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jeudi 23 décembre 2010

Les Jeux Olymiques d' Annecy presqu' à l' eau ...


Le 12 décembre dernier, on apprenait la démission d'Edgar Grospiron, directeur de campagne de la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques de 2018. Le rat déserte un navire avarié et augmente ainsi la possibilité du naufrage. Ni les Hauts-Savoyards, ni les autres Alpins ne veulent accueillir ces ravages écologiques et sociaux, mais les despotes du Comité international olympique et leurs complices, élus locaux, représentants de l'Etat, chefs d'entreprises, peuvent encore leur imposer leur diktat. Et cependant, quel que soit le résultat des marchandages, le Serpent alpin continue d'avancer.
Pour en savoir plus,
Pour combattre ce projet ,
Drômois, Isérois, Savoyards, Hauts-Savoyards, Genevois, tous aux Houches le samedi 8 janvier 2011, contre la destruction du Sillon alpin !
Merci de faire circuler l'appel ci-dessous,
Pièces et Main d'Oeuvre
PS : ce mercredi 22 décembre, France Inter consacre son “Téléphone sonne” (19h20 – 20h) aux “questions sur la candidature d’Annecy aux JO 2018”. Dès 17h par téléphone (01 45 24 7000), et toute la journée sur le site de l’émission (sur www.franceinter.com), on peut appeler ou écrire pour manifester son opposition aux divers aspects de la destruction du territoire et de l’idéologie compétitive (sport, économie). Appelez et faites appeler.
JO ANNECY 2018
Les Jeux Olympiques et la destruction du Sillon Alpin
Les Houches (Haute-Savoie, vallée de Chamonix)
Espace OLCA (600 places)
Samedi 8 janvier à 20h30
Grande réunion publique organisée par l’Atelier Equithés
avec
- ARSMB - Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (Jean Pierre Coméliau, Président)
http://www.arsmb.com/
- CAO - Comité Anti-Olympique d’Annecy (Philippe Métral-Boffod, conseiller municipal d’Annecy opposant aux JO
)
http://www.comiteantiolympiqueannecy.com/
- Pièces et Main d’¦uvre - Atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/
Contre les Jeux du profit et de la destruction
En mars 2009, les Grenoblois ont applaudi à l’échec de la candidature de leur ville aux Jeux Olympiques 2018. À raison. Depuis, la Rocade Nord a été abandonnée, la mairie ne parle plus de téléphériques urbains, le projet GIANT est ralenti faute de l’élan financier olympique. Certes, on n‘arrête pas la destruction du territoire, mais au moins a-t-on évité son accélération
Le désastre épargné à Grenoble menace maintenant Annecy. Comme si la Haute-Savoie n’avait pas été suffisamment ravagée par les « sports d’hiver », l’urbanisation folle, la course à la croissance – bref, par « l’attractivité du territoire ». Les Hauts-Savoyards sont-ils plus heureux avec 7000 nouveaux habitants chaque année ? Seront-ils plus heureux, les champions repartis, avec plus d’autoroutes et de tunnels, avec les terres agricoles bétonnées, l’eau siphonnée et polluée par les canons à neige, des infrastructures inutiles à rembourser pendant des décennies ?
- Au fait, pourquoi les décideurs veulent-ils à ce point accueillir les Jeux Olympiques ? « C’est bon pour le BTP et les autoroutes », clamait Dumolard, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble. « Une candidature en 2018 est une formidable opportunité pour (...) la montagne française confrontée à une concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique », ânonnait Destot, le maire de Grenoble.
Bref, les J.O, c’est bon pour le profit de quelques-uns dans la guerre mondiale économique.
Pour prospérer dans cette guerre, nos élus ont décidé l’édification d’une métropole unique de 220 km de long, entre Genève et Valence : le Sillon alpin (1). Les Jeux sont pour eux un moyen de financer et d’accélérer ce projet de mégalopole censée concentrer deux millions de Genevois, d’Annéciens, de Chambériens, de Grenoblois, de Valentinois – et leurs voisins – dans une même vallée urbanisée, densifiée, technifiée, où la vie des habitants comptera moins que les flux économiques.
Nous tous qui combattons le TGV Lyon-Turin en Maurienne, l’autoroute A51 dans le Trièves, le Center Parcs dans les Chambarans, les nanotechnologies et GIANT à Grenoble, le Pôle Traçabilité à Valence, et les Jeux Olympiques dans les Alpes, nous luttons contre le Sillon alpin, dont les chantiers fragmentés dissimulent pour l’instant le projet d’ensemble.
Contre « l’attractivité » et le déménagement du territoire
Contre la mégalopole du Sillon alpin
Contre les Jeux Olympiques, à Annecy ou ailleurs
m o i n s v i t e – m o i n s h a u t – m o i n s f o r t
1 Cf Le Serpent alpin, ou le saccage du territoire allobroge, P. Mazet, sur www.piecesetmaindoeuvre.com

http://www.piecesetmaindoeuvre.com

Décès d' une humaniste...


L'académicienne Jacqueline de Romilly est morte

Spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, elle fut la première femme professeur au Collège de France et a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages.

L'académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, qui fut la première femme professeur au Collège de France, est décédée samedi à l'âge de 97 ans, a-t-on appris auprès de son éditeur Bernard de Fallois.

Jacqueline de Romilly, qui incarnait l'enseignement des études grecques classiques en France ainsi qu'une conception exigeante et humaniste de la culture, a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages.

En 1988, elle était devenue la deuxième femme élue à l'Académie française, après Marguerite Yourcenar. Membre correspondant étranger de l'Académie d'Athènes, elle avait obtenu la nationalité grecque en 1995 et avait été nommée ambassadrice de l'hellénisme en 2000.

«C'est une perte pour notre pays», a réagi sur France Info Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie Française. «C'est une femme qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques parce qu'elle considérait (...) que c'était une éducation (...) à la compréhension de la liberté de l'individu, de l'attachement à la démocratie», a-t-elle souligné. «Elle a souffert énormément depuis quelques dizaines d'années de voir l'étude de cette langue décliner, et cela a été pour elle un immense chagrin», raconte encore Hélène Carrère d'Encausse, jugeant que le meilleur hommage à lui rendre «serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays».

«L'humaniste par excellence»

«Une grande humaniste dont la parole nous manquera. La vie et l'oeuvre de Jacqueline de Romilly sont baignées d'une lumière puisée aux sources d'une très haute civilisation - la civilisation grecque -, une flamme qu'elle a transmise et entretenue toute sa vie durant, jusqu'à son dernier souffle», écrit l'Elysée sans rire dans un communiqué.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lui a rendu hommage, estimant que «disparaît l'un des très grands esprits de notre temps». «Maître en ces "humanités" qu'elle enseignait depuis si longtemps, Jacqueline de Romilly était elle-même l'humaniste par excellence», loue le ministre dans un communiqué. «Sa science du passé en faisait une femme éminemment actuelle.»

