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lundi 11 novembre 2013

Les esclaves manifestent pour les droits de leurs maîtres...( 3/4 )



«A Quimper, les esclaves manifestent pour les droits de leurs maîtres»
Je suis Breton et j’en ai assez des Bonnets rouges !
Derrière les Bonnets rouges, il y a "ceux qui ont apporté à la Bretagne la pollution de l’eau, les troubles musculo-squelettiques et maintenant la fermeture d’usines agroalimentaires, malgré des aides publiques massives."
Je suis bBreton et fier de l’être. Samedi 2 novembre, j’étais à Carhaix, pas à Quimper. Pourtant, parait-il, l’avenir de la Bretagne, se jouait dans la capitale de la Cornouaille. Ce grand bal pour l’emploi était organisé par les pollueurs de nos rivières et de notre littoral, et par les exploiteurs de la force de travail bretonne. Avec un tel passif, qu’est-ce qui les autorisait à défendre notre région qu’ils ont tant abimée ? On pouvait encore penser hier que c’était le prix à payer pour une économie florissante. Forts alors de ce seul actif, ces acteurs de premier plan donnaient l’illusion d’une certaine compétence, les autorisant à un grand rassemblement pour l’emploi. Mais devant l’effondrement de l’économie bretonne dont ils sont les seuls responsables, quelle légitimité ont-ils encore à parler d’économie et d’emplois ?
Il leur aura suffi de casser quelques portiques d’éco-taxe pour redorer leur blason et trouver le coupable idéal. Comme les garnements dans la cour de récréation, pris la main dans le sac, ils disent alors : c’est pas nous, c’est les autres. Et les autres, ce sont toujours ceux qui sont loin : Paris, la République, l’Europe, la mondialisation, tout ce qui mettrait des freins à l’économie. Se dessine alors le cadre idéal : les autres sont les méchants responsables de tous nos malheurs. Faisons bloc entre nous Bretons contre eux. Et il faudrait croire à cette fable battue et rebattue qui a conduit à tant de tragédies ?
Je suis Breton et fier de l’être, et me voilà invité par ceux qui ont apporté à la Bretagne la pollution de l’eau, les troubles musculo-squelettiques et maintenant la fermeture d’usines agroalimentaires, malgré des aides publiques massives. Me voilà invité à Quimper par tous ceux qui ont perdu la Bretagne depuis quarante ans et qui n’ont comme avenir à lui proposer que de continuer à la gérer comme avant pour la perdre demain encore et toujours ! Me voilà invité à Quimper par des décideurs publics et privés incompétents et cyniques qui cachent mal sous leur bonnet rouge les oreilles de leur bonnet d’âne !
Quant aux salariés de l’agroalimentaire, on est triste pour eux, tant leur désarroi les égare. Les voilà mariés, bras dessous bras dessous, avec ceux qui ont cassé leur corps pour trois francs six sous et qui leur promettent pour avenir de continuer à le faire pour encore moins cher ! Inutile de se voiler la face. Samedi à Quimper, ce n’était pas un bal de mariage, seulement et tristement le bal des cocus...
C’est parce que je suis Breton et fier de l’être que je n’en peux plus de cette Bretagne qui souffre et surtout de tous ceux qui la font souffrir ! Je n’en plus de tous ces bateleurs d’une bretonitude rabâchée et racoleuse qui s’en servent pour mieux asservir les corps et les esprits ! Etre Breton, c’est autre chose que d’être supporter d’un club de foot et d’applaudir les vedettes payées à prix d’or ! Etre Breton, c’est respecter la dignité des femmes et des hommes. Etre Breton, c’est respecter l’environnement dans lequel ils vivent et qui les fait vivre ! Etre Breton, c’est avoir l’humanité comme maison, et la Bretagne comme berceau. C’est parce que je suis Breton et fier de l’être que je veux que tous les enfants de cette terre aient un avenir différent de celui qu’ont connu beaucoup de leur parent. Et pour cela, qu’on ne me demande pas de faire confiance à ceux qui portent depuis quarante ans ce modèle économique et humain qui a tant failli en Bretagne. Il faut en changer et ce changement se fera sans eux.
