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vendredi 22 février 2013

Rions...avant qu'il ne soit...


mediascitoyensdiois@gmail.com a partagé une vidéo avec vous sur YouTube :



Monsanto - Kolibri

NOUVEAU CLIP (Nouvelle Colonisation - Kolibri) : http://www.youtube.com/watch?v=45jAu5AjnlU

http://www.noomiz.com/Kolibri

TÉLÉCHARGER LES MORCEAUX DE KOLIBRI : https://soundcloud.com/kolibrirap/

Page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Kolibrirap/119910628167417

Clip de rap sur Monsanto de Kolibri
Musique : Didox93
Envoie :  de Valérie Bourdin
Ferme de Truchard
26 150 Die

samedi 21 juillet 2012

L' infinie solitude ...


L'infinie solitude du maître nageur un jour de pluie
La vraie valeur des choses, c'est le prix que les gens sont prêts à payer pour les avoir.
Non, vraiment, c'est un objet magnifique, en parfait état de conservation, il est nickel. De la belle ouvrage, toujours parfaitement fonctionnel, poursuit-il. Mais voilà, ça ne suffit pas. En ce moment, il n'y a plus de marché pour cela. Ça vaut le prix du métal, pas plus, mais ce serait vraiment dommage.

dimanche 5 février 2012

Après eux , la fin du monde...


Après eux, la fin du monde
Ne ressentez-vous pas, vous aussi, avec quelle extrême complaisance morbide notre société se vautre dans le catastrophisme le plus poisseux ?
Pas un jour sans une mauvaise nouvelle. Certes, c'est un peu le pain quotidien du brouhaha médiatique, tant il vrai que le bonheur n'a jamais fait vendre ce papier qui salit les doigts sans jamais magnifier les esprits. Mais voilà qu'on en fait des caisses dans le pessimisme le plus noir, le plus profond, le plus désespéré possible et que l'on se repaît sans cesse des images les plus tragiques et des histoires les plus apocalyptiques avec une sorte de compulsion malsaine. Ce ne sont plus des informations, des faits, des données, mais une procession ininterrompue de pénitents qui s'autoflagellent jusqu'à ce que toute la noirceur de leurs pensées égoïstes suinte de cet écorché qu'ils ont à montrer au reste du monde.
C'est la fin, vous dit-on, c'est la fin !
La fin d'un monde de jouissances sans limites, la fin d'une société qui se célèbre comme stade ultime de l’humanité pensante et industrieuse. Regardez comme ils se repaissent en boucle de ce naufrage, métaphore inespérée de toutes leurs autres résignations. À croire que dans un éclair de lucidité folle, le capitaine a voulu offrir à un modèle à la dérive l'image parfaite de la bête agonisante, couchée sur son flanc béant. Et pourtant, derrière cette appétence malsaine pour le pire-disant, on sent bien l'inéluctable constriction de la cosmologie contemporaine autour du nombril de ses thuriféraires. Quand le transatlantique élégant s'embrochait vivement sur l'iceberg terminal, le paquebot ventru des croisières organisées à la petite semaine se vautre lamentablement sur l'éperon timide d'une mer presque intérieure. Il y a un contentement non dissimulé dans la litanie des catastrophes incommensurables ou fantasmées qui égrènent le compte à rebours de l'effondrement final.
Passé la sidération naturelle née de cette massive communication de crise, j'en viens à m'interroger sur la source de cette compulsion fataliste irrépressible. Et je ressens soudain toute la satisfaction narcissique d'une génération qui, par la loi du nombre, a estimé être la seule à peser réellement sur le destin de l'espèce, une génération qui se gausse des révoltes actuelles tant elle se pense détentrice à jamais de l'élan contestataire fossilisé dans l'imaginaire soixantuitard qui accoucha pourtant de la civilisation la plus brutale, égoïste et ravageuse de par son inconscience, son refus de se projeter au-delà de son propre espace-temps, de sa propre durée, de ses seuls désirs et besoins. Le jouir sans entraves est devenu le consommer sans conscience, le posséder sans partage, l’individualisme le plus mortifère élevé au rang de modèle du progrès social et humain à jamais indépassable. Et maintenant qu'ils touchent du doigt leur propre achèvement, les voilà ulcérés par la nouvelle leur mortalité, eux qui ont toujours vécu comme si après eux, ce serait la fin du monde.
En fait de crise, de catastrophe, de sueur, de sang et de larmes chaque jour offerts à nous comme seul héritage de cette cohorte qui s'est autoproclamée glorieuse, il ne s'agit que d'un nécessaire retour de balancier, un réajustement qui ne serait pas si douloureux si les égotismes autocélébrés comme seule condition humaine possible voulaient bien nous lâcher la grappe... et la rampe par la même occasion. Ils ne veulent même pas que nous nous lamentions sur leurs mausolées indécents, ils exigent de nous que nous nous immolions dans leur tombe qu'ils refusent d'avoir aussi froide et sombre que celle de tous les autres. Ils ont, en leurs derniers instants, des compulsions pharaoniques pour un grand suicide narcissique.
Que le monde leur semble cruel au moment où il devient évident qu'il ne supportera guère plus longtemps de porter le fardeau de leur inconséquence ! Qu'il leur semble injuste de devoir procéder à quelques menus arbitrages dans la palette des plaisirs terrestres qu'ils se sont octroyés, alors que leur descendance est priée de régler dans la peine et l'abnégation, la note de frais qu'ils laissent derrière eux.
D'où cette fascination obscène pour les signes qui annoncent infailliblement que cette Terre qu'ils vont bientôt devoir quitter ne tournera plus rond sans eux. D'où ces images de mort, de fin, d'effondrement de naufrage, qui tournent en boucle dans les regards à facettes d'un monde d'écrans, un monde de peur, un monde de petits vieux égoïstes et brutaux.
Agnès Maillard
Les brasseurs du vide
http://blog.monolecte.fr