Elle «était un phare, à la fois par l'immense culture, la volonté de se battre sans cesse pour défendre les bases de cette culture à laquelle elle croyait - et en particulier la langue grecque - et aussi une infatigable volonté d'être présente par l'écriture»…. Jacqueline de Romilly «n'a eu de cesse tout au long de sa vie de révéler à nos contemporains l'infinie richesse des humanités».

Apis

Nous ne sommes plus en démocratie...


L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie

Sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu’ont oubliée les politologues : la domination d’une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens. Un certains nombre de symptômes concernant la structuration des pouvoirs politiques, médiatiques et financiers attestent, en France, d’un changement de régime politique.

« Cela veut dire qu’à mon sens, nous sommes dans un état de dégénérescence de la démocratie qui nous fait entrer - à moins que nous y soyons déjà pleinement entréEs – dans le régime oligarchique ».

Il s’agit, pour Hervé Kempf, de donner les moyens de penser « une critique forte » et argumentée, du fait qu’un cercle restreint de puissants discuteraient, en conclave, de décisions qu’ils imposeraient par la suite à l’ensemble des citoyens, comme par exemple dans le cas du Traité de Lisbonne imposé aux européens. Une critique d’autant plus nécessaire qu’une telle dégradation de l’égalité des droits politiques (isonomia), de l’égalité par la naissance (isogonia) de l’égalité de pouvoir (isokratia), véritables privilèges des citoyens détournés par les oligarques, ne permet pas d’envisager la mise en œuvre de politiques structurelles pour faire face à la l’urgence sociale et écologique actuelle.

Nous croyons encore vivre dans un régime démocratique, mais nous n’en expérimentons en réalité qu’un simulacre : nous sommes conviés aux urnes, mais nous ne sommes plus souverains. Aujourd’hui les « oligarques », financiers, lobbies, industriels, hantent les instances de décision, quand ils n’en font pas ouvertement partie. Ils tiennent les médias, instrument privilégié pour abrutir les citoyens et les maintenir dans leur passivité.

Appuyée sur de nombreux exemples empruntés à toutes les démocraties de par le monde, l’argumentation d’Hervé Kempf est implacable et appelle à un sursaut : et si la vertu redevenait une valeur politique ?

Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l’Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n’y parviendra qu’en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.

Au terme de ce récit précisément documenté mais toujours vivant, le lecteur ne verra plus la politique de la même façon.

Comment les riches détruisent la planète et Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, les précédents ouvrages d’Hervé Kempf, ont rencontré un réjouissant succès. Ils ont été traduits dans de nombreuses langues. L’intérêt soutenu qu’ils continuent de susciter en fait désormais des références de l’écologie politique.

Hervé Kempf sera à Die aux Rencontres Régionales de L’ Ecologie 2011, le samedi 29 janvier 2011 avec Michèle Rivasi à 16 heures 30.

Ecologie au Quotidien

DIE, Rhône-Alpes, France

Le Chastel 26150 DIE

Tel : 04 75 21 00 56

Courriel : ecologieauquotidien@gmail.com

Sites : www.ecologieauquotidien.fr
Blog : http://ecologieauquotidien.blogspot.com

Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

mercredi 22 décembre 2010

Vidéosurveiller la population...


Vidéosurveillance : Les commissariats passent à la vitesse supérieure : vidéo-voyeurs, surveillance, délateurs,…retour aux bonnes méthode de vichy…la technologie en plus.

Flicage - Les forces de l'ordre auront bientôt accès à plus de 13.000 caméras...

Souriez, Parisiens, vous êtes filmés. La phase active du «plan de vidéoprotection pour Paris», ou «plan 1.000 caméras», a démarré. Les travaux pour relier les 20 commissariats d'arrondissement de la capitale au système ont commencé il y a quelques jours.

D'ici un an, le nombre de caméras va être triplé sur la voie publique. Ils filmaient dans les salles de commandement de la préfecture de police de Paris, qui gèrent la vidéosurveillance, au moment de la manifestation des enseignants-chercheurs…

Aux murs, une trentaine de téléviseurs cathodiques forment deux grands écrans vidéo. Une image s’affiche sur toute la largeur : celle de manifestants qui affluent vers la place d’Italie, banderoles au poing. La caméra pivote sur la foule puis zoome à fond. Les visages de deux femmes en pleine discussion apparaissent alors en gros plan. Nous sommes à la préfecture de police de Paris, à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Dans la Salle d’information et de commandement (SIC), une vingtaine de fonctionnaires scrutent les rues de la capitale, alors que les enseignants-chercheurs s’apprêtent à manifester.

Fliquer toute la population, les jeunes, les immigrés, les désobéissants…
«Nous assurons la sécurité ( ?) des gros événements, comme les manifestations à caractère revendicatif, les rassemblements festifs ou les voyages officiels», explique Olivier Bagousse, commissaire de la DOPC.
«Pour chacun, nous estimons les besoins en forces de l’ordre, que nous déployons sur le terrain», précise-t-il.

«Nous assurons la sécurité des gros événements, comme les manifestations à caractère revendicatif, les rassemblements festifs ou les voyages officiels», explique Olivier Bagousse, commissaire de la DOPC. «Pour chacun, nous estimons les besoins en forces de l’ordre, que nous déployons sur le terrain», précise-t-il.

«Jeu stratégique en zone urbaine»
Ce jeudi après-midi, le plan Vigipirate de niveau rouge a été déclenché. (Nous a-t-il un jour lâché ?) Une douzaine d’unités encadrent le cortège, composées de 70 hommes chacune. Dans la salle de commandement, ces forces sont symbolisées par des triangles bleus et des carrés marron, que les policiers déplacent de manière stratégique sur des cartes de Paris. «C’est la même approche qu’un jeu de champ de bataille, à la différence que nous sommes en zone urbaine», s’amuse Régis Mongendre, en charge de la communication du service.

