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dimanche 18 novembre 2012

La Région Rhone Alpes soutient les Médias Citoyens...

Médias citoyens : le soutien de Lela Bencharif, vice-présidente du Conseil Régional de Rhône-Alpes

Lela Bencharif est vice-présidente de la Région Rhône-Alpes en charge de la vie associative, de la démocratie participative et de l’éducation populaire. Elle était l’invitée du Forum MédiasCitoyens à Lyon les 19 et 20 octobre derniers. Dans un article publié sur le site des élus Europe Ecologie Les Verts du Conseil Régional de Rhône-Alpes, elle s’engage en faveur des médias citoyens...
En participant au Forum Médias Citoyens 2012, Lela Bencharif, vice présidente à la démocratie participative, de la vie associative et de l’éducation populaire a pu rencontrer de nombreux acteurs impliqués dans les médias associatifs et participatifs. Elle démontre ici l’enjeu majeur de ces médias dans la démocratie et la construction de nos territoires.
Par Lela Bencharif
Lela Bencharif
Depuis de nombreuses années, des élus écologistes se mobilisent autour de questions globales sensibles telles que le pluralisme de l’expression, l’indépendance de la presse, l’éducation aux médias ( y compris et surtout à l’heure du numérique). C’est ainsi que dès 2006 des rencontres régionales des médias alternatifs se sont déroulées à St Martin d’Hères (38). Quelques années plus tard, la dynamique est toujours là, et le réseau associatif « Médias citoyens » voit le jour et s’organise afin de porter la voix de ces informateurs à but non lucratif et communicants de proximité.
Depuis la libération des ondes en 1981 et la création d’un fond national de soutien aux radios, les institutions européennes, nationales et locales ont elles aussi avancé : par exemple en 2008 le parlement européen a reconnu l’utilité sociale des médias associatifs.
L’enjeu n’est pas pour ces médias de faire concurrence à la presse traditionnelle, la presse quotidienne régionale, ou l’audiovisuel public, ni même la remise en cause du professionnalisme des journalistes ! Le chantier démocratique, car c’est bien de ceci dont il est question, est vaste et chacun peut trouver sa place : de l’interpellation, avis et contributions diffusés sur internet d’acteurs associatifs, au droit de pétition pour faire évoluer les politiques publique (comme pour la démarche du droit d’initiative citoyenne engagé en Région Rhône Alpes), en passant par des supports co-construits pour relater des expériences de quartier.
Au delà du type de support (papier, radio, web, vidéo), du modèle juridique et économique, l’outil « média participatif » doit maintenant être reconnu comme :
- vecteur de participation citoyenne en contribuant à animer et porter le débat public
- élément d’une démarche d’éducation populaire et citoyenne en permettant a tous des expériences de prise de parole, d’écriture, individuelles et collectives
-  incontournable pour des territoires en transition car portant à connaissance des initiatives locales et favorisant la rencontre de publics très divers
C’est pourquoi je vous invite, comme moi à vous mobiliser :
Lela Bencharif

vendredi 18 mai 2012

Agrésser les journalistes , sport préféré de la Droite...