vendredi 21 octobre 2011

Monsieur Rose...

Monsieur Rose
On peut analyser le résultat de la primaire socialiste en constatant que ce pays est conservateur. Une fois de plus, la femme est éliminée du jeu, et le duel de 2012 devrait se présenter comme un traditionnel match de mecs, entre le dur vulgaire et l'accommodant réaliste.
La vision du monde de François Hollande ne brille pas non plus par sa nouveauté. Le candidat intronisé reste structuré par l'idéologie productiviste qui l'a formé à l'ENA dans les années 1970. Depuis, il n'a guère changé d'idées - non plus d'ailleurs que celles de son parti : durant son règne comme premier secrétaire de ce mouvement, de 1997 à 2008, il en aura endormi la capacité réflexive, se concentrant sur sa capacité à gagner des élections locales. Mais une machine électorale ne fait pas une vision du monde.
Le discours que M. Hollande a consacré à l'environnement, le 27 août, était paradoxalement consacré à la croissance. De la dégradation écologique de la planète et du pays, il ne fut pas question. Toute politique était déclinée en termes de "levier pour la croissance". Le clou de la péroraison était cet aphorisme alambiqué : "Sans croissance, pas de perspective écologique, parce que c'est la condition, l'écologie, pour avoir davantage de croissance." De ce galimatias émerge une idée : la question écologique est seconde par rapport à l'augmentation du produit intérieur brut (PIB).
Rappelons la contradiction dans laquelle sont englués les croissancistes. Ils postulent une corrélation entre croissance économique et emploi. Mais ladite corrélation est anéantie par le progrès constant de la productivité du travail. Ce progrès conditionne le simple maintien du niveau d'emploi à une augmentation forte de la production. Or celle-ci requiert, malgré une meilleure efficacité technique, davantage d'eau, d'énergie, de sols et de matériaux, ce qui entraîne un dégât écologique croissant. Il faut donc changer de paradigme.
Une voie pour le faire est de changer les indicateurs de santé économique. Les politiciens - dont M. Hollande - l'évoquent certes, mais sans oser détrôner le fétiche qu'est l'augmentation du PIB, un indicateur qui ne dit rien de l'emploi, du bien-être, de l'environnement ou de la justice.
Rêvons, puisque M. Hollande veut nous faire rêver. Rêvons que le parti principal de la gauche ne se liera pas les mains dans une vaine course à la croissance. Rêvons qu'il se distingue de ses principaux adversaires.
Hervé Kempf



dimanche 28 août 2011

La fin d' un monde...

