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vendredi 3 décembre 2010

Crest 26400 : Programme de décembre à l' Arrêt Public


En décembre autour de L'Arrêt Public, un café citoyen à Crest

Calendrier de l’avent

En décembre, les Crestoises et Crestois ouvrent leur porte !

Mardi 7 entre 20h et 23h au Verre à Soi : Les portes de la scène sont ouvertes !

Vendredi 10 entre 20h et 23h au Café Archijeux : Porte ouverte autour des jeux.

Mercredi 21 entre 16h et 23h à L’Arrêt Public : Contes et comptines pour enfants à 16h, projection du film « La belle verte » de Coline Serreau à 16h, repas partagé et conférence de Paul Scheffer sur "L’influence de l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique dans la nutrition et la médecine" à 20h.
Théâtre-forum
EFFET MIROIR : « Un regard sur notre politique d’immigration »
Le théâtre Potimarron et l’ASTI vous proposent 4 rendez-vous :

Jeudi 2 à 20h15 à la salle polyvalente de Die : soirée théâtre-forum. Petite restauration. 4/6€ (gratuit -18 ans).

Vendredi 3 à 20h30 à la salle des fêtes de Blacons : soirée débat « Le théâtre-forum comme outil de médiation culturelle et sociale : présentation de la démarche et du travail du Théâtre Potimarron ». Entrée gratuite.

Samedi 4 entre 9h et 12h à Aouste-sur-Sye : atelier forum sur inscription (25 personnes) au 04 75 56 96 75. Participation libre.

Samedi 4 à 20h15 à la salle polyvalente d’Aouste-sur-Sye : soirée théâtre-forum. Buffet partagé. 4/6€ (gratuit -18 ans).

Renseignements ici et .

Conférence/débat sur la démocratie

« La démocratie directe au local, est-elle une bonne voie pour une vie bonne ? » Avec Florence Leray journaliste et philosophe le vendredi 3 décembre à 20h à la Maison des Sociétés, 1 rue St Jean, à Valence. Participation aux frais.

« Nous fêtons cette année le centenaire de la révolution mexicaine. Quelles leçons tirer de quinze années de démocratie directe dans les communautés zapatistes, au Chiapas ? En quoi cet exemple de vie « bonne » nous donne à penser ou repenser nos propres modes de vie ? »

Suivra un atelier pratique : « La démocratie (Participative ? Directe ?) Est-elle une réponse aux crises économiques et sociales ? »

Le samedi 4 décembre de 14h30 à 17H30 à la Maison des associations, 27 av. Jean Jaurès, à Portes les Valence.

Universités populaires
Un mot d’ordre : le savoir partagé. Et un large choix de conférences et d’ateliers dans ces lieux en plein essor.

Vendredi 3 décembre à 20h : Conférence « La décroissance contre le mythe de l’abondance », par Paul Ariès. Au Pôle universitaire Latour-Maubourg, 87 av. de Romans à Valence.

Mardi 7 décembre à 20h : Café sciences « La biométrie » en partenariat avec KASCIOPE - CCSTI de la Drôme.

Participation aux frais. A l’Oasis Rock Café, 91 av. Sadi Carnot à Valence.

Mardi 14 décembre à 20h : Conférence « Souffrance et harcèlement au travail - Les personnalités difficiles en entreprise »,

par Jacques Malarewicz, médecin psychiatre, consultant en entreprise. Au Pôle universitaire Latour-Maubourg, 87 av. de Romans à Valence.

L’école Montessori de Crest
Ecole primaire 6-12 ans : présentation du matériel pédagogique.

RDV le samedi 4 décembre à 9h30 au Couvent des Clarisses, 53, rue des Auberts, Crest.

Les Amanins

Phyto-épuration et toilettes sèches le samedi 4 décembre. Gestion des déchets au quotidien : les plantes pour transformer les liquides, les toilettes sèches et le lombri-compost pour gérer les matières solides.

Un réveillon écologique … Bas du formulaire du vendredi 31 décembre 2010 à partir de 19h30 au samedi 1er janvier 2011 jusqu'à 2h. Venez fêtez la nouvelle année aux Amanins. Au programme, un repas "du jardin à l’assiette" issu de notre terroir, de la musique, un bal, des jeux ... de la bonne humeur... dans un lieu enchanteur et écologique. Tarif : 60 € sur réservation.

Plus d’infos sur le lieu.

Le bonheur est dans la décroissance !
Vivre mieux avec moins, pour un Noël sans achat !

Conférence de Vincent Cheynet (rédacteur en chef du journal La décroissance et fondateur de la revue Casseurs de Pub) le mercredi 8 décembre à 20h au Théâtre de la Courte échelle, Parc François Mitterrand, quai Ste Claire à Romans. Participation de 5 à 8€. Association PLANET’AIIRE.

Le temps du « monde fini » commence
Conférence par Geneviève Azam, économiste, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC jeudi 16 décembre à 20h.
Rendez-vous Maison des sociétés, 1 rue St Jean, Valence.

Cycle de conférences avec J-P Treille

Le deuxième rendez-vous L'imaginaire incarné initialement prévu en décembre est reporté en 2011.

Anniversaire de L'Arrêt Public !

Notez dans vos agendas : le samedi 22 janvier, le café citoyen fête ses 5 ans et inaugure Les rencontres de l’écologie 2011. Animations autour de l’écriture et de la musique…

Et la veille, le vendredi 21, une soirée à Crest sur le thème de « L’après pétrole » :
Comment un territoire se prépare et s’organise ?

Et régulièrement...

Atelier Tarot de Marseille

Un atelier régulier se tient chaque semaine à L'Arrêt Public.
Rendez-vous les jeudis à 18h en parallèle du thé anglais.

Emission Libertaria

Tous les mois, la Radio Saint Ferreol 94.2 vous propose son émission en direct (mercredi 1er décembre à 21h).

Rediffusion le samedi 4 décembre à 19h.

ASTI
L'Association de Solidarité avec Tou(te)s les Immigré(e)s tient une permanence tous les premiers samedis matin du mois, soit le 4 décembre.
Plus d'infos sur ASTI Drôme.

Les autres cafés associatifs de Crest

Retrouvez le programme du Verre à Soi : ici !
http://leverreasoi.over-blog.com/
Et celui d'Archijeux : !

Venez fêter son anniversaire le jeudi 18 décembre !

http://archijeux.org/

Participer à l'Arrêt Public

Permanences du samedi : on recherche des volontaires pour tenir le bar en janvier 2011 ! Vous avez des idées, des envies ? Vos suggestions, participations pour le mois prochain sont les bienvenues !

Contact : arret.public@free.fr
Le site change de webmaster(e) ! Medhi passe la main à Noémie.
Retrouvez les rubriques, mises à jour le plus régulièrement possible :

Articles sur la solidarité, l’écologie et la citoyenneté

Prochainement une nouvelle ouverture le jeudi après-midi…

Ainsi qu’un rendez-vous de conversation en espagnol.
Consultez le site de L’Arrêt Public

A bientôt !