Tous flics :
Plus loin, des pupitres sont réservés aux collaborateurs de la DOPC : CRS, renseignements généraux, armée, SNCF, RATP.
Tous observent les écrans, écoutent les transmissions radio, lisent ou écrivent des rapports. Un officier gradé assure une relation permanente avec le cabinet du préfet.
Trois fois plus de caméras sur la voie publique
Dans ce magma de gadgets technologiques, le principal outil de travail des policiers reste les caméras. Elles sont 350 sur les grands axes parisiens et près de 4.000 dans les réseaux de la RATP et de la SNCF. Sans compter les caméras tactiques disposées temporairement sur les lieux des manifestations ainsi que les caméscopes des forces déployées sur place. Un attirail insuffisant aux yeux de la police, qui attend avec impatience plus de 600 nouvelles caméras.
Car la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi un vaste plan d'équipement en matière de vidéosurveillance, qui se traduira à la fin de l’année par un triplement des caméras sur la voie publique. Elles passeront de 20.000 à 60.000 en France, dont un millier dans la capitale. «La police ne sera plus aveugle», assure sans la moindre ironie Olivier Bagousse. «Elles couvriront tous les endroits de Paris qui intéressent la police, nous permettant d’évaluer la dangerosité d’une situation et de réagir plus rapidement», assure le commissaire.
Tendance «Big Brother»
Une tendance «Big Brother» qui n’est pas du goût de tous. Le collectif «Souriez vous êtes filmés» déplore le «contrôle policier impulsé par le gouvernement, plus lourd et plus inhumain» que la population ne «parvient plus à freiner». Mais surtout, le collectif défend le droit à l’image et à la vie privée des personnes filmées.
Un faux problème, selon la préfecture de police: les images ne sont pas enregistrées, sauf en cas d’incident. Le commissaire Bagousse ironise même : «Avec plusieurs dizaines d’événements par jour à Paris, je n’ai pas le temps de voir ce que fait ma femme dans la rue ou mon voisin.
Vidéosurveillance de proximité
Quelques étages au-dessus, des policiers s’affairent dans une autre salle d’information et de commandement : celle de la DPUP, la Direction de la police urbaine et de proximité. Là encore, des murs d’écrans, des cartes et des ordinateurs. Une quinzaine de policiers sont en charge des incidents dans les quartiers, tels que les accidents, les vols à l’arraché, les car-jackings ou encore les incendies. Mais leur tâche consiste aussi dans la surveillance des abords des manifestations.
«Nous suivons aussi l’évolution du cortège des enseignants-chercheurs, ainsi que le flicage dans les transports en commun», explique Régis Mongendre. Par exemple, les policiers doivent éviter que des manifestants ne sortent du circuit défini. Ben Voyons.
Vers 15h, un agent prend une communication. Une bagarre avec jet de bouteilles a été signalée près d’un bar. «N’intervenez pas, on se concentre sur la manifestation», ordonne le policier au téléphone. Ce sera au commissariat de l’arrondissement de se rendre sur place. Pendant ce temps, les deux salles continuent de gérer, depuis leurs écrans, les mouvements des forces de l’ordre ainsi que ceux des caméras de vidéosurveillance.

La police parisienne aura non seulement accès à 1.000 caméras de vidéosurveillance installées pour l'occasion, mais également aux 10.000 présentes dans les transports d'Ile-de-France et à 2.000 privées (Forum des Halles, Stade de France, Printemps, etc). Au total, un peu plus de 13.000 caméras. On est encore loin de Londres, qui en compte jusqu'à 500.000.

Images stockées pendant un mois ?

Les images filmées pourront être conservées pendant un mois sur les disques durs de la police parisienne. Au-delà de l'aspect «Big Brother», dénoncé par plusieurs associations locales, certains élus, notamment à Lyon, ont à plusieurs fois remis en question l'efficacité de tels systèmes.

La police ne dispose en général pas de suffisamment de main d’œuvre pour garder un œil sur toutes les caméras.

Délation style 1942

Reste alors la solution adoptée en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, avec des sites Web mis en place pour que les citoyens-voyeurs puissent donner un coup de main en signalant tout comportement suspect(?).

APIS

La loi la plus sécuritaire depuis le gouvernement de Vichy


La loi Loppsi 2 adoptées par 305 députés

Elle fixe les grandes priorités sur le plan de la sécurité pour les cinq prochaines années...sans aucun recul elle crée des délits nouveaux et porte atteinte aux libertés fondamentales des hommes et femmes de ce pays. Contraire à tous les droits de l’homme et du citoyen elle nous emmène vers une société sécuritaire…qui n’ose pas encore dire son nom.

Malgré les controverses, et oppositions de la totalité du monde associatif, la loi Loppsi 2, sur la sécurité intérieure, a été adoptée mardi par l'Assemblée nationale, par 305 voix contre 187. Le texte fixe les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans (2009-2013).
Les groupes UMP et du Nouveau Centre ont voté pour. L'opposition de gauche a voté contre ce texte que le Sénat examinera à son tour en seconde lecture au premier trimestre 2011.

«C'est un bric-à-brac»

Ce texte, composé d'une centaine de mesures, reprend notamment des mesures annoncées le 30 juillet dernier par Nicolas Sarkozy lors de son discours archi-sécuritaire de Grenoble, comme l’extension de la déchéance de la nationalité française aux condamnés naturalisés depuis moins de dix ans ayant causé la mort d'une personne dépositaire de l'autorité publique.

Ce projet de loi est vivement dénoncé par l'opposition de gauche et par les associations de défense des droits de l'homme. «C'est un bric-à-brac sans visions ni moyens», estime le Parti socialiste, dont le groupe à l’Assemblée a déjà annoncé qu’il saisirait le Conseil constitutionnel dès que le texte serait voté par le Parlement.

Le gouvernement a défendu son texte par la voix du ministre de l'Intérieur. «Le gouvernement met entre vos mains tous les moyens d'aller plus loin dans le combat contre la délinquance», a affirmé Brice Hortefeux, ministre deux fois condamné par la justice.

Apis

Grignan 26 : Tuer pour des champignons...


Ramasseur de champignons, Laurent Pardo de Saint Paul Trois Châteaux, abattu : L'agriculteur mis en examen pour assassinat à Grignan.

L'agriculteur de la Drôme, président du CDJA (Centre Départementale des Jeunes Agriculteurs de la Drôme) ayant abattu lundi un ramasseur de truffes présumé à coups de fusil à pompe alors qu'il surveillait de nuit ses truffières a été mis en examen mercredi soir pour "assassinat" et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Valence.

"Il a été mis en examen pour assassinat, c'est-à-dire meurtre avec préméditation, et placé en détention provisoire", a déclaré à l'AFP Gilbert Emery, procureur adjoint de Valence.

"Le juge d'instruction a dû considérer que, quand on prend une arme capable de tuer pour aller guetter quelqu'un, on a l'intention de le faire", a précisé une source judiciaire.

Son père, complice du voyou a quant à lui été mis en examen pour "modification de la scène de crime", après avoir remplacé le fusil à pompe par un fusil de chasse classique. Et un ami de la famille est soupçonné d'avoir dissimulé le fusil à pompe chez lui. Tous deux ont été laissés en liberté.La complicité de meurtre n’est plus à établir.

"Un geste meurtrier"

L'avocat de l'agriculteur, Me Alain Fort, a fait valoir que son client avait été effrayé, alors qu'il surveillait ses truffières de nuit, par la présence de cet homme qui "avait dans les mains quelque chose qui ressemblait à un fusil". Un piochon à truffes ( qui n’ est pas une arme ), petit ustensile servant à ramasser les truffes, a en effet été retrouvé près du corps, mais aucune arme.

L'avocat a également pris la défense du père de l’agriculteur : "Le père a eu un geste maladroit", en remplaçant le fusil à pompe, par un fusil de chasse classique. "Il a pris peur car il n'avait pas d'autorisation pour un fusil à pompe", a-t-il ajouté.

L'enquête devra faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l'agriculteur a tiré avec ou sans sommation et si l'ADN de la victime se trouve bien sur le piochon à truffes.

Le monde à l’envers

Une manifestation de près de 100 sympathisants du délinquant incriminé, par ailleurs président des Jeunes agriculteurs de la Drôme, a été organisée mercredi devant le Tribunal de grande instance de Valence.

