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lundi 27 février 2012

Die 26150 : Premier Bilan des Rencontres Régionales de l' Ecologie 2012...

Premier bilan ce Mardi 21 Février 2012.
Les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die 2012 se sont terminées ce mi-février sur de francs succès : fréquentation, qualité des intervenants, retombées économiques et mobilisation de tout un territoire…
Détails.
L’ Ecologie dans nos pratiques quotidiennes : objet du festival de Die au pied du Vercors entre Alpes et Provence.
- Un cheminement d’ Education Populaire et de dialogue citoyen.
Organisées par l’association 1901 « Ecologie au Quotidien », les 10èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die se déroulaient du 22 janvier au 12 février 2012. Chaque année, cent à deux cents invités et plus de 15 000 entrées (en 2012, + 20% par rapport à 2011), 4000 heures de bénévolat, une soixantaine d’associations partenaires, une bonne dose de convivialité et 22 jours de mobilisation sont les ingrédients de cette rencontre régionale originale. "Et toujours cette diversité de l’offre, conférences, débats, cinéma, concerts, théâtre, repas bio, librairie, ateliers pratiques et de découvertes, spectacles enfants et adultes, 20 expositions, visites d’éco-sites, animations scolaires, jeux coopératifs, etc.… qui permet de sensibiliser les publics de différentes manières" explique la chargée de mission et coordinatrice, Anne Tesson. « De très nombreux thèmes sont abordés : solidarité Nord-Sud, Economie Sociale et Solidaire, Education à la Paix, Communication, transports doux, analyses critiques, transformation sociale, valorisation du territoire et de ses acteurs, Education à l’Environnement, luttes sociales, alimentation et agriculture biologiques, féminisme, médecine alternative et conventionnelle, protection des biodiversités animales et végétales, pollutions, jeux coopératifs, relocalisation de l’économie, auto et éco-construction, énergies renouvelables, préservation des sols et de l’air, poésie, migrations humaines, peuples racines, pacifisme, précautions avec la forêt et l’eau, désobéissance civiques, etc.… permettent de toucher toutes et tous quelles que soient leurs sensibilités et  c’est ce qui participe à la richesse de ce festival Rhône-Alpin" conçoit une administratrice Annick Paoli . "Avec cette année 2012 : La sobriété heureuse (D.Cauchy, D.Wauters, D.Grunberg), les Agro carburants et Gaz de schistes (Survie, A.Chabrol, Y.Louvel, G.Vermorel), La terre (Frapna, F.Sausse, M.Terrail), Quelle agriculture pour demain ( G.Savigny, CCFD, Oxfam, Confédération Paysanne 07, J.Porcher, A.Boutonnet, J.P. Berthouse, J.P.Delage et Terre de Liens), OGM (A.M.Cornu, la Conf’), Territoire Solidaire ( O.Massicot,  O.Pastor, L.Déré, D.Jouve, A.Agier, CLD Vallée de la Drôme et CLD Diois), La Forêt retrouvée (G.David, ONF, A.Givors, L.Fleury)   la Biodiversité (G.David, LPO ), les Pollutions Chimiques (M.Grosman, M.M.Robin, C.Reiss, J.Collard), Se soigner autrement (Dr Dransart, A.Briffaud), Education ( P.Meirieu, I.Peloux, E Nuytz, M.Rahnema, L.Bencharif, M.L.Labonté, T.Dansembourg, A.VanStappen, A.Stern ), Ecoconstruction et Toilettes sèches (D.Mauplot, S.Berne, P.Garin-Michaud, etc ), Média alternatif (Médiascitoyensdiois), Ecohameaux et énergies (Adil26, Habiterre, Ar’terre, A.Arnaud, P.Baronnet), Sortir du Nucléaire (M.Rivasi, F.Mariller-Enercoop, V.Fristot -Négawatt, C.Malfray-Régner-Sortir du Nucléaire), Economie Sociale et Solidaire (C.kreschmar, M.Bodinier, Solstice, Carline, Tchai Walla , Ar’terre, VDDI , ASCO, Site de Proximité de la CCD, etc..), Economie Non Violente (E.Godinot, A Duez, l’Age de Faire), Les Déplacements (B.Collignon et le Comité de ligne, CitizenCar, A.Rhiale et NégaWatt, B.Cusennier du CG26, etc. ), L’Eau (L.Sallet, Mairie de Die), Astronomie et Physique Quantique(P Van Gerdinge-AstroDrôme, H.Derycker), Démocratie Vivante (A.Bonnefous, S.Kerkhove, P.Viveret),  Les Nouveaux Collectifs Citoyens (Y.Malcheff, l’Université du Nous), et moult artistes (S.Meunier, Markus et Boireaud, Coriandre, FaraNumé, Frisette, etc.…), pour ne citer que quelque uns…  sur les 125 rendez-vous de cette  grande cuvée pour fêter les dix ans » conclut un organisateur. L'énergie créative de la période actuelle, agir local et penser global sont une démarche constante de ces années drômoises. Les outils de reconnaissance mutuelle, la construction de dynamiques de force collectives prennent ici forme. Les forums sociaux mondiaux résonnent à Die, la question du "bien vivre" aussi importante que la question des "biens communs", la joie de vivre sont palpables. Les éléments d'universalité dans les groupes humains. Local, mondial et échelles intermédiaires (Biovallée et Région) sont leur territoire de prédilection. Ne pas chercher un "modèle unique", les qualités de mutualisation, de coopération et d'échanges, comme l’intelligence collective animent « ces militants des possibles ». La qualité démocratique, la convivialité, la qualité festive font le liant et la fluidité. La qualité démocratique est primordiale : des outils, la méthode de construction des désaccords (car la démocratie, ce n'est pas la loi du nombre, mais la qualité d'élaboration du débat) s’immiscent jusque dans les détails.
- Marier écologie sociale, écologie environnementale et écologie personnelle (Félix Guattari)
« Dans les mouvements transformateurs actuels, on pense simultanément, et non pas contradictoirement, les enjeux de transformation personnelle et les enjeux de transformation sociale ». Dans l’association, on conjugue plus facilement le « ET » que le« OU ».
Ecologie au Quotidien présentait donc les Xème Rencontres de l’Ecologie au Quotidien du Diois autour du thème " Vivre la Transition, énergétique, économique, sociale… » Une injonction du leader des Villes en Transition, Rob Hopkins. « C’est un temps pour reprendre espoir et se remobiliser sur des dynamiques citoyennes sur nos territoires et participer à une véritable éducation populaire » explique Anne Tesson, chargée de mission de l’association.
« Le succès des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die confirme l’émergence d’une société civile active sur un territoire dynamique où des convictions d’écologie, citoyenneté, fraternité et paix veulent se conjuguer avec bonheur »explique Annick Paoli de Ecologie au Quotidien.
Il y a onze ans, quelques habitants s’inquiétaient :" Pourquoi un territoire où le terreau social, agricole, écologique, culturel et artistique si fertile n’offre pas un événement de qualité à la hauteur de ses valeurs et de son identité ?". Depuis 2003, dix Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ont esquissé des réponses. Vingt journées de mobilisation et un travail en profondeur toute l’année, d’abord des habitants et 70 associations d’éducation à l’environnement, d’éducation populaire, de protection de la nature et de défense des droits de l’homme, sont offertes chaque année à Die. Le thème " Vivre la Transition, énergétique, économique, sociale… » donne le « la » à la manifestation.
La pluralité des intervenants permet aussi de toucher tous les publics et de faire se croiser différents publics. Réinventer « une pensée locale pour un développement local dans une réflexion globale et un développement global » s’affirme comme la colonne vertébrale de cet évènement se référant à la formule d’ Edgar Morin.
Que mille réseaux s’épanouissent
Ainsi naissent des réseaux au cœur des Rencontres de l’Ecologie valorisant ainsi acteurs et territoire. « Plusieurs milliers de visiteurs fêtent l’Ecologie et la vie, dont les enfants du Diois, et les organisateurs donnent une large place au débat public et la contradiction (Habitats légers, exploitation de la Forêt, etc...). En plein hiver, avec rien à vendre, l’événement aurait pourtant pu faire figure de challenge. " Nous semons, le terreau est déjà là. Information, sensibilisation, formation, échanges sont autant d’outils que les gens viennent chercher afin de s’engager dans leur quotidien. Sans prétention, nous essayons d’ensemencer des terres de solidarité, de générosité, de luttes, de conscience et de paix pour un futur viable, vivable et désirable par tous. C’est un espace qui enrichit la démocratie...et "où le peuple est très populaire", un clin d’œil à Victor Hugo.." précise Annick Paoli.
Cette action s’inscrit dans une trame historique propre au Diois avec sa tradition d’innovation et d’accueil de nouvelles idées, technologies et savoir-faire : agriculture biologique dans les années 70, diversification des productions en particulier de plantes aromatiques, médicinales et à parfum dans les années 80 (et ses micro-entreprises), une forte présence de personnes sensibles à l’alimentation bio ( 520 familles adhérentes à la Carline soit 1800 consommateurs ), la mise en place d’une charte de territoire participative et agrément "d’un pays" porteur d’une identité et d’une sensibilité propres. Et finalement la labellisation comme BioVallée®.
