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samedi 12 avril 2014

Les Biovallées d' Europe : le district du "Cilento", Campanie...( 1/5 )



Présentation  du bio district du Cilento
Un Bio-district est une zone géographique où agriculteurs, citoyens, opérateurs touristiques, associations et services administratifs publics établissent un accord pour la gestion durable des ressources locales, à partir du modèle biologique de production et de consummation (filières courtes, groupements d’achat, cantines publiques bio). Dans le Bio-district, la promotion des produits biologiques est étroitement liée à la promotion du territoire et de ses spécificités, pour atteindre le plein développement du potentiel économique, social et culturel.
Le premier Bio-district a été activé en Italie dans les années 2009 par l’Association italienne pour l’Agriculturebiologique (AIAB) dans une partie du Parc national du Cilento, Vallo di Diano ed Alburni (Salerno, Campanie). Entrois ans, le Bio-district Cilento a impliqué 30 communes, 400 entreprises, 20 restaurants et 10 établissements touristiques qui utilisent les produits biologiques de la zone. Il est aujourd’hui un véritable laboratoire permanent, national et international, d’idées et d’initiatives à haut profil culturel, visant le développement equitable et solidaire du territoire, sur base du modèle biologique.
- Sur base de l’impact économique, environnemental et social atteint dans le Cilento, l’AIAB, promoteur de ce projet innovant, s’est impliquée activement dans la promotion et la coordination de Bio-districts dans d’autres zones. Citons : le Bio-district « Grecanico », en Calabre, le Bio-district Via Amerina et « Forre», au Latium, le Bio-district « Greve », dans la région du Chianti, en Toscane.
L’AIAB, qui compte plus de 7000 associés, est une organisation no-profit qui depuis plus de 20 ans fait la promotion du modèle biologique pour la gestion éthique, durable et écologique du territoire. L’association oeuvre également pour la mise en place de réseaux méditerranéens et internationaux de Bio-districts et collabore activement avec l’Union européenne dans le lancement de campagnes de promotion de productions biologiques.

mercredi 29 janvier 2014

Le monde en guerre perpétuelle...

Les États-Unis mènent secrètement leur guerre dans 134 pays

Leurs opérations se passent dans le sud-ouest asiatique, dans la lumière verte des éclairages de nuit et ils déambulent dans les jungles sud américaines. Ils tirent des hommes de leur demeure au Maghreb et font le coup de feu avec des militants lourdement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils goûtent aux embruns en navigant sur les vagues de la mer des Caraïbes jusqu’au Pacifique. Ils poursuivent leurs missions dans la chaleur accablante du Moyen Orient ou dans le froid intense de la Scandinavie. L’administration Obama mène une guerre secrète partout sur la planète et son ampleur n’a encore jamais été complètement révélée.
Depuis le 11 septembre 2001, les opérations des Forces spéciales américaines, (US Special Operations forces) ont augmenté en nombre et leurs budgets ont suivi. Mais l’augmentation de leurs déploiements sur la planète est l’aspect le plus intéressant. Leur présence dans presque 70% des pays sur terre nous donne des preuves de l’ampleur de cette guerre secrète qui s’étend de l’Amérique latine aux confins de l’Afghanistan avec des missions d’entrainement dans des pays alliés en Afrique et des opérations d’information lancées dans le cyberespace.

lundi 9 décembre 2013

Die 26150 : Animations aux Locaux Loco....



Au LOCAUX LOCO
9 rue de l'Armellerie à Die.
MERCREDI 11 DECEMBRE  de 15h à 20h
GARAGE A FRINGUES
Atelier de couture animé par Marianne Godez.
Ouvert à tous. Prix libre.
JEUDI 12 DECEMBRE de 15h30 à 16h30
LE PORTAGE DES BEBES
Discussion, sensibilisation, découverte, information.
Animé par Sabine.
Ouvert à tous. Entrée libre.
VENDREDI 13 DECEMBRE à 20h00 précises
VIES à VIES
Fantaisie pour piano
par Mam'ZèleFa
Spectacle à partir de 6 ans. Nombre limité de places. PAF/6euros.
SAMEDI 14 DECEMBRE de 10h00 à 12h00
DES LOCOS MOTIVENT LA PAIX
Les violences faites aux humains. Atelier d'échange et de discussion.
Animé par Pierre.
SAMEDI 14 DECEMBRE de 20h à 22h00
LE CERVEAU, MODE D'EMPLOI.
Conférence par Stéphanie Dumas, chiropracteur.
Ouvert à tous. Prix libre.
DIMANCHE 15 DECEMBRE de 10h30 à 12h30
ATELIER YOGA CHANT
Partir en exploration de nos sensations corporelles.
Laisser le souffle ouvrir de nouveaux espaces en nous.
Partager la joie de chanter ensemble.
Animé par Anne Lavelle.
Inscription, renseignement au 06 08 03 95 85
Au cinéma LE PESTEL à partir de 18h30
Locaux loco et Jardins Divers vous proposent
Une collation Afghane à l'occasion de la projection du film "Wajma..."
Voir programme.
Renseignements au 04 75 22 11 24 ou 06 85 27 20 67.
Au LOCAUX LOCO
9 rue de l'Armellerie à Die

mardi 3 décembre 2013

Die 26150 : aux Locaux Loco...



Saison de la semaine
Au LOCAUX LOCO
9 rue de l'Armellerie à Die.
MERCREDI 4 DECEMBRE de 15h à 20h
GARAGE A FRINGUES
Atelier de couture animé par Marianne Godez.
Ouvert à tous. Prix libre.
VENDREDI 6 DECEMBRE à 20h00
Concert avec ZIIING
Standards Jazz, Contrebasse guitare chant.
Prix libre.
SAMEDI 7 DECEMBRE de 10h à 12h00
DES LOCOS MOTIVENT LA PAIX
Les violences faites aux humains. Atelier d'échange et de discussion.
Ouvert à tous.
Renseignements au 04 75 22 11 24 ou 06 85 27 20 67.

