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vendredi 5 mars 2010

Cette démocratie qui les gêne tant

Cette démocratie qui les gêne tant
Thatcher avait beaucoup osé en matière de casse des services publics et de démolitions systématiques de l’outil syndical.

( photo : Michèle Bernard chante la révolte)
Nous regardions, à l’époque, cette agitation britannique avec le haut le coeur qui s’imposait - pas plus - jurant et vociférant à qui voulait l’entendre qu’en France, rien de tel ne serait possible un jour. La Révolution de 1789, la Commune (1871), la révolte des Canuts (1831), les conquêtes du Front Populaire, mai 68, nous rendaient forcément invincibles et à l’abri de quelque provocation et attaque que ce soit de la part du « Grand Patronat ».
Un peu plus tôt, en 1972, le coup d’état qui frappait une grande démocratie sud-américaine nous avait déjà donné la nausée. Des artistes et des intellectuels, dont le plus grand nombre aujourd’hui est entré dans le rang, ont brillamment fustigé, par leurs écrits, cette dictature sanglante - qui coupait les doigts des guitaristes - aux ordres de Pinochet, cette marionnette made in USA. « Un peuple crève à l’autre bout du monde... » pouvait on entendre au détour d’un 33 tour. Mais en France, ce genre de chose était inimaginable, impossible.... Forcément ! 1789, 1831, 1871, 1936, 1968... Invincibles nous étions...
Il n’y a pas si longtemps un désastre financier frappait l’Argentine. Le FMI, la spéculation et autres « bienfaits » du capitalisme avaient ruiné les pauvres et mis les classes moyennes sur la paille. La rumeur des intellectuels et de médias français a eu du mal à se faire entendre... faute de s’être exprimée. Et pourtant, un peuple crevait à l’autre bout du monde... Mais en France, un tel désastre était forcément impossible ! 1789, 1831, 1871, 1936, 1968, etc.... Invincibles....
Et Sarkozy a été élu, démocratiquement, porté par les médias , la finance, quelques lobbies et des électeurs dont la naïveté n’avait d’égale que leur méconnaissance de l’histoire. Et ce qui ne devait jamais arriver : le libéralisme sauvage, la casse du service public, l’affaiblissement des syndicats, la démocratie niée et bafouée, la dictature light (à défaut de ne plus pouvoir être à l’image de celle évoquée plus haut), la baisse sans précédent du pouvoir d’achat, les classes moyennes touchées de plein fouet par la crise, la faim, la pauvreté extrême...

Tout cela s’installe en France, sans grand mouvement populaire. Un peu comme si le peuple anesthésié l’acceptait avec un fatalisme qui couvre de honte 1789, 1831, 1871, 1936, 1968 et celles et ceux qui ont bâti cette démocratie avec leur sang, leur souffrance ou leurs larmes.
Un peuple crève à l’autre bout du monde... Et ce peuple, c’est la France. Et me revient en mémoire ce vers, dont la signification, plus jeune, m’échappait : « Les peuples sans histoire sont condamnés à mourir de froid ».
René Balme
Elu conseiller municipal de Grigny en 1983, présenté par le PCF.
Elu maire adjoint en charge de la culture en 1987
Elu 1er adjoint en 1989
Elu maire de Grigny en 1992 en remplacement de Roger Tissot, en cours de mandat.
Réélu en 1995 et en 2001.
Conseiller communautaire au Grand-Lyon depuis janvier 2007.

jeudi 4 mars 2010

Refaire le monde à Saint Jean du Gard.

Pour (bien) refaire le monde !
On va y discuter des alternatives pour se débarrasser du capitalisme ! Le 6 et 7 mars 2010 à Saint-Jean du Gard (30)
Dans le cadre du Rassemblement de l’Ecologie Radicale (anti-capitaliste, antiproductiviste, altermondialiste), les Objecteurs de Croissance, les Ateliers de l’Usologie (distributisme), Attac-Cévennes, organisent un Séminaire francophone : « Habiter, une critique de l’Urbanisme».
Ce Séminaire est ouvert aux différentes sensibilités anti-capitalistes et écologistes souhaitant dépasser l’approche néo-keynésienne de régulation et de répartition des profits, pour proposer des alternatives remettant en question les fondamentaux du capitalisme.
Nous critiquerons un Urbanisme au service du capitalisme industriel, de la grande distribution et de l’industrie automobile, responsable de la ségrégation urbaine, des divisions et exclusions.
Une équipe locale, ouverte et diversifiée, s’est mise en place pour gérer l’élaboration du programme, l’inscription et l’accueil des participants. Tous ceux qui veulent contribuer à l’élaboration thématique peuvent proposer des intervenants (chercheurs, associations…) ou des contributions.
Nous travaillerons en trois ateliers, selon des thématiques qui devront aboutir à des propositions de transition et d’alternatives concrètes immédiates .
Chaque atelier abordera également l’organisation sociale nécessaire, les modalités de la prise de décision collective, le niveau de cette décision et les coopérations à mettre en œuvre dans l’objectif d’une autogestion généralisée de la vie.
Un compte-rendu prolongera les débats au delà du séminaire, sur le site internet.
AXE 1 : Gérer besoins et usages
L’ensemble des pratiques et usages associées à des lieux définis : logement, activités, déplacements…définissent un mode d’habiter.
Comment habiter, dans l’espace et avec l’Autre ?
Quels équilibres entre intérêts privatifs et satisfaction des besoins sociaux, usages actuels et transmission d’un patrimoine collectif (bien commun) aux générations à venir ?
Quelle mobilité / proximité pour envisager un futur plus sobre, plus résilient ?
Exemples d’alternatives concrètes
Mise en valeur du patrimoine bâti, modes de gestion du bâti et du foncier, transports collectifs, espaces publics non colonisés par l’espace marchand, tri et recyclage, échange et valorisation des ressources locales et des savoirs faire, alimentation solidaire, autonomie alimentaire
AXE 2 : Organiser l'espace
Quel mode de regroupement spatial économe et convivial ?
Pourquoi limiter les transports, relocaliser activités et services, redéfinir les collectivités territoriales vers une souveraineté locale ...?
Comment soutenir les pratiques alternatives émergentes ?
Exemples d’alternatives concrètes : Relocalisation, agroécologie, usage gratuit du foncier, Cittàslow ou villes lentes…
AXE 3 : Faire société
Entre radicalité et compromis, comment ancrer les utopies ?
Quelles transitions vers des formes d’appropriation collective des sols et du bâti ?
Quelle mutualisation des espaces, des outils et des services «ménagers»?
Quelles coopérations et solidarités de voisinage ?
Comment redéfinir des processus de délibération réellement démocratique ?
Exemples d’alternatives concrètes : Organisations et initiatives de transitions, outils et méthodes de changement, , villes en transition , coopératives d’habitants , écoquartiers...
Inscription : inscription.seminaire@gmail.com
Colette Verseils – séminaire, Le Paussanel – 30140 MIALET
Renseignements : http://habiter.les-oc.info/
Tarifs : - faible revenu : 5 € ; autres : 20 €, chèque à l’ordre de ADEROC (cette somme correspond à une souscription lancée pour permettre le déplacement et l'accueil des personnes à faible revenu)
Repas bio sur place : 10 € le repas (du vendredi soir au dimanche midi)
Hébergement sur place, en gîte collectif et chauffé :6 € ou 14 € la nuitée suivant les revenus.
Au Centre de vacances de La Fontanelle, en plein coeur des Cévennes. Parc magnifique, occasion rêvée de venir en famille. Plan sur le site.
Adresse : Sainte Croix de Caderle
LASALLE 30460.
04 66 85 22 81.
Covoiturage organisé sur le site, navette à partir de la gare d’Alès vendredi soir.
Contributions pour publication sur le site, à envoyer là : contributions@ml.les-oc.info
Vous pouvez lire ce message richement illustré là:
http://yurtao.canalblog.com/archives/2010/03/02/17092203.html

Incontournables Conseils Locaux de Développement

CONSEIL REGIONAL RHONE-ALPES Délibération n° 05.07.805
DELIBERATION DU CONSEIL REGIONAL
POLITIQUE RÉGIONALE DES CONTRATS DE DÉVELOPPEMENT DE RHÔNEALPES : SOUTIEN AUX CONSEILS LOCAUX DE DÉVELOPPEMENT

( photo : le CLD-Diois représente 10 % de la population sur un an de mobilisation).
Le Conseil régional en sa réunion des 9 et 10 novembre 2005,
VU le Code Général des Collectivités Territoriales,
VU le budget de l'exercice 2005,
VU le rapport n°05.07.805 de Monsieur le Président du Conseil régional,
VU l'avis de la commission Aménagement et animation du territoire et du développement durable,
VU les amendements adoptés,
APRES avoir délibéré,
DECIDE
I - CONTEXTE ET ENJEUX POUR LA REGION RHÔNE-ALPES
- de retenir la formalisation des missions des Conseils Locaux de Développement (CLD), selon le projet figurant en annexe 1,
- de retenir les modalités de fonctionnement et l’exigence de la rédaction d’un règlement intérieur, propre à chaque conseil Local de développement, telles que décrites en annexe 2,
- de retenir les modalités du soutien régional aux Conseils Locaux de Développement suivantes :
- subvention annuelle de fonctionnement des Conseils Locaux de Développement plafonnée dans une fourchette de 21 000 € à 42 000 €, calculée en fonction du nombre d’habitants du territoire, de sa densité de population, et de la participation des collectivités locales au fonctionnement du CLD, permettant la prise en compte de diverses actions : personnel d’animation dans la limite d’une aide plafonnée à 1 500€ par mois, recours ponctuel à des prestations d’études ou de conseil, mise en oeuvre d’outils de communication, dépenses de fonctionnement courant y compris remboursement de frais de déplacement de leurs membres. La subvention est fixée sur la base du projet présenté par le CLD pour l’année à venir, intégrant les missions telles que prévues à l'annexe 1, et respectant les règles de composition et de fonctionnements prévus en annexe 2. Cette subvention est versée au vu de l’ensemble de ces éléments qui attestent de la réalisation effective du projet initialement
présenté.
- soutien à certaines actions spécifiques dans le cadre de fiches-action du CDRA,
- prise en compte d’actions de formation des membres des Conseils Locaux de Développement dans le cadre des politiques régionales et notamment du programme de formation en direction des acteurs locaux en cours de formalisation,
- apports en informations territorialisées produites par la Région,
- mise en oeuvre d’une fonction « Réseau des Conseils Locaux de Développement » pour permettre échanges et capitalisation d’expériences.
- mise à disposition de locaux dans les antennes pour la tenue de réunions des CLD.
Le Président du Conseil régional
Jean-Jack QUEYRANNE

Annexe 1
Missions des Conseils Locaux de Développement dans le cadre de leur contractualisation avec la
Région Rhône-Alpes
Les missions confiées aux Conseils Locaux de Développement dans le cadre de leur contractualisation avec la Région Rhône-Alpes sont les suivantes :
1) l’accompagnement de la procédure des CDRA en appui au comité de pilotage au fur et à mesure des étapes et de la vie du contrat :
- Le Conseil Local de Développement est partie prenante du processus de construction du projet de territoire, dès la phase de candidature. Il doit formuler obligatoirement un avis écrit, argumenté et formalisé sur la charte, le contrat définitif, les avenants, les grosses opérations du contrat,
- Le Conseil Local de Développement est impliqué dans la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation du CDRA : c’est un espace de propositions et de suivi, au côté du Comité de pilotage qui est le
lieu de décision et de portage des projets.
2) la participation à la concertation menée par l’instance territoriale participative de chaque CTEF, en
veillant à la transmission des éléments de contextes économiques, sociaux et d’aménagement du
territoire, nécessaires à sa démarche de diagnostic et plan d’action,
3) la formulation d’un avis sur les autres politiques régionales territorialisées : volet habitat – foncier du
CDRA, PSADER, etc..,
4) la participation à la sensibilisation, l’information et la consultation de la société civile et des
citoyens,
5) la possibilité de répondre à des demandes spécifiques du comité de pilotage ou de s’autosaisir de sujets de réflexion en lien avec le projet de développement territorial et de prospective (démographie, économie, développement durable, etc. Ces réflexions pourront, en fonction du contexte local, porter sur la procédure SCOT, la veille territoriale, une thématique particulière, la réflexion autour d’un Grand
Projet, etc.
Annexe 2
Modalités de fonctionnement des Conseils Locaux de Développement
A - Les règles de fonctionnement que se choisit le CLD doivent intégrer les trois points rappelés ci dessous :
1) Le CLD est ouvert aux personnes physiques ou morales qui souhaitent participer à ses réflexions.
Sa composition qui est arrêtée conjointement entre le chef de projet et le rapporteur du CDRA reflète la diversité géographique et socio-économique du territoire, notamment en permettant la présence des associations, partenaires sociaux et citoyens à titre individuel en veillant à la présence équilibrée de ceux-ci, mais aussi à celle, des générations moins spontanément représentées comme les jeunes, en prenant en compte l'objectif de la parité homme femme ;
2) Les élus, s’ils sont présents au sein du CLD, n’ont pas de rôle prépondérant dans son fonctionnement. Les cinq élus régionaux désignés par l’Assemblée régionale sont invités à la dite instance,
3) L’interface entre le CLD et le comité de pilotage dont le rôle décisionnel a été rappelé dans la délibération de décembre 2004, est assurée, au minimum, par l’association du chef de projet et du rapporteur au sein du Conseil Local de Développement et du Président du Conseil Local de
Développement au sein du Comité de Pilotage. Des modalités d’articulation complémentaires pourront être mises en place, dans le respect de l’indépendance du Conseil Local de Développement.
B - Principales dispositions devant figurer dans le règlement intérieur des Conseils Locaux de Développement
Les modalités de fonctionnement des Conseils Locaux de Développement sont définies dans un règlement intérieur qui permet de préciser notamment :
1) La composition du CLD, les modalités de désignation de ses membres, de leur élargissement et de leur renouvellement ;
2) La structuration de son mode de fonctionnement (ex : en bureau, conseil d’administration, assemblée plénière, commissions, etc.) ;
3) les conditions d’élection à bulletin secret de son président et la durée de son mandat. Il est rappelé que le Président ne peut être le chef de projet du CDRA ni une personne pouvant bénéficier personnellement ou en tant que personne morale de subventions significatives dans le cadre du CDRA ;
4) Le rappel des missions confiées au CLD, et les modalités de coopération avec le comité de pilotage du CDRA ;
5) La définition des documents qui seront à produire par le CLD afin de rendre compte de son activité : ordres du jour, avis formalisés et écrits sur les étapes du contrat, feuilles d’émargement, documents de communication, productions écrites issues du travail de ses membres, etc. ;
6) Les modalités d’organisation des réunions du CLD (régularité, définition de l’ordre du jour, établissement des comptes rendus etc.) ;
7) Les modalités financières de mise en oeuvre de son activité : définition des postes de dépenses et des recettes envisageables, les modalités de prise en compte éventuelle des frais de déplacement de ses membres.
Le Président du Conseil régional
Jean-Jack QUEYRANNE

Formation : Entreprises et territoires, quels liens?

Ancrer les entreprises dans leur territoire
- "Un collectif d’entreprises est un regroupement d’entreprises ayant un ancrage territorial menant des actions concrètes dont l’impact dépasse le collectif et contribue au développement économique du territoire". C’est en tout cas, la définition qu’en donnaient les développeurs économiques membres du groupe de travail "Mobiliser les entreprises de notre territoire" mené par Aradel en 2006.
- Pour autant, et si à l’heure du "networking" l’intérêt de mettre en réseau les entreprises d’un territoire ne semble pas discutable, quel peut être le rôle d’un développeur dans l’émergence de telles dynamiques ?
Est-ce à la collectivité d’initier ou de porter ce type de démarche ? Doit-elle se contenter d’un rôle d’accompagnateur ou de facilitateur en prenant soin de laisser le leadership aux entreprises ?
- Chaque collectif doit-il se structurer sous la forme d’une association dont le président serait le seul interlocuteur légitime de la collectivité ? Cette phase de structuration est-elle un préalable à la réflexion et à l’action ou peut-elle arriver dans un second temps, si nécessaire ?
A quels enjeux les collectifs d’entreprises peuvent-ils répondre ?
Aradel vous propose de participer à un temps d’échange privilégié autour du thème :
Des collectifs d’entreprises pour quoi faire ?
Le 30 mars 2010 de 8h30 à 14h00 – Albon (26)
Vous trouverez ci-joint le programme de cette manifestation, ainsi que le bulletin de participation à renvoyer à Aradel au plus tard le 19 mars prochain.
Cette lettre et le programme peuvent être téléchargés en cliquant ici.
Le bulletin d'inscription est en pièce jointe et peut être téléchargeable en cliquant ici.
Bruno Besançon
PROGRAMME
Objectifs
Cerner les enjeux de la mise en réseau du tissu économique (des entreprises) à l’échelle d’un territoire
Echanger avec des développeurs chargés de la mise en œuvre et de l’animation de réseau, de collectifs, d’associations d’entreprises
Identifier les attentes, les besoins, les manques des entreprises de son territoire afin d’être force de proposition et d’apporter des réponses pertinentes
Public concerné
Toute personne en contact avec les entreprises et/ou en charge de les accompagner, de près ou de loin, dans leur développement
Contenu
8h30 Accueil café
Présentation de "Club Gier Entreprises" regroupant plus de 150 entreprises de la Loire autour d’une équipe de 3 permanents. Les conditions d’émergence, la structuration des services aux entreprises, le pilotage d’actions collectives.
Brigitte Blanchard, Déléguée Générale / Club Gier Entreprises et le témoignage d’un chef d’entreprises.
PLATO, dispositif de mise en relation des grandes entreprises et des PME. Les conditions de réussite d’un réseau et d’un groupe d’échange d’expériences (animation, définition des objectifs, engagement, …).
Séverine Bondier, Chef de projet PLATO / Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais.
"Marques et savoir-faire en Drôme des Collines" ou comment les entreprises d’un territoire peuvent se fédérer autour d’enjeux communs de tourisme industriel.
Stéphane Fournier, Président de l’association "Marques et savoir-faire en Drôme des Collines" et Directeur logistique et prévision du Groupe LAFUMA.
Quel rôle pour la collectivité dans l’émergence de cette dynamique ?
Aurélie Trillat, Chargée de mission économie / Pays de la Drôme des Collines.
13h00 Buffet
14h00 : Visite libre du magasin d’usine du groupe LAFUMA
Pour nous contacter par mail, merci de ne pas « répondre à » mais cliquer ici
ARADEL
14 Rue Passet
69007 Lyon
Tel. : 04 37 28 64 64
Fax : 04 37 65 03 55
www.aradel.asso

mercredi 3 mars 2010

Barnave 26310 : Danse avec Anne Sérot

Les Os pOsés (www.osposes.fr) proposent un stage un peu particulier cette fois-ci au croisement du corps et de la voix.
Ce stage s'adresse à tous ceux et celles qui ont envie de découvrir leur voix, de la poser, de l'explorer, de jouer avec...
Stage CORPS & VOIX avec Anne Sérot
20-21 mars 2010, à Barnave (15 min de Die, Drôme)
Échauffement corporel, souffle, pose de voix, jeux vocaux, improvisations
Les tarifs:
55/60 € avant le 14 mars
60/65 € après
Les horaires: 10h30 / 17h30
Anne Sérot a étudié la psychologie à Lyon II et a dansé avec Kilina Cremona , Dominique Dupuy
En 2001, Kilina Crémona, danseuse, chorégraphe et pédagogue devenue sourde profonde, est de retour en Rhône-Alpes après dix ans de travail à l’étranger. Elle crée, comme support de ses activités, l’association Kaelli / Les Ateliers Desmaé. Kilina Crémona, est danseuse, chorégraphe, pédagogue professionnelle depuis 1968. Figure marquante de la danse contemporaine, personnalité reconnue de par son parcours et son travail. elle poursuit une carrière internationale, aux Etats-Unis, en France, dans les pays de l’Est et en Asie. Elle a créé plus de trente pièces chorégraphiques et remporté de nombreux prix et distinctions au cours de sa carrière : prix de la Composition Chorégraphique des Rencontres Chorégraphiques de Bagnolet, prix AFAA, 1er prix du festival Eurodanse à Iasi (Roumanie), le prix Villa Médicis Hors les Murs (1995 et 2008).
Françoise et Dominique Dupuy s’inscrivent dans la mouvance du courant expressionniste allemand de Kurt Joss et de Mary Wigman ; après avoir fait partie du « Ballet des arts » de Jean Weidt, chorégraphe allemand réfugié à Paris, ils fondèrent, après son départ pour Berlin, leur propre compagnie, « les Ballets Modernes », à laquelle ils attachèrent une Académie qui deviendra en 1969 les Rencontres internationales de danse contemporaine (RIDC). Ils organiseront également entre 1962 et 1969 le premier festival de danse contemporaine en France, aux Baux-de- Provence. En 1975, ils ouvriront « le Mas de la danse » à Fontvieille, près d’Arles.
Anne Serot a suivi des formations de sophrologie, de gymnastique douce (méthode Mézières et Bertherat ) et travaillé l'expression vocale avec le Roy Hart théatre, le chant et la psychophonie avec M.L.Aucher. Elle a développé une approche au croisement de ces disciplines qu'elle propose à des comédiens, des danseurs, des chanteurs, mais aussi à tous ceux qui souhaitent explorer leur voix en prenant appui dans le corps.
prévoir une tenue confortable, souple.
Claire Alauzen
renseignements / inscription:
osposes@no-log.org
ou auprès de Claire au 09 50 60 16 96

Les associations rencontrent les candidats aux Régionales

Conférence permanente des coordinations associatives(CPCA).
Elections régionales : quels enjeux pour les associations ? Table ronde à Lyon 8e
La CPCA Rhône-Alpes (Conférence permanente des coordinations associatives) organise vendredi 5 mars 2010 à l'espace Sarrazin, 8 rue Jean Sarrazin, Lyon 8e, une table ronde concernant les enjeux de la vie associative, en présence des candidats des listes Europe Ecologie, Front de Gauche, Modem, PS, et UMP.

Les 14 et 21 mars 2010, auront lieu les prochaines élections régionales, inscrites à la fois dans un contexte de crise économique et sociale majeure, mais également dans un processus de régionalisation des politiques publiques.
A cette occasion, la CPCA Rhône-Alpes organise le 5 mars 2010, une table ronde concernant les enjeux de la vie associative.
C'est avec plaisir que nous vous invitons à cette manifestation, afin de débattre de la place et du rôle des associations dans la construction d’une politique régionale, ainsi que des partenariats et modes de contractualisation qui en découlent. Comment les associations et les collectivités territoriales pourront répondre ensemble aux enjeux qu'elles partagent, face aux attentes des citoyens rhônalpins, et aux défis sociaux, économiques, environnementaux, culturels, politiques, en jeu dans nos territoires ?
Vous trouverez ci-joint l’invitation complète présentant le déroulement de la manifestation, ainsi que les modalités d’inscription. Pensez à réserver car les places sont limitées. Pour vous présenter le jour même, contactez la CPCA Rhône-Alpes afin de vérifier les disponibilités.
Rendez-vous donc le 5 mars 2010, pour encourager la construction du dialogue civil avec les associations au cœur de la démocratie régionale.
Programme

14h00 / 14h15 : Accueil des participants
14h15 / 14h30 : Introduction par le président de la CPCA Rhône-Alpes
14h30 / 15h30 : La place et le rôle des associations dans la politique régionale.
15h30 / 16h30 : Les relations partenariales et les modes de contractualisation entre associations et pouvoirs publics.
16h30 : Collation
Intervenants
Avec la participation des candidats :
Un candidat de la liste conduite par M. Azouz BEGAG - Modem -
Mme Françoise GROSSETETE (sous réserve) - Tête de liste UMP -
M. Philippe MEIRIEU - Tête de liste Europe Ecologie -
Mme Elisa MARTIN - Tête de liste Front de Gauche -
M. Jean-Jack QUEYRANNE - Tête de liste PS -
LIEU
Espace SARRAZIN, 8 rue Jean SARRAZIN 69008 LYON
Pour plus d'information :
Jérôme NOUHAUT
Chargé de mission CPCA Rhône-Alpes
04 78 98 89 73
rhonealpes@cpca.asso.fr
Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA)
La CPCA, ses 16 coordinations membres et les 700 fédérations qui les composent organisent tout au long de l’année des campagnes d’interpellations et d’informations.

Alpes Auto-Partage se met en SCIC

Alpes Auto-partage se transforme en Scic pour développer l'auto-partage dans la région
En ce début d'année, l'association Alpes AutoPartage à Grenoble se transforme en Scic (Société coopérative d'intérêt collectif) et reprend les activités de Car Liberté située à Chambéry. Daniel Faudry, directeur d'Alpes Autopartage explique les raisons de ce nouveau statut qui ouvre vers de nouveaux développements de l'auto-partage dans la région.
Avant tout, rappelez-nous le principe de l'auto-partage ?
L'auto-partage, c'est mutualiser une flotte de voitures au service des particuliers et des professionnels. Les utilisateurs s'abonnent, réservent un créneau par téléphone ou par Internet et utilisent un des véhicules à disposition 24h/24h en différents points de l'agglomération grenobloise. Ils règlent en fonction de la durée de leur utilisation. L'auto-partage permet notamment de réduire le nombre de véhicules en ville et le coût d'un véhicule en permanence pour chaque foyer. Il arrive aussi que les abonnés s'organisent entre eux pour un co-voiturage d'un véhicule auto- partage. Un système encore plus responsable et moins couteux.
Quelles sont les raisons du regroupement d'Alpes AutoPartage et de Car Liberté ?
Ces deux structures exercent une activité similaire d'auto-partage à Grenoble et à Chambéry. Leur rapprochement permet un déploiement de l'offre de nos services sur les deux territoires avec une augmentation du nombre de véhicules à disposition des abonnés. De plus, ce regroupement et la transformation en Scic doit permettre à Alpes Autopartage d'atteindre l'équilibre économique en 2011 et d'envisager de nouveaux développements sur d'autres agglomérations. Dés cette année, de nouvelles agences ouvriront leurs portes à Aix-les-Bains, au Bourget-du-Lac et dans plusieurs communes de l'agglomération grenobloise à Fontaine, Saint-Martin d'Hères et Meylan.
Avez-vous des liens avec d'autres auto-partage en France ?
Ce concept se développe dans les grandes villes depuis quelques années. Alpes Auto-partage à Grenoble et CarLiberté à Chambéry font parti du réseau France AutoPartage qui regroupe une dizaine d'opérateurs qui mutualisent leurs expériences, leur fonctionnement et leurs investissements. Grâce à un accord commercial entre elles, les abonnés peuvent utiliser les services dans chaque ville disposant d'un auto-partage : Marseille, Montpellier, Nîmes, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Lille. Ce service permet la complémentarité avec la SNCF ou le TER mais aussi à l'échelle d'une agglomération avec le tramway.
Quels sont les avantages du statut Scic par rapport à ceux d'une association ?
Le statut de Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) récemment mis en place présente plusieurs avantages pour nous. Comme l'implique le statut de coopérative, la Scic ouvre et encadre dans un projet commercial la mise en pratique des valeurs démocratiques et la reconnaissance de la valeur travail avec la participation des salariés au capital et au conseil d'administration. De plus, la Scic affirme la finalité de l'entreprise et pose la rentabilité comme un moyen au service de l'activité et non l'inverse. En devenant une Scic, Alpes-Autopartage devient une société commerciale et accède à des possibilités de gestion qui doivent lui apporter une solidité financière et lui permettre un développement économique. La Scic permet, par exemple, de supporter un déficit d'exploitation tout en engageant un emprunt.
Et concernant la gouvernance ?
La Scic associe l'ensemble des acteurs impliqués ou concernés par l'activité en plusieurs collèges : les salariés (comme dans une Scop), les utilisateurs (comme dans une association de consommateurs) et les partenaires publics ou privés (personnes physiques ou morales) qui ont un intérêt indirect dans le domaine. Dans notre cas, à côté des collèges des salariés et des utilisateurs, un collège regroupe les fondateurs, France AutoPartage et les Cigales et deux collèges non encore pourvus réuniront les collectivités locales et les entreprises du secteur de la mobilité. Ce qui est important, c'est qu'il n'est pas possible qu'un seul actionnaire ait la majorité. Les décisions sont donc prises par consensus.
Sophie Malichier
Contacts
Email
contact@alpes-autopartage.fr
Site Web
http://www.alpes-autopartage.fr

La fin du " Vivre ensemble" de Delevoye, médiateur

Jean-Paul Delevoye : "Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l'envie de vivre ensemble"
Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. Ancien ministre de la fonction publique de Jacques Chirac, ancien président de l'Association des maires de France, maire de Bapaume (Pas-de-Calais), c'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.
Cela sonne comme un cri d'alarme et un appel politique à retrouver le goût du vivre ensemble. Jean-Paul Delevoye, dont le mandat devrait expirer fin 2010, évoque aussi le futur défenseur des droits, qui se substituera au médiateur de la République en 2011.
Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?
Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.
Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?
La moitié des 76 000 dossiers qui remontent à l'Institution sont des demandes d'information de droits. Un fossé s'est creusé entre le citoyen et l'Etat. Les personnes qui frappent à notre porte ont été mal comprises et mal orientées. Elles se sentent dépassées par des lois devenues trop complexes et changeantes. Elles se sentent mal défendues par l'Etat.
Par ailleurs, des exigences démocratiques nouvelles - besoin de transparence, de dialogue - ne sont pas satisfaites : dans le pôle santé-sécurité des soins que j'ai créé en janvier 2009, 56 % des réclamations sont des demandes d'informations concernant notamment les dossiers médicaux : les patients veulent une information que le monde médical, sous pression, a du mal à lui garantir.
J'ajoute enfin que les Français qui s'adressent à moi sont souvent en situation de grande fragilité sociale.
La crise économique n'obscurcit-elle pas votre jugement ?
La France a de bons amortisseurs sociaux. Mais je ne peux que constater que l'angoisse du déclassement augmente. Sont déjà confrontés à cette réalité un certain nombre de nos concitoyens, ceux qu'on ne connaît pas, que parfois on ne soupçonne pas, et qu'on peine à dénombrer, formant la "France des invisibles".
J'estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près. Je suis inquiet de voir que des personnes surendettées peuvent se retrouver en plan de redressement personnel (PRP) pour la deuxième ou troisième fois parce que leurs dépenses dépassent structurellement le montant de leurs ressources.
Pourquoi l'Etat a-t-il autant de mal à répondre à ces fragilités ?
Parce que sa boîte à outil est mal adaptée. Aujourd'hui, les parcours de vie s'opèrent sur des trajectoires de plus en plus fracturées : le même boulot, le même conjoint pour la vie, c'est fini. Des échecs importants peuvent se produire en cours de route. Or l'administration gère des dossiers, non des personnes dans la difficulté. L'octroi des aides se fait avec un décalage de plusieurs mois.
C'est pourquoi je défends l'idée d'une fiscalisation à la source et individuelle. Elle seule permettrait d'adapter, en temps réel, l'octroi des aides compensatrices à la réalité de la situation des personnes. L'enjeu, c'est de les aider au bon moment, faute de quoi elles s'installent dans une spirale du fatalisme, persuadées qu'elles ne sortiront pas de leur condition sociale.
Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une officielle, que nous connaissons tous, l'autre plus souterraine qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux. Ces deux sociétés ont des fonctionnements parallèles, elles ont leur propre langage, leur propre hiérarchie, leur propre chaîne de responsabilité.
Vous y voyez une menace pour le modèle républicain ?
Observez ce qui s'est passé au fil des campagnes présidentielles. En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective. Politiquement, cela peut mal tourner. L'histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissaient le populisme. C'est pourquoi je pense que la question du vivre ensemble va s'imposer comme le thème central de la présidentielle de 2012.
Entre-temps, il y a eu la présidentielle de 2007, marquée par une forte volonté de rupture. En promettant trop, Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas pris le risque de beaucoup décevoir ?
Le moment est difficile pour les politiques : la distanciation par rapport à eux a rarement été aussi forte, en même temps il y a une très forte attente de réponses politiques. Cela traduit une inadéquation de l'offre à la demande. D'un côté, trop de gestion des émotions collectives, le plus souvent médiatisées, de l'autre, pas assez de construction d'une vision collective.
La politique n'est pas de l'ordre du magique. La question de l'appropriation, par les citoyens, de la décision politique, est devenue essentielle. Un seul exemple : les Français ont accepté l'interdiction du tabac dans les lieux publics une fois que la nocivité du tabac a été suffisamment démontrée. Ils accepteront d'autant mieux la réforme des retraites qu'on aura marqué la volonté de les associer au débat. Sur toute une série de sujets, on aurait intérêt à sortir du petit jeu politicien. Prenez le débat sur la TVA sociale, à mes yeux crucial si l'on veut résoudre le problème du coût du travail et de la sauvegarde de notre industrie. Il a été tué en quelques minutes par une petite phrase à la télé pendant la campagne des élections législatives de 2007.
Vous avez plaidé pour un défenseur des droits, créé par la révision constitutionnelle de 2008. Mais fallait-il vraiment qu'il absorbe les attributions de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et du défenseur des enfants ? Une vive polémique a eu lieu.
Je crois que c'est un faux procès. Cette idée d'ombudsman à la française, que je défends, a été préconisée par la commission Balladur. En tant que médiateur, j'ai pu mesurer la nécessité d'avoir un pouvoir d'injonction sur les administrations, pour exiger des réponses plus globales. Constitutionnalisé, le défenseur des droits pèsera davantage que le simple défenseur des enfants. A l'évidence, les deux institutions qui seront intégrées auront plus de droits et de pouvoirs après la réforme qu'avant.
Serez-vous candidat à ce poste ?
On n'est pas candidat à ce type de poste. C'est le président de la République qui choisira celui ou celle qui présidera cette institution. Mais il est vrai que j'ai plus qu'un intérêt pour ce poste, j'ai une passion.
Françoise Fressoz et Cécile Prieur

mardi 2 mars 2010

Châtillon en Diois 26410 : Boireaud en Concert

Je me permets de vous ré-écrire pour vous lancer une invitation à assister à la prochaine représentation du spectacle de chansons fabriquées maison du duo "Boireaud + Marcus" qui se produira non loin de chez vous le 13 mars prochain. N'hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations à cette adresse mail ou au 06 61 57 61 22. Marcus
Vous aimez la chanson ? Le lait cru ? Vos amis aiment la chanson ? Le lait cru ? Alors venez voir et écouter "Chansons au lait cru" du duo :
BOIREAUD + MARCUS
Samedi 13 mars 2010 à 20h30
Au Labo à Chatillon en Diois (26)
(21 rue de la gare)
Infos et renseignements au 04 75 21 65 06
Au plaisir de s'y voir, revoir ou s'y rencontrer....
Marcus
N'hésitez pas à me contacter à cette adresse
ou au 04 75 42 96 80
06 61 57 61 22 pour tout autre renseignement.
Bien cordialement,
Marc Storper
storpycus@yahoo.com

Monde rural : on continue de le déménager ...

Suite au fiasco des Assises des territoires ruraux qui n’a pas plus mobilisé dans le Diois que sur les autres pays... Michel Mercier, ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, organisait jusqu'à fin janvier 2010, les Assises des territoires ruraux. L’objectif de cette consultation était d’établir un plan d’actions apportant des réponses concrètes pour favoriser l’attractivité des territoires ruraux aux plans économique, social et patrimonial et pour répondre aux besoins et attentes des habitants, notamment en termes d’accès aux services et aux commerces. Si la montagne a accouché d’ une souris, on continue de déménager les services publics (fermeture des "Urgences et de la Maternité" de Die le 01 août 2011) et d’ éliminer le commerce de proximité pour privilégier l’ ouverture de Grande Surfaces comme encore à Die.
(photo C.V. : Ronds points à Montelier, une mystique de l' éleveur)
Sarkozy prend les ruraux pour des moutons
En déplacement mardi 9 février dans le Loir-et-Cher, le Président de la République a présenté les premières conclusions des “assises des territoires ruraux” qui ce sont tenues depuis l’automne dernier dans tous les départements de France.
Force est de constater que l’enfant de Neuilly n’a pas le feeling de ses prédécesseurs sur la question du monde rural. Il ne manque néanmoins pas d’aplomb pour soutenir ici ce qu’il détruit depuis son accession à l’Elysée. Incarnation française de Warren Buffett, le grand patron américain qui mène la lutte des classes contre les pauvres, Nicolas Sarkozy a donc joué du pipeau pour endormir une France rurale qui ressent, plus que jamais, les effets dévastateurs de la politique gouvernementale.
Au-delà des mots, les contours de sa “nouvelle économie de la ruralité” sont désespérément flous… En vantant la mobilité, il ne fait que reprendre une des valeurs-phares de l’urbanité ; les habitants des campagnes bloqués un peu partout en France par 10 centimètres de neige doivent apprécier ! On sait par ailleurs le sort que réservait la mise en place de la taxe carbone, heureusement censurée par le Conseil constitutionnel, aux habitants des zones rurales…
SARKOZY TRICHE AVEC LA RURALITE
Notre président ne connaît pas le monde rural et il triche avec la ruralité : ce sont les conseils généraux et régionaux, très majoritairement de gauche, qui tentent de construire et de faire vivre des maisons de santé alors même que l’Etat les étrangle financièrement.
Sur les questions de santé, il est tout à fait insuffisant de promettre 400 bourses à des étudiants en médecine s’engageant à exercer pendant 10 ans en zone rurale. Il faut aller plus loin, revenir sur la liberté d’installation des médecins et instaurer, comme le propose l’UFAL, un numerus clausus régional sur-dotant les régions déficitaires en médecins généralistes.
En matière des haut-débit et de “fracture numérique”, Nicolas Sarkozy enfile les perles de la bonne conscience sans se doter d’objectif ambitieux. Il faudrait ainsi attendre 15 ans pour que toute la France soit couverte par le haut-débit ! Sans préciser avec quelle technologie, les moins chers seront de toute façon déjà surannés d’ici 5 ans…
Il ne nous a soufflé que des propos lénifiants, recyclant pour l’occasion le débat nauséeux sur l’identité française et le déclinant en “identité rurale” dans une vision essentialiste que l’on croyait à jamais enfouie dans les tréfonds de notre histoire. Les ruraux demandent simplement à être traités comme tout citoyen français et non comme des citoyens de seconde zone. Il ne s’agit pas pour nous de refaire une politique de territoire qui ne serait qu’une compensation à la triste politique de la ville.
Sur ce dossier, comme sur d’autres, les collectivités locales n’ont pas attendu l’Etat pour agir. Nous considérons que l’accès au haut débit est, au XXIème siècle, aussi important que l’électricité a pu l’être au début du XXème siècle. C’est pourquoi la France devrait se lancer, sur fonds publics, dans la construction d’un réseau de fibre optique accessible à tous les foyers français. Rien de tel dans le discours du Président!
POUR UN BOUCLIER RURAL
Il faut aujourd’hui inventer une politique géo-sociale qui donne aux habitants des campagnes les mêmes outils de développement que les habitants des villes. Le monde rural ne veut pas la charité, il veut l’égalité.
Cette égalité passe la mise en place d’un bouclier rural. Quand le bouclier fiscal donne plus à ceux qui ont déjà trop, nous proposons de mettre en œuvre un bouclier rural qui garantisse l’égalité des droits et des chances au développement des territoires ruraux.
La première des dimensions à prendre en compte concerne bien évidemment les services publics. Comment ne pas exiger aujourd’hui un moratoire sur la suppression des services publics ruraux ? Il faut arrêter le démantèlement des services de l’Etat à la campagne : hôpitaux, maternités, écoles, bureaux de poste, perceptions, gendarmeries…etc. et garantir un temps d’accès décent aux services de base (santé et école).
Mais il faut aussi donner les moyens à cet espace de se développer économiquement afin que se réduisent ces déplacements pendulaires de plus en plus longs entre lieux de résidence et de travail. Il faudrait en réalité faire l’inverse de ce que fait le gouvernement de M. Sarkozy ! Les moyens sont là, les bénéficiaires de bouclier fiscal en savent quelque chose. Reste à réorienter l’argent public vers ceux qui en ont le plus besoin.
Jean-Philippe Huelin
et Fabien Bazin
Fabien Bazin, conseiller général et maire de Lormes (Nièvre), Jean-Philippe Huelin, animateur du site “Vers un bouclier rural” et coauteur de “Recherche le peuple désespérément” (Bourin éditeur)

La fin des paysans...

Où vont les dernières 500 000 fermes de France ?
( photo : moisson 2009 à Die)
Les revenus des agriculteurs chutent de 34 % en 2009
En six mois, plus de 40 000 demandes de RSA (revenu de solidarité active) ont été déposées par des agriculteurs, en plus des 19 000 dossiers de RMI déjà existants. Vous êtes agriculteur et endetté, vous ne parvenez plus à boucler vos fins de mois ? Expliquez-nous votre situation financière et vos difficultés, comment vous avez vu votre vie d'agriculteur évoluer. Racontez-nous comment vous faites face au quotidien.
Les revenus des agriculteurs français ont chuté de 34 % en 2009, selon les Comptes prévisionnels publiés lundi 14 décembre par l'Insee. En 2008, ces revenus avaient baissé de 20 %, en raison de la chute des prix agricoles. Le revenu annuel moyen des agriculteurs devrait se situer en 2009 à 14 500 euros, soit près de moitié moins que le record de 28 500 euros enregistré en 2007. Le niveau des revenus de 2009 est également en dessous de celui du début des années 1990.
La baisse des prix de la plupart des productions agricoles explique en grande partie cette dégringolade, que le recul des coûts de production (énergie, alimentation animale…) n'a pas suffi à compenser.
Avec un recul de 16 % des prix du lait et une production en diminution, les éleveurs laitiers figurent parmi les plus touchés. Leurs revenus s'effondrent de 54 % par rapport à 2008. De même les arboriculteurs (– 53 %), ainsi que les producteurs de céréales et oléo-protéagineux (– 51 %).
Situa tion très différente d’une ferme à l’autre.
Les exploitations maraîchères et horticoles chutent pour leur part de 34 % par rapport à 2008, selon ces prévisions. Elles atteignent un niveau de revenu inférieur à celui du début des années 1990. Ces exploitations sont souvent plombées par leurs coûts d'exploitation et surtout un coût de la main-d'œuvre plus élevé que celui de leurs concurrents européens.
Parmi les productions qui tirent un peu mieux leur épingle du jeu figure une partie de la viticulture, celle des vins de table et de pays (+ 39 %). A l'inverse, les exploitations de viticulture d'appellation, en baisse depuis 2000, perdent encore 8 % en 2009.
Les élevages de bovins se redressent (17 %) mais cette évolution positive ne rattrape pas encore les fortes baisses des deux années précédentes. De même pour l'élevage ovin dont la progression (22 %) ne comble pas le retard pris depuis 2002.
La France compte 460.000 agriculteurs de moins qu'en 1990. La faute à des revenus insuffisants ? Pas forcément. Certains grands exploitants bénéficient d'importantes subventions et donc d'émoluments confortables.
Extermination des paysannes et paysans.
Cette chute des revenus "confirme la gravité de la crise", selon le ministre de l'agriculture. Pour Bruno Le Maire, ces chiffres, qui pour l'heure ne sont que des estimations et seront affinées en juillet, "justifient" le plan d'urgence annoncé fin octobre par le président de la République. Ce plan, d'un montant de 1,65 milliard d'euros dont un milliard de prêts bonifiés, doit permettre à "chaque agriculteur de trouver une solution à ses difficultés", a réaffirmé le ministre.
Le Salon de l'agriculture à ouvert à Paris ce samedi 27 février. Les revenus des exploitants ont plongé de 34 % en 2009. D'abord, gratter un peu. « Vous savez, par pudeur, on ne parle jamais d'argent, glisse le gérant du bar-tabac-presse-épicerie. Et quand d'autres clients les interrogent sur le sujet, les agriculteurs changent vite de conversation. » « Franchement, je préfère ne pas en parler, esquive ainsi un jeune exploitant du village. C'est quand même très personnel. » Commentaire du maire de la commune : « De toute façon, ici dans le Diois, les gens n'aiment guère raconter leurs histoires
Clément Lacombe

lundi 1 mars 2010

Votre Medias se structure localement...

Rappel de la Réunion de demain Mardi 02 mars 2010 de 14 à 17 heures à l'Espace jeunes de l'ESCDD (rez de jardin de la salle polyvalente) : Création de médias citoyens dans le Diois
Une dynamique à l'oeuvre
Février 2005 création d'un Conseil Local de Développement pour le territoire Montélimar, Marsanne, Dieulefit.
Juin 2005 mise ne place du CLD du Pays Diois.
La société civile s'organise depuis prenant progressivement place aux côtés des élus de la démocratie représentative pour définir ensemble des projets territoriaux inscrits dans des logiques de développement durable et dans la perspective d'une démocratie partagée autour de processus participatifs encouragés par la majorité des élus régionaux de Rhône Alpes.
Les CLD pointent très vite certaines lacunes locales notamment le déficit de connaissance-reconnaissance entre acteurs locaux et le manque d'échange entre acteurs d'un même territoire. Des rencontres régionales entre CLD permettent d'identifier que ces questions d'accès et de passage de l'information se pose dans tous les territoires : les médias traditionnels montrent leurs limites (publicité envahissante, place du fait divers, consensus éditorial mou, espaces d’information contraints...) et l'information micro-local est pas ou peu traitée. Et pourtant... que d’expériences intéressantes, de personnalités fortes, d'opportunités d'actions concertées qui pourraient traduire toute la vitalité des territoires face aux mutations de société actuellement à l'oeuvre.
Des citoyens expérimentés dans le travail autour de l'information (correspondants locaux de presse, journalistes, photographes, vidéastes...) décident de se saisir de cette opportunité pour envisager la création d'une agence citoyenne de presse pouvant organiser des réseaux de correspondants bénévoles pour faire remonter les informations locales et permettre ainsi une redistribution sur le territoire d'origine de recueil comme l'échange avec d'autres territoires. Facilitant la connaissance entre acteurs, le dialogue entre les citoyens d'un même territoire mais aussi le débat, localement et plus largement à l'échelle départementale, régionale ou nationale, l'agence a aussi pour objet de pouvoir aider à la constitution progressive d'une mémoire locale en autorisant le classement et l'accès à toutes les informations issues d'un même territoire. Les promoteurs du projet créent pour cela l'association APIS, future Agence Populaire d'Informations Solidaires
Le projet prend pour la première fois forme à l'occasion d'une rencontre internationale sur la démocratie participative organisée par la Région en décembre 2007. A cette occasion APIS fait la jonction avec des médias audios (CrancRA confédération régionale de radios associatives) vidéos et écrits. Ensemble ils préparent et animent cette manifestation. Par la suite APIS propose à la Région Rhône Alpes, qui s'affirme sous le slogan « La Citoyenne », d'organiser la préfiguration d'un possible réseau de recueil et diffusion d'informations locales et citoyennes sur le territoire du Diois.
Le projet du Diois
Par sa volonté d'inscrire son action dans la logique de l'éducation populaire et transmission des mémoires, dont l'un des objets est le partage des savoirs dans le « faire-ensemble », APIS prend contact avec le CLD local et avec l'Espace Social de Die et du Diois pour mettre en place un processus d'appropriation du projet. Elle accepte de ce fait par avance que le projet prenne la tournure originale que celles et ceux qui s'en emparent voudront bien lui donner. Elle apporte néanmoins ses propres connaissances qu'elle met à la disposition du groupe.
La dynamique se met en place à partir de décembre 2008 date du lancement d'une première réunion à l'initiative de l'ESCDD. Il en découle 4 mois de travaux d'élaboration collective qui débouchent sur l'écriture d'une charte et la préfiguration sommaire d'un possible média. Au même moment émerge le projet d'une radio pour le Diois à l'origine d'un groupe distinct. Les premiers contacts montrent une forte superposition des attentes et donc l'opportunité de pouvoir partager une part de la démarche.
En avril 2009 la question d'une première mise en oeuvre, pour permettre de visualiser ce que pourrait être les prémices d'un média à base d'internet, se pose. Faute de forces suffisantes pour une réalisation par le groupe, APIS décide de proposer un premier support sur internet : http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/ , le blog, qui démarre en mai 2009.
Il faut bien noter qu'il ne s'agit que d'un support expérimental qui ne préfigure pas le dispositif final à élaborer tous ensemble. Des contraintes techniques et un savoir faire balbutiant sur la maîtrise de l'outil ont offert une première approche limitative du champ réellement visé. APIS a demandé à la Région Rhône Alpes de lui fournir les moyens financiers, notamment au travers de sa politique d'encouragement au développement de TIC en milieu rural, pour expérimenter un outil vraiment participatif et interactif qui permettrait une expérimentation locale avant mise à disposition de tous les territoires qui en manifesteraient le besoin. Cette demande reste encore en attente.
Le site/blog, avec ses difficultés inhérents, s'est mis en place progressivement et a trouvé peu a peu ses nombreux contributeurs et lecteurs ( 100 à 200 par jour) comme les statistiques d'usage le montrent. Il n'est qu'une préfiguration sommaire de ce que pourrait être un site de recueils et d'échanges quotidiens. Il s'inscrit dans la mouvance du travail multimédia engagé dès 2007 dont le site MediasCitoyens.org demeure la vitrine en Rhône-Alpes.
Dans le même temps le collectif pour une radio s'est structuré en association DWA (juillet 2009) et va chercher à se faire attribuer une fréquence. En octobre 2009 l'ESCDD a accepté de relancer la démarche en réunissant à nouveau les bonnes volontés qui le souhaitent. La démarche reste ouverte en permanence et quiconque trouve un intérêt à ce processus peut le rejoindre et y trouver place.
Les élus, informés dès le départ de la démarche, invités régulièrement aux réunions, suivent l'évolution du dossier. Il sera nécessaire de les associer à un moment ou à un autre à cette réalisation qui relève d'une forme de service public d'information local, outil au service de l'expression de toute la population et particulièrement de celles et ceux les plus éloignés, habituellement, de la prise de parole. Le monde associatif, peut présent en tant que tel à l'exception de l'ESCDD qui se retrouve dans la démarche proposée qu'il souhaite encourager, est invité à se joindre à la dynamique.
Aujourd'hui le groupe arrive au terme d'une seconde phase qui a permis de préciser les bases d'un fonctionnement : une charte pour un média local et un comité d'éthique indépendant, le cadre général d'une structure juridique support, l'articulation entre les divers niveaux de fonctionnement envisagés: association support, comité d'éthique, comité de rédaction, réseau de correspondants.
Ces choix devront être confirmés dans les semaines à venir et les structures de lancement mise en place. Des moyens financiers devront être recherchés pour permettre la mise en route particulièrement d'un site participatif permettant de donner une suite et/ou une prolongation à l'actuel blog. Une recherche de nom permettra une appropriation plus marquée, la référence à médiascitoyens pouvant demeurer comme une forme de labellisation dans le cadre des échanges qui ont actuellement lieu entre la Région Rhône Alpes (qui pourrait s'engager plus avant sur un soutien à ce type de médias dans les années à venir) et les structures fédératrices de ces médias (CrancRA, association des télévisions de quartiers, association MediasCitoyens...).
Jean Noël Chassé
(A.P.I.S.)
Association Populaire d’Information Solidaire
Association 1901
Bp : Espace Social et Culturel du Diois
Place de l’ Evéché
2150 Die
Gestionnaire actuel de :
http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/
mediascitoyensdiois@gmail.com
Tel : 04 75 21 00 56
Ou : 06 75 03 74 83
Ou : 06 21 80 44 20
Pour rejoindre le collectif de réflexion et d'action pour des médias citoyens dans le Diois :
Alain Cantarutti
alain.cantarutti@escdd.fr
Espace Social et Culturel Du Diois (ESCDD)
Place de l'Evêché 26150 DIE
Tel : 04.75.22.20.45
Fax : 04.75.22.28.06
Mail : contact@escdd.fr
Site : www.escdd.fr
Horaires d'ouverture :
Mardis, jeudis et vendredis 13h30-18h30,
Mercredi 8h30-12h30 / 13h30-17h30

Crest 26400 : C'est curieux avec Isabelle Mounier


Nous sommes heureuses de vous inviter à l'avant première d'une lecture-concert réalisée autour de quelques textes d'Isabelle Pinçon dans:
"C'est Curieux"
Le mardi 9 mars à 20 heures au 15 bis rue du général Berlier à Crest
Partition textuelle et musicale légère et poétique pour une auteure, une comédienne et une pianiste.
" Avec le regard précis d'un entomologiste, la narratrice observe dans ses états quotidiens cette chose étrange, fragile, insaisissable et au vrai dire un peu ridicule: un homme aimé. Il y a une franche gourmandise et une ironie joyeuse dans cette manière de croquer, en instantanés nets et vifs, l'objet du désir."
Composition musicale, pianiste: Brigitte Gardet.
Lecture, jeu : Isabelle Mounier.
Durée estimée : 1 heure.
Au vue de l'accueil réduit du lieu, nous vous remercions de bien vouloir nous annoncer votre présence, en téléphonant à l'association Les envolires:
04 75 40 27 33 ou 06 85 40 89 98.
PAF : 10€
Viviane Vendroux
Les envolires
04 75 40 27 33
envolires@orange.fr
Espace Liberté, 5 rue des Alpes
26400 Crest

Pour ne pas en finir avec l' indignité de Copenhague

« On a oublié d'inviter la Terre à la conférence sur le climat »
Professeur à l'université de Standford, Académicien, Michel Serres ( photo) est l'un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture. Dans son dernier essai en date, Temps des crises (éd. Le Pommier, 84 p., 10 euros), il retrace les bouleversements qui ont récemment transformé notre condition humaine, et soutient que la planète doit devenir un acteur essentiel de la scène politique.
Nous lui avons demandé sa version du sommet de Copenhague.
Douze jours de négociations pour aboutir à un accord a minima : la montagne a accouché d'une souris. Pourquoi un bilan si décevant ?
Copenhague est à la géopolitique ce que les accords de Munich, en septembre 1938, ont été à la politique : un compromis lâche et dilatoire. Mais la comparaison s'arrête là. Si le sommet sur le climat a été un échec, c'est d'abord parce que mettre 192 personnes autour d'une table relève de la grand-messe plus que de négociations véritables. Le problème vient surtout de ce que ces 192 personnes sont des hommes d'Etat, dont la mission première est de défendre les intérêts de leur gouvernement et de leur pays. La politique, c'est son rôle, examine les relations humaines, fussent-elles conflictuelles.
Or, l'enjeu de Copenhague n'était pas les relations humaines, mais le réchauffement de la planète, la fonte des pôles, la montée des eaux, la disparition des espèces. Il s'agit d'un objet qui dépasse l'horizon classique du politique. Ce que montre avant tout le sommet de Copenhague, c'est que les limites du politique, au sens traditionnel du mot, sont aujourd'hui atteintes à un point sans précédent dans l'histoire.
L'échec était donc écrit d'avance ?
Il était en tout cas probable, et pour une raison simple : on a oublié d'inviter à Copenhague un partenaire essentiel, composé d'air, de feu, d'eau et d'êtres vivants. Cette absente, qui n'a encore jamais siégé dans aucun Parlement, je l'appelle la "Biogée", pour dire en un seul mot la vie et la Terre. C'est un pays dont nous sommes tous issus. Qui va représenter ce pays-là ? Quel sera son ambassadeur, quelle langue parlera-t-il ? Cela reste à inventer. Mais nos institutions ne peuvent plus désormais se contenter de jeux à deux. Le jeu de demain doit se jouer à trois : nous ne pourrons plus rien faire sans tenir compte de la Biogée.
Jouer à trois, que voulez-vous dire ?
Il y a un tableau de Goya, Duel à coups de gourdin, qui l'explique très bien. On y voit deux hommes se battre avec des bâtons. De ce jeu à deux, qui va sortir gagnant ? Quand Hegel met aux prises le maître et l'esclave, il donne le résultat de leur lutte (l'esclave devenant le maître du maître), mais il oublie de dire où se déroule la scène. Goya, qui est peintre, ne peut pas se permettre cet oubli, et il situe cette bagarre... dans les sables mouvants. A mesure que les deux hommes se tapent dessus, ils s'enfoncent ! Et voilà pourquoi le jeu à trois, aujourd'hui, devient indispensable.
Les hommes politiques peuvent continuer de gérer leurs conflits de façon stratégique, guerrière ou diplomatique : tant qu'ils oublieront de représenter la Biogée, ils s'enfonceront dans les sables mouvants. A Copenhague, j'aurais voulu que ce tableau soit au milieu de l'amphithéâtre !
"Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé", a ironisé le président du Venezuela, Hugo Chavez, durant le sommet. Que vous inspire cette remarque ?
Ce que souligne Chavez, c'est la suprématie qu'a prise l'économie dans la gestion de notre monde. Depuis cent cinquante ans, il est entendu, aussi bien par la gauche extrême marxiste que par la droite la plus pure, que l'économie est l'infrastructure essentielle des sociétés. Dès lors, il suffit qu'arrive un gros nuage dans ce domaine pour que tous les politiques se mobilisent. Mais je soutiens depuis longtemps que l'économie n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Et que la crise financière qui bouleverse aujourd'hui le casino de la banque n'est que le révélateur de ruptures autrement plus profondes, pour lesquelles les termes de "relance" ou de "réforme" sont hors de propos.
Ces ruptures que vous décrivez dans "Temps des crises", quelles sont-elles ?
La première, la plus profonde sans doute, c'est la disparition de la majorité paysanne. Au début du XXe siècle, il y a en Occident 60 à 65 % de paysans ; en l'an 2000, il en reste 1,8 %. Cette chute brusque des populations rurales, qui va gagner rapidement les autres parties du monde, marque la fin d'une période qui a commencé... avec le néolithique.
Or, la nouveauté d'un événement est toujours proportionnelle à la longueur de l'ère précédente. C'est donc un bouleversement considérable qui vient de se produire, dont les conséquences commencent seulement à se faire sentir. La bête rurale n'est pas la même que la bête urbaine, ce n'est pas le même "être au monde"... Et notre époque connaît bien d'autres ruptures. Dans des domaines aussi variés et importants que l'habitat, l'espérance de vie, la démographie, les communications, tout est véritablement en train de se transformer. Mais il y a une chose qui n'a pas changé, ce sont nos institutions. Et vous voudriez que cela n'explose pas ? Avec des instances gouvernementales prévues pour un milliard d'habitants quand nous sommes six milliards et demi ; pour des paysans quand nous sommes tous dans la ville ; pour des gens qui mouraient à 30 ans quand nous devenons centenaires ?
Comment faudrait-il modifier ces institutions pour tenir compte de "l'invitée manquante" de Copenhague ?
Je disais tout à l'heure que le sommet sur le climat a montré les limites du politique, mais il faudrait aussi parler du scientifique. Jamais ces 192 personnes ne se seraient réunies s'il n'y avait eu derrière elles les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), c'est-à-dire les savants. Deux groupes de personnes sont donc en jeu : un groupe d'experts qui savent mais qui ne sont pas élus, et un groupe d'élus qui ne savent pas. Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l'implication dans la vie de la cité est aujourd'hui absolument nécessaire.
Catherine Vincent
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/21/michel-serres-on-a-oublie-d-inviter-la-terre-a-la-conference-sur-le-climat_1283576_1270066.html

Pour en finir avec madame Badinter

La Mère Badinter
Elisabeth Badinter a bien travaillé… sa com’. A l’occasion de la sortie de son dernier livre Le conflit, la femme et la mère, on l’a vue absolument partout, remâcher son discours parfaitement formaté oeuvrant pour la cause des femmes, c’est-à-dire leur ouvrant les yeux sur leur condition de femmes dépossédées d’elle-mêmes par leurs mamelles. De France-Inter qui lui ouvrit son antenne toute la journée du 11 février au plateau du Grand Journal, Madame Badinter venait prêcher pour sa paroisse, Elisabeth Badinter, un nouveau dogme post-écologique, after-naturaliste et èmellaiffe revival.
En cause, la pression exercée sur les femmes pour les "contraindre" à allaiter plutôt que les laisser s’accomplir et se réaliser grâce au biberon. Mais aussi les brocolis bio que Cécile Duflot veut faire avaler de toutes forces aux nourrissons en circonscrivant à jamais ou presque les femmes dans la cuisine. Mais encore les couches culottes lavables qui se révèlent une alternative tronquée à la liberté des femmes et qui les circonscrirait cette fois dans la salle de bains, au détriment des couches jetables qui envahissent actuellement les décharges publiques et par conséquent la planète.
Sauf que la "mère" Badinter aurait aussi dû travailler un peu plus son discours. Les raccourcis faciles, les vérités assénées sans preuves chiffrées ou mal chiffrées n’ont pas eu raison de la meute médiatique et bloguesque qui s’est jetée à ses basques. Ce qui ne l’empêche pas de vendre son livre, bien au contraire.
Personnellement, je ne reproche pas à Madame Badinter de penser ce qu’elle pense, ni même de le dire, ni même d’y mettre tous les moyens pour. D’ailleurs, jusqu’à un certain point, son point de vue n’est pas complètement stupide, il est juste poussé à l’extrême d’une façon sans doute grossière et ridicule (je n’ai pas lu le livre), et considère pour acquis ce qu’il aurait peut-être été judicieux de ne présenter que comme une dérive possible.
Ce que je lui reproche par contre, c’est un manque flagrant de dignité, de décence, de respect des autres car je n’ose pas dire d’intelligence, étant persuadée que Madame Badinter n’en manque pas. Comment, étant actionnaire majoritaire de l’une des plus grosses agences de publicité de France (Publicis pour la nommer), ose-t-elle venir plaider la cause des couches (P…), des petits pots (B…) et du lait maternisé ? Et tout cela, de surcroît, au nom du salut du féminisme, en brandissant la menace écologiste, la plaie naturaliste et en promettant les chaînes aux femmes qui succomberaient à la tentation ? Comment a-t-elle imaginé que personne ne ferait le parallèle ? Comment peut-on, en toute conscience, se présenter comme juge et partie, toute Badinter que l’on soit et surtout si l’on s’appelle Badinter ? C’est d’un toupet, d’une condescendance, d’une indélicatesse et d’un manque d’imagination proprement vertigineux.
Pour ne pas bouder mon plaisir, je vous ai concocté une petite revue de presse ultra expresse et tout à fait inexhaustive mais relativement jouissive grâce aux personnes qui se sont données la peine de répondre à cette dame, et il fallait le faire, avec plus ou moins d’humour, plus ou moins de sérieux mais aussi de dérision.
La plupart des réactions ont dénoncé la nouvelle lubie de Madame Badinter "qui estime avoir trouvé le nouveau fléau machiste : l’allaitement" (Marianne) quand il reste encore tant de combats à mener pour les femmes comme l’égalité des salaires, l’avancementprofessionnel, contre les violences conjugales… Agnès Maillard ne se prive pas de décrire par le menu cet "OPA sur le corps des femmes (qui)ne cesse jamais !"
"Et ne parlons pas de tout le reste, de toutes les autres contraintes du corps social sur le corps des femmes, toutes les injonctions physiques, comportementales, vestimentaires, sociétales, qui nous enferment, nous limitent, nous entravent, nous écrasent finalement aussi sûrement qu’une bonne grosse burqa mentale.
"Il faut", "y a qu’à", "tu dois", les normes, les mensurations, les regards, les obligations, nous sommes d’éternelles mineures, nous sommes en permanence sous tutelle, sous contrôle. La mode dicte notre couleur préférée du mois ; le médecin, notre poids idéal ; l’employeur, régulièrement, notre coupe de cheveux, la longueur réglementaire de la jupe. Nous sommes même à présent soumises à l’impératif médiatique de l’orgasme et on en profite pour re-banaliser l’usage de la machine à jouir, astucieusement rebaptisée sex toy pour l’occasion. On légifère abondamment sur le tissu religieusement ostentatoire… mais surtout lorsqu’il est porté par les femmes." (Le Monolecte)
Lorsqu’on lui parle de l’asservissement de la femme par l’écologie, Périco Légasse voit vert dans Marianne et explique qu’il ne faut pas se tromper de cible : "Ce n’est pas à l’écologie, ni à l’environnement, ni au bio à payer la facture, c’est au connard de mec rivé sur son nombril et incapable de se bouger les fesses pour changer une couche, donner un bain, faire le dîner des enfants et s’en occuper de temps en temps pour que Maman puisse écarter les doigts de pieds. C’est cette mentalité masculine là qu’il faut fustiger, pas les défenseurs de la nature."
Avec l’intelligence qu’on lui connaît, Clémentine Autain, sur son blog, ne fustige pas la pensée Elisabethbadintérienne. Elle reconnaît d’ailleurs que face à la sempiternelle promotion de l’instinct maternel, aux clichés sur l’allaitement et à la suspicion que suscite le non-désir d’enfant, "le coup de gueule de Badinter, ça fait vraiment du bien." Elle pointe cependant le manque de nuance, l’impression désagréable donnée qu’avoir des enfants n’est "qu’aliénation, privation de liberté, contraintes" et reproche à l’auteure son manque de recul et de réflexion.
"Dénoncer la pensée dominante essentialiste, d’accord, mais quelles sont les conditions pour que la maternité ne rime plus avec inégalité et soit compatible avec l’épanouissement individuel ? Le rôle des pères est par exemple déterminant : or ils sont quasiment absents de la réflexion d’Elisabeth Badinter – exit même la notion de parentalité. C’est pourtant bien le binôme maternité/paternité que nous avons à déconstruire. La place des hommes, dès la grossesse, dans la relation à l’enfant doit être reconnue, promue, transformée. Que les pères ne puissent même pas rester dormir dans la majorité des maternités est par exemple invraisemblable."
Cible directe de la matrone du féminisme pour avoir émis l’idée de taxer les couches jetables pendant son mandat de secrétaire d’état à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a tenu à retoquer son assaillante sur la question dans un article du Monde. "Cette polémique sur les couches lavables est dérisoire. Ces produits n’ont plus rien à voir avec ceux qu’utilisaient nos grands-mères et j’invite ceux qui s’y intéressent à se renseigner précisément sur le sujet, ce que n’a vraisemblablement pas fait Elisabeth Badinter."
Mais c’est encore Bakchich Hebdo qui remporte la palme de la démesure verbiale, de la gaudriole avec panache grâce à la plume acide de Jacques-Marie Bourget qui m’a fait hurler de rire. L’article est évidemment à charge, mâtiné d’un mauvais esprit de bon aloi, un régal de discourtoisie. Cependant étant publié dans l’hebdo, uniquement accessible aux abonnés pour l’instant, je préfère me rabattre sur l’article paru sur le site intitulé On ne badine pas avec la mère Badinter et ne peut que vous encourager à vous abonner ou à acheter Bakchich Hebdo dès son retour en kiosque :
"Pour parler du contexte, sans aborder le fond qui réclame d’être en forme, madame Badinter me fait l’effet d’un marchand d’armes manifestant contre la guerre. Avec son perpétuel habeas corpus, et le renfort du crédit de son mari si ça ne suffit pas, Elisabeth Badinter réussit depuis vingt ans à faire oublier qu’elle est l’actionnaire principale de Publicis, compagnie dont on sait que la situation des femmes n’y est pas meilleure qu’ailleurs, que les syndicats occupent la place du mort et que la structure du groupe, par petites unités, permet de mieux faire souffler l’esprit maison."
Pour finir, la journaliste de Monde Sandrine Blanchard met les points sur les i des inquiétudes de Madame Badinter, dans l’édition du 18 février :
"Les révolutions maternelles sont ailleurs que dans votre crainte d’un retour au naturalisme. Qu’il y ait aujourd’hui une majorité de bébés qui naissent hors mariage, que l’âge moyen à la première maternité atteigne presque 30 ans - malgré l’inquiétude moralisatrice du Haut Conseil de la famille -, que les femmes n’acceptent plus la toute-puissance du pouvoir médical montrent qu’elles prennent en main leur destin de femme et de mère."
Angélina
Journaliste pigiste pour un magazine parental, j’ai également collaboré à des publications telles que Le Monde, L’Humanité, Le Parisien et des revues spécialisées. Chiante, énervante, folle, sexy, timide limite aguicheuse, intelligente, rafraîchissante, adorable, craquante, souriante, gentille, douce, voici quelques adjectifs dont m’ont affublées mes amis et collègues de travail… A leur décharge, ils ne me connaissent pas tous très bien…
http://www.bakchich.info/_Angelina,15700_.html