Agé de 32 ans, Laurent Rambaud faisait le guet, armé d'un fusil à pompe, et a abattu sa victime de deux coups (pas un accident) de fusil, selon le parquet. La victime, âgée de 43 ans, père de deux enfants, résidait dans la commune voisine de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

A l'initiative du syndicat des trufficulteurs locaux, qui dénonce des vols de truffes notamment en cette période de fêtes, une marche de soutien au jeune homme avait été organisée mardi à Grignan, rassemblant environ 150 personnes. Quand on n’a plus la lucidité de se démarqué des délinquant, la république est en danger… Personne ne mérite d’être tué ainsi même pour une poignée de truffe. « Un homme particulièrement gentil et un bon papa » louaient les personnes le connaissant sur sa commune. Restent une veuve et deux orphelins de 4 et 12 ans.

Apis

mardi 21 décembre 2010

Tout Est Die, un jour de marché...



Une émission de RDWA, la radio du Diois.

(relayé par Y.B pour MCD)

La Vie de nos élus régionaux à Charbonnières


Budget régionnal : J.J.Queyranne et une majorité remuante.

La majorité régionale a tangué cette semaine, reflet de quelques crispations entre écologistes et socialistes. Jean-Jack Queyranne est sous dépendant des collègues de Philippe Meirieu qui peuvent à tout moment changer d’ alliance pour le mettre en minorité. Mais au moment de voter le budget, tout est rentré dans l'ordre. La tension monte, mais la conclusion était connue. Elle serait heureuse. Oui les écologistes ont voté ce vendredi le budget régional. Oui, la nouvelle majorité de Jean-Jack Queyranne issue du vote de mars dernier est restée unie. Finalement la seule défection est venue là où on ne l'attendait pas, du Front de Gauche : Armand Creus s'étant abstenu.

Le PS, un parti "vieux", atteint de "surdité"

Pourtant, à suivre les débats qui ont précédé ce vote, on aurait pu en douter. Les échanges dans l'hémicycle ont été houleux, en particulier jeudi. Comme si les uns et les autres avaient joué à se faire peur, avant de se réconcilier harmonieusement ce vendredi matin. C'est une interview de Jean-Jack Queyranne sur France 3 qui a mis le feu aux poudres. "Parfois les écologistes sont des alliés remuants, un peu adolescents - mais après tout on aime bien les adolescents. Il faut leur donner des règles, la discipline", a-t-il déclaré.

Une condescendance qui n'a pas attendri les écolos. L'une des leurs, Gwendoline Delbos-Corfield a qualifié le PS de parti "vieux", atteint de "surdité". "Il n'est pas encore muet", a répliqué le président du groupe socialiste, Jérôme Safar qui se dit frappé, à propos de ses alliés, du décalage entre "leur image extérieure sympa et ouverte, et leur attitude fermée et doctrinaire à l'intérieur du conseil régional". Lors de son intervention de ce vendredi, il a préféré monter à la tribune pour avoir l'assemblée dans son champ de vision, plutôt que de s'exprimer depuis son fauteuil comme c'est de coutume. "Il vaut mieux être en face que vous avoir dans mon dos", a-t-il lâché.

" vous allez à la niche"

Les écolos ont pourtant bien voté le budget de Queyranne. "Pourquoi voter contre ? On est dans la majorité, on porte les politiques", s'étonne Eric Piolle, le co-président du groupe Europe Ecologie - Les Verts. A l'été dernier, ils avaient envisagé de proposer un contre-budget. Finalement ils s'en sont tenus à des "amendements de proposition". Tout ça pour ça, a semblé dire l'opposition de droite, spectatrice gourmande des bisbilles à gauche. "Est-ce du masochisme ? Une envie de garder ses postes ? Finalement vous vous couchez, vous allez à la niche", a ricané Fabrice Marchiol, élu UMP.

S'ils votent le budget, les écolos espèrent cependant infléchir la politique régionale. Au cours du premier mandat, ils ont réussi à convaincre Queyranne d'abandonner la conception du nouvel EPR à la Basse-Normandie. Ils ont aussi obtenu de lui l'engagement de ne financer aucun projet autoroutier, comme la future A45 (Lyon/Saint-Etienne). Forts de leurs 37 élus (sur 157), ils placent Queyranne sous la menace d'une mise en minorité. Une situation qui s'est déjà produite.

Les nanosciences sur la sellette

Signes de tensions, les écologistes ont déposé lors de ce débat budgétaire quinze amendements, soit seulement huit de moins que la droite. Le plus emblématique est celui suggérant d'annuler toutes les subventions aux nanotechnologies. C'est là la première pomme de discorde de la majorité. Les écologistes font le parallèle avec l'amiante et les OGM et s'en remettent au principe de précaution.

C'est Thierry Philip, conseiller régional délégué à la recherche (PS) qui s'est opposé à l'amendement vert. Pour lui, les nanosciences constituent "un élément moteur de la compétitivité des économies". Il a insisté à dessein sur leur possibilité "de réduire l'empreinte écologique des matériaux et à favoriser la préservation des ressources naturelles", évoquant aussi toutes les avancées médicales que les nanosciences laissent entrevoir, par exemple contre le cancer. Il a aussi évoqué le projet Nanosécurité "qui vise à étudier les conditions de protection des producteurs et des utilisateurs de ces technologies ainsi que de l'environnement".

En difficulté avec ses bouillonnants alliés, le PS prie la droite de ne pas soutenir cet amendement. "Le PS a besoin de nous", jubile la radicale Fabienne Lévy. "C'est une situation pas très confortable", reconnaît Jérôme Safar. L'opposition régionale ne jouera pas la politique du pire, appuyant toutes les délibérations qui touchent aux nanos. "Ce sont des dossiers sur lesquels l'Etat met beaucoup d'argent. S'opposer aux nanos reviendrait à s'opposer à la politique industrielle du gouvernement", relève Jérôme Safar.

Mis en minorité sur la grille horaire de la SNCF

D'autres sujets portent des désaccords. Les écolos ont voté contre toutes les délibérations concernant l'exposition universelle de Shanghaï où Rhône-Alpes tenait un pavillon. Ils s'opposent aussi avec force à la candidature d'Annecy pour les Jeux Olympiques de 2018, symbole de sport business et d'agressions de milieux naturels. Seuls deux élus écolos n'ont pas obéi à la discipline de groupe : les haut-savoyardes Nicole Billet et Claude Comet.

Les crispations arrivent aussi là où on ne les attend pas, au gré de l'actualité. Par exemple quand il a été décidé de fermer le lycée Mounier à Grenoble pour des raisons de sécurité. Les écologistes estiment ne pas avoir été associés à cette décision, alors que l'établissement présente une mixité sociale intéressante et développe un projet pédagogique innovant. Le lancement très récent de la ligne grande vitesse Paris-Genève par le Haut-Buget (un trajet de 3h05) a fait jaillir de nouvelles crispations. Cette infrastructure emprunte une voie TER existante et par effet de dominos, c'est l'ensemble du réseau régional de l'arc alpin qui est perturbé (Annecy, Chambéry, Grenoble, Valence). En octobre, les élus de droite, du Front de Gauche et Europe Ecologie - Les Verts ont mis Queyranne en minorité sur ce sujet, lors d'un vote en commission permanente. Pourtant la nouvelle grille horaire a bien été appliquée par la SNCF le 12 décembre, avec la promesse de faire mieux l'année prochaine. Mais les écologistes n'ont pas apprécié ne pas être associés aux discussions avec l'exploitant ferroviaire.