jeudi 21 novembre 2013

Biovallée Drôme et Biodistretto Cilento : signature pour une coopération



C’est entre «Le goût du paysage» de l’association ‘Relief’ et l’exposition «Visages d'une vallée pionnière, la Biovallée : une expérience écologique grandeur nature au cœur de la Drôme » du ‘Collectif Argos’, qu’était signée au Monastère de Sainte Croix une convention de coopération entre la Biovallée et le Distetto du Cilento. Avec plus de 3000 km au compteur et de très nombreuses heures passées dans leur minibus, nos amis italiens sont finalement rentrés chez eux dans le Biodistretto Cilento après des journées passées à sillonner la Biovallée. « Nous avons été à la hauteur de leurs attentes, ils étaient ravis de leur visite » introduit Anna Gasquet, traductrice et animatrice des ces échanges, citant la lettre de remerciements adressée par nos amis italiens, en visite, à tous les Drômois : « Merci à tous pour votre disponibilité et pour l’accueil chaleureux que vous leur avez réservé ainsi que pour la qualité des présentations et des échanges qui se sont noués ». Ils ont ainsi pu découvrir les riches facettes de la Biovallée, ses paysages, ses habitants, et quelques-uns de ses projets à Grâne, la Gare des Ramières à Allex, l’Ecosite de Eurre, Chabrillan en passant par Saôu et sa forêt, Piégros-la-Clastre, La Chaudière et Ste Croix jusqu’à Die. « Le grand projet Biovallée a l’ambition de devenir l’éco-territoire rural national et européen de référence. Pour atteindre cet objectif et pour les prochaines années, trois axes majeurs de développement ont été dégagés : aménager un éco-territoire de référence, impulser le développement économique autour de la protection et de la valorisation des bio-ressources et le développement des éco-activités et accueillir des activités de recherche et formation, faire de Biovallée un éco-territoire école, et ce jour on partage un projet de paix, par temps de montée des extrémismes. Ainsi se construit l’Europe des citoyens » pointait Jean Serret, président de la Communautés des Communes du Val de Drôme. Au Monastère de Ste Croix, Mr Serret, en tant que Président du Comité de
Pilotage Biovallée, et Salvatore Basile, Secrétaire de l’Association Biodistretto Cilento, ont conclu ces journées de rencontres par la signature d’un document scellant ainsi l’intention de construire un partenariat de long terme entre Biovallée et Biodistretto Cilento. « Objectifs à moyen et long terme : Monter des projets de coopération portant sur les thématiques définies dans l’accord d’intention. Et structurer et animer un réseau de bio-districts au niveau européen, voire mondial. Dans l’attente de la signature de l’accord par les organes décisionnaires respectifs (vote des exécutifs), des échanges de produits et de savoir-faire seront organisés entre les deux territoires (un premier d’ici Noël), un groupe de pilotage ainsi que des groupes thématiques seront mis en place pour la mise en œuvre des premières actions » conclut Anna Gasquet. Contact : Anna Gasquet- 06 27 06 88 37, www.biovallee.fr
Claude Veyret pour le D.L. (non-passé)

mardi 12 novembre 2013

Die : Armistice et Paix en Europe depuis 68 ans...



Quelques 200 Dioises et Diois ont bravé le vent glacial ce 11 novembre pour un hommage aux morts de la Grande Guerre et pour paix. L'armistice du 11 novembre 1918 met fin à la Grande Guerre. 95 ans plus tard, cette journée est célébrée à Die sous un ciel bleu immaculé... Ce jour les cérémonies sont organisées devant les monuments aux morts du square du Lycée en présence des anciens combattants.  Lecture était faites du ministre ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants Kader:« Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ». Malgré les années écoulées et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l'ensemble du XXe siècle, la « Grande Guerre » occupe toujours une place bien particulière dans notre mémoire collective. Car ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire. Un tournant marqué par la mort de millions d'hommes sur les champs de bataille. Un tournant aussi dans une multitude de domaines : les relations internationales, l'économie, la vie politique et sociale, les arts même. Tous les combattants de ce conflit, dont l'année prochaine marquera le début du centenaire, sont désormais disparus. La « Grande Guerre » est passée de la mémoire à l'Histoire. Ce centenaire sera l'occasion d'un hommage international à tous ces combattants tombés pour leur pays. Il permettra également de rassembler les belligérants d'hier, amis aujourd'hui et réunis pour porter un message de paix. La transmission à la jeunesse sera ainsi placée au centre des
commémorations. Dès la fin de la « Grande Guerre », la date du 11 novembre s'imposa comme le symbole d'une France qui surmonte l'épreuve. Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l'arc de triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd'hui et dont nous célébrons cette année le 90ème anniversaire. Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement. Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l’Étoile, bravant les forces d'occupation. Trois ans plus tard, le défilé d'Oyonnax, dans l'Ain, constitua un nouveau geste de défi face à l'oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument  aux morts de la ville une gerbe portant ces mots : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". A ces hommes, et à travers eux à tous les Résistants de France, le Président de la République rend hommage, à Oyonnax, ce 11 novembre. Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d'armes, à celles et ceux qui continuent de porter leur mémoire, la France exprime sa reconnaissance et sa solidarité ». En présence des Pompiers et des Gendarmes Mr La Sous-préfet déposait une gerbe de fleurs lors d’une sonnerie aux morts devant le monument commémoratif, ainsi que les anciens combattants : FNACA et Souvenir Français. Le cortège poursuivait la commémoration au carré du cimetière de Die où le maire, lors de la
Marseillaise jouée par l’Echo du Diois, et la population représentée déposaient deux gerbes de fleurs. Un verre de l’amitié à la sous-préfecture clôturait cette matinée. On notait les présences des anciens maires Mr Bonniot, Mr Rambaud et Mme Bizouard, Mr Malicorne de Pontaix  les maires de Romeyer Mr Raymond Biglia et de Marignac, Jean Paul Eymard, le monde associatif diois et les élus du Conseil municipal de Die.  
Claude Veyret pour le Dauphiné Libéré
Le centenaire de 14-18 et la réhabilitation des fusillés pour l’exemple
Lorsqu’à la veille du 11 novembre, le Président de la République a annoncé les grandes lignes du programme du centenaire, en 2014, de la Première Guerre mondiale, il a consacré un bref passage de son intervention à la question des fusillés pour l’exemple. Après avoir rappelé la déclaration importante du Premier ministre Lionel Jospin à Craonne en novembre 1998 et les propos tenus par le Président de la République Nicolas Sarkozy le 11 novembre 2008 à Douaumont, il a demandé au ministre de la Défense qu’une place leur soit accordés au musée de l’Armée aux Invalides et que les dossiers des conseils de guerre soient numérisés et rendus disponibles.
Tout en prenant acte de ces annonces, la Ligue des droits de l’Homme estime qu’elles ne répondent pas à la demande de réhabilitation des victimes de décisions injustes des conseils de guerre, des exécutions sommaires et autres sanctions arbitraires décidées par l’état-major qui ont malheureusement marqué le déroulement de ce conflit. Demande qu’elle a portée durant la guerre et dans la période qui l’a suivie et à laquelle, comme l’a montré un sondage récent, les Français sont majoritairement attachés.
Elle estime que la réflexion sur ces questions doit être poursuivie, sur la base des travaux d’historiens et notamment du rapport du conseil scientifique de la Mission du centenaire présidé par l’historien Antoine Prost. Elle se félicite de ce que le site officiel de la Mission ait décidé qu’il fera écho à ses analyses et propositions à ce sujet. Et pense que l’exposition organisée sur cette question du 15 janvier au 7 mars à l’Hôtel de Ville de Paris, ainsi que le colloque qui aura lieu à son ouverture, seront l’occasion de poursuivre la réflexion nécessaire sur les décisions qui restent à prendre en la matière.
Le délégué Diois de la Ligue des Droits de l'Homme.
http://www.ldh-france.org/
Ligue des droits de l'Homme
LDHrhonealpes@aol.com
Section Dioise,
Impasse du Château,
Chastel et Bassette,
26150 Die.

lundi 11 novembre 2013

La Grande Guerre de 1914-1918 : un désastre Européen...



