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dimanche 15 novembre 2020

"Hold-up" sur la vérité : 2h40 de désinformation, amalgames, confusion et erreurs... Les complotistes à la manoeuvre !

"Hold-up", le documentaire sur le Covid-19 confronté aux faits scientifiques

"Hold-up" sur la vérité : 2h40 de désinformation, amalgames, confusion et erreurs manifestes assénées par des médecins rayés de l'Ordre, des conspirationnistes d'Extrême Droite, des extrémistes de QAnon,  des eugénistes, des racialistes et suprémacistes blancs, des complotistes et 'contre le mariage pour tous' et même un ouvertement nazi.

Dans le film "Hold Up - retour sur un chaos", Pierre Barnerias et Christophe Cossé affirment vouloir répondre aux questions autour du coronavirus. La réalité est plus compliquée.

Les fausses informations du documentaire Hold Up sur le Covid-19
Les fausses informations du documentaire Hold Up sur le Covid-19 expliquées.

SCIENCE : C’est ce qu’on peut appeler un succès fou. Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire consacré au Covid-19 “Hold Up - retour sur un chaos” se retrouve au coeur des discussions dans de nombreux médias et sur les réseaux sociaux.

Sur la plateforme de financement participatif Tipeee, la société de production Tprod est passée en 24 heures de 28.000 euros de financement mensuel à plus de 110.000 euros, comme le rappelle le chercheur spécialiste du numérique et des milieux complotistes Tristan Mendès-France. Les différents extraits du film diffusés sur les réseaux sociaux accumulent des centaines de milliers de vues. Et vu les sommes déjà engrangées, l’objectif de 200.000 euros par mois pour le rendre disponible gratuitement pourrait bien être vite atteint.

L’accumulation d’exemples et d’intervenants avec un discours plus ou moins complotiste rend difficile de traiter dans sa totalité les fausses informations, approximations ou vraies questions (il y en a) évoquées dans “Hold Up”. Au vu du succès massif de ce documentaire, Le HuffPost va tenter de répondre à vos interrogations à ce sujet. Si vous avez des questions sur une partie du documentaire, n’hésitez pas à nous les adresser ici: vosquestions.coronavirus@huffpost.fr.

Mais que dit exactement ce documentaire, accusé de colporter un message complotiste? Le HuffPost l’a regardé dans son intégralité et vous propose ci-dessous de revenir sur quelques-unes des fausses informations propagées par “Hold-Up” sur le coronavirus et la gestion de cette pandémie mondiale. Cet article sera régulièrement mis à jour.

Le “Great Reset”

Avant de rentrer dans le détail, il faut revenir sur la thèse principale de ce documentaire, qui met deux heures à apparaître à l’écran. Selon “Hold-Up”, cette pandémie a été organisée par des élites du monde politique, économique, intellectuel, technologique, afin de mettre en place un “Great Reset”, une “grande réinitialisation” de la société.

Le Forum économique mondial a bien prévu d’organiser une grande réunion en janvier 2021. Cela a même été annoncé dans un communiqué en juin. Ce projet vise à imaginer un “système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant” face aux pandémies, au changement climatique et aux autres défis.

S’il est parfaitement légitime de débattre de la véritable utilité du Forum économique mondial et de cette réunion, affirmer que ce “Great Reset” est pensé depuis longtemps est factuellement sans consistance. Aucune preuve n’est présentée par le documentaire allant dans ce sens.

Toujours sans preuve, les auteurs affirment que le but de cette pandémie pour les élites mondiales est à la fois de détruire une partie de l’humanité inutile, mais aussi de faciliter le déploiement de la 5G pour mieux contrôler l’argent, via la virtualisation de la monnaie par l’intermédiaire des cryptomonnaies.

Cela peut sembler très gros, dit comme ça. Mais après deux heures de débats sur les origines du coronavirus, sur l’impact réel du Covid-19, la mortalité, les traitements, l’éthique du confinement, on a légitimement envie d’entendre une solution permettant d’expliquer tout cela.

Sauf que justement, une écrasante majorité de ce que l’on a entendu avant est également soit faux, soit exagéré, soit détourné. Voici des exemples. Beaucoup sont des théories du complot ou des approximations utilisées depuis des mois.

Le masque pour les non-malades est une aberration

Le médecin nutritionniste (opposé aux vaccins) Pascal Trotta affirme dans “Hold-Up” que “les médecins qui imposent le masque à ceux qui ne sont pas malades sont des jean-foutre, des médecins de Molière”.

L’utilité du masque a été longuement débattue au début de l’épidémie, comme nous l’avons expliqué plusieurs fois. Et sans parler des erreurs des différents gouvernements, même les scientifiques n’étaient pas d’accord. Mais après plus de 11 mois, il y a des choses que l’on sait et qui constituent un consensus scientifique. Celui-ci se crée par l’accumulation d’études, d’essais, d’analyses, d’observations.

Celui-ci est très clair: il est possible pour une personne infectée par le coronavirus de transmettre la maladie sans avoir de symptôme. Notamment dans les 48 heures qui précèdent l’apparition des symptômes. Il est également de plus en plus clair que le masque diminue le risque de contamination.

Logiquement, si le coronavirus circule beaucoup dans une population, demander de porter le masque doit réduire la proportion de présymptomatiques ou asymptomatiques qui vont contaminer des personnes saines.

Il y a eu une prime pour les médecins faisant de la “délation”

Le documentaire affirme que les médecins ont eu une prime pour signaler des cas Covid-19 et leurs personnes contact. La question a, il est vrai, fait débat en mai, lorsque le gouvernement mettait en place sa stratégie de déconfinement, notamment basée sur le traçage des contacts.

