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mercredi 11 décembre 2013
Avatar : critique du film...( 5 )
samedi 30 novembre 2013
Avatar... ou la Planète consciente
Avatar ou la planète consciente
Voici un article sur le film Avatar qui date de 2010 et que j’ai trouvé sur le site Max Lane, un marxiste australien, spécialiste de l’histoire indonésienne et traducteur de l’écrivain Pramoedhya Ananta Toer (prononcez Tour), qui a passé des longues années dans un camp des généraux putschistes et génocidaires indonésiens de 1965. En voici la traduction.
Selon Miranda Devine, commentatrice australienne de la droite toquée, regarder Avatar c’est comme « recevoir une massue gauchiste sur la tête ». Il paraît qu’aux Etats-Unis la droite sonnée a été également fortement irritée par l’immense popularité du film de James Cameron, une épopée de science-fiction high-tech. Devine ôte son chapeau pour le talent visuel et la qualité technologique du film mais ne supporte pas son idéologie. Les réactions de la droite américaine relèvent du même syndrome. Devine nous donne une liste de ce qu’elle appelle des clichés gauchistes comme « Les humains mauvais », « Le capitalisme mauvais », « L’Amérique mauvaise » et « Les sauvages bons». Un exemple américain est fourni par le commentateur de droite toqué John Podhoretz, le critique cinéma du Weekly Standard, qui se plaint que la « conclusion demande à l’audience d’applaudir la défaite des soldats américains devant une rébellion. C’est donc l’expression profonde d’anti-américanisme. »
Je crois qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce film est tellement populaire, et peut-être un des films les plus populaires de l’histoire. Il est mirobolant du point de vue de l’image, des couleurs, beau et réaliste malgré son aspect fantastique. Dans le contexte de l’impérialisme du XXIe siècle c’est une représentation fondamentalement réaliste de la manière dont opère le pouvoir et par quoi il est motivé. Certains critiques, même au sein de la gauche, ont remarqué comment la phrase « faire peur et imposer le respect » (shock and awe) lancé au moment que l’armée privée de la société minière décide d’attaquer l’habitat du peuple Na’vi de la planète Pandora peut sonner trop rude. Mais faire peur et imposer le respect – le déploiement d’une puissance de feux écrasante à tous les niveaux contre un ennemi – EST la caractéristique par excellence de l’impérialisme contemporain, même dans les jeux vidéo qui servent à conditionner les enfants.
Le film n’est pas une contestation directe bien qu’il contient des contestations indirectes camouflées. L’intrigue est familière : dans d’innombrables films l’entreprise corrompue et violente est le méchant, tout comme le héros renégat – quelqu’un qui déserte les rangs de l’oppresseur pour le combattre. La représentation de l’opprimé aussi fait partie de la romantisation compréhensive d’un peuple pré-technologique, toujours en union organique avec Mère Nature et (plus ou moins) avec ses individus. L’œuvre de Cameron sur le plan de l’intrigue ne surpasse que modestement les normes hollywoodiennes. C’est son imagerie qui le met sur un niveau supérieur.
En même temps le film contient quelques métaphores, ou plutôt une métaphore doublée, où sont situés les points idéologiques forts et faibles du film. Il ne s’agit pas de la partie de l’intrigue où le renégat humain prend le leadership des Na’vi, puisque cela n’est pas le résultat d’une qualité supérieure à celle des Na’vi, mais plutôt de sa découverte qu’il ne peut être réellement humain qu’en devenant réellement un des leurs, en lutte contre l’oppression et en défendant la solidarité. Sa conversion, sa prise de parti quand il devient physiquement un des leurs et qu’il n’y a pas de retour possible le confirment. De ce point de vue, le point avancé par Devine comme quoi les « humains sont mauvais » est à côté de la plaque. Dans le film de Cameron aussi bien les humains que les extraterrestres sont en fait humains – ce sont les humains assimilés par la culture capitaliste qui ont perdu leur humanité.
La métaphore plus contradictoire – et plus intéressante – est incarnée dans la matérialité de Pandora, équivalent de Gaia – une mère nature en tant que « divinité ». Je mets divinité entre guillemets parce que dans le film cette « divinité » n’est ni un esprit, ni une personne surnaturelle. La planète sortie de la fantaisie de Cameron est en effet physique, unifiée par un réseau de tendons et de fins tentacules qui ressemblent à des neurones. Tout est relié spirituellement parce que relié matériellement C’est une merveilleuse métaphore imaginée de la réelle réciprocité physique dans l’habitat humain terrestre. La nécessité d’une solidarité spirituelle parmi les humains et avec la Terre, qui ne peut se manifester dans une action collective de défense de l’habitat humain, sera détruite et l’humanité avec elle. Un monde naturel d’une grande beauté et sa capacité de conserver sa beauté, disparaîtra si les humains disparaissent ou sont réduits à la barbarie. À travers la métaphore visuelle d’un réseau physique unifié neural, Cameron donne une signification matérielle à la « Terre Mère ».
Simultanément, cette métaphore rend possible une logique qui fournit la solution du conflit entre la compagnie minière moins qu’humaine et les Pandoriens pleins d’humanité, qui contient un élément camouflé et dangereux. Les Na’vi unis se mettent en action, prennent les armes pour combattre leur ennemi quand celui-ci les attaque pour les anéantir définitivement. Le film se range du côté de la résistance unie, collective, militante et même armée (voilà pour l’idéologie bancale et lourdingue dont Divine et ses semblables accusent Avatar.)
Cependant, et malgré les scènes finales où l’audience savoure la satisfaction de voir les humains militaristes réduits à des entrepreneurs éconduits de la planète par les Na’vi et leurs alliés humains, le film montre vivement la rébellion des Na’vi et de quelques alliés humains comme une défaite. Il est important de ne pas manquer ce point. Les entrepreneurs militaristes étaient par leur puissance de feu et leur brutalité terrorisante sur le point de casser la résistance des Na’vi. La victoire n’est pas venue de cette résistance. A la dernière minute, c’est l’intervention de la planète elle-même qui a assuré la victoire quand elle a dirigé par sa conscience physique réelle la vie animale contre les mercenaires.
Dans notre XXIe siècle cependant, l’humanité ne sera pas sauvée par la nature – c’est bien le contraire. Le film de Cameron capte la réalité de surface d’un impérialisme « shock and awe » de notre temps et de la connexion entre la matérialité de l’habitat terrestre humain et de la spiritualité – humanité et solidarité – nécessaire à sa protection, aussi bien que la volonté de se battre. Mais on peut nier tout cela quand on représente la victoire finale comme dépendant de ce que nous appelons dans notre monde réel un miracle.
Max Lane
image du film Avatar de James Cameron
lundi 29 juillet 2013
Lus la Croix Haute : Soirée du court métrage ...ce 7 août

Les associations "Les Lucioles" et "Lus Culture" vous proposent une soirée Courts Métrages le mercredi 7 août 2013.
Avec la complicité de "Sauve qui peut le court", une sélection du festival international du court métrage de Clermont-Ferrand sera projetée à la salle polyvalente de Lus-la-Croix-haute à partir de 21h00.
Une soirée très cosmopolite, avec des films d'origines très diverses :
Anacos, Xacio Baňo, Espagne
The Voorman problem, Mark Gill, Angleterre
Azul, Aurélien Dyhayon, France
Welcome and…our condoleances, Leon Prudovski, Israël, prix de la jeunesse
Una furtiva lagrima, Carla Vogele, U.S.A.
Ce n’est pas un film de cow-boy, Benjamin Parent, France, Prix meilleur comédien
Guang, Shio Chuan Queck, Malaisie
Noodle Fish, Ji-Man Kim, Corée du Sud
Penny Dreadful, Shane Atkinson, U.S.A., Prix du public
animation.lucioles@orange.fr
Renseignements : 04 92 58 51 85
Plein tarif : 6 euros, tarif réduit : 5 euros
Buvette sur place
mardi 3 avril 2012
Projection "LES AMOUREUX AU BAN PUBLIC" à Barnave et St Julien en Quint (26150)
vendredi 4 février 2011
Gaz de Schistes…suite
c'est ici:
BORLOO a donné son accord en juillet 2010 pour une exploration, à une société américaine spécialiste de fraturation!, l'ardèche et la drôme sont aussi concernés !!!!!
Information relayée par Hervé Sentucq
Ca pourrait Gaser dur en France trés prochainement !!!!Tant que c'était loin on se disait ......Mooouuaaiiiss .................Aujourd'hui les destructeurs de la planête sont à nos portes .......Ne croyez pas que nous serons épargnez !!!!A faire circuler sans modération !!!!!
vendredi 22 octobre 2010
Journée mondiale des soins palliatifs à Die

Les Soins Palliatifs ont pour but de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort et doivent notamment permettre de soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, sauvegarder la dignité de la personne malade et soutenir son entourage.
Actes en Val de Drôme, en partenariat avec le cinéma Le Pestel présentent :
le samedi 30 Octobre
Comme une étoile dans la nuit à 14h30
Départures à 16h45
Débat avec Joseph Berchoud à 19h
Créée en 1993, elle forme des bénévoles qui accompagnent les personnes en fin de vie ainsi que leurs familles, en vue d’apporter présence, écoute et soutien. Différents lieus d’accompagnement :
au centre hospitalier de Crest, dans l’Unité de Soins Palliatifs et dans les autres services, au centre hospitalier de Die, en maison de retraite,
à domicile, auprès des personnes endeuillées. L'association organise des actions en direction du public en vue de diffuser une culture des soins palliatifs. L’association adhère à la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP).
Association ACTES en Val de Drôme
Association ACTES en Val de Drôme
BP 510 26401 CREST Cedex tel : 04 75 25 37 40
mercredi 6 octobre 2010
"Small is Beautiful"

Un film documentaire 100% indépendant : "SMALL IS BEAUTIFUL" va sortir en salles le 10 novembre prochain, réalisé par Agnès Fouilleux, documentariste française, citoyenne et militante.
Nous avons besoin de vous pour qu'il soit vu le plus largement possible !
Ce film nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître. Il met largement en avant les nouvelles alternatives qui se dessinent, l'avenir est dans le "petit", le local et dans une réforme de la PAC bien menée !
Le film est soutenu officiellement par ATTAC, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Action Consommation... Il a été projeté à la demande de Michèle Rivasi et José Bové au Parlement européen.
N'hésitez pas aussi à nous contacter pour obtenir un dossier de presse, une affiche ou pour plus d'informations...
dimanche 21 mars 2010
Die 26150 ; "Solutions locales pour un désordre global" au cinéma Le Pestel

« Solutions locales pour un désordre global », un film de Coline Serreau.
Des films catastrophes ont été tournés, des messages alarmistes lancés, ils ont eu leur utilité mais il faut désormais montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives. Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons. Oui, des solutions locales et des alternatives concrètes pour un meilleur partage des avoirs et des savoirs existent.
"Formidable avocate du vivant, du respect de la vie, des gens, de la nature, Coline Serreau irradie le plaisir de rencontrer de belles personnes et la réciprocité crève ici l’écran. On les connaissait déjà, les Pierre Rabhi, Lydia et Claude Bourguignon… mais elle leur laisse dans son film le temps d’être drôle, séducteurs, convaincants pour nous parler de cette passion de vie qu’ils partagent avec elle et, image après image, nous transmettent un peu de leur formidable instinct vital". UTOPIA
Coline Serreau Coline Serreau : « Il faut aujourd’hui montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. Le film que nous réalisons se voudrait un objet ludique et poétique qui mette les idées à l’envers, c’est-à-dir

Retrouvez toutes les informations et les solutions locales sur www.solutionslocales-lefilm.com.
Kate Savalle
Cinema Le Pestel
Avenue du Texas
26150 Die
04 75 22 03 19
08 92 68 06 24
Jeudi 8 avril à 18 heures
Vendredi 09 avril : 21 h
Dimanche 11 avril: 20 h30
Lundi 12 avril: 20 h 30
Mardi 13 avril: 18 h
vendredi 12 mars 2010
Crest 26400 : Film, "l' an 01" de nouveau au local

Vous avez été plusieurs à regretter ne pas avoir pu venir à la soirée de l'An 01... consolez-vous !
Nous organisons une nouvelle projection du film le samedi 20 mars à 19h.
Buffet partagé, visionnage du film, échanges et discussions.
Vous avez déjà participé à la première soirée ? Peut-être avez-vous des idées à partager sur "l'après-l'an 01" : rencontres régulières autour de thèmes abordés dans le film, théâtre-forum, café-débat, etc. On vous attend également !
L'Arrêt Public - Café citoyen
ouvert tous les samedis de 9h à 13h
1 rue de la République 26400 CREST
arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic
lundi 1 février 2010
le cri des peuples premiers : Avatar

(Neytiri, héroïne du film qui incarne la résistance de son peuple à l'oppresseur humain venu exploiter les ressources de leurs terres ancestrales. Image tirée du film Avatar)
Les peuples premiers se félicitent du triomphe d'Avatar aux Golden Globes, "un film qui raconte la véritable histoire de ce que nous vivons aujourd'hui".
L'histoire futuriste d'une tribu indigène vivant en harmonie avec la nature et confrontée à la décimation de sa communauté et à la destruction de ses terres ancestrales par des envahisseurs agressifs n'est pas qu'une fable fantaisiste. Comme les Na'vi, les peuples indigènes subissent la discrimination d'un monde qui pense qu'ils sont primitifs et attardés parce qu'ils n'aspirent pas au mode de vie des pays industrialisés et choisissent souvent, comme ils le font depuis des millénaires, de ne dépendre que de leur environnement naturel pour survivre.
Un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l'île de Bornéo), a confié à Survival : "Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux".
"Les Na'vi d'Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan.Les companies d' exploitation forestières abattent nos grand arbres , polluent nos rivières et font disparaître notre gibier".
Jumanda Gakelebone, un Buschmen du Kalahari a déclaré : "Nous les Bushmen sommes les premiers habitants de l'Afrique australe. Nos droits à la terre sont bafoués et nous appelons le monde entier à l'aide. Avatar me rend heureux parce qu'il montre au monde ce que c'est que d'être Bushmen et ce que notre terre représente pour nous. La terre et les Bushmen sont indissociables".
Davi Kopenawa Yanomami, connu comme le Dalaï Lama de l'Amazonie, a expliqué : "Mon peuple a toujours vécu en paix avec la forêt. Nos ancêtres nous ont appris à comprendre notre terre et les animaux. Nous avons utilisé ce savoir avec précaution, parce que notre existence en dépend. Ma terre yanomami a été envahie par les orpailleurs. Il en est résulté la mort d'un cinquième de notre peuple, atteint de maladies que nous n'avions jamais connues auparavant".
En recevant le Golden Globe Awards la semaine dernière, le réalisateur d'Avatar, James Cameron, a évoqué l'une des idées centrales de son film qui "nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la terre". James Cameron a ajouté: "Le génie du cinéma est que vous pouvez apprécier le miracle d'un monde que nous avons ici sans avoir à parcourir quatre années lumières et demi pour atteindre une autre planète".
James Cameron s'est inspiré de la langue maori de Nouvelle-Zélande pour inventer celle des Na'vi.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "De même que pour les Na'vi qui décrivent la forêt de Pandora comme ‘leur tout', pour la plupart des peuples indigènes, la vie et la terre ont toujours été profondément liées".
"Le thème central d'Avatar – si l'on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longues trompes et des guerriers androïdes – se répète inlassablement sur notre planète."
"Comme les Na'vi d'Avatar, les derniers peuples indigènes du monde – de l'Amazonie à la Sibérie – sont également en danger d'extinction, leurs terres sont spoliées par de puissants intérêts pour des raisons lucratives telles que la colonisation ou l'exploitation forestière et minière."
"L'un des meilleurs moyens de protéger le ‘miracle' du patrimoine naturel du monde est d'une simplicité étonnante, c'est de garantir les droits territoriaux des peuples indigènes".
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