Pour en finir avec dix idées reçues sur la guerre de 14-18
La Grande Guerre est un événement si immense qu'il suscite sans cesse interprétations et réinterprétations. Son fort impact sur la société française alimente également la circulation d'images et de clichés qui ne correspondent pas à l'état du savoir des historiens. Le point sur dix idée reçues.
1. La guerre était souhaitée par les industriels et les financiers
Les interprétations marxistes des origines de la guerre, derrière les réflexions de Lénine sur l'impérialisme comme stade suprême du capitalisme, allouent une place centrale aux rivalités économiques accentuées par la baisse tendancielle du taux de profit, et au caractère prédateur des milieux industriels. Il y a certes des rapports de force commerciaux entre les blocs en Chine ou dans l'Empire ottoman, entre Britanniques - inquiets du « made in Germany » - et Allemands. La course aux armements dans l'immédiat avant-guerre, dans tous les pays, renforce cette interprétation.
Mais l'historiographie a montré que les interdépendances étaient en fait très fortes entre les économies et que, pour nombre de secteurs (assurances, sociétés minières...), la paix était préférable à la guerre. La City a ainsi plutôt poussé à défendre la paix. Par ailleurs, en matière de politique étrangère, les milieux industriels et financiers n'étaient pas unis.

mardi 10 septembre 2013

Contre toutes les guerres ( 3 )...

12 ex des services US à Obama :« Ce n’est pas Bachar ! »  Veteran Intelligence Professionals for Sanity

Comme Bush et Powell avaient menti sur les « armes de destruction massive » de l'Irak, de même Obama, Kerry et la CIA mentent sur l'attaque chimique du 21 août à Damas. Qui le dit ? Damas ? Le mouvement anti-guerre ? Non, 12 « ex » des services secrets US, renseignés par leurs collègues encore en fonction. Ils viennent de l'écrire à Obama, en présumant qu'il avait été trompé (ce qui reste à prouver). Ce document confidentiel a été révélé par un site US et nous le traduisons. Chaque guerre commence par un grand médiamensonge. Mais cette fois on en parle beaucoup plus qu'avant. Que chacun prenne ses responsabilités. (IGA) 

- En dépit de la supposée « grande confiance » de l’administration Obama à propos de la culpabilité du gouvernement syrien dans l’attaque chimique du 21 août, près de Damas, une dizaine d’anciens militaires américains et d’officiers des renseignements rapportent au Président Obama des informations reçues contredisant la version officielle- Nous sommes au regret de vous informer que certains de nos anciens collègues nous rapportent, catégoriquement, que contrairement aux déclarations de votre administration, les renseignements les plus fiables indiquent que Bachar el-Assad n’était PAS responsable de l’incident chimique qui a tué et blessé des civils syriens le 21 août, ce que savent également les renseignements britanniques. En rédigeant ce bref rapport, nous choisissons de supposer que vous n’avez pas été complétement informés parce que vos conseillers ont décidé de vous offrir l’opportunité de ce qui est communément connu sous le terme de « déni plausible ».