La Minute Nécessaire de Bridget Kyoto
Où sont les esprits décapants qui se moquent de tout, s'amusent de l'urgence et parodient les alternatives ? Quels personnages peuvent incarner les affres et contradictions de l'écologie quotidienne, ses hypocrisies, son jusqu'au-boutisme et ses errements misanthropes ? Personne pour l'instant – à part BRIDGET KYOTO !
Bridget Kyoto est célibataire (seule, toujours seule) trentenaire, névrosée, citadine, intello, bobo, loufoque avec une personnalité solaire. Mais surtout, Bridget - avec toutes ses contradictions - est écologiste jusqu’au bout de ses ongles (vernis). Elle est drôle, féroce, percutante, punk, féminine, parfois absurde et tellement affectée par les problèmes environnementaux qu’elle a choisi d’en rire à gorge déployée. 
Pour vous, en exclusivité dans Six pieds sur Terre... Merci à Eric La Blanche, auteur de son état, 50% du patrimoine génétique de Bridget. Merci à Guillaume Perez, réalisateur de talent, sage-homme du bébé Bridget.
Vous en restez tout coi?

samedi 13 août 2011

Les pauvres se révoltent au Royaume Uni...

Chopez les abrutis !
Sweet Mary
Oui, c'est cool, non... c'est aussi le titre d'une chanson chantée par un français qui sait ce que c'est qu'un noir désir
Police
Trêve de civilités, on n'est pas là pour se faire des amis en tous cas, vous êtes mal partie. Outrage à la police et à la justice... vous allez le payer très très cher...
Sweet Mary
Je vous méprise anglo-collabos... vos méthodes sont dignes de la Gestapo... Vous incitez les populations à se dénoncer les uns, les autres... ce n'est pas très catholique... tout ça... un petit air de l'antéchrist... vous ne trouvez pas ? Allo.... Adolf... réveillez-vous... ces anglais sont devenus fous...
Police
Propagande... gauchiste... Qui vous manipule ? Qui vous mène en bateau? Votre mac peut-être ?
Bobo... coco... communiste-petite-bourgeoise, avec l'extrémisme, on aura tout vu... le tout et le contraire de tout...
Regardez-moi quand je vous parle!
Pourquoi avez-vous entrainé la police sur une fausse piste? Moi je sais pourquoi, mais je voudrais vous l'entendre dire... puisque vous instruisez si bien toute seule, votre dossier.
Sweet Mary
J'ai lu quelques titres à la une de vos tabloïds de merde avec vos gros sabots fachos : "shop a Moron" ... chopez les abrutis: votre petit ami, votre voisin de pallier, votre rival d'en face...j'ai même vu une mère balancer sa fille... c'est le moment où jamais de balancer votre prochain et de le traîner dans la boue... j'ai vomi... puis j'ai appelé la police et je leur ai fourni un vrai faux renseignement ,à savoir : que l'une de mes amies s'apprêtait à faire ses besoins sur le drapeau du Royaume Uni en plein centre de Birmingham... chose promise, chose due, je l'ai fait, mais je n'ai rien fait d'autre qu'humilier ceux qui veulent humilier la Grande Bretagne !
Police
Est-ce que vous savez au moins ce qui vous attend maintenant ?
Sweet Mary
Oui je vais être déportée ... removed.... dans un trou ou dans un asile de fous... parce que je ne suis plus au service de sa Majesté la Reine, qui ferme ses yeux sur ce genre de grand écart!
Police
Des gens comme vous on n'en veut pas, on n'en veut plus... avec ces émeutes, on en profite pour faire le grand ménage... et garantir la paix et la prospérité pour tous les patriotes.
Sweet Mary
Je vous emmerde ... avec vos fichiers et votre système policier... honte à vous, shame on you ! au Royaume désuni et aux délateurs de tous pays, je vous dit MERDE et je vous chie dessus.

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/catch-a-british/

dimanche 5 juin 2011

Humour noir

Des Bisounours à Zaz, les nouveaux clichés éculés des politiques
Encore plus que les journalistes, les politiques ont une passion pour les clichés. Pas seulement les expressions toutes faites, déjà repérées par Alerte cliché, notre fidèle robot : à force de matraquer les « éléments de langage » concoctés par leurs communicants, ils en créent tous les jours de nouveaux.
Et, par facilité ou par paresse, ils se raccrochent aussi à des clichés intellectuels et à des postures automatiques. (Au moins) jusqu'en mai 2012, ils devraient pulluler. Nous avons décidé de les recenser.
Bisounours. Expression destinée à dénigrer l'angélisme supposé d'un adversaire. Utilisé par l'extrême-droite pour ridiculiser la droite « molle », par cette même droite face à la gauche, et par des socialistes contestataires en direction de leurs camarades. En 2002 et 2007, ils disaient « bobos ».
 « C'est l'affaire de tous. » En gros, démerdez-vous. Se dit d'un projet qu'un ministre lance mais que les collectivités locales doivent financer.
Conseil national de la résistance. Avant, l'expression « acquis sociaux » se suffisait. Leur caractère sacré était implicite. Visiblement, cela n'est plus le cas. Pour retrouver un degré de solennité équivalent, les partisans d'une économie basée sur un service public fort doivent désormais invoquer le souvenir de la Résistance. Ils disent : « les acquis sociaux du programme du CNR », « les réalisations du CNR »… Même phraséologie chez les fans de Stéphane Hessel qui, avec « Indignez-vous ! », a beaucoup œuvré pour faire resurgir le programme du CNR du relatif oubli dans lequel il était tombé.
Deux jambes. Métaphore favorite des centristes et des gaullistes sociaux pour signifier aux libéraux qu'ils ne doivent pas les oublier. « La majorité doit marcher sur ses deux jambes. » Au PS, la formule a deux autres sens :
- contester la politique menée par la droite et formuler des propositions alternatives ;
- peser sur le cours des choses par le mouvement social et par les urnes.
Etats-généraux. Voir Grenelle.
« Faire bouger les lignes. » Faire en sorte de changer la donne. Il est d'usage de prononcer le mot lignes en prenant des accents guerriers, cela souligne votre capacité de transformation du monde. Exemple avec Jean-Pierre Chevènement, le 2 juillet 2010. (Ecouter le son)
Ou encore François Bayrou, qui explique ainsi pourquoi il accepte de débattre avec Ségolène Royal, le 28 avril 2007. (Ecouter le son)
L'expression traduit une gène, suggère Giorgione sur le blog philo de Libe.fr: elle constate que ça bouge, mais se garde de dire dans quel sens et avec quelle ampleur… A notre connaissance, c'est Mitterrand (François) qui a le premier introduit la formule dans le vocabulaire politique. Fin lettré, il faisait alors écho, en l'esquintant, à un vers de Baudelaire : « Je hais le mouvement qui déplace les lignes ».
« Faire le jeu/le lit du FN. » Accusation « brandissable » en toute occasion. Compte double en période électorale. Hervé Morin considère que « le PS fait le lit du Front national » en ne destituant pas Jean-Noël Guérini malgré le rapport Montebourg. Selon la gauche, c'est le débat sur l'islam qui a fait le lit du FN. Lequel Front doit donc être assez bien bordé.
« Faire société. » Voter, selon Bertrand Delanoë. Participer à la « vie citoyenne ». Parfois suivi d'un « autrement ». Plus généralement : être ensemble. C'est l'attelle que l'on pose sur la « fracture sociale ». Voir Vivre ensemble.
Famille (politique). Mot désormais chargé d'un sous-entendu légèrement menaçant, à connotation simili-mafieuse. Exemple avec Marie-Anne Montchamp, le 11 avril 2011, à propos de Jean-Louis Borloo. Grenelle. C'est Roselyne Bachelot qui, en mai 2009, a le mieux résumé le sentiment général : « Qu'est-ce que j'en ai marre de ces Grenelle qui ne servent à rien ! […] On devrait plutôt faire un Grenelle du cul ! » (Propos retranscrits, à l'époque, par Le Canard enchaîné). Depuis celui dit « de l'environnement » (2007), de multiples Grenelle ont suivi : Grenelle de l'insertion, de l'audiovisuel, des ondes, de la mer… L'antonomase désigne désormais aussi bien une réunion qu'un projet un peu usine à gaz. Ce qui, en passant, amoindrit la puissance symbolique de la référence historique – les accords signés, au ministère du Travail, rue de Grenelle, entre les syndicats et le Premier ministre à la fin du mois de mai 68. « Etats-généraux » souffre d'une banalisation comparable.
 « J'ai une feuille de route et je vais l'appliquer. » C'était un des gimmicks favoris d'Eric Besson lorsqu'il était ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Rachida Dati aussi l'utilisait avec insistance. Claude Guéant la complète d'un « sans état d'âme ». Une manière de se poser en élèves appliqués qui n'ont pas de comptes à rendre sur le fond, en fonctionnaires zélés qui ne font qu'exécuter des décisions prises par le Président élu par la majorité des Français.
« Jouer collectif. » Sarkozy appelle régulièrement la majorité à « jouer collectif ». Copé accuse tout aussi régulièrement Fillon de ne pas « jouer collectif », comme le lundi 28 mars 2011. (Ecouter le son)
Hervé Morin, lui, accepte de « jouer collectif » avec Jean-Louis Borloo. Appeler à « jouer collectif », c'est non seulement demander aux autres de ne pas jouer « perso », mais surtout exiger qu'ils jouent derrière vous.
Logiciel. Socle de références plus ou moins vagues qu'il convient de « changer ». Exemple : « Il est temps de changer de logiciel politique pour la région et la Nièvre : Magny-Cours, le charbon, le pôle nucléaire ne sont pas des projets durables. »
Naïma. « Naïma, rencontrée quand je travaillais dans les quartiers populaires… » est une jeune femme sans nom que Laurianne Deniaud, la présidente des Jeunes socialistes, cite parfois dans ses discours. Les responsables politiques ont tous en stock une Naïma, un « ouvrier digne », un « chef d'entreprise qui me disait l'autre jour… », une « dame croisée en venant » – capables d'incarner toutes les situations auxquelles ils ne sont pas directement confrontés dans leur vie quotidienne. Ils partent du principe qu'un propos n'est légitime que s'il repose sur une expérience concrète.
Nauséabond. Euphémisme employé à la place de « fasciste ». Souvent précédé de « relents ». La référence aux « années 30 » et aux « heures sombres de notre Histoire » marche bien aussi. « Lynchage » n'est jamais loin.
 « Oser dire la vérité (sans faux-semblant). » Expliquer que des sacrifices sont nécessaires.
« Redonner du sens. » Ajouter une citation de Paul Eluard, Jean Jaurès, Léon Blum à la fin d'un discours. Variante : réenchanter.
Réunion Tupperware. En politique, Julien Dray revendique la paternité du concept, récemment adopté par Nicolas Hulot. Par rapport au meeting, la réunion en petit comité a (au moins) deux avantages : elle ne coûte rien ; elle évite de ne prêcher que des convaincus. Question ratissage, c'est une version modernisée et plus confortable du bon vieux porte-à-porte. Variante no-logo : la réunion d'appartement.
« Soyons sérieux. » Voir Vraies préoccupations.
(Le) vivre ensemble. Expression martelée lors de la convention UMP sur la laïcité. Dans un tweet du 9 avril, en plein conseil national du PS, Françoise Degois, conseillère de Ségolène Royal, a inauguré un usage détourné (et légèrement ironique ? ) : « Soleil de printemps. Applaudissements partagés. Le vivre ensemble progresse ; -) » Commence aussi à être utilisé comme synonyme de « cohésion sociale ». Permet de vider les notions d’engagement et de militance de ces utopistes grincheux qui empêchent de « Bien vivre ensemble ». Vive la Collaboration douce et conviviale…
Vraies préoccupations (des Français). Soucis aussi soudain qu’exclusif des politiques confrontés à de mauvais sondages, à une polémique ou à une question désagréable.
Zaz. Depuis le succès de son hymne anticonsumériste consacré tube de l'été 2010 par TF1, Isabelle Geffroy, dite Zaz, est la chanteuse que les politiques brandissent comme référence jeune et populaire. Avant, ils avaient Diam's (préférée à Piaf par Ségolène Royal en 2007) – mais depuis qu'elle porte le voile, le symbole est apparemment plus délicat à manier. Zaz, François Hollande l'« aime bien ». Rien que ça courage fuyons…
Apis