 Meetings UMP (le parti de Sarkozy) : les témoignages des journalistes agressés.
Actualité.  Après BFMTV jeudi 3 mai à Toulon et Mediapart le 1er mai au Trocadéro, d'autres journalistes confirment avoir été pris pour cible dans les meetings de l'UMP. Enquête.
C’est compliqué d’écrire ça, à quelques heures d’une élection présidentielle, alors qu’on veut éviter tout militantisme politique, et qu’on fuit les caricatures. Mais voilà : ça débloque total, du côté UMP. Dans les meetings de Sarkozy, depuis quelques semaines, les journalistes sont devenus des cibles. Des militants leur bloquent le passage, les insultent, et, depuis quelques jours, osent même les attaques physiques. Sans que l'UMP s'en excuse officiellement. Jeudi 3 mai, à la fin du meeting de Toulon, Ruth Elkrief, sur BFMTV, fait son direct. Autour d’elle, on entend du bruit. « L’atmosphère est assez désagréable tout autour de nous, finit-elle par avouer face à la caméra, avec un sourire contraint. Des militants nous agressent et nous prennent à parti, et sont assez méchants ». Elle essaie de continuer à sourire, crispée. Prend à témoin le reporter Thierry Arnaud, qui l’accompagne. Celui-ci, la voix couverte par les insultes, tente d’expliquer que, en effet, depuis que Nicolas Sarkozy a dénoncé le système médiatique dans un discours... La scène s’arrête là. Coupée, elle ne montrera pas les bouteilles d'eau et les crachats lancés au visage des deux journalistes. Ni ne permettra d'entendre les « vendus » et « collabos » criés.
Rien de grave ? Si, c’est grave. Parce qu’effectivement, l’incident découle d’un « discours irresponsable sur les médias ». Celui de Nicolas Sarkozy (relayé par certains de ses lieutenants), qui, depuis l’entre-deux tours, sentant le vent tourner, multiplie les attaques contre ces journalistes qui « n’ont hésité devant aucun coup, devant aucune manipulation » (Saint-Cyr sur Loire , 23 avril), et dénonce le « terrorisme du système médiatique » (Longjumeau, 24 avril). C’est grave, parce que l’incident de Toulon n’est pas un cas isolé. Le 1er mai, Marine Turchi, jeune journaliste de Médiapart, se trouve place du Trocadéro, au meeting de Nicolas Sarkozy. Un groupe de huit personnes la prend à parti. « Ah c’est Mediapart ! », « Qu’est ce que vous faites là ? », « Vous n’avez pas honte ? » « Sale gauchiste ! ». Elle essaie de discuter, argumente, réussit à calmer le jeu, tente de s’éclipser. C’est alors qu’un homme d’une soixantaine d’années lui arrache violemment son badge de journaliste, en lui blessant le cou « C’est Mediapart, ils sont là, ils sont là ! ». La jeune journaliste prend son agresseur en photo, le menace de porter plainte s’il continue, réussit à s’extraire. Un homme de la sécurité de l'UMP la prend alors en charge et lui indique le commissariat.
Marine Turchi a porté plainte : « Je ne pouvais pas laisser passer ça, dit-elle, encore secouée, quelques heures après les événements. Depuis que Nicolas Sarkozy attaque les médias, on sent trop la tension monter ». Une bascule qu’elle analyse le soir-même de son agression, sur le site de Mediapart. Ce jour-là, mardi 1er mai, sur Twitter, d’autres journalistes (Inrockuptibles, 20 minutes...) attestent de la tension de la journée. Michel Soudais, de Politis, raconte même avoir croisé une autre journaliste agressée :
Cette mystérieuse journaliste, c’est Geneviève de Cazaux, ex-TF1... et ex candidate UMP aux législatives de 2002, qui nous confirme avoir été plus que bousculée : « J’essayais de traverser la foule, on m’a arraché mon badge « presse », tiré les cheveux par poignées, quelqu’un m’a rouée de coups dans le dos.. C’était un groupe de retraités avec une handicapée ! ». Après « trente-cinq ans métier », la routarde du journalisme politique n’en revient toujours pas : « C’est des pratiques qu’on pouvait rencontrer au FN... mais pas à l’UMP ! Je n’ai jamais vu ça ! ». Elle n’a pas souhaité porter plainte.
- Notre profession n’a pas la cote, on le sait. Les journalistes votent majoritairement à gauche, on le dit. Mais soyons clairs : il n’est pas question ici de droite ou de gauche. Mediapart est de gauche, pas BFMTV. Geneviève de Cazaux n’a rien d’une trotskiste. Pas plus que Lise Barcellini, journaliste à France 24, qui a envoyé cette semaine un mail à sa direction, racontant les cris « journalistes vendus », les militants l’empêchant volontairement d’entrer dans un meeting : « Je me suis sentie agressée, oppressée, et mon cœur battait à toute allure ». Au téléphone, elle nous confirme que « le plus souvent, ces militants agressifs - heureusement très minoritaires - ne savent même pas pour qui on travaille ». Peu importe le média. Ce sont les journalistes dans l’exercice de leur fonction, qui sont visés. Dans ce que celle-ci a de symbolique. Ce matin, vendredi 4 mai, Nicolas Sarkozy se disait « désolé » sur Europe 1, mais expliquait aussi comprendre « l'exaspération » des militants. Exaspération de la fin de campagne, d'une possible défaite, sûrement. Mais pas seulement. Si ces militants UMP ont franchi la barrière que seuls franchissaient jusqu’ici ceux de l’extrême droite (et encore, il y a quelques années), c'est aussi parce qu'ils ont entendu cette drôle de petite musique que leur joue leur leader. Malsaine, anti-républicaine. Inexcusable.
Emmanuelle Anizon
Témoignage :
Toulon: rien de grave, ni de personnel... .Énervement de fin de campagne...effet d’ un discours irresponsable sur les médias.
Ai croisé au #Trocadéro une journaliste ex-télé ex-candidate UMP; elle venait de se faire insulter, tirer cheveux, arracher badge. #ambiance

vendredi 10 février 2012

Traitement médiatique du rapport de la cours des comptes sur le nucléaire...


Comme avec le rapport de l'ASN il y a un mois voici l'analyse du traitement médiatique du rapport de la cour des comptes qui pourrait vous intéresser pour diffusion sur le site MCD :