- Ce n’est pas la première fois que nous procédons de la sorte – comme avec le Président Bush, à qui nous avions adressé le premier mémo du VIPS immédiatement après le discours donné par Colin Powell, le 5 février 2003, à l’ONU, au cours du quel il colporta des « renseignements » frauduleux pour soutenir la guerre contre l’Irak. Nous avions alors également choisi d’accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été induit en erreur – ou, à tout le moins, très piètrement conseillé.
- Le Secrétaire d’État John Kerry s’en va le 6 septembre pour un voyage en Europe au cours duquel il est prévu qu’il rencontre des officiels pour s’entretenir avec eux de la crise syrienne et d’autres sujets problématiques.
La nature frauduleuse du discours de Powell était une évidence. Ainsi, cet après-midi même, nous enjoignions fermement votre prédécesseur à « élargir la discussion au-delà … du cercle de ces conseillers clairement en faveur d’une guerre pour laquelle nous ne voyons aucune raison convaincante et dont nous croyons que les conséquences seront probablement catastrophiques. » 
 - Nous vous offrons le même conseil aujourd’hui.
Nos sources confirment qu’un incident chimique d’une certaine nature a bien provoqué des morts et des blessés le 21 août dans une banlieue de Damas. Elles insistent cependant sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de l’armée syrienne faisant usage d’armes chimiques de niveau militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus évident, d’après des officiers de la CIA qui travaillent sur le dossier syrien. Ils nous rapportent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de commettre une fraude - du type de celle commise avant la guerre en Irak – envers les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même envers vous.
- Nous avons suivi John Brennan de près ces dernières années et, malheureusement, nous trouvons facile à croire ce que nous disent nos anciens collègues. Plus malheureusement encore, cela va de soi pour ceux d’entre nous qui ont travaillé avec lui personnellement ; nous ne lui accordons aucune crédibilité. Cela vaut également pour son responsable de tutelle, le Directeur des Renseignements Nationaux (Director of National Intelligence) James Clapper, lequel a admis avoir livré un témoignage sous serment « clairement erroné » au Congrès en niant les écoutes téléphonique d’Américains par la NSA.
Résumé de renseignements ou stratagème politique ?
- Que le Secrétaire d’État John Kerry évoque le nom de Clapper cette semaine dans un témoignage au Congrès, dans l’espoir apparent d’augmenter la crédibilité du “Government Assessment ” (rapport du gouvernement de quatre page) nous paraît bizarre. D’autant plus que, pour une raison inexpliquée, ce n’était pas Clapper mais bien la Maison Blanche qui avait publié le « rapport ».
- Ceci n’a rien de subtil. Nous savons comment se passent ces choses-là. Bien que le « rapport de gouvernement » soit vendu aux médias comme un « résumé de renseignements », il s’agit d’un document politique, et non issu des renseignements. Ses auteurs, relecteurs et éditeurs évitaient d’y présenter des détails essentiels. De plus, ils ont admis tout de go qu’en dépit de la classification de « grande confiance » du rapport, il pêchait néanmoins par « absence de confirmation ».
- Déjà-vu (déjà-fraude) : ceci provoque un flashback vers les Procès-Verbaux de Downing Street du 23 juillet 2002, à propos de l’Irak. Les PV établissent que Richard Dearlove, alors à la tête des Renseignements Britanniques, faisant rapport au Premier ministre Tony Blair et à d’autres officiels de haut rang que le Président Bush avait décidé de se débarrasser de Saddam Hussein via une action militaire qui serait « justifiée par la conjonction du terrorisme et des armes de destruction massive ». Dearlove tenait cela du Directeur de la CIA de l’époque, George Tenet, à qui il avait rendu visite au siège de la CIA le 20 juilet.
- La discussion qui s’en suivit était axée sur la nature éphémère de la preuve, forçant Dearlove à expliquer : « Mais les renseignements et les preuves étaient arrangés en fonction de la politique ». Nous nous inquiétons du fait que c’est précisément ce qui est arrivé avec les « renseignements » sur la Syrie.
- Les Renseignements
- Les preuves s’accumulent en provenance de nombreuses sources au Moyen Orient – la plupart proches de l’opposition syrienne et de ses supporters – pour bâtir un fort dossier circonstanciel selon lequel l’incident chimique du 21 août était une provocation, planifiée bien à l’avance, de l’opposition syrienne et de ses soutiens turcs et saoudiens. Le but aurait été de créer un incident de nature à engager les États-Unis dans le conflit.
- D’après certains rapports, les récipients contenant l’agent chimique furent amenés dans une banlieue de Damas, où elles furent ensuite ouvertes. Certaines personnes à proximité immédiate périrent ; d’autres furent blessés.
Nous ne disposons d’aucune preuve fiable qu’un missile de l’armée syrienne capable de transporter un agent chimique a été tiré dans cette zone. En fait, nous ne sommes pas au courant de preuves matérielles fiables pour soutenir l’affirmation que ce fut le résultat d’une attaque d’une unité de l’armée syrienne disposant d’une expertise en armes chimiques.
- En outre, nous avons appris que les 13 et 14 août 2013, les forces d’opposition basées en Turquie, soutenues par l’Occident, ont démarré des préparations avancées pour une insurrection majeure de l’armée rebelle. De premières rencontres entre des commandants de l’opposition armée et des officiels des renseignements qataris, turcs et américains ont eu lieu à la garnison militaire turque à Antakya, dans la province de Hatay, désormais reconvertie en centre de commandement et quartier général de l’Armée Syrienne Libre (ASL) et de ses sponsors étrangers.
Des commandants de haut rang de l’opposition vinrent d’Istanbul pour briefer les commandants régionaux sur le sujet d’une escalade imminente des combats due à « un développement à même de changer le cours de la guerre », lequel, ensuite, mènerait au bombardement de la Syrie par les États-Unis.
- Lors des rencontres de coordination des opérations à Antakya, auxquelles participaient des officiels des renseignements turcs, qataris et étasuniens ainsi que des commandants de haut rang de l’opposition syrienne, les Syriens furent avertis que les bombardements commenceraient dans quelques jours. Les leaders de l’opposition se virent ordonner de préparer leurs troupes rapidement afin d’exploiter les bombardements américains, de marcher sur Damas et de chasser Bachar el-Assad du pouvoir.