"La méfiance supplante la confiance"

Ces vexations ont nourri une "lettre ouverte" que les élus écologistes ont distribué à leurs collègues cette semaine. Celle-ci pointe "des dysfonctionnements répétés au sein de l'institution, mais aussi, d'abord, au sein de notre majorité (...) la méfiance supplante la confiance. La démocratie interne de notre majorité semble souvent en panne". Le courrier regrette "un mode de gouvernance global opaque (..) une écoute condescendante", reconnaissant qu'eux-mêmes ne sont "pas à l'abri de dérapages".

Et si le principal différent était de méthode ? Le PS est attaché à harmoniser leurs positions en intergroupe pour éviter à ce que les désaccords ne s'expriment en séance plénière. "Ca ne nous gêne pas de débattre devant la droite. Il n'y a pas de raison de montrer un monolithisme militaire", confirme d'ailleurs Eric Piolle. C'est ainsi qu'ils avaient préparé les trois jours de débat du vote budgétaire la semaine dernière. Jérôme Safar, philosophe, en prend son parti. "Aujourd'hui les électeurs conçoivent des expressions publiques divergentes". Et cela marche.

Apis avec un correspondant à Lyon

(Photos de Robin Favier)

Révolution de l' information ?


WikiLeaks ou la troisième révolte

Médecins sans frontières-WikiLeaks : mêmes méthodes, même combat ?

Le rapprochement des deux mouvements peut choquer. Le premier est une association respectable et reconnue, saluée comme utile à l'humanité ; l'autre est un site Internet quasi clandestin, considéré, à la suite de ses dernières révélations, comme irresponsable.

A y regarder de plus près, il existe pourtant une parenté, voire une filiation, entre les deux démarches. L'une et l'autre se veulent l'émanation de citoyens refusant la raison d'Etat. L'une et l'autre ont pour ennemi la guerre et ses victimes car WikiLeaks, par-delà le sensationnalisme de ses dernières productions, est avant tout un site militant dont l'objectif est de mettre fin aux engagements militaires américains. L'une et l'autre enfin ont été créées sur l'idée que la justice est un impératif supérieur au droit, si bien qu'une juste cause rendrait licite l'usage de tout moyen d'action, fût-il illégal. Cette parenté n'est pas une coïncidence.

Elle est le fruit d'une histoire, la nôtre, depuis le sursaut libertaire de Mai 68 et la fin des grandes idéologies qui plaçaient l'intérêt de l'Etat au-dessus de celui des individus. L'âge des droits de l'homme est celui de la revanche du citoyen, dressé contre l'Etat et défendant, face à lui, ses libertés et ses droits. Ce mouvement citoyen a connu, depuis le début des années 1970, trois étapes successives. Chacune d'elles procède de l'échec de la précédente, échec réel ou supposé, mais qui nourrit la conviction que quelque chose de nouveau doit être inventé et tenté.

LE PREMIER ÂGE FUT DOMINÉ PAR L'HUMANITAIRE

Il s'est construit sur une critique radicale du système caritatif en vigueur depuis le XIXe siècle et symbolisé par la Croix-Rouge. Le mouvement créé par Henri Dunant se caractérise par son respect des Etats, son désir de fonder et de garantir un droit dans la guerre, et enfin, une stricte neutralité. Cette méthode connaîtra à ses débuts de grands succès. Elle va toutefois être mise en échec tout au long du XXe siècle. Les Etats totalitaires se montrent inaccessibles à toute démarche d'humanité, la neutralité peut conduire, à l'extrême, à secourir le bourreau tout autant que la victime. Enfin, la guerre du Biafra montrera que le droit peut constituer non pas un outil pour soulager les souffrances mais au contraire un moyen pour empêcher les secours (au nom de la "souveraineté nationale").

De ces échecs va naître l'impulsion "sans-frontièriste". L'idée est simple : des citoyens libres, armés de leur seule conscience morale et des moyens que leur donnent d'autres citoyens informés par la presse, peuvent aller secourir des victimes où qu'elles se trouvent. On connaît l'immense fortune de cette démarche pendant les deux dernières décennies du siècle passé. La mobilisation humanitaire a changé le visage des conflits. Elle a élaboré des méthodes d'action que les autres, y compris la Croix-Rouge, se sont ensuite efforcés d'imiter. Elle a accompagné la généralisation du témoignage, formant avec la presse un couple efficace, permettant de faire connaître au monde le sort de ceux que l'on assassine, de l'Ethiopie au Cambodge, de l'Afghanistan à l'Amérique centrale.

Ce premier âge du mouvement citoyen est parvenu à son apogée au tournant du millénaire. Il reste vivant et actif. Pourtant, on ne peut s'empêcher de remarquer qu'il connaît depuis quelques années une crise profonde. Crise paradoxale, d'ailleurs, qui procède plutôt d'un énorme succès. Car les associations "sans-frontièristes", après la mobilisation plus ou moins improvisée des débuts, sont devenues pour la plupart des organisations structurées et professionnelles. Robin des bois a de la graisse autour du ventre. L'humanitaire aujourd'hui est riche, et cette prospérité provient en grande partie des bailleurs de fonds internationaux. Certes, ces bailleurs ne sont pas des Etats mais néanmoins des institutions émanant d'eux, comme l'Union européenne, ce qui pose inévitablement le problème de l'indépendance, voire de la neutralité.

Les ONG fondées sur l'idée de la transgression du droit n'hésitent pas aujourd'hui à se placer elles-mêmes sous la protection de ce droit. Et paradoxalement, ce sont les Etats, en particulier le plus actif d'entre eux sur la scène internationale, les Etats-Unis, qui ont récupéré le thème de la transgression, retournant à leur profit l'idée d'un droit d'ingérence. On a ainsi vu des Etats invoquer des motifs humanitaires pour violer la souveraineté des autres, tandis que dans le même temps les ONG se montraient de plus en plus soucieuses de respecter la légalité internationale...

A cela s'ajoute le principal grief que les pacifistes ont toujours adressé aux humanitaires : leurs efforts pour humaniser la guerre n'ont aucun effet sur le déclenchement et la prolongation des conflits eux-mêmes. Jamais les organisations humanitaires ne sont parvenues à apporter la paix, elles ne contribuent pas non plus à réduire les inégalités entre riches et pauvres qui constituent le principal défi du sous-développement en marche ; elles n'ont aucune action sur la dégradation de l'environnement et son cortège de famines, d'exode rural et de menaces sur la santé. Bref, l'humanitaire n'est pas efficace sur le fond des problèmes. Peu importe que ce ne soit ni sa vocation ni son mandat : les espoirs qu'il a suscités ont généré des attentes auxquelles il est incapable de répondre.