Mais comme le rappelait à l’époque Libération, la rémunération pour ce travail de traçage a été évacuée lors de la finalisation de la loi en commission paritaire par les parlementaires. Il est par contre vrai que pour un patient malade dont le test PCR confirme qu’il est bien touché par le coronavirus, le médecin a une majoration.

Pourquoi? L’assurance maladie expliquait à Libération: “Cette majoration correspond à la valorisation de l’annonce du test positif, la prescription des tests pour les cas contacts proches […], l’information donnée au patient sur les mesures barrières, l’enregistrement dans l’outil “Contact Covid” du patient et des cas contacts proches”.

L’OMS a interdit les autopsies sur les morts du Covid-19

Dans “Hold-Up”, on entend un médecin préciser que les autopsies sont utiles pour savoir comment mieux traiter les patients atteints de Covid-19. Juste avant, le documentaire affirme que l’OMS avait justement interdit les autopsies.

Il suffit pourtant d’aller sur le site de l’Organisation mondiale de la santé pour se rendre compte qu’il n’en est rien. Dans un document publié le 24 mars sont listées les précautions à prendre dans le cadre d’une autopsie sur un patient décédé de Covid-19 afin d’éviter une possible infection. Cet article de l’AFP propose un point détaillé sur cette question.

Le virus a été créé dans un laboratoire

C’est l’une des théories qui a le plus circulé sur les réseaux sociaux. Et ce dans de très nombreuses formes. Dans “Hold-Up”, si quelques intervenants expliquent ne pas avoir la réponse sur les origines du Sars-Cov2, certains sont plus catégoriques. À l’instar de Jean-Baptiste Fourtillan, anti-vaccin connu pour avoir participé à un essai clinique sauvage dans une abbaye, qui affirme que le nouveau coronavirus est un Sras modifié génétiquement avec des bouts du génome de la malaria. Preuve en est: des brevets existent.

L’origine du Sars-Cov2 est encore floue, mais cette hypothèse d’une modification génétique est rejetée par la communauté scientifique, surtout que ces brevets ne veulent pas du tout dire que le virus a été “créé” des années plus tôt, comme nous l’expliquions en mars.

Le génome du coronavirus, étudié en détail depuis 11 mois, ne semble pas accréditer la thèse d’une modification humaine pour diverses raisons (plus de détails ici). Cette thèse avait notamment pris de l’ampleur après une enquête des services de renseignements américains en avril qui a finalement conclu que le Sars-Cov2 n’avait pas été fabriqué par l’homme.

La communauté scientifique ne sait toujours pas exactement comment celui-ci a touché l’homme. Un hôte intermédiaire, tel le pangolin, aurait pu être faire le lien entre la chauve-souris et l’homme, mais le débat reste ouvert.

Une loi pour le confinement dès 2019

Au bout d’une heure trente,  “Hold-Up” commence doucement à entraîner le spectateur sur la piste d’un complot prévu de longue date, une manière de préparer le terrain à la thèse d’un “Great Reset” fomenté dans l’ombre. Le documentaire évoque alors une loi française qui aurait rendu “légal le confinement”... dès décembre 2019.

Interrogée, la députée Martine Wonner, exclue du groupe LREM pour ses positions (parfois contestables) sur le coronavirus, s’interroge. “C’est très étonnant, je vous avoue que c’est quasiment passé sous silence”, expliquant qu’on “peut se poser la question”.

Le texte en question n’est pas précisé, mais on retrouve sur le site du Sénat une “proposition de loi relative à la sécurité sanitaire” datant du 5 décembre 2019. Y sont évoquées des “mesures d’éviction et de maintien à domicile” pour “les personnes présentant un risque élevé de développer une maladie transmissible”. Un autre article de la proposition évoque des mesures d’isolement contraint “lorsqu’une personne atteinte d’une maladie transmissible hautement contagieuse crée, par son refus de respecter les prescriptions médicales d’isolement prophylactique, un risque grave pour la santé de la population”.

Mais il suffit de regarder l’exposé des motifs de cette loi pour remettre tout cela en contexte et comprendre qu’il y avait des raisons antérieures au Covid-19 pour justifier cette loi. “Notre pays se heurtant à des difficultés grandissantes face au développement des maladies vectorielles transmises par les insectes, telles que la dengue, le chikungunya, le zika, la fièvre jaune”, affirme le sénateur Michel Amiel. Quelques mois plus tôt, le virus Zika a été contracté pour la première fois en France métropolitaine.

Le sénateur évoque également le retour de la rougeole qui met en évidence “que l’État ne dispose pas de tous les moyens d’action nécessaires”. En 2019, la France est en effet pointée du doigt avec d’autres pays face au retour de cette maladie qu’on croyait maîtrisée. Le fait que la population française soit l’une des plus opposées aux vaccins n’y est pas étranger.

Comment le documentaire "Hold-Up" a berné les plateformes de crowdfunding

Les producteurs de ce documentaire controversé sur le Covid-19 ont récolté près de 200.000 euros sur Ulule, et plus de 100.000 euros sur Tipeee, à condition que le projet y soit validé...

La cagnotte de financement du documentaire complotiste
Capture d'écran UluleLa cagnotte de financement du documentaire complotiste "Hold-Up" a atteint près de 200.000 euros en moins de deux mois sur Ulule

COVID-19 - Sur les plateformes de crowdfunding Ulule et Tipeee, le hold up est total. Le documentaire controversé et complotiste, mis en ligne ce mercredi 11 novembre, entend s’en prendre ”à une incroyable et phénoménale entreprise de manipulation globale” en pleine pandémie de Coronavirus dixit son producteur Christophe Cossé. Et s’il a pu voir le jour, c’est grâce à une énorme mobilisation des internautes qui l’ont financé et continuent de le faire. 