Une phrases clef : « il faut remettre l’humain au centre ». Cela ne va pas de soi. L'humain, c'est aussi la St Barthélemy, Hiroshima, le Rwanda, Auschwitz, etc. Travailler sur la question de l’ambivalence que nous avons comme être humain est un élément fondamental. Voir les problèmes à l'extérieur ne suffit pas. Analyser ce qui vient de l’intérieur, et la façon dont nous nous traitons nous-mêmes, dont nous travaillons sur notre propre ambivalence, explique un organisateur.  Les relations humaines, le vivre ensemble sont plus difficiles que les relations aux choses. La chosification, la déshumanisation sont solutions de facilité.  L’économisme permet de passer du gouvernement des hommes à l’administration des choses. A Ecologie au Quotidien, nous savons que l’on peut arroser le meilleur de l’homme…comme le pire. Nous avons choisi le meilleur.
 « Travailler moins et consommer moins pour vivre mieux…et se cultiver plus », c’est-à-dire choisir la sobriété volontaire. Comment la mettre en oeuvre ? Comment commencer ? Comment travailler moins pour vivre mieux ? Vivre de façon simple à la campagne est une réalité pour la moitié de la population mondiale et reste réalisable au Nord. Des exemples sont emblématiques. Le cheval de trait peut remplacer le tracteur sur de belles vignes en pente, la cuisine solaire est efficace même au Nord, etc. Enfin, plutôt que d’utiliser du béton dans la construction et la rénovation, le chanvre et le bois sont des alternatives qui permettent de faire vivre toute une filière locale de sa culture à sa mise en œuvre et de valorisation d’une filière autour du Pin noir du Diois » esquisse un adhérent qui milite à l’association depuis 2002.
L’empreinte écologique (surface de planète estimée nécessaire pour assurer la production de notre nourriture, nos vêtements, notre énergie, nos recyclages de déchets et nos émissions de CO2...), vulgarisée par le WWF en 2002 à Johannesburg, fait ressortir que chaque terrien use 2,7 hectares et que si chaque humain voulait vivre comme un français, il faudrait 3 planètes et 7 planètes pour vivre comme un américain. Nous ne disposons actuellement que de la seule terre et il est utopique d’imaginer « de garder notre système de consommation-prédation actuel dans les pays riches ».
« Nous devons donc nous engager volontairement vers une « sobriété heureuse » ( F.Brune) ou une « Simplicité volontaire » (P.Rabhi)... sur nos territoires. Non, la qualité de vie n’en pâtira pas : combien sont possibles les champs de la croissance des relations humaines de voisinage, amicales, familiales, associatives, de temps partagés avec nos enfants ou de temps de plaisir : musique, artistique, ballades, connaissance de la flore, faire du vélo ou des recherches sociologiques, de la relaxation ou l’apprentissage du jardinage... où 1000 fleurs peuvent nous épanouir, sans détruire, piller ou polluer... Sur nos territoires, l’exemple individuel doit être complété par l’exemplarité de collectivités locales afin de réviser nos certitudes…» conclut Anne Tesson. « Viendra un jour le temps des choses légères »...
Impacter tout un Territoire
« Passer du logiciel égo-compétitif au logiciel alter-coopératif, c’est un chemin qui ne va pas de soi. Et c’est un chemin où nous avons besoin d’entraide. Vous pouvez très bien, fusse dans un mouvement hyperalternatif, avoir des logiciels égo-compétitifs qui fonctionnent en force. Alors nous avons revisité nos croyances… ». 
Dans le cadre des commissions constitutives (1999-2000) de l’Espace Social et Culturel de Die et du Diois, puis des "Carrefours" et plus particulièrement le " Carrefour Vie Locale" (2001-2002), des habitants du Diois se sont retrouvés régulièrement pour réfléchir " à une sensibilisation des habitants sur le thème de l’écologie ".
Après plusieurs réunions, plus que l’organisation d’une foire ou d’un festival, " c’est un travail pédagogique et culturel (les Rencontres de l’Ecologie auraient pu s’appeler tout aussi bien les Rencontres Culturelles, Citoyennes ou les Rencontres de l’Emancipation ou de la Coopération) autour de nos gestes quotidiens envers les jeunes et les adultes et une valorisation des acteurs du Diois liés à l’écologie" qui a été choisi par le groupe "Ecologie au Quotidien". " Ecologie au Quotidien" a l’objectif de mettre en réseau des associations de l’ensemble de la Vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l’Ecologie et des valeurs humanistes (Liberté, égalité, fraternité, droits de l’Homme, justice sociale, laïcité et parité). Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d’une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un " Mieux Vivre Ensemble". Une écocitoyenneté en action. A ce jour, des associations de la Communauté des Communes du Val de Drôme, de Crest, de la C.C de Saillans, de la C.C du Diois et de toute la Région participent à la construction du projet des "Rencontres de l’Ecologie au Quotidien" à travers le Grand Projet Rhône-Alpes Biovallée®. Cette synergie sur les différents territoires préfigure la mobilisation de la société civile sur ce projet de "développement humain durable" et sur un espace de cohérence et de cohésion que l’on appelle « Biovallée ». C’est sur l’ensemble de ces territoires que les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien rayonnent. La commune de Die, la Communauté des Communes du Diois, le Parc Naturel Régional du Vercors, le Conseil Général de la Drôme, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN), le Conseil Régional Rhône-Alpes (GPRA-Biovallée), l’Europe (Fond Leader géré par la CCD), etc.. ont été ou sont partenaires du projet et de l’action et sont ici remerciés pour leur facilitation, leurs financements leurs aides techniques.
L’espèce humaine face à son devenir et tant de questions…
Comment se fait-il que l’humanité, en dépit des ressources planétaires suffisantes et de ses prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s’abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaire à son accomplissement ?
Comment se fait-il que la moitié du genre humain, constituée par le monde féminin, soit toujours subordonnée à l’arbitraire d’un masculin outrancier et violent ?
Comment se fait-il que le monde animal, à savoir les créatures compagnes de notre destin et auxquelles nous devons même notre survie à travers l’histoire, soit ravalé dans notre société d’hyper consommation à des masses ou à des fabriques de protéines ?
Comment les mammifères auxquels j’appartiens ont-ils pu se croire le droit d’exercer d’innombrables exactions sur le monde animal, domestique ou sauvage ?
Comment se fait-il que nous n’ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, oasis de vie au sein d’un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d’en prendre soin et d’y construire la paix et la concorde entre les peuples ?
Ces questions qui demeurent à ce jour sans réponse mettent en évidence la faillite de notre conscience et l’obscurantisme dans lequel nous évoluons en dépit de nos connaissances. C’est à tout cela que les Rencontres de Die veulent éveiller….
Ces 22 jours : un temps fort et pédagogique au cœur de l’Hiver
Une centaine de bénévoles, des animateurs, des élus, des jeunes se sont mobilisés autour du projet " Ecologie au Quotidien". Une restitution de ce travail a eu lieu en janvier et février 2012 lors des " Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ». Cette manifestation était organisée à la salle polyvalente, dans les écoles, au lycée de Die, à l’écosite des Amanins de Crest, au cinéma Le Pestel de Die, à la salle  des Acacias, l’ Arrêt-Public et au cinéma l’Eden de Crest, à l’Oignon de Saillans, aux Locaux-Loco, au Locataire, au Voltaire et  à un Air de Famille à Die,  lieux associatifs et autres sites du Diois et du Crestois. Ces 22 jours sont un moment privilégié de rencontres, de retissage de lien social, de découverte du travail sur le territoire, de réappropriation de la mémoire afin de construire une identité collective forte, de redynamisation de nos énergies respectives. L’événement est un acte significatif d’engagement local et global des habitants pour la planète et pour un territoire viable vivant, vivable, solidaire et désirable
« Développer une éco-citoyenneté en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial.
- Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre »   et « vivre bien » sur le territoire et sur la planète.
- Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale et humaine.
- Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientes et consciencieuses (on dit conscientisantes dans l’éducation populaire), à structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes et humanistes à travers des actions locales.
-Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé.
- Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques.
- Engendrer une solidarité pour un projet commun de territoire vivant et de "haute qualité humaine".