On prend les mêmes (Le Monde, Les Echos, Le Figaro et Libération) et on recommence! Après mon article sur le traitement médiatique du rapport de l’ASN il y a un mois, je me remets à cet exercice avec le rapport très attendu de la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire, publié mardi dernier.
Un rapport très attendu mais qui a bénéficié d’une moins grande exposition médiatique que celui de l’ASN. Seul Le Monde en a fait sa une du 1er février, quand le sujet apparaît en petit en une des Echos et de Libération mais même pas dans celle du Figaro! Et contrairement à il y a un mois, un rapport qui n’a donné lieu à aucun éditorial sur le sujet le jour même… Les titres retenus reflètent plutôt bien le contenu du rapport et en font un bon résumé, comme le Monde qui titre “Nucléaire : la France n’a plus les moyens de remplacer son parc vieillissant de centrales” ou Les Echos avec “Nucléaire : la facture ne cesse de monter” et “La compétitivité du nucléaire rabotée par la Cour des comptes“, et même le Figaro bien obligé de reconnaître que “Le coût de l’énergie nucléaire (est) revu à la hausse“.
Bonne couverture du Monde donc avec une double page en milieu de journal et un entretien intéressant avec Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, qui sait bien manier la litote lorsqu’il déclare que “(le rapport) conclut que tous les coûts futurs sont bien identifiés par les exploitants, mais qu’ils ne sont pas évalués avec un égal degré de précision” et que “les risques d’augmentation de ces charges futures sont probables”. C’est le moins que l’on puisse dire, comme on va le voir plus loin… Les nouveautés du rapport et que nous apprend cet entretien, enfin qu’il révèle au grand public, c’est le choix implicite du gouvernement et des exploitants de prolonger la durée de vie des centrales plutôt que de les remplacer, malgré les risques que cela implique ; et par ailleurs le fait que, soi-disant, “les tests montrent une faible sensibilité du coût global de production de l’électricité nucléaire à l’évolution, même importantes, (des) charges (liées au démantèlement et à la gestion du combustible usagé et des déchets)”. Ce qui sonne en contradiction totale avec les réponses données un peu plus tard dans l’entretien sur le fait qu’”il n’y a pas d’expériences de démantèlement d’un parc cohérent comme le parc français”, que “les chiffrages d’EDF sont au bas de la fourchette des comparaisons internationales (…)” et qu’il en de même pour les déchets, où “dans ce domaine, il n’y a aucune référence internationale possible”! Didier Migaud confirme l’augmentation de l’ordre de 10% du coût moyen de production du nucléaire dû à la nécessité   du doublement des investissements de maintenance d’EDF suite à Fukushima, enfin “10 à 15%” comme nous le verrons aussi plus loin… Il confirme enfin que le nucléaire reste une activité inassurable puisque même en passant les garanties de responsabilité civile de 92 à 700 millions d’euros, cette “somme reste très limitée en cas d’accident grave”.
Concernant les chiffres du rapport lui-même largement repris à travers tous les articles, on retiendra pour la tournée des milliards quelques différences selon les journaux, les premières données mentionnées provenant du Monde :
*188 milliards d’euros : c’est le calcul inédit des dépenses d’investissement initial et assimilées depuis 1945 avec une belle infographie détaillant ces coûts dans le Monde, dont 55 milliards d’euros de recherche, soit un milliard par an!
*49,50 euros/MWh : c’est le coût courant économique du parc nucléaire français en 2010 analysé par la Cour des comptes. “Un chiffre plus élevé que ceux qui circulaient jusqu’à présent” comme le révèlent les Echos. Il s’agit en effet de “plus de 10 euros de plus que le résultat des calculs de la commission Champsaur, l’an dernier (…)” précise le Figaro. Soit une petite augmentation de plus de 25% en un an eheheh! Un coût qui est censé prendre en compte tous les coûts passés, présents et futurs de la filière comme illustré dans une belle infographie du Figaro, qui présente toutefois “3 scénarios d’augmentation du coût” en fonction de l’évolution du coût des dépenses de maintenance, du démantèlement et des déchets, évoqués ci-dessous, comme si nous avions le choix entre les 3 alors que ces 3 scénarios vont bien entendu s’additionner à l’avenir et font encore l’objet de bien des “incertitudes” comme évoquées ci-dessous. Ce coût total pourrait donc bien passé rapidement à 57 euros/MWh et plus….
*70 à 90 euros/MWh : c’est le coût prévu de l’électricité produite par l’EPR, soit jusqu’à deux fois plus que les 45 euros prévus initialement! On admirera à ce sujet la constance de nos élites à se tromper systématiquement sur ce type d’évaluations depuis les débuts du nucléaire. Mais cela reste une bonne nouvelle puisque le rapport, avec ce chiffre, “enterre l’EPR” comme le dit Greenpeace dans le Monde, car il n’est d’ores et déjà déjà plus compétitif avec l’éolien terrestre.
*55 milliards d’euros : c’est le coût de maintenance et de prolongation des réacteurs entre 2011 et 2025, soit 3,7 milliards par an contre 1,5 milliard en 2008-2010, qui tient notamment compte des nouvelles exigences post-Fukushima imposées par l’ASN à EDF, alourdissant la facture de 5 milliards (3,3 milliards par an pour une facture de 10 milliards cités dans le Figaro). Ces investissements supplémentaires ne renchériraient que “de l’ordre de 10%” le coût du MWh cité plus haut. On retrouve ce chiffre de 10% partout dans tous les articles, sauf dans les Echos qui indiquent “entre 10% et 15% selon le mode d’évaluation retenu”. Les seuls à avoir en fait fait l’effort de citer la Cour des comptes elle-même
*18,4 milliards d’euros : c’est le coût estimé en 2010 du démantèlement de nos 19 centrales nucléaires soit 58 réacteurs. C’est un de ceux qui font l’objet d’”incertitudes”… un peu mon neveu quand on apprend dans cet article du Monde que la Grande-Bretagne prévoit elle 58 milliards d’euros pour démanteler ses 11 plus vieilles centrales ainsi que l’usine de retraitement de Sellafield, sans compter donc celui des 8 centrales plus modernes toujours en activité… et que ce coût est issu d’une révision à la hausse de 60% du programme depuis 2005! Comme dirait l’autre, on dirait qu’il y a une couille dans le pâté… Mais rassurons-nous en apprenant que même en cas de doublement du chiffre de 18 milliards d’euros, celui-ci n’entrainerait qu’une hausse de 5% des coûts de production… La couille dans le pâté est d’ailleurs reconnue par le gouvernement lui-même puisque NKM et Eric Besson se battent pour mettre en place des audits extérieurs indépendants pour analyser ces devis de démantèlement des exploitants comme le révèle cet autre article du Monde.
*36 milliards d’euros : c’est le nouveau coût du devis du projet de centre de stockage profond de Bure dans la Meuse, au lieu de 16,5 milliards évalués en 2005 (35 milliards cités dans Libération, 34 milliards au lieu de 13,5 milliards mentionnés dans les Echos, 33 milliards contre 15 pour le Figaro), soit une hausse de plus de 100% en 6 ans, pas mal! Mais comme indiqué dans cet article du Monde, “La Cour note que le coût final de cet enfouissement est appelé à évoluer “du fait des évolutions techniques et réglementaires au cours de son exploitation, qui durera au moins cent ans“”. Vu la nouvelle évaluation en si peu de temps, je vous laisse deviner dans quel sens cette évolution se fera… Mais même chose ici, pas de panique puisqu’”un doublement de la facture initiale entraînerait une hausse de 1% des coûts de production de l’électricité”, toujours selon le même article du Monde…
*91,5 millions d’euros : après tous les milliards mentionnés plus haut, revenons à la raison et finissons avec des millions car il s’agit là comme indiqué plus haut du montant actuel des garanties en responsabilité civile d’EDF en cas d’accident nucléaire, que le gouvernement doit prochainement porter à 700 millions d’euros conformément aux conventions européennes. Un chiffre à mettre en relation avec l’évaluation des coûts des dernières catastrophes : plusieurs centaines de milliards de dollars pour Tchernobyl et au moins plusieurs dizaines de milliards d’euros pour Fukushima. Le même article du Monde mentionné plus haut a donc quand même la décence de conclure que “(…) ces sommes sont dérisoires en cas d’accident grave. C’est l’Etat qui, selon la Cour, reste le “garant ultime“”.