Le collectif

L’Arrêt Public - Café citoyen
ouvert tous les samedis de 9h à 13h
1 rue de la République 26400 CREST
arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic

Arrêt Public - café citoyen
1 rue de la république
26400 Crest

arret.public@free.fr
http://sites.google.com/site/larretpublic

jeudi 2 décembre 2010

Montmaur en Diois 16H10


Nos amis de Alberville ...Théatre au tribunal


Incinérateur de Gilly-sur-Isère : un tribunal transformé en théâtre de l'absurde Avant l’ouverture du procès lié à l’incinérateur le 29 novembre, le Cniid demandait dans un communiqué de presse qu’un procès « juste et équitable » ait enfin lieu pour faire la lumière sur les responsabilités qui ont amené à cette pollution majeure en dehors de tout respect de la réglementation.

Malgré la faiblesse des enjeux au regard de la catastrophe sanitaire provoquée, les associations attendaient à minima que la justice se prononce sur la chaîne des responsabilités entre exploitant, syndicat et administration. Ce ne sera même pas le cas : face au refus d’entendre comme témoins l’ancien préfet et l’ancien président du syndicat de traitement (sans parler de l’avalanche d’attaques personnelles et de bassesses en tous genres entendues lundi de la part des avocats des prévenus), les parties civiles et leur avocat Maître Thierry Billet ont quitté la salle du tribunal après moins de trois heures d’un procès qui devait durer deux jours.

L’industriel Novergie qui a continué à exploiter cette usine en dehors de toute considération environnementale sera peut-être condamné (notamment pour dissimulation d’une analyse, découverte plus d’un an après la fermeture de l’usine, dépassant 13 000 fois la norme actuelle) mais il manquera définitivement d’autres personnes dans le box des accusés. Une simple amende de 200 000 euros a été requise contre la filiale de Suez.

La farce ubuesque aura été jusqu’à son épilogue.

Pour les victimes, ce n'est pas "le passé"

Le 29 et 30 novembre a lieu, au Tribunal correctionnel d’Albertville, le procès lié à la plus importante pollution connue en Europe liée au fonctionnement d’un incinérateur de déchets : l’affaire de Gillysur-

Isère. Le syndicat local de traitement et l’exploitant de l’époque (Novergie, filiale de Suez) sont visés dans ce procès.

Le Cniid sera présent à Albertville pour apporter son soutien aux victimes de cette pollution associée jusqu’à ce jour à l’impunité dont ont bénéficié les responsables..

Dans ce feuilleton « politico-judico-sanitaire » qui dure depuis la fermeture de l’incinérateur en 2001, les entraves au bon déroulement de la procédure ont été nombreuses. S’y est ajoutée la prise en compte d’études sanitaires locales sujettes à caution pour conclure en 2007 à l’absence de mise en danger de la vie d’autrui. Alors que la vaste étude épidémiologique nationale de l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur les cancers a conclu à un lien statistique entre cancers et incinérateurs

et à « la plausibilité » d’un lien de cause à effet, le plus polluant des incinérateurs, celui de Gilly-sur-Isère, n’est ainsi curieusement responsable de rien.

L’année 2011 va correspondre au dixième anniversaire de la fermeture l’incinérateur.

Incinérateur Cette durée de 10 ans correspond à la période de latence choisie par l’InVS entre l’exposition des populations autour des incinérateurs et l’apparition d’éventuels cancers : il est donc à craindre que de nouveaux cas apparaissent dans les années à venir pour toutes les personnes exposées aux fumées des incinérateurs, à Gilly-sur-Isère ou ailleurs. L’InVS a même précisé dans son étude que cette période pourrait être plus longue, sous-estimant ainsi les résultats obtenus sur les cancers.

Comme le déclare Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid, « les industriels du déchet et les décideurs ne cessent depuis des années de vouloir améliorer coûte que coûte l’image de l’incinération en prétendant que « Gilly, c’est du passé » : personne n’a intérêt à ce que les victimes aient gain de cause ». Le Cniid attend qu’un procès juste et équitable ait enfin

lieu et que toute la lumière soit faite sur la chaîne de responsabilités.

Contact :

Sébastien Lapeyre - directeur du Cniid

01 55 78 28 65

sebastien@cniid.org

Plus d’infos sur le procès : lire le blog de l’Acalp – Association citoyenne active de lutte contre les pollutions

Le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid)

Le Cniid est une association loi 1901 agréée pour la protection de l'environnement. Organisation indépendante, spécialisée dans la problématique

des déchets municipaux, elle mène campagne en faveur d'une gestion écologique de ces derniers, notamment par leur réduction à la source (en

quantité et en toxicité) et au détournement de l'incinération et de la mise en décharge

Plus d'infos sur www.cniid.org

Contact :

Sébastien Lapeyre

Cniid Centre national d'information indépendante sur les déchets - 21, rue Alexandre Dumas 75011 - Paris
Tél. : 01 55 78 28 60 –

Fax : 01 55 78 28 61 –

E-mail : info@cniid.org

200.000 euros requis dans l'affaire de la dioxine

Une amende de 200.000 euros a été requise mardi à l'encontre de la société Novergie Centre-Est, jugée depuis lundi devant le tribunal correctionnel d'Albertville dans le cadre du procès dit "de la dioxine".

Le jugement a été mis en délibéré au 23 mai 2011.

Poursuivie pour "non respect des normes environnementales" cette filiale de Suez Environnement exploitait l'incinérateur de Gilly-sur-Isère (Savoie) qui rejetait, jusqu'en octobre 2001, date de sa fermeture administrative, des concentrations de dioxine plus de 700 fois supérieures aux normes européennes en vigueur.

Dans son réquisitoire, le représentant du parquet, Patrick Quincy, a dénoncé l'exploitant de cette usine qui, a-t-il dit, a continué pendant des mois à fonctionner et à empoisonner l'environnement pour des raisons purement économiques.

Les parties civiles, représentées par Me Thierry Billet, qui avait claqué la porte de l'audience lundi pour dénoncer "une mascarade de procès", ont accueilli ce réquisitoire avec scepticisme.

"Le parquet essaie aujourd'hui de se rattraper avec ce réquisitoire, mais il n'a aucun sens", a dit l'avocat, joint par téléphone.

"200.000 euros d'amende, c'est reconnaître qu'il y a une catastrophe sanitaire alors que le lien avec les cancers et la pollution à la dioxine n'a jamais été reconnu", a-t-il souligné.

Il a considéré que ce réquisitoire était une façon, pour le parquet, "de se racheter une virginité à bon compte" tout en pariant "qu'il ne sera pas suivi par le tribunal".

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusco-Morizet, a considéré de son côté mardi qu'une telle affaire ne pourrait plus avoir lieu aujourd'hui.

"Un scandale comme celui de Gilly-sur-Isère ne peut plus arriver aujourd'hui", a dit la ministre, interrogée sur le sujet au salon Pollutec à Lyon, rappelant que les normes en vigueur aujourd'hui sont 100 fois inférieures à celles de l'époque.

Deux cents riverains avaient choisi de déposer plainte après le recensement de 80 cas de cancer répertoriés dans la seule rue Louis Berthet, à proximité de l'incinérateur.

Les expertises n'ont toutefois reconnu leur lien avec les pollutions rejetées par l'incinérateur.

