sur les fragiles écosystèmes planétaires est celui d’éléphants dans un magasin de porcelaine. Voilà ce que nous imposons à la biosphère, sans nous en rendre compte un seul instant, convaincu que cela est dans la raison écologique. Eh bien non, ce n’est qu’une erreur, c’est même l’erreur par excellence.
- « Plutôt crever que partager ! » La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible. L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands Livres n’a pas donné les résultats escomptés. Notre espèce génétiquement égoïste ne voit pas très loin. Et selon les exégètes, c’est tout au contraire la qualité de vie pour un petit nombre de privilégiés qui va faire l’objet de toutes les prochaines convoitises, tandis que la croissance démographique et tout le drame économique qu’elle va enclencher se concentrera sur une fraction restreinte de la population mondiale : les pauvres. Il y aura une césure nette et croissante entre un Monde développé sans enfants et un mode sous-développé absolument démuni pour nourrir et même rafraîchir toutes ses bouches. Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité. Certains individus devront abandonner une partie de leurs libertés, dont celle de procréer à tout va, au bénéfice de la société universelle. L’éternité de la drôle d’espèce humaine passe par sa décroissance démographique. On passe ou on casse...
Michel Tarrier
- Notes
- Cette actualité n’est pas vraiment une actualité parce que nous n’entendons pas inscrire notre démographie à l’ordre du jour des menaces écologiques, accepter notre surpopulation comme la cause majeure des malheurs planétaires. Ainsi, notre fourberie est immense.
- Ce texte a été soumis aux administrateurs de MCD, qui sans être d'accord sur le fond (50% sont en désaccord) étaient d'accord pour le passer et créer le débat (100%).C.V.

 

dimanche 23 septembre 2012

Biovallée de la Drôme : Ruralité et gestion verte...

Expérience Biovallée : voyage en territoire durable


Photo Noak Carrau, Communauté des communes du Diois.
Ouvertures. A l’occasion des deuxièmes rencontres nationales « Énergie et Territoires ruraux », la Biovallée présentera un objectif ambitieux en matière de production d’énergies renouvelables : dès 2020, vous souhaitez couvrir les consommations énergétiques des ménages (hors transport). Mais peut-on vraiment couvrir tout un territoire, pas seulement un quartier, avec les énergies alternatives ?
Philippe Méjean, chef de projet Biovallée
Philippe Méjean, chef de projet Biovallée.
Philippe Méjean. C’est tout à fait possible mais l’idée n’est pas de régler définitivement la question par l’implantation de cinq ou six grands parcs d’éoliennes, ce qui serait en soi largement suffisant pour y parvenir. Nous souhaitons d’abord procéder à des économies d’énergie afin de diminuer la facture des ménages. Biovallée a par exemple lancé l’opération DORéMi (dispositif opérationnel de rénovation de la maison individuelle) en proposant aux particuliers de concevoir la rénovation énergétique de leur maison. Les artisans locaux sont invités à se fédérer pour proposer une offre groupée; Biovallée les aide à se former pour que leurs prestations soient optimales. L’objectif est de réaliser dix chantiers pilotes sur le territoire Biovallée pour diviser par quatre en moyenne les consommation d’énergie. Mais aussi de diminuer par deux les coûts de rénovation de l’habitat privé pour la rendre accessible au plus grand nombre.
Parallèlement, vous voulez devenir un territoire produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme ?
carte de la Biovallée
↑ Fiche d’identité et historique de Biovallée : cliquez sur l’image.
Dès 2020, grâce au développement des énergies renouvelables sur notre territoire, nous espérons couvrir la consommation des ménages par une production équivalente en énergies alternatives diversifiées (aussi bien en taille qu’en type d’énergie). A l’horizon 2040, nous visons une production énergétique verte égale à 100% de nos besoins totaux : ménages, transports, activités économiques. Devenir un territoire à énergie positive, tel est l’objectif à terme que nous partageons au sein du réseau Tepos.

Deuxièmes rencontres Énergie & territoires ruraux

Biovallée et le jeune réseau « TEPOS » des Territoires à Énergie Positive souhaitent faire entendre la voix de la ruralité dans le grand débat national sur la transition énergétique.
Pendant trois jours, du 26 au 28 septembre 2012, les rencontres nationales Énergie & territoires ruraux accueilleront pas moins de 400 élus, experts et citoyens.
Les participants proposeront de mutualiser leurs compétences pour couvrir les besoins énergétiques des territoires ruraux par les énergies renouvelables. Dans le cadre d’ateliers, ils formuleront des propositions.
Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie est invitée à conclure cet événement.
Info pratiques : www.biovallee.fr
Biovallée, c’est un territoire rural où la voiture s’avère indispensable… quelles parades a-t-on imaginées et mises en place dans la logique des économies d’énergie ?
la motte-chalancon
La Motte-Chalancon, un petit chef-lieu de canton. Photo Noak Carrau, Communauté des communes du Diois.
Les déplacements représentent un tiers de notre consommation énergétique. On ne pourra pas, en effet, se passer la voiture dans certaines zones reculées. Mais développer des solutions économes reste à notre portée autour de l’axe principal de la vallée : grâce à internet et au co-voiturage de proximité (le site web du département de la Drôme est lancé cette semaine), grâce à des animations pour faire connaître ces solutions au grand public, grâce aussi à la mise en place d’aires de stationnement spécialement dédiées, à l’optimisation des transports collectifs, au développement de la fibre optique pour le télétravail ou pour économiser un certain nombre de déplacements.
Comment cette question des transports est-elle prise en compte dans votre réflexion sur l’aménagement du territoire ?
ecosite val de drôme à Eurre
L’écosite du Val de Drôme, à Eurre, ouvre ses portes les 28 et 29 septembre prochain.
Nous essayons de développer l’emploi en tenant compte de l’accès de proximité aux services et à l’habitat. Une manière aussi de préserver nos espaces agricoles et naturels. Un premier écosite, à Eurre, a été aménagé, trois autres sont en cours à Die, Livron et Loriol. Un cinquième écoparc d’activités est en projet à Aouste. Nous essayons par ailleurs de pousser aussi loin que possible l’excellence environnementale de ces parcs dans leur gestion quotidienne : proximité de bourgs centres et des gares, services aux salariés (restauration bio et/ou locale, paniers d’Amap…), aux entreprises (gestion mutualisée des déchets, gardiennage, conciergerie d’entreprise…). Un système de management environnemental type ISO 14 000 sera mis en place.
Comment les habitants prennent-ils part au projet Biovallée ?
Comme le dit Jean Serret, président du comité de pilotage, Biovallée existe aujourd’hui du fait du nombre d’initiatives individuelles et collectives réussies en matière de développement durable. Le territoire était déjà leader en agriculture biologique, grâce à des pionniers qui avaient fait ici ce pari dès les années 70. Le mérite leur revient. Idem sur les énergies renouvelables, avec trois fois plus de particuliers qui sont équipés, par rapport à la moyenne régionale.
biovallée agriculture bio
Photo Noak Carrau, Communauté des communes du Diois.
Les citoyens et les entreprises restent étroitement associés aux phases d’élaboration de nos divers projets (réunions publiques, forums, réunions de travail avec les conseils locaux de développement…). Toute structure peut s’approprier la marque Biovallée®, dans la mesure où une partie des mesures de la charte sont mises en œuvre. Biovallée n’est pas une marque exclusive, mais inclusive. Toute action nouvelle allant dans le sens de la charte peut y être ajoutée et donner droit à l’utilisation de cette marque qui n’est pas figée.
Sur la base du volontariat, chacun est amené à « faire sa part », dans la mesure de ses possibilités et avec un rythme adapté. Enfin, dans la communication au quotidien, nous nous appuyons bien sûr sur de nombreux relais de la société civile qui croient en cette démarche.
Biovallée, ce sont aussi et surtout des élus qui ont cru et financé le projet. Au-delà des clivages politiques ?
Jean Serret biovallée
Jean Serret, président de la communauté du Val de Drôme et du comité de pilotage de Biovallée.
Des communes de différents bords politiques se retrouvent dans le projet autour de la gestion durable du bien commun. L’expérience Biovallée s’inscrit au-delà des couleurs et montre que sur un certain nombre de questions les clivages peuvent être dépassés. Nos projets trouvent des financements sur leurs lignes de crédits générales auprès de l’État, de l’Europe et du département. La Région a multiplié par trois son soutien financier pour nos contrats de territoire. Le projet Biovallée fait partie des sept Grands Projets Rhône-Alpes (GRPA). Elle y consacre 10 millions d’euros entre 2009 et 2014.
 Pryska Ducoeurjoly 
http://www.ouvertures.net/experience-biovallee-voyage-en-pays-durable/
 