Plusieurs acquis sont à noter de ce rapport : tout le monde s’accorde à dire que le prix de l’électricité va augmenter quelque soit le scénario et la stratégie énergétique retenue. Et tout le monde s’accorde également pour dire qu’il existe de fortes “incertitudes” sur le coût du démantèlement, des déchets et de la prolongation de la vie des centrales… C’est déjà ça! Mais ces chiffres donnent quand même lieu à différentes interprétations sur l’ampleur de cette augmentation de l’électricité et des “incertitudes” en question…
On retrouve ainsi d’un côté l’industrie nucléaire et nos élites nucléocrates, avec Eric Besson en porte-parole, qui se félicitent du coût de l’électricité de 50 euros/MWh en minimisant toutes ces incertitudes et en affirmant que ce prix reste compétitif face aux autres modes de production d’électricité,  et de l’autre les écologistes qui “peuvent crier victoire” comme l’indique les Echos, ce que ne manquent pas de faire les membres d’Europe-Ecologie-Les Verts à qui on a cette fois tendu le micro, avec pas mal de citations de Denis Baupin dans les Echos, une interview de Michèle Rivasi dans les Echos également, une de Yannick Jadot dans Libération et enfin, pour les ONG, celle de Sophia Majnoni de Greenpeace dans le Monde.
Impossible de ne pas citer in extenso la mauvaise foi d’Eric Besson dans le Figaro : “Pour Eric Besson, le ministre de l’industrie, “le rapport de la Cour des comptes n’aura pas d’incidence sur les prix de l’électricité puisqu’il confirme qu’il n’y a pas de coûts cachés dans le nucléaire“. “La faiblesse des coûts identifiée par la Cour explique pourquoi les Français bénéficient d’une électricité 40% moins chère que dans la moyenne des autres pays européens“”. Ou comment nier l’évidence même, exactement comme après le rapport de l’ASN il y a un mois. Pathétique!
On apprend un peu plus de choses intéressantes dans les entretiens des écolos : en prenant en compte le calendrier pour le démantèlement des anciennes centrales, cela fait monter le coût du démantèlement non pas de 15% mais au minimum de 37% ; le scénario post-Fukushima de l’ASN n’intègre pas la construction d’enceintes de confinement supplémentaires pour les piscines de stockage du combustible, l’amélioration de l’approvisionnement en eau pour le refroidissement des réacteurs, etc. et les coûts qui vont avec, et même les investissements prévus paraissent sous-évalués comme les salles de contrôle à distance sécurisées ; le rapport n’intègre ni le coût de Superphénix  – 12 milliards – ni les dépenses de recherche – 55 milliards – ce qui minimise encore les coûts ; la Cour des comptes n’a eu accès qu’aux devis établis par EDF, qui a pour habitude de minimiser les coûts, et n’a pas fait ses propres calculs et mesures ; selon les calculs de Greenpeace, le démantèlement du parc français ne va au final pas doubler mais quadrupler, ce qui équivaudrait en réalité à une augmentation de 20 % du prix du mégawattheure…
Yannick Jadot relève également la principale faiblesse du rapport de la Cour des comptes qui aurait réellement favoriser le débat public sur la stratégie énergétique de la France que la Cour appelle de ses voeux : une comparaison financière des scénarios “poursuite et renouvellement du parc” et “sortie progressive du nucléaire”, que seul Benjamin Dessus de l’association Global Chance a réalisé à ce jour à ma connaissance.
Pour en revenir sur le traitement médiatique et journalistique, on notera que seul le Monde s’est donné la peine d’aller enquêter à l’étranger sur un exemple concret de démantèlement, à la centrale de Berkerley, en Grande-Bretagne, un “modèle” du genre dont la facture devrait coûter environ 800 millions d’euros, presque deux fois et demi plus que l’estimation faite en 2005, sans compter le coût le plus important du retraitement du combustible nucléaire!!!  De même, aucun journal ne reprend l’exemple connu en France de la centrale de Brennilis, dont les coûts ont littéralement explosé, à plus de 450-500 millions d’euros pour cette petite centrale de 70MW et dont seule parle Sophia Majnoni de Greenpeace dans le Monde.
De même, tous les journalistes reprennent en cœur sans se renseigner le mythe de la “tête de série” du réacteur EPR qui couterait forcément plus cher que les suivants parce que c’est le premier, et ceci malgré la prudence clairement affichée de la Cour des comptes sur le sujet et le fait que, comme le dit Michèle Rivasi dans le Monde, “Le nucléaire est bien la seule technologie dont le coût augmente dans le temps”” soit bien documenté.
En revanche, le Monde est le seul à ne pas évoquer “la critique la plus sévère du rapport” d’après Libération : la disponibilité des “provisions” et “actifs dédiés” destinés à couvrir les futures dépenses “incertaines” de démantèlement et de gestion des déchets. Une préoccupation relevée également par le Figaro, qui précise que “le caractères suffisant ou non de ces provisions dépendra de la date à laquelle s’arrêteront les premières centrales”, quand les Echos révèlent quant à eux que le gouvernement a suggéré aux sages de la rue Cambon “de revoir (leurs) conclusions sur ce point”…
A la lecture de ces articles et de tous ces milliards, on a  quand même la furieuse impression d’une improvisation la plus totale, avec des marges d’erreur de plus de 100% un peu partout, des différences internationales ahurissantes, des rectifications énormes d’évaluations datant de quelques années voire quelques mois seulement sur des programmes devant durer des décennies voire jusqu’en 2125 pour la gestion des déchets!!! Bref, on est dans un autre monde, en plein délire, à la hauteur de toutes les (mauvaises) surprises qui nous attendent dans les décennies à venir et que nous aurons, nous les contribuables, à supporter pour réparer l’inconséquence et l’aveuglement de nos élites nucléocrates qui ne nous ont jamais demandé notre avis et qui continuent de jouer avec les milliards, avec NOS milliards, dans notre dos!
Pour corriger mon propos introductif, on notera qu’il y a quand même eu un éditorial sur le sujet et même une autre une sur le nucléaire cette semaine, du Figaro cette fois, vendredi dernier… mais sur l’exploit d’EDF face à la vague de froid! Avec un éditorial bourré d’erreurs factuelles et une pleine page d’explications réussissant l’exploit de ne pas mentionner l’absurdité du chauffage électrique qui explique ces tristes records de consommation…
Ce qui me ramène à un autre espoir mentionné dans ma dernière analyse du rapport de l’ASN, sur la prise de conscience des journalistes de la sobriété et de l’efficacité… espoir douché pour cette fois : seul Libération précise à un moment que la consommation d’électricité pourrait diminuer dans la décennie 2010-2020, et seul l’article du Monde sur la situation allemande rappelle en toute fin que “la sortie du nucléaire sera un échec si elle ne s’accompagne pas d’une politique visant à économiser l’énergie”.
Je laisserai la conclusion à Yannick Jadot dans Libération dont je partage l’analyse : “Après l’effondrement du mythe “zéro risque” avec Fukushima, l’effondrement du mythe de l’excellence technologique avec les problèmes rencontrés par l’EPR en Finlande et à Flamanville, l’effondrement du mythe social au regard des 400 000 emplois créés par les énergies renouvelables en Allemagne, on a là, en 400 pages, l’effondrement du mythe du nucléaire pas cher”, d’où la question suivante : “pendant combien de temps encore paierons-nous aussi cher un risque aussi grand?”.
Images : Site de Xavier Gorce
Yann Louvel
yann.louvel@gmail.com
06 88 90 78 68
Mon blog :
http://lecrestoisdechaine.wordpress.com/2012/02/05/traitement-mediatique-du-rapport-de-la-cour-des-comptes/