Si son relai par des personnalités particulièrement suivies sur les réseaux sociaux, de l’actrice Sophie Marceau (500.000 abonnés) à la candidate de télé-réalité Kim Glow (1 million d’abonnés) a indéniablement attiré la lumière sur le documentaire “Hold-up” le jour de sa sortie, l’engouement pour cette production qualifiée de “propagande complotiste” et de “fake news sur fake news” par de nombreux politiques et scientifiques est d’abord né sur des plateformes de financement participatif.

 Un “Hold-Up” de 300.000 euros auprès des internautes

Car si les producteurs de “Hold-Up” ont pu enregistrer et monter les témoignages de l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy (qui a depuis pris ses distances avec le documentaire), de l’infectiologue Christian Perronne, fervent partisan de Didier Raoult et déjà critiqué par le ministère de la Santé pour jeter “le discrédit” sur les professionnels de santé, ou de la députée ex-LREM Martine Wonner, c’est grâce à la centaine de milliers d’euros récoltés en ligne. En août 2019, TProd et Tomawak, les sociétés de production du film, créent une cagnotte sur Ulule. L’argent récolté doit permettre de “payer les journées de studio d’enregistrement, le mixage, les archives TV, les traductions en anglais et les frais de production”.

En moins de quatre jours, l’objectif de 20.000 euros est atteint. Et la collecte se poursuit de plus belle jusqu’à atteindre la somme de 182.970 euros au 1er octobre.

Interpellé par de nombreux internautes depuis la mise en ligne du documentaire financé grâce à Ulule, le PDG de la plateforme de crowfunding a publié une série de messages sur Twitter ce jeudi 12 novembre dans lequel il explique sa position. Il y explique que la description du projet par ses créateurs a été volontairement “euphémisée” pour “passer la modération”, avant que le propos ne soit “radicalisé durant la campagne”.

“Le projet a été ‘pitché’ le 11 août sur la plateforme. Il s’est lancé le 17 août. Très vite on s’est rendus compte qu’il débordait du cadre initial supposé (le pluralisme des voix) pour devenir un étendard de thèses complotistes très éloignées de ce que l’on défend sur Ulule”, concède-t-il.

Conscient que le projet “Hold up” a ”échappé” à la vigilance de ses modérateurs, Alexandre Boucherot indique que la collecte n’a pas été supprimée pour ”éviter tout effet Streisand”, phénomène médiatique qui encourage l’exposition d’une publication alors que le but était plutôt d’en faire abstraction, et que “l’intégralité de la commission Ulule perçue sur le projet” sera reversée ”à une association de défense de l’information”.

Mais Ulule n’est pas la seule plateforme collaborative qui a permis de financer ce projet. Ce lundi 9 novembre, soit près de trois mois après le succès de la collecte sur Ulule, une nouvelle levée de fonds est lancée sur Tipeee cette fois.

Ici l’objectif indiqué des producteurs est de “financer le surcoût des archives et ainsi pouvoir le retrouver légalement et à titre gratuit sur des plateformes tels que YouTube ou Facebook afin qu’il soit visionné par le plus grand nombre, ce qui est évidemment notre souhait le plus cher.” En moins de 4 jours à nouveau, la cagnotte affiche plus de 110.000 euros connectés grâce à quelque 5000 “tipeurs”.

Contacté par Le HuffPost sur le rôle de modération de la plateforme autour de cette collecte, Tipeee n’a pas répondu à nos sollicitations. Le fondateur Michael Goldman a assuré à BFM Tech qu’il “s’agit en tout cas de l’un des plus importants montants, sinon le plus important, investi à ce jour sur Tipeee, en un délai aussi réduit”.

Pour l’heure, le dirigeant assure que le projet de “Hold-Up” est “encore en cours de validation”: “Nos équipes valident près de 150 projets par semaine et Hold-Up fera partie du lot examiné d’ici la fin de la semaine”.

Grégory Rozières

 

dimanche 13 avril 2014

Grand Transbahutement à MédiasCitoyenDiois...



Transbahutement interne
Ce blog est le cheminement collectif, depuis septembre 2005 et réalisé le 1er mai 2009 à l’initiative de Médias-Citoyens-Diois (association loi 1901), soutenue par la Région Rhône-Alpes. Outil par et pour les habitant(e)s du Diois, comme du Val de Drôme, au service de nos deux territoires, il est ouvert à chacune et à chacun, individus, associations, institutions et élus. Si vous nous encouragé tous les jours à poursuivre l’aventure, vous avez été nombreux à déplorer le déroulé de ce bog. Dont acte :
Lundi 14 avril 2014  notre nouveau site; 
http://mediascitoyens-diois.info/
 
L’ancien fonctionne toujours pour le moment.
L'objet de l'association Médias Citoyens Diois est de répondre à l’intérêt général, dans une logique de service collectif d’information pour le territoire Diois, par des pratiques d’éducation populaire. Il projette de donner aux citoyens les moyens pratiques de s’informer et de s’exprimer sur la vie locale ; de favoriser la pluralité d’expression, le dialogue et le débat entre les citoyens, les acteurs locaux et les élus de ce territoire ; de faire fonctionner des médias locaux "participatif" sur tous les supports de son choix : site Internet, journal papier, vidéos, radio, blogs, réunions publiques, expression théâtrale ou artistique, crieur public ; liée à aucun parti politique ou groupe religieux, laissant place à l’expression de chaque habitant dès lors qu’il s’engage à respecter l’éthique de l’association pour promouvoir une information fiable, sincère et non partisane. Il se propose de former la population à la compréhension du rôle comme au fonctionnement des médias ;
Pour envoyer une information nous avertir d'un sujet de reportage, nous faire parvenir une brève de votre village ou un article …

Piegros la Clastre : Billie, Belle de Drôme...