Dans la Drôme, des élus rêvent d’un «Fribourg rural» Un label, un territoire, un projet de société. Le modèle de « Biovallée », encore en gestation, tend une perche aux zones rurales de la Drôme pour leur donner un rôle moteur dans l’économie verte. Sauront-elles la saisir ? 13/09/2012 biovallée, énergie renouvelable, Transition énergétique, Transition énergétique 2012 Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Envoyer par email © Marie Herbet / Euractiv.fr Documents officiels Biovallée Rencontres nationales énergie et territoires ruraux Quelques kilomètres après la descente en gare de Valence TGV, un spectacle envoûtant s’offre au voyageur. De part et d’autre de la route en colimaçon qui s’enfonce dans la vallée surgissent des champs de maïs et des plaines tapissées de tournesols en fleurs. Encore quelques virages et le paysage dévoile tout son potentiel : au loin se déploient les contreforts du Vercors, rehaussés par les couleurs vives des étendues de lavande. D’un bout à l’autre de la vallée de la Drôme, sauvage et rurale, se dresse tout un chapelet de villages épars. Dans cette bulle coupée du tempo de la ville, la démographie résiste, elle progresse même assez fortement à l’ouest. L’agriculture reste incontournable, elle concerne plus de 10% des actifs, pour lesquels l'environnement n'est pas un vain mot. Environ 28% des producteurs de la vallée se sont convertis au "bio". 10 fois plus que la moyenne nationale… Un destin inattendu pour ce département, traversé par une rivière autrefois impropre à la baignade et berceau du plus grand site nucléaire d’Europe, à cheval entre la Drôme et le Vaucluse. Aujourd’hui, les imposantes installations du Tricastin cohabitent avec un autre projet de territoire. Eco-territoire de référence en Europe Depuis 2006, les quatre communautés de communes de la Vallée (Val de Drôme, Diois, Crestois et Saillans), réparties sur une arête de 100 kilomètres, tentent ensemble de devenir un éco-territoire de référence à l’échelle européenne. « Un Fribourg rural », comme le surnomment les élus depuis un voyage effectué en 2009 dans cette ville allemande, connue pour ses éco-quartiers solaires et son centre-ville entièrement piéton. « Il y a des panneaux photovoltaïques sur toutes les maisons et la desserte des quartiers par un tramway a été pensée avant la construction des logements. En France, on construit d’abord, ensuite on pense aux transports », remarque Gilles Magnon, président de la Communauté de communes du Crestois. Pour donner corps au projet, la marque Biovallée®, a été déposée. Elle est décernée aux structures répondant à des critères déclinés dans une charte : effectuer la moitié de ses achats chez des fournisseurs locaux, investir dans les énergies propres, rémunérer ses salariés au-delà du Smic… Plus globalement, une stratégie est en train de s’engager afin de parvenir, d’ici 2020, à couvrir la totalité des besoins des ménages -hors transports- par les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et bois-énergie). Le saut à accomplir est colossal, car celles-ci représentent à peine 8% du mix-énergétique des 102 communes concernées. Une montée en puissance de la production est prévue (voir encadré), mais aujourd’hui, les premiers bourgeons viennent surtout des actions consacrées à l’efficacité énergétique. Au printemps dernier, les intercommunalités associées à Biovallée ont décidé d’encourager les propriétaires privés à rénover leur logement avec l’initiative Dorémi (dispositif opérationnel de rénovation de la maison individuelle). Une gageure tant le marché est morcelé : « Un particulier qui se lance dans la rénovation thermique va faire face à une superposition de devis pas du tout optimisés. Les artisans ne savent pas faire de proposition globale. Au final, c’est toujours trop cher, et jamais adapté », constate Olivier Sidler. Cet ingénieur de formation, ancien conseiller du Grenelle de l’environnement, est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études de renommée internationale, Enertech, installé à Félines-sur-Rimandoule, un village drômois dont la faiblesse démographique est inversement proportionnelle aux convictions écologiques de la population. 80 habitants, mais 23% de voix pour la candidate Eva Joly en mai dernier. Est-ce un handicap d’avoir pignon sur champ ? Absolument pas, rétorque ce spécialiste, qui parvient à attirer des talents diplômés de Polytechnique ou Centrale. Créer un marché local de l'efficacité énergétique Sa tâche consiste à inciter les artisans à se regrouper en fonction de domaines de compétences complémentaires (chauffage, menuiserie, plomberie etc.) La démarche est loin d’être naturelle pour ces artisans habitués à « l'individualisme ». Mais les opportunités sont là. 60% des logements de la Biovallée ont été construits avant 1975, selon le cabinet Inddigo, qui a réalisé une étude prospective sur le profil du territoire en 2040. Une dizaine de maisons doivent dans un premier temps servir de cobayes, avec l’objectif affiché de ramener la consommation sous la barre des 50 kwh/m2, soit la catégorie la plus performante. Reste à trouver les volontaires…qui ne semblent pas se bousculer. « Sans doute par manque de communication autour du projet », observe Olivier Sidler. Installée dans le village d’Allex à l’ouest de la vallée, la famille Clauzonnier connaît le programme Dorémi et aimerait que sa maison de crêpi clair aux volets bleus bénéficie du dispositif. Avec dix autres foyers, le couple a d'ores et déjà participé à un concours relayé par Biovallée et dont le but est « d’appliquer Kyoto à la maison ». En clair, réaliser 8% d’économies d’énergies entre décembre 2011 et avril 2012, mais seulement par des gestes quotidiens. Implication citoyenne Largement sensibilisés à ces enjeux, les participants d’Allex n'ont eu aucun mal à aller jusqu'à 20% d'économies. Certains travaillent dans l’éducation, la santé voire l’environnement. « Pour un public en précarité, le discours à adopter est différent, relève Magali Clauzonnier. Quand on est pauvre, s’en sortir suppose de consommer plus. » « Il faut avoir une approche extrêmement fine et psychologique de la chose, confirme Alain Bernard, qui s'est également joint à ce défi entre voisins. Dans certaines familles, la télévision fonctionne dans plusieurs pièces, elle est souvent le principal loisir. Demander de l'éteindre ne va pas de soi. » Le pari amical qu’ils se sont lancés en appelle bien d’autres. « Et si on installait une mini-éolienne de quartier ? » lance une jeune femme. Sur le territoire du Diois, à l’est de la vallée, deux opérations de ce type ont été recensées. Mais l’éolien a encore un effet repoussoir sur la population. Certains élus n’osent même plus aborder le sujet avec leurs administrés. « A chaque fois, c’est la levée de boucliers. Ils hurlent à cause de la pollution visuelle », relate Gilles Magnon, maire de Piégros. Pour « démystifier » ces machines, une « éolienne colibri », de petite taille et conçue par une société locale de Valence, sera exposée au public sur un « éco-site » issu de la récupération d’une friche de la SNCF. Installé dans le village d’Eurre, cet espace de presque 20 hectares porté par la communauté du Val de Drôme est devenu la vitrine écologique de la vallée : chaufferie bois, panneaux solaires sur les toits, éclairage basse consommation, utilisation de la production locale de Douglas d’Ardèche et de pin noir dans le bâti… Il sera aussi le lieu d'accueil de la conférence nationale sur les territoires à énergie positive, du 26 au 28 septembre. Sur place, les activités économiques (pépinière d’entreprises) côtoient les troupes d’artistes, à l’image de la compagnie Transe Express, connue pour ses performances aux Jeux Olympiques d’Albertville et d’Athènes. A terme, 300 à 400 emplois pourraient être développés. Ce site témoin se veut le point de départ d’un réseau de 7 ou 8 autres écoparcs, qui pourraient être cofinancés par Biovallée. Des voix dissidentes Pour exister, le projet a en effet besoin de sortir de terre des réalisations concrètes qui fédèrent les quatre intercommunalités. Celles-ci financent Biovallée au prorata de leur superficie et de leur démographie, puis optent pour une participation à la carte, en fonction des initiatives qui les intéressent. « Ça ne percole pas encore jusqu’au bout », reconnaît Jean-Marc Bouvier, vice-président de la Communauté du Val de Drôme. Avec plus de 8000 habitants, la commune de Crest aurait pu avoir un rôle moteur. Mais dans le fief du député-maire UMP Hervé Mariton, la partition se joue en solo. La municipalité n’adhère ni à la marque Biovallée ni à aucune intercommunalité. De l’avis de certains élus, cet isolement volontaire, hérité de conflits politiques survenus dans les années 90, ne pourra pas durer. Si le projet de Biovallée décolle, « les entreprises de Crest vont y perdre de ne pas avoir le label », estime M.Bouvier. Même les élus qui ont rallié le projet sont parfois sceptiques. Carole Thourigny, mairesse d’une petite commune du parc naturel du Vercors, redoute l’effet millefeuille : « Le risque est de rajouter un échelon sans réelle plus-value. Pour les gens, la répartition des compétences entre le Parc du Vercors, la communauté et Biovallée est incompréhensible. » Les mois qui viennent seront cruciaux. Plus les élus et la population trouveront des raisons d’être attachés à Biovallée, moins le projet sera susceptible d’être chahuté par les élections municipales en 2014. Dans la Drôme, Marie Herbet Energies renouvelables : l’heure des choix L’ensemble des besoins des ménages (hors transports) couverts par les énergies propres en 2020 ? L’objectif est ambitieux… Pour le moment, Biovallée incite les particuliers à investir dans des chauffe-eau solaires, en apportant une aide de 300 euros, cumulable avec celles de l’Etat et de la Région. L’idéal serait de pouvoir l’étendre à tous les habitants de la Biovallée car seuls ceux du Crestois et de la communauté du Val-de-Drôme en bénéficient. Cette dernière compte par ailleurs répondre à un appel d’offre d’ici la fin de l’année, en vue d’un déploiement de l’éolien. « Nous sommes dans une phase de définition de l’emplacement », explique Philippe Méjean, chef de projet de Biovallée. Même sans le financement de Biovallée, les communes s’organisent pour faire avancer les énergies non fossiles. Sur le territoire du Crestois, un gymnase flambant neuf est raccordé à une chaufferie alimentée par du bois déchiqueté produit localement, limitant ainsi les transports. 160 m2 de panneaux photovoltaïques recouvrent intégralement la façade arrière du bâtiment. D’autres communes de la vallée veulent explorer la voie des centrales de production auto-gérées. L’initiative, soutenue entre autres par les programmes européens Med et Leader, aboutirait à la création de sociétés à actions simplifiées détenues par la population locale et adossées à des centrales solaires. Dans la commune de Gigors, la mairesse est toujours dans l'attente d'une étude d'ERDF sur les tarifs du raccordement au réseau.