C’est pour cela que j’étais à Carhaix. Samedi, c’est là que je me suis senti Breton, avec toutes les organisations syndicales et politiques qui pensent un autre avenir pour notre région. Dans la capitale du Poher, loin de tous les démagogues nationalistes qui agitent le gwen a du et le bonnet rouge pour mieux masquer qu’ils sont les auteurs de la crise sociale, environnementale, économique et politique, loin des fossoyeurs de la Bretagne, il faisait bon être Breton.
Yves-Marie Le Lay
La grogne de quelques Bretons contre l'écotaxe est montée d'un cran lors d'une manifestation à la violence sans précédent, samedi dans le Finistère, et les opposants à… (Ils ne savent pas exactement, à oui la taxe…) s’étaient donné rendez-vous samedi à Quimper. Un flope de 9000 personnes enrôlées par le Medef, la FDSEA et les voyous de « Contre le Mariage pour tous » jamais remis de leur défaite sociétale.  
Ecotaxe : Nicolas Hulot «un gâchis incroyable» et «un manque de vision absolu»
Pour l'écologiste, la mesure a été mal expliquée...
Nicolas Hulot a estimé jeudi qu'il y avait eu «un gâchis incroyable autour de l'écotaxe», une mesure issue du Grenelle de l'environnement, votée en 2009 et reprise à son compte par l'actuel gouvernement avant de la suspendre. «Il y a eu un gâchis incroyable autour de l'écotaxe, un gâchis qui s'inscrit dans un manque de vision absolu», a estimé Nicolas Hulot lors d'une conférence de presse de plusieurs ONG sur les négociations sur le climat, avant le rendez-vous annuel des Etats, à Varsovie (11-22 novembre).
«Qui a expliqué que l'écotaxe en Bretagne pouvait avoir comme finalité de relocaliser une partie de l'économie? (...) Qui a inscrit cela dans le cadre de la lutte contre le changement climatique?», a  demandé le président de la Fondation qui porte son nom. «Les mêmes qui ont défendu l'écotaxe à l'époque, au mieux ne l'ont pas soutenu, au pire l'ont critiqué», a-t-il déploré. «C'est un gâchis car cela avait fait l'objet d'un consensus, fruit du Grenelle, avec une concertation intelligente entre les différents partenaires, le Medef, les syndicats, les ONG, les collectivités territoriales», a-t-il rappelé.
«Il n'y a eu aucune pédagogie»
«Comme il n'y a eu aucune pédagogie, ça a été affiché comme un impôt de plus, sans vision sur la vertu de tout cela», a estimé l'envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. «C'est donc un gâchis d'intelligence collective et aussi car cela coûte 800 millions d'euros à la collectivité», a-t-il ajouté. Interrogé sur la devenir de ce prélèvement, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2014 après avoir déjà été reporté à plusieurs reprises, Nicolas Hulot a jugé qu'il était «urgent de remettre les choses à plat et de revenir avec une réforme en profondeur».
«Il faut revenir non pas par une taxe, mais avec une visibilité sur à quoi pourrait ressembler la fiscalité demain: plutôt que de taxer le travail, taxer les revenus non issus du travail, taxer les prélèvements énergétiques et de ressources naturelles, taxer la pollution, chacun peut comprendre cela», a-t-il avancé. «Il faut une réforme fiscale beaucoup plus en profondeur, non pas vers une fiscalité environnementale additionnelle mais qui vient se substituer graduellement à l'existante», a-t-il expliqué.
Différents points de vue.
Manifestations en Bretagne : «A Quimper, les esclaves manifestent pour les droits de leurs maîtres»
Le député européen du Front de Gauche appelle à manifester à Carhaix...
Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, a déclaré ce samedi «qu'à Quimper, les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres», appelant pour sa part les salariés bretons à «manifester à Carhaix avec leurs syndicats».
Une manifestation pour que l’état aide un système agricole, routier et industriel obsolète  a regroupée 9000 personnes ce samedi à Quimper à l'appel de plusieurs organisations agricoles réactionnaires et patronales, et des groupuscules d’extrême droite et autonomistes.
Et une à Carhaix à l'appel de la CGT, Solidaires et FSU.
«Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses», écrit Jean-Luc Mélenchon.
«Ne pas se tromper de colère»
«A Quimper manifestent ceux qui veulent que continue la souillure de notre belle Bretagne par les nitrates de l'agriculture productiviste. A Quimper manifestent ceux qui veulent les salaires de misère pour les agriculteurs et le règne de la grande distribution. A Quimper les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres», juge le député européen.