DEUXIÈME ÂGE : L'ALTERMONDIALISME

Une deuxième génération de mouvements citoyens est contemporaine de ce constat d'échec. Elle est symbolisée par des groupes comme Attac, qui lutte contre les inégalités économiques, Greenpeace, dans le domaine écologique ou, en ce qui concerne la prévention des conflits, International Crisis Group ou la communauté Sant'Egidio. A leur manière différente, chacune de ces associations se fixe pour objectif d'agir sur les causes et non sur les effets, de se situer à la racine des problèmes et non à la surface des choses.

Mais, à cette différence près, le principe d'action reste le même : ces mouvements prétendent s'affranchir des règles de droit ou des contraintes politiques qui caractérisent les Etats et ils leur opposent la force et la liberté de la mobilisation citoyenne. Quand des faucheurs d'OGM pénètrent sur une propriété privée, quand Greenpeace fait naviguer ses bateaux dans des zones interdites par les militaires, quand la communauté Sant'Egidio fait voyager clandestinement des chefs de guerre recherchés par toutes les polices pour leur permettre de négocier avec leurs adversaires, le mouvement citoyen s'affranchit des règles, au nom de l'intérêt supérieur du but moral qu'il poursuit.

Ce type d'action a connu de grands succès. Cependant, la deuxième génération du mouvement citoyen marque elle aussi le pas. L'altermondialisme s'est fragmenté et affaibli, en jouant le jeu institutionnel. Entre, d'un côté, une écologie de gouvernement défendue par des partis politiques de plus en plus classiques et, d'un autre, un activisme antiétatique qui affirme sa volonté de prêcher la "décroissance", l'équilibre est de plus en plus difficile à trouver. Les contradictions sont profondes et nuisent à la cohérence du mouvement.

Enfin, dans le domaine de la prévention des conflits, si quelques succès ont pu être obtenus sur des guerres "périphériques", l'action citoyenne n'a pas trouvé le moyen de s'opposer efficacement aux guerres menées par les grandes puissances (Chine au Tibet, Russie dans le Caucase et Etats-Unis en Irak et en Afghanistan).

TROISIÈME ÂGE : ÉCOLOGIE RADICALE ET MILITANTISME VIRTUEL

C'est là qu'intervient la troisième génération des mouvements citoyens, celle que nous découvrons aujourd'hui par ses actions spectaculaires. L'écologie radicale avait déjà donné l'exemple. Des groupes militants défendant la cause animale ou l'intérêt de la planète se sont déjà illustrés, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, par des actions spectaculaires et totalement illégales. S'appuyant sur une philosophie élaborée (l'écologie dite "profonde"), ces mouvements n'hésitent pas à s'en prendre à l'homme en tant que représentant d'une espèce honnie, responsable à leurs yeux de tous les maux. Ils sont de plus en plus portés à l'action violente et attentent régulièrement à la sécurité des personnes ou des biens.

Dans les autres domaines, lutte contre les inégalités et prévention des conflits, une évolution analogue est perceptible. L'actualité de ces dernières semaines nous en a fourni plusieurs exemples qui vont du tragique au ridicule. Deux héros se sont partagé l'attention des médias : Julian Assange, d'un côté, avec sa fuite au retentissement planétaire ; Eric Cantona, de l'autre, avec une initiative dérisoire, mal préparée et mal pensée mais qui visait explicitement à démontrer la toute-puissance du citoyen face au "système" financier.

L'idée centrale de WikiLeaks appartient tout à fait à la logique du marketing. Il s'agit de donner à une activité jusque-là artisanale une dimension industrielle. Cette activité, c'est la fuite de documents sensibles ou de témoignages confidentiels. Elle a toujours été pratiquée, à petite échelle, par les journaux, certains s'en faisant une spécialité comme Le Canard enchaîné. Avec WikiLeaks, on change de dimension. La fuite porte sur des quantités de documents gigantesques et leur diffusion est assurée par le puissant relais de journaux de premier plan. La transgression, dans ce cas, change de nature. De moyen, elle devient une fin et constitue le coeur même de l'action. L'illégalité, la provocation, voire la clandestinité deviennent alors la règle et la méthode d'action. Vol de matériel, cyberattaques, témoignages de personnels soumis au devoir de réserve, tout est légitime, si c'est pour la cause.

Ce nouvel âge de l'action citoyenne est fortement marqué par l'influence croissante des réseaux virtuels. Ce n'est peut-être pas l'une des moindres causes de cette tendance à la transgression que sa dématérialisation dans l'espace cybernétique. Un vol réel par effraction, la destruction effective d'un bien appartenant à autrui sont des actes lourds et qui supposent une part difficile à assumer de violence physique. Au contraire, les aventuriers du Net se présentent volontiers comme des "doux".

Leur violence se déploie dans un espace proche de celui des jeux vidéo, espace où rien n'est vraiment grave, où le joueur dispose de plusieurs vies, où le désir de gagner écarte toute préoccupation morale.

Reste que si les méthodes sont nouvelles, les motivations, elles, restent classiques et placent ces nouvelles formes d'action dans la continuité de l'histoire de la révolte citoyenne commencée quarante ans plus tôt. Les ambitions de Julian Assange telles qu'on peut les comprendre sont de type altruiste (sans préjuger de la part trouble de manipulation qu'elles peuvent dissimuler). Il se revendique comme "militant". Ses premières actions avaient clairement pour but de discréditer dans l'opinion les opérations militaires américaines et de mettre un terme aux guerres dans lesquelles elles s'inscrivent. Dans son dernier "coup", spectaculaire, l'ambition s'est élargie. D'après un des correspondants français de WikiLeaks, Julian Assange aurait avoué vouloir "rendre le système meilleur". Ses prochaines cibles seraient d'ailleurs les institutions financières.

Qui a vécu, à trente ans de distance, la naissance de la première génération des mouvements citoyens sous la forme de l'action humanitaire reconnaîtra aisément dans cette rhétorique le même idéalisme qui sous-tendait la création des organisations "sans frontières". Voilà pourquoi j'ai la conviction qu'existe entre ces différentes démarches, malgré de profondes différences de culture, de moyens et surtout de génération, une profonde parenté.

Parenté ne veut pas dire adoption. Reconnaître la continuité de la démarche ne signifie pas y adhérer. Au contraire, les excès actuels de la révolte citoyenne font apparaître des contradictions que d'autres formes d'action plus consensuelles - en particulier l'humanitaire - laissaient dans l'ombre. Le problème de principe que pose ce type d'initiative est clairement celui des limites.

Quand la révolte citoyenne s'applique à un Etat totalitaire, sa légitimité est difficilement contestable, quelle que soit la forme que prend l'action. Il en va tout autrement dans les Etats démocratiques. La question de l'équilibre entre pouvoir d'Etat et contre-pouvoir citoyen est alors posée dans toute son acuité. Peut-on mettre en balance les institutions démocratiques, issues de la libre expression de la volonté populaire, et l'activisme d'un nombre, fût-il élevé, de protestataires. Un slogan, lu pendant les manifestations contre les retraites, résumait bien le problème : "Ce que 500 députés ont fait, trois millions de manifestants peuvent le défaire."

