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samedi 24 avril 2010

Vercheny 2340 : plaidoyer pour la terre : à demain

Banlieue paysanne
Dans la proximité des nouveaux temples d’industrie, la terre fut longtemps nourricière, avant d’être souillée et bétonnée.

La générosité patronale, mesquine, paternaliste et intéressée, a distribué un semblant de guéret à ces paysans devenus prolétaires.
- Les jardins ouvriers ont en leur temps quadrillé l’espace avec un souci d’égalité. Ils ont apporté alors, avec un peu de subsistance, le souffle vacillant de la Commune de Paris et de l’âme paysanne. Il y a dans les entrailles des villes devenues tentaculaires, des traces encore visibles, vivantes, comme la persistance têtue de l’histoire rurale.
-Partout dans les banlieues au passé paysan, des murs de pierre protégeaient des plantations d’arbres fruitiers, mais aussi de la vigne et des potagers. Ils sont aujourd’hui très délabrés. Des urbains, avec peut-être une empreinte génétique rustique résistante en mémoire, se proposent à leur remise en état.
- Les projets abondent, sympathiques ou délirants. Nouvel an 01, ils veulent se saisir de la moindre possibilité de résurrection du vivant agricole. Dans cette banlieue aux visages polychromes, chacun amène ses rêves, ses souvenirs
vivaces ou brouillés par le temps, la solidarité comme lien, la gourmandise de la terre comme dessert. Semblables à ces paysans d’Afrique qui font pousser d’étonnantes plantations sur du roc recouvert de terre, des associations de citoyens tentent ces gestes impossibles sur des dalles de béton au cœur de la ville.
- Les usines qui avaient recouvert les espaces fertiles, soumises à la pression capitaliste, ont fermé et ont été délocalisées : sur les friches industrielles des volontés politiques convergentes veulent édifier un nouveau quartier agriculturel.
- Pendant ce temps, dans l’Hexagone, deux cents hectares de terre arable disparaissent chaque jour, engloutis dans le gouffre de la modernité urbaine.
- Face à cette situation, chaque arpent récupéré est un geste modeste mais puissamment symbolique, même s’il ne doit pas occulter que dans nombre de territoires, les paysans broyés par la machine libérale abandonnent dans le désespoir leurs terres à la friche.
- Face aux troubles du monde ici et dans la profondeur des campagnes, sauver la terre pour nourrir les êtres est un acte essentiel, vital. Et si l’implantation du siège national de notre syndicat dans la ville voisine de Bagnolet, à côté de cette renaissance et de ces projets agricoles urbains, n’était pas le seul fait du hasard mais l’affirmation inconsciente et
emblématique de la résistance, comme le perce-neige dans la lumière finissante des frimas ?

Journée Internationale de la Terre Nourricière
« Plaidoyer pour la Terre »
Vercheny (Drôme) –
IIème
A la Fondation R.Ardouvin ( ex : Enfants de Paris)
Les 4 Saisons de la Vallée de la Drôme
« se réapproprier la Terre »
La journée du 25 avril 2009 a eu un fort retentissement. Il
en résulte la nécessité de poursuivre notre action pour
trouver et mettre en œuvre ENSEMBLE des solutions pour :
* Permettre de conserver nos terres nourricières
(74 000ha disparaissent en France chaque année)
* Garantir leur disponibilité aux petits paysans
* Revivifier la biodiversité végétale et animale
* Régénérer les terres qui s’épuisent
Nous, acteurs socio-économiques, élus, législateurs, devons
revisiter notre relation au monde rural, voire agricole afin
que DEMAIN la souveraineté alimentaire, la qualité de vie
et nos paysages soient réinvestis.

Dimanche 25 avril 2010 école de la Fondation Ardouvin
9h00 - Accueil

9h30 – Ateliers pratiques
- Marche sensible dans la nature - Association Lysandra
- Installer une ruche dans son jardin
Les Amis des Abeilles, GDSA Groupement Défense Sanitaire Apicole Drômois
- Construire en Terre et Paille - Association Unir et Relier
- Atelier d’écriture : habiter poétiquement la terre
10h00 – Ouverture des stands, forum, expositions
Le PIB et l’indice de Bien-Etre durable - Classes ES Lycée Armorin
10h30 – Profil cultural avec le CFPPA du Diois
12h00 – Buffet, buvette, produits locaux, crêpes
14h00 – Ouverture officielle, inauguration

14h30 – Ateliers d’échanges avec animateurs
- « Vivre autrement » en harmonie avec un territoire
Habiter, travailler, cultiver - Association Unir et Relier
- Construire en milieu rural (PLU –ECO et AUTO HABITAT)
CLD Diois Claude Veyret
- La Biodiversité dans la Vallée de la Drôme
Collectif Associations Naturalistes R. Mathieu, G. Grassi
- Les nanotechnologies - Confédération Paysanne
Thomas Vernet – Florian Olivier
- Relocaliser les productions - Stéphane Cozon
Devenir, Rester Paysan, sur quelles terres ?
François Sausse , Roger Gaillard, J.Marc Faure
- « Vivre autrement » en harmonie avec un territoire
Habiter, travailler, cultiver - Association Unir et Relier
17h00 – Restitution des Ateliers/débats Bilan
et intervention du Sage Jacques Liotard
19h00
– Conclusion

20h00 – Repas convivial
20h30 – Soirée film/débat
Toute la journée : ateliers enfants/adultes
Buvette, respirations musicales…..

http://plaidoyerpourlaterre.blogspot.com/
Contact : plaidoyerpourlaterre@gmail.com
Tél. 09 70 20 31 04 – 04 75 21 00 56

Journée Internationale de la Terre Nourricière depuis 1970
Le Collectif PLAIDOYER POUR LA TERRE
Coorganisateurs de cette initiative citoyenne :
CLD du Val de Drôme – CLD du Pays Diois – Ecologie au Quotidien - Terre de Liens Rhône-Alpes – Fondation R. Ardouvin – l’Arrêt Public – Le CFPPA du Diois – Ligue des Droits de L’Homme 26 – Unir et Relier - Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs Drôme - Mondstupfer - Mouvement de Culture Bio Dynamique – L.P.O. Drôme – FRAPNA – MJC et Centre Social Nini Chaize –
Association LYSANDRA – A.S.P.A.S – Les Amis des Abeilles -

Financé dans le cadre du Grand Projet Rhône-Alpes de la Biovallée®

Grave atteinte à la liberté d'association...

Appel : Non à la remise en cause des libertés associatives !
Les associations citoyennes doivent agir ensemble

Une circulaire du Premier Ministre, signée le 18 janvier 2010, prétend « clarifier et sécuriser le cadre juridique des relations financières entre pouvoirs publics et associations ». Elle réaffirme la liberté d’association comme un droit fondamental inscrit dans la déclaration des Droits de l'Homme. Mais elle impose aussi aux associations et aux collectivités des conditions si restrictives que, dans la pratique, elle remet en cause ce droit fondamental.
De nouvelles formes de mobilisation sont nécessaires
La négociation qui a conduit à la circulaire du 17 janvier 2010 a été menée par les instances représentatives des associations. Nous regrettons qu’elles n’aient pas été entendues malgré plusieurs mois de négociations. D’autres formes de mobilisation et d’action sont aujourd’hui nécessaires face à un texte inacceptable et inapplicable, qui soumet l'ensemble des associations au bon vouloir du prince.
C’est pourquoi les citoyens, les associations et les collectivités signataires appellent tous ceux et celles qui sont attachés à une action associative au service du bien commun ( C'est-à-dire se reconnaissant dans une charte de principes Pour lire l’avant projet de charte de principes : http://www.associations-citoyennes.net/blog/index.php?pages/Projet-de-charte-de-principes-des-associations-citoyennes ; citoyenneté, coopération, lien social, pratiques culturelles, éducation des jeunes,…) à refuser ce texte inacceptable, à en faire largement connaître les risques pour les libertés associatives, à agir ensemble pour construire des propositions, les faire valoir au sein des instances représentatives des associations, des Pouvoirs publics et de l’Union européenne
Ils appellent en particulier les collectivités à refuser l'application de cette politique et à mettre en place des politiques de soutien à l’engagement bénévole et aux projets associatifs porteurs de solidarité, de coopération, et de participation citoyenne, à se déclarer «hors Directive Services »
Pour signer l’appel : http://www.associations-citoyennes.net/
Pour prendre contact : appel@associations-citoyennes.net
Une grave atteinte à la liberté d'association
Le principe de la liberté d'association est inscrit dans la déclaration des Droits de l'Homme et repris par toutes nos Constitutions successives. Il donne liberté aux citoyens pour s'associer librement et prendre des initiatives. Au-delà de modalités inapplicables, cette circulaire pose un problème de principe : elle revient sur une liberté fondamentale en inversant la charge de la preuve. « Les associations peuvent être aidées (…) dans le cadre d'une délégation de service public, d'une convention et d'un calcul au plus juste du montant de l'aide en termes de distorsions de concurrence ». Cela est inacceptable au regard de la libre administration des collectivités et de l’apport essentiel des associations. Des associations qui, partout en France, cherchent à promouvoir la citoyenneté, la coopération, le lien social, à développer les pratiques culturelles, à contribuer à l'éducation des jeunes, etc.
Une circulaire inacceptable et déconnectée des réalités
1 Toute action associative est assimilée à une activité économique
L'objectif principal de cette circulaire est de redéfinir les modalités de financement des associations au regard de la réglementation européenne relative aux aides de l'État. En clair, il s'agit de transposer le droit européen dans le droit français ( Notamment l'arrêt de la CJCE »Altmark » du 24 juillet 2003 et le paquet »Monti-Kress » du 28 novembre 2005), avec un syllogisme imparable : « La réglementation dite des « aides d’État (régime défini par les articles 86 à 88 du traité, complété par l'arrêt de la CJCE »Altmark » du 24 juillet 2003 et le paquet »Monti-Kress » du 28 novembre 2005) s'applique à toute « entreprise » recevant un financement public dès lors qu'elles exercent une activité « économique » d'intérêt général. « Dans la pratique la grande majorité des activités exercées par des associations peuvent être considérée comme des activités économiques ». Dès lors qu'on accepte ce syllogisme, les associations deviennent toutes des entreprises relevant de la concurrence libre et non faussée. Par exemple, de nombreuses associations travaillent au soutien scolaire. Dès lors qu'une entreprise privée se crée pour vendre du soutien scolaire, celui-ci devient un marché et les subventions au soutien scolaire deviennent impossibles.
2 L’Union européenne n’oblige en rien le gouvernement français à classer l'ensemble des activités associatives comme des services économiques d'intérêt général.
Le choix gouvernemental est idéologique. Il repose sur un a priori : tout doit devenir marché, tout doit être marchandise. Il traduit l’absence de toute considération pour l’action des citoyens.
Cette politique méconnaît le travail des centaines de milliers d'associations qui oeuvrent pour le bien commun en s'appuyant principalement sur le travail bénévole. Elle méconnaît aussi le travail accompli depuis des décennies par d’autres associations qui certes ont une activité économique, mais dont les recettes servent à financer des actions porteuses d'éducation citoyenne, de solidarité, et plus récemment de transformation des modes de vie et de consommation. Cette politique n’est pas au service des usagers ni des citoyens. Elle vise à dégager de nouveaux champs de profit. Elle répond à la pression des opérateurs privés pour qui ces activités sont un marché important. C’est toute l’économie sociale et solidaire, dont se réclame le mouvement associatif, qui est contestée.
3 A partir de 66 000 euros par an, les subventions aux associations ne sont autorisées que dans le cadre de la « compensation d'obligations de service public »
« Les concours financiers versés sous forme de subventions à une association exerçant une activité économique d'intérêt général ne sont pas qualifiés d'aides d'État et ne sont soumis à aucune exigence particulière dès lors qu'il demeure inférieur à 200 000 euros sur 3 ans ». Ce seuil est apprécié toutes aides publiques confondues, en intégrant les facilités accordées à titre gratuit par les collectivités publiques (mise à disposition de locaux, de personnel et de matériel). Au-delà, ils ne sont acceptables que s'ils sont regardés comme la compensation d'obligations de service public ». Pour cela, il faut que l'association soit « explicitement chargée, par un mandat d'intérêt général d'exécuter des obligations de service public clairement définies dans leur consistance, leur durée et leur étendue. La compensation financière, calculée sur une base préalablement établie, est strictement proportionnée au coût occasionné par l'exécution des obligations de service public assuré. Elle est périodiquement contrôlée et évaluée pour éviter la surcompensation ». Le principe de la subvention n'est pas formellement remis en cause, mais celle-ci est tellement encadrée qu'elle devient exceptionnelle. Et surtout on observe un glissement sémantique de « subvention » à « compensation ». Ce texte traduit une tutelle de plus en plus pesante de l'Union européenne et de l’État sur les associations et sur la libre administration des collectivités territoriales, comme avec la réforme des Collectivités.
4 Des conditions de réalisation des actions très restrictives et irréalisables
« Le budget prévisionnel de l'action peut être modifié à la hausse et à la baisse dans la limite d'un pourcentage, à condition que cela n'affecte pas la réalisation du programme de l'action. L'association doit notifier ces modifications par écrit dès lors qu'elle peut les évaluer et avant le 1er juillet d'année en cours. Les retards dans l'exécution de la convention, pour une raison quelconque, doivent être signifié à l'administration par lettre recommandée avec accusé de réception. L'association doit fournir trois mois avant le terme de la convention un bilan d'ensemble qualitatif et quantitatif de la mise en oeuvre du programme d'action. L'administration procède conjointement avec l'association à l’évaluation des conditions de réalisation du programme. ».
Autant de conditions restrictives et totalement irréalistes ! L'administration et les collectivités ne décident que très tard dans l'année du montant de leurs subventions. Compte tenu de la réduction des effectifs des services de l'administration, celle-ci n'a plus les moyens aujourd'hui de procéder à un examen au cas par cas les conditions de réalisation de chacune des actions subventionnées. Ainsi, la circulaire fixe aux associations des obligations impossibles à satisfaire par celles-ci, mais aussi par les pouvoirs publics eux-mêmes. Elle met par définition les associations « à la faute ».
Signataires : A l'initiative de RECIT, d'Action Consommation et de la FNFR, une vingtaine d'associations se sont réunies le 8 avril et ont décidé de lancer le présent appel. Voici la liste des signataires à ce jour (par ordre alphabétique) :
Nacera AKNAK (Culture XXI), Francine AUDART (Centre social culturel, Bénévole), Joelle BARBIEUX-MOREL (Comité Métallos), Françoise BROCHET (Déléguée ACEPP), Aymard de CAMARET (ATTAC Paris), Daniel DERIOT (Intervenant social), Alain DESJARDIN (President de Peuple et Culture), José DHERS (Unadel (IDELIF) ADELS, MES), François DOLLÉ (étudiant), Jean Pierre DUGRAIN (Animateur, éducation populaire), Yann FIÉVET (président d’Action Consommation), Véronique GALLAIS (Action Consommation, Cadre dans l'économie sociale et bénévole associative), Caroline GAYET (Animatrice écolo), Ludovic GIRES (Ex president de Récup-Tri Boulogne/mer), Thierry KOPERNIK (RECIT et Action Consommation , Consultant en consommation), Loïc LANG, Yannick LANG (Directeur centre social), Erika LAROUZE (RECIT), Laura LE GUEN (Chargée de mission en association), Gilles LEMAIRE, directeur FTCR (Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), Camille LENANCKER (RECIT Lorraine), Ludovic LEPINE (Directeur centre social), Christian LERAY (RECIT, AREHVIE-ASIHVIF), François LONGERINAS (EMI-CDF, Régie de quartier Paris Centre, Marais solidaire), Xavier LOPPINET (Carrefour des Pays Lorrains , Cadre territorial), Aliette LUCOT (RECIT, FORESCO), Denise MAIL (RECIT), (Alain MANACH (FNFR , Responsable associatif), Jacques MANIÉRE (Centre socio-culturel Marbot , Bénévole), Marc MANGENOT, (Fondation Copernic) Bernard MASSERA (Syndicaliste président Centre social), Gustave MASSIAH (Ingénieur économiste), Anne MINOT (Ex chef de bureau au ministère de la Culture), Didier MINOT (Président de RECIT), Laurent OTT (Formateur chercheur en travail social, philosophe), Danielle SIMONNET (Parti de gauche , Conseillère de Paris), Jean Louis SOUNES (ATTAC), Antoine SPIRE (Journaliste), Colette SPIRE (Syndicaliste , Ingénieure), Yves-marie SZYMUSIAK (UNADEL), Antoine VALABREGUE (RECIT), Jean louis VIGNEAU (APAJH Ariège, président), Patrick VIVERET (Collectif Richesses , Magistrat honoraire), Anne-Sophie YAHIA-LUTZ, Jean marie BEURTON (Président de la FNFR)

Chaque jour un paysan se suicide ...

Il y a eu une volonté délibérée de faire disparaître les petites exploitations. 9 Millions de paysans et actifs agricoles ( et leurs familles) ont été sacrifiés en 60 ans sur l'autel de l'agriculture intensive et productiviste. Taux de suicide chez les agriculteurs: "entre 60 et 80% plus élevé que la moyenne des autres catégories socio-professionnelles"
Les suicides chez les agriculteurs, un phénomène difficile à évaluer faute d'étude sur le sujet, inquiètent de plus en plus un monde agricole en pleine crise, qui peine à trouver des remèdes à ce mal-être.
"On n'arrête pas dans les médias de parler de France Télécom, mais chez nous, c'est pareil, peut-être même pire", assure, sous couvert de l'anonymat, une femme éleveur de vaches laitières en Bretagne qui participe au salon de l'agriculture.
"Il n'y a pas qu'à France Télécom qu'on se suicide!". Une réalité difficile à appréhender. Il n'existe en effet aucune statistique sur les suicides parmi les 600.OOO agriculteurs français. "Oui les gens commencent à en parler. C'est le signe ultime d'une grande détresse. Il va falloir faire quelque chose". On évalue à 400 suicides par an l’hémorragie paysanne.
"Oui c'est un drame, et oui ça donne froid dans le dos", explique le secrétaire général de la Fnsea, Dominique Barreau.
En septembre 2009, Jean-François Legrand, sénateur Ump de la Manche, avait pourtant tiré la sonnette d'alarme en évoquant "un pic de suicides" chez les producteurs laitiers dans son département, frappés de plein fouet par la crise. Mais ni la Mutualité sociale agricole (Msa), l'équivalent de la sécurité sociale pour les agriculteurs, ni l'Institut de veille sanitaire et sociale (Invs) ou les syndicats agricoles ne disposent de chiffres récents.
En 1999, une étude de l'Invs portant sur près de 30 ans avait relevé que le taux de suicide chez les agriculteurs était "entre 60 et 80% plus élevé que la moyenne des autres catégories socio-professionnelles", explique Christophe David, médecin consultant à la Msa. Ce phénomène devrait se situer "dans les mêmes proportions actuellement", selon lui. Les responsables syndicaux, eux, sont peu diserts. "Oui c'est un drame, et oui ça donne froid dans le dos", explique le secrétaire général de la Fnsea, Dominique Barreau. "Mais c'est un problème délicat. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus". Preuve de la préoccupation que cette question suscite.
Mais dans le milieu agricole, le sujet affleure de plus en plus. "Oui les gens commencent à en parler. C'est le signe ultime d'une grande détresse. Il va falloir faire quelque chose", estime Sophie Poux, membre de l'association des producteurs de lait indépendant (Apli). Preuve de la préoccupation que cette question suscite, le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Pascal Viné a tenu lundi, à l'issue d'une manifestation de producteurs laitiers, à adresser "quelques mots pour les agriculteurs qui ont été conduits à des gestes définitifs".
La Mutualité sociale agricole est bien consciente du problème. Elle a d'ailleurs mis en place depuis plusieurs années des systèmes de prévention du suicide chez les agriculteurs. Outre les numéros verts proposés dans quelques départements et une équipe de psychologues à la disposition de ses adhérents, elle a chargé des "préventeurs" de mailler, avec les médecins du travail, les 400.000 exploitations agricoles françaises. "Ils aident les agriculteurs à mieux aménager leur exploitations, mais évidemment, ils ont aussi un rôle de veille", explique une porte-parole de la Msa. L'Invs, en partenariat avec la Msa, a lancé en février une étude sur la santé des agriculteurs, afin d'évaluer leur état de détresse.
APIS

Vecheny 26340 : Journée de la Terre 2010

Journée mondiale de la Terre 2010 : " le monde est plus que jamais en péril " " 40 ans après la première Journée mondiale de la Terre, le monde est plus que jamais en péril " : voici le ton donné par cette nouvelle journée de la Terre célébrée ce Dimanche 25 avril 2010 à Vercheny 26 .
Historique Depuis 40 ans, la Journée de la Terre mobilise les citoyens, les gouvernements et les organisations dans une lutte collective contre l'exploitation irresponsable de la planète par les activités humaines.
Le premier Jour de la Terre est américain ! En 1970, 20 millions d'Américains s'engagèrent dans la plus grande manifestation de l'histoire des Etats-Unis : à travers tout le pays, des évènements coordonnés eurent lieu.
En 1990, le réseau de la Journée de la Terre a élargi cette journée au niveau mondial en organisant des célébrations et des actions dans 142 pays !
Aujourd'hui la Journée de la Terre, c'est : plus de 1 milliard de personnes mobilisées, 17 000 membres actifs et 184 pays participants. Un véritable levier pour les enjeux environnementaux globaux.
" Le monde est plus que jamais en péril "
Les activités humaines souillent notre support de vie à un niveau jamais égalé : l'état de l'environnement ne cesse de se dégrader sur quasiment tous les indicateurs suivis : biodiversité, eau, climat, air, déchets, sols... Tandis que les catastrophes naturelles sèment le chaos dans nos sociétés fragilisées par un développement anarchique et de plus en plus artificiel.
La grande majorité des actions qui sont mises en place pour préserver notre environnement sont bien trop timides ou peu convaincantes, englouties dans une recherche sans limite de pouvoir, qu'il soit financier ou politique.
La nécessité de revoir en profondeur nos relations avec la Terre n'a jamais été aussi criante. Notre modèle de développement est obsolète et sans aucun avenir. Pourtant, tous les décideurs s'emploient coûte que coûte à le maintenir et le sauver mais à quelle fin ? Les intérêts personnels et la recherche de profits priment trop souvent sur la raison.
Une journée pour se mobiliser pour un autre avenir
Ce constat pessimiste est aussi une opportunité unique pour que l'humanité prenne enfin la mesure des enjeux en changeant radicalement de mode de développement. Nous rêvons tous d'un monde sain, en paix, qui serait construit sur une économie propre, respectueuse des Hommes et de tous les êtres qui vivent sur notre planète : pourquoi sommes-nous encore incapables de le mettre en place ?
A ce titre, la journée mondiale de la Terre 2010 est l'occasion pour des millions de personnes de montrer comment l'humanité peut changer et évoluer pour assurer sa survie. La journée de la Terre c'est avant tout notre journée : c'est en sauvant notre support de vie que nous sauverons l'humanité.
Vercheny vivra au rythme du développement durable et de l'environnement. L'organisation américaine Earth Day Network a choisi la capitale Rhône-Alpes comme « Village-Premier » pour abriter les célébrations du 40ème anniversaire de la Journée de la Terre.
En France, force est de constater que cette journée n'est connue que des scolaires et des personnes investies dans le développement durable auquel ont été notamment associés les collectivités locales, les opérateurs économiques, les universitaires et la société civile.
L'évènement n'est pas annoncé et pour le citoyen, cette journée ressemblera à toutes les autres... Heureusement des milliers d'actions sont mises en place à travers le monde, elles sont listées sur le site du réseau Earth Day.
La Terre est " vivante "
Enfin, cette journée est l'occasion de rappeler que la Terre est " vivante " : les derniers séismes, tempêtes et éruptions volcaniques en témoignent. L'Homme, aussi intelligent et audacieux qu'il soit, ne peut se prémunir des forces colossales qui animent notre univers. N'oublions jamais notre place et l'expérience de nos aïeuls qui savaient respecter et craindre les humeurs de notre si belle planète.
Publié par Les Conseils Locaux de Développement Drôme et Ardèche.
Journée Internationale de la Terre Nourricière depuis 1970
Le Collectif PLAIDOYER POUR LA TERRE
Coorganisateurs de cette initiative citoyenne :
CLD du Val de Drôme – CLD du Pays Diois – Ecologie au Quotidien -
Terre de Liens Rhône-Alpes – Fondation R. Ardouvin – l’Arrêt Public – Le CFPPA du Diois – Ligue des Droits de L’Homme 26 – Unir et Relier - Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs Drôme - Mondstupfer - Mouvement de Culture Bio Dynamique –L.P.O. Drôme – FRAPNA – MJC et Centre Social Nini Chaize – Association LYSANDRA – A.S.P.A.S – Les Amis des Abeilles -
Financé dans le cadre du Grand Projet Rhône-Alpes de la Biovallée®

vendredi 23 avril 2010

Die 261510 : Rendez vous du Collectif Velo

Bonjour à tous,
L'association "Collectif Vélo Diois" organise une nouvelle bourse aux vélos le samedi 8 mai entre 9h et 14h, Place Jules Plan.
Vous trouverez l'affiche en pièce jointe à diffuser dans vos réseaux.
Apportez vos vélos à vendre dès 8h le samedi matin !
A bientôt
Hubert FEVRE
Le Village
26150 Vachères en Quint
04 75 21 22 39
hubert.fevre@free.fr

La journée de la Femme c'est tous les jours

RENCONTRE DES FEMMES CONTRE LA VIOLENCE LA MILITARISATION ET L´IMPUNITE
Pour le 100eme anniversaire de cette journée plusieurs événements ont été organisés dans la région, dont le premier fut le dimanche 7 mars, au CIDECI "Université de la Terre" sorte d´université zapatiste autonome et autosuffisante, plus de 150 femmes et une trentaine d´hommes s´étaient réunis pour parler des violences faites a la femme et sa place dans la société.
La journée a commencé par l´élaboration de panneaux décrivant les différentes luttes des femmes, après un léger débat. La journée s´en est suivie par une présentation de chaque participante, venue de différentes ethnies, et de différents lieux du Chiapas. Chacune a expliqué ce que signifiait être femme dans sa communauté. Des expériences de violence, d´humiliation, de lutte et de dignité. Au Chiapas la stratégie de contre insurrection menée par le gouvernement depuis plus de 10 ans et fortement intensifié ces derniers mois, choisit toujours de préférence pour cible, la femme, porteuse des traditions et élément plus faible.
La suite de la journée s´est déroulée en différente table de travail, ou les participantes avaient choisi au sort leur table. 5 thématiques :
1. Faim et pauvreté -Hausse des prix, des impots...-
2. Violence familiale
3. Violence Sociale, communauté et Etat -Programmes du gouvernement, projet ecotouristiques, mines, expulsions de terres,etc...-
4. Militarisation, para militarisation et narco militarisation
5. Table des hommes : Comment les hommes voient la violence contre les femmes ?
Enfin, le soir chaque groupe devait présenter un bilan de sa table, faire une mise en commun et s´effectuât une plénière pour débattre de ces résultats.
A la fin de la rencontre s´est rédigé le discours qui sera lu, le lendemain lors de la marche des femmes de l´"autre campagne".
Des réflexions intéressantes, sont ressorties de cette rencontre, soulignant le rôle du capitalisme dans les discriminations faites aux femmes, « Le système favorise la dévalorisation du travail de la femme, c´est celui qui a le plus d´argent qui vaut le plus »
Dans un pays particulièrement machiste, la table des hommes étaient intéressante, essayant de montrer la différence d´une journée type d´un Homme á celui d´une Femme, avec pour fatale constation que la femmes travail plus.
JOURNEE DE LA FEMME – MARCHE DES FEMMES DE LA SOCIETE CIVILE LAS ABEJAS –
Ce 8 mars, les femmes de la Société Civile Las Abejas ont appelé à une marche de Yabteclum jusqu´á Acteal. Plus de 500 indigènes y ont participé, avec des dizaines d´internationaux, le cortège est parti aux alentours de 8h du matin, après des prières devant l´église de Yabteclum, assurée par le Père Marcello. La marche a duré 3h30 afin de célébrer ce jour mais aussi dénoncer ce que signifie être une femme indigène, paysanne et vivre entourée de militaires, policiers et paramilitaire.
Le cortège est donc parti en deux files, d´un coté les hommes et de l´autre les femmes, tous scandant des slogans pour la liberté de la femme, et son émancipation.
« Vive la révolution non violente » « Vive les femmes et filles Abejas » « le Chiapas n´est pas une prison, l´armée doit sortir » « Acteal vit, la lutte continue » « Les femmes unies ne seront jamais vaincues »
Pendant plus de trois heures, les centaines de participants, ont insisté sur la lutte depuis des années des femmes, au sein de l´organisation civile Las Abejas, des volontaires de différents collectifs, ou simple sympathisants ont également pris part a la marche.
Arrivé á la municipalité autonome rebelle de Polho, la marche a reçu le soutien des compañeros et compañeras zapatistes. Et les cris ont redoublé tandis que les chœurs d´Acteal continuaient de chanter leurs chants dignes et rebelles accompagnés de guitare, d´accordéon...
Une fois a la sortie de Polho se trouve un des campements militaire de la municipalité de Chenalho l´un des plus grands dans la région. Directement alerté par le bruit de la manifestation les soldats sortirent armes au poing, caméras et appareils photo aussi, là a commencer une véritable guerre de caméra, ou internationaux, membres de collectifs vidéos, se sont affrontés, camera au poing, aux soldats, pendant que les chants des Abejas s´amplifiaient, et les cris des manifestants aussi « Chenalho n´est pas une prison, allez vous en ! « « Ce sont eux qui baise la nation ».
La confrontation a duré une bonne demi-heure, les femmes ont lu un communiqué, d´abord en tzotzil, puis en Espagnol face aux soldats, stoiques.
Enfin elles ont laissé un panneau du discours d´un Evêque du Salvador, dénonçant les soldats comme machine a tuer.
Le cortège enfin arrivé á Acteal, et rejoint par différents groupes, de l´"autre Campagne", ou internationaux, s´est installé dans l´église pour commencer une messe improvisée et défendre leur parole de femme. La majorité de la cérémonie était en Tzotzil.
FEMME DE LAUTRE CAMPAGNE
Avec une marche a San Cristobal de Las Casas, prés de 200 adhérents de l´Autre Campagne ont déclaré : « Ce 8 mars, journée internationale de la femme rebelle, les femmes de l´Autre Campagne Chiapas, nous unissons notre voix et marchons aux cotés des femmes qui protestent dans le monde… En souvenir et en hommage aux femmes chiapanèque qui ont lutté et lutte pour la Démocratie, la Liberté et la Justice, Commandante Ramona, Compañera Olga Isabel, Les sans noms, et sans visage, et celles qui ne sont pas la pour nous écouter, celles qui depuis les prisons ne retiennent pas leur rébellion et leur dignité… »
Les agressions ont fortement augmenté ces derniers mois, le gouvernement veut avoir un control géopolitique. C´est l´exemple de la stratégie du mauvais gouvernement. La terre n´est pas de nous. Hommes et femmes, mais nous sommes d´elle.
Agressions récentes au Chiapas : Bolon Ajaw – Agua Azul - : Expulsion de terre
Agua Azul_ Volonté de lancer des projets touristiques
Lagune San Pedro Expulsion et incendie de maisons terrorisant la population
Mitziton Différent choc avec le groupe Armée de Dieu, et projet de construction d´une autoroute qui permettra l´exploitation des ressources naturelles
Villa de Las Rosas : Expulsion violente
Molino Couloir touristique
Colonia 5 de marzo : Manière clientéliste de régulariser la terre
"Le mauvais gouvernement est en train de fortifier sa lutte de contre insurrection contre l´EZLN, aujourd´hui nos voix de femmes se lèvent et notre lutte marche. Quand ils nous touchent, ils nous touchent tous."
Plus d´informations :
www.espoirchiapas.com
Loi des femmes indigenes :
http://palabra.ezln.org.mx/comunicados/1994/1993_12_g.htm
Communiqué des femmes abejas :
http://espoirchiapas.com/LeChiapas/ActualiteChiapas.htm
Photo marche "Autre Campagne" :
http://chiapas.indymedia.org/display.php3?article_id=173630
De : espoir chiapas

Quelle Politique Agricole Commune ?

Une nouvelle PAC est en cours d’ébauche
Les contours de la future politique agricole commune (PAC) pour l’après-2013 sont en discussion et les idées circulent. Pour Paris, la priorité est à une régulation rénovée des marchés agricoles car les aides directes aux agriculteurs seront moins généreuses
Le Petit Prince demandait qu’on lui dessine un mouton, les Européens, eux, cherchent à dessiner pour les générations à venir une future politique agricole commune (PAC). Les contours de cette politique européenne sont définis jusqu’en 2013. Mais au-delà de cette date butoir, rien n’est encore tracé, hormis la suppression des quotas laitiers. Sans se projeter jusqu’en 2050, l’heure est à la réflexion, aux esquisses et aux ébauches.
La France, sûre de son coup de crayon dans ce secteur, a profité d’un débat sur le sujet entre ministres de l’agriculture de l’Union européenne, lundi 22 février à Bruxelles et au niveau de l’OCDE jeudi 25 et vendredi 26 février à Paris, pour marquer d’un trait fort sa priorité d’avenir : la « régulation européenne des marchés agricoles ».
« Nous, Européens, devons avoir la capacité de mettre fin à l’insupportable volatilité des prix », a souligné Bruno Le Maire. Pour le ministre français, il faut traiter l’agriculture comme les marchés financiers après la crise bancaire, en les régulant davantage à l’échelon européen.
L'idée d'une "clause de sauvegarde généralisée" en cas de crise
Pas question pour autant de ressortir des cartons les quotas, jachères et autres mécanismes jugés d’un autre temps. La France cherche plutôt à faire du neuf avec du vieux, en présentant sous de nouveaux traits le recours aux achats publics sur les marchés agricoles.
Cette intervention communautaire, qui sert à tirer les prix vers le haut lorsqu’ils ont tendance à chuter, deviendrait « plus flexible, plus rapide et ouverte à tous les secteurs agricoles ». Bruno Le Maire a aussi évoqué à Bruxelles l’idée d’encourager le « stockage privé », d’empêcher la spéculation sur certains marchés agricoles ou encore de pouvoir déclencher une « clause de sauvegarde généralisée » en cas de crise.
Reste que multiplier les interventions publiques sur les marchés est potentiellement coûteux et peut tout autant nourrir la spéculation. La Commission européenne réfléchit davantage à développer les outils de gestion des risques par les agriculteurs, qui sont très développés outre-Atlantique.
Vers une politique rurale commune
Mais pas besoin de faire un dessin : les subventions directes aux agriculteurs, que Jacques Chirac avait sécurisées jusqu’en 2013, sont menacées en particulier à l’Ouest. Les pays d’Europe de l’Est réclameront un rééquilibrage en leur faveur. Et le calcul du montant de ces aides sur des bases historiques, comme en France, sera très dur à maintenir. D’autres vont plus loin.
« De grandes ONG environnementales, comme le WWF, des pays comme les Pays-Bas ou la Suède et des cercles de réflexion influents ont pris les devants afin de réorienter ces aides en des contrats de services », observe Jean-Christophe Bureau, expert de la PAC.
L’idée est que l’argent du contribuable européen ne serve plus à soulager le revenu des agriculteurs mais à entretenir les « biens publics européens », depuis les nappes phréatiques jusqu’aux haies et bosquets, nécessaires à la qualité du paysage comme à la protection de la biodiversité. Ces contrats serviraient aussi à maintenir l’activité dans des zones reculées, à travers par exemple l’agrotourisme. En forçant le trait, ils feraient à terme de la PAC davantage une politique rurale commune.
Allier intense production et protection élevée de l'environnement
« Le versement des aides actuelles est déjà soumis à de strictes conditions de bien-être animal et d’environnement », remarque-t-on à la Commission, où l’on s’inquiète plutôt du caractère moins européen qu’aurait une PAC vouée au développement rural. Tout le volet rural de la PAC est en effet financé pour moitié par l’UE, pour l’autre par les États eux-mêmes. Le privilégier à l’avenir entraînerait donc une renationalisation en douceur de la politique agricole, signant la fin de la PAC.
Mais la France, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne et autres États agricoles de l’UE veilleront à ce qu’une part importante des prochains budgets européens reste dévolue à l’agriculture. Pour ces pays, encadrer les marchés agricoles et y stabiliser les prix sert avant tout à ce que l’Europe continue d’être un producteur agricole majeur et exportateur de premier plan.
L’accroissement de la population sur la planète offrira des débouchés, tout comme les besoins croissants en énergies nouvelles, tels les biocarburants et la biomasse. L’enjeu pour l’Europe est de préserver son modèle original conciliant niveau intense de production et protection élevée de l’environnement. Autrement dit, de trouver le mouton à cinq pattes.
Sébastien Maillard

jeudi 22 avril 2010

Signez avec votre bébé ?

DEPUIS SEPTEMBRE à DIE

POUR LES 6-24 MOIS

avec leurs parents :

un moment de partage et de

complicité, en signes et en

comptines ...

La langue des signes :

La Langue des Signes Française est la langue naturelle des personnes sourdes. Elle existe depuis très longtemps, mais est reconnue officiellement depuis 2005.

La pédagogie de Signe Avec Moi a rendu ce moyen d'expression accessible aux petits enfants pour leur permettre de se faire comprendre avant leurs premiers mots.

Le concept des ateliers de « bébés-signeurs » :

Ce n'est pas parce qu'un enfant ne parle pas qu'il n'a rien à dire !

Très tôt, les bébés communiquent avec le corps et imitent naturellement nos gestes : ils font "au revoir", "bravo", "les marionnettes", bien avant de pouvoir prononcer ces mots.


Pourquoi ne pas utiliser au quotidien des signes de la Langue des Signes Française pour leur permettre d'exprimer plus de choses ? Utiliser les signes pourrait vous permettre de :

- découvrir ce qu'ils aimeraient partager avec vous ;

- réduire les frustrations ;

- enrichir la relation avec votre enfant.

ATELIER DECOUVERTE

SAMEDI 24 AVRIL à 10h30

(durée 35/40 mn)

GRATUIT et SANS ENGAGEMENT

Renseignements et inscriptions au 06 31 49 36 27

et sur http://signes-et-marmots.blogspot.com

Festival Vice-Versa 2010 à Bourg-lès-Valence 26500

LE FESTIVAL VICE & VERSA COMMENCE ! DÈS LE PREMIER MAI, VENEZ PASSER
UN WEEK-END INOUBLIABLE AVEC NOUS !
Ballade-spectacles du 1er mai / 15 H / 16 H / 17 H

Rêveur confirmé ou simple promeneur venez découvrir un parcours atypique autour des arts de la marionnette chez les habitants de Valence et Bourg-lès-Valence. Les spectacles sont menés par la compagnie La Valise qui nous a émerveillés l’année dernière avec l’Unifon le long des berges du Rhône. Ils reviennent cette année avec un tout nouveau parcours de spectacles-marionnette magiques et poétiques inédits. Suivez le GR Vice & Versa, ballade longue ou ballade courte vous avez le choix mais n’oubliez pas de réserver vos places !
Mega Siesta Dodocafonica / de 21 H 30 au petit déjeuner
Venez passer une nuit musicale bordée de rêves fantaisistes. L’année dernière nous avions eu un avant goût prometteur et trop court de rêves musicaux avec la Siesta Dodocafonica. Cette année, Le Grand Chahut Collectif nous proposent une plongée totale dans les bras de Morphée, Olivier et Vincent, qui nous embarquent pour une nuit entière de songes musicaux. Une expérience spécialement conçue pour le festival à ne surtout pas rater.
Ne manquez pas également :
- Du chou dans les oreilles ! Samedi 1er mai / 10 H 30
Le marché de Valence comme vous ne l’avez jamais perçu… les oreilles bouchées ! Total dépaysement au programme pour communiquer autrement.
- Valence silencieuse / Dimanche 2 mai / 14 H 30
Une visite de Valence entièrement en Langue des Signes Française. Public sourd ou public entendant venez écouter Valence avec les yeux et découvrir tous ses mystères.
LE FESTIVAL NE SE LIMITE PAS AU WEEK-END DU PREMIER MAI ! IL DURE JUSQU'AU 12 MAI, AVEC UN DERNIER TOUR DE PISTE LE 20 MAI. POUR TOUT SAVOIR, TÉLÉCHARGEZ LE PROGRAMME COMPLET !

VICE & VERSA

11 rue Dupont

26 500 Bourg-lès-Valence

T/F : 04 75 55 88 85
info@festival-vice-versa.com

www.festival-vice-versa.com
http://festival-vice-versa.over-blog.com

Mensonges sur les retraites...

Tribune : Dix contrevérités sur les retraites
« Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. ». La Fondation Copernic récusent le catastrophisme actuel sur la question du financement des retraites.
1) L’âge moyen de départ à la retraite est de 61,5 ans, reculer l’âge légal de départ à la retraite ne changerait donc rien.
L’âge moyen de « départ à la retraite » est celui auquel on fait valoir son droit à pension. Ce qui est important, c’est l’âge de cessation d’activité. L’âge moyen de cessation d’activité est de 58,8 ans, et six salariés sur dix sont hors emploi (chômage, invalidité, inactivité ou dispense de recherche d’emploi) au moment de liquider leur retraite. Très souvent, les salariés ayant eu une carrière courte et/ou heurtée, en particulier les femmes, liquident leur retraite à 65 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein sans décote, alors même qu’ils sont déjà hors du marché du travail. Reporter l’âge légal de la retraite au-delà de 60 ans aurait une double conséquence : les systèmes de chômage ou de préretraites vont devoir financer en plus ce que les systèmes de retraite financeront en moins, et en parallèle, la période hors emploi avant l’âge de départ en retraite s’allongera pour beaucoup, avec des ressources dérisoires ou nulles. L’âge du taux plein (65 ans) sera repoussé d’autant, signifiant qu’une proportion croissante de salarié-es devra reculer son départ pour atteindre la nouvelle borne ou bien avoir une pension amputée par la décote.
2) L’espérance de vie augmente, c’est normal de travailler plus longtemps.
L’augmentation de l’espérance de vie n’est pas nouvelle, elle n’a pas empêché que le temps passé au travail dans une vie baisse en parallèle. De plus, l’espérance de vie « en bonne santé », c’est-à-dire sans incapacité, est beaucoup plus faible que l’espérance de vie. Tout départ en retraite tardif obère de façon non négligeable le temps dont les salariés disposent pour jouir réellement de leur retraite. Enfin, les jeunes entrent de plus en plus tard dans la vie active et de nombreux salariés, dont une majorité de femmes, ont des carrières discontinues et n’arrivent déjà pas à réunir le nombre d’annuités demandé, alors même que les entreprises se débarrassent des salariés âgés. L’augmentation de la durée de cotisation ou le report de l’âge légal de départ à la retraite aurait donc des conséquences importantes lors de la liquidation de la retraite et se traduirait en pratique par une pension réduite pour le plus grand nombre.
3) Les jeunes ne pourront pas financer les pensions des futurs retraités, il faut donc que ces derniers travaillent plus longtemps.
Pour que les jeunes puissent payer les pensions des retraités, il faut qu’ils ne soient pas au chômage et donc que les salariés âgés laissent leur place sur le marché du travail aux nouvelles générations. Décaler l’âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites. La retraite par répartition repose sur un contrat implicite : la génération qui travaille prend en charge part à la retraite bénéficie à la génération suivante et cette dernière prend à sa charge la génération en formation, et celle partie à la retraite. Ainsi chaque génération monte sur les épaules de la précédente et la création de richesse est partagée entre actifs et retraités. C’est ce contrat intergénérationnel que le gouvernement et le patronat tentent de détruire en voulant faire travailler plus longtemps les générations les plus jeunes.
4) Le système par répartition ne sera plus capable de garantir des pensions décentes aux jeunes générations, celles-ci doivent donc d’ores et déjà se prémunir en se constituant un supplément de retraite par une épargne privée.
Si on estime possible de compléter les cotisations pour le système public par répartition par des versements dans une épargne privée, qu’est-ce qui empêche alors d’augmenter les cotisations et de garantir une meilleure retraite grâce au système par répartition ?
5) Les fonctionnaires sont des privilégiés
Le niveau des retraites est équivalent dans le secteur privé et dans la fonction publique : en moyenne 1625 euros par mois dans le privé, 1593 euros dans la fonction publique. Le mode de calcul de la retraite est différent dans le privé et dans le public, mais cela aboutit à un résultat similaire. Dans le secteur privé, elle est calculée sur les 25 meilleures années et les primes sont prises en compte. Dans le public, c’est le salaire des 6 derniers mois, mais les primes ne sont pas prises en compte et la retraite complémentaire n’est pas de même niveau que dans le secteur privé.
6) Il y aura trop de retraités et pas assez d’actifs
Les projections démographiques ne sont pas des vérités scientifiques et sont basées sur des hypothèses concernant plusieurs paramètres (fécondité, chômage, taux d’activité des hommes et des femmes, etc.). Déjà, depuis quelques années, les projections ont beaucoup varié. Ainsi, à la fin des années 1990, tous les rapports officiels prévoyaient un effondrement de la natalité. Il n’en a rien été. Jusqu’à récemment, les mêmes rapports prévoyaient un effondrement de la population active dans le futur. Les dernières prévisions de l’Insee font maintenant apparaître une augmentation de la population active jusqu’en 2015 puis une stabilisation par la suite. En outre, les hypothèses retenues sur la population active sont très pessimistes, pour ne pas dire régressives : rien ne justifie en effet de projeter, dans la tranche de 25 à 45 ans, un taux d’emploi des femmes inférieur de 15 points à celui des hommes si ce n’est renoncer définitivement à toute politique visant l’égalité entre les femmes et les hommes. De fortes marges de manœuvre existent pourtant dans ce domaine, et un niveau d’emploi égal entre hommes et femmes signifie qu’on retrouverait le même ratio retraités/actifs qu’en 1970, donc sans aucune dégradation.
7) On ne pourra pas financer les retraites
À moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.
8 ) La solution pour financer les retraites qui consiste à augmenter les cotisations patronales serait néfaste à la compétitivité des entreprises.
Différents scénarios ont été étudiés, avec l’hypothèse sur laquelle travaille le COR d’un gain de productivité de 1,5% par an. Un de ces scénarios établit qu’il est tout à fait possible de garantir à la fois le maintien du taux de remplacement (retraite moyenne/salaire moyen) et une progression identique du pouvoir d’achat des retraités et des salariés (de 1, 2%/an, soit une progression un peu moindre que celle de la productivité) par une augmentation de 6 points des cotisations patronales entre 2009 et 2050 : cette augmentation n’aurait aucun effet sur la sacro-sainte compétitivité des entreprises, puisque ce scénario est fait en prenant l’hypothèse du maintien à son niveau actuel de la part de la masse salariale (salaires et cotisations) dans la valeur ajoutée, donc sans impact sur les coûts. Ce scénario, même s’il n’est pas le plus favorable aux salarié-es et retraité-es puisqu’il suppose que la part de la masse salariale reste à son niveau actuel qui est historiquement bas, rend totalement inopérant le seul argument du Medef contre l’augmentation des cotisations. Un scénario plus favorable aux salariés et retraités est celui qui permet que la part de la masse salariale augmente en rognant sur les dividendes, ce qui laisse inchangé le coût du travail.
9) Pour financer les retraites, il faut une croissance productiviste
Fonder le financement des retraites sur le partage des gains de productivité ne signifie pas que l’on mise sur une croissance économique forte. Quels que soient les gains de productivité futurs, ils devront être partagés entre le niveau de vie de tous, actifs comme retraités, la satisfaction de nouveaux besoins sociaux et la diminution du temps de travail.
10) Les dispositifs familiaux dont bénéficient les femmes sont contraires à l’égalité entre les hommes et les femmes.
Ce sont très majoritairement les femmes qui prennent en charge les enfants et la gestion du foyer. De ce fait, elles sont pénalisées dans leur carrière, elles s’interrompent ou travaillent à temps partiel. Même en intégrant ces dispositifs familiaux, leur retraite est en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes. Ils sont donc encore aujourd’hui essentiels pour réduire les inégalités de pension entre femmes et hommes. Pourtant, le droit communautaire européen remet ponctuellement en cause l’existence de tels dispositifs. C’est une incohérence, puisqu’il reconnaît par ailleurs la notion de discrimination indirecte, c’est-à-dire la légitimité à donner un avantage particulier dès lors que celui-ci permet de réduire des inégalités sociales ou de sexe. Il est impossible de se réclamer du principe d’égalité pour augmenter les inégalités.
Apis et Fondation Copernic

Ecoquartiers et habitats partagés

Ecoquartiers, coopérative d’habitants :de nouvelles idées pour se loger autrement
A Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, des “groupes de construction” ont contribué à la création de l’écoquartier Vauban.
Trois millions de mal-logés en France, une pression immobilière qui fait pousser comme des champignons les lotissements standardisés autour des villes, des distances domicile-travail qui s’allongent accompagnées d’un recours massif à la voiture, une atomisation du corps social... Face aux échecs d’une chaîne du logement ultraprofessionnalisée, des Français bricolent des alternatives collectives et écologiques.
Mais que ce soit de la colocation intergénérationnelle, l’autopromotion, ou les coopératives d’habitants, mieux vaut être patient face à des pouvoirs publics sceptiques envers ces projets qui n’entrent pas dans les cases ! Construire son immeuble ou son lotissement en choisissant soi-même ses futurs voisins, le terrain, les matériaux, leur qualité écologique et les règles de vie : c’est possible mais c’est encore un vrai parcours d’obstacle que racontent les pionniers de l’habitat groupé.
A Aix-en-Provence, le groupe des Amidacoté regroupe sept ménages d’âges et d’horizon divers : formatrice en ressource humaines, facteur, femme au foyer, secrétaire retraitée, infirmière, ancienne enseignante, dessinateur, physicien, paysagiste, psychologue, etc. Un point commun rassemble ces Aixois qui se sont rencontrés dans le milieu associatif : «L’envie de vivre autrement dans un esprit solidaire, en développant des valeurs de partage et une attention à l’écologie », résume Corinne, 51 ans.
Au cours de leurs randonnées, est né le projet d’un lotissement d’une vingtaine de maisons individuelles mitoyennes basse consommation énergétique (limitée à 50kWh/m2) avec une salle de fête, deux chambres d’amis, un potager et un atelier bricolage en commun. 20% des logements seront réservés à un usage locatif «pour ceux qui n’ont pas les moyens », le reste sera en copropriété.
«Les maîtres d’ouvrages sont les futurs usagers donc ils vont chercher la qualité à long terme et construire quelque chose pour les générations à venir », assure Stefan Singer, un ancien professionnel de l’immobilier qui a créé Toits de Choix pour accompagner ce genre de projets. Reste à compléter le groupe et trouver un terrain d’un à deux hectares à moins de vingt minutes du centre-ville. C’est là que les ennuis commencent dans une région où le foncier est rare et cher, et où les collectivités locales sont
méfiantes face à ces citoyens décidément très remuants.
«En Allemagne, des villes réservent systématiquement 15% du foncier pour ce type de projet alors qu’en France, ça reste une démarche militante donc suspecte », analyse Stefan Singer. Et de lister les atouts de l’habitat groupé : «On construit des bâtiments durables avec une meilleure densité que des maisons individuelles ; on amène des comportements écolos du type covoiturage et en plus on apporte une mixité sociale et intergénérationelle, tout ce que les promoteurs ne savent pas faire. »
Un immeuble pionnier à Strasbourg
En France, c’est l’association Eco-Quartier à Strasbourg qui a essuyé les plâtres au début des années 2000 «à une époque où personne ne connaissait le terme écoquartier », raconte Bruno Parasote, président de l’association. S’inspirant des baugruppen (particuliers associés pour construire) du quartier Vauban de Fribourg, onze ménages avaient décidé de construire leur immeuble en autopromotion.
«Nous sommes maîtres d’ouvrage : nous supportons le risque et nous sommes aux réunions de chantier », précise Bruno Parasote, un ingénieur de 35 ans, père de trois enfants. Qui bondit à la suggestion d’un projet réservé aux bobos. «Pour tout le monde c’est le projet d’une vie : nous nous sommes tous endettés à 20 ans et, pour certains, très fragiles financièrement, ça signifie pas de vacances et des heures sup à gogo », détaille-t-il. A Strasbourg, les habitants du groupe Ecologis ont montré la voie à une dizaine d’autres projets en autopromotion.
D’ailleurs, le groupe a abandonné l’idée d’un bâtiment passif, qui aurait trop fait grimper la facture (40.000 euros en plus pour un coût actuel de 2,9 millions d’euros). Neuf ans plus tard, la structure intégrale en bois est sortie de terre et l’emménagement est prévu pour l’été 2010. Non sans peine. Devant les tergiversations de l’ex-mairie UMP, le groupe avait dû déposer un permis de construire et payer 50.000 euros d’études sans même savoir si la commune leur céderait le terrain. «L’indécision de la précédente municipalité nous a coûté cher, raconte Bruno Parasote. Le groupe a failli exploser en 2007. » Conquise, l’actuelle municipalité socialiste a offert dix terrains pour des projets d’autopromotion et promet même de leur réserver une partie des terrains dans tous les grands projets urbains à venir.
«La vie d’une ville, son évolution doit aussi permettre à ses habitants de contribuer à sa transformation , plaide Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg en charge de l’urbanisme. Il y a d’un côté le logement social public, de l’autre celui des promoteurs privés : entre les deux, il y a une place pour les coopératives d’habitants.
A condition qu’elles respectent un cahier des charges «drastique sur la qualité environnementale, la performance énergétique et le projet commun », précise-t-il. Une trentaine de candidatures sont actuellement à l’étude.
Des coopératives d’habitants contre la spéculation Village vertical, un projet pionnier de coopérative d’habitants à Villeurbannec : Arbor&sens/Detry&Lévy. Mais il n’est pas forcément donné à tout le monde de s’improviser maître d’ouvrage. Aussi Habicoop, une des premières associations à promouvoir ce genre d’habitat en France, préfère mettre l’accent sur la coopérative d’habitants plutôt que sur l’autopromotion.
«Pour nous, le plus important est que les gens aient l’initiative mais pas forcément qu’ils deviennent des professionnels en suivi de chantier », explique Bertille Darragon, une des deux salariées de cette association créée à Lyon en 2005.
Spéculateurs, passez votre chemin ! Encadrée par la loi de 1947, la coopérative d’habitants vise à sortir un bien de la spéculation immobilière. «Dans une copropriété, le propriétaire qui s’en va revend à qu’il l’entend, au prix qu’il entend, explique Bertille Darragon. Dans une coopérative, le coopérateur récupère en partant ses parts sociales, augmentées du coup de la vie, et c’est tout. Et le nouveau coopérateur est accepté par une décision collective. »
La coopérative est propriétaire des logements qu’elle loue aux coopérateurs en échange d’un loyer et de l’achat de parts sociales.
Ces derniers servent à payer les charges de la coopérative et à rembourser l’emprunt collectif jusqu’à son extinction. Quel que soit le nombre de parts sociales détenues, chaque coopérateur ne dispose que d’une voix. «Quelqu’un qui a un plus grand appartement n’a pas plus de poids», précise Bertille Darragon. Mais mal reconnu par la loi, ce statut reste très militant. «Aujourd’hui, vu que le montage juridique n’est pas encore bien calé, on ne peut pas dire aux gens : ?Ça vous coûtera tant, vous récupérerez tant ?, donc on ne répond pas aux inquiétudes de ménages modestes », constate la jeune femme.
Un projet test à Villeurbanne
Village vertical, le projet pionnier d’Habicoop, un immeuble dans la ZAC de Villeurbanne, s’appuie sur un bailleur social, Rhône-Saône Habitat, qui partage la maîtrise d’ouvrage avec une coopérative d’habitants et un autre bailleur, l’Union régionale pour l’habitat des jeunes. Prévu pour la mi-2012, cet immeuble surplombé d’une toiture solaire comprendra 14 appartements en coopérative d’habitants (dont quatre pour loger des jeunes en parcours d’insertion) et 24 logements sociaux gérés par Rhône Saône Habitat.
Plan du futur immeublec Arbor&sens/Detry&Lévy
La ville et la communauté urbaine ont fait un geste en cédant le terrain au prix du logement social. «Ça nous intéresse d’appuyer toutes les initiatives qui visent à maintenir de la diversité sociale dans nos centres-villes et à casser les mécanismes spéculatifs d’achat-revente, que ce soit de l’autopromotion, de l’habitat coopératif ou des projets intergénérationnels, souligne Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon en charge de la politique de l’habitat.
A une limite près. «La coopérative d’habitants reste un acteur privé : la collectivité peut-elle financer un acteur privé comme elle finance un office HLM? s’interroge-t-il. Plutôt que de les financer, on peut peut-être les aider à repérer le foncier disponible et proposer des baux emphytéotiques (un bail de très longue durée et à loyer symbolique qui peut être résilié par le bailleur en cas d’inexécution des conditions du contrat, ndlr) pour garantir que le foncier revienne à la collectivité en cas d’échec du groupe.»
Louise Fessard
Le journal MEDIAPART est édité par la
Société Éditrice de Mediapart (SAS).
RCS Paris. Numéro de CPPAP : en cours.
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mercredi 21 avril 2010

Vie de votre média : mediacitoyens-diois.blog.com

http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/
Suite à la rencontre du 12 avril 2010, je vous envoie une fiche de synthèse présentant ce qui a été décidé lors de la rencontre ... pour informer les absents, pour rappeler aux présents ce qu'ils ont à faire ...
La prochaine rencontre, c'est le Lundi 3 mai à 9h30 à l'ESCDD (ancienne mairie). Toutes les Dioises et les Diois sont invités.
Je vous envoie également les premiers jets de statuts, les documents concernant la charte. Pour le texte de Jean-Marc Matisse et Yannick Barazer, merci de travailler à partir de la version papier (qui n'est pas longue) pour essayer de finaliser un document.
A bientôt ( Photo des Dioises et Diois au Salon Primevère de Lyon)
Alain CANTARUTTI
Directeur - Agent de Développement Social
Espace Social et Culturel du Diois
place de l'évêché
26 150 Die
04 75 22 20 45
alain.cantarutti@escdd.fr

Sortir du nucléaire est possible et vital.

La vallée du Rhône a le « privilège » de servir de terre d'accueil à 14 réacteurs ainsi qu’à de nombreuses infrastructures nucléaires civiles et militaires, ce qui lui vaut d’ailleurs le titre de « berceau du nucléaire civil ».
Grâce aux encouragements de nombreuses autorités locales (collectivités, maires,...) et devant les réactions inaudibles de la population qui peine à se mobiliser, l'industrie nucléaire compte bien continuer son développement dans notre région.
- Après le récent arrêt de la centrale « Phénix » à Marcoule et alors que l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) projette d'entreposer dans cette commune des déchets à haute activité et à vie longue (déchets B et C), la ville s'est déjà portée candidate pour accueillir un nouveau prototype monstrueusement dangereux déguisé sous le joli nom d'« ASTRID ».
Ce réacteur à fission de 4ème génération, dont le coût s’élèvera à 1 milliard d’euros au moins, représente une version moderne et perfectionnée des « surgénérateurs » implantés à Marcoule et à Creys-Malville sous le nom de « Phénix », et « Superphénix ». Ces réacteurs constituent une menace inquiétante puisqu'ils s'appuient sur des modèles scientifiques irréalisables jusqu’à présent, pouvant causer des dommages majeurs puisque 3 / 7 des « surgénérateurs » dans le monde ont eu de graves accidents ! « Astrid » fonctionnera principalement à base de plutonium, combustible d'une dangerosité extrême.
De plus, la ville de Marcoule et sa voisine Pierrelatte (Tricastin), sont toutes deux candidates pour remporter l’installation par GDF d'un nouveau réacteur nommé « ATMEA 1 ».
- Conçu pour 60 ans de service, ce réacteur fonctionne au MOX (environ 7% de plutonium, 93% d'uranium appauvri) et produit ainsi des déchets encore plus nocifs que les déchets issus de l'uranium enrichi. Sans aucun complexe, GDF se targue par ailleurs de se servir d’ « Atméa 1 » comme d’« une vitrine technologique à l'international dans le domaine du nucléaire ». En bref, GDF se sert de la vallée du Rhône comme cobaye en nous imposant son réacteur dans le seul but de se faire de la publicité!
- De Marcoule à Creys-Malville en passant par Cruas ou Tricastin, le nucléaire nous envahit sans que la population ne soit concertée. Ce comportement de la part des politiques est tout simplement intolérable.
- Notre région entend se faire l'apanage du nucléaire...
Il est temps de se mobiliser !
- Ensemble, nous pouvons lutter contre la mise en œuvre unilatérale de ces projets à haut risque sanitaire, et environnemental et dont le financement se fait au détriment des contribuables.
L'accident nucléaire de Tricastin en juillet 2008 nous l'a durement rappelé.
Ce ne sont pas des solutions durables, sortir du nucléaire est possible.
- LE NUCLEAIRE EST DANGEREUX
La filière nucléaire fait peser une menace importante sur l'homme et son environnement à différents niveaux :
- l’extraction d’uranium nuit à la santé de tous. (En France 55 millions de tonnes de gravats radioactifs sont accessibles à tous sans aucune protection). De plus, les multinationales chargées de son extraction dans des pays comme le Canada, le Niger ou l'Australie, mettent sévèrement en danger les populations locales, ainsi que leur environnement.
- le transport de matières hautement radioactives (plus de 700 chaque année en France) se déroule devant les portes d’une population qui n’est ni informée, ni protégée.
- Le fonctionnement normal d’une centrale implique le rejet dans l’air et dans l’eau de particules radioactives.
- Les déchets produits par les centrales sont extrêmement nocifs et contaminent nos sous-sols et nos cours d’eau.
De plus, les centrales ne sont pas à l’abri de problèmes techniques ou d’erreurs humaines.
Le réacteur « Phénix » a Marcoule a ainsi connu des fuites et petits feux de sodium (1989), un problème de mise en conformité avec les normes sismiques (1999), une explosion (2002), des défauts de fonctionnements du logiciel anti-incendie (2008). Et son démantèlement s’avère d’une particulière dangerosité car contrairement aux autres réacteurs, il ne baigne pas dans l'eau mais dans du sodium liquide (dont la propriété est de s'enflammer au contact de l'oxygène).
En outre, plusieurs études mettent directement en relation le nucléaire et le développement de certaines pathologies. Le CERI (Comité Européen sur le Risque de l'Irradiation) estime que le nucléaire aurait causé directement ou indirectement la mort de 61 millions de personnes dans le monde. Une autre étude réalisée par l'université de Mayence montre que le risque de cancer augmenterait de 60 % et le risque de leucémie de 117% lorsqu’un enfant habite à moins de 5 kilomètres d'une centrale.
LE NUCLEAIRE COUTE CHER
Le nucléaire représente une énergie extrêmement coûteuse :
- Pour la construction et l’exploitation, le coût s’élève à plusieurs milliards d’euros par réacteur. Le budget de l'ITER (Réacteur Expérimental Thermonucléaire International) de Cadarache (Bouches du Rhône) est ainsi estimé à 10 milliards d'euros (50% pour la construction et 50% pour l'exploitation).
- Au niveau de l'enfouissement des déchets, l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) estime à 58 milliards d'euros le site d'enfouissement de Bure (Meuse).
- Le démantèlement est aussi extrêmement onéreux. Ainsi, la démolition de la centrale de Brennilis (Finistère) dont le coût initial était estimé à 20 millions d'euros a vu sa facture multipliée par 20 soit 482 millions d’euros. LE NUCLEAIRE N’EST PAS UNE ENERGIE DURABLE
Contrairement aux affirmations des lobbies de l'industrie nucléaire les combustibles nucléaires ne sont pas recyclables à 96% mais seulement à 2,5%.
En effet, lors du retraitement, une partie ressort sous forme de « déchets ultimes » (4%), une autre constituée d'uranium de retraitement est stockée à Pierrelatte, et les 10% restants embarquent pour le Russie dans le but d'être enrichis, seule une partie minime reviendra en France .
De plus, les déchets nucléaires dont certains ont une demi-vie (temps nécessaire pour que 50% des atomes d'un élément se soient désintégrés) de plusieurs milliards d'années, ne peuvent pas être considérés comme une solution correspondant à notre définition du développement durable.
Enfin, au rythme de l'exploitation actuelle mondiale, les réserves en uranium 235 seraient limitées à 20 ans ! La filière nucléaire le reconnaît elle-même puisque c'est pour pallier au problème du stock limité d’uranium que des projets comme le « Superphénix » de Creys-Malville ont été lancé.
LA SORTIE DU NUCLEAIRE EST POSSIBLE
Le nucléaire représente 78% de l'électricité en France mais seulement 17% de l'énergie consommée et moins de 2,5 % de la demande d'énergie mondiale ! Une sortie progressive du nucléaire en 20 ans est donc possible. Cette sortie commence évidemment par l'arrêt de la construction de nouveaux réacteurs qui nous rendent dépendants du nucléaire pour au moins 40 ans supplémentaires.
Un panel d'énergies alternatives existe. Le parlement européen a ainsi recensé 21 sources d'énergies renouvelables qui méritent d'être soutenues et développées.
Ensemble résistons face à des projets irréalistes qui menace notre environnement, notre santé et notre sécurité.
Le nucléaire est une énergie du passé, il est temps d’évoluer ! Sortir du nucléaire, c'est possible !
Cet appel ne s'adresse évidemment pas uniquement aux jeunes rhodaniens mais à chaque personne car nous sommes tous concernés ! Nous vous invitons donc à signer cet appel et à le diffuser !
L'industrie nucléaire, c'est ni ici, ni ailleurs !
Jocelyn Peyret
Coordination nationale actions & groupes

Reseau Sortir du nucleaire

9 rue de la Birg
68000 Colmar

Tel fixe : 03 89 41 80 95

Portable : 06 20 36 57 17
Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
Web : http://www.sortirdunucleaire.org

Humilité Durable ?

L’imprévisibilité durable comme le volcan d’Eyjafjöll
Alors que l’éruption du volcan Eyjafjöll provoque une pagaille sans précédent, tout en restant, paradoxe humiliant, considérée par les volcanologues comme une éruption « ordinaire », n’est-il pas temps de nous interroger sur la vulnérabilité de notre modèle de prospérité ?
Nous sommes devenus à un tel point dépendants de l’hypermobilité, de la vitesse qu’elle implique, et donc de la consommation énergétique induite, que nous en sommes venus à les considérer comme indispensables, au point qu’aucune alternative ne semble possible. Et voilà que, patatras, une éruption « ordinaire » (aux conséquences certes extraordinaires), vient chambouler toutes ces certitudes… Or, à y regarder de plus près, bien des rouages du monde moderne pourraient un jour être tout aussi vulnérables, qu’il s’agisse d’internet, de la téléphonie mobile, du GPS, du trafic maritime, ferroviaire ou routier, etc.
Toutes ces technologies sont parfois utiles, mais sont-elles « addictives » au point que nous ne puissions plus imaginer vivre sans ? En sommes-nous arrivés à un point de dépendance si critique qu’une défaillance grave d’un de ces systèmes nous plongerait dans le chaos ? Et si oui, avons nous un plan B, au cas où ? Les spécialistes des cindyniques (les sciences du danger) ont beau chercher à tout prévoir, tout anticiper, cette éruption « ordinaire » nous rappelle que l’humilité reste de mise.
Après l’infiniment lointain et l’infiniment petit, l’infiniment complexe est sans aucun doute la dernière frontière de l’humanité. Infinie complexité que nous avons nous-mêmes créée, peut-être au-delà de nos capacités d’appréhension. Génétiquement, psychologiquement, nous restons de petits humains, partageant en héritage une culture et des comportements adaptés à un monde bien plus « simple » et plus « prévisible » que celui que nous avons fait émerger en quelques décennies à peine. La question pourrait être résumée ainsi : nos consciences sont-elles suffisamment éveillées pour accompagner la complexité ( E.Morin) que nous avons nous même créée ?
Cette infinie complexité nous place dans une situation « d’incertitude durable ». Le défi est le suivant : ne pouvant tout prévoir, ni tout anticiper, devons-nous nous résoudre à faire le deuil des certitudes ? Sommes-nous prêts à adopter une attitude plus humble vis-à-vis de la nature, une attitude fondée sur l’accompagnement, et non plus sur une quête éperdue et vaine de maîtrise ?
Il faudrait pour cela renoncer aux projections linéaires vers un futur déterminé et penser demain autrement. Accepter l’incertitude, c’est aussi penser en termes de résilience : puisque tout peut arriver, que pouvons-nous faire, dès aujourd’hui, pour donner toutes leurs chances aux écosystèmes et à la société humaine ? Pour que soient préservés, non pas un « état de référence » (déterminé par qui ?), mais des potentialités d’adaptation et d’évolution, pour faire face à l’imprévu ?
Le volcan Eyjafjöll pourrait-il nous inspirer un retour à la raison ? En acceptant l’incertitude, serions-nous mieux outillés pour inventer une société où le champ des possibles serait plus ouvert ? Une société où le bonheur ne se concevrait pas seulement à travers la possession toujours plus grande de moyens de maîtrise, et où la solidarité retrouverait tout son sens ?
L'équipe d'Ecologie au Quotidien.
Ecologie au Quotidien
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Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn :
http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn :
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