- Valoriser l’Agriculture Biologique et ses déclinaisons (filières, transformation, commercialisation, etc…) à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques.
- Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante.
- Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées.
- Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie » précisait Thierry Geffray, président de la Communauté des Communes du Diois dans son discours inaugural en 2008.
Quelles expériences, outils, connaissances peuvent nous permettre de développer ce que Patrick Viveret appellera la résistance créatrice, l’expérimentation transformatrice, la vision émancipatrice, la construction des conflits, la joie de vivre, la radicalité ( au sens d’ aller à la racine des choses), etc...
Et tout cela sans culpabiliser personne, en évitant tout catastrophisme qui mène au fatalisme et en proposant des alternatives et des témoignages d’expériences concrètes d’ «artisans du changement ». Voila le travail de toute une année qui suit les Rencontres de Die. Que 1000 fleurs s’épanouissent…

Ecologie au Quotidien propose, anime, facilite ou promeut ces 11 rendez vous des six prochains mois 2012 sur notre Région.
Agenda.
11 Actions concrètes et rendez vous sur le territoire :
. 24, 25, 26 février : Salon des Alternatives Primevère à Lyon.
. 2 mars : Biovallée « un jardin des abeilles » à Eurre.
. 08 et 10 mars : Journées citoyennes et solidaires du Val de Drôme à l’ Ecosite de Eurre.
. 11 mars : chaîne humaine contre le nucléaire aux Tourettes de Montélimar (pour les Diois).
. 31 mars et 01 avril : Forum éco-mobilité dans la Vallée de la Drôme par le CLD Vallée de la Drôme à Vercheny.
. 7 et 8 avril : Forum des Utopies à Aix les Bains.
. 22 avril : Fête de la Terre et la Biodiversité à Vercheny.
. 11 et 12 mai : Voyage en Biovallée, découverte de notre territoire par les quatre Communautés de Communes.
. 13 mai : Fête de la Nature sur le canton e Luc en Diois (S.I. Luc)
. 26 et 27 mai : paroles de résistance aux Glières.
. 07 juillet : Journée « Porteurs d’espoir » aux Amanins. Journée de sensibilisation aux alternatives économiques en direction des adolescents et jeunes adultes.
Contact : Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56 
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss
Auteur : Claude Veyret

samedi 25 février 2012

Les DioisEs dans la Chaîne Humaine contre le Nucléaire... ce 11 mars

Pourquoi une chaîne humaine contre le nucléaire
Le 11 mars, un an après la catastrophe de Fukushima, le réseau Sortir du nucléaire et ses partenaires appellent à la formation d'une chaîne humaine de 235 km entre Lyon et Avignon.
Avec ses 14 réacteurs - pour un total de 58 en France - la vallée du Rhône est la région la plus densément nucléarisée de l’Hexagone, et même d’Europe. Si un accident se produisait dans cette zone, c’est la France entière qui serait contaminée pour des siècles.
Et pourtant les gouvernants nous présentent la poursuite de l'exploitation des réacteurs nucléaires et même leur développement (spécialement avec l'EPR ) comme une évidence, une impérieuse nécessité.
Nous tenons à dire pourquoi nous ne sommes pas d’accord et pourquoi nous voulons que soit engager une véritable transition énergétique, qui nous libérera de notre dépendance du nucléaire et des énergies fossiles.
Le risque nucléaire est intolérable :
Une catastrophe, c’est un continent entier et des millions de gens qui sont touchés et souffrent de graves problèmes de santé dus à la radioactivité. La vie devient impossible pour longtemps dans les zones les plus contaminées (Tchernobyl, Fukushima…)
Le nucléaire coûte plus cher qu’on le proclame :
* Construction de nouveaux réacteurs : La cour des comptes vient de publier un rapport sans appel : le coût moyen de l'électricité nucléaire en 2010 est de 49,5 € le MWH et celui de l'EPR de 90€ le MWH alors qu'il est actuellement de 11 € le MHW.
* Exploitation des réacteurs existants : Les investissements pour la maintenance seule s'élèvent à 3,7 milliards d'euros / an
Le nucléaire ne procure pas l’indépendance énergétique :
100% de l’uranium - le combustible des centrales nucléaires - est importé (en particulier du Niger où la Cogéma contamine l’environnement et les populations). Les réserves d'uranium s'amenuisant et son prix montant en flèche, le problème est le même qu'avec le pétrole ( problèmes de très grande pollution, coûts d'achat très élevés, raréfaction de l'uranium ) auxquels il faut ajouter les risques élevés du transport ).
Les déchets nucléaires restent indéfiniment dangereux pour la planète
Les enfouir est un « cadeau » empoisonné pour les futures générations ; Tôt ou tard, les fûts de déchets nucléaires s’ouvriront à cause de la corrosion. La radioactivité trouvera son chemin par les failles géologiques, contaminera les nappes phréatiques, et reviendra à la surface de la Terre.
Les recherches pour les rendre inoffensifs ont coûté très cher et n’ont rien donné.
Le retraitement pollue gravement, ne permet la réutilisation qu’une petite partie des déchets et ne supprime en rien leur radioactivité
La transition énergétique créera des emplois :
Si la sortie du nucléaire est décidée, il restera encore des dizaines d’années de travail : le temps d’arrêter toutes les centrales, puis de les démanteler. Pendant cette période, les plans d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables seront très fortement créateurs d’emplois
: 10 à 15 fois plus que le nucléaire….et permettront à plusieurs centaines de milliers de salariés de gagner leur vie sans prendre le risque d’être irradiés. (Voir l'exemple de l'Allemagne)
Il est grand temps de choisir d'amorcer au plus vite la transition vers d'autres énergies infiniment moins polluantes, créatrices d'emplois, et dont les coûts diminuent chaque année. Le solaire, l'éolien, la géothermie etc... et avant tout les économies d'énergie de chacun d'entre nous sont des solutions d'avenir.
Le statu quo n'est plus possible : des solutions pour sortir du nucléaire existent. Appliquons les avant qu'il ne soit trop tard !
La chaîne humaine se déroule le 11 Mars prochain, de Lyon à Avignon. Départ de Die (parking du magasin « la Vie Claire à 12 h, pour une arrivée au village des Tourrettes à 13 h 30. Retour à Die prévu entre 18 h et 20h. Participation au financement du car : 10€ / personne.)
Il est toujours possible de s'inscrire auprès de Marc ISOARD par :
Courrier : Le Serre de Pibous et Cougnès 26150 DIE
Téléphone : 04 75 21 19 10 * courriel : marc.isoard@orange;fr
L'inscription vous sera confirmée après réception d'un chèque de 10€ / personne.
Marc et Gilberte Isoard
Le Serre de Pibous et Cougnès
26150 DIE
Le collectif Sortir du Nucléaire Diois

Première victoire des Saillançonnes et des Saillançons...

Voici un communiqué de presse concernant le conflit entre élus et habitants au Pays de Saillans à propos de l'installation d'un supermarché en périphérie du village.
Bonne réception.
Pays de Saillans Vivant-Communiqué de presse Février 2012
Saillans (Drôme)
Casino renonce ! Les élus s’entêtent…
En conseil de la CCPS (Communauté de communes du Pays de Saillans), jeudi 23 février, les élus ont annoncé que le groupe Casino avait renoncé à installer un supermarché en périphérie de
Saillans.
Le collectif citoyen Pays de Saillans Vivant se réjouit de cette décision.
Depuis plus d’un an, de nombreux courriers ont été envoyés au groupe Casino pour les tenir informés de la mobilisation constante des habitants contre ce supermarché. Tout dernièrement, les responsables du groupe ont ainsi appris que les nouveaux statuts de l’association lui permettent désormais d’attaquer un permis de construire. Ces messages répétés ont certainement incité Casino à finaliser son étude de marché… et à abandonner son projet.
Et pourtant… Malgré la prise de position massive, tenace et réfléchie de la population, malgré le retrait du groupe Casino, malgré une étude officielle concluant à l’inopportunité d’un tel supermarché, les élus majoritaires ont informé, lors de ce même conseil communautaire du 23 février, qu’ils avaient entrepris de contacter les groupes Carrefour et SuperU.
Comment comprendre un tel acharnement ?
L’implantation d’un supermarché, sur un terrain situé à 1,5 kilomètre du centre de Saillans, ferait progressivement disparaître la vie commerçante du village, qui propose actuellement une offre diversifiée et de qualité, ainsi que la convivialité et le lien social qui en découlent.
En outre, les personnes sans véhicule, les personnes âgées, n’y auraient pas accès, sans compter que pour tous la traversée de la RD 93, où les véhicules circulent à 90 km/h, est dangereuse.
Pour finir, les emplois induits s’avèrent bien inférieurs, en nombre et en qualité, à la perte d’emplois dans les commerces de proximité fragilisés.
Le collectif citoyen Pays de Saillans Vivant poursuit son action pour défendre et développer le commerce de proximité, la convivialité et le tissu social de nos villages.
Pays de Saillans Vivant
coeurdesaillans@free.fr

Vers une Politique agricole viable et vivante....vivable


Réorienter d'urgence l'agriculture française
Les candidates et les candidats à l'élection présidentielle de 2012 ne peuvent ignorer le rôle central de l'agriculture dans les crises et les espoirs de notre époque. A l'approche du Salon de l'agriculture, cette question doit être abordée clairement.
Les crises sociales, environnementales, sanitaires et économiques que traverse notre société sont connues, mais leur dimension alimentaire et agricole n'est pas toujours mise en lumière : effets dramatiques et désormais irréfutables des pesticides dans la progression de nombreuses maladies (cancers, maladies neurodégénératives et auto-immunes, allergies, etc.), atteintes à l'environnement (destruction des paysages, pollution des eaux dont le coût de traitement risque d'exploser, érosion, appauvrissement des sols) et en particulier à la biodiversité dont les abeilles sont un témoin alarmant, contribution majeure de l'agriculture industrielle à l'effet de serre, déstructuration du tissu rural en France et en Europe, paupérisation des paysanneries au Nord comme au Sud, pénuries alimentaires apparentes (dues aux problèmes d'accès à la nourriture)…
Des décisions récentes risquent de renforcer les dégâts de cette agriculture déshumanisée : la loi sur les obtentions végétales votée en novembre 2011 interdit aux paysans de re-semer leur récolte et va renforcer la mainmise des multinationales sur les choix agricoles ; la modification des règles d'épandage de l'azote va augmenter les rejets des élevages hors-sols dans l'environnement des zones dites "sensibles" ; l'annulation de la "clause de sauvegarde" française sur les OGM et le délais pris avant l'adoption d'une nouvelle interdiction mettent directement en danger la production de miel en raison des contaminations prévisibles du pollen.
Pourtant, l'agriculture peut également être porteuse d'espoirs, à condition de changer en profondeur notre politique agricole, qui n'est actuellement ni durable, ni efficiente.
Les techniques alternatives de production agricole et de transformation alimentaire, et en particulier celles issues de l'agriculture biologique, prouvent chaque jour leur pertinence agronomique, économique, sociale et environnementale à l'échelle mondiale. Elles créent ou maintiennent des emplois ruraux, préservent les ressources en eau et la biodiversité, réduisent la dépendance énergétique des exploitations et réconcilient les cycles du carbone et de l'azote, évitent la dissémination de substances toxiques dans l'environnement et les aliments, remodèlent des paysages cohérents, ré-ancrent les entreprises agro-alimentaires dans les territoires, permettent aux populations de disposer de ressources alimentaires locales et accessibles (tant dans les pays du Nord que du Sud)…
Une agriculture biologique, paysanne et insérée dans un tissu économique local peut parfaitement nourrir l'humanité – et elle le fera sans détruire les moyens de production que sont la terre, l'eau, les semences et les humains. Il n'y aura pas de durabilité agricole sans durabilité environnementale. Par ailleurs, des initiatives citoyennes comme les AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) ou Terre de liens témoignent à la fois de l'inventivité maintenue de l'agriculture française, et de la volonté des citoyens de s'impliquer dans son évolution. Plus de 40 000 d'entre eux ont pu le démontrer récemment en participant aux campagnes de mobilisation "Osons la bio !" et "Développons l'agriculture biologique".
Il n'est plus concevable de nier qu'une autre agriculture est possible, et il est temps pour les élu(e)s et pour les candidat(e)s aux élections de prendre conscience de la volonté des citoyens de se réapproprier collectivement les politiques agricoles, alimentaires et rurales, dans un objectif de souveraineté alimentaire, de respect du vivant et de vitalité des territoires. Pour paraphraser Clémenceau, "l'agriculture est une chose trop sérieuse pour être confiée aux seuls agriculteurs et à l'agro-industrie".
Nous, organisations agricoles et rurales, associations de solidarité internationale, mouvements de l'éducation populaire, organisations de défense de l'environnement ou de la santé, réseaux de citoyens, demandons instamment aux candidats de s'engager à :
- réformer en profondeur la gouvernance de l'agriculture, afin que la société civile soit enfin associée à toutes les instances de décision agricole (CDOA, SAFER, Chambres d'Agriculture, etc.) ;
- mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre impérativement 20 % d'agriculture biologique en 2020 : formations agricoles, recherche agronomique, accompagnement technique, financier et humain des paysans en conversion vers la bio, soutien aux filières bio en construction, etc. ;
- préparer la transition technique de l'ensemble des agriculteurs, notamment en réduisant de 50 % l'usage des produits phytosanitaires et en interdisant les plus polluants et rémanents ;
- faire de l'installation une priorité absolue face à l'actuel agrandissement continu des exploitations agricoles françaises, qui empêche les transmissions et met en danger le renouvellement des générations ;
- abroger la loi sur les semences du 28 novembre 2011 et la remplacer par une législation qui reconnaisse le rôle des paysans dans la sélection évolutive et conservatrice ;
- prendre toutes les mesures pour interdire les OGM sur le territoire français, de façon à protéger les pollinisateurs, les semences paysannes et les consommateurs ;
- défendre résolument une Politique Agricole Commune verte et solidaire, où toutes les aides inciteront au respect de l'environnement (avec des montants progressifs en fonction des pratiques) et à l'emploi agricole, et ne favoriseront pas des exportations portant préjudice aux paysans du Sud ;
- consacrer une part importante de "l'aide publique au développement" au soutien à l'agriculture familiale et biologique des pays du Sud ;
- créer, maintenir et renforcer des outils de gestion et de régulation des marchés agricoles, et lutter activement contre la spéculation sur les produits agricoles et alimentaires.
Les outils et dispositifs qui permettront d'atteindre 20 % des surfaces françaises en agriculture biologique sont les mêmes que ceux qui aideront l'ensemble des agriculteurs français à évoluer vers une meilleure intégration de l'environnement et de l'emploi rural… et qui aideront les paysanneries des pays en développement à construire leur nécessaire et urgente souveraineté alimentaire.
Mesdames les candidates, messieurs les candidats, à vous de choisir : maintenir une politique agricole archaïque et néfaste à l'environnement, à la santé et au tissu rural (en France comme dans les pays du Sud), ou faire le choix de l'agriculture du XXIe siècle.
Jacques Caplat (Agir pour l'environnement) ; Pierre Rabhi (paysan et écrivain) ; Jean-Jacques Boutrou (directeur général d'Agronomes et vétérinaires sans frontières) ; Marie-Paule Jammet et Jean Huet (co-présidents de la fédération Artisans du monde) ; Hugues Toussaint (président de Bio consom'acteurs) ; Bob Brac de la Perrière (coordinateur de BEDE) ; Xavier Bonvoisin (président de Chrétiens dans le monde rural) ; Cyril Dion (coordinateur du mouvement Colibris) ; Yves Berthelot (président du Comité français pour la solidarité internationale) ; Philippe Colin (porte-parole de la Confédération paysanne) ; Jo Hervé (président d'Eau et rivières de Bretagne) ; Jacques Maret (association Ecologie, démocratie, développement durable) ; Xavier Poux (administrateur de l'European Forum on Nature Conservation and Pastoralism) ; Dominique Marion (président de la Fédération nationale d'agriculture biologique) ; Didier Lorioux (président de la FNCIVAM) ; Yann Arthus-Bertrand (président de la Fondation GoodPlanet) ; François Veillerette (porte-parole de Générations futures) ; Allain Bougrain-Dubourg (président de la Ligue pour la protection des oiseaux) ; Jean-Michel Florin (coordinateur du Mouvement de l'agriculture biodynamique) ; Jérôme Dehondt (porte-parole du Mouvement interrégional des AMAP) ; Richard Marietta (président de Nature & Progrès) ; Jean-Paul Sornay (président de Peuples solidaires / Action Aid) ; Claude Veyret ( CoPrésident de Ecologie au Quotidien/ Ligue des Droits de l’Homme) Sandrine Mathy (présidente du Réseau action climat – France) ; Jacques Morineau (président du Réseau agriculture durable) ; Claude Gruffat (président du réseau Biocoop) ; Armina Knibbe (présidente du réseau Cohérence) ; Patrick de Kochko (coordinateur du Réseau semences paysannes) ; Jacques Berthelot (association Solidarité) ; Sjoerd Wartena (président de Terre de liens) ; Olivier Belval (président de l'Union nationale de l'apiculture française) ; Isabelle Autissier et Serge Orru (présidente et directeur général du WWF-France).