«Les salariés des départements bretons ne doivent pas se tromper de colère! Ils ne doivent pas aller baiser la main qui les frappe. Ils doivent manifester à Carhaix avec leurs syndicats de salariés et leur classe, leur camp, leur famille. S'ils aiment les symboles historiques, les Bretons qui réfléchissent préfèreront se souvenir de leurs ancêtres qui déclenchèrent la grande révolution de 1789 contre les privilèges des riches et créèrent le club des jacobins plutôt que de marcher derrière les saigneurs de leur époque!», conclut-il.
Ayrault appelle l'UMP à la «dignité» et au «courage» d'assumer l'écotaxe.
Il a appelé à l'Assemblée nationale l'UMP, à l'origine de l'écotaxe, à faire preuve de «courage et de dignité»en assumant la mesure, suspendue mardi pour stopper la crise bretonne. Il a reproché aux députés de l'opposition d'avoir eu «la mémoire courte» en demandant la suspension de l'écotaxe qu'ils avaient créée lors du précédent quinquennat.
François Hollande a estimé à Bratislava que l'écotaxe est «un bon principe»
Le président a précisé qu'il fallait «du temps» pour sa mise en oeuvre, après l'annonce de la suspension par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Tout est affaire de mise en oeuvre, ça prend du temps et ça doit prendre du temps parce que ça doit respecter un certain nombre de conditions, et c'est ce qui est, en ce moment, en discussion en France».
Le report de l'écotaxe hérisse les ONG
«Lamentable» pour France Nature Environnement
, «minable» pour José Bové: la suspension mardi de l'écotaxe poids lourds est très mal passée chez les ONG et certains écologistes mais ne remet pas en cause la participation d'Europe Ecologie-Les Verts au gouvernement, ont assuré des élus.
 «L'ajournement ne va résoudre en rien les problèmes» de la Bretagne, selon Durand
Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, a estimé mardi que la suspension de l'écotaxe ne «résoudrait» en rien la crise en Bretagne. «Une chose est certaine: l'ajournement ne va résoudre en rien les problèmes que rencontre la Bretagne, il y a une instrumentalisation», a déclaré à l'AFP Pascal Durand à l'issue d'un déjeuner avec Jean-Marc Ayrault et des membres de la majorité. La suspension de l'écotaxe sur l'ensemble du territoire, «ça ne va en rien servir l'intérêt général, ni l'intérêt de la Bretagne», a-t-il martelé. Il a dénoncé une «instrumentalisation» de cette question de l'écotaxe, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014 et n'est selon lui qu'«un élément accessoire d'une crise réelle». Le co-président du groupe EELV à l'Assemblée, François de Rugy, a, lui, dit attendre «concrètement le calendrier et la méthode pour les aménagements» de cette écotaxe.
José Bové juge «minable» la suspension sine die de l'écotaxe poids lourds
«Cette suspension sine die, c'est juste minable, c'est une reculade vraiment invraisemblable face à un lobby agro-industriel mené par le président de la FNSEA, Xavier Beulin, et le Medef pour casser une logique économique qui aurait été la relocalisation», a-t-il déclaré, joint au téléphone par l'AFP.
Mamère se dit «accablé» et interpelle les ministres écologistes
Le député écologiste indépendant Noël Mamère s'est dit mardi "accablé" par la décision d'ajourner l'écotaxe, y voyant «le peu de considération de l'exécutif pour la transition écologique», et a invité les écologistes à s'interroger sur leur présence au gouvernement.
«Bal des faux-culs» critique Corinne Lepage
Ecotaxe suspendue. C'est le bal des faux culs de la part de ceux qui l'ont votée sans l'appliquer et qui ont signé un contrat très curieux
L'écotaxe est «une bonne mesure» assure toujours l'UMP Bussereau
Le député UMP Dominique Bussereau a estimé que l'écotaxe restait «une bonne mesure». «A l'UMP la tendance est de demander un moratoire. Je considère que ça reste une bonne mesure, que nous avions voulue pour le report modal et pour financer les infrastructures» a déclaré l'ancien secrétaire d'État aux transports dans les couloirs de l'Assemblée nationale, en reconnaissant être minoritaire au sein de son parti. «Je souhaite que le gouvernement ne vide pas complètement de son sens cette mesure que nous avions instaurée dans le cadre du Grenelle de l'environnement», a-t-il ajouté.