La filiale de Suez Environnement était seule à être poursuivie dans ce procès qui s'est déroulé sans aucun responsable politique. Le maire de la

commune ainsi que deux préfets avaient été dans un premier temps mis en examen.

Catherine Lagrange

Montmaur en Diois 08H34 ce matin

Quand les destructeurs veulent se repeindre en Vert


Définanciariser l'environnement !

(…)

Définanciariser l'environnement, donc. A l'heure d'un remaniement ministériel où on voit l'énergie se faire sortir du Ministère de l'écologie pour être mise sous la tutelle de l'économie et des finances à Bercy, on peut dire qu'une fois de plus le Parti de Gauche est en résonance avec l'actualité. Mais avant d'embrayer sur les liens obscurs entre finance et environnement, je voulais commencer par une bonne nouvelle. Voici le seul exemple que j'ai trouvé où mettre les mots environnement et finances dans la même phrase pouvait être positif. Cet été, en Équateur, le fonds de financement international du projet Yasuni a enfin été créé avec le PNUD début aout. C'est un projet qui nous tient à cœur. Grâce à lui, c'est 410 millions de tonnes de CO2 qui vont être économisées, et 850 millions de barils de pétrole qui vont rester sous terre... Le hic, c'est que pendant ce temps là, de l'autre côté du Golfe du Mexique, la fuite de BP, elle, faisait couler le pétrole à flots. C'est, vous l'aurez compris, la fin des bonnes nouvelles... BP qu'on retrouve en France parmi les signataires de l'initiative 10/10 de Yann Arthus Bertrand. Cette initiative, qui se veut, je cite, "fédératrice et apolitique", consiste à réduire nos émissions de gaz à effet de serre par un engagement volontaire de petits gestes au quotidien. Ce qui lui a permis d'être signée -au hasard- par Danone Eaux France, Dassault Systèmes, Hôtel Fouquet's Barrière, le Groupe Bolloré, L'Oréal... ou encore le Ministère de l'Intérieur ! Et où toutes ces belles personnes ont-elles réalisé leur grande conférence médiatique du 8 octobre ? Dans les salons du Medef.

Vous commencez sans doute à voir où je veux en venir, mais prenons un autre exemple. A Notre Dame Des Landes, cet été, le projet d'aéroport a fait l'objet d'un obscur accord de financement, pour finir dans les mains du groupe Vinci ! Vinci à qui Borloo a généreusement accordé une année de concession gratuite d'autoroutes en échange de ponts à grenouille. Ces autoroutes qui ont été privatisées en 2006 pour 15 milliards d'euros et qui devraient engranger, d'ici 2032, 40 milliards de bénéfices. C'est 25 milliards d'euros bradés au privé. Belle opération. Et comme si cela ne suffisait pas, Réseaux Ferrés de France offre également à Vinci la concession exclusive de la nouvelle ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux pour 2016. C'est la première ligne ferroviaire confiée à un groupe privé en France. C'est ainsi que bientôt, que vous preniez l'avion, la voiture ou le train, vous contribuerez aux 833.334 euros de revenu mensuel de Xavier Huillard.

BP, Vinci, mais je pourrais aussi citer Monsanto, Veolia ou Suez, ce sont toujours les mêmes qu'on retrouve aux manettes et qui, comme par hasard, tirent profit de la politique environnementale des libéraux. C'est que les intérêts financiers et économiques sont puissants, surtout quand ils sont appuyés par les gouvernants. Et surtout, ils ont bien compris tout l'intérêt qu'ils avaient à mettre la main sur le juteux marché de l'environnement. Jusqu'ici, c'était l'époque du green washing, qui consistait à se refaire une virginité écologique à peu de frais, à grands coups de publicité verte et de signatures de pactes pour la planète qui n'engagent à rien. Maintenant c'est encore mieux, le capitalisme a compris que l'environnement pouvait enrichir davantage ceux qui s'en mettent déjà plein les poches. La pollution devient une source de profit. Et ça tombe bien ! Car ce sont les mêmes qui polluent... et qui dépolluent. Les industriels, qui nous mettent des emballages partout et créent des produits jetables et non réparables ? Pas de problème, ils nous inventent les poubelles à puces et la redevance incitative, qui consistent à faire payer les ménages pour des emballages qu'ils n'ont pas choisis ! L'eau, aux mains des multinationales, devient une marchandise source de profit. Ce sont les mêmes qui organisent la spéculation sur les denrées alimentaires et l'accaparement des terres agricoles, devenus des placements financiers et des investissements d'avenir face à la disparition des surfaces arables au profit du béton. Les mêmes, qui lorgnent sur le lithium de Bolivie et désormais d'Afghanistan pour les batteries des voitures électriques, qui vont faire la guerre pour quelques gouttes d'or noir.

Quant au climat... A Copenhague, souvenez-vous, on disait que si le climat avait été une banque, ils l'auraient déjà sauvé. En fait ce qu'ils sont en train de faire c'est de transformer le climat en une gigantesque banque, en proposant comme solution de nouveaux mécanismes financiers. Mais pour paraphraser Einstein, on ne combat pas un problème avec les causes qui l'ont engendré ! C'est bien le libre échange mondialisé et l'organisation du commerce international qui sont en grande partie responsable de la catastrophe environnementale. Et face à ça, que nous propose-t-on ? Une bourse carbone ! Une bourse, où s'échangent les droits à polluer selon la loi de l'offre et la demande, qui avec la crise a vu le prix de la tonne de CO2 s'effondrer et pourrait bien voir une nouvelle bulle spéculative gonfler.

Oui, il est temps de définanciariser l'environnement ! Il est temps d'arrêter d'accompagner le système capitaliste en espérant pouvoir le réguler. Au Parti de Gauche, le capitalisme vert non seulement on n'y croit pas, mais on le combat. Parce que l'écologie ne peut pas être traitée par ceux là même qui ont pour objectif premier de faire des profits, le plus possible et le plus vite possible ! Ceux là sont prêts à tout pour rentabiliser le capital, et on le sait, la recherche effrénée du profit se fait toujours par l'exploitation, celles des hommes et celle des écosystèmes. C'est le principe même du moteur productiviste. Pour rémunérer les actionnaires il faut vendre plus. Pour vendre plus il faut produire plus. Et pour produire plus il faut toujours plus de ressources naturelles. Pour vendre plus, il faut des produits qui ne se réparent pas, de la publicité et des modes qui donnent envie d'acheter, du crédit à la consommation et de la main d'œuvre à bas coût. Comment croire que c'est en s'associant au monde de la finance qu'on va sauver les conditions d'une vie humaine sur Terre ? Il ne suffit pas de verdir l'économie. Aujourd'hui, plus de 50% du matériel pour l'éolien et le solaire est fabriqué en Chine, dans des conditions de travail indécentes. Où est le progrès humain ?