mercredi 12 octobre 2011

Sans lui , nous ne serions pas là....

Steve Jobs, un homme qui pensait différemment
(Photo : La page du site Apple.com rend hommage à Steve Jobs, dont le décès a été annoncé le 5 octobre 2011).
Think Different* était le slogan d'Apple. Steve Jobs, son co-fondateur, en a fait son leitmotiv. Végétarien et bouddhiste, il a essayé des thérapies alternatives pour guérir son cancer du pancréas, avant de passer par la chirurgie...
Steve Jobs, le co-fondateur de la célébrissime marque Apple, est décédé mercredi dernier à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer. En 2003, un scanner adnominal détecte chez lui une tumeur du pancréas. Alors que la chirurgie lui est conseillée, il décide de se tourner vers des thérapies moins conventionnelles. Peter Elkind, rédacteur en chef du mensuel américain Fortune, racontera que Steve Jobs suit un «régime spécial», sans en dévoiler davantage. Lorsque la tumeur se fait plus grosse, l’opération est inévitable, comme l’a révélé Steve Jobs lors de son discours à Stanford en 2005 (cf vidéo ci-dessous). «Votre temps est limité. Ne le perdez pas à vivre une vie qui n’est pas la vôtre», expliquait-il devant les jeunes diplômé de l’université.
A l’époque, il abordait la mort avec  une certaine légèreté: «A 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près cela: «Si vous vivez chaque jour comme le dernier, un jour, vous finirez par avoir raison » […] Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre de grandes décisions».
Un bouddhiste engagé pour la planète…
Conscient de l’importance de la vie, Steve Jobs était un croyant. Lors de ses années universitaires, il fait la rencontre de Dan Kottke qui l’initie à la philosophie bouddhiste et au yoga. Dan sera l’un des futurs cadres d’Apple. Mais c’est au printemps 75, âgé d’une vingtaine d’années, que la vie de Steve Jobs prendra son premier tournant. La californien quitte alors son Etat pour l’Oregon où il rejoint une communauté qui cultive des fruits bio, tels que… la pomme. Quelques mois plus tard, il fonde Apple avec Steve Wozniak et Ronald Wayne.
Une première référence à la Terre qui sera suivie par de nombreux efforts notamment pour améliorer l’image environnementale de la marque. Très vite, Apple élimine le PVC de ses packagings, mais aussi l’arsenic ou le mercure. Sur les emballages, l’inscription des émissions de CO2 produites, de la manufacture au transport devient quasi systématique. Et en 2008, dans cette même lignée, la coque du Macbook Air est composée d’aluminium recyclé dans un emballage plus allégé. De petites attentions qui n’empêchent pas la marque de pousser à la consommation, notamment en incitant ses clients à changer de téléphone plutôt qu’à le faire réparer.
Mais un amoureux des animaux avant tout
Steve Jobs aimait répéter «Stay foolish, stay hungry»**. Lui était un fou des animaux, prêt à refuser la commercialisation, via l’Apple Store, d’une application ayant pour but de frapper des phoques à l’aide de club de golf.
Montrant l’importance des animaux pour lui, il avait aussi prévu la reconnaissance faciale par le logiciel Iphoto des visages de chats aussi bien que ceux des humains.
La PETA et d’autres associations luttant pour les droits des animaux lui ont rendu hommage. «Si ses films et sa manière de vivre ont au moins inspiré une personne à devenir végétarienne, ce sont des centaines d’animaux qu’il a sauvé. Et pour cela, nous le remercions». En effet, en 1986, Steve Jobs, végétarien, rachète une entreprise de matériel informatique de haute gamme pour en faire un studio d’animation: Pixar.
Les films à succès de Pixar: Toy Story, 1001 pattes ou encore le monde de Nemo animent alors de nombreux animaux.
Dans le monde de Nemo, un requin végétarien rappelait: «Les poissons sont nos amis, pas notre nourriture». Peut-être un clin d’œil subtil pour le PDG du studio, connu pour son ambition démesurée et son grand sens du marketing.
APL
*Penser différemment
** Soyez insatiable, soyez fous