Source : http://www.euractiv.fr/drome-elus-revent-fribourg-rural-article
Copyright © EurActiv.fr
Dans la Drôme, des élus rêvent d’un «Fribourg rural» Un label, un territoire, un projet de société. Le modèle de « Biovallée », encore en gestation, tend une perche aux zones rurales de la Drôme pour leur donner un rôle moteur dans l’économie verte. Sauront-elles la saisir ? 13/09/2012 biovallée, énergie renouvelable, Transition énergétique, Transition énergétique 2012 Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Envoyer par email © Marie Herbet / Euractiv.fr Documents officiels Biovallée Rencontres nationales énergie et territoires ruraux Quelques kilomètres après la descente en gare de Valence TGV, un spectacle envoûtant s’offre au voyageur. De part et d’autre de la route en colimaçon qui s’enfonce dans la vallée surgissent des champs de maïs et des plaines tapissées de tournesols en fleurs. Encore quelques virages et le paysage dévoile tout son potentiel : au loin se déploient les contreforts du Vercors, rehaussés par les couleurs vives des étendues de lavande. D’un bout à l’autre de la vallée de la Drôme, sauvage et rurale, se dresse tout un chapelet de villages épars. Dans cette bulle coupée du tempo de la ville, la démographie résiste, elle progresse même assez fortement à l’ouest. L’agriculture reste incontournable, elle concerne plus de 10% des actifs, pour lesquels l'environnement n'est pas un vain mot. Environ 28% des producteurs de la vallée se sont convertis au "bio". 10 fois plus que la moyenne nationale… Un destin inattendu pour ce département, traversé par une rivière autrefois impropre à la baignade et berceau du plus grand site nucléaire d’Europe, à cheval entre la Drôme et le Vaucluse. Aujourd’hui, les imposantes installations du Tricastin cohabitent avec un autre projet de territoire. Eco-territoire de référence en Europe Depuis 2006, les quatre communautés de communes de la Vallée (Val de Drôme, Diois, Crestois et Saillans), réparties sur une arête de 100 kilomètres, tentent ensemble de devenir un éco-territoire de référence à l’échelle européenne. « Un Fribourg rural », comme le surnomment les élus depuis un voyage effectué en 2009 dans cette ville allemande, connue pour ses éco-quartiers solaires et son centre-ville entièrement piéton. « Il y a des panneaux photovoltaïques sur toutes les maisons et la desserte des quartiers par un tramway a été pensée avant la construction des logements. En France, on construit d’abord, ensuite on pense aux transports », remarque Gilles Magnon, président de la Communauté de communes du Crestois. Pour donner corps au projet, la marque Biovallée®, a été déposée. Elle est décernée aux structures répondant à des critères déclinés dans une charte : effectuer la moitié de ses achats chez des fournisseurs locaux, investir dans les énergies propres, rémunérer ses salariés au-delà du Smic… Plus globalement, une stratégie est en train de s’engager afin de parvenir, d’ici 2020, à couvrir la totalité des besoins des ménages -hors transports- par les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et bois-énergie). Le saut à accomplir est colossal, car celles-ci représentent à peine 8% du mix-énergétique des 102 communes concernées. Une montée en puissance de la production est prévue (voir encadré), mais aujourd’hui, les premiers bourgeons viennent surtout des actions consacrées à l’efficacité énergétique. Au printemps dernier, les intercommunalités associées à Biovallée ont décidé d’encourager les propriétaires privés à rénover leur logement avec l’initiative Dorémi (dispositif opérationnel de rénovation de la maison individuelle). Une gageure tant le marché est morcelé : « Un particulier qui se lance dans la rénovation thermique va faire face à une superposition de devis pas du tout optimisés. Les artisans ne savent pas faire de proposition globale. Au final, c’est toujours trop cher, et jamais adapté », constate Olivier Sidler. Cet ingénieur de formation, ancien conseiller du Grenelle de l’environnement, est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études de renommée internationale, Enertech, installé à Félines-sur-Rimandoule, un village drômois dont la faiblesse démographique est inversement proportionnelle aux convictions écologiques de la population. 80 habitants, mais 23% de voix pour la candidate Eva Joly en mai dernier. Est-ce un handicap d’avoir pignon sur champ ? Absolument pas, rétorque ce spécialiste, qui parvient à attirer des talents diplômés de Polytechnique ou Centrale. Créer un marché local de l'efficacité énergétique Sa tâche consiste à inciter les artisans à se regrouper en fonction de domaines de compétences complémentaires (chauffage, menuiserie, plomberie etc.) La démarche est loin d’être naturelle pour ces artisans habitués à « l'individualisme ». Mais les opportunités sont là. 60% des logements de la Biovallée ont été construits avant 1975, selon le cabinet Inddigo, qui a réalisé une étude prospective sur le profil du territoire en 2040. Une dizaine de maisons doivent dans un premier temps servir de cobayes, avec l’objectif affiché de ramener la consommation sous la barre des 50 kwh/m2, soit la catégorie la plus performante. Reste à trouver les volontaires…qui ne semblent pas se bousculer. « Sans doute par manque de communication autour du projet », observe Olivier Sidler. Installée dans le village d’Allex à l’ouest de la vallée, la famille Clauzonnier connaît le programme Dorémi et aimerait que sa maison de crêpi clair aux volets bleus bénéficie du dispositif. Avec dix autres foyers, le