Une véritable politique écologique passe nécessairement par la porte de sortie du capitalisme, la définanciarisation et la répartition des richesses. C'est aller chercher l'argent là où il est. C'est le revenu maximum autorisé, la progressivité de l'impôt et les droits sociaux, l'extension de la gratuité et des services publics. C'est la volonté de remettre l'intérêt général au cœur de nos politiques, et cela passe par la sortie du FMI et de l'OMC et par la désobéissance européenne. Car oui, nous devons nous libérer du boulet de la concurrence libre et non faussée, ce piège des peuples qui ne sert qu'à favoriser la finance, la spéculation et les profits. Car ce sont eux qui imposent aux pays de démanteler leurs services publics, de réduire le nombre de fonctionnaires et de casser les mécanismes de solidarité. Ce sont eux, qui financiarisent l'environnement en le confiant au privé. Souvenons nous des directives européennes de libéralisation du rail et de l'énergie, qui bradent nos services publics au privé ! Souvenons nous de la résolution climat de 2009 qui fait la part belle aux mécanismes financiers et contre laquelle nous nous sommes élevés.

L'urgence environnementale impose d'agir sur le long terme, avec le souci de l'intérêt général et non de faire des profits. C'est notre combat pour la planification écologique. Celle de la relocalisation économique, de la lutte contre l'agression publicitaire et l'obsolescence programmée, celle de la transition énergétique. Celle des services publics, des biens communs, de la gratuité et de l'égalité d'accès pour toutes et tous. Voilà notre réponse à la marchandisation de tout. Et nous sommes bien décidés à la mettre en œuvre.

Corinne Morel-Darleux

http://www.lespetitspoissontrouges.org/

(le blog de corinne morel darleux)

corinne@lespetitspoissontrouges.org

26150 Die

Le nucléaire français....hors course


Le démarrage du réacteur EPR finlandais reporté au 2e semestre 2013

Le démarrage du réacteur nucléaire de troisième génération EPR, construit en Finlande par le groupe nucléaire français Areva et l'allemand Siemens, ne commencera son "fonctionnement normal" qu'au deuxième semestre 2013, soit avec plus de quatre ans de retard.

"Le fournisseur indique que la mise en service prendra huit mois, ce qui signifie que le fonctionnement normal commencera au second semestre de 2013", a annoncé vendredi le groupe finlandais d'électricité TVO, commanditaire de l'EPR.

Le groupe nucléaire Areva, qui entretient des relations souvent conflictuelles avec son client TVO, a réfuté tout retard qui lui serait directement imputable.

"Sur notre périmètre, il n'y a pas de retard par rapport au dernier calendrier de 86 mois de construction entre le premier béton et le chargement du combustible nucléaire", a déclaré une porte-parole d'Areva vendredi soir.

TVO précise que le consortium Areva-Siemens, qui construit le réacteur Olkiluoto 3, lui a indiqué que "la plupart des travaux seraient terminés en 2012" avec un fonctionnement prévu "durant 2013".

Entamé en septembre 2005, le chantier d'Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande, devait initialement se terminer en avril 2009. Mais la date de démarrage de ce réacteur de dernière génération a été reportée à 5 reprises.

Le dernier calendrier fourni par le groupe nucléaire Areva à son client TVO faisait état jusque-là d'une "exploitation nucléaire caractérisée par le chargement du combustible dans le réacteur" à la fin de l'année 2012.

Les retards accumulés sur le chantier ont déjà amené Areva à enregistrer pour 2,7 milliards d'euros de provisions alors que le coût de l'EPR était initialement évalué à 3 milliards d'euros.

Areva et TVO se rejettent régulièrement la responsabilité du retard du chantier de l'EPR et ont entamé une procédure d'arbitrage pour trancher leur différend. Ils se réclament des milliards d'euros de dédommagements.

"Nous n'avons pas des relations commerciales normales" avec Areva, avait dénoncé en septembre 2009 Timo Rajala, alors vice-président du conseil de surveillance de TVO.

Le réacteur de 3e génération (EPR) d'Olkiluoto est le premier chantier de ce type lancé dans le monde, avec celui de Flamanville (Manche), et les deux EPR de Taishan en Chine.

Le démarrage du réacteur de Flamanville, construit par EDF accuse lui deux ans de retard sur son calendrier initial et son coût a été réévalué à 5 milliards d’euros, contre 3,3 milliards initialement.

La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a assuré mercredi lors d'une audition au Sénat que la construction des EPR chinois se ferait en moins de 4 ans (46 mois) contre plus de 7 ans en Finlande.

Ecologie au Quotidien

DIE, Rhône-Alpes, France

Le Chastel 26150 DIE

Tel : 04 75 21 00 56

Courriel : ecologieauquotidien@gmail.com

Sites : www.ecologieauquotidien.fr
Blog : http://ecologieauquotidien.blogspot.com

Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

La charte de médiasCitoyensDiois


Medias-Citoyens-Diois.

Notre Charte

Tout adhérent à l'association Médias Citoyens Diois, et tous les contributeurs aux médias développés par elle, s'engagent à respecter la présente charte.( Photo : 11 de nos 13 administrateurs et Rédacteurs)

A : Objectifs

Partant du postulat que toute personne de par son expérience ou ses connaissances permet l’enrichissement de tous, nos objectifs sont les suivants :

- 1 : favoriser l’expression du plus grand nombre :

- Permettre à toute personne désirant s’exprimer de pouvoir le faire quelque soit son handicap ou sa difficulté d’expression.

- Se donner les outils, connaissances, moyens pour permettre l’atteinte de ces objectifs.

- 2 : informer, s'informer : Permettre la libre circulation et expression sur tout sujet ou thème ayant une résonance local.

- 3 : liberté d'expression : Un objectif à défendre.

- 4 : indépendance : Affirmer une position indépendante de toute organisation, politique, religieuse, idéologique, économique ou financière.

- 5 : créer du lien : En permettant la communication entre l’ensemble des habitants et des acteurs d’un territoire (citoyens, élus, associations, entreprises….) et en participant à l'expression d'une conscience de territoire.

- 6 : synergie : Mutualiser les énergies et les initiatives.

- 7 : créativité : Favoriser et valoriser : l’expérience, la poésie, l’humour.

- 8 : conscientisation et discernement : Par l’écoute et l’ouverture aux autres, prendre conscience de nos à priori, de nos stéréotypes.

- 9 : mémoire : Valoriser la transmission des mémoires anciennes et participer à la constitution d'une mémoire vive pour les générations futures.

- 10 : décoloniser l'espace mental :

B : Valeurs

- 1 : Respect : Tout peut être dit, dans le respect de la personne.

- 2 : Solidarité : Favoriser l’échange, le partage, les coopérations, l'entreaide et le soutien.

- 3 : non violence : Accepter les situations de conflit en favorisant l'écoute et les expressions qui donnent envie à tous de les résoudre.

- 4 : qualité : Favoriser la qualité et prendre le temps.

- 5 : respect des valeurs de la démocratie : (et recherche du consensus actif « consciensus »)

C : Outils

Les outils sont les garants des objectifs et valeurs défendus par les médias citoyens.

1 : l’organisation

A : l'association 1901 crée le 16 juin 2010

B : le comité de rédaction

C : le comité d’éthique

Les détails de l'organisation figurent dans les statuts et seront complétées par le règlement intérieur autant que nécessaire.

2 : les règles

A : morales :

- Toute expression raciste, sexiste, insultante, discriminante, diffamatoire, toute accusation sans preuve, n'est pas acceptée.

B : d’expression :

- Toute expression devra être signée par son auteur d’un nom ou d'un pseudonyme (connu des rédacteurs). Les multiples pseudonymes et l’usurpation d’identité sont interdits.

- Tous les sujets sont possibles à partir du moment où ils entrent en résonance avec un sujet lié au territoire.

- Tout « dossier » sur un sujet ou un thème se doit d’être documenté, vérifié, recoupé avant parution. Le temps nécessaire doit être pris.

- Toute opinion personnelle, coup de gueule, réaction à chaud, information ponctuelle sera identifié de façon distincte par rapport à la rubrique « dossiers ».

- Tout refus de parution devra être justifié par le comité de rédaction. En cas de litige le conseil d’administration donnera son avis et tranchera. Cet avis est susceptible d'appel devant le comité d'éthique qui tranche définitivement.

La présente Charte, adoptée à l’ unanimité des 20 présents par l'Assemblée constitutive ce mercredi 16 juin 2010 à 21 heures a été amendée en séance et sera complétée annuellement autant que nécessaire dans le cadre des assemblées générales annuelles de l'association, sur proposition du CA.

16-05-10

AG-Présents : Denis Mauplot, Jean Noël Chassé, François Hoog, Françoise Chevillard , Eric Chevillard, Fanny Mazure, Yannick Barazer, Monique Bessaz, Fabien Colomb, Abdoulaye Fall, Jean Paul Vieron, Pierre Joanin, Catherine Dumas, Myriam Bonjean, Jean Marc Matisse, Jean Michel Moriset, Anne Tesson, Annick Paoli, Alain Hugues, Claude Veyret

AG-Excusés : Monique Gasquet, Florence Alicot, Mehdi Naïli, Luc Cevat, Jean Claude Mangoni, Bernard Sellier, Martial Sutteau, Brian Levin, Ursula et Rodolphe Strohmaier, Alain Cantarutti, Elodie Debutte, ….

Résister dans l' enseignement...


Nous connaissons bien Alain Rafelo que nous avons rencontré deux fois au Festival « Camino » de Tournefeuille–Toulouse. Nous apprécions son intégrité morale, son engagement pour la Paix et la non-violence et ses qualités pédagogiques. CV.

«Face aux fossoyeurs de l'éducation, nous n'avons pas d'autre choix que de résister»

L'inspecteur d'académie de Toulouse maintient la sanction disciplinaire à l'encontre du prof désobéisseur Alain Refalo, contre l'avis du Conseil supérieur de la Fonction publique de l'Etat.

Malgré les recommandations du Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat (CSFPE), l'inspecteur d'Académie de Toulouse a décidé de maintenir l'abaissement d'échelon pris à l'encontre d'Alain Refalo, le professeur-désobéisseur aux réformes gouvernementales.
- Pour mémoire, outre le fait d’avoir transformé les deux heures d’enseignement personnalisé aux élèves en difficulté en atelier de théâtre pour l’ensemble de sa classe, il était reproché à l'instituteur de Colomiers de l'avoir assumé dans un courrier rendu public.
- Suite à l'audition d'Alain Refalo le 14 octobre à Paris, le CSFPE avait jugé «disproportionnée» la sanction disciplinaire prise par l'inspecteur d'Académie. La dite commission de recours proposait de la remplacer par un simple blâme.
- Le Réseau des enseignants désobéisseurs dénonce «une nouvelle injustice décidée au plus haut niveau par Luc Chatel, le Ministre de l'Education nationale. Une provocation contre tous les enseignants et les citoyens qui luttent pour défendre l'école publique». Entretien avec Alain Refalo.
Comment réagissez-vous à la décision de l'inspecteur d'académie de maintenir la sanction disciplinaire prise contre vous, pourtant jugée disproportionnée par la Commission de recours de la Fonction Publique?
Je n'ai pas été surpris. Cela fait un mois que l'inspection académique tergiverse. C'est finalement le ministre qui a pris la décision, comme le révèle la lettre que j'ai reçue. Le ministère et l'inspection académique restent dans une logique répressive, méprisant même les instances de droit qui permettent de protéger les fonctionnaires contre les abus de l'administration. Ce qui est consternant, ce sont les arguments invoqués par l’inspecteur d'académie pour justifier le maintien de la sanction. Dans sa lettre, il s'appuie seulement sur l'avis préliminaire du rapporteur, avant mon audition, et occulte totalement les raisons qui ont amené le CSFPE à recommander, à l'unanimité des membres présents, l’abaissement de la sanction. Il avait la possibilité de dénouer les nœuds du conflit en s’appuyant sur cette recommandation du CSFPE. Par sa décision, il relance l’affrontement. C'est sa responsabilité.
Quelle est la position du ministère de l'Education vis-à-vis des enseignants désobéisseurs?
Cette action collective de désobéissance pédagogique les inquiète au plus haut point. Ils savent qu'elle est soutenue par les parents d'élèves et de nombreux citoyens qui ont compris que c'est une démarche profondément éthique et responsable qui ne pénalise aucunement les élèves, bien au contraire. Face aux fossoyeurs de l'Education nationale, nous n'avons pas d'autre choix que de résister ouvertement. C'est ce défi de la désobéissance transparente qui est insupportable au pouvoir politique. C'est pourquoi nous allons poursuivre et amplifier ce mouvement. Malgré la répression.
Comment voyez-vous l'avenir ?
Le mouvement est maintenant bien organisé et implanté dans le paysage. Dès le mois de janvier, nous relançons notre campagne de «Lettre ouverte de résistance des enseignants du primaire et du secondaire» dans le cadre de la campagne «Le service public d’éducation est un droit, pas un privilège !» Nous commençons à avoir des contacts très intéressants avec les enseignants des collèges et des lycées. Samedi prochain, à Paris, nos organisons un grand forum des résistances dans les services publics qui permettra de mutualiser les expériences et d'organiser une convergence des résistances dans les services publics plus que jamais menacés. Stéphane Hessel sera présent. Il soutient depuis le début notre résistance avec un petit "r", car nous n'avons d'autre prétention que d'agir en conscience pour ne pas nous renier et ne pas trahir les missions du service public hérité des combats de la Résistance.

Jean-Manuel Escarnot

mercredi 1 décembre 2010

Demin ...les 50 ans de la SAFER


Contre le démantèlement des terres agricoles et la spéculation : soyons nombreux-ses aux 50 ans de la SAFER

Le 2 décem­bre au Palais des congrès, le Fédération Nationale des SAFER (Sociétés d’amé­na­ge­ment fon­cier et d’établissement rural) fête les 50 ans de ces orga­nis­mes, avec Gérard Collomb, Dacian Cialos (com­mis­saire euro­péen à l’agri­culture), Bruno Lemaire, et les habi­tué-e-s des petits-fours de la coges­tion agri­cole.

Les SAFER sont des orga­nis­mes publics-privés qui ont pour objec­tif

ini­tial la répar­ti­tion et le main­tien des terres agri­co­les (face à la concen­tra­tion et à l’urba­ni­sa­tion). En réa­lité, 50 ans après leur créa­tion, de nom­breux exem­ples mon­trent que ces struc­tu­res par­ti­ci­pent avec les autres (Crédit Agricole, Chambres d’Agriculture, ADASEA) à favo­ri­ser la perte du bâti agri­cole au profit des zones rési­den­tiel­les, et l’agran­dis­se­ment de fermes déjà bien trop grande pour être via­bles et trans­mis­si­bles.

A l’appel de mili­tant-e-s de la Confédération Paysanne, de Reclaim the Fields et d’autres, un ras­sem­ble­ment est orga­nisé dès 10h sur place, pour rap­pe­ler aux orga­nis­mes agri­co­les que sur la ques­tion fon­cière, pour les paysan-ne-s, l’heure n’est tou­jours pas à la fête.

Dès 10h : ras­sem­ble­ment, vin chaud, buffet, témoi­gna­ges.
Palais des congrès de Lyon, cité inter­na­tio­nale.
Quai Charles de Gaulle, Lyon 6ème (bus 4).

C.V. pour APIS

Envoyez une photo de....votre village sous la neige


Une belle chute de neige cette nuit (20 à 30 cm suivant les hameau ) à Die…(photo) impose de se recentrer sur l’ essentiel : visiter nos voisins âgés, alléger les déplacements, lire au coin du feu, s’ occuper de ses enfants, faire des bonhommes de neige avec eux…

Mais dans la cohue…la journée de ce mercredi a vu l’immobilisation de plus de 7.000 camions en Rhône-Alpes et Auvergne, qui ont pu à nouveau circuler dans l’après-midi grâce à un temps plus clément, alors que Météo France a placé en vigilance orange sept départements du centre-ouest.

Dans la nuit, «7.200 poids lourds» ont été contraints de stationner en Auvergne et Rhône-Alpes, notamment dans la Vallée du Rhône : 10.000 en tout ont été bloqués en comptant ceux des régions Bourgogne et Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Dernier axe fermé en Auvergne, l’A71 a été également rouverte vers Paris de même que les routes nationales dans l’Allier, dont la RCEA (Route Centre Europe Atlantique) où une quarantaine d’automobilistes avaient été bloqués la veille et hébergés pour la nuit dans deux gymnases.

Les transports scolaires resteront néanmoins suspendus jeudi dans plusieurs départements alors qu’ils seront à nouveau autorisés dans le Cantal et la Haute-Loire.

Si l’agglomération lyonnaise a été totalement engorgée mardi soir, avec 50 kilomètres de bouchons et des automobilistes bloqués des heures sur l’A47, «assez peu de difficultés» ont été observées mercredi, «les gens ayant évité les déplacements», a estimé la préfecture du Rhône.

Elle a néanmoins suspendu les transports scolaires dans le département pour jeudi. Une mesure identique a été prise dans l’Oise.

Selon Météo France, «l’épisode neigeux sur le centre-est du pays touche à sa fin», mais des averses neigeuses se renforcent sur le littoral de la Manche, un nouvel épisode neigeux étant prévu sur les Charentes et le Limousin.

Les prévisionnistes ont en revanche décrété en fin d’après-midi la vigilance orange pour sept nouveaux départements (Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Calvados, Charente, Charente-Maritime et Orne) et maintenu l’alerte pour les Côtes-d’Armor, le Finistère, la Manche et la Savoie, et la Haute-Savoie où on a bien l’ habitude de la neige. Elle été levée pour l’Ain, la Drôme, l’Isère et le Jura.

Mercredi midi, quelques lignes de bus recommençaient à circuler dans les rues de Lyon.

«Moi, ça va, j’ai pu descendre la colline de la Croix-Rousse à pied au lieu de prendre mon bus habituel. Mais pour ceux qui viennent en voiture, de l’extérieur de Lyon, c’est la galère», a raconté Nicolas Satre, un Lyonnais interrogé alors qu’il photographiait la place des Terreaux enneigée.

A 15H30, l’aéroport Saint-Exupéry annonçait que 137 vols étaient annulés, soit 36% du trafic, qui reprenait néanmoins progressivement.

Selon la SNCF, la circulation des trains était encore légèrement perturbée sur l’axe Sud-Est avec 9 TGV sur 10 en moyenne et 2 TER sur 3 en moyenne en Rhône-Alpes.

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La Moselle est quant à elle passée mercredi au niveau 2 du «plan hiver» (température ressentie entre -5 et -10 la nuit), avec des capacités supplémentaires d’hébergement d’urgence mobilisées.

En Alsace, la neige a recommencé à tomber l’après-midi, perturbant la circulation vers la Suisse (A36) et l’Allemagne (A35). L’Euroairport (Bâle-Mulhouse-Fribourg) a fermé une heure en fin d’après-midi pour déneigement.

Apis et météo-france

Die 26150; un écoquartier...en perspective ?


Urbanisme à Chanqueyrasse .

Un écoquartier en perspective

Jeudi 21 octobre 2010, soirée de réflexion sur un écoquartier durable à Die. Prochaine réunion publique : Jeudi 09 décembre salle municipale polyvalente à 18h 30.

En France et dans le Diois, on en parle… mais la Mairie de Die a récemment identifié Clot Pietri, « une friche entre Chanqueyrasse et la route de Valcroissant afin de voir fleurir un écoquartier durable, un projet qui s’ inscrit bien dans la Biovallée » : présente le Maire Georges Berginiat. « En projet une optimisation de l’agencement pour limiter l’emprise au sol, des sources de chaleur communes, les véhicules hors espace, des énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, etc… ?), les transports publics à moins de 10 minutes à pied, % d’espaces verts, réductions des émissions de carbone ou encore des pistes cyclables » expose une des participante à ce forum.
Un quartier pensé et élaboré par et pour les habitants devait bien voir le jour dans ces conditions. Le projet que les 50 habitants en 6 groupes à thèmes ont dessiné sur ces 7 hectares et demi à Die : Le Clos Pietri avec des logements en écoconstruction, un commerce, une zone verte, des transports doux, pistes cyclables et piétonnes... et penser la mixité sociale et intergénérationnelle. Le concept des écoquartiers est une occasion unique pour nous de confronter aux urgences écologiques du Développement Durable et soulager le manque de logements et réduire au minimum les effets du changement climatique. « La page est blanche » annonçait d'office la Cabinet conseil qui accompagne la mairie. A cette première réunion de concertation ? Après cette première réunion de concertation, une autre est programmée le 09 décembre… En attendant une exposition est visible dans le hall de la Mairie.

Claude Veyret

Veyret.claude@wanadoo.fr

La journée de la Femme c'est tous les jours


"Non, les femmes violentées n'aiment pas être frappées"

Le 25 novembre était la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, mais ne persiste-t-il pas, dans la société, une certaine indulgence à ce sujet ?

La politique publique de lutte contre les violences faites aux femmes s'est beaucoup affirmée ces dernières années, notamment en matière de protection des victimes, répression des auteurs et prévention des comportements violents. Néanmoins, l'indulgence à l'endroit de ces comportements reste encore trop prégnante dans les mentalités, y compris de la part de certains professionnels. Les difficultés à voir la parole et les plaintes des victimes être prises en considération en témoignent.

Les 25 associations du Collectif grande cause nationale 2010 se sont, de ce fait, engagées pour sensibiliser davantage le public aux violences faites aux femmes et à leurs conséquences. Il convient, en effet, de prendre conscience de l'importance et de la gravité de toutes les formes de violences commises contre les femmes. Elles ne se réduisent pas aux seules violences commises au sein du couple. Il faut y ajouter les viols, violences sexuelles au travail, mariages forcés, mutilations sexuelles et la prostitution.

Que prévoit la loi du 9 juillet 2010 ?

Désormais, les victimes de violences au sein du couple peuvent bénéficier d'une ordonnance de protection délivrée en urgence par le juge aux affaires familiales. Cette ordonnance permet notamment l'éviction du conjoint violent, la dissimulation du domicile ou de la résidence de la victime, l'adoption des modalités d'exercice de l'autorité parentale, l'attribution de la jouissance du logement familial et la contribution aux charges du ménage. Ces mesures sont prises pour une période de quatre mois, renouvelable une fois en cas de demande de divorce. L'ordonnance peut aussi bénéficier aux personnes majeures menacées de mariage forcé et, dans certains cas, permettre la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour.

Cette ordonnance, que beaucoup d'associations attendaient depuis longtemps, est une grande avancée pour la sécurité des victimes. De surcroît, elle permet l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, ce qui n'est pas négligeable pour nombre de femmes victimes ne disposant pas de ressources propres. Concernant la protection des enfants, elle renforce l'exercice du droit de visite dans des espaces de rencontre en présence de professionnels. Cette loi permet également, sous certaines conditions, le placement sous surveillance électronique mobile - un bracelet - des auteurs de violences conjugales.

Les associations se sont mobilisées pour faire évoluer la législation. Le relais a été pris par les parlementaires. Cette loi, adoptée à l'unanimité, ne remplira toutefois son office qu'à la condition que de réels moyens financiers soient dégagés.

Que pensez-vous du délit de violences psychologiques que cette loi introduit ?

La loi crée un délit de harcèlement au sein du couple, délit au sujet duquel le Centre national d'information et de documentation des femmes et des familles (CNIDFF) a exprimé des réserves. Nous considérons que ce nouveau délit, dont les faits constitutifs seront difficiles à objectiver, risque de se retourner contre les victimes.

Nous constatons que pour justifier leur comportement, la majorité des agresseurs considèrent que les victimes sont elles-mêmes responsables des violences délictuelles, voire criminelles, qu'ils leur infligent. Dès lors qu'elles réagissent par des mots, des cris pour échapper à la violence et à la volonté de contrôle des agresseurs, ces réactions légitimes sont souvent utilisées par les agresseurs à leur profit pour se déresponsabiliser des faits commis. Nous risquons donc d'assister à une multiplication des plaintes pour harcèlement déposées par les auteurs dès lors que leurs victimes auront déposé plainte pour violences.

Plainte contre plainte, nous craignons que victimes et auteurs ne soient renvoyés dos à dos, que les classements sans suite ou les non-lieux se multiplient et ce au détriment des vraies victimes. C'est pourquoi le CNIDFF sera vigilant à alerter les pouvoirs publics sur les effets de l'application de cette nouvelle disposition qu'il souhaite voir évaluée.

Le 39-19 est-il efficace ?

Ce numéro, comme celui de "SOS-Viols femmes informations, 0-800-059-595" anonyme et gratuit, est utile. Le 39-19 est un numéro national d'écoute et d'orientation des victimes de violences conjugales. Mis en place par les pouvoirs publics, il est géré par l'association Solidarité femmes.

Quelle est la fonction du CNIDFF ?

Le CNIDFF dirige un réseau de 114 centres locaux. Nos associations sont dotées d'une mission d'intérêt général d'information globale sur les droits et sont largement composées de juristes (plus de 880 000 demandes traitées en 2009). Nous informons et accompagnons toutes les femmes victimes de violences (plus de 50 000, en 2009). Nous travaillons aussi en lien avec des structures d'hébergement. Notre réseau, qui existe depuis 1972, dispose, aujourd'hui, de 1 200 points d'information en France.

Quels sont les vrais chiffres des violences faites aux femmes ?

L'Observatoire national de la délinquance, dans sa dernière enquête, en 2009, estime que 305 000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles intra-ménage et 445 000 hors ménage. Dans la majorité des cas, l'auteur des faits est issu de l'entourage proche de la victime, amis, famille, voisins, relations de travail.

En 2009, le ministère de l'intérieur a recensé 140 femmes décédées à la suite de violences au sein du couple, 25 hommes (dont certains étaient auteurs de violences) et 10 enfants victimes de leur père ou mère.

Cependant, on ne doit pas céder à l'idée d'un déterminisme qui autoriserait à penser que, par nature, les hommes seraient plus violents que les femmes et les femmes plus enclines à devenir victimes. De même, s'il est vrai que de nombreux agresseurs ont été victimes dans leur enfance, il faut souligner que la majorité des enfants témoins ou victimes de violences ne deviendront jamais agresseurs.

Les violences faites aux femmes trouvent essentiellement leur source dans une société qui reste patriarcale malgré l'évolution du droit et des mentalités et qui, pour partie, conditionne donc les comportements. Une éducation au respect et à l'égalité reste indispensable pour prévenir les violences.

Un livre vient de paraître, "Frapper n'est pas aimer" (de Natacha Henry, Denoël, 320 p., 18 euros). On y combat notamment la croyance selon laquelle les femmes qui ne quittent pas leur conjoint violent seraient excessivement passives ou aimeraient être frappées.

Les violences, particulièrement leur récurrence, plongent toujours les victimes dans la peur, l'isolement social et familial, la dépendance psychique et souvent financière à l'agresseur. Sous emprise et sous contrôle, leur liberté de décision est particulièrement altérée. Rester c'est l'enfer, mais partir c'est se confronter à un vide abyssal.

Non, les femmes violentées n'aiment pas être frappées. Il ne faut pas confondre le fait de céder sous la menace et les coups avec celui de consentir à la violence. Au moment où les victimes décident de partir, il est nécessaire qu'un maillage s'organise pour les informer et les accompagner, le cas échéant, les abriter dans des lieux sûrs ainsi que leurs enfants. Peut-être n'y resteront-elles que peu de jours. Partir définitivement, c'est tout un apprentissage.

Un lien d'emprise ne se défait pas facilement. Il faut du temps pour retrouver confiance en soi, retisser des liens sociaux et familiaux, apprendre à redevenir actrice de sa propre existence.

Annie Guilberteau

La Grèce, l' Irlande, le Portugal, l' Espagne ... en faillite


Alors que la crise financière déclanchée par les banques sévit et que celles-ci vont être renflouée par le FMI au détriment des Irlandaises et des Irlandais…(Encore une réussite du capitalisme) 150.000 Irlandaises et Irlandais se mobilisent contre le plan de rigueur malgré la neige.

Ils étaient 100.000 selon la confédération syndicale ICTU, à manifester cet après-midi dans le centre de Dublin, contre le plan de rigueur présenté par le gouvernement. Un plan qui serait la condition sine qua non d’un vaste programme d’aide de l’UE et du FMI.

Par sécurité, les syndicats avaient modifié l’itinéraire pour ne pas faire passer les manifestants devant les banques.

La Garda, police irlandaise, s’attendait à plus de 50.000 manifestants mais Macdara Doyle, le porte-parole de l’ICTU, première confédération syndicale de l’île qui organise la marche, s’est refusée à tout pronostic, “Nous avons réuni par deux fois ces dernières années 250.000 personnes... Comparé à des pays comme la France et le Royaume-Uni, ça se traduirait en millions...” Au final, ces prévisions ont été dépassées.

“Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l’Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu’on les laisse tomber” plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapée baisser.

- Les syndicats veulent mobiliser contre un plan de rigueur de 15 milliards d’euros sur quatre ans qui est “une déclaration de guerre contre les travailleurs les moins bien payés” souligne Jack O’Connor, président du Siptu, premier syndicat irlandais. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d’un vaste programme de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l’Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L’annonce d’un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d’euros, est en principe attendu avant l’ouverture des marchés, lundi matin.

L’Irlande annonce un plan d’austérité de 15 milliards d’euros sur 4 ans

Le gouvernement irlandais a présenté aujourd’hui son plan d’austérité pour les quatre années à venir. Un plan réclamé par Bruxelles et le FMI en échange du versement de 85 milliards d’euros d’aide. Objectif de ce plan de rigueur : réduire le déficit du pays de 15 milliards d’euros d’ici 2014. - Un plan très mal accueilli par la population déjà éprouvée par un chômage record et plusieurs plans de rigueur successifs.

Ramener le déficit public irlandais à 3% du PIB d’ici 2014. C’est l’objectif du plan de rigueur présenté aujourd’hui par Dublin. Un plan présenté comme un préalable indispensable à l’octroi d’une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international de quelque 85 milliards d’euros pour sauver le pays de la banqueroute.

- Et quand on sait l’ampleur du déficit, qui s’est envolé à 32% du PIB cette année principalement en raison des sommes astronomiques injectées dans les banques pour les sauver de la faillite, on comprend mieux les mesures draconiennes annoncées cet après-midi pour combler la brèche. 15 milliards d’euros. C’est donc ce que le gouvernement irlandais espère économiser sur les quatre années à venir, dont 10 milliards d’économies budgétaires et 5 milliards de revenus supplémentaires générés par des hausses d’impôts. Le plan prévoit notamment :
- La baisse des dépenses sociales de 2,8 milliards d’euros d’ici à 2014
- La suppression de 24.750 emplois publics, pour revenir au niveau de 2005
- L’abaissement du salaire horaire minimum de 8,65 à 7,65 euros
- La hausse de la TVA de 21 à 22% en 2013, puis de 22 à 23 % en 2014

Après une semaine de suspense et de tractations, l’Irlande a finalement décidé de demander une aide financière à l’Union européenne et au Fond monétaire international, pour mettre sur pied un plan de sauvetage des banques. Les ministres des Finances de la zone euro tiendront une conférence téléphonique sur ce futur prêt ce dimanche soir. L’Irlande pourrait demander 40 à 100 milliards d’euros.

La semaine dernière, le gouvernement irlandais en aurait presque souri. Officiellement du moins : l’Irlande n’avait pas besoin d’une aide financière de l’Europe et du FMI. Des assurances surtout destinées à rassurer les Irlandais, très chatouilleux sur la question de l’indépendance, et qui voyaient d’un très mauvais œil une prise de contrôle partielle de leur économie par des institutions externes.

Mais depuis jeudi, le gouvernement irlandais et les experts de l’UE et du FMI discutaient des modalités de l’aide. Un jeu de “non-oui, peut-être-finalement oui” qui s’est donc achevé ce soir : le ministre des Finances Brian Lenihan a annoncé à la radio que Dublin allait demander “à bénéficier du programme d’aide mis en place il y a six mois par l’UE et le FMI. Ce qui a été officiellement fait dans la soirée.

L’enjeu est de sauver les banques irlandaises, mises à mal par la crise financière et ses suites. Elles se débattent avec des dettes abyssales, contractées après l’éclatement de la bulle immobilière. Dublin explique que l’argent du prêt servira à créer un “fond de prévoyance”, qui ne serait pas forcément utilisé. Mais le gouvernement, avec un art consommé de la litote, admet qu’“une partie de l’argent pourrait servir à la recapitalisation des banques.

- Irlande : les banquiers épargnés, le peuple à la diète

- Le gouvernement irlandais a dévoilé aujourd’hui les détails d’un plan de rigueur de 15 milliards d’euros d’ici à 2014, préalable à l’octroi d’une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

- Quatre-vingt-cinq milliards d’euros pour l’Irlande

L’Union européenne et le Fonds monétaire international vont accorder un prêt de 85 milliards d’euros à la République d’Irlande, selon la radiotélévision irlandaise. Un ordre de grandeur, confirmé par le gouvernement français, même si le Premier ministre Brian Cowen nie que le montant soit déjà arrêté.
40 milliards seraient utilisés pour recapitaliser les banques chancelantes et 48 milliards pour étayer le déficit public.

Au moins, le porte-parole du ministère des Finances irlandais ne perd pas son sens de l’humour. Alors que son pays se débat avec le déficit et que ses banques sont plombées par les conséquences de la crise financière qu’ elles ont cée, ce qu’il qualifie de “spéculations”, ce sont les informations sur l’aide financière de l’Europe et du FMI.

Et de se ficher des gens : « ces “spéculations” viennent donc de la radiotélévision irlandaise, la RTE, qui annonce que le prêt accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) atteindrait 85 milliards d’euros ».

Le système bancaire bénéficierait de 20 milliards d’euros pour se recapitaliser, plus un fonds d’urgence de 20 milliards d’euros : “le paquet permettrait de porter le niveau de fonds propres des banques irlandaises de 8 à 12% et ce afin de remonter la confiance des déposants du système financier”, explique la RTE.

Selon une autre source, le quotidien économique Financial Times, l’Etat irlandais deviendrait également majoritaire dans l’une des principales banques du pays, la Bank of Ireland, sans pour autant qu’elle soit nationalisée( ben.. voyons).

L’Irlande est ainsi le second pays à demander l’aide de l’Europe et du FMI, après la Grèce il y a six mois. Mais le ministre des Finances irlandais s’empresse de préciser que le montant du prêt serait moindre que celui d’Athènes, qui s’élevait à 110 milliards d’euros. “Il évoque quelques dizaines de milliards”. Mais il ajoute que “celà ne sera certainement pas un nombre à trois chiffres”. Le détail des mesures sera rendu public mardi. Le gouvernement espère que l’Europe et le FMI ne rajouteront pas de nouvelles dispositions, qui laisseraient à penser du côté des électeurs que l’économie est sous contrôle externe. Quand à l’UE, elle croise les doigts pour que ce nouveau coup de tabac ne malmène pas trop l’euro. Et qu’il soit le dernier…Mais déjà le Portugal se profile….

Apis