- Les officiels des renseignements turcs et qataris ont assuré les commandants régionaux qu’ils se verraient fournir des armes en grandes quantité pour l’offensive à venir. Ce qui fut fait. Une opération de distribution d’armes d’ampleur sans précédent démarra dans tous les camps de l’opposition du 21 au 23 août. Les armes furent distribuées depuis des entrepôts contrôlés par les renseignements turcs et qataris sous supervision d’officiers des renseignements américains.
- À qui profite le crime ?
- Il ne fait aucun doute que les divers groupes qui tentent de renverser le président syrien Bachar el-Assad ont tout intérêt à impliquer plus encore les USA dans le soutien de ce projet. Jusqu’à présent, il n’a pas été tout à fait clair que le gouvernement israélien de Netanyahu ait autant intérêt à impliquer plus avant Washington dans une énième guerre dans la région. Mais les demandes pressantes provenant d’Israël et des lobbyistes américains pro-israéliens, l’objectif prioritaire d’Israël devient clair comme de l’eau de roche.
- La journaliste Judi Rudoren, dans un important article du New York Times datant de vendredi, écrit depuis Jérusalem, parle de la motivation israélienne avec une candeur peu commune. Son article, titré « Israël soutient une intervention limitée contre la Syrie », lit que les Israéliens ont argumenté, calmement, que la meilleure issue à la guerre civile syrienne, qui a désormais deux ans et demi, était, pour l’instant, de ne pas trouver d’issue. Rudoren continue : « Pour Jérusalem, le statu quo, aussi horrible soit-il d’un point de vue humanitaire, semble préférable à la victoire du gouvernement de M. Assad et de ses soutiens iraniens ou au renforcement des groupes rebelles, de plus en plus dominés par les djihadistes sunnites.
- « Il s’agit d’un championnat dans lequel vous voulez voir les deux équipes perdre, ou en tout cas ne pas en voir une gagner – nous nous accommoderons d’un match nul,‘ » a déclaré Alon Pinkas, ancien consul général d’Israël à New York. « Laissez les toutes deux se saigner à mort : voici la stratégie. Tant que tout cela se traîne, il n’y a pas de réelle menace provenant de Syrie.’ »
- Nous pensons que les leaders israéliens actuels voient la situation syrienne de cette manière, et qu’une implication plus forte des États-Unis – fût-ce, pour commencer, par des attaques « limitées » - a des chances de s’assurer de ne pas assister à une résolution rapide du conflit syrien. Plus longtemps sunnites et chiites seront en conflit en Syrie et dans la région, plus Israël estime-t-il être en sécurité.
- Que l’allié principal de la Syrie soit l’Iran, avec qui elle partage un traité de défense mutuelle, joue également un rôle dans les calculs israélien. Les leaders iraniens ont peu de chance d’avoir beaucoup d’impact militaire en Syrie, et Israël peut souligner ce fait pour embarrasser Téhéran.
- Le rôle de l’Iran
- L’Iran peut facilement se voir blâmée par association et accusée avec provocation de crimes réels et imaginaires. Certains voient la main d’Israël derrière la provenance des accusations les plus dommageables contre le régime d’Assad concernant les armes chimiques et notre expérience nous laisse croire que cela est fort possible.
- Possible également, une attaque sous faux pavillon d’un intervenant intéressé par l’endommagement ou le naufrage, disons, d’un des cinq destroyers américains actuellement en patrouille à l’Ouest de la Syrie. Nos médias du courant dominant ne se feraient pas prier pour en profiter jusqu’à l’écœurement, et vous vous trouveriez sous encore plus de pression pour accroître l’implication militaire des États-Unis en Syrie – voire plus, jusqu’en Iran.
- L’Iran a rejoint les rangs de ceux qui accusent les rebelles syriens d’avoir perpétré l’incident chimique du 21 août, et s’est empressée d’avertir les USA de ne pas s’impliquer plus. D’après la chaîne iranienne en anglais Press TV, le Ministre des Affaires Étrangères iranien Mohammad Javid Zarif a déclaré : « La crise syrienne est un piège mis en place par des groupes de pression sionistes pour [les États-Unis] ».
- En fait, il n’a peut-être pas tout à fait tort. Mais nous pensons que vos conseillers se gardent prudemment de soutenir ce point de vue. C’est pourquoi nous considérons comme notre responsabilité ininterrompue de vous faire parvenir le message afin de s’assurer que vous et d’autres responsables puissent prendre des décisions en parfaite connaissance de cause, disposant de l’information la vision la plus large et des informations les plus complètes.
- Représailles Inévitables
- Nous espérons que vos conseillers vous ont averti que des représailles suite à une attaque sur la Syrie ne se déclinent pas au conditionnel : il s’agira de savoir OÙ et QUAND elles auront lieu. Des représailles sont inévitables. Par exemple, des attaques terroristes contre des ambassades ou d’autres installations américaines feront probablement passer ce qui est arrivé à la « Mission » américains à Benghazi le 11 septembre 2012 comme un incident négligeable en comparaison. L’un d’entre nous s’est exprimé directement sur ce sujet majeur il y a une semaine dans un article intitulé « Conséquences possibles d’une attaque militaire américaine en Syrie – Souvenir de la destruction des baraquements des US Marines à Beirut en 1983 ». [“Possible Consequences of a U.S. Military Attack on Syria – Remembering the U.S. Marine Barracks Destruction in Beirut, 1983.”]
- Pour le Groupe de Pilotage, Veteran Intelligence Professionals for Sanity
- Thomas Drake, ancien haut responsable à la NSA
Philip Giraldi, Officier des Opérations de la CIA (retraité)
Matthew Hoh, ancien capitaine des Marines, Officier pour l’Iraq et l’Étranger en Afghanistan
Larry Johnson, CIA et Département d’État (retraité)
W. Patrick Lang, Haut responsable et officier de renseignements militaires, DIA (retraité)
David MacMichael, Conseil National des Renseignements (retraité)
Ray McGovern, ancien officier d’infanterie/renseignements de l’armée américaine & analyste à la CIA (retraité)
Elizabeth Murray, Vice-Officier des Renseignements Nationaux pour le Moyen Orient (retraitée)
Todd Pierce, Avocat Général et Juge à l’armée américaine (retraité)
Sam Provance, ancien Sergent de l’armée américaine en Irak
Coleen Rowley, Concile de Division & agent spécial du FBI (retraité)
Ann Wright, Colonel de l’armée américaine (retraitée) ; officier du service des affaires étrangères (officier)
Source originale : Consortiumnews http://consortiumnews.com/2013/09/0..
Traduit de l'anglais par : Thomas Halter pour Investig'Action

jeudi 5 septembre 2013

Non à la guerre ( 2 )



Douteux
Après l’abandon britannique et la soudaine redécouverte par Barack Obama de son Congrès, François Hollande se retrouve bien seul à vouloir mener sa guerre en Syrie. Son opinion publique est réticente et l’opposition, que l’on avait connue plus courageuse, le lâche au milieu du gué. Les dizaines de milliers de morts et de torturés, les millions de réfugiés témoignent de l’abjecte horreur infligée à la Syrie par le clan Al-Assad pour se maintenir au pouvoir. Et tout montre que c’est le régime qui a gazé son peuple, même si on n’en aura peut-être jamais la preuve absolue. Malgré ces charges accablantes, Hollande peine à justifier la guerre. Quelle est la légitimité, sans parler de la légalité, de l’engagement des soldats et des armes français sous hégémonie américaine ? Le Président, dans la constitution monarchique de la Ve République, a tout pouvoir pour faire la guerre. Mais peut-il aujourd’hui être le seul chef d’Etat à user de la force sans un vote de la représentation nationale, sans même un discours ?
Les Français peuvent comprendre qu’il faille mettre fin à l’impunité d’Al-Assad. Mais en quoi le «punir», pour reprendre l’étrange scolastique de Hollande, en raison de l’usage des armes chimiques mettra fin à ses crimes ? Selon le douteux raisonnement des présidents français et américain, Bachar al-Assad doit arrêter de gazer son peuple, mais il pourra continuer à le massacrer par d’autres moyens. Il va falloir trouver mieux pour convaincre les Français (et le reste du monde) que cette guerre est juste et justifiée. Si tu veux la guerre, prépare la paix. François Sergent
Mauvaise conscience ? Une bonne guerre !
Ne pas croire qu’à ne pas s’évoquer ici, l’Orient proche ou moyen nous soit sorti de la tête, fût-ce même en raison de sa légendaire complexité. Non. Le devenir du «printemps arabe», le processus somme toute «normal» des révolutions et contre-révolutions dont l’Egypte offrit cet été un modèle exemplaire, avec ses soudards putschistes déposant ses barbus élus, s’appréciera sur un long terme. Patience, donc… Mais la Syrie, dans ce dispositif ? La Syrie, c’est «juste» trop compliqué.
Après trente mois de massacres plus ou moins confessionnels et plus de 100 000 victimes identifiées (les autres ne sont pas comptabilisées), la question se pose moins de l’ampleur du désastre que de notre accoutumance au désastre. Certes, nous sommes indignés. Combien de fois au juste, depuis la mi-mars 2011 que commencèrent les affrontements entre le sinistre Bachar al-Assad et sa printanière opposition, avons-nous été indignés ? Mais de bombardements de masse en tortures industrielles, de massacres de femmes, d’enfants et de vieillards privés de tout sous les ruines d’hôpitaux d’infortune, nos indignations, ponctuellement entrecoupées de diplomatiques résignations, s’épuisèrent. Cette schizophrénie, cette cyclothymie, c’est notre lot, désormais, sur des charniers multiples.
Ces meurtres de masse qui en promettent toujours plus, par capillarité, en quelque sorte, nous n’en pouvions plus. Pour ne pas sembler entériner la banalisation de la barbarie, il fallait dire quelque chose, sans quoi l’humanité, la «conscience universelle», la «communauté des nations», quoi ? Il fallait mettre un nom sur cette «ligne rouge» cent fois évoquée, identifier enfin «le crime de trop». Ce serait l’usage d’armes chimiques, le 21 août, par le boucher Assad - «contre son propre peuple» constituant paraît-il une circonstance aggravante. A défaut de l’établir formellement, s’en convaincre. L’hypothèse, bien plus plausible, certainement, que celle des armes de destruction massive de l’Irakien Saddam Hussein en son temps (fâcheux précédent), méritait mieux, pour se voir légitimée, que l’ahurissante déclaration, mardi, du porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, selon lequel «le régime syrien est responsable […], cela ne fait pas de doute pour quiconque y réfléchit logiquement» (sic).
Le propos était cohérent à la façon de celui de François Hollande affichant sa détermination de «punir» (c’est Dieu qui parle, là ?) le criminel Assad, mais surtout pas de le renverser.
De raisons d’y aller, depuis le temps, la «communauté internationale» en avait autant que de s’abstenir, mais là, sans autre but que de s’y acheter une bonne conscience… A enjoindre d’écraser l’«infâme» au nom d’une morale restant à définir, le chef de l’Etat écrasait d’avance toute contestation. Il fallait frapper, symboliquement, peut-être, mais vite ; excités par l’odeur du gaz, les experts habituels supputèrent illico une opération dans les jours, voire «dans les heures» (sic), sans trop se préoccuper de «légalité internationale» ni d’un autre fâcheux précédent, au Kosovo. Pour le Parlement qu’un conseil de défense suppléa, il serait informé «dans les meilleurs délais» - soit mercredi prochain, une semaine après son homologue britannique, lequel, faute de preuves, fronça le nez devant un scénario belliqueux et pré-écrit. A Paris, comme d’hab, on ne voterait pas.
Quant aux «réalistes», plus ou moins cyniques et plus ou moins «munichois», leaders politiques, élus ou commentateurs soucieux des conséquences, en Israël, au Liban et ailleurs, de frappes occidentales contre Damas, on leur clouerait vite le bec en assimilant leur discours à celui du Front national ; ça marche toujours, ainsi que l’établirent encore l’autre soir les revenants Jean-Michel Aphatie, Antoine De Caunes et Bernard-Henri Lévy, en trafiquant sur le plateau du nostalgique Grand journal de Canal + les propos de Jean-Luc Mélenchon…
Dans le grand silence de l’Union européenne (au fait, l’UE ?), le «machin» onusien continuait de mimer l’incarnation d’un ordre international auquel, depuis des lustres, nous faisons semblant de croire. Au nom de «Plus jamais ça» - mais plus jamais quoi, au juste ? -, se passerait-on de son assentiment ? «On», ce serait Washington, pas vraiment chaud pour l’aventure, mais contraint d’honorer son statut de patron - ou, comme le scorpion de la fable, sa «nature». Ce serait Londres, zélé caniche de Bush en 2003 resté résolument suiviste. Et ce serait Paris, où, comme dit Fabius, «le président de la République prendra les décisions qui s’imposent». Tout seul, comme un grand.
Mais à Washington, à Londres et même à Paris, des opinions, découvrant que cette guerre-là n’échapperait pas aux lois du genre, regimbèrent. Alors, ce «compte à rebours» ? Seulement ralenti ou susceptible réelle interruption ? Jeudi, soudain, «on» tergiversait.
Pierre Marcelle

lundi 2 septembre 2013

Die 26150 : Rendez vous pacifiste ce 7 septembre...



Des locaux motivent pour la Paix
Invitation le 7 septembre a partir de 10 h jusqu’à midi.
Le rendez-vous du 1er samedi du mois est un rendez-vous essentiellement convivial & libre, pour partager a propos de la Paix, pour tous, il est possible de ne passer qu'un moment pour dire bonjour et boire un verre offert. Néanmoins il y a quelques buts ou taches que nous souhaitons réaliser, merci aux plus motivés d’être présent dés 10 heures.
Au Locaux Loco 9 rue de l'Armellerie 26150 DIE
1ére partie :( photo de MCD : des milliers de chars au rebut en Israël)
- Finalisation du programme des débats, deux thèmes ont déjà été choisis pendant le rendez-vous de juillet : (1 : Quelle réponse aux violences économiques 2 : Témoignage d'un résistant non-violent « 39-45 & Algérie ») il en faudrait au moins 3 pour la variété & pouvoir communiquer.
- Des débats sous qu'elle forme ? Qu'elle périodicité ? Et avec qu'elle communication ?
- Qu'elle signature ou désignation du groupe pour envoyer le programme aux médias (MCD, RDW, Journal de Diois, Kiditou ? ).
- Créons une cagnotte, au moins une personne pour la comptabilité. Le but : mettre a la disposition de chacun les principales revues francophones, et au moins une revue (étrangère) comme "Peace News"
2éme partie :
- Présentation des présents (il devrait y avoir des nouveaux)
- Questions diverses & dialogue libre, suivant les envies de chacun.
- Prendre les 5 dernières minutes pour faire ensemble au moins le résumé des décisions qui ont été prises.
Merci de faire suivre aux personnes qui pourraient nous rejoindre.
A bientôt. Pierre
Par e-mail vous pouvez contacter :
Perrine MILLET : millet.perrine@orange.fr
Vincent AURRAN : locauxloco@gmail.com
Pierre JOANIN : pierre.joanin@online.fr

Non à la guerre...



Syrie: l'appel à un vote sur l’engagement dans une guerre au Parlement dépasse le clivage gauche-droite…
« Alors que 64% des Françaises et des français sont totalement opposés à une entrée en guerre contre la Syrie, que 26 pays Européens (sur 27, avec un vote négatif des chambres de Grande Bretagne) s’ y refusent et que le président américain Barack Obama demande l’aval  de la Chambre des représentants et du Sénat américain, le président français François Hollande est prêt à engager la France unilatéralement… » NDLR
François Hollande, qui se montrait déterminé à frapper sans délai la Syrie, se retrouve contraint d'attendre le bon vouloir de l'allié américain et confronté à la multiplication des appels, jusqu'au sein de sa majorité, à un vote du Parlement, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
Champion d'un consensus que certains disaient mou lorsqu'il était à la tête du PS et de ses courants contraires, le président Hollande s'est révélé plutôt faucon que colombe dans l'affaire malienne comme dans ce dossier syrien, se disant "déterminé" à "punir" le régime de Bachar al-Assad. Une attitude soutenue dans son camp, qui a poussé Harlem Désir, le patron du PS, à dénoncer "l'esprit munichois" de certains dirigeants de l'opposition réticents, déclenchant un concert de protestations à droite.
En attente de la démocratie américaine…
Mais la France, redevenue brusquement (Jacques Chirac avait montré une indépendance certaine sur l’Irak) le meilleur allié des Etats-Unis à propos de la Syrie après le vote négatif britannique, risque bien de se retrouver aussi "à la remorque" des Américains, comme le redoutait l'ancien Premier ministre UMP François Fillon.
Après le vote du Parlement britannique qui a opposé un "no" définitif à une intervention de ses soldats en Syrie, Barack Obama a annoncé samedi soir sa décision de consulter le Parlement américain. Alors que les frappes aériennes semblaient imminentes (pour la presse), les débats devant la Chambre des représentants et le Sénat américain ne s'ouvriront que le 9 septembre. A Paris, un proche du dossier s'en inquiète: "Plus la sanction s'éloignera de la date du 21 août plus elle risque d'être affaiblie dans ses effets militaires et politiques".
Pression politique sur Hollande pour le pas repartir en guerre…
En attendant, François Hollande fait face aussi à une pression politique croissante. L'exécutif avait envisagé un simple débat sans vote au Parlement le 4 septembre. Mais il est déjà contraint de lâcher du lest.
Matignon a annoncé dimanche que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevrait lundi les principaux responsables parlementaires -présidents de l'Assemblée et du Sénat, des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense- pour les informer de la situation en Syrie.
Le gouvernement va aussi prochainement déclassifier des documents secret-défense sur l'arsenal chimique syrien, a annoncé dimanche une source gouvernementale.
Une récente note des services de renseignement français, (dont le contenu dévoilé par le JDD a été confirmé à l'AFP) de source gouvernementale, fait état notamment de "plusieurs centaines de tonnes d'ypérite" et "gaz sarin" détenus (mais non utilisés) par le régime syrien, soit un stock total dépassant les 1000 tonnes d'agents chimiques.
La publication de tels éléments suffira-t-elle à vaincre les réticences à une intervention? Les appels se font en tout cas de plus en plus pressants pour l'organisation d'un vote en bonne et due forme.
Appels au vote démocratique sur un sujet important…
Lancés en début de week-end par l'opposition, UMP et centristes en tête, ils ont été relayés dimanche par l'écologiste Jean-Vincent Placé et jusque dans les rangs socialistes, le député Patrick Mennucci jugeant que refuser ce vote serait "politiquement une erreur".
Pour la gauche de la gauche, ce vote va "de soi", a dit Jean-Luc Mélenchon, accusant François Hollande d'être devenu "un supplétif" des Etats-Unis.
Samedi soir, dans la foulée de la déclaration de Barack Obama, c'est Jean-Louis Borloo (UDI) qui avait appelé à un "vote formel" des députés et sénateurs, Christian Jacob, chef de file des députés UMP, souhaitant même que le gouvernement engage sa responsabilité. Valls écarte la perspective d'un vote
Constitutionnellement, rien n'empêche le vote.
L'exécutif peut s'en tenir à la lettre de la Constitution et de son article 35 qui prévoit que "le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", un simple débat qui "n'est suivi d'aucun vote". Mais il peut très bien aussi passer outre, comme le relèvent les constitutionnalistes interrogés. Deux voies au moins seraient envisageables. L'artillerie lourde avec "une déclaration de politique générale suivie d'un vote à l'Assemblée nationale et, le cas échéant, au Sénat" comme l'avait fait François Mitterrand en 1991 pour faire "parler les armes" dans la première guerre d'Irak, explique Didier Maus.
La seconde voie, plus légère et suggérée par Dominique Chagnollaud, serait de recourir à l'article 50-1 de la Constitution introduit par la révision constitutionnelle de 2008, qui autorise le gouvernement à faire devant "l'une ou l'autre des assemblées" et "sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat" et peut "faire l'objet d'un vote" sans engagement de responsabilité.
Il y aurait même une troisième voie, sans vote mais ô combien solennelle, selon Didier Maus: la convocation du Parlement en Congrès à Versailles pour une déclaration du président de la République, autre possibilité offerte par la réforme constitutionnelle de 2008 dont Nicolas Sarkozy avait usé dès l'année suivante pour développer sa politique européenne.
A l'Elysée, on jugeait "un peu paradoxal que la droite considère que la procédure de l'article 35 est insuffisante alors qu'elle en est l'auteur". "On ne modifie pas la pratique de la Constitution de la Ve République en fonction de l'humeur des uns et des autres ou de ce qui se passe dans le monde", a résumé le ministre de l'Intérieur PS, Manuel Valls, écartant la perspective d'un vote.
Une position similaire à celle du PS, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée. "Je redis à mes collègues de droite : nous appliquons la Constitution qu'ils ont changée eux-même lorsqu'ils étaient majoritaires en 2008 et qui les avait amené après réflexion à dire non il ne faut pas un vote formel du parlement. Je ne voudrais pas que, pour les gaullistes en particulier, ils fassent se retourner de Gaulle dans sa tombe. Nous sommes (sous) la Ve République. Il y a un certain nombre de pouvoirs qui sont les pouvoirs régaliens du président", a-t-il déclaré.
Interrogé sur la multiplication des appels, y compris au sein de la majorité, à un vote au Parlement comme aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, Claude Bartolone a jugé que pour "les communistes, c'est une habitude. Pour les écologistes nous avions déjà eu cette revendication au moment de l'intervention en Afghanistan".
MCD avec l’APL (Agence-Presse-Libertad)

dimanche 28 juillet 2013

Partenariat : Rhône Alpes et Pennsylvanie...




Rhône-Alpes et la Pennsylvanie : de nouveaux partenaires
Jeudi 18 juillet, Jean-Jack Queyranne a été reçu par le gouverneur de Pennsylvanie Thomas Corbett à Harrisburg, capitale politique de l’État. Le président du conseil régional de Rhône-Alpes était accompagné d’une délégation de cinq pôles de compétitivité, de huit établissements d’enseignement supérieur et de chefs d’entreprise, pour cette rencontre aux objectifs multiples.
Jean-Jack Queyranne et Thomas Corbett © DR
Une coopération universitaire et économique
À l’issue de la rencontre, quatre accords universitaires ont été conclus entre la région et la Pennsylvanie (en sciences de l’ingénieur entre l’Insa et l’université de Pittsburgh, et entre l’École centrale et l’université de Pennsylvanie, en sciences de l’éducation pour l’ENS et l’université de Pennsylvanie, et dans le domaine agricole entre l’Isara et l’université Penn State).
Sur le plan économique, l’installation des nouveaux bureaux d’Entreprise Rhône-Alpes International (ERAI) dans l’État américain ayant fait l’unanimité, cinq entreprises rhônalpines devraient rejoindre d’ici à la fin de l’année les sept déjà en place.
Une fraternité franco-américaine
À l’occasion de la venue de l’Orchestre philharmonique de Philadelphie en Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne a tenu à rappeler que “l’amitié franco-américaine a pris sa source à Philadelphie, berceau de l’indépendance américaine qui inspira la révolution française. Aujourd’hui, cette fraternité est toujours vivante à travers la coopération entre Rhône-Alpes et la Pennsylvanie”. Une amitié solide qui est donc vouée à persister.
Clémence Delarbre

samedi 20 juillet 2013

Décès de Henri Alleg...