PIEGROS-LA-CLASTRE: Le premier “baiser” de Billie
Billie s’est déjà fait remarquer pour son énergie et sa sensualité.
(Photo: Previous Next)
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
Originaire de la Drôme, elle sort un premier album intitulé "Le baiser"
“Une voix envoûtante, des claviers captivants pour une fragrance encore inconnue à ce jour”. “Une écriture sensible et mordante… Énergique, la chanson détonne et étonne. Billie aussi…” Avant la sortie le 31 mars de son premier album, “Le baiser”, les retours étaient déjà édifiants.
Il faut dire que la jeune chanteuse lyonnaise, qui a vécu longtemps à Piégros-la-Clastre où habite sa famille, a été bien entourée : la collaboration de Kent, celle de Belle du Berry (Paris Combo), une réalisation signée Romain Tranchart et Grégory Louis… son premier essai risque bien d’être un coup de maître ! D’autant que “Ta bouche” est sur la play list des radios.
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique »
« J’avais envie de mélanger la chanson française et la musique électronique, confie-t-elle. En 2008, j’avais monté un projet sur scène avec une violoncelliste (Théodora King) ; un pianiste (Vincent Elbaz) nous a rejoint c’est devenu plus électronique. Et l’influence des années 80, que j’aime beaucoup, s’est ajoutée. »
Si elle préfère ne communiquer que son nom de scène, Billie ne cache pas qu’elle a fait partie de l’aventure musicale de Coefficient 7 et du Petit Festival en Herbe. « J’ai hâte de venir jouer dans la Drôme, avoue-t-elle. J’ai écrit les titres il y a deux ans, j’ai fait ces rencontres, ils ont dit oui tout de suite ».
On dit d’elle qu’elle a un sourire de louve, que sa prose est sensuelle, on parle d’elle comme d’une sirène à la poésie sensible, Billie s’est déjà fait remarquer, notamment lors des Transmusicales de Rennes en 2011. Elle est désormais en tournée, avec un passage par Les trois baudets à Paris mardi dernier.
Elisabeth VOREPPE du DL

Préserver les terres fertiles...



Terre de Liens s’associe à l’appel de l’association Filières paysannes à signer une pétition pour stopper l’artificialisation des terres nourricières.
Communiqué - Crest, le 19 février 2014
“L’union fertile” : acteurs de la société civile et du monde politique se rassemblent pour sauvegarder les terres agricoles en France
Dans le cadre de la loi d’avenir agricole, l’association Filière Paysanne lance un appel d’ampleur nationale pour la préservation des terres fertiles menacées par l’étalement urbain.
Cet appel est soutenu par de nombreuses organisations citoyennes, scientifiques, agricoles et rurales, et par de multiples personnalités médiatiques et scientifiques (Yann ARTHUS-BERTRAND, Jean-Pierre BERLAN, Philippe DESBROSSES, Marc DUFUMIER, Nicolas HULOT, Béatrice et Jean-Paul JAUD, Marie-Monique ROBIN, Christian VELOT…). Il reçoit également un large soutien du monde politique : Eurodéputés (Jean-Luc BENAHMIAS - Modem, Corinne LEPAGE - Cap21, Michèle RIVASI – EELV) ; parlementaires nationaux (Brigitte ALLAIN - EELV), Thierry BENOIT - UDI, Joël GIRAUD - RRDP, Jean-Pierre MAGGI - PS, Bernard REYNES – UMP) ; responsables de partis nationaux (Emmanuelle COSSE - EELV, Christophe MADROLLE - Modem, Corinne MOREL-DARLEUX - Parti de Gauche), ainsi que de multiples élus locaux de différentes tendances.
Cet appel vise une prise de conscience collective et un changement de pratique indispensable dans l’aménagement du territoire, en lien avec les élus locaux qui ont un rôle important dans ce domaine. Les signataires se rassemblent autour de propositions concrètes. Ils invitent le Premier Ministre et le Ministre de l’Agriculture, devenu porte-parole du Gouvernement, à prendre les mesures nécessaires et appellent l’ensemble du pays à soutenir le nouveau Gouvernement dans ce sens.
SIGNER L’APPEL : https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/m-le-premier-ministre-et-m-le-ministre-de-l-agriculture-arr%C3%AAtons-de-b%C3%A9tonner-nos-terres-agricoles
ORGANISATIONS CITOYENNES, SCIENTIFIQUES ET PROFESSIONNELLES QUI SOUTIENNENT L’APPEL :
(par ordre chronologique)

FILIERE PAYSANNE, AFES (Association Française d’Étude des Sols), FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique), BIO CONSOM’ACTEURS PACA, TERRE DE LIENS, ÉCOFORUM, AQUI SIEN BEN, RELOCALISONS !, FNE 06 (France Nature Environnement), AGIR POUR LA CRAU, ARLES CAMARGUE ENVIRONNEMENT ET NATURE, MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux), MALTAE, InPACT (Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale), FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L’HOMME, GÉNÉRATIONS FUTURES, SOLAGRO, RES (Réseau Environnement Santé), MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), FNE PACA (France Nature Environnement), CDTF 83 (Collectif de Défense des Terres Fertiles), FNE 84 (France Nature Environnement), LES SORGUES VERTES, COLIBRIS (Coopérer pour changer), LIEN EN PAYS D’OC, AGRIBIO 13, L’AGE DE FAIRE (Des outils pour réinventer le monde), LE PLAN ESSE (Ensemble pour une économie juste), ÉCOLOGIE AU QUOTIDIEN (Drôme), EAU BIEN COMMUN PACA.
DES CHIFFRES ALARMANTS :
L’urbanisation diffuse fait disparaître, en moyenne, 78 000 ha[1]de surfaces agricoles par an en France. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il n’a fait qu’accélérer au cours des dernières décennies [2]. Il équivaut, aujourd’hui, à la surface moyenne d’un département entier tous les 7 ans, à un stade de football toutes les 5 minutes ou à un jardin de 25 m² chaque seconde. Aussi est-il est urgent de stopper le gaspillage de cette ressource vitale pour l’ensemble de la population.

 [1] L’enquête Teruti-Lucas du Ministère de l’Agriculture indique que 314 000 ha de terres agricoles ont été artificialisés entre 2006 et 2010, soit 78 000 ha par an.
[2] 54 000 hectares par an entre 1982 et 1992, 61 000 hectares par an entre 1993 et 2003, 78 000 ha de surfacesagricoles par an entre 2006 et 2010 (chiffres extraits du livre de Robert LEVESQUE « Terre nourricière, si elle venait à nous manquer », édité chez l’Harmatan (p.42).
PRINCIPALES CONSÉQUENCES DU BÉTONNAGE DES TERRES AGRICOLES : Le bétonnage et le bitumage des terres agricoles en France ont de graves conséquences, à la fois sur le plan économique, social et environnemental :
• Affaiblissement de l’agriculture et du secteur agro-alimentaire (premier employeur national).
• Imperméabilisation des sols, qui multiplie et aggrave les phénomènes d’inondations.
• Limitation du filtrage naturel des eaux et du renouvellement de nos nappes phréatiques.
• Perte de capacité des sols à stocker du carbone sous forme de matière organique.
• Contribution au réchauffement climatique par réverbération du rayonnement solaire.
• Augmentation du transport des marchandises et de la dépendance alimentaire des territoires.
• Détérioration du cadre de vie, des paysages, de la biodiversité et de l’alimentation.
PROPOSITIONS CONCRÈTES ET DÉMARCHES EN COURS :
Pour arrêter ce bétonnage catastrophique, les signataires de l’appel invitent le nouveau Premier Ministre et le Ministre de l’Agriculture à renforcer le rôle essentiel des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF). Ces commissions ne disposent actuellement que d’un avis consultatif. Pour agir efficacement, elles doivent obtenir un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole. Cela est nécessaire, qu’il y ait un document d’urbanisme ou non sur le territoire concerné. Cette mesure est déjà appliquée dans les DOM (Département d’Outre-Mer) depuis 2012 et fonctionne de façon satisfaisante. Les résultats sont reconnus par les services d’État, les élus locaux et la société civile. Il faut maintenant l’étendre à la métropole dans le cadre de la loi d’avenir agricole en cours d’écriture.
Pour cela, un amendement a été proposé par 47 députés de différents groupes, lors de la première lecture du texte devant l’Assemblée Nationale, en Janvier dernier. Cet amendement n’a cependant pu être adopté faute d’un avis favorable du Gouvernement de l’époque. Le texte est maintenant dans les mains du Sénat (séance publique du 8 Avril). Des amendements convergents ont donc été à nouveau déposés. Il s’agit notamment de l’amendement n°4 du Sénateur UMP Alain MILON, co-signé par différent(e)s élu(e)s, dont la Sénatrice Sophie PRIMAS, très engagée dans ce domaine, qui a également déposé l’amendement n°24 dans ce sens. Joël LABBÉ, porte également une proposition d’amendement similaire (n°131) avec le groupe des Écologistes, dans le prolongement de son positionnement en commission des affaires économiques. Les organisations signataires du présent communiqué invitent donc l’ensemble des groupes politiques du Sénat à adopter cette mesure essentielle, et le nouveau Gouvernement à apporter un avis favorable.
Une délégation a été reçue, le 31 mars 2014, par le cabinet du Ministre de l’Agriculture. Celle-ci était composée de l’association Terre de Liens (représentante du réseau national InPACT), de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, du syndicat des Jeunes Agriculteurs et de l’association Filière Paysanne. Le ministère a prévu des mesures intéressantes dans son projet de loi d’avenir agricole (meilleure protection des zones en appellation d’origine contrôlée). Ces mesures restent cependant de portée limitée du fait de la résistance des élus locaux. L’expérience positive des DOM montre pourtant que la mesure qui est ici proposée, permet aux communes de mieux préserver leur agriculture locale et de favoriser l’aménagement durable de leur territoire, sans pour autant bloquer leur juste développement.
L’adoption de cette mesure en métropole n’est donc objectivement pas à redouter par les maires, et s’avère indispensable pour :
• Atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement, et soutenus par le Président de la République, lors des Conférences Environnementales de septembre 2012 et septembre 2013.

• Suivre les recommandations de la Cour des Comptes, remises au Gouvernement en août 2013 (référé n° 66580).
• Répondre aux demandes de l’Association des Régions de France qui a remis, en mars dernier, un courrier dans ce sens au précédent Gouvernement.
• Tenir compte de l’attente collective d’un nombre croissant de citoyens, d’organisations diversifiées et d’élus.
EXPERTS ET PERSONNALITÉS QUI SOUTIENNENT L’APPEL :
(par ordre chronologique)
• Bernard ASTRUC, président de l’association BIO CONSOM’ACTEURS PACA, coordinateur national de la campagne « Consommateurs pas cobayes ! », administrateur du COLLECTIF DE DEFENSE DES TERRES FERTILES du Var.
• Alain GAIGNEROT, directeur national du MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux).
• Marc DUFUMIER, agronome, enseignant-chercheur à la chaire d’AGROPARISTECH, auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation mondiale.
• Yann ARTHUS-BERTRAND, photographe, reporter, documentariste et écologiste engagé.
• Dominique ARROUAYS, INRA, président de l’AFES (Association Française pour l’Étude du Sol), expert du groupe inter-gouvernemental pour les sols de la FAO.
• Philippe POINTEREAU, directeur du pôle agriculture de SOLAGRO.
• François VEILLERETTE, porte-parole de GÉNÉRATIONS FUTURES.
• André CICOLELLA, chimiste, toxicologue et chercheur français, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, président du RES (Réseau Environnement Santé).
• Nicolas HULOT, président de la FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L’HOMME.
• Philippe DESBROSSES, agriculteur biologique, docteur en sciences de l’environnement et écrivain.
• Béatrice et Jean-Paul JAUD, réalisateurs, producteurs et éditeurs des films « Nos enfants nous accuseront », « Severn » et « Tous cobayes ? ».
• Dominique JOUHANNEAU, naturopathe, nutrithérapeute, phyto-Aromatologue, auteur de nombreux ouvrages dont «La médecine des plantes aromatiques, phyto-aromathérapie et huiles essentielles de l’océan Indie ».
• Henri JOYEUX, professeur de cancérologie et chirurgien des hôpitaux.
• Denis LAIRON, docteur en biologie, directeur émérite de recherche au CNRS.
• Jean-Loup MOUYSSET, oncologue médical, fondateur-directeur du « CENTRE RESSOURCE » à Aix-en-Provence.
• Yann OLIVAUX, biophysicien, spécialiste de l’eau, fondateur du Cri-Eau.
• Didier PERREOL, pdg fondateur du Groupe EKIBIO, président fondateur de la FONDATION NATURE VIVANTE.
• Christian VELOT, docteur en biologie, chercheur, maître de conférences en génétique moléculaire.
• Clément WITTMANN, agronome, militant politique pour l’objection de croissance.
• Philippe DERUDDER, consultant, conférencier, auteur de nombreux ouvrages sur l’économie alternative.
• François MAUGIS, président d’ÉNERGIE ENVIRONNEMENT.
• Jean MONTAGARD, grand chef de cuisine biologique et végétarienne, formateur, auteur.
• Jean-Pierre BERLAN, agronome, économiste, ancien directeur de recherches à l’INRA.
• François THIERY, éleveur bio, vice-président de l’Agence bio, ancien président de la FNAB 2001-2005.
• Marie-Monique ROBIN, journaliste d’investigation, réalisatrice, et écrivaine.
• Lylian LE GOFF, médecin environnementaliste, écrivain.
• Alain DUEZ, directeur et fondateur de L’AGE DE FAIRE et du PLAN ESSE.
FORMATIONS POLITIQUES QUI SOUTIENNENT L’APPEL :
(par ordre chronologique)
• Groupe EELV - Parti Occitan (Paca).
• Parti de Gauche (National).
• Europe Écologie - Les Verts (National).
• Collectif citoyen « Changer la Donne » (Marseille).
• Cap21 (National).
ÉLUS ET PERSONNALITÉS POLITIQUES QUI SOUTIENNENT L’APPEL : (par ordre chronologique)
• Brigitte ALLAIN, députée de Dordogne,membre de la commission des affaires économiques, EELV.
• François-Michel LAMBERT, députée des BDR, président de l’Institut de l’économie circulaire, EELV.• André BARBAROUX, ancien conseiller du ministre de l’Agriculture Henri NALLET, PS, ancien directeur général du CNASEA et de la Fédération Nationale des SAFER.
• Patrick MAGRO, vice-président de Marseille Provence Métropole (MPM), délégué à l’aménagement de l’espace et à l’agriculture péri-urbaine, PCF/ Front de Gauche.
• Christophe MADROLLE, secrétaire national du MoDem et vice-président de Marseille Provence Métropole, délégué en charge de la gestion des fonds européens, MoDem.
• Xavier COMPAIN, chargé de l’agriculture, la pêche et la forêt au conseil national du PCF/ FdG, coordinateur agriculture du Parti de la Gauche Européenne.
• Guy BENARROCHE, secrétaire régional d’EELV PACA.
• Michèle RIVASI, eurodéputée, membre des Commissions parlementaire industrie, recherche, énergie et environnement, santé publique et sécurité alimentaire, EELV.
• Corinne MOREL-DARLEUX, secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de Gauche et conseillère régionale de Rhône Alpes, FdG.
• Laurence PACHE, conseillère régionale du Limousin, Parti de Gauche.
• Les 19 Élus Régionaux PACA appartenant au groupe Europe Ecologie - Les Verts - Parti Occitan.
• Laurent LEVARD, membre du Bureau National du Parti de Gauche, responsable de l’agriculture, co-animateur du Front de Gauche de l’agriculture.
• Alexis DAVID, conseiller municipal à Viry-Châtillon (Essonne), Parti de Gauche.
• Annabelle JAEGER, conseillère régionale déléguée à la biodiversité, présidente de l’Agence Régionale pour l’Environnement, membre du Comité des Régions Européen, EELV.
• Gérard LERAS, conseiller spécial délégué à la politique foncière de la Région Rhône-Alpes, EELV.
• Emmanuelle COSSE, secrétaire nationale d’Europe Écologie les Verts, EELV.
• Julien BAYOU, porte-parole national d’Europe Écologie les Verts, EELV.
• Thierry BENOIT, député d’Ille-et-Vilaine, membre de la Commission des affaires économiques, Groupe UDI.
• Jean-Luc BENAHMIAS, eurodéputé, membre de la Commission de l’emploi et des affaires sociales, vice-président du MoDem.
• Joël LABBÉ, sénateur du Morbihan, vice-président de la Commission des affaires économiques du Sénat, EELV.
• Christophe CAVARD, député du Gard, membre de la commission des lois, EELV.
• Pape DIOUF, tête de liste dans le 13/14, pour les Municipales 2014 à Marseille, Changer la Donne.
• Kaouther BEN MOHAMED, tête de liste dans de le 2/3 pour les Municipales 2014 à Marseille, Changer la donne.
• Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’Environnement, eurodéputée, membre de la commission Environnement, Santé publique, présidente de CAP21.
• Joël GIRAUD, député des Hautes Alpes, secrétaire de la commission des Affaires Économiques, RRDP.
• Jean-Pierre MAGGI, député des BDR, maire de la commune de VELAUX où a été créé le 3ème PAEN de France (Périmètre de protection d’un espace agricole et naturel périurbain), PS.
• Paul MOLAC, député du Morbihan, membre de la commission de la Défense Nationale et des     Forces Armées, EELV.
• Bernard REYNES, député des BDR, membre de la commission des Affaires Économiques, UMP.
DIFFÉRENTS SIGNATAIRES EXPLIQUENT POURQUOI ILS SOUTIENNENT CET APPEL
Brigitte ALLAIN, députée écologiste de Dordogne : « Petit à petit, les collectivités locales grignotent nos terres agricoles. On décide d’implanter des zones commerciales, artisanales, industrielles et l’agriculture est mise de côté. Or on ne peut pas toujours puiser dans ces zones indispensables à l’alimentation. »
André BARBAROUX, ancien conseillé du ministre de l’Agriculture Henri NALLET, ancien directeur général du CNASEA et de la Fédération Nationale des SAFER : « Si on se projette à 2050, les besoins mondiaux en terres agricoles sont tels qu’on ne pourra plus les satisfaire. »
Xavier COMPAIN, chargé de l’agriculture, la pêche et la forêt au Conseil National du PCF-FDG, coordinateur agriculture du Parti de la Gauche Européenne : « Les communistes, à l’occasion de la construction des ambitions municipales, y portent des choix de société dans l’intérêt général des populations. Nos vœux vont à une réappropriation populaire de notre alimentation et des politiques publiques qui préservent les ressources et le foncier agricole des marchés spéculatifs. »
Alain GAIGNEROT, directeur national du MODEF (Confédération Syndicale agricole des exploitants familiaux) :« L’agriculture a pour mission de nourrir le peuple, or la baisse continue des surfaces agricoles productives peut la mettre en péril. C’est pourquoi, le MODEF demande aux parlementaires et au gouvernement de soumettre à la CDPENAF tout projet d’urbanisme ou d’aménagement ayant pour conséquence de réduire la surface agricole du territoire concerné. »
Bernard ASTRUC, président de l’association BIO CONSOM’ACTEURS PACA, coordinateur national de la campagne « Consommateurs pas cobayes ! », administrateur du Collectif de Défense des Terres Fertiles du Var : « Les commissions CDPENAF doivent s’ouvrir aux nombreux CDTF (Collectifs de Défense des Terres Fertiles) qui se créent un peu partout, et doivent être dotées d’un rôle décisionnel et non pas seulement consultatif, comme c’est le cas actuellement. »
Association Agir pour la Crau : « Les terres agricoles de la Crau sont menacées de disparition par le biais d’un étalement urbain sans précédent et la construction frénétique d’entrepôts. Elles sont devenues les victimes d’une spéculation foncière qui met en danger notre avenir et notre indépendance alimentaire à très court terme. Il faut agir, maintenant ! »
Jean-Christophe ROBERT, président de l’association Filière Paysanne, membre du Collectif de Défense des Terres Fertiles des Bouches du Rhône : « Les terres agricoles sont en train de disparaitre sous le béton à l’échelle mondiale (20 millions d’hectares par an, selon les chiffres officiels de la FAO), ce qui nous laisse seulement un siècle de réserve. La France en gaspille 78 000 hectares chaque année. Nous devons donc agir très vite, dans chacun de nos pays, pour sortir de cette impasse collective qui n’est pas une fatalité ! »
Laurent LEVARD, membre du Bureau National du Parti de Gauche, responsable de l’agriculture, co-animateur du Front de Gauche de l’agriculture : « Cet appel va dans le sens des positions défendues par le Parti de Gauche et le Front de Gauche en vue de freiner très fortement le processus d’artificialisation des terres, de stopper la spéculation foncière sur les terres agricoles et d’inverser le processus de concentration de la production dans un nombre de plus en plus réduit d’exploitations agricoles. »
François-Michel LAMBERT, député écologiste des Bouches du Rhône, président de l’Institut de l’économie circulaire : « Notre société de gaspillage des ressources n’est plus supportable. Engager une mutation vers l’économie circulaire c’est retrouver le bon sens, pour préserver nos ressources et les utiliser pour le mieux qu’elles nous donnent. Le foncier agricole est une ressource rare, qui a comme vocation de nous nourrir, avant tout. Préservons-le ! »
Patrick MAGRO, vice-président de Marseille Provence Métropole (MPM), délégué à l’aménagement de l’espace et à l’agriculture péri-urbaine, PCF/ Front de Gauche : « Du micro-local au planétaire, une lente, trop lente, prise de conscience de l’irréversibilité de l’artificialisation des terres arables et nourricières, est en marche. C’est dans ce contexte que les élu(e)s, dans leur diversité, doivent agir afin que la terre agricole ne soit plus la variable d’ajustement de tous les projets urbains et péri-urbains. »
Christophe MADROLLE, secrétaire national du Modem et vice-président de Marseille Provence Métropole, délégué en charge de la gestion des fonds européens : « la protection des espaces agricoles en périphérie des villes est indispensable pour maintenir la biodiversité. Le grignotage permanent de ces terres dans les années à venir amènera sans nul doute un manque agricoles nécessaires à nos besoins alimentaires. La rareté de ces espaces bénéficiera aux gros industriels de l’agriculture intensive, au détriment de la paysannerie. »
RELOCALISONS ! : « Préserver les terres agricoles ici, c’est permettre à l’avenir de ne pas hypothéquer nos capacités de nous nourrir quand nous ne pourrons plus compter sur l’assistance des pays étrangers via les importations de produits agricoles et de pétrole bon marché. Nous devons donc, dès maintenant, préserver nos capacités à nous alimenter à proximité. Préserver les terres agricoles du béton et du goudron est un préalable indispensable. »
A PROPOS DE FILIERE PAYSANNE
Filière Paysanne est une association indépendante (loi 1901) qui agit pour une agriculture et une alimentation locale. Elle a pour principaux objectifs : La solidarité économique et la relation humaine de qualité entre les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs d’une même filière alimentaire.
La sensibilisation et l’information de toutes et tous sur les différents aspects de l’avenir alimentaire collectif.
Le dialogue et la coopération avec l’ensemble des institutions concernées par cet enjeu.
PLUS D’INFORMATION SUR LE BLOG :
HTTP://FILIERE-PAYSANNE.BLOGSPOT.FR 
L’incroyable gaspillage de cette ressource naturelle a de graves conséquences pour notre pays, à la fois sur le plan économique, social et environnemental :
- affaiblissement de notre filière agricole et agro-alimentaire (premier employeur national), qui fragilise de nombreux territoires ruraux, en particulier les territoires périurbains,
- déficit de notre balance commerciale agricole (hors vins et spiritueux),
- imperméabilisation des sols aggravant les phénomènes d’inondations dans de nombreuses régions, avec des conséquences humaines et économiques de plus en plus lourdes,
- limitation des infiltrations indispensables pour l’épuration des eaux, le recyclage d’effluents divers, et la régénération de nos nappes phréatiques,
- perte de capacité de nos sols à stocker du carbone sous forme de matière organique,
- diminution de la biodiversité présente dans les zones agricoles,
- détérioration de notre cadre de vie, de nos paysages et de notre attractivité touristique,
- régression de notre agriculture de proximité, de la qualité et de la diversité de notre alimentation, et de notre identité gastronomique et culturelle, à la fois locale et nationale,
- rallongement de nos circuits d’approvisionnement, qui participe à l’augmentation du transport de marchandises sur longue distance, avec de multiples nuisances.
Au-delà de nos frontières, ce gaspillage français accroît la dépendance alimentaire de l’Europe vis à vis de l’extérieur (face à un marché agricole mondial de plus en plus spéculatif et à une concurrence toujours plus vive pour l’accaparement des terres).
Nous demandons donc au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture de renforcer le pouvoir des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) (2), dans le cadre de la future loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt.
Pour cela, ces commissions doivent avoir un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole, qu’il y ait un document d’urbanisme approuvé ou non sur le territoire concerné.
Cette mesure permet :
- de respecter les engagements pris par le gouvernement lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012,
- de suivre les recommandations de la Cour des Comptes, remises à Jean-Marc AYRAULT en août 2013 (3),
- de prendre en compte les amendements proposées par de nombreu(ses)x parlementaires, représentant l’ensemble de l’échiquier politique, dans le cadre de la future loi d’avenir agricole.
Une mesure similaire a été mise en place par le Québec grâce à la loi du Zonage Agricole de 1978. Avec 36 ans de recul, cette mesure a objectivement prouvé son efficacité en matière de préservation du foncier agricole, tout en répondant aux besoins de logement et de développement du territoire. La France doit agir à son tour dans ce sens.

Nous invitons donc nos concitoyennes et concitoyens à signer cet appel, et à le faire circuler aussi largement que possible, pour encourager le gouvernement à franchir ce pas décisif. Cette démarche collective est à la fois cruciale pour améliorer notre situation actuelle et pour préserver l’avenir de nos enfants.
Des éléments complémentaires (premiers signataires, crédit photo, informations plus détaillées...) sont disponibles sur le lien suivant : http://filiere-paysanne.blogspot.fr/
(1) Perte du caractère naturel ou agricole d’un espace par bétonnage, goudronnage, compactage ou transformation en pelouse à usage public ou privé.
(2) Les futures CDPENAF, prévues par la loi d’avenir agricole, devraient remplacer les actuelles CDCEA (Commissions Départementales de Consommation des Espaces Agricoles).
(3) Référé de la Cour des Comptes n° 66580. Lien d’accès