Lepaon (CGT): Les patrons bretons «essaient d'utiliser une colère sociale»
Le numéro un de la CGT a estimé mardi que les patrons bretons essayaient «d'utiliser une colère sociale pour leur permettre de ne pas payer une taxe qui permet de mieux vivre ensemble».
Ecotaxe: Les manifestations ne «représentent qu'une minorité», selon Bové
Pour l'eurodéputé, les manifestations qui secouent la Bretagne sont «très orientées»...Pour José Bové, interrogé ce lundi sur les manifestations bretonnes contre l'écotaxe qui ont eu lieu ce week end, «ces manifestations sont très orientées», et «ne représentent qu'une minorité dans le Finistère».
L'eurodéputé EELV a estimé sur France Info que «la Bretagne a bénéficié depuis les années 70 de privilèges très importants pour développer un modèle agro-alimentaire hors sol d'exportation qui aujourd'hui a atteint ses limites» et qu'«on essaie de détourner la crise sur la question de l'écotaxe». José Bové a également désigné certaines organisations comme étant «à la manoeuvre»: des responsables politiques, le Medef, la FNSEA, «les responsables de ceux qui ont poussé ce modèle agro-alimentaire dans le mur», selon lui.
MCD

jeudi 3 octobre 2013

Région Rhone-Alpes : combattre les inégalités...



INVITATION - 
Jean-Jack QUEYRANNE, Président du Conseil Régional,
Farida BOUDAOUD, Vice-présidente en charge de la Culture et de la Lutte contre les discriminations sont heureux de vous inviter à la
Journée régionale
« Mieux comprendre les outils européens pour combattre les inégalités »
Mercredi 6 novembre 2013 de 9h à 18h.
Hôtel de Région
Salle des délibérations
1 esplanade François Mitterrand- 69002 Lyon
Avec la participation de :
M. Djaiz Samir, Secrétaire Général de la Plate-forme Migrants et Citoyenneté,
Mme Houtman Anne, Chef de la délégation Commission Européenne à Paris, 
M. Kjeruma Morten, Directeur Général de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union Européenne,
Mme Nguyen Muriel, Directrice de l’accueil de l’intégration et de la Citoyenneté au Secrétariat Général à l’immigration et à l’intégration en charge du Fonds d’Intégration Européen,
M. Privot Mickael, Directeur Général du Réseau Européen de lutte contre les Discriminations,
M. Doukoure Thidiane, Chef de la Délégation des Fonds Structurels,
M. Leguen Jean-Marc, Directeur de la Maison Jean Monnet,
M. Doudou Diene, Ancien Rapporteur des Nations Unis sur le Racisme,

samedi 28 mai 2011

Assemblée plénière du Conseil Régional Rhône-Alpes

Création d'un pass-contraception et d'un conseil consultatif de la laïcité
Assemblée plénière du Conseil de la Région  Rhône-Alpes
- Les 156 élus du conseil régional ont adopté jeudi 26 mai le pass-contraception qui créditera à la rentrée scolaire prochaine la carte M'ra des lycéens et apprentis de la région. Un moyen de les aider à accéder à une information et à des moyens de contraception. Le compte administratif 2010 a également été adopté. Enfin, vendredi matin, les élus ont voté la création d'un conseil régional consultatif de la laïcité. 
VENDREDI 27 MAI 
12h40 : Le voeu déposé par le groupe Europe écologie - les Verts, relatif au soutien à l'initiative "Un bateau français pour Gaza" à Lyon est adopté sous un tonnerre d'applaudissements.
Votes pour : FDG, EELV, PSEA, FN
Abstentions : UDC et Yann Crombecque (PSEA)
11h35 : Alexandra Cusey (EEV) demande à ce que la Région apporte son soutien à l'initiative engagée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens : "Un bateau français pour Gaza". Le voeu prévoit que la région engage des actions de partenariats avec les territoires palestiniens : jumelages, coopérations, délégations, échanges, etc. Le groupe aimerait notamment que la Région demande à ce que "le Gouvernement français facilite cette action et agisse pour la levée du blocus de Gaza". Et que " les collectivités territoriales rhônalpines s'engagent dans des actions de partenariat avec Gaza et plus largement les territoires palestiniens".