dimanche 14 août 2011

Rentrée de Radi Saint Ferréol ...place à la citoyenneté

RADIO SAINT FERRÉOL vous propose de soutenir la promotion de vos évènements/actions pour l’année 2011/2012 à partir du 12 septembre 2011 :
Radio Saint Ferréol de la Région de Crest s'engage à :
annoncer quotidiennement l'évènement dans son agenda spectacle ou infos locales.
réaliser un/des phoners permettant de présenter le projet, les participants et les infos essentielles.
mettre à disposition un temps d’antenne en direct, de 15 mn à une ½ heure, dans son magasine « Bouche à oreille » traitant de l'infos locales.
mettre à disposition un temps d’antenne d’une durée d’une ½ heure afin de réaliser une émission (Zoom) traitant de l'animation et des acteurs participants à l'évènement (enregistré et rediffuser 2 fois).
la réalisation d'une bande annonce diffusée 15 jours en amont.
la présentation visuel de votre événement sur notre site avec un lien vers le vôtre.
la valorisation de toute la matière réalisée en podcast sur notre site .
la mise à disposition des outils de communication à nos radios partenaires, réseau départementale des radio associatives sans publicité, le CDRLA (Radio BLV (Bourg les Valence), RCF et Méga (Valence), Radio M (Montélimar), Rdwa (Diois).
En contre partie de quoi vous vous engagé à :
assurer la radio de la participation d'un interlocuteur référent.
faire apparaitre le logo de RSF sur le lieu de l'évènement (banderole), sur chaque parution liée à celui ci (tract, affiche, programme ou quelques autres moyens que ce soient, que RSF est partenaire de cette démarche) et site internet + lien vers le www.radiosaintfe.com).
mettre à disposition flyers, grille des programmes et affiches de la Radio.
fournir suffisamment à l’avance les CDs de démo ainsi que les plaquettes de présentation et le contact des artistes à promouvoir, à Radio Saint Ferréol.
offrir aux auditeurs 2 places pour chaque soirée ou évènement, que la radio fera gagner à l’antenne.
Soutenir Radio Saint Ferréol.
Radio St Férréol, radio associative assure depuis de nombreuses années un service d’informations radiophoniques pour les habitants de Drôme et d'Ardèche. Elle soutient le développement culturel du territoire au mieux en tissant des partenariats privilégiés au sujet de vos projet 2011/2112.
Radio Saint Ferréol
Vous captez Radio Saint Ferréol chez vous via les ondes Hertziennes ?
(Merci de nous dire où vous habitez par email à communication@radiosaintfe.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
cela nous serait d'une grande aide pour établir une carte de diffusion  (voir ici) au plus proche de la réalité !
Vous avez jusqu' à fin septembre pour soumettre vos propositions  d'émissions  pour l'année à venir ! Si vous aussi vous souhaitez devenir un animateur de radio. Si vous avez  un projet d'émission, une envie qui vous trotte dans la tête n'hésitez pas à  franchir le pas en nous contactant :
Par téléphone : 04 75 40 62 49
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et si ça ne marche pas demandez-le simplement par Courriel :
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Radio Saint Ferréol
Catherine Wloszczowski (responsable des programmes)
Jordane Soubeyrand (Chargée de communication)
 Eric Relier (Responsable pédagogique) 
Julien Marty (Responsable administratif) 
Maison des associations - place charles de Gaulle
26400 Crest
Courriel : antenne@radiosaintfe.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Tel : 04 75 40 62 49
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Nota : RSF est une radio associative locale basée à Crest, ville de 8000 âmes, qui émet depuis 1984. Elle emploie quatre salariés, Catherine, Eric, Julien et Jordane. Elle a pour but de favoriser toutes les paroles en tendant le micro aux gens du coin et à ceux qu'on entend moins.
Elle poursuit un objectif d'éducation populaire en motivant le plus grand nombre à s’approprier l’outil radio en réalisant des émissions. A l’heure actuelle, x ateliers radio sont suivis chaque année et x émissions régulières sont réalisées par des bénévoles, sur toutes sortes de sujets (musique, littérature, informatique, militantisme..). La qualité technique n’est pas un but en soi : chaque animateur bénévole est encouragé à travailler le son de ses émissions mais les imperfections techniques ne sont pas rédhibitoires. L’important, c’est que la parole s’exprime.
Le bénévolat à RSF peut aussi s’exprimer différemment : coups de mains techniques, administratifs, logistiques, participation aux Assemblées Générales (ouvertes à tous les adhérents de l’association) ou au Conseil d’Administration.
Libérer la parole, éveiller la curiosité, relayer les évènements locaux : Radio St Ferréol est aussi un média citoyen ouvert sur le monde. Ses programmes sont ouverts aux thématiques politiques, internationales et aux initiatives de lutte contre la discrimination. Les flashs d’informations internationales sont ceux de RFI (Radio France Internationale). Nous travaillons en réseau avec d’autres radios associatives, en priorité celles de la région : Radio Méga à Valence, Radio M à Montélimar, Radio BLV à Bourg-lès-Valence. Ce partenariat s’exprime sous la forme d’échanges d’émissions et de rencontres.
Depuis plus de vingt ans, notre émetteur arrose une cinquantaine de communes en Drôme Ardèche, soit 50 000 auditeurs potentiels habitant en ville et en zone rurale.
D'après une étude réalisée par des élèves de l'I.U.T de Valence en 2002, sur un échantillon de 100 personnes (60 à Crest et 40 dans le Val de Drôme) : 82 connaissent le nom de notre radio, 36 l'écoutent régulièrement, dont 4 tous les jours.

dimanche 24 juillet 2011

L' information change ...la liberté d' expression aussi....