L'initiative citoyenne sous toutes ses formes, en particulier les centaines de milliers d'associations qui couvrent tous les champs d'activité, s'est à l'évidence constituée aujourd'hui en cinquième pouvoir dans les démocraties.

La dernière génération de mouvements citoyens que symbolise WikiLeaks a le mérite de présenter de ce cinquième pouvoir un visage extrême et inquiétant qui interroge sur ses limites. Rétif par nature à tout contrôle, multiple, insaisissable, impossible à unifier et sans doute à réguler, ce cinquième pouvoir est en train d'acquérir une puissance qui menace tous les autres. En poussant sa logique au plus loin, il est possible d'imaginer que l'activité de ce cinquième pouvoir peut, à terme, rendre les démocraties impossibles à réformer et peut-être même à gouverner, les secrets impossibles à protéger, l'autorité, même émanant de la loi et garantie par la justice, impossible à exercer.

Par-delà l'intérêt de ses révélations, le mérite de WikiLeaks est de rendre ce débat nécessaire. Jusqu'où le citoyen est-il fondé à aller contre l'Etat dans un régime démocratique ? A partir de quel seuil passe-t-on de la mobilisation utile à la menace contre le contrat social ? Toutes ces questions étaient contenues en germe dans les formes d'action plus consensuelles. Elles sont dévoilées aujourd'hui par l'action désinhibée des petits-enfants de Mai 68.

Jean-Christophe Rufin, médecin, écrivain et diplomate. Né en 1952, il a été l'un des pionniers de Médecins sans frontières. De 2007 à 2010, Jean-Christophe Rufin a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie. Membre de l'Académie française depuis 2008, il est l'auteur de nombreux romans dont "Rouge Brésil" (Gallimard, 2001), qui lui a valu le prix Goncourt, et "Katiba" (Flammarion, 392 p., 20 €). Jean-Christophe Rufin, médecin, écrivain et diplomate

D' autres modes de contestation émergent...


EN première partie : un communiqué de " greenpitre " brigade pétante et trébuchante de l'armée des clowns (circa) intitulé : Bienvenue sur la planète Loppsi !
EN deuxième partie : un communiqué de La brigade des Nezfragés de Bordeaux qui raconte avoir eu droit en avant première à un service à domicile inédit -le contrôle d'identité chez vous! à domicile ! : c'est nouveau, ça vient de sortir, c'est normal que vous soyez pas au courant!
Enfin c'est "si vous voulez", dixit eux (la police à domicile)
voilà donc la première partie :

Zalut
Après les chatouilles aux gazs hilarants de Strasbourg, le fouettage de
nez à Bruxelles et bien voici la suite de nos amis les bêtes qui nous z
aiment.
A quand la torture par chatouille des pieds avec de la plume de k anars ?
Vivement bientôt
Reprenons les nezs pour que dame nation nous soit fête
Nous demandons une sentence sévèrement audachieuse de la peau lisse.
Torturez nous, léchez nous, mais faites le vraiment.
Greenpitre, brigade prêtre a baisser sa culotte pour recevoir une fessée
Vive l'amour
greenpitre brigade pétante et trébuchante de l'armée des clowns (circa)
greenpitre.canalblog.com
Et donc la deuxième partie :
Communiqué de pressé-rapide clownesque :
Fée d'hiver :
"A la fin de la manifestation anti-loi loppsi 2 ce samedi 18 décembre 2010
à Bordeaux, de gentils policiers en civil ont suivi la brigade des
nezfragés, de loin, en cachette, exeuprès pour pas les mettre mal à
l'aise. Ayant sagement attendu que les clowns soient tous regroupés chez
un-e clown-ette, ils s'introduisirent dans les parties communes de
l'immeuble et interceptèrent une personne dans les couloirs avec une lampe
torche dans la figure (pour mieux voir si elle était belle, bien sûr!) et
en disant très fort et de manière pas très très gentille "VOUS ÊTES OÙ?!"
(ce qui veut dire : "vous nous invitez à votre goûter?" en langage de
farces de l'ordre).
Ils montent et nous proposent, sur le seuil de la porte, un service à
domicile inédit -le contrôle d'identité chez vous!- : c'est nouveau, ça
vient de sortir, c'est normal que vous soyez pas au courant!
Enfin c'est "si vous voulez", dixit eux.
Comme ils avaient rien amené pour le goûter, on a refusé".
Bilan : Merci PATRON (de la police)!! Grâce à toi, on a pu se
rendre compte de la rapidité de déploiement et de la solidité de nos
réseaux qui nous ont confirmé leur soutien, en arrivant sur les lieux dans
les minutes qui ont suivies.
On ne révèlera pas ici leurs identités, faut pas rêver quand même!

Et on nez quand même hyper-flattés que le chef de la police, qui nous
avait pourtant assuré une heure auparavant qu'on n'était pas intéressant
pour eux, attende que la manif soit dissoute pour nous suivre au
domicile de quelqu'un-e afin de nous interpeller tou-te-s en même temps,
loin des copains-copines. Et en plus, le fait qu'il mobilise encore 3
agents
outrepassant leurs droits pendant leur fonction....fiouf, c'est vraiment
beaucoup d'honneur! (On remercie d'ailleurs au passage les contribuables,
qui permettent de financer ce genre de tentatives de prise illégale
d'identités).

Bon c'est vrai qu'à l'heure qu'il est nous n'avons toujours pas la
voiture de police tant promise, avec des agents relayés 24h/24, pour
relever nos identités à la sortie de ce dit domicile!
Mais bon, nous ne vous en tiendrons pas rigueur.

Au delà de ça, nous sommes toujours assez fort-e-s de constater que les
insultes et les menaces ne viennent toujours que de vous ; vous sentez pas
obligés quand même!
Et pour cette énième tentative d'intimidation, nous nous contenterons de
citer cette fidèle mexime maxicaine qui dit : "Aïe Caramba, encore raté".
Pour finir, cher Chef des Farces de l'ordre, soyez rassuré, nous serons
sans rancune face à ce dérapage illégitime des hommes sous vos ordres.
Bien que cela nous a paru, on ne vous le cache pas, comme "un pleutre
comportement" (pour reprendre la fameuse phrase d'un-e des membres de
soutien). Pas d'inquiétude, vous serez toujours nos copains.
A Môrdi, des bisous.
La brigade des Nezfragés.

*Clownistan selon wiKIKIpédia

Le Clownistan est situé partout, bien que complétement à l'Ouest.
Le Clownistan compte plus de 7 milliard d'habitants, même si la plupart refuse de l'admettre.