Décès d’Henri Alleg - Hommage à ses combats et ses engagements : Harry Salem dit Henri Alleg, né le 20 juillet 1921 à Londres, mort le 17 juillet 2013 à Paris.
Né à Londres de parents juifs russo-polonais, Henri Alleg s’installe en Algérie en provenance de Paris en 1939, et milite au sein du Parti communiste algérien, il est un journaliste franco-algérien, ancien directeur d’Alger Républicain.
En 1946, il épouse Gilberte Serfaty qui deviendra comme lui une ardente militante communiste. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d’interdiction du journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France.
Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D.P, au domicile de Maurice Audin, son ami, arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Il est séquestré un mois à El-Biar, où il est torturé lors de plusieurs séances, puis subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal, utilisé comme « sérum de vérité ».
Il est ensuite transféré au camp de Lodi (Draa Essamar Wilaya de Médéa) où il reste un mois, puis à Barberousse, la prison civile d’Alger.
En prison, il écrit "La Question", dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans "La Question", il raconte sa période de détention et les sévices qu’il y subit en pleine guerre d’Algérie.
Tout d’abord publié en France aux Éditions de Minuit, l’ouvrage est immédiatement interdit. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l’interdiction en France de mars 1958. Malgré son interdiction en France, ce livre contribue considérablement à révéler le phénomène de la torture en Algérie. Sa diffusion clandestine s’élève à 150 000 exemplaires. Trois ans après son arrestation, il est inculpé d’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à 10 ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d’un séjour dans un hôpital, il s’évade. Aidé par des militants communistes, il rejoint la Tchécoslovaquie.
Il revient en France après les accords d’Évian, puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger Républicain. « Persona non grata » en Algérie à la suite du coup d’État de Houari Boumédiène, il se réinstalle en France en 1965.
Le film documentaire de Jean-Pierre Lledo "Un rêve algérien" retrace son retour, 40 ans plus tard dans une Algérie qui l’accueille à bras ouverts et où il retrouve avec bonheur ses anciens compagnons.
...Où que tu ailles désormais, bon voyage dans l’éternité et merci pour tout...
ŒUVRES :
- La Question, Lausanne, E. La Cité, 1958 ; Paris, Les Éditions de Minuit, Alger, Éditions Rahma, 1992. (ISBN 2-7073-0175-2).
- Mémoire algérienne : Souvenirs de luttes et d’espérances, Paris, Éditions Stock, 2005, 407 pp., 24 cm. (ISBN 2-234-05818-X).
- Prisonniers de guerre, Les Éditions de Minuit :
- La Guerre d’Algérie (en collaboration avec P. Haudiquet, J. de Bonis, H. J. Douzon, J. Freire, G. Alleg), 3 volumes ; Étoile rouge et Croissant vert ; SOS America ! ; La Grande Aventure d’Alger républicain (en collaboration avec A. Benzine et B. Khalfa) ; L’URSS et les Juifs ; Requiem pour l’Oncle Sam. Chez Messidor-Temps Actuels
- Le Siècle du Dragon ; Le Grand Bond en arrière. Aux Éditions Le Temps des cerises :
- Les Chemins de l’espérance. Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes -Retour sur La Question. Éditions Aden et Le Temps des cerises
Henri Alleg, figure de l’anticolonialisme
La Ligue des droits de l’Homme rend hommage à la mémoire d’Henri Alleg, décédé le 17 juillet 2013. Militant, au Parti communiste algérien, figure emblématique de la lutte anticoloniale, journaliste engagé, Henri Alleg restera l’homme de La Question, ouvrage par lequel il établit, après l’avoir subi, l’usage systématique de la torture par l’armée française en Algérie.
Arrêté le 12 juin 1957, au domicile de Maurice Audin, qui mourra quelques jours après sous la torture, il en est victime pendant plusieurs semaines à El Biar, en Algérie. Transféré à la prison de Barberousse, il trouvera la force de témoigner pour que nul ne puisse dire qu’il ne savait pas. Dans son œuvre, publiée en 1958 par les éditions de Minuit et immédiatement censurée, Henri Alleg décrit les sévices subis tels que la gégène, la noyade, les brûlures, auxquels s’ajoutent les menaces contre ses proches. Ce récit de l’horreur quotidienne commise au nom de l’Etat français en Algérie a contribué à une double prise de conscience : sur la nature du colonialisme, et sur celle de la torture. La Ligue des droits de l’Homme adresse ses condoléances à ses enfants et ses proches.
http://www.ldh-france.org/
Ligue des droits de l'Homme
Délégation Régionale Rhône-Alpes de la Ligue des Droits de l'Homme.
 LDHrhonealpes@aol.com
Section Dioise
Chastel et Bassette
26150 Die

mardi 9 juillet 2013

Die 26150 : La communication avec nos adolescents... avec Claire Commarmond



Des relations plus sereines avec les Ados / Groupe de pratique CNV
Bonjour à Toutes et à Tous,
Avec une joie cristalline je vous informe des activités de l'association Bleuets et Coquelicots pour octobre 2013 :
- A la rencontre de nos Ados : Une formation de 6 fois 4 jours pour améliorer l'entente dans les familles grâce à la Compréhensiv'Attitude,
- Les groupes de pratique CNV : Communication Non Violente, pour s'entraîner, s'entraider et intégrer progressivement  cette communication créative,
- Et la bande-dessinée : ALLER RETOUR Vers de nouveaux horizons, qui illustre les bénéfices de la Compréhensiv'Attitude au sein d'une famille.
Vous trouverez toutes les infos sur le site :  www.bleuets-et-coquelicots.com
Mes envois peuvent ne pas vous intéresser, merci de me le signaler en répondant à ce mel avec pour sujet : non merci.
Belles journées,
Claire Commarmond
La Batie
26310 Val Maravel
04 75 2144 46