10h40 : Adoption du conseil régional consultatif de la laïcité 
Votes pour : EEV, PRG, FDG, PSEA
Votes contre : FN et UDC
10h30: Philippe Meirieu (EELV) : "la laïcité est au centre du pacte républicain"
"Notre groupe votera cette proposition car nous pensons que la laïcité est au centre du pacte républicain. Oui, M. le Président, un conseil de la laïcité. Mais pas pour protéger une France frileuse mais pour promouvoir une France généreuse".
10h15 : Bruno Gollnisch (FN) : "Le problème c'est de savoir si Yannick Noah a la France comme pays préféré, notamment au niveau fiscal"
"M. Braillard interprète selon ses fantasmes les propos de mon collègue. Dire qu'en France il y a un péril pour notre identité, ça oui ! Mais nous ne sommes pas les seuls à le penser. Le problème c'est de savoir si Yannick Noah a la France comme pays préféré, notamment au niveau fiscal". 
10h10 : Thierry Braillard (PRG) : "Noah, Zidane, Roselmack, … C'est parce que nous voulons conserver cette France là que nous voulons ce conseil"
"Je vais répondre au FN. Depuis des années, ce parti nous propose le spectacle d'un pays frileux. Non, la France ne ressemble pas au portrait que vous venez de nous dessiner. Les personnalités préférées des Français : Noah, Zidane, Roselmack, … C'est parce que nous voulons conserver cette France là que nous voulons ce conseil". 
10h05 : Fabienne Lévy (UDC) "Justifier la création d'un conseil par les réponses de Nicolas Sarkozy est injustifié"
"Merci d'avoir mis ce sujet à l'ordre du jour. Cela permet de lever un certain nombre de voiles. Je rend hommage aux radicaux qui se sont engagés dans la batailles des idées au siècle dernier. Cet héritage est précieux. Nous devons le faire vivre. Mais sans vous vexer, justifier la création d'un conseil par les réponses de Nicolas Sarkozy est injustifié. Pourquoi ne pas créer simplement des lieux de discussion sur le sujet. A l'inverse de vous, radicaux de gauche, je ne crois pas qu'un conseil changera l'adhésion à cette valeur. On le voit bien à travers l'intervention basique du FN. Nous n'avons pas le pouvoir de veille et de sanction. La laïcité ne saurait s'accommoder de l'existence de corps intermédiaires proposant une vision locale de la laïcité. Et dans ce projet, il est question d'apporter son soutien à l'organisation d'évènements. Mais comment choisir parmi les multiples associations, à qui apporter son soutien. Le conseil apportera t-il son soutien à Riposte Laïque ?"
10h : Belkacem Lounès (EEV) : "Le religieux revient (...) Ainsi va la République : à reculons" 
"Cette délibération nous semble être une des réponses à la montée des inquiétudes des citoyens. Comme chacun peut le constater les coups proviennent de toutes parts, notamment du chef de l'Etat. En tant qu'élus nous avons à être à l'écoute de nos citoyens. Ils sont nombreux à s'inquiéter de la montée du communautarisme. Le religieux revient (...) Ainsi va la République : à reculons. Plus la République montrera ses états d'âmes, plus elle ouvrira des brèches dans lesquelles s'engouffrent ceux qui nous préparent des lendemains qui ne chanteraient pas. Il me semble que nous devons réaffirmer que les remises en causes de nos libertés individuelles et collectives sont inacceptables. La République doit rester résolument et courageusement ferme sur nos valeurs. N'oublions pas qu'il s'agit d'acquis de siècles de combats".
9h55 : Jérôme Safar (PSEA) : "toute tentative de récupération doit être combattue"
"Nous nous prononcerons pour. Mais pour bien faire nous devons nous entendre sur ce que nous entendons par laïcité. La laïcité, c'est un corpus de valeur. Cela induit que toute tentative de récupération doit être combattue. Nous voulons que la laïcité soit bien expliquée et défendue devant ceux qui l'utilisent et l'instrumentalisent pour en faire une arme d'exclusion massive. Aucune approche restrictive n'est une réponse adaptée. Aucune naïveté non plus. Si nous ne faisons pas attention, les extrémistes utiliseront ce manque de clarté. Il faudra un travail de fond pour trouver ce juste équilibre. Notre groupe appuie donc cette demande".
9h50 : Christophe Boudot (FN) "La laïcité a été instaurée au siècle dernier sous la pression des radicaux et des francs-maçons, allant à l'encontre de la foi de 85% des personnes"
"La laïcité a été instaurée au siècle dernier sous la pression des radicaux et des francs-maçons, allant à l'encontre de la foi de 85% des personnes. Depuis les choses ont pu trouver un certain équilibre, des relations entre la sphère politique et la sphère religieuse ». « Le FN dénonce depuis longtemps ces nouvelles revendications qui remettent en cause notre laïcité. Vous vous faites les chantres de valeurs que vous voulez combattre, à savoir la mondialisation et le communautarisme. Tous les vendredi ce sont des milliers d'espaces publics qui sont occupés pour des prières à mêmes le sol. Des exemples, il y en a des centaines ». « Vous instrumentalisez ces nouvelles populations pour en faire des électeurs potentiels. » « Créer un conseil ne changera rien à la dérive actuelle de la laïcité. Votre commission sera un machin de plus, ruineux et inutile. Votre modèle de société ne marche plus et vous le savez"
9h45 : Elisa Martin (FDG) : "On peut pointer la stratégie de Nicolas Sarkozy qui considère le curé comme plus important que l'instituteur"
"La laïcité, concept absolument formidable". Et qui n'a pas besoin d'adjectifs : ouverte ou fermée. D'ailleurs la laïcité fermée est un outil du Front National (...) Loin d'être neutre, la sphère publique est consciente. Elle n'est pas un interdit, un couperet qui tombe. C'est une pierre fondamentale qui permet à tous de grandir. Elle permet à chacun d'exercer sa liberté de conscience (..) On peut pointer la stratégie de Nicolas Sarkozy qui considère le curé comme plus important que l'instituteur. On voit le projet de société fondé sur la guerre de tous contre tous". 
9h40 : Thierry Braillard (PRG) : "La République protège la liberté de culte"
"La laïcité fait débat mais un mauvais débat. Pour les radicaux la laïcité reste la garantie de la démocratie. En protégeant l'exercice libre des cultes et en n'en favorisant aucun, la République protège la liberté de culte. En Rhône-Alpes plus qu'ailleurs peut-être la laïcité doit apparaître comme un impératif. C'est pourquoi le groupe PRG propose la création d'un conseil de la laïcité". 
9h35 : Création d'un conseil consultatif régional de la laïcité, proposé par le groupe PRG.
Le groupe Parti Radical de Gauche et Apparentés (PRG) a proposé ce vendredi matin la création d'un Conseil Régional Consultatif de la Laïcité (CRCL). Celui-ci aura des missions de défense et de promotion de la laïcité et d'organisation d'actions et de réflexions sur ce sujet. Cela devrait passer par la mise en place d'une cellule de veille, d'un centre documentaire mais aussi par le soutien à l'organisation d'évènements, colloques, manifestations.   
JEUDI 26 MAI 
18h30 : Le pass-contraception est adopté 
Les 156 élus du conseil régional ont voté jeudi 26 mai pour le pass-contraception qui sera lancé en septembre sur la carte M'ra des lycéens, apprentis et jeunes des missions locales de Rhône-Alpes. Le groupe Union de la droite, du centre et apparenté (UDC) s'est fortement divisé sur le sujet. Le FN a voté contre. 
Les 156 élus votent nominativement et en public à la demande du groupe FN fermement opposé au projet. 
Votes pour : 118
Votes contre : 35
Abstentions : 3 
Les groupes PS, Front de gauche, Parti radical de gauche, Europe écologie-les Verts votent pour le pass-contraception. Le groupe FN vote contre et le groupe UDC se scinde en deux : 19 contre, 18 pour et trois abstentions, dont celle de Françoise Grossetête en tant que présidente de groupe. 
17h45 : Sarah Boukaala, parti socialiste et apparentés (PSEA) : "Si on a choisi la carte M'RA, c'est parce que c'est le seul support que le jeunes ont aujourd'hui déjà en main. Avec ce dispositif, nous cherchons à aller vers les jeunes qui sont le plus loin, que ce soit pour des raisons géographiques, familiales, financières ou sociales (...) Nous n'avons pas parlé pour les jeunes. Nous les avons écoutés".
 17H50 : Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional : "La carte M'RA ouvre un droit, pas une obligation. Nous le faisons sans esprit partisan et sans imposer une sexualité aux jeunes
"Le pass-contraception était un engagement électoral. On a mis du temps car on voulait qu'il y ait un temps d'écoute et un respect des positions. Sur ces sujets-là, nous devons avancer avec prudence et intelligence. C'est une réponse à un besoin social. Tout comme les lois Neuwirth et Veil ont été adoptées parce qu'on avait un besoin social (...) Il y a une responsabilité des pouvoirs publics. L'Etat fera peut-être mieux. En tout cas, on a travaillé avec le rectorat. Il n'y a pas d'opposition à ce niveau là (...) La famille a son rôle à jouer. Mais est-ce qu'elle le joue toujours ? Vous le savez, la question de la sexualité est parfois difficile à aborder dans les rapports entre parents et enfants. Et on a des situations familiales très variées. Je ne pense pas qu'on se substitue aux parents (...) La carte M'RA ouvre un droit, pas une obligation. Nous le faisons sans esprit partisan et sans imposer une sexualité aux jeunes. C'est une démarche de responsabilité et de prévention". 
17h32 : Fabrice Marchiol (UDC) : "Au nom de Lucien Neuwirth, le père législatif de la pillule originaire de notre région, de Saint-Etienne. Je vais voter ce rapport en tant que gaulliste social"
"J'assume les désaccords que va susciter mon vote au sein de mon groupe Union de la droite, du centre et apparentés (UDC), mais je demande à l'exécutif une évaluation sans concession et la plus rapide possible de ce pass-contraception. Nous ne voulons pas que ce projet soit gâcher en arrosant vos amis habituels, comme le laisse penser l'avant dernière ligne de ce rapport (elle fait référence à des partenariats renforcés avec le planning familial, l'Association de lutte contre le sida notamment, ndlr). La seule querelle qui vaille est celle de l'homme et donc égalitairement, aussi celle de la femme", termine l'élu.  
17h28 : Patrick Louis (UDC) : "Vous ne voulez pas de l'avortement, alors ne mettez pas en place les outils qui y poussent".
"Le pass-contraception se propage dans toute la France et ouvre une voie royale à la contraception des mineurs. Le projet fait trois constats réalistes, l'aveu d'échec de l'éducation sexuelle en milieu scolaire, l'intention louable de faire baisser les IVG. Mais si le pass-contraception répond à quelques préoccupations ponctuelles, il présente aussi des risques. Il pénalise le jeune en banalisant l'acte sexuel en le résumant à un acte hygiénique. Cela va à l'encontre de la demande des jeunes. Deuxième point, le pass dénigre l'autorité des parents. Ils seraient contournés par l'autorité régionale. Il est grave et injuste de ne pas respecter la subsidiarité sur les droits de l'enfant. Troisième point, le support, la carte M'ra : imaginez le regard des parents sur cette carte, ils y verront l'ouverture à la culture, la carte de transport et le droit à contourner leur autorité. Vous ne voulez pas de l'avortement mais alors ne mettez pas en place les outils qui y poussent ! ".  
17h20 : Françoise Grossetête (UDC-UMP) : "il ne s'agit pas là d'une compétence régionale"
"Notre groupe UDC est un groupe de rassemblement et après une discussion sur le sujet nous avons décidé, nous sommes unanimes à penser qu'il ne s'agit pas là d'une compétence régionale et que celui-là[le pass-contraception] mériterait d'être traité dans d'autres enceintes". 
17h15 : Catherine Pidoux, parti radical de gauche (PRG) : "Nous nous apprêtons à voter une délibération certes d'une portée limitée. Mais qui sert un but noble, celui qui vise à promouvoir le droit des femmes à disposer de leur corps". 
17H : Maryvonne Boileau (EEV) : "Les IST sont en constante augmentation"
"Les études montrent que les IST sont en constante augmentation chez les jeunes, notamment les infections à chlamydias (...) 3000 jeunes ont été interrogés sur le Net, on peut donc dire que cette délibération a fait l'objet d'un débat citoyen. Les jeunes sont tous concernés par la question de la lutte contre l'avortement, filles et garçons. Grâce à ce pass-contraception, ils auront accès à des moyens de préventions des risques (...) Le premier de nos partenaires sur cette question, c'est l'Education nationale (...) Tous les collèges et lycées doivent augmenter le temps de présence des infirmières scolaires. Notre deuxième partenaire : ce sont les centres de planification géré soit par les hôpitaux, soit par le planning familial".  
16H50 : Sophie Robert (FN) : "La carte M'ra va se substituer à la famille
"Le pass-contraception est arrivé plus vite qu'on ne l'attendait et sans même avoir été voté. Il était déjà inscrit au budget. Merci M. Chabrolle et Mme Boukaala. On généralise l'assistanat financier jusque dans un sujet qui touche les jeunes dans leur intimité (...) La carte M'ra va se substituer à la famille. Plutôt que de donner une éducation hygiènique et technique de l'éducation sexuelle, pourquoi ne pas apporter une parole d'adulte qui relie la sexualité à l'amour ? C'est une question d'ambition pour une région qui se veut à l'écoute des jeunes. Envisager l'avortement comme un simple enjeu de contraception sans comprendre qu'il met en jeu la vie d'un être. Vous proposez un rendez-vous au planning familial qui, de toutes façons, ne proposera qu'un avortement humain. Nous ne voterons pas ce projet la carte M'ra puisqu'elle ne se limite plus à l'accès à la culture pour les jeunes générations". 
16h40 : Sarah Boukaala, parti socialiste et apparentés (PSEA) porteuse du projet de pass-contraception, conseillère régionale déléguée à la Jeunesse
"Nous avons consulté 4 000 personnes sur Internet dont 3 000 jeunes et 800 ont été rencontrés sur le terrain". "Nous lutterons également contre les violences homophobes". 
16h28 : Alain Chabrolle, vice-président Europe Ecologie-les Verts (EEV) à la Santé et à l'Environnement, a porté le projet avec Sarah Boukaala.
"Nous voulons contribuer au respect entre jeunes femmes et jeunes hommes (...) réduire les grossesses non désirées. Nous nous attacherons à la réduction des IVG"
15h20 - 16h20 : Voeux sur les transports déposés par les groupes Concernant le tracé du futur contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CEFAL), les élus de l'Ain se font entendre. 
13h30 : Compte administratif 2010 adopté
Votes pour : PS, FG, RDG et EEV
Votes contre : FN et UDC
Les groupes Front national et Union de la droite, du centre et apparentés (UDC) vote contre le compte administratif établi en fin d'exercice, et retraçant les mouvements effectifs de dépenses et de recettes de la collectivité. Ils s'opposent par principe, en tant que membres de l'opposition, au document qui résume la gestion du président socialiste jean-Jack Queyranne en 2010. La majorité plurielle (PS, FG, RDG et EEV) vote pour. Le compte administratif 2010 est adopté.
- La droite reproche notamment à l'exécutif, par la voix de Thierry Kovacs (photo), de ne pas avoir fait apparaître cette année "la part du budget liée aux transfert de compétences" dans le budget. Thierry Kovacs précise que cette information "permettait depuis 2005 de dresser le bilan du coût des transferts de compétences, en faisant apparaître la TIPP et le Fonds régional de rémunération des Personnel d'Internat perçus par la région". Depuis 2005, la Région aurait ainsi touché : "plus de 60 millions d'euros de plus que le coût réel des compétences transférées" selon l'UDC. 
Un collaborateur du vice-président au budget, Jean-François Debat, répond qu'une "mission d'information et d'évaluation sur les incidences des décisions de l'Etat depuis 2005" a été mise en place suite aux élections régionales de 2010 et qu'elle rendra son rapport dans six mois. "La question ne sera donc pas réglée en dix lignes [sur le compte administratif], mais elle fera l'objet d'un rapport complet, remis en fin d'année".
La gauche s'inquiète de la stagnation des recettes de la région. "2010 aura été une année atypique, avec le plein transfert des compétences de l'acte 2 de la décentralisation, mais aussi avec les recettes de fonctionnement qui enregistrent malheureusement pour la première fois une légère diminution". Aurélien Ferlay fait référence à la disparition de la part de la taxe professionnelle (TP) et de la part de la taxe foncière perçue par la région. "La capacité de désendettement est elle au niveau raisonnable de 4,3 années".
La droite déplore enfin par la voix de Vincent Chriqui (UDC) que "depuis 2004, le rythme d'évolution des dépenses de l'Etat a été de 1% par an, celui de la région de 6% par an, hors transferts (….) la région n'a jamais été empêchée par l'Etat de laisser filer ses dépenses ou sa dette... et elle ne s'en est pas privée".
Chacun se renvoie le refrain habituel : pour la droite, les socialistes gaspillent l'argent public, et pour la gauche, les dotations de l'Etat ne sont pas suffisantes. 
Lucie Blanchard et Leïla Piazza