Anonymous : derrière le masque, des hackers révolutionnaires
Ils n'ont que trois ans et ils font peur aux plus grandes puissances, des Etats-Unis à l'Iran en passant par le Royaume-Uni, mais aussi aux firmes multinationales. Qui sont les hackers de « Anonymous », ces pirates informatiques experts dans l'art de mettre hors-service un site web ?
Au fil des cyber-attaques, ce mouvement aux contours flous, énième progéniture de la culture web, entend bien faire passer un message : la défense de la liberté d'expression par tous les moyens, même illégaux.
En défendant les fuites de documents confidentiels de WikiLeaks, ou en s'en prenant tant aux gouvernements tunisien et égyptien pendant les révolutions dans ces pays qu'à Hadopi en France, les « Anons » s'imposent dans le débat public. Mais leur défi des lois leur vaut d'être surveillé et traqués par les polices du monde entier.
Les « plus beaux coups » des Anonymous
La scientologie
En 2008, les Anonymous apparaissent aux yeux d'un – relatif – grand public en faisant une déclaration de guerre tout aussi solennelle qu'ambitieuse à la scientologie. « C'est probablement ce qui a popularisé les Anonymous », selon Guillaume Champeau, rédacteur en chef du journal en ligne Numerama.com, interrogé sur le plateau d'Arrêt Sur Images. (Voir la vidéo de la déclaration de guerre)
Wikileaks (opération Riposte)
Mais c'est en soutenant WikiLeaks que les Anonymous sont vraiment devenus des poils-à-gratter du Web de premier rang. Alors que les fuites des documents confidentiels avaient semé la zizanie dans les relations internationales, les entreprises proches de WikiLeaks (Paypal, MasterCard et Visa) ont dû couper les ponts avec le site web dirigé par Julian Assange. Privé de ressources financières au faîte de sa gloire, le site WikiLeaks a alors reçu l'aide des Anonymous, décidés à venger ces autres partisans de la liberté totale de l'information.
Entre-temps, les pirates d'Anonymous avaient croisé le fer avec les ayants droits des studios hollywoodiens, au nom du droit au partage de fichiers. Une parfaite illustration de la guerre entre les internautes et l'industrie du cinéma ou de de la chanson, sous le nom de code opération Payback.
Le printemps arabe
Les révolutions arabes ont permis aux hackers de jouer un rôle tout aussi politique, mais plus consensuel. En soutien aux révolutionnaires, les pirates ont lancé des attaques contre les serveurs gouvernementaux en Tunisie puis en Egypte.
Les Anonymous s'intéressent-ils à la France ?
Un compte Twitter se présentant comme Anonymous France existe, et plusieurs discussions sur Internet d'« hacktivistes » français ont été découvertes.
Mais le seul fait d'arme majeur dans l'Hexagone des pirates Anonymous est la menace d'exclure d'Internet Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP, plaisanterie qui n'avait été en réalité qu'une promotion médiatique pour le mouvement, et sa lutte contre la secte scientologue. Juste un « LOL » donc. Sauf pour Frédéric Lefebvre.
Pourquoi ce masque ?
Le seul « visage public » des Anonymous est ce masque, qui est initialement celui qui cache le visage de V, le héros de la bande dessinée « V pour Vendetta ». Le film du même nom (2006) a encore popularisé ce masque rieur.
Ce personnage, très cultivé et anarchiste, cherche à libérer son peuple de l'oppresion d'un gouvernement autoritaire, en éveillant les citoyens, mais aussi sans hésiter à user de la violence. (Voir un extrait du film « V pour Vendetta »)
Mais la référence à ce masque semble tenir davantage du vague clin d'œil que de la profession de foi politique.
Peut-on rattacher les Anonymous à une idéologie ?
Nihilistes, anarchistes, les Anonymous ? Leur discours glorifie la liberté d'expression, conspue l'autoritarisme, refuse les compromis. Le ton de leurs communiqués est comme posé et exalté à la fois :
« Anonymous a fait son choix. Nous prendrons parti. Nous apporterons notre aide aux personnes qui luttent pour la liberté d'expression, de rassemblement, et de communication – les droits civiques essentiels pour les peuples afin de construire leurs propres futurs.
Nous ne pardonnons pas.
Nous n'oublions pas.
Redoutez-nous. »
Les Anonymous seraient-ils de romantiques révolutionnaires épris de liberté, des guévaristes du Web 2.0 ? Un sympathisant français de ce mouvement, qui requiert évidemment l'anonymat, a un tout autre avis :
« Je trouve que ce genre de mouvement, qui utilise beaucoup le LOL et la rhétorique d'un langage absurde et violent, ressemble beaucoup au mouvement dadaïste de l'entre-deux guerres. »
Le LOL, tout un programme ? La déclaration de guerre à la scientologie se fait au nom de [leur] amusement, tandis que les plantages de sites web sont considérés par ces « hacktivistes » comme des sit-in numériques, l'équivalent virtuel d'une simple manifestation. Une blague ou un coup de gueule sans conséquence.
Un communiqué des Anonymous est d'ailleurs venu expliquer que le vol de coordonnées bancaires, que Sony leur avait reproché, ne rentrait pas dans leurs pratiques. Les Anonymous cultivent l'image de pirates s'attaquant au FMI en soutien à la Grèce, aux multinationales, comme dernièrement Apple, plutôt qu'aux particuliers.
Les Anonymous ont-ils un chef ?
La question n'est pas tranchée : généralement, plus on est partisan des Anonymous, plus on répond par la négative. A contrario, les adversaires de cette rhétorique d'« agit-prop' » soulignent la présence probable sinon d'un chef, du moins de leaders influents.
De fait, ils n'ont pas besoin de chef pour mener leurs attaques.
Beaucoup pensent donc qu'Anonymous est plus un état d'esprit et une façon de procéder qu'une structure avec une liste de membres et une division du travail en interne.
Comment agissent-ils ?
Pour qu'un site de leur choix tombe hors service, il « suffit » que beaucoup de personnes s'y connectent en même temps. Pour faciliter ce genre de coordination, les Anonymous utilisent un logiciel, appelé Loic, qui peut amplifier leurs requêtes sur le Web. Saturé par cet excès de transfert de données, le site plante. Seulement 3 000 personnes ainsi équipées auraient suffi pour l'opération Riposte contre PayPal, MasterCard et Visa.
Le plus dur est simplement de se concerter, ce qu'ils parviennent à faire quelque fois sur des sites de partage d'images comme 4chan, ou sur des protocoles IRC, messageries instantanées familières chez les geeks.
Quelles critiques reçoivent-ils ?
On leur reproche souvent l'utilisation de jeunes sans compétence et vulnérables. On les appelle des « skiddies ». Ce sont des jeunes, curieux de bidouiller sur leur ordinateur, qui se laissent convaincre que devenir pirate est facile. Ils reçoivent une notice toute prête, et partent à l'assaut de tel ou tel site… Mais ils sont souvent facilement repérables, faute de savoir masquer leur connexion.
C'est ainsi que la presse a pu faire sensation avec la découverte (par le FBI) en Auvergne d'un « cerveau des Anonymous » de 15 ans seulement.
Photo : des Anonymous lors d'une manifestation contre la scientologie, le 16 janvier 2010 en Floride (Anonymous9000/Flickr/CC).
Antony Drugeon