L'argent n'y existe pas, seul le don est permis ainsi que le partage.
Les papiers d'identités nationales sont bannis, absolument interdit, sous peine de mort de rire !
La seule loi que nous appliquons et reconnaissons est Bienveillance.
Le Clownistan compte autant de sous chefs que de clownistanais(e) et autant de mili-Terre que d'habitant(e)s.
La seule armée tolérée est l'armée des clowns, la Clowns Army.
Les seules armes autorisées ici sont celles de dérisions massives, et seules les attaques chirurgicales de câlins et de bisous sont permises.
L'humour est bien sûr obligatoire et des peines de mort de rire et/ou de vacances à durée indéterminée sont infligées pour tout acte de mauvaise humeur et/ou de non bienveillance.
La religion officielle/dictatoriale/obligatoire du Clownistan est celle de l'église de la très sainte consommation avec ses 24 prières par jour, jour fériés et fêtes comprises... (prières obligatoires bien sûr comme dans toutes religions libre cela va de soi !)
Deviens Ambrassadrice / Ambrassadeur et vive la Rire volution !

pour continuer l'aventure :
une page agenda très utile pour des évènements militants à Lyon et ailleurs : VOIR ICI
TV CLOWNISTAN sur youtube
TV NO BORDER CLOWNISTAN sur viméo
Indymedia Bruxelles où sont publiés tous les articles, communiqués, photos, vidéos du Clownistan
THE site "originel" de la CIRCA : Clandestine Insurgent Rebels Clowns Army, traduction ici en français et pleins d'amis par ici...

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article XXXV).
pour toujours plus d'infos ya juste à cliquer :
- sur le Ramassis, (avec notre page "agenda" pour les rdv à pas manquer, les pages "médias" avec films/photos/documents à faire tourner, une page présentation de la "Clown Army", vers nos potes avec pleins de liens vers des sites trop biens en page "copinage", etc etc)
- sur le réseau international No Border
- sur le réseau international Camp Action Climat
- sur que fait (vraiment) la police ???
(observatoire des libertés publiques)
- agendalyon / rebellyon.info / indymedia
- la télévision paysanne :
nombreux films/documents disponibles (entre autres sur les faucheuses/faucheurs volontaires...
on vous souhaite... tout le bonheur du monde !
et à bientôt !

lundi 20 décembre 2010

Crest 26400 : contes de la Rue Peysson


C’est Noël... deuxième rencontre au caveau le jeudi 23 décembre à 17h30 avec Isabelle et Sylvie. Des Contes et des histoires de Noël, pour vous, vos enfants... et quelques gâteries salées et sucrées...

Venez nombreux... et passez de très bonnes fêtes...

Le caveau : 10, rue Peysson, 26400 Crest.

Réservation : 04 75 78 34 73.

Viviane Vendroux
Les envolires
Le caveau, 10 rue Peysson
26400 Crest
04 75 78 34 73
envolires@orange.fr

Le Cruiser , insecticide remis sur le marché...


Le ministère de l'Agriculture a annoncé le 8 décembre le renouvellement pour 2011 de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de Les apiculteurs claquent la porte du comité de suivi CruiserDans un communiqué commun, les apiculteurs de la Confédération paysanne et de la FFAP (Fédération française des apiculteurs professionnels) ont annoncé le 24 février qu'ils ne participeraient plus au comité de suivi de l'insecticide Cruiser, dont...Lire la newsl'insecticide Cruiser 350 de Syngenta.

Il s'agit de la quatrième autorisation consécutive de cet insecticide utilisé en traitement des semences de maïs. La molécule active du produit est le thiamétoxam, accusé d'être à l'origine d'une Plus de 40 causes de mortalité des abeilles recensées par l'AfssaDans un rapport publié le 18 février, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a recensé plus de quarante causes pouvant être associées à la mortalité des abeilles survenue depuis les années 1980. En France, le taux de sur...Lire la newssurmortalité d'abeilles par les apiculteurs et les associations environnementales.

Ce renouvellement ''fait suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010", a expliqué le ministère, selon laquelle l'usage de cet insecticide ''sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle ne présente pas de risque pour l'environnement''. ''Cette évaluation est confortée par l'absence d'effets non-intentionnels liés à l'usage de ce produit sur les abeilles depuis 2008 levées grâce aux observations du Les apiculteurs claquent la porte du comité de suivi CruiserDans un communiqué commun, les apiculteurs de la Confédération paysanne et de la FFAP (Fédération française des apiculteurs professionnels) ont annoncé le 24 février qu'ils ne participeraient plus au comité de suivi de l'insecticide Cruiser, dont...Lire la newsdispositif de suivi mis en place (…) dans 6 régions françaises'', ajoute le ministère. L'autorisation délivrée "reste accompagnée de conditions d'usage sécurisées, notamment l'obligation de mise en place de déflecteurs sur les semoirs pneumatiques imposée depuis 2009, qui seront soumises à des contrôles renforcés'', a-t-il précisé.

Le ministère a également annoncé que l'usage des semences enrobées serait désormais pris en compte à partir de 2011 dans le cadre du Plan Ecophyto 2018 : une légère baisse de l'utilisation des pesticidesA l'occasion du second Comité national d'orientation et de suivi du Plan Ecophyto 2018, réuni le mercredi 6 octobre, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a affirmé que ce plan, lancé en 2008 reste une priorité et ''poursuit l'objectif de r...Lire la newsplan de réduction des pesticides Ecophyto 2018. Il a aussi indiqué que lProjet de loi de finances rectificatif pour 2010 : bonus/malus, TGAP, éco-taxe poids lourds au menuLe projet de loi de finances rectificatif pour 2010 présenté au conseil des ministres et déposé le 17 novembre à l'Assemblée nationale contient trois articles destinés à "encourager les comportemen...Lire la newse projet de loi de finances rectificative pour 2010, en discussion au Parlement, prévoyait d'élargir aux semences enrobées la redevance pour pollutions diffuses.

Les apiculteurs dénoncent un renouvellement ''illégal''

Mais lCruiser : les apiculteurs dénoncent la position de la FranceAlors que Michel Barnier n'avait pas reconduit en juin dernier l'autorisation du Cruiser en France au vu des incidents signalés par la brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et sanitaires et de l'analyse de l'Agence française de sécurité sanita...Lire la news'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) a dénoncé hier un renouvellement ''illégal'' de la vente du pesticide alors que le ''plan de surveillance'' mis en place par le ministère de l'Agriculture ''a fait apparaître des cas avérés d'intoxication des abeilles'', selon l'organisation. Pourtant l'Anses "comme d'habitude, a réfuté ce lien de causalité et invoque des causes multifactorielles", a-t-elle fustigé dans un communiqué.

L'apiculture française s'organise pour mieux défendre ses intérêtsQue ce soit au niveau français ou européen, les apiculteurs sont plus que jamais mobilisés pour défendre la cause de l'abeille en cette année internationale de la Biodiversité. La lutte contre les pesticides reste le cœur de leur action.Lire la newsL'UNAF considère que le gouvernement ''a encore une fois privilégié les intérêts financiers de l'agrochimie au détriment des insectes pollinisateurs et de l'apiculture". Le syndicat apicole a aussi fustigé le procédé d'AMM du Cruiser, réduite à un an contre dix, qualifié "d'artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l'Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux" juridique. L'UNAF a déjà saisi trois fois le Conseil d'Etat sur ce dossier.

Ecologie au Quotidien

DIE, Rhône-Alpes, France

Le Chastel 26150 DIE

Tel : 04 75 21 00 56

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Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss