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lundi 27 mai 2013

Vivre la Transition en Val de Drôme...



Transition Chapitre 10 : APERO-PROJECTION de fin d'année !
Salut à toutes et à tous!
Pour finir l'année autour d'un bon verre, nous vous convions à un apéro-projection le mercredi 5 juin à 20h à la salle des Acacias à Crest.
Au menu : le magazine vidéo indépendant "AlterDrôme" vous propose une série de court-métrages présentant plusieurs alternatives écologiques et sociales en Drôme. Nous en profiterons pour discuter de façon informelle du bilan de nos actions et de la suite des aventures du collectif Transition pour la rentrée prochaine ! Prix libre et/ou amenez un grignotis, ou encore de quoi remplir quelques verres...
À bien vite,
Franz
PS : les plus vigilant(e)s auront noté que nous sommes passés du chapitre 8 au chapitre 10...mais les 2 forums citoyens du mois de mai ont fait un très sympathique chapitre 9 !
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/

Eurre et Biovallée 26400 : Conférence sur les pollinisateurs sauvages ce 4 juin...



Biovallée – Le Campus, lieu d’échanges et de rencontres sur le développement durable, accueille une conférence sur les pollinisateurs sauvages présentée par Serge Gadoum le 4 juin à 20h30 sur l’Ecosite du Val de Drôme à Eurre :
Découvrez également l’exposition documentaire « Visages d’une vallée pionnière » présentée à partir de 18h00 ce mardi 4 juin. Auteures de cette exposition, Eléonore Henry de Frahan, photographe et Lise Barnéoud, journaliste ; elles ont rencontré toutes celles et tous ceux qui font Biovallée, agriculteurs, entrepreneurs, tous ces acteurs qui s’investissent dans la santé, l’énergie et qui démontrent ce cheminement vers un monde plus durable. Présentée sur une série de bâches de 39 mètres linéaires, l’exposition est à Biovallée - Le Campus jusqu’au 21 juin.
Nathalie ANGE-GARNIER
Responsable Biovallée - Le Campus
Communauté de communes Val de Drôme
225 Rue Henri Barbusse - BP 331
26402 CREST cedex
nange-garnier@val-de-drome.com
04 75 25 97 21 - 06 88 90 76 69

Un autre monde est possible...

Un échange riche est nécessaire entre l’écologie et le féminisme

Eco-féminisme pour un autre monde possible


Alicia Puleo García est doctoresse en Philosophie à l’Université Complutense de Madrid, Professeure de l’Université de Philosophie Moral et Membre du Conseil de la Chaire d’Etudes de Genre de l’Université de Valladolid. Elle a publié récemment, « Eco-féminisme pour un autre monde possible », Madrid, Cátedra, 2011. Juan Tortosa – En quoi consiste l’éco-féminisme ?
Alicia Puleo García – Je le comprends comme la rencontre entre la conscience féministe, écologiste, pacifiste et animaliste dans un XXIe siècle où il devient indispensable de revoir notre compréhension de la place de l’humanité sur notre terre. L’éco-féminisme n’est pas seulement la conservation des espèces en voie de disparition. L’éco-féminisme allie la préoccupation pour la justice envers les humains à l’écologie sociale. Je dois, toutefois, souligner que je réponds à la question depuis ma proposition éco-féministe. Mais il y a différentes manières de penser l’éco-féminisme, certaines, par exemple, ne s’intéressent pas au sujet de l’ « Autre animal ».
Ce que tout le monde partage est la préoccupation pour les sujets écologiques qui concernent surtout les femmes. Nous, les femmes, sommes vulnérables biologiquement et hormonalement aux produits toxiques utilisés actuellement, et nous sommes concernées autant comme consommatrices que productrices.
Prenons l’exemple des paysannes et même des femmes qui vivent dans des zones proches de cultures, elles sont très exposées aux herbicides et aux pesticides dans ces régions. Les produits toxiques utilisés dans l’agriculture sont des perturbateurs endocriniens, des substances chimiques similaires aux œstrogènes, capables de produire des pathologies féminines spécifiques. Evidemment, ceci ne signifie pas que les hommes soient insensibles aux agressions chimiques. Mais le syndrome d’hypersensibilité chimique multiple affecte spécialement les femmes et de nombreuses études confirment que l’augmentation du cancer du sein durant les dernières décennies est due à l’exposition aux toxiques agricoles, aux dioxines libérées dans l’environnement par les fours d’incinération, aux résines synthétiques des peintures, etc.
D’un autre côté, comme l’a déjà souligné Vandana Shiva, la situation des femmes rurales et pauvres de l’appelé « tiers-monde » a empiré avec le « mal développement ». La Révolution verte (pas « verte » au sens écologique, car ce nom a été donné pour parler de l’intensification de la production industrielle des monocultures) a détruit la production familiale paysanne. Avec la globalisation du capitalisme, on a reconverti de grandes surfaces sauvages. Une des raisons de la naissance de l’éco-féminisme dans le Sud est justement la grande baisse de la qualité de vie de millions de femmes qui doivent maintenant marcher de nombreux kilomètres pour trouver de l’eau ou du bois pour leur foyer car leur terres sont vouées au marché mondial. La méga exploitation minière ou la destruction des terrains par le soja transgénique obligent les humains à partir et anéantissent les « non-humains ». L’empoissonnement de l’eau, de la terre et de l’air est la nouvelle et la dernière forme de colonisation. La plus monstrueuse et la plus totale qu’on n’ait jamais vue. L’éco-féminisme est une forme de résistance contre la domination, la convoitise sans limites et la fantaisie d’omnipotence qui fait de l’humain un être totalement différent et détaché de la nature.
Quels sont les apports de l’éco-féminisme au féminisme et à l’écologie ?
Le féminisme est enrichi par la sensibilité environnementale et la compréhension de la grave crise écologique que nous sommes en train de vivre. Il ouvre aussi des portes à la critique de l’anthropocentrisme extrême qui conçoit l’être humain comme digne de considération morale. Il aide à voir qu’existe une dimension écologique dans certains problèmes dont souffre le collectif féminin, comme dans les solutions. Le féminisme a toujours été ouvert aux nouvelles théories et thématiques. Ce n’est pas surprenant qu’il s’ouvre maintenant à l’écologie.
L’écologie gagne à la fois parce que les clés analytiques du féminisme lui sont utiles et les revendications d’égalité la rendent plus attractive pour les femmes. Une des peurs que suscitent les discours écologiques chez les femmes, est de voir leurs mauvaises conditions de vie encore péjorées. L’écologie doit être claire et tenir compte des droits des femmes et doit être prête à travailler contre le sexisme et l’androcentrisme.
Finalement, j’aimerais signaler qu’il y a des points communs entre ce qui a été appelé « citoyenneté écologique » comme forme souhaitable d’habiter le monde et l’ « éthique du soin » étudiée par la théorie féministe des dernières années. Les deux sont des modèles de coopération, de responsabilité et les deux proposent l’abandon de la tyrannie de la logique égoïste et marchande.
Tu soutiens un éco-féminisme de l’Illustration. Que signifie-il ?
J’ai parlé d’ « éco-féminisme critique » ou illustré pour définir ma position théorique. Ceci implique une révision de l’héritage de l’Illustration (Les Lumières) qui distingue entre ce qu’il est nécessaire de transformer et ce qu’on doit conserver. Par exemple, on ne peut pas nier les droits humains, la triade de liberté, égalité et fraternité que sont l’origine des mouvements d’émancipation comme le socialisme, l’anarchisme, le féminisme ou la considération des animaux « non humains » dans le monde occidental.
On essaye d’appliquer la pensée critique illustrée à la même Illustration sans arriver à l’érosion. L’Illustration a un double héritage, comme l’a mis en évidence le féminisme en dénonçant les formes de patriarcat fraternel qui surgissent avec les révolutions bourgeoises. Ou, par exemple, les pratiques de domination sur la Nature.
L’éco-féminisme que tu défends et celui que défendent les femmes du sud, ont des points en commun, ou bien l’éco-féminisme de l’Illustration ne parle qu’aux femmes du Nord ?
Bien sûr que l’éco-féminisme critique que je soutiens a des points en commun avec l’éco-féminisme du Sud. En effet, le Manifeste des Femmes pour la Souveraineté Alimentaire (Nyéléni, Mali, 2007) me semble un texte complétement en accord avec nos idées. Par exemple : “Inscrivant notre lutte dans celle pour l’égalité entre les sexes, nous ne voulons plus subir ni l’oppression des sociétés traditionnelles, ni celles des sociétés modernes, ni celles du marché. Nous voulons saisir cette opportunité de laisser derrière nous tous les préjugés sexistes et de développer une nouvelle vision du monde bâtie sur les principes de respect, d’égalité, de justice, de solidarité, de paix et de liberté.” Elles reconnaissent deux types d’oppression sur les femmes et expriment le besoin de lutter contre les deux. Il n’y a ni mythification du passé, ni vision acritique du « développement » destructeur. Les éco-féministes du Nord et du Sud doivent être unies dans la solidarité internationale pour bâtir le projet commun d’un autre monde possible.
Pourquoi y a-t-il autant de résistances dans les secteurs féministes et dans les mouvements sociaux pour s’approprier ce sujet ?
Je crois que, pour la majorité, il y a une méconnaissance des courants constructivistes plus récents. On identifie l’éco-féminisme avec un esprit bi polarisateur des sexes sans informer qu’il y a d’autres options. Beaucoup de féministes pensent que l’éco-féminisme est synonyme d’identification de la femme avec la nature et la maternité. Depuis longtemps je me bats pour démontrer que ce n’est pas vrai. Il existe aussi la peur de la sacralisation de la vie présente, ceci pourrait mettre en danger les droits sexuels et reproductifs, particulièrement dans l’interruption volontaire de grossesse. Un des axes de l’éco-féminisme critique que je propose, est la reconnaissance de ces droits conquis avec autant d’effort par des générations de femmes qui ont lutté pour cela. Je ne suis pas la seule éco-féministe qui présente ceci. Les mêmes éco-féministes spiritualistes latino-américaines du réseau Con-Spirando font parties de « Catholiques pour le droit à décider ».
Est-ce possible pour un homme de défendre l’éco-féminisme ?
Bien sûr que oui ! L’éco-féminisme, comme je le présente, n’a pas une base anthropologique philosophique essentialiste sinon constructiviste. Nous, hommes et femmes, sommes des individus avec des identités sociales qui changent avec le temps et qui s’améliorent. Un point essentiel est la revalorisation des attitudes et des pratiques du soin, généralisées dans le monde non humain et son universalité. Hommes et femmes, nous sommes capables de les développer. C’est pour cela que l’éducation écologique est nécessaire, surtout pour lutter contre les stéréotypes virils déconnectés des sentiments comme l’empathie et la compassion, stéréotypes destructeurs hégémoniques dans l’Histoire de la domination. Aujourd’hui il y a beaucoup d’hommes qui sont critiques envers ces modèles et qui veulent les changer. L’éco-féminisme peut être leur choix !  
Alicia Puleo Garcia
Interview : Juan TORTOSA, Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM) et pour la Commission Tiers Monde de l’Eglise Catholique (COTMEC- Genève).
 Traduction Inès Calstas.

dimanche 26 mai 2013

Lyon : Manifestation contre le trust meurtrier Monsanto...

Manif chez CastoramaManifestation contre Monsanto le 25 mai 2013 à Bron
« Les faucheurs volontaires » accompagnés d’apiculteurs, ont manifesté ce samedi à Bron et à Saint-Priest (69), pour s’opposer à la multinationale Monsanto, pour dire non aux OGM, non aux pesticides, au Round-up, et pour soutenir des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé.
Au supermarché Castorama de Bron, des chariots ont été remplis de flacons de Round-up, puis exposés dans le hall d’entrée intérieur du magasin. Une discussion s’est instaurée avec les clients.

Monsanto tuePuis les manifestants se sont rendus au siège social européen de Monsanto à Saint-Priest. Des banderoles ont été déployées devant les grilles du bâtiment.
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Manifestation du 25 mai 2013

Monsanto n'est pas le bienvenueUn message très clair a été écrit au sol avec des galets.
Une ruche avec des abeilles mortes, symbolisait le désastre que subissent les apiculteurs depuis une quinzaine d’années.
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Une ruche et des abeilles mortes
FRENEY Jacques - 26 mai 2013
Impossible de se sentir à l’aise avec cette entreprise qui fait face à de nombreux procès et de scandales, loin d’être tous enterrés : Monsanto a l’habitude d’investir… dans le lobbying et l’achat de ceux qui la gênent. Monsanto bâtit sa santé financière sur l’exploitation des êtres vivants, des plantes aux humains sur qui elle expérimente au plus grand profit de ses actionnaires. Au risque du mortifère ! Mais qui peut être autorisé à posséder la nature ?
Monsanto : La croissance stérile !
Monsanto ? Un fabricant de produits chimiques tout d’abord. Rien à voir avec l’alimentation, plutôt du toxique : Monsanto fournissait le gaz Agent Orange à l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam. Les effets perdureront bien après la fin de la guerre et entraîneront cancers et malformations. Premier procès. Viennent ensuite les gênants effets de produits de Monsanto au fil du temps : hormones bovines, PCB, Round Up. Ce dernier herbicide rend les plantes résistantes à certains traitements, preuve de vue à court terme. En fait, Monsanto voit le long terme de ses profits, qui dépend de ce que ses produits ne durent pas et qu’on doive sans cesse les racheter. Ainsi ses semences dites Terminator. Les conséquences, Monsanto s’en fout allègrement et ne se gêne pas pour falsifier ses tests en labo, seules expériences acceptées par l’UE pour prouver ses dires (pas de contre-expertise !).C’est d’autant plus grave que les semenciers brevettent à tout va ce qui existe, réclamant aux producteurs un pourcentage sur les récoltes, produites ou pas avec leurs semences, et font du judiciaire un argument massue, enchaînant les procès à l’encontre de ceux qui les contredisent. Pour eux c’est clair : la propriété industrielle leur garantit un pourcentage : ils sont propriétaires du vivant !
La faim justifie les moyens
La politique mondiale de Monsanto est aussi critiquable. Partout où la législation le permet, Monsanto commercialise des OGM et des hormones de croissance, nocives, et douloureuses pour les animaux. Elle s’oppose de plus à l’autonomie des paysans en les maintenant dans sa dépendance, comme en Haïti où sous couvert humanitaire, elle s’assure un nouveau marché en replantant les sols avec ses semences propres ! En effet les semences que cette entreprise commercialise sont l’objet de brevets qui en interdisent le libre emploi. Elles ne peuvent être correctement utilisées sans les engrais et pesticides que commercialise cette entreprise (duo Round up/soja Round up Ready). L’ organisation institutionnelle de la dépendance des agriculteurs, et notamment des plus pauvres d’entre eux, s’apparente dans de nombreux cas à une forme moderne de colonialisme, ou une forme privée d’impérialisme. Le problème réel de la faim dans le monde est déplacé : sous le prétexte de lutter contre la faim, Monsanto confisque en réalité l’autonomie alimentaire des peuples. Ce système tend à remplacer l’a-griculture traditionnelle vivrière, indépendante et souvent plus écologique par une monoculture conventionnelle (ou même bio !) qui ne les nourrit pas : les paysans pauvres du Brésil produisent à destination de la Chine, elle-même devenue depuis peu importatrice de riz… Une stratégie globale qui accentue l’éloignement entre consommateurs et producteurs au profit des entreprises capitalistes qui en sont les exploiteurs et les intermédiaires.
Faisons germer l’utopie
Les intérêts propres de Monsanto se trouvent aux antipodes de l’intérêt général. Elle confisque le bien commun au profit de l’intérêt privé et rejoint en cela les autres capitalistes de l’agro-alimentaire et de la distribution. Aujourd’hui ce que nous voulons, c’est toujours plus d’alimentation saine et propre (bio, agriculture solidaire…). Tout cela passe par le contrôle par tous de ce qui est produit et consommé. Les circuits courts, les labels et certifications nous offrent une partie de réponse grâce aux AMAP, coopératives et petits producteurs conscients. Mais le contrôle généralisé de la production agricole par tous, est-ce seulement envisageable dans une société capitaliste ? Il reste donc à créer un modèle agricole réellement profitable à l’ensemble de la société par l’organisation d’assemblées générale par lieu de vie. avec des urbains réclamant en assemblée leur droit à faire pousser leurs propres plantes, et des ruraux émancipés de la tutelle administrative et capitaliste, et à imposer l’idée de ce modèle par la convergence des luttes écologiste et anticapitaliste. L’autonomie agricole ne doit plus diviser les peuples mais leur donner l’occasion d’exercer une solidarité active. Nous devons faire en sorte de pouvoir reprendre en main nos pelles, nos savoirs, nos semences pour le bien de la terre, le bien de toutes et de tous. La nature n’est pas du domaine privé mais un bien commun !

Saillans : Université de l' Avenir en Université...



INVITATION à l'Université d'Eté de l'Université de l’Avenir
Le Samedi 8 juin 2013 à Saillans
Réservez dès à présent cette date !
Nous vous donnons rendez-vous le samedi 8 juin 2013 à Saillans à partir de 10 heures pour une journée de retrouvailles et d’échanges entre les dix groupes des différents Domaines qui font l’Université de l’Avenir.
Cela se passera dans un lieu magnifique, « Le Théâtre du TEMPLE », une structure entièrement rénovée et aménagée pour le théâtre,
propriété de la communauté de communes du Pays de Saillans.
Au menu de cette journée :
- Un point sur l'évolution des recherches en cours et clin d'œil sur les actions menées depuis juillet 2012.
- Une écoute active pour apprécier les évolutions, les propositions et parfois les obstacles que rencontrent les équipes qui travail dans les Domaines.
- Nous mobiliser autour de la dynamique des Domaines, leurs interactions, leurs étapes et leur vie.
- Pour introduire le 10e Domaine : La Bibliothèque de l’Ecologie, Roland de Miller, son fondateur nous fera une conférence sur « Ecologie, science et spiritualité » et nous pourrons découvrir un assortiment d’ouvrages sur le sujet et qui seront en vente pendant la journée.
- Présentation de notre nouveau local de Saillans pour l’apéritif de midi avant de nous installer dans le jardin juste derrière le local pour partager un repas tiré des sacs.
A la fin de notre séminaire, vers les 17h30 si vous le pouvez et en avez envie, nous retournerons au local et son jardin pour une petite soirée festive, de détente,
pour mieux se connaître, écouter de la musique, et si parmi vous il y a des artistes, troubadours, musiciens, conteurs vous serez les bienvenus…
Il y aura à boire et merci à ceux qui apporteront une pizza, une quiche, une salade, un gâteau.
Retrouvons-nous pour cette journée en invitant tous nos amis sympathisants.
Merci de nous envoyer votre confirmation de participation (avec le nombre de personnes) ainsi que vos éventuelles propositions festives
jusqu’au mercredi 5 juin (afin d’organiser la logistique) à :
Pour toute information Tanya et Michel sont à votre écoute :
Tanya ….tél. 09 67 06 77 05 
mail : tanya.dao@universite-avenir.com
Michel.....tél. 06 09 47 04 29 
mail : michelviellant@free.fr
Recevez nos amicales salutations et à bientôt,
L’Equipe de l’Université de l’Avenir

Où en est on de l' Autoroute A51...



Contre la relance de l’autoroute A51, encore un projet inutile et néfaste : Des autos et toujours plus de pollution !
Les habitants de Grenoble connaissent plus de 120 jours par an de qualité de l’air dégradée du fait d’une surabondance de véhicules motorisés. Les automobilistes perdent chaque année 154 heures dans les embouteillages. Dans ces conditions, vouloir rajouter des milliers de voitures dans la cuvette grenobloise est tout simplement meurtrier.
Des terres, des montagnes et des forêts menacées !
Cette autoroute a pour but de relier Grenoble à Sisteron. Elle traversera donc les campagnes et montagnes du Trièves, du Buëch, du Beaumont, du Champsaur, du Dévoluy et du Valgaudemar. Elle portera atteinte de façon irrémédiable aux terres agricoles et aux espaces naturels. 1 km d’autoroute = 10 ha de terres agricoles ou de forêts rayées de la carte.
A peine plus vite, beaucoup plus cher !
En raison du relief et de l’instabilité des terrains, la réalisation de cette autoroute nécessiterait des ouvrages pharaoniques et les travaux sont estimés aujourd’hui à 2,5 milliards d’euros, soit 27 millions d’euros le km ! Tout cela pour un gain de temps entre Grenoble et Sisteron de 11 mn.
Alors, contre ce projet démesuré et dévastateur, c’est à vélo que nous ferons la route ensemble jusqu’à Grenoble sans nuire, sans gaspiller, sans vitesse ni moteur !
Pour une Masse Critique !
Oui, il faut une « masse critique », un nombre suffisant de cyclistes pour occuper en toute sécurité une route, excluant les usagers motorisés. C’est donc ensemble et par le nombre que nous pourrons nous faire entendre ! Nous ne bloquerons pas la circulation mais nous serons la circulation. Contre l’autoroute, c’est en vélorution que nous manifesterons !
Annonce sur : velorution.org

A51 : où en est-on ?
Le projet de l'autoroute Grenoble - Sisteron n'a qu'un intérêt : celui d'avoir amené des habitants du Trièves, opposés à ce projet, à créer notre association !
Depuis, Vivre en Trièves a diversifié ses activités. Mais la lutte contre l'A51 - et pour des alternatives fiables en matière de transport - reste un de ses thèmes de réflexion.
Concernant l'aménagement de l'ex RN75 (devenue RD1075), nous avons rencontré les élus et les services techniques du Conseil Général de l'isère fin janvier : nous vous en reparlerons bientôt.
Sur l'A51, nous avons publié un certain nombre d'articles à diverses reprises, notamment dans les Nouvelles du Pays. Les articles suivants vous en donneront un aperçu (voir en bas de page)…
Mais aujourd'hui, où en est-on ?
1/ Le Grenelle de l’Environnement a conclu que "les nouvelles
infrastructures routières et autoroutières seront limitées à la résolution des cas de sécurité et de congestion, ou d'intérêt local" (voir la synthèse des tables rondes du Grenelle, sur http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/).
2/ Mais il faut attendre le prochain Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire, qui devait se tenir fin 2007, puis début 2008, et puis finalement peut-être en juin ou à l'automne prochain, pour connaître le schéma national des nouvelles infrastructures de transports : c'est là qu'on devrait savoir quels sont les projets d'autoroutes réellement abandonnés.
C'est la raison pour laquelle il y a peu de chances que le préfet de Région PACA, qui gère le projet A51,  réponde rapidement à notre lettre. Mais celle-ci, comme celle des associations FRAPNA à Grenoble, FARE Sud à Marseille et SAPN à Gap, est un moyen de lui rappeler que l'opposition existe toujours sur le terrain.
3/ En attendant, l’heure est plus que jamais à la vigilance :
- Parce que malgré les conclusions du Grenelle, des projets ont repris ! C'est ainsi qu'en décembre F. Fillon a annoncé qu'il maintenait le projet de l'A45 (Lyon - St Etienne), et D. Bussereau a fait de même pour l'A65 (Langon - Pau).
- Parce qu'ici ou là on ne compte plus les élus locaux qui font de l'intox, en racontant que "leur" projet d'autoroute est maintenu en dépit du Grenelle...
4/ Quelques bonnes nouvelles quand même pour finir provisoirement :
- La prise de conscience des enjeux climatiques a progressé dans l'opinion publique. L'Etat a envoyé un signal fort en reconnaissant publiquement qu'il faut diminuer la part du routier dans les transports de marchandises et les déplacements de personnes. Ces deux faits représentent un formidable espoir pour tous ceux qui luttent contre un projet d’infrastructure autoroutière et nous avons aujourd'hui plus de chances de faire entendre les objections et les propositions alternatives que nous n'en avons encore jamais eues.
- France Nature Environnement monte une coordination nationale "Stop Autoroutes" avec toutes les associations en France qui le souhaitent. Nous aurons plus de chances de rendre effectif l'abandon de tel ou tel projet autoroutier si nous portons collectivement le débat local sur la scène nationale, en utilisant les conclusions du Grenelle et en prenant à témoin l'opinion publique.
- Et une dernière pour la route : "Pour le reste, l’ensemble des infrastructures sera réexaminé à la lumière du Grenelle de l’environnement. Ainsi, il n’y aura plus de créations d’autoroutes, sauf pour résoudre des problèmes de congestion, de sécurité ou d’aménagement du territoire. Des comités opérationnels sont déjà en place pour évaluer les projets d’infrastructures, dont l’A 51 fait partie. Je vous propose de laisser passer la période électorale pour en débattre à nouveau, dans les Hautes-Alpes, au printemps. » Déclaration de Dominique Bussereau, ministre des transports, à l'Assemblée Nationale, le 22/01/08.
Les articles à consulter :
Le débat public sur la liaison Grenoble Sisteron
Des contributions au débat public : (1), (2), (3)
Vivre en Trièves et l'inauguration au col du Fau
Lettre au Préfet de Région PACA

Le marquage des brebis reporté...



Le marquage électronique des troupeaux reporté
L’obligation de marquer avec des puces électroniques RFID les troupeaux de chèvres et de brebis est reportée à fin 2014. Ce marquage, vivement critiqué par les éleveurs, devait être obligatoire dès le 1er juillet 2013. Le report a été annoncé par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, le 24 avril. Pour la Confédération paysanne du Pays Basque, il marque une victoire « partielle » face au risque d’industrialisation massive des élevages que ce puçage aurait entraînée. « L’argument de la traçabilité ne vaut pas pour justifier ce nouveau système puisque le système d’identification antérieur (deux boucles simples par animaux) garantit déjà amplement la traçabilité, estime le syndicat dans un communiqué. C’est par ce genre d’imposition qui en entrainera d’autres, que l’élevage ovin est condamné à entrer dans la vis sans fin de l’industrialisation ».
Ces derniers mois, des collectifs d’éleveurs ont été créés dans plusieurs départements pour protester contre le puçage électronique et les sanctions financières imposées aux récalcitrants. Pour ces derniers, la garantie de la traçabilité passe par la relocalisation de la production, les circuits courts et les moyens d’identification traditionnels comme les tatouages, infalsifiables. Les collectifs considèrent que le puçage électronique de l’ensemble du troupeau doit être seulement proposé sur une base volontaire. Les Confédérations paysannes Rhône-Alpes et PACA rappellent que les quatorze États de l’Union européenne détenant moins de 600 000 brebis ou 150 000 chèvres sont exempts de l’obligation de puçage RFID.
Sophie Chapelle

samedi 25 mai 2013

Partager le travail...

Pierre Larrouturou : «La gauche doit reparler fièrement du temps de travail». Pour le socialiste Pierre Larrouturou, infatigable promoteur du partage du travail, le gouvernement doit se ressaisir de ce combat.
Conseiller régional d’Ile-de-France, l'économiste Pierre Larrouturou (photo) a présenté au dernier congrès du PS une motion co-signée avec Stéphane Hessel («Oser. Plus loin, Plus vite») qui a rassemblé près de 12% des voix. Ce chantre de la semaine de quatre jours, défenseur constant du partage du travail, juge que la gauche doit continuer à porter ce combat. D’autant plus en période de crise.
Dans un entretien au Parisien, Jean-Marc Ayrault a assuré que le retour aux «39 heures payées 39» est un thème qui «fera débat». «Mais il n’y a pas de sujet tabou», a poursuivi le Premier ministre, avant d’expliquer avoir été mal compris. Comment réagissez-vous ?
Depuis maintenant 35 ans, on n’arrive pas aller au bout du débat sur le temps de travail. En 1978, même Raymond Barre disait déjà que la semaine de 35 heures n'était pas une idée inconvenante, ce qui dans sa bouche était un soutien massif. Aujourd’hui, nous sommes en 2013 et le partage du travail actuel est un non sens. D’après les chiffres de l’Insee, un actif à temps plein en France travaille 39,5 heures par semaine, alors que de l’autre côté il y a quatre millions de personnes qui font zéro heure. En Allemagne, le modèle dont on nous parle souvent, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail hebdomadaire est tombée à 30,1 heures sans compter les chômeurs. Et aux Etats-Unis avant la crise, ils étaient, selon la Maison Blanche, à environ 33 heures. Du fait des énormes gains de productivité des dernières décennies, nous vivons une vraie révolution qui pose forcément la question d’une nouvelle organisation du travail. Il faut aller plus loin et mieux que ce qui avait été fait sous le gouvernement Jospin. C’est bien cela qui ne doit pas être un sujet tabou. De même que le gouvernement a pris deux mois pour tout mettre sur la table à partir du rapport Gallois sur la compétitivité, je demande à ce qu’il prenne trois mois pour des états généraux de l’emploi.
Depuis dix ans, on entend surtout la droite dire que les 35 heures sont un poids insupportable pour l'économie française, et les responsables socialistes défendre de plus en plus mollement le principe du partage du travail...
Aux Etats-Unis, depuis dix mois, l’ancien ministre de l'économie de Bill Clinton, Robert Reich, dit que Obama réélu, la principale réforme qu’il devra faire sera d’organiser une baisse du temps de travail sans baisse de salaire. Reich dit que les gains de productivité de nos économies sont la principale cause du chômage. Il a raison, car malgré les délocalisations, la production faite sur le territoire américain, comme celle faite sur le territoire européen, n’a pas baissé. Et en France, je rappelle que 400 entreprises, de toutes tailles et dans tous les secteurs, sont déjà passées à la semaine de quatre jours. Selon une étude du ministère du Travail en 1997, un mouvement général vers la semaine de quatre jours permettrait d’ailleurs de créer deux millions d’emplois. Cela ferait deux millions de familles dont la vie serait moins dure.
Partager le travail est donc d’autant plus utile en période de crise?
Oui. Car il ne faut pas rêver, la croissance ne va pas revenir. Au Japon, elle n’est que de 0,7% en moyenne depuis vingt ans, alors qu’ils ont fait le maximum sur le plan industriel, budgétaire et monétaire. L’enjeu, c’est d’abord de tout faire pour éviter la récession. Mais si on ne veut pas s’enfermer dans une crise sociale gravissime, alors que le mois dernier il y a eu près de 50000 chômeurs de plus et 100000 personnes qui sont tombés en fin de droits et ont disparu des statistiques, il faut d’urgence changer la donne. Je le redis, la gauche ne doit pas avoir de tabou et reparler fièrement de la question du temps de travail. Il est dramatique de voir que depuis dix ans, le Medef et la droite ont pilonné sur le sujet avec une extrême agressivité, et que ce travail de casse a fait remonter la durée réelle du travail. Le gouvernement doit se ressaisir de ce combat.
L’économiste Pierre Larrouturou recueilli par Jonathan Bouchet-Petersen

Die 26150 : Exposition à l'Atelier GAZ de Catherine Medico...


Die 26150 : Faire vivre le Velo dans le Diois...

Assemblée Générale de l'Asspidd. Association pour le promotion et l'incitation aux déplacements doux. Ce 30 Mai 2013 
RDV 20h00 salle des sociétés à Die. L'Asspidd est l'association qui porte l'opération de locations longue durée de vélos à assistance électrique en collaboration avec l'entreprise A Bicyclette à Die. Elle organise aussi une grande fête du vélo le Samedi 21 Septembre 2013 avec la Cyclo La Drômoise. De nombreux autres projets sont dans nos têtes et peut-être dans les votre aussi nous avons besoin de vos idées, vos bras et votre présence lors de notre AG afin que l'aventure se poursuive! Merci à tous pour votre mobilisation et faites suivre autour de vous!
ASSPIDD : ASSociation pour la Promotion et l'Incitation aux Déplacements Doux
l'ASSPIDD  
ASSociation pour la
Promotion et l'Incitation aux Déplacements Doux, une nouvelle association qui veut entammer une réflexion franche sur la question des déplacements doux avec le vélo comme point commun a plusieurs actions. Tout d'abord, et en partenariat avec "À Bicyclette" et le CDDRA, développement d'un service local de location de vélo à assistance électrique pour les habitants du Diois.
Ensuite, une "Vélorution" le 21 septembre 2013, manifestation festive pour la promotion du vélo en partenariat avec la Cyclo Drômoise.
Mais aussi est surtout rassembler un maximum de monde autour de cette notion des déplacements doux, en allant plus loin : éducation populaire, voies sécurisées pour les vélos, etc...
David de l'ASSPIDD

Contacter l’Asspidd : 04 75 21 25 99 
ou asspidd[@]orange.fr

Tranhumance de résistance des éleveurs des Hautes Alpes...

Collectif pour la liberté de l'élevage « Eleveurs solidaires PACA »
Contre les obligations inutiles, une transhumance de résistance !
Des éleveurs ovins et caprins refusent l’obligation d’identification électronique  et la certification des mâles reproducteurs
- Ce vendredi 24 mai 2013, une transhumance s’élancera de Forcalquier pour traverser les Alpes-de-Haute-Provence jusqu’à la préfecture de Digne-les-Bains. « C’est une transhumance de la résistance contre les obligations technocratiques, qui n'ont aucun rapport avec la santé des consommateurs ni avec celle de nos animaux », explique Mathias Guibert, jeune éleveur ayant repris la ferme familiale à Reillanne, qui marchera cette semaine avant de monter plusieurs mois en estive.

Plus de 300 moutons et de nombreux éleveurs et citoyens iront à la rencontre de la population et des pouvoirs publics pour dénoncer deux mesures qui fragiliseront un grand nombre de fermes : l'identification électronique par puces RFID des ovins et caprins depuis 2010, et l'obligation pour 2015 d'acheter des mâles reproducteurs « certifiés ».
« Depuis ces dernières années, les contraintes administratives nous poussent sans cesse vers un élevage industriel », rappelle Albert Widmer, berger installé à Limans. « Nous refusons de nous laisser déposséder de notre métier ». Ces dernières années, le Collectif pour la liberté de l’élevage s’est déjà opposé - avec succès - contre l'obligation de vaccination contre la Fièvre Catarrhale Ovine, autre mesure « inutile » pour la majorité des petits éleveurs.
« L'obligation d’identification électronique n’apporte rien de plus par rapport au système actuel de traçabilité, si ce n’est alourdir notre travail d’une contrainte informatique coûteuse… et assurer un marché aux nanotechnologies » dénonce Mathias Guibert qui, comme les autres membres et soutiens du Collectif, s’interroge sur l'avenir d'une société qui ne voit de salut que dans toujours plus de technologie.
Pourtant, « c’est nous, paysans, qui au fil du temps et grâce aux échanges de mâles entre les fermes, avons su garantir diversité génétique, rusticité, et résistance aux maladies, renchérit Pauline Ladet, éleveuse de chèvre à St-Martin les-Eaux qui dénonce l'obligation de se fournir en reproducteurs issus de centres de sélection. « Nous pensons que les animaux sont autre chose qu'un objet industriel, les éleveurs doivent rester libres de leurs pratiques pour faire perdurer la notion du vivant dans leurs rapports avec les animaux ».
Le Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait durant son mandat de député européen pris des engagements en faveur de l’élevage durable et paysan. « Nous nous interrogeons aujourd’hui sur ce qui semble un revirement d’opinion, souligne Albert Widmer. Nous attendons de sa part qu’il tranche en faveur des éleveurs plutôt que du modèle industriel, en supprimant ces obligations inutiles ».
Contacts :
Mathias Guibert : 06 32 73 52 27
Albert Widmer : 06 06 47 72 40
Pauline Ladet : 06 85 23 56 32
Mail: resistranshumance04@laposte.net
Pour plus d’informations sur la transhumance :
http://resistranshumance04.over-blog.com

vendredi 24 mai 2013

Fête de la Nature à Romeyer...

Bonsoir à toutes et tous, Pour la sortie LPO pour la fête de la Nature à Romeyer demain le rendez-vous est à 14h au parking de Meyrosse à Die pour un regroupement en voitures. En cas d'intempéries je renvoie un mel pour annuler ou changer de lieu de balade plus proche d'un repli.
Si vous pensez venir regardez vos méls demain midi.
A demain j'espère avec le beau temps et tout plein d'oiseaux ... Naturalistement
Gilbert DAVID ( Photo : Merle à plastron)
Président LPO Drôme
Tel:06.52.63.91.55

Recoubeau : Ar'Terre fête ses 10 ans...



Ar'Terre fête ses 10 ans
Bonjour,
Nous avons l'immense plaisir de vous convier à la fête des 10 ans d'Ar'Terre, le 15 juin 2013 (voir programme détaillé ci-dessous), et serions très heureux de vous y rencontrer.
En espérant votre présence (en famille si vous le souhaitez), merci de nous en informer afin de pouvoir organiser au mieux cet évènement.
Chaleureusement,
L’équipe de la SCOP Ar'Terre
Alain Arnaud
contact@ar-terre.fr

Offre d' Emploi...à Die



Espace Social et Culturel du Diois cherche Un(e) animateur (trice) enfance (4-12 ans).
Bonjour, offre à diffuser. Merci pour tout,
Bien à vous Die, vendredi 24 mai 2013
Suivi et contact: ESCDD
Tristan Rechid - Directeur
O F F R E  D ’ E M P L O I
L’Espace Social et Culturel de Die et du Diois recherche
Un(e) animateur (trice) enfance (4-12 ans)
Missions :
- Mettre en oeuvre le projet pédagogique de l’Accueil de Loisirs enfants
- Proposer aux enfants des animations socioéducatives
- Accueillir les parents et entretenir un dialogue avec eux.
- Animer l'accompagnement scolaire en direction des primaires
Compétences :
- Être capable de mener des activités et projets d’animation dans le domaine sportif, culturel, environnemental etc.
- Être capable d'accompagner les enfants dans leur scolarité.
- Votre sens de la communication et du contact doit vous permettre d’entretenir une relation éducative avec les enfants et les parents.
Profil, formation, expérience : Expériences avec les enfants exigés.
BAFA (ou en cours) et Permis de conduire B
Être inscrit à la Mission Locale
Contrat : Contrat d'avenir de 3 ans
35 h/semaine lissées sur 12 mois
Formation diplômante prévue
Démarrage : juin ou juillet 2013
Lieu : Espace Social et Culturel à Die (26)
Salaire et statut : Indice 313 à 386 de la convention collective du Lien Social et Familial soit 1470 € à 1705 €brut/mois
Contact : Envoyer CV et lettre de motivation et autres documents que vous jugerez utiles à
Espace Social et Culturel du Diois
Place de l’Évêché
26150 DIE
tel 04-75-22-20-45
fax : 04-75-22-28-06
Isabelle BLAS
Animatrice d'Accueil
Espace Social et Culturel du Diois
Place de l'Evêché
26150 Die
04 75 22 20 45
isabelle.blas@escdd.fr
http://www.escdd.fr
Bienvenue à l'Accueil de l'E.S.C.D.D. qui est ouvert à tous 
Les mardis, jeudis et vendredis de 14 à 18h00
Les mercredis et vendredis de 9 à 12h00

Changement de civilisation...

Changement de civilisation...

René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation.
Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?
René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux. C’est un univers qui chante, qui le nourrit, qui gronde aussi parfois. Des forces jaillissent de partout. Il pense que des êtres mystérieux et supérieurs le jugent, l’approuvent ou le punissent. Avant même le Néolithique, l’homme s’aperçoit que la plante dont il se nourrit pousse mieux dans les milieux humides. Ou que les déchets organiques favorisent la végétation. Il découvre ainsi les forces productives de la nature et les régularités du monde naturel. Cela va faire reculer les esprits, qui se réfugient sur les sommets des montages, comme l’Olympe. Les dieux succèdent aux esprits, le monde mythique au monde magique. La civilisation grecque marque le basculement de l’esprit vers la conceptualisation. Un tournant décisif, le début d’une réflexion sur la nature des choses, avec la philosophie, science première. On passe ensuite des dieux au pluriel à un dieu au singulier. L’activité économique est encore une activité pour le salut des âmes, dans la perspective chrétienne. Si vous ne voulez pas finir vos jours dans les lieux infernaux, il faut vivre selon les préceptes économiques des théologiens.
Peu à peu la rationalité l’emporte, et la science se laïcise. Pour Descartes et Newton, le monde fonctionne comme une horloge. C’est dans cette société « mécaniste », que naît l’école libérale classique. Au 18e siècle, Adam Smith, qui était aussi astronome [2], propose une théorie gravitationnelle de l’équilibre : le prix du marché gravite autour du « prix naturel », qui est le coût de production de l’objet, exactement comme les astres gravitent autour du soleil.
Avec la machine à vapeur apparaît une nouvelle représentation du monde...
En 1824, le physicien Sadi Carnot découvre les lois de la thermodynamique : le principe de conservation et le principe de dégradation. Imaginez un morceau de charbon. Il brûle, mais ne disparaît pas : tous ses éléments constitutifs se conservent, répandus dans l’univers. Et s’il a produit du mouvement, jamais plus il n’en produira, car il est désormais déstructuré, « dégradé ». A ce moment de l’histoire, on passe d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique. Alors que chez Adam Smith, chez Newton, c’est l’équilibre – statique – qui compte, les lois de l’énergie sont des lois de probabilité. Quand on répand un gaz dans un volume, il va dans tous les sens, et le hasard fait qu’il se répand partout de manière homogène. Au niveau de l’individu, il n’y a pas de déterminisme apparent, mais au niveau des grands nombres, les mouvements se compensent : ce sont les lois de probabilité. On change de causalité, et d’univers : le monde est en mouvement, comme le montre aussi Darwin. Au même moment dans l’histoire économique, Marx et les socialistes se mettent à penser non pas en terme d’équilibre mais d’évolution.
Ce passage d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique a-t-il un impact sur la vie des idées ?
Le mouvement des idées part alors dans trois directions. Avec Léon Walras, qui invente « l’équilibre général » des marchés, c’est la loi de conservation qui prime. La deuxième loi, celle de la dégradation entropique, amène à la théorie de l’autodestruction du système capitaliste, par Karl Marx. Au fil du temps, le système entropique et le système capitaliste suivent un même cheminement, ils se dégradent, se désorganisent. La loi de probabilité, on la retrouve chez Keynes [3]. Sa théorie est celle de l’incertitude radicale : les acteurs économiques agissent dans un monde incertain, dont ils ont une connaissance imparfaite. Une vision à l’opposé des analyses classiques sur la rationalité des marchés.
Vient ensuite le temps de l’immatériel et de l’information...
La société énergétique, celle de la grande industrie, fonctionne par l’accumulation de capitaux et le développement du secteur financier et bancaire. La vraie rupture entre les classes sociales apparaît. La société s’organise hiérarchiquement. Au début des années 1970 deux événements vont marquer un tournant important : la première crise du pétrole et la sortie du microprocesseur Intel. L’informatique pour tous, et nous voici dans la société informationnelle (dans le sens de « donner une forme »). Dans cet univers, la force productive est l’esprit humain. Les modes d’organisation changent complètement. De l’entreprise au monde entier, l’économie est organisée en réseaux. Le monde se vit comme unité, en temps réel. On gomme le temps et l’espace.
Est-ce l’avènement de la financiarisation de l’économie ?
L’ordinateur nous a donné le moyen du contact immédiat et la logique financière nous pousse vers une économie de rendement immédiat. Avec la politique de libération des mouvements de capitaux dans le monde, on assiste à une concentration de capital, et à la naissance d’une puissance financière supérieure à celle des États. Avec des effets désastreux pour l’économie réelle. Un exemple ? L’entreprise pharmaceutique Sanofi gagne des sommes colossales, licencie pourtant ses chercheurs et n’invente plus rien, depuis que son PDG est issu du secteur de la finance. La finalité ? Produire du dividende et non plus du médicament. On relève la barre de rentabilité, on externalise la recherche et pour le reste, on dégraisse. Les chercheurs sont désespérés, ils ne font plus leur métier.
« L’humanité est en train de résoudre son problème économique », disait Keynes, envisageant un avenir prochain où l’homme pourrait travailler trois heures par jour, grâce à l’augmentation de la productivité. Nous en sommes très loin... Avons-nous raté quelque chose ?
A toute époque, le progrès technique a pour effet d’augmenter la productivité du travail humain. La productivité accroît la quantité de valeur ajoutée. Mais la façon dont celle-ci est partagée dépend du rapport de force dans la société. Dans la vision fordiste, les intérêts des salariés et des entrepreneurs sont convergents. Henry Ford le dit très bien : « Si vous voulez vendre vos bagnoles, payez vos ouvriers ». Progrès économique et progrès social vont alors de pair. Lorsque c’est le pouvoir de la finance qui domine, le dividende se nourrit de la ponction qu’il effectue sur les autres revenus. La logique ? Réduire l’Etat, les salaires, le nombre de salariés, les protections sociales. L’augmentation de la productivité a été compensée par cette logique de la rémunération des actionnaires. Keynes a raison ! Et la semaine de 32 heures est aujourd’hui un des moyens pour rétablir le plein emploi. Keynes évoque aussi les risques psychologiques de cette évolution. Pour la première fois depuis sa création, l’homme devra faire face à son problème véritable : comment employer sa liberté arrachée aux contraintes économiques ?
Vous expliquez comment nous avons successivement fait tomber les barrières, entre espace terrestre et céleste avec Galilée, entre l’homme et l’animal avec Darwin, entre conscience et rationalité avec Freud. Que pensez-vous de cette nouvelle convergence qui s’opère, entre le vivant et la machine, avec les biotechnologies, dont vous décrivez l’importance dans votre ouvrage ?
Je ne crois pas à la fin de l’histoire, mais à la fin de l’homme. Avec les nanotechnologies et le concept « d’homme augmenté », on prévoit d’introduire dans notre sang des robots qui vont nous réparer. Et nous ne saurons bientôt plus quelle est la part humaine et quelle est la part robotique en l’homme. Nous aurons dans le cerveau des puces avec de la mémoire. Est-ce que la puce va appartenir à l’homme, ou bien le modifier ? Lorsque je m’interrogerai, la réponse arrivera un peu plus vite. Mais est-ce vraiment moi qui répondrai, ou bien est-ce l’encyclopédie Universalis, à ma disposition dans mon cerveau ? Quelles seront les conséquences de tout cela ? L’homme se crée lui-même par les efforts qu’il fournit, en travaillant pour acquérir des connaissances, en transformant le monde, comme disaient Hegel ou Marx. S’il dispose de prothèses pour faire le travail à sa place, je crains que l’homme ne se diminue lui-même. Toute prothèse est atrophiante.
Vous n’êtes pas très optimiste…
Je suis très inquiet pour l’avenir de l’humain. J’ai peur qu’arrive, dans une humanité mécanisée, robotisée, un autre homme dont on ne saura plus très bien ce qu’il est. Le grand cybernéticien Alan Turing (1912-1954) a parié qu’aux environs de l’an 2000 on ne serait plus capable, dans une conversation téléphonique, de faire la différence entre un homme et un robot. C’est une autre limite, une autre frontière. Est-ce le sens de l’évolution ? Cela a-t-il une signification ? Je n’en sais rien.

Pouvons-nous maîtriser ces bifurcations de civilisation ?
Avons-nous maîtrisé les bifurcations précédentes ? Elles sont venues au fil de l’évolution, et nous les avons suivies. Nous ne les comprenons qu’après coup, et nous nous adaptons à une nouvelle normalité qui s’établit. Les gens les ont vécues comme la fin d’un monde, sans comprendre où allait le monde nouveau. Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître. Nous vivons aujourd’hui une confusion entre crise et mutation. Nous mélangeons deux types de crises. L’évolution est faite de ruptures et de normalité. La crise dans la normalité, c’est lorsque dans le système établi apparaissent des dysfonctionnements qui nous éloignent de la norme. C’est la crise au sens propre du terme, conjoncturelle. Le problème est alors de revenir à la norme. Si le sous-emploi est conjoncturel, on va essayer de rétablir le plein-emploi dans les normes traditionnelles, avec les moyens traditionnels.
Les crises de mutation, c’est passer d’un système à un autre. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est pas une crise économique, mais une crise du système néolibéral. C’est la logique même du système qui a provoqué la crise des subprimes en 2008. Notre vrai problème est aujourd’hui de réussir la mutation. Or nous avons chaussé les lunettes de la crise du court terme. Un exemple : rigueur ou relance ? Tous les gouvernements raisonnent dans une logique de court terme ! Le pouvoir financier impose sa vision du temps court. Cela fausse tout, nous raisonnons à partir d’une économie complètement tronquée.
Quelles en sont les conséquences ?
Dans le temps court, le salaire n’est qu’une charge pour les entreprises, et la protection sociale, une charge pour la société. L’impôt, c’est un prélèvement et rien d’autre. Si vous abordez le problème avec cette vision, cela vous amène forcément à la rigueur : il faut restreindre la dépense publique. Même si la crise ne vient pas de la dépense publique mais du secteur privé, en premier lieu des banques avec la crise des subprimes. Il faut comprimer les salaires, travailler plus pour gagner moins ! Le résultat ? Un cercle vicieux. Le second effet apparaît dans un temps plus long : le salaire, c’est le support d’un revenu qui alimente la dépense de consommation. L’impôt, c’est le support de la dépense publique. Il ne se perd pas dans les sables du désert ! Toute cette dimension nous manque. Les gouvernements sont piégés dans cette logique de court terme, alors que le vrai problème est celui de la réussite de la mutation.
« L’homme des cavernes pouvait difficilement – à la lumière de son expérience – se faire une conception de l’univers autre que magique », écrivez-vous. Alors que les marchés sont aujourd’hui présentés comme des oracles, ne serions-nous pas capables de faire mieux que l’homme des cavernes ?
Dans une vision à court terme, la tendance est de défendre les structures existantes. Avec de très bonnes intentions, on s’enferme dans des contradictions totales. Les gouvernements mènent une politique de réduction des dépenses énergétiques, et de l’autre côté, n’acceptent pas la diminution du nombre de raffineries, qui découle de cette politique. Le problème n’est pas que les salariés des raffineries restent raffineurs, mais de les employer dans de nouvelles structures, et de voir quelles sont les structures nécessaires à la poursuite de la mutation. En essayant de régler un problème de long terme avec des instruments de court terme, nous nous enfonçons de plus en plus dans la crise, à force de prendre des décisions à contre-sens. Au contraire, anticiper ces transitions, cette mutation, devrait pourtant inspirer non pas le discours des politiques, mais leur action. On se trompera forcément, mais par tâtonnement nous finirons par trouver la voie pour nous engager dans un cercle vertueux.
Vous définissez la science économique comme un « système de pensée nombriliste, clos sur lui-même, replié sur la contemplation inlassable des mêmes équilibres et des mêmes procédures d’optimisation ». De quelle science économique avons-nous besoin aujourd’hui ?
Lorsque j’ai publié mon livre L’économique et le vivant en 1979, les économistes m’ont dit : « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ce n’est pas de l’économie. » Depuis, beaucoup ont compris l’importance de la transdisciplinarité. Confrontés aux mêmes réalités, chaque discipline interroge le monde sous un angle différent. La nature de mes questions me définit comme économiste. C’est le lieu d’où je questionne le monde, mais ce n’est pas une prison ! Si les chercheurs refusent de se hasarder dans les zones d’interférences, certains problèmes ne seront jamais abordés. C’est pourtant dans ces zones que se joue aujourd’hui la survie de l’humanité.
Comment recréer des espaces de réflexion interdisciplinaires ?
Il y a aujourd’hui des courants intéressants, comme celui des Économistes atterrés. On parle en ce moment de la reconstitution d’une structure qui ressemblerait à celle du Plan, avec une ambition de prospective. J’étais très favorable à la planification française, souple. Les objectifs des secteurs stratégiques – sidérurgie, transports, énergie,...– étaient définis au sein des Commissions du Plan, qui réunissaient des grands fonctionnaires, des intellectuels, mais aussi des syndicats ouvriers et patronaux. Une concertation sociale permanente. C’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui. De cette rencontre sortaient des objectifs, ensuite arbitrés par l’État. On n’avait pas besoin de faire des grands discours sur la concertation, on la faisait !
Vous défendez le principe de bioéconomie. En quoi cela consiste-t-il ?
Ce n’est pas une nouvelle branche de l’économie : c’est l’économie qui doit se faire bio. La destruction de la biosphère menace actuellement l’humanité. Et si on détruit la biosphère, cela ne sert à rien de disserter sur le Plan et l’avenir de l’humanité : il n’y aura pas d’avenir, pas d’économie. Le monde est arrivé à ce moment où il atteint et dépasse la capacité de charge de la biosphère. Toutes les conventions sur lesquelles était fondée l’économie sont remises en cause. La nature était considérée comme inépuisable ? Elle devient un facteur rare que l’on épuise. Et c’est une des conventions fondatrices de l’économie qui disparaît. Quand on cherche la combinaison optimale de facteurs de production, ou de biens de consommation qui vont vous donner le maximum de satisfaction, on procède par substitution de biens. C’est la deuxième convention de base de l’économie : on optimise en substituant. Cela n’est plus vrai aujourd’hui : quand vous atteignez les limites de la biosphère, certaines ressources ne peuvent plus être augmentés. La substituabilité disparaît. Troisième convention : « Le plus est le mieux » – c’est en consommant davantage que l’on accroît le bien-être. Nous atteignons aussi la limite où ce n’est plus vrai. Le paradoxe d’Easterlin montre que dans les nations les plus riches le bien-être et le revenu ne vont plus de pair. Il arrive un moment où la relation s’inverse carrément.
Comment l’économie peut-elle intégrer la question de la reproduction des ressources et du vivant ?
L’économie est faite pour optimiser – ce n’est pas un vilain mot !. Cela veut dire tirer le maximum de résultats, de choses positives, de satisfaction, à partir des moyens limités dont nous disposons. Mais elle doit intégrer ces stratégies d’optimisation (de production et de consommation) dans les limites des mécanismes de reproduction du système. Par exemple les rythmes de reproduction des matières premières, des ressources renouvelables : « Voilà, on peut piocher dans les réserves jusque ce niveau, mais pas plus ». Ou des rythmes de prélèvement des ressources non renouvelables compatibles avec des perspectives de relève, de remplacement de ces ressources. L’économie retrouve alors sa vraie vocation : une science d’optimisation sous contrainte. Sans limites, il n’y a pas d’économie, car cela veut dire que l’on peut faire n’importe quoi !
Le système économique actuel peut-il s’adapter à cette contrainte ?
Certains économistes voudraient que l’économie soit une science qui prenne en compte toutes les contraintes, sauf celles de l’environnement ! Dans un système vivant, vous avez une finalité qui domine, c’est la finalité du système tout entier : maintenir et reproduire sa structure dans le temps, alors que les lois physiques, les lois d’entropie voudraient qu’il se désagrège. Cette finalité est supérieure à toutes les autres. Dans une horloge, vous avez une seule loi, du ressort à la mécanique entière. C’est très différent dans le vivant : on fait un saut dans le vivant, en passant de la molécule à la cellule, c’est une autre logique qui s’applique. Et la logique de l’organe est différente de la somme des logiques des cellules. La pensée n’est pas la somme des atomes du cerveau. En économie, c’est pareil. C’est le paradoxe de Condorcet : il faut un choix à un moment donné, la logique du tout n’est pas la somme des logiques particulières. On est loin de la « main invisible du marché » d’Adam Smith, qui transforme mécaniquement les intérêts individuels en intérêt général.
Vous parlez de « point critique », ce moment qui nous fait basculer dans un autre univers. Sommes-nous en train d’atteindre un tel point critique ?
Nous vivons une crise de civilisation, mais le dépérissement du système sera long, car trop d’intérêts sont en jeu. Pour l’univers de la finance, ce système n’est pas mauvais : quand tout va bien, il engrange les bénéfices, et quand tout va mal, la charge retombe sur la collectivité. La faillite d’un paradigme n’implique pas qu’il disparaisse immédiatement. Il faut qu’une théorie concurrente soit prête à prendre la place, comme le dit l’historien Thomas Kuhn. Le point critique, c’est lorsqu’un écart évolutif, au lieu d’être ramené vers la moyenne, bifurque de manière totalement imprévisible vers une nouvelle voie d’évolution.
Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens.
Propos recueillis par Agnès Rousseaux
Photo : CC via Owni
A lire : René Passet, Les Grandes Représentations du monde et de l’économie à travers l’histoire, éditions LLL Les liens qui libèrent, 950 pages, 38 euros.
Notes
[1René Passet, économiste spécialiste du développement et professeur émérite à la Sorbonne, a été membre du Groupe des Dix, constitué à l’initiative de Jacques Robin et de Robert Buron, au sein duquel il a travaillé avec des biologistes, des physiciens, des sociologues, des anthropologues, des informaticiens. Il a été le premier président du Conseil scientifique de l’association Attac.
[2Auteur de l’ouvrage Histoire de l’astronomie.
[3Qui a écrit un traité des probabilités avant de se pencher sur l’économie.