couple a d'ores et déjà participé à un concours relayé par Biovallée et dont le but est « d’appliquer Kyoto à la maison ». En clair, réaliser 8% d’économies d’énergies entre décembre 2011 et avril 2012, mais seulement par des gestes quotidiens. Implication citoyenne Largement sensibilisés à ces enjeux, les participants d’Allex n'ont eu aucun mal à aller jusqu'à 20% d'économies. Certains travaillent dans l’éducation, la santé voire l’environnement. « Pour un public en précarité, le discours à adopter est différent, relève Magali Clauzonnier. Quand on est pauvre, s’en sortir suppose de consommer plus. » « Il faut avoir une approche extrêmement fine et psychologique de la chose, confirme Alain Bernard, qui s'est également joint à ce défi entre voisins. Dans certaines familles, la télévision fonctionne dans plusieurs pièces, elle est souvent le principal loisir. Demander de l'éteindre ne va pas de soi. » Le pari amical qu’ils se sont lancés en appelle bien d’autres. « Et si on installait une mini-éolienne de quartier ? » lance une jeune femme. Sur le territoire du Diois, à l’est de la vallée, deux opérations de ce type ont été recensées. Mais l’éolien a encore un effet repoussoir sur la population. Certains élus n’osent même plus aborder le sujet avec leurs administrés. « A chaque fois, c’est la levée de boucliers. Ils hurlent à cause de la pollution visuelle », relate Gilles Magnon, maire de Piégros. Pour « démystifier » ces machines, une « éolienne colibri », de petite taille et conçue par une société locale de Valence, sera exposée au public sur un « éco-site » issu de la récupération d’une friche de la SNCF. Installé dans le village d’Eurre, cet espace de presque 20 hectares porté par la communauté du Val de Drôme est devenu la vitrine écologique de la vallée : chaufferie bois, panneaux solaires sur les toits, éclairage basse consommation, utilisation de la production locale de Douglas d’Ardèche et de pin noir dans le bâti… Il sera aussi le lieu d'accueil de la conférence nationale sur les territoires à énergie positive, du 26 au 28 septembre. Sur place, les activités économiques (pépinière d’entreprises) côtoient les troupes d’artistes, à l’image de la compagnie Transe Express, connue pour ses performances aux Jeux Olympiques d’Albertville et d’Athènes. A terme, 300 à 400 emplois pourraient être développés. Ce site témoin se veut le point de départ d’un réseau de 7 ou 8 autres écoparcs, qui pourraient être cofinancés par Biovallée. Des voix dissidentes Pour exister, le projet a en effet besoin de sortir de terre des réalisations concrètes qui fédèrent les quatre intercommunalités. Celles-ci financent Biovallée au prorata de leur superficie et de leur démographie, puis optent pour une participation à la carte, en fonction des initiatives qui les intéressent. « Ça ne percole pas encore jusqu’au bout », reconnaît Jean-Marc Bouvier, vice-président de la Communauté du Val de Drôme. Avec plus de 8000 habitants, la commune de Crest aurait pu avoir un rôle moteur. Mais dans le fief du député-maire UMP Hervé Mariton, la partition se joue en solo. La municipalité n’adhère ni à la marque Biovallée ni à aucune intercommunalité. De l’avis de certains élus, cet isolement volontaire, hérité de conflits politiques survenus dans les années 90, ne pourra pas durer. Si le projet de Biovallée décolle, « les entreprises de Crest vont y perdre de ne pas avoir le label », estime M.Bouvier. Même les élus qui ont rallié le projet sont parfois sceptiques. Carole Thourigny, mairesse d’une petite commune du parc naturel du Vercors, redoute l’effet millefeuille : « Le risque est de rajouter un échelon sans réelle plus-value. Pour les gens, la répartition des compétences entre le Parc du Vercors, la communauté et Biovallée est incompréhensible. » Les mois qui viennent seront cruciaux. Plus les élus et la population trouveront des raisons d’être attachés à Biovallée, moins le projet sera susceptible d’être chahuté par les élections municipales en 2014. Dans la Drôme, Marie Herbet Energies renouvelables : l’heure des choix L’ensemble des besoins des ménages (hors transports) couverts par les énergies propres en 2020 ? L’objectif est ambitieux… Pour le moment, Biovallée incite les particuliers à investir dans des chauffe-eau solaires, en apportant une aide de 300 euros, cumulable avec celles de l’Etat et de la Région. L’idéal serait de pouvoir l’étendre à tous les habitants de la Biovallée car seuls ceux du Crestois et de la communauté du Val-de-Drôme en bénéficient. Cette dernière compte par ailleurs répondre à un appel d’offre d’ici la fin de l’année, en vue d’un déploiement de l’éolien. « Nous sommes dans une phase de définition de l’emplacement », explique Philippe Méjean, chef de projet de Biovallée. Même sans le financement de Biovallée, les communes s’organisent pour faire avancer les énergies non fossiles. Sur le territoire du Crestois, un gymnase flambant neuf est raccordé à une chaufferie alimentée par du bois déchiqueté produit localement, limitant ainsi les transports. 160 m2 de panneaux photovoltaïques recouvrent intégralement la façade arrière du bâtiment. D’autres communes de la vallée veulent explorer la voie des centrales de production auto-gérées. L’initiative, soutenue entre autres par les programmes européens Med et Leader, aboutirait à la création de sociétés à actions simplifiées détenues par la population locale et adossées à des centrales solaires. Dans la commune de Gigors, la mairesse est toujours dans l'attente d'une étude d'ERDF sur les tarifs du raccordement au réseau.