vendredi 24 février 2012

La journée de la Femme c'est tous les jours....


Journée internationale des femmes : nouveaux féminismes, quelles réalités aujourd'hui ? Grenoble et agglomération
Editorial
Eté 1970, quelques jeunes femmes déposent une couronne de fleurs sous l’Arc de triomphe. Sur leurs banderoles, il est écrit : « il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ».
Ainsi apparut le Mouvement de Libération des Femmes. C’est tout un mode de vie et de pensée que les féministes des années 70 veulent changer. Comme l’a proclamé Olympe de Gouges en 1791 (1re féministe), elles veulent « tous les droits pour toutes les femmes ».
Progressivement, la cause des femmes gagne du terrain, à force de slogans provocateurs, d’assemblées, d’opérations spectaculaires, elles parviennent à se faire entendre. Depuis, le féminisme a connu différents courants. On entend, à partir des années 90, parler d’une “troisième vague”. Cette nouvelle génération de féministes intègre à leurs combats des enjeux et des pratiques à la fois en rupture avec les générations précédentes, mais aussi dans la continuité de celles-ci.
D’autres méthodes sont employées, d’autres supports.
Mais qui sont réellement ces féministes ? Que revendiquent- elles ?
Le Conseil général de l’ Isère, en signant la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes, en 2007, confirme sa volonté de soutenir la valorisation des femmes en luttant contre le sexisme, les stéréotypes et les violences conjugales. Avec les associations, anciennes
et nouvelles, nous voulons poser la question du féminisme aujourd’hui, tout en portant un regard sur les jeunes qui porteront le féminisme de demain.
VENDREDI 9 MARS 2012 au Conseil général de l’Isère
7, rue Fantin-Latour – Grenoble (Tram A arrêt Verdun Préfecture)
Afin de faire le point sur la notion de « nouveau(x) féminisme(s) », nous vous invitons à débattre ensemble sur ce sujet : son histoire, sa place dans le monde et les associations, dans les entreprises, en politique, ainsi que dans le secteur éducatif.
Entrée gratuite
NOUVEAU(X) FÉMINISME(S) :
QUELLE RÉALITÉ AUJOURD'HUI ?
VENDREDI 9 MARS 2012 au Conseil général de l’Isère
7, rue Fantin-Latour – Grenoble (Tram A arrêt Verdun Préfecture)
Afin de faire le point sur la notion de « nouveau(x) féminisme(s) », nous vous invitons à débattre ensemble sur ce sujet : son histoire, sa place dans le monde et les associations, dans les entreprises, en politique, ainsi que dans le secteur éducatif.
A l'occasion de la journée internationale des femmes, le Conseil général de l'Isère vous invite à participer le 9 mars à une encontre sur le thème : Nouveaux féminismes, quelles réalités aujourd'hui ? Tout au long du mois des manifestations, conférences, expositions... aurons lieu dans l'agglomération grenobloise et en Isère.
Le vendredi 9 mars : Conférence - Nouveaux féminismes, quelles réalités aujourd'hui ? de 8h45 à 18h Afin de faire le point sur la notion de « nouveau(x) féminisme(s) », nous vous invitons à débattre ensemble sur ce sujet : son histoire, sa place dans le monde et les associations, dans les entreprises, en politique, ainsi que dans le secteur éducatif.
Inscription obligatoire :
sce.csp@cg38.fr ou par téléphone 04 76 00 32 45
8 h 45 Accueil en salle Berlioz (café – thé)
9 h 15 Ouverture par Brigitte Périllié
Vice-présidente du Conseil général de l’Isère, chargée de l’Egalité homme-femme et de la lutte contre les discriminations
9 h 30 Le féminisme : histoire récente et souvent mal vécue
Elisabeth Doutre, maître de conférence, Université Pierre Mendès France - Grenoble
Débat  10 h 30 Table ronde animée par Annie Zylberberg, journaliste
Dialogue intergénérationnel : inventer ou réinventer l’engagement féministe Justine Perrin, membre de l’association « Osez le féminisme » - Grenoble Marie-Jeanne Grange, présidente de l’association C.I.D.F.F. (Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles)
Brigitte Périllié, présidente de l’association des femmes élues de l’Isère
Mathilde Dubesset, présidente du planning familial de Grenoble
Christiane Bernard, présidente, et des membres de la commission égalité professionnelle du comité d’entreprise de Schneider Electrique - Grenoble
Débat 12 h 00 Pause déjeuner
14 h 00 « Où sont les filles ? » : constat et explications sociologiques
Frédérique Chanal, chargée de mission égalité hommes-femmes de l’Académie de Grenoble - Directrice du Centre d’information et d’orientation
Débat 15 h 00 L’exemple du Collège Henri Wallon de Saint-Martin-d’Hères présenté par Delphine Turpin, professeur de français
Débat 15 h 30 « Les mouvements féministes dans les pays du Maghreb
aujourd’hui » Abir Krefa, chargée de cours de sciences politiques, agrégée de sciences sociales
Débat 16 h 30 Improvisation théâtrale par la Ligue 1pro38
Et tout le mois...
Tout le mois de Mars, Grenoble, Echirolles, Saint Marton d'hères, Pont de Chéruy se mobilisent et proposent un programme de débats, expositions, rencontres et se mobilsent pour la valorisation des femmes, contre le sexisme, les stéréotypes, et les violences conjugales....
Hôtel du Département - 7, rue Fantin-Latour – Grenoble - (Tram A arrêt Verdun Préfecture)
Direction de l’insertion et de la famille – service cohésion sociale et politique de la ville
Inscription obligatoire : sce.csp@cg38.fr
ou par téléphone 04 76 00 32 45

Crest 26400 : De quel bois je me chauffe ?