vendredi 20 mai 2011

Informer est récompenser ...


Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, récompensé par un prix prestigieux
Australie : Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a reçu mercredi l’une des plus prestigieuses distinctions australiennes en matière de défense des droits de l’Homme. La Sydney Peace Foundation Foundation lui a décerné sa médaille d’or.
(Photo : © KEYSTONE | La fondation salue son "courage exceptionnel dans la défense des droits de l’Homme").
Le fondateur de WikiLeaks, l’Australien Julian Assange, s’est vu décerner mercredi l’une des plus prestigieuses distinctions australiennes en matière de défense des droits de l’Homme.
La Sydney Peace Foundation Foundation lui a décerné sa médaille d’or pour honorer son "courage exceptionnel dans la défense des droits de l’Homme".
Si ce prix de la paix est décerné chaque année depuis 14 ans, la médaille d’or n’a été attribuée qu’à trois autres personnes, le dalaï lama, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela et le Japonais Daisaku Ikeda, de l’association bouddhiste Soka Gakkai.
La fondation a rendu hommage à M. Assange pour sa détermination à obtenir plus de transparence de la part des gouvernements en remettant en cause des "siècles de pratiques du secret".
En diffusant des milliers de câbles diplomatiques où les diplomates américains exposaient sans détour leurs analyses sur l’actualité internationale, WikiLeaks a suscité de multiples réactions d’exaspération et de colère dans le monde, mais aussi provoqué la gêne profonde des autorités américaines.
Wikileaks a également diffusé des milliers de documents relatifs aux guerres en Irak et en Afghanistan.
Julian Assange, 39 ans, est actuellement assigné à résidence en Grande-Bretagne pour une affaire de violences sexuelles qui auraient été commises en Suède, en août 2010. Il a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
Ses partisans estiment qu’il est en fait victime d’un complot après la divulgation de milliers de documents par WikiLeaks.
APIS

mardi 10 mai 2011

Marignac en Diois 26150 : L' accès pour tous au Très Haut Débit Informatique est un droit...


REPUBLIQUE FRANCAISE
Commune de Marignac en Diois
Depuis l'année 2010, la Vallée de la Drôme a investit sous l'impulsion de 2 départements la Drôme et l'Ardèche dans un réseau numérique conséquent permettant aux communes et citées traversées par ce formidable outil, de bénéficier des avantages de la fibre optique.   Cette politique volontariste n'a pu se réaliser qu'avec l'appui d'une structure publique ADN : Ardèche Drôme Numérique.  
- Faire parvenir à la vitesse de la lumière des informations, des images, des conversations téléphoniques, le réseau cuivre le faisait déjà. Par contre les problèmes venaient de la masse grandissante de données à traiter, des distances, de la vétusté de nombreuses lignes dues à l'opérateur historique, mû en société privée, ne sentant plus obligé d'investir et remplissant ses missions à minima. Par ailleurs, la montée en puissance des serveurs des opérateurs et fournisseurs d'accès (FAI), oblige à suivre les progrès considérables si l'on veut obtenir une qualité d'information digne de ce nom. D'où l'importance d'un support capable de supporter ces masses d'informations qui permettent de discuter en réseaux sociaux, faire des achats, chercher de la documentation pour la scolarité, envoyer des pièces jointes volumineuses, des actes administratifs importants.  
- Internet, représente aujourd'hui l'électricité pour nos grands parents hier. Toutefois vu les services grandissant qu'il apporte dans le domaine du travail ou des loisirs pour les générations très jeunes, il apparaît injuste qu'une partie des territoires ne puissent en bénéficier aussi. À l'heure où de nombreuses communes, modifient leur plan d'occupation des sols en PLU, les espaces des territoires sont amenés à changer. Ils peuvent s'ouvrir à des entreprises artisanales ou des professions libérales ou médicales  ayant besoin de moyens de communication performants pour chercher des marchés, ou plus simplement exercer leur activité au sein d'espaces ruraux ouverts à la modernité.  
- La fibre optique est un outil pérenne d'un coût faible (2 euros le mètre linéaire), doté d'une grande souplesse d’installation. De surcroît des aides de l'État  sont possibles dans l'enveloppe du Grand Emprunt. Également, le soutient de la région et du CLD pour des études techniques permettant de mailler  ces territoires apparaissent indispensable.  
- Pour vivre et travailler en pays Diois librement, i l serait dommageable que ces territoires ruraux restent sur le bas coté du développement économique.
Notre commune, Marignac en Diois, demande au CLD de bien vouloir prendre en compte ces doléances.  
Pour le Conseil Municipal  
Robert Ponson  1er adjoint
Bernard Sellier, conseiller municipal