Source : http://www.euractiv.fr/drome-elus-revent-fribourg-rural-article
Copyright © EurActiv.fr
Dans la Drôme, des élus rêvent d’un «Fribourg rural» Un label, un territoire, un projet de société. Le modèle de « Biovallée », encore en gestation, tend une perche aux zones rurales de la Drôme pour leur donner un rôle moteur dans l’économie verte. Sauront-elles la saisir ? 13/09/2012 biovallée, énergie renouvelable, Transition énergétique, Transition énergétique 2012 Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Envoyer par email © Marie Herbet / Euractiv.fr Documents officiels Biovallée Rencontres nationales énergie et territoires ruraux Quelques kilomètres après la descente en gare de Valence TGV, un spectacle envoûtant s’offre au voyageur. De part et d’autre de la route en colimaçon qui s’enfonce dans la vallée surgissent des champs de maïs et des plaines tapissées de tournesols en fleurs. Encore quelques virages et le paysage dévoile tout son potentiel : au loin se déploient les contreforts du Vercors, rehaussés par les couleurs vives des étendues de lavande. D’un bout à l’autre de la vallée de la Drôme, sauvage et rurale, se dresse tout un chapelet de villages épars. Dans cette bulle coupée du tempo de la ville, la démographie résiste, elle progresse même assez fortement à l’ouest. L’agriculture reste incontournable, elle concerne plus de 10% des actifs, pour lesquels l'environnement n'est pas un vain mot. Environ 28% des producteurs de la vallée se sont convertis au "bio". 10 fois plus que la moyenne nationale… Un destin inattendu pour ce département, traversé par une rivière autrefois impropre à la baignade et berceau du plus grand site nucléaire d’Europe, à cheval entre la Drôme et le Vaucluse. Aujourd’hui, les imposantes installations du Tricastin cohabitent avec un autre projet de territoire. Eco-territoire de référence en Europe Depuis 2006, les quatre communautés de communes de la Vallée (Val de Drôme, Diois, Crestois et Saillans), réparties sur une arête de 100 kilomètres, tentent ensemble de devenir un éco-territoire de référence à l’échelle européenne. « Un Fribourg rural », comme le surnomment les élus depuis un voyage effectué en 2009 dans cette ville allemande, connue pour ses éco-quartiers solaires et son centre-ville entièrement piéton. « Il y a des panneaux photovoltaïques sur toutes les maisons et la desserte des quartiers par un tramway a été pensée avant la construction des logements. En France, on construit d’abord, ensuite on pense aux transports », remarque Gilles Magnon, président de la Communauté de communes du Crestois. Pour donner corps au projet, la marque Biovallée®, a été déposée. Elle est décernée aux structures répondant à des critères déclinés dans une charte : effectuer la moitié de ses achats chez des fournisseurs locaux, investir dans les énergies propres, rémunérer ses salariés au-delà du Smic… Plus globalement, une stratégie est en train de s’engager afin de parvenir, d’ici 2020, à couvrir la totalité des besoins des ménages -hors transports- par les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et bois-énergie). Le saut à accomplir est colossal, car celles-ci représentent à peine 8% du mix-énergétique des 102 communes concernées. Une montée en puissance de la production est prévue (voir encadré), mais aujourd’hui, les premiers bourgeons viennent surtout des actions consacrées à l’efficacité énergétique. Au printemps dernier, les intercommunalités associées à Biovallée ont décidé d’encourager les propriétaires privés à rénover leur logement avec l’initiative Dorémi (dispositif opérationnel de rénovation de la maison individuelle). Une gageure tant le marché est morcelé : « Un particulier qui se lance dans la rénovation thermique va faire face à une superposition de devis pas du tout optimisés. Les artisans ne savent pas faire de proposition globale. Au final, c’est toujours trop cher, et jamais adapté », constate Olivier Sidler. Cet ingénieur de formation, ancien conseiller du Grenelle de l’environnement, est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études de renommée internationale, Enertech, installé à Félines-sur-Rimandoule, un village drômois dont la faiblesse démographique est inversement proportionnelle aux convictions écologiques de la population. 80 habitants, mais 23% de voix pour la candidate Eva Joly en mai dernier. Est-ce un handicap d’avoir pignon sur champ ? Absolument pas, rétorque ce spécialiste, qui parvient à attirer des talents diplômés de Polytechnique ou Centrale. Créer un marché local de l'efficacité énergétique Sa tâche consiste à inciter les artisans à se regrouper en fonction de domaines de compétences complémentaires (chauffage, menuiserie, plomberie etc.) La démarche est loin d’être naturelle pour ces artisans habitués à « l'individualisme ». Mais les opportunités sont là. 60% des logements de la Biovallée ont été construits avant 1975, selon le cabinet Inddigo, qui a réalisé une étude prospective sur le profil du territoire en 2040. Une dizaine de maisons doivent dans un premier temps servir de cobayes, avec l’objectif affiché de ramener la consommation sous la barre des 50 kwh/m2, soit la catégorie la plus performante. Reste à trouver les volontaires…qui ne semblent pas se bousculer. « Sans doute par manque de communication autour du projet », observe Olivier Sidler. Installée dans le village d’Allex à l’ouest de la vallée, la famille Clauzonnier connaît le programme Dorémi et aimerait que sa maison de crêpi clair aux volets bleus bénéficie du dispositif. Avec dix autres foyers, le couple a d'ores et déjà participé à un concours relayé par Biovallée et dont le but est « d’appliquer Kyoto à la maison ». En clair, réaliser 8% d’économies d’énergies entre décembre 2011 et avril 2012, mais seulement par des gestes quotidiens. Implication citoyenne Largement sensibilisés à ces enjeux, les participants d’Allex n'ont eu aucun mal à aller jusqu'à 20% d'économies. Certains travaillent dans l’éducation, la santé voire l’environnement. « Pour un public en précarité, le discours à adopter est différent, relève Magali Clauzonnier. Quand on est pauvre, s’en sortir suppose de consommer plus. » « Il faut avoir une approche extrêmement fine et psychologique de la chose, confirme Alain Bernard, qui s'est également joint à ce défi entre voisins. Dans certaines familles, la télévision fonctionne dans plusieurs pièces, elle est souvent le principal loisir. Demander de l'éteindre ne va pas de soi. » Le pari amical qu’ils se sont lancés en appelle bien d’autres. « Et si on installait une mini-éolienne de quartier ? » lance une jeune femme. Sur le territoire du Diois, à l’est de la vallée, deux opérations de ce type ont été recensées. Mais l’éolien a encore un effet repoussoir sur la population. Certains élus n’osent même plus aborder le sujet avec leurs administrés. « A chaque fois, c’est la levée de boucliers. Ils hurlent à cause de la pollution visuelle », relate Gilles Magnon, maire de Piégros. Pour « démystifier » ces machines, une « éolienne colibri », de petite taille et conçue par une société locale de Valence, sera exposée au public sur un « éco-site » issu de la récupération d’une friche de la SNCF. Installé dans le village d’Eurre, cet espace de presque 20 hectares porté par la communauté du Val de Drôme est devenu la vitrine écologique de la vallée : chaufferie bois, panneaux solaires sur les toits, éclairage basse consommation, utilisation de la production locale de Douglas d’Ardèche et de pin noir dans le bâti… Il sera aussi le lieu d'accueil de la conférence nationale sur les territoires à énergie positive, du 26 au 28 septembre. Sur place, les activités économiques (pépinière d’entreprises) côtoient les troupes d’artistes, à l’image de la compagnie Transe Express, connue pour ses performances aux Jeux Olympiques d’Albertville et d’Athènes. A terme, 300 à 400 emplois pourraient être développés. Ce site témoin se veut le point de départ d’un réseau de 7 ou 8 autres écoparcs, qui pourraient être cofinancés par Biovallée. Des voix dissidentes Pour exister, le projet a en effet besoin de sortir de terre des réalisations concrètes qui fédèrent les quatre intercommunalités. Celles-ci financent Biovallée au prorata de leur superficie et de leur démographie, puis optent pour une participation à la carte, en fonction des initiatives qui les intéressent. « Ça ne percole pas encore jusqu’au bout », reconnaît Jean-Marc Bouvier, vice-président de la Communauté du Val de Drôme. Avec plus de 8000 habitants, la commune de Crest aurait pu avoir un rôle moteur. Mais dans le fief du député-maire UMP Hervé Mariton, la partition se joue en solo. La municipalité n’adhère ni à la marque Biovallée ni à aucune intercommunalité. De l’avis de certains élus, cet isolement volontaire, hérité de conflits politiques survenus dans les années 90, ne pourra pas durer. Si le projet de Biovallée décolle, « les entreprises de Crest vont y perdre de ne pas avoir le label », estime M.Bouvier. Même les élus qui ont rallié le projet sont parfois sceptiques. Carole Thourigny, mairesse d’une petite commune du parc naturel du Vercors, redoute l’effet millefeuille : « Le risque est de rajouter un échelon sans réelle plus-value. Pour les gens, la répartition des compétences entre le Parc du Vercors, la communauté et Biovallée est incompréhensible. » Les mois qui viennent seront cruciaux. Plus les élus et la population trouveront des raisons d’être attachés à Biovallée, moins le projet sera susceptible d’être chahuté par les élections municipales en 2014. Dans la Drôme, Marie Herbet Energies renouvelables : l’heure des choix L’ensemble des besoins des ménages (hors transports) couverts par les énergies propres en 2020 ? L’objectif est ambitieux… Pour le moment, Biovallée incite les particuliers à investir dans des chauffe-eau solaires, en apportant une aide de 300 euros, cumulable avec celles de l’Etat et de la Région. L’idéal serait de pouvoir l’étendre à tous les habitants de la Biovallée car seuls ceux du Crestois et de la communauté du Val-de-Drôme en bénéficient. Cette dernière compte par ailleurs répondre à un appel d’offre d’ici la fin de l’année, en vue d’un déploiement de l’éolien. « Nous sommes dans une phase de définition de l’emplacement », explique Philippe Méjean, chef de projet de Biovallée. Même sans le financement de Biovallée, les communes s’organisent pour faire avancer les énergies non fossiles. Sur le territoire du Crestois, un gymnase flambant neuf est raccordé à une chaufferie alimentée par du bois déchiqueté produit localement, limitant ainsi les transports. 160 m2 de panneaux photovoltaïques recouvrent intégralement la façade arrière du bâtiment. D’autres communes de la vallée veulent explorer la voie des centrales de production auto-gérées. L’initiative, soutenue entre autres par les programmes européens Med et Leader, aboutirait à la création de sociétés à actions simplifiées détenues par la population locale et adossées à des centrales solaires. Dans la commune de Gigors, la mairesse est toujours dans l'attente d'une étude d'ERDF sur les tarifs du raccordement au réseau.

Source : http://www.euractiv.fr/drome-elus-revent-fribourg-rural-article
Copyright © EurActiv.fr
Dans la Drôme, des élus rêvent d’un «Fribourg rural» Un label, un territoire, un projet de société. Le modèle de « Biovallée », encore en gestation, tend une perche aux zones rurales de la Drôme pour leur donner un rôle moteur dans l’économie verte. Sauront-elles la saisir ? 13/09/2012 biovallée, énergie renouvelable, Transition énergétique, Transition énergétique 2012 Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Envoyer par email © Marie Herbet / Euractiv.fr Documents officiels Biovallée Rencontres nationales énergie et territoires ruraux Quelques kilomètres après la descente en gare de Valence TGV, un spectacle envoûtant s’offre au voyageur. De part et d’autre de la route en colimaçon qui s’enfonce dans la vallée surgissent des champs de maïs et des plaines tapissées de tournesols en fleurs. Encore quelques virages et le paysage dévoile tout son potentiel : au loin se déploient les contreforts du Vercors, rehaussés par les couleurs vives des étendues de lavande. D’un bout à l’autre de la vallée de la Drôme, sauvage et rurale, se dresse tout un chapelet de villages épars. Dans cette bulle coupée du tempo de la ville, la démographie résiste, elle progresse même assez fortement à l’ouest. L’agriculture reste incontournable, elle concerne plus de 10% des actifs, pour lesquels l'environnement n'est pas un vain mot. Environ 28% des producteurs de la vallée se sont convertis au "bio". 10 fois plus que la moyenne nationale… Un destin inattendu pour ce département, traversé par une rivière autrefois impropre à la baignade et berceau du plus grand site nucléaire d’Europe, à cheval entre la Drôme et le Vaucluse. Aujourd’hui, les imposantes installations du Tricastin cohabitent avec un autre projet de territoire. Eco-territoire de référence en Europe Depuis 2006, les quatre communautés de communes de la Vallée (Val de Drôme, Diois, Crestois et Saillans), réparties sur une arête de 100 kilomètres, tentent ensemble de devenir un éco-territoire de référence à l’échelle européenne. « Un Fribourg rural », comme le surnomment les élus depuis un voyage effectué en 2009 dans cette ville allemande, connue pour ses éco-quartiers solaires et son centre-ville entièrement piéton. « Il y a des panneaux photovoltaïques sur toutes les maisons et la desserte des quartiers par un tramway a été pensée avant la construction des logements. En France, on construit d’abord, ensuite on pense aux transports », remarque Gilles Magnon, président de la Communauté de communes du Crestois. Pour donner corps au projet, la marque Biovallée®, a été déposée. Elle est décernée aux structures répondant à des critères déclinés dans une charte : effectuer la moitié de ses achats chez des fournisseurs locaux, investir dans les énergies propres, rémunérer ses salariés au-delà du Smic… Plus globalement, une stratégie est en train de s’engager afin de parvenir, d’ici 2020, à couvrir la totalité des besoins des ménages -hors transports- par les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique et bois-énergie). Le saut à accomplir est colossal, car celles-ci représentent à peine 8% du mix-énergétique des 102 communes concernées. Une montée en puissance de la production est prévue (voir encadré), mais aujourd’hui, les premiers bourgeons viennent surtout des actions consacrées à l’efficacité énergétique. Au printemps dernier, les intercommunalités associées à Biovallée ont décidé d’encourager les propriétaires privés à rénover leur logement avec l’initiative Dorémi (dispositif opérationnel de rénovation de la maison individuelle). Une gageure tant le marché est morcelé : « Un particulier qui se lance dans la rénovation thermique va faire face à une superposition de devis pas du tout optimisés. Les artisans ne savent pas faire de proposition globale. Au final, c’est toujours trop cher, et jamais adapté », constate Olivier Sidler. Cet ingénieur de formation, ancien conseiller du Grenelle de l’environnement, est aujourd’hui à la tête d’un bureau d’études de renommée internationale, Enertech, installé à Félines-sur-Rimandoule, un village drômois dont la faiblesse démographique est inversement proportionnelle aux convictions écologiques de la population. 80 habitants, mais 23% de voix pour la candidate Eva Joly en mai dernier. Est-ce un handicap d’avoir pignon sur champ ? Absolument pas, rétorque ce spécialiste, qui parvient à attirer des talents diplômés de Polytechnique ou Centrale. Créer un marché local de l'efficacité énergétique Sa tâche consiste à inciter les artisans à se regrouper en fonction de domaines de compétences complémentaires (chauffage, menuiserie, plomberie etc.) La démarche est loin d’être naturelle pour ces artisans habitués à « l'individualisme ». Mais les opportunités sont là. 60% des logements de la Biovallée ont été construits avant 1975, selon le cabinet Inddigo, qui a réalisé une étude prospective sur le profil du territoire en 2040. Une dizaine de maisons doivent dans un premier temps servir de cobayes, avec l’objectif affiché de ramener la consommation sous la barre des 50 kwh/m2, soit la catégorie la plus performante. Reste à trouver les volontaires…qui ne semblent pas se bousculer. « Sans doute par manque de communication autour du projet », observe Olivier Sidler. Installée dans le village d’Allex à l’ouest de la vallée, la famille Clauzonnier connaît le programme Dorémi et aimerait que sa maison de crêpi clair aux volets bleus bénéficie du dispositif. Avec dix autres foyers, le couple a d'ores et déjà participé à un concours relayé par Biovallée et dont le but est « d’appliquer Kyoto à la maison ». En clair, réaliser 8% d’économies d’énergies entre décembre 2011 et avril 2012, mais seulement par des gestes quotidiens. Implication citoyenne Largement sensibilisés à ces enjeux, les participants d’Allex n'ont eu aucun mal à aller jusqu'à 20% d'économies. Certains travaillent dans l’éducation, la santé voire l’environnement. « Pour un public en précarité, le discours à adopter est différent, relève Magali Clauzonnier. Quand on est pauvre, s’en sortir suppose de consommer plus. » « Il faut avoir une approche extrêmement fine et psychologique de la chose, confirme Alain Bernard, qui s'est également joint à ce défi entre voisins. Dans certaines familles, la télévision fonctionne dans plusieurs pièces, elle est souvent le principal loisir. Demander de l'éteindre ne va pas de soi. » Le pari amical qu’ils se sont lancés en appelle bien d’autres. « Et si on installait une mini-éolienne de quartier ? » lance une jeune femme. Sur le territoire du Diois, à l’est de la vallée, deux opérations de ce type ont été recensées. Mais l’éolien a encore un effet repoussoir sur la population. Certains élus n’osent même plus aborder le sujet avec leurs administrés. « A chaque fois, c’est la levée de boucliers. Ils hurlent à cause de la pollution visuelle », relate Gilles Magnon, maire de Piégros. Pour « démystifier » ces machines, une « éolienne colibri », de petite taille et conçue par une société locale de Valence, sera exposée au public sur un « éco-site » issu de la récupération d’une friche de la SNCF. Installé dans le village d’Eurre, cet espace de presque 20 hectares porté par la communauté du Val de Drôme est devenu la vitrine écologique de la vallée : chaufferie bois, panneaux solaires sur les toits, éclairage basse consommation, utilisation de la production locale de Douglas d’Ardèche et de pin noir dans le bâti… Il sera aussi le lieu d'accueil de la conférence nationale sur les territoires à énergie positive, du 26 au 28 septembre. Sur place, les activités économiques (pépinière d’entreprises) côtoient les troupes d’artistes, à l’image de la compagnie Transe Express, connue pour ses performances aux Jeux Olympiques d’Albertville et d’Athènes. A terme, 300 à 400 emplois pourraient être développés. Ce site témoin se veut le point de départ d’un réseau de 7 ou 8 autres écoparcs, qui pourraient être cofinancés par Biovallée. Des voix dissidentes Pour exister, le projet a en effet besoin de sortir de terre des réalisations concrètes qui fédèrent les quatre intercommunalités. Celles-ci financent Biovallée au prorata de leur superficie et de leur démographie, puis optent pour une participation à la carte, en fonction des initiatives qui les intéressent. « Ça ne percole pas encore jusqu’au bout », reconnaît Jean-Marc Bouvier, vice-président de la Communauté du Val de Drôme. Avec plus de 8000 habitants, la commune de Crest aurait pu avoir un rôle moteur. Mais dans le fief du député-maire UMP Hervé Mariton, la partition se joue en solo. La municipalité n’adhère ni à la marque Biovallée ni à aucune intercommunalité. De l’avis de certains élus, cet isolement volontaire, hérité de conflits politiques survenus dans les années 90, ne pourra pas durer. Si le projet de Biovallée décolle, « les entreprises de Crest vont y perdre de ne pas avoir le label », estime M.Bouvier. Même les élus qui ont rallié le projet sont parfois sceptiques. Carole Thourigny, mairesse d’une petite commune du parc naturel du Vercors, redoute l’effet millefeuille : « Le risque est de rajouter un échelon sans réelle plus-value. Pour les gens, la répartition des compétences entre le Parc du Vercors, la communauté et Biovallée est incompréhensible. » Les mois qui viennent seront cruciaux. Plus les élus et la population trouveront des raisons d’être attachés à Biovallée, moins le projet sera susceptible d’être chahuté par les élections municipales en 2014. Dans la Drôme, Marie Herbet Energies renouvelables : l’heure des choix L’ensemble des besoins des ménages (hors transports) couverts par les énergies propres en 2020 ? L’objectif est ambitieux… Pour le moment, Biovallée incite les particuliers à investir dans des chauffe-eau solaires, en apportant une aide de 300 euros, cumulable avec celles de l’Etat et de la Région. L’idéal serait de pouvoir l’étendre à tous les habitants de la Biovallée car seuls ceux du Crestois et de la communauté du Val-de-Drôme en bénéficient. Cette dernière compte par ailleurs répondre à un appel d’offre d’ici la fin de l’année, en vue d’un déploiement de l’éolien. « Nous sommes dans une phase de définition de l’emplacement », explique Philippe Méjean, chef de projet de Biovallée. Même sans le financement de Biovallée, les communes s’organisent pour faire avancer les énergies non fossiles. Sur le territoire du Crestois, un gymnase flambant neuf est raccordé à une chaufferie alimentée par du bois déchiqueté produit localement, limitant ainsi les transports. 160 m2 de panneaux photovoltaïques recouvrent intégralement la façade arrière du bâtiment. D’autres communes de la vallée veulent explorer la voie des centrales de production auto-gérées. L’initiative, soutenue entre autres par les programmes européens Med et Leader, aboutirait à la création de sociétés à actions simplifiées détenues par la population locale et adossées à des centrales solaires. Dans la commune de Gigors, la mairesse est toujours dans l'attente d'une étude d'ERDF sur les tarifs du raccordement au réseau.

Source : http://www.euractiv.fr/drome-elus-revent-fribourg-rural-article
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mardi 26 juin 2012

Nous détruirons jusqu' au dernier animal, pour l' économie totalitaire...


Vers la disparition de la grande faune africaine ?
Vingt ans après le Sommet de la Terre fondateur de 1992, «Rio + 20», la conférence des Nations unies sur le développement durable, va tenter jusqu'au 22 juin de faire avancer les négociations.
Vers la disparition de la grande faune africaine ?
A l’occasion du sommet de l’ONU qui s’ouvre à Rio, les gouvernements vont se féliciter des avancées de la protection de l’environnement. Déjà, à Nagoya (Convention sur la diversité biologique), en 2010, le monde entier s’était congratulé de l’atteinte de 13 % d’aires protégées (AP) terrestres sur la planète. Curieusement, au même moment, nous assistons à la disparition de la grande faune africaine, en particulier en Afrique francophone. Les massacres récents d’éléphants au Cameroun, en sont une illustration. Le rhinocéros noir d’Afrique centrale s’est éteint dans l’indifférence, les populations de grands singes s’étiolent, l’hippopotame, espèce pourtant commune, régresse…
La vision d’Out of Africa n’existe plus qu’à Hollywood. La population humaine a dépassé le milliard d’individus en Afrique, avec des problèmes prioritaires de sécurité alimentaire et de développement économique et social. Avec une empreinte humaine croissante sur ce continent, c’est donc le réseau d’AP qui devra garantir la survie de la grande faune dans les décennies à venir. Cela est lié au maintien de grands espaces protégés, bien gérés sur le long terme et connectés entre eux. Notre vision romantique de l’Afrique s’en trouve écornée.
La réalité des AP sur le terrain est bien différente des données fournies par les organisations internationales. Beaucoup de ces parcs nationaux ou réserves n’existent que sur les cartes (d’où leur nom de Paper Parks). Particulièrement en Afrique francophone. Ces AP sont soumises à de multiples pressions (disparition des habitats due à l’agriculture ou à la foresterie, pression démographique et spirale de la pauvreté entraînant la surexploitation des ressources naturelles, instabilité politique et oligocratie), la liste est longue… Outre ces externalités défavorables à la biodiversité, la mauvaise gestion des parcs nationaux en Afrique francophone tient aussi à un système international de financements basé sur un triangle vicieux qui conduit les projets de conservation des AP à des échecs systémiques et récurrents.
D’abord, les grands bailleurs de fonds publics, qui apportent la majeure partie des financements, soutiennent les projets sur des cycles courts de trois à quatre ans (qui répondent à un temps politique d’attribution des fonds, mais pas au temps biologique nécessaire à la mise en œuvre des projets), avec des critères d’éligibilité déconnectés de la réalité et soumis à des stratégies à géométrie variable, des volumes financiers très (trop ?) importants sur des durées courtes d’exécution, des procédures de décaissements complexes (on privilégie la gestion administrative et financière plutôt que les résultats de terrain).
Deuxième pointe du triangle, les projets de ces bailleurs sont négociés et signés avec les administrations en charge de la faune des pays concernés, ce qui est normal. Mais ces ministères manquent de capacités techniques et humaines pour instruire les projets. Ils ont souvent pour priorité leur propre survie, plutôt que celle de leurs parcs nationaux, ceci étant compréhensible vu leur manque de moyens. Cela se passe dans un contexte institutionnel de népotisme, voire de corruption, qui rend vain tous les efforts de renforcement des capacités. Certaines administrations africaines se sont d’ailleurs si bien adaptées à ce modèle qu’elles préfèrent attendre les «bons» projets (qui vont payer véhicules, voyages, indemnités de leurs cadres, etc.), plutôt que d’accepter un projet qui assurerait la pérennité d’une AP du pays.
Enfin, pour mettre en place les projets, vu que les services de l’Etat ne peuvent le faire, les bailleurs procèdent souvent à des appels d’offres pour sélectionner un bureau d’étude. Celui-ci va recruter le personnel, assurer les activités, et faire le reporting administratif et financier du projet. Or leur modèle économique est de gagner de l’argent et ce, sur la période courte du contrat. Ils vont donc faire ce qu’il faut pour réaliser des marges sur la facturation des consultants internationaux, de grands équipements et infrastructures et sur les frais de gestion, au lieu de répondre aux priorités de la gestion de la biodiversité, qui demande moins d’argent, mais un engagement financier et moral sur le long terme.
Finalement, le modèle actuel ne permet pas de répondre aux impératifs de conservation d’une AP. Peu d’argent arrive sur le terrain, les communautés locales ne sont pas ou peu associées, aucune gouvernance partagée n’est mise en place régionalement, et le court terme et les réalisations visibles ou études coûteuses sont privilégiées par rapport à une vision de long terme. Tout s’arrête à la fin du projet quand il n’y a plus de financements. Quelques années plus tard, à l’arrivée d’un nouveau bailleur, on répète les mêmes erreurs. La grande faune, elle, n’a pas attendu et a disparu sous les effets du braconnage…
Le modèle de soutien des AP en Afrique francophone doit évoluer vers des projets financés sur le long terme, peu coûteux (en moyenne, la bonne gestion d’une AP coûte un euro par hectare et par an, mais indéfiniment), gérés au niveau local, avec une gouvernance impliquant l’Etat, mais aussi la société civile, les ONG africaines et internationales et les collectivités régionales, et recherchant un équilibre entre sauvegarde de la biodiversité et développement communautaire. Même si cet équilibre est complexe, il est essentiel que chacun se mobilise pour trouver des solutions. La sauvegarde de la grande faune d’Afrique francophone est à ce prix. L’éléphant, fruit de millions d’années d’évolution, symbole mondial de notre patrimoine naturel, dernier carré de liberté dans notre monde normé, bouée de sauvetage de l’imaginaire des enfants de la planète, mérite la même attention de la communauté internationale que nos cathédrales ou les pyramides d’Egypte.
ARNAUD GRETH, Noé Conservation

samedi 31 décembre 2011

Diois : Découvrir et connaître les plantes sauvages....

FloréMonts
FloréMonts est une association à but non lucratif consacrée à la connaissance et à la valorisation des plantes sauvages de montagne. Elle propose de faire vivre une botanique populaire par des découvertes, des échanges, des balades et des stages ethnobotaniques, ouvert à tout public, curieux de découvrir les usages des plantes sauvages et les paysages des montagnes du Diois et d'ailleurs.
Activités de l'association :
Formation sur la reconnaissance, la cueillette et la transformation des plantes sauvages comestibles, médicinales et tinctoriales .
Stages vie sauvage (avec le CEETS)
Balades et ateliers pour les enfants (scolaires et loisirs)
Formation professionnelle pour structures d'enseignement public (centre de formation agricole, lycée agricole, université) sur la botanique et l'ethnobotanique
ETUDE
Réalisation d'une étude ethnobotanique sur les usages populaires des plantes dans le Diois
Inventaires éco-floristiques et diagnostics patrimoniaux à destination des collectivités, des associations et des particuliers
Rénovation et réalisation de jardins ethnobotaniques (ancien monastère de Sainte-Croix)
Nous nous baladerons à travers champs, friches et bois pour aller à la rencontre d’une nature riche et surprenante : splendides orchidées et majestueuses asphodèles nous conteront l'infinie créativité de la nature. 
Nous aborderons les usages populaires des plantes sauvages qui, avant d’être jugées comme des « mauvaises herbes », ont d’abord été pour l’humanité des plantes compagnes : essentiels pour se nourrir, se soigner, construire… Ainsi, d'abondants savoirs populaires sur l’usage des plantes se sont construits et transmis au cours des âges...
Les sorties sont encadrées par Grégori Lemoine; les stages par plusieurs membres de l'association ainsi que par des intervenants extérieurs. Les dates des sorties peuvent être modifiées selon la météo. Réservation obligatoire par téléphone ou par mail.
Mardi 24 janvier à 19h  
au restaurant Tchaï-Walla rue Joseph Reynaud à Die
Diaporama-conférence : Les plantes sauvages et leurs usages traditionnels dans la Drôme
Grégori Lemoine, ethnobotaniste, et Vincent Delbecque, pharmacien
Entrée libre
26 février (9h-12h30)
Premières fleurs, premières saveurs
Cette demi-journée a pour objectif de retrouver la connaissance des usages alimentaires des plantes qui nous entourent : identification botanique, usages populaires, cueillette respectueuse des plantes et de leur milieu, modes de préparation, de transformation et de conservation.
Demi-journée.
8/10 euros
Samedi 10 mars (9h-12h30)
Salades printanières au gré des chemins
voir descriptif du 26 février
Demi-journée.
8/10 euros
Mercredi 14 mars
Land-art, créations paysagères à partir de matériaux naturels (enfants)
Demi-journée.
5 euros
24 au 25 mars
Stage vie sauvage
Boulc
Avec David Manise
Dimanche 1 avril
Fleurs et herbes sauvages comestibles
voir descriptif du 26 février
Demi-journée.
8/10 euros
6 au 8 avril
Stage vie sauvage
Boulc
Avec David Manise
Samedi 21 avril
Couleurs végétales : fabrication d'encres et de couleurs à partir de ressources végétales
avec Marie Marquet
Journée.
50 euros
5 au 7 mai
Stage vie sauvage
Boulc
Avec David Manise
Samedi 12 mai
Trésors culinaires et aromatiques des friches et des haies
voir descriptif du 26 février
Demi-journée.
8/10 euros
17 au 20 mai
Plantes sauvages médicinales et comestibles
Haut-Diois
Avec Vincent Delbecque, pharmacien et Satya Nacera, cueilleuse et productrice
225 euros
Mercredi 23 mai
Couleurs végétales : fabrication d'encres et de couleurs à partir de ressources végétales (enfants)
avec Marie Marquet
Demi-journée.
7 euros
9 au 10 juin
Stage vie sauvage
Boulc
Avec David Manise    
Association FloréMonts
Soubreroche
26410 Boulc
Tél. : 04 75 21 24 69
Mail : floremonts(((@)))orange.fr
http://floremonts.over-blog.com/