mardi 23 novembre 2010

Un moment de plaisir...

Hello,
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Best regards, Annick Paoli
The Dailymotion Team

jeudi 28 octobre 2010

C'est toujours d'actualité 300 ans après....

Extrait du Diable rouge

Auteur : Antoine Rault


Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…


Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.


Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?


Mazarin : On en crée d’autres.


Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils le sont déjà.


Mazarin : Oui, c’est impossible.


Colbert : Alors, les riches ?


Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.


Colbert : Alors, comment fait-on ?


Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvre ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.


Antoine Rault est un écrivain et dramaturge français, né le 28 septembre 1965 à Paris

Sa pièce est à l'affiche en ce moment à Paris

dimanche 10 octobre 2010

Un peu d'humour...


La controverse du gâteau atomique

On sait recevoir à Washington. Le 7 novembre 1946, plus d'un an après la Victoire remportée grâce à deux bombes atomiques, des militaires américains se régalaient d'un magnifique gâteau à la chantilly en forme de champignon atomique. Classe.

La petite sauterie, intitulée "Salute to Bikini", devait célébrer les militaires ayant participé aux essais nucléaires perpétrés dans le Pacifique, notamment dans l'atoll des îles Bikini. La photo a fait le tour des gazettes. Trois jours plus tard, un pasteur s'est fendu d'un sermon réprobateur à l'encontre des comiques militaires, qualifiant le gâteau de véritable outrage. Celui-ci a fait le tour du monde et les gros titres du Time magazine, entre autres ... Ce qui provoqua une immense polémique sur la morgue et l'irrévérence américaine vis-à-vis des victimes de Nagasaki et d'Hiroshima.
Un petit commentaire sucré ?

Tandis que je finis ce post, on me signale l'existence de la Miss Bombe atomique, je ne peux résister au plaisir de publier cette photo. Probablement que l'origine de l'expression "Putain, cette nana est une bombe atomique ! " nous vient de là...

Si vous avez de tels collectors, je suis preneuse, j'ai envie d'entamer une collection de champignons pour en tapisser mes toilettes. Merci d'avance.

Laure Noualhat.

http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/humour/

dimanche 4 juillet 2010

Un peu d' humour...


La Tortue et les Deux Hérons

Sur les bords d'un lac tranquille, trois amis vivaient en paix. Deux hérons cendrés nommés Tching et Tchang, et une dame tortue d'un âge avancé, Pi-Houan.
Or un été, ils connurent une sécheresse terrible. Une période de famine s'annonçait. Un soir, les trois amis tinrent conseil :
"Nous devons partir vers le nord, déclara Tching, il faut nous envoler loin d'ici dès demain !
- « Allons voir des cieux nouveaux », dit Tchang
Mais une voix coupante l'interrompit brutalement :
« Et moi ! » S’exclamait Pi-Houan, indignée : « Comment vais-je partir ? »
Les deux hérons se regardèrent, contrits. C'est vrai, se dirent-ils, nous ne pouvons laisser ici notre vieille amie, qui serait vouée à une mort certaine. Mais comment l'emmener ?
"Il faut trouver une solution", dit Tching.
Ils tinrent conciliabule.
- Chère vieille amie, je suis d'accord avec vous, mais comment vous transporter ? Il s'agit d'un long voyage ! soupira Tching.
- Et vous êtes lourde, dame Pi-Houan, plaisanta Tchang. Je me souviens, l'été dernier, quand vous vous êtes posée sur mon pied ! Aïe...
- J'ai peut-être une solution, dit Tching, nous pourrions couper un solide bâton, nous le tiendrions, Tchang et moi, chacun par un bout, Pi-Houan le mordrait en son milieu...
- Bravo, fit Tchang. C'est une idée remarquable, et dame Pi-Houan ne nous rompra pas la tête avec son bavardage !"
"Dame Pi-Houan, insista Tching, surtout n'ouvrez pas la bouche, nous volerons à haute altitude, et malgré votre carapace, si vous tombiez, vous vous briseriez les reins !"
La tortue acquiesça d'un hochement de tête.
Une heure plus tard, les trois amis s'envolaient. Au milieu de l'après-midi, des paysans qui travaillaient dans les champs aperçurent leur étrange équipage : "Voyez cette tortue, comme elle est intelligente ! s'exclamèrent-ils. Elle se fait transporter par deux hérons !"
Pi-Houan se garda bien de répondre, mais, tout en mordant le bâton avec énergie, elle savourait les compliments.
Les deux hérons poursuivaient leur vol régulier, mais la fatigue commençait d'engourdir leurs ailes. Ils avaient hâte de trouver une rivière, un lac paisible, près duquel se poser.
Comme ils passaient au-dessus d'une prairie, des petits bergers les montrèrent du doigt. Dame Pi-Houan, qui ne se lassait pas des compliments, tendit l'oreille :
"Regardez ces deux hérons, disait un jeune garçon, ils emmènent cette balourde de tortue, sans doute pour agrémenter leur repas du soir, comme ils sont intelligents !
- Stupides bergers, vous n'y comprenez rien !" voulut s'écrier Pi-Houan. Mais à peine avait-elle ouvert la bouche qu'elle lâchait le bâton, et s'écrasait sur le sol, la carapace éclatée.
Conte de sagesse Chinois

Le sage, dit le maître du Zen, accueille d'un coeur égal la flatterie ou le mépris. Nul ne peut nous agresser moralement sans notre consentement, c'est nous qui ouvrons les écluses au chagrin. Aucune injure ne pouvait faire lâcher prise à la tortue. L'insulte, le mépris, l'anathème représentent l'opinion de celui qui les profère, c'est son problème, pas le nôtre. Il se peut que le blâme soit erroné, partial, injuste, nous le laissons dans la bouche de celui qui l'a prononcé. Notre paix, notre destin sont entre nos mains. "Entre nos dents", bougonne le fantôme de la tortue.