Les membres de l'association Dryade ont le plaisir de vous inviter à la réunion publique de lancement du projet "De quel bois je me chauffe ?" autours de Crest.
On se présente ?


On se rencontre autours d’un film sur la gestion des forêts de taillis de chêne, sur les impacts de la coupe rase et sur les possibilités alternatives.On parle de nos projets de circuits courts participatifs pour le bois-bûche, avec le témoignage des membres de l'association, propriétaires et consommateurs.
Et on passe à l’acte avec le lancement du premier chantier à Divajeu et la ventes des premières stères. 

Alors, on y va ?

On vous attend le mardi 13 mars à 18h à Crest, au café Sur les quais.
Pensez à prendre une consommation en montant à l'étage, c'est au premier.

PS : en pièce jointe, l'affiche de cette réunion et le dernier article paru présentant le projet. Sur notre site web, plus d'infos, les tarifs etc.                                                                                                                              Pascale Laussel pour le collectif de Crest de Dryade
Dryade
10 rue archinard, 26400 Crest
0811 26 00 64 / 06 26 69 25 88
www.dryade26.org

Les Fonds vautours contre la Grèce...

Les fonds vautours préparent la bataille contre la Grèce
Le traitement financier de la crise de la dette grecque n’est pas encore terminé, que déjà les « fonds vautours » fourbissent leurs armes – juridiques – contre la Grèce [1]. Habitués des batailles judiciaires devant les tribunaux du monde entier mais surtout de Londres et de New York, ces fonds (les plus connus sont Elliot Associates et Gramercy..) [2], qui ont acquis une quantité non négligeable de la dette souveraine grecque lorsque les banques européennes se délestaient de celle-ci pour « assainir » leurs bilans tout au long du second semestre 2011, affutent leurs arguments juridiques. Les positions acquises par ces fonds leur donnent au minimum un pouvoir de nuisance, et au mieux une « minorité de blocage » dans le cadre des négociations en cours qui prévoient qu’une large majorité des porteurs de titres grecs (en général 75 %) doivent accepter l’offre « volontaire » d’échange. Ceux qui refusent cette procédure « volontaire » peuvent alors poursuivre la Grèce pour le paiement de 100 % de la valeur de titres émis, même s’ils les ont acheté à une valeur largement décotée !
 De nombreux cabinets d’avocats se penchent sur les options offertes à ces fonds pour contester les conditions de l’échange des titres et voir dans quelles conditions il serait possible de demander le remboursement de la valeur nominale des titres qu’ils détiennent.  
Aujourd’hui, leur espoir n’est pas à la hauteur de leurs espérances [3]. Deux raisons principales pour cela :
- Depuis que la BCE envisage de se voir appliquer une décote sur les titres grecs qu’elle détient, l’argument d’inégalité de traitement invoqué par ces fonds est bien moins puissant.
- De plus, près de 90 % des émissions grecques sont régies par le droit grec et soumis aux tribunaux grecs, ce qui empêche ces fonds d’attraire le gouvernement grec sur leur terrain de jeu favori, les tribunaux londonien [4] et new-yorkais. D’ailleurs, les quelques titres grecs soumis au droit anglais se négocient avec une prime d’environ 15 % par rapport aux titres soumis au droit grec ! Conduisant à un calcul simple : 4.5 milliards d’euros sur un total de 300 milliards de dette seraient ainsi « favorablement documentés » pour permettre aux créanciers d’exercer des recours judiciaires. Calcul qui amène même certains journalistes à évaluer le coût d’un « bon » système juridique (anglais, bien sûr et non grec..) ![5].  
 Mais les choses peuvent changer. Et rapidement. Deux « bonnes nouvelles » se profilent pour ces fonds qui font que les titres nouveaux remis à l’échange contre les titres anciens seront plus facilement « justiciables » par ces fonds :  
 - L’insertion obligatoire par tous  les Etats membres de la zone euro à compter du 1er janvier 2013 au plus tard – mais ce sera dès les prochaines émissions pour la Grèce, de Clauses d’Action Collective dans les contrats d’émission (Traité du Mécanisme de Stabilité Européen du 31 janvier 2012).
- Le changement de droit applicable à ces nouvelles émissions : celles-ci seront régies par le droit anglais et soumis aux tribunaux de Grande Bretagne [6].
Ces deux éléments placent le gouvernement grec dans une mauvaise posture vis-à-vis de ses créanciers pour renégocier, si par malheur cela était encore nécessaire, sa dette nouvelle. Ce sont ces fonds vautours qui ont imposé le droit anglais comme droit applicable : ils savent très bien que les tribunaux britanniques sont plus favorables aux créanciers que les tribunaux nationaux. Et le Debt Relief Act de 2010 ne visant pas la Grèce, les tribunaux anglais leur sont ouverts. Ils savent aussi très bien manier et gérer les subtilités de la common law là où les gouvernements de pays de droit civil sont souvent désarmés devant un changement de culture juridique dont ils n’ont pas conscience quand ils acceptent de passer sous un droit qui n’est pas le leur.  Mais c’est le Conseil européen qui à prévu l’insertion automatique des CAC dans les contrats d’émission. L’idée était louable. Mais il ne fallait pas la combiner avec le changement de droit applicable. Et pas grand monde semble n’avoir vu ce effet pervers.
Aujourd’hui, les fonds vautours mettent en œuvre leur stratégie préférée : laisser le temps agir. Et quand ils estimeront que leurs atouts sont suffisants, ils procèderont alors à une guerre éclair, n’hésitant pas à demander la saisie des comptes à l’étranger du gouvernement grec, mais aussi de ses actifs. Même si ces procédures connaitront des chances de succès relatives du fait de l’immunité dont les Etats bénéficient (mais les tribunaux londoniens et new-yorkais [7] ont des raisonnements parfois subtile sur ces questions), elles paralysent l’action du gouvernement en place qui n’a pas d’autre choix que de négocier. Et ainsi de capituler face au chantage de ces fonds.
Que faire  alors ? Ce que les britanniques eux-mêmes ont fait [8] ! Passer une loi interdisant les poursuites judiciaires lorsqu’une restructuration de dette souveraine de pays figurant sur une liste définie selon une batterie de critères (dont celui de soutenabilité de la dette) a été acceptée par la majorité des créanciers [9]. L’Europe aurait ici une belle occasion de démontrer son unité et sa détermination à lutter contre la spéculation. Et cela montrerait que le Royaume de Sa Gracieuse Majesté n’est pas qu’un repère de vils spéculateurs (même s’il y en a aussi beaucoup…).
En attendant cette hypothétique initiative, la crise n’est pas terminée pour les grecs. Elle ne fait que commencer. Et les fonds vautours sont beaucoup plus agressifs que la Troïka !
Hubert de Vauplane
Avocat associé dans un cabinet d’affaires américain, Hubert de Vauplane a travaillé plus de 25 ans dans le secteur bancaire et financier, aussi bien en tant que juriste et opérateur en salle de marché.
Avant de rejoindre le Barreau de Paris en septembre 2011, il était directeur juridique et de la conformité du groupe Crédit Agricole S.A.
Il est professeur associé à l’Université de Panthéon – Assas et expert auprès de l’AMF, de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne.
Collaborateur régulier de la revue Banque, il est également l'auteur avec Jean-Pierre Bornet d'un traité de Droit des marchés financiers, récompensé en 1999 par un prix de l'académie des sciences morales et politiques.
 [1] http://www.ifre.com/vulture-funds-prepare-to-battle-greek-default/20048814.article
[3] Cf. l’excellent article dans le FT du 24/01/2012, « Hedge funds give Greek bonds wide berth” : http://www.gramercy.com/Portals/0/PDFs2/2012%20January%20-%20Hedge%20funds%20give%20Greek%20bonds%20wide%20berth.pdf
[4] La Grèce ne figure pas dans la liste du UK Debt Releif Act de 2010 mentionné ci-dessous
[5] Cf. l’article de Forbes, « What’s the value of an honest legal system , or why the greek bail-out stil might not work ?” : http://www.forbes.com/sites/timworstall/2012/01/14/whats-the-value-of-an-honest-legal-system-or-why-the-greek-bailout-still-might-not-work
[8] Debt Relief (Developping countries) Act 2010 : http://www.legislation.gov.uk/ukpga/2010/22/contents

mercredi 22 février 2012

Notre ami Philippe Sérane du Café du Peuple de Veynes...

Amis, qui par vos regards, paroles ou sourires m'avez un jour donné l'impression que mes chansons vous touchaient, je fais appel à votre soutien.
Vous trouverez à ce lien un appel à souscription et mécénat pour un nouvel album "Je suis le fou" (sortie automne 2012) qui va être abondamment diffusé par mon fourmidiable producteur AOC veynois...  dès que nous y aurons mis en place un module de paiement en ligne ;-)
En pleine éruption musicale alpino-lyonnaise, nous voilà embarqués dans un projet de disque et de tournée pour lequel nous avons demandé l'aide de la Région PACA, hélas sans réussir pour l'instant à la convaincre dans le brouhaha d'une politique "musiques actuelles" centrée sur les musiques anglophones amplifiées. En attendant nous proposons cette sorte d'AMAP (...association pour le maintien des artistes de proximité) consistant à pré-acheter le disque, voire mieux si vous êtes imposables, à forcer gentiment votre impôt grâce aux avantages fiscaux accordés aux mécènes particuliers ; tout est expliqué dans l'appel à mécénat mais n'hésitez pas à me demander des éclaircissements ! (mécénat ouvert aux entreprises également, me contacter)
Par ailleurs : si vous êtes sur Paris... ou y avez de la famille ou des amis à qui vous aimeriez me recommander via vos méls, facebook et autres rencontres d'ici là... je chante le 9 mars au Forum Léo Ferré à Ivry sur Seine (annonce ci-dessous), c'est un concert important dans une salle mythique pour la chanson, nous remuons ciel et terre pour y faire le plein de beau monde et là j'ai vraiment besoin d'aide pour que la salle soit pleine ! A la capitale c'est pas comme au Café du Peuple... ;-) on ne va pas facilement écouter un artiste dont on n'a jamais entendu parler, il faut une belle dose de bouche à oreille et de recommendations personnelles. J'y aurai un invité "surprise" de taille... Pierre Henri que certains d'entre vous connaissent bien, humoriste, poète, jongleur de mots de génie à la Raymond Devos, un fou intégral qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie... Des invitations sont à la disposition des mécènes... prévenez-moi si vous souhaitez en bénéficier.
Répétition générale en public à Veynes lundi 5 mars à 19h au Café du Peuple, et à Lyon aux studios Albedo (sur invitation) le 7 mars à 19h.
le Foumidiable et le Centre de la Chanson présentent
Philippe Séranne en concert au Forum Léo Ferré vendredi 9 mars
Guest star surprise... on mangera du crabe
+ Flash FestiFaï
la folle épopée du festival de la chanson hors-normes au soleil frappé des Alpes, ou comment mon piano s'est retrouvé dans un arbre
dévoilement de la programmation de l'été 2012
 Forum Léo Ferré - 11, rue Barbès à Ivry sur Seine (métro Porte d'Ivry)
Entrée 15/12€ - Restauration sur place à partir de 19h - Concert à 20h30
Réservations 01.46.72.64.68 ou forum.leo.ferre@orange.fr
Contact tournées et invitations : Fourmidiable - Café du Peuple
Alice Rivière - alice@fourmidiable.org - 04 92 43 37 27 - 06 87 34 82 87
Poète voyageur du 21eme siècle, le cœur à vif dans la beauté et la barbarie du monde, Philippe Séranne exalte nos essentiels, nos élans libératoires, nos rêves intérieurs, nos utopies planétaires. Saltimbanque mondialisé, viscéralement féministe, écologiste et pacifiste, il est ce fou « éperdu d'amour, à n'en plus pouvoir palpiter », profond et irrévérencieux, politique, radieux et bouleversant.
"Je suis le fou"
Nouveau spectacle en création / nouvel album en souscription
Sortie automne 2012
J'ai été au bout de la Terre
Voir où l'homme se noit
Voir où l'homme se soigne
J'ai vu trop grave à m'en forcer la plume
J'ai vu trop beau à m'envahir le piano
Pour m'éloigner des cris
Cesser d'y gesticuler
Oublier la raison
Et me rapprocher de l'âme
J'en ai fait des chansons
Je croyais noyer en poésie
Ma fièvre de changer le monde
Je ne pouvais pas autant
L'exalter
Philippe Sérane
Fomentée par une double bande de Terriens des Alpes en furie, FestiFaï rassemble artistes et militants du cru, jeunes volontaires de très loin et vedettes de music-hall embobinées par Séranne par ci par là.
Villages des Jeunes, 39 rue surville, 05400 Veynes
Délégation régionale de Solidarités Jeunesses Tel : 04 92 57 26 80  mél villagesdesjeunes@free.fr
Le Fourmidiable / Café du peuple
33 rue Jean-Jaurès,
05400 Veynes
Tél 04 92 43 37 27,
Le FourmiDiable
Café du Peuple - 33 rue J. Jaurès
05400 Veynes -